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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Oui, vu la vidéo. Je ne doute pas de son authenticité. Mais je m'interroge au sujet d'une possible sélection des réponses. Car voici le témoignage d'une Lituanienne à la tête d'un groupe qui appelle systématiquement des gens au hasard en Russie pour leur décrire ce qu'est vraiment cette guerre. Et les réactions qu'elle décrit ne se limitent absolument pas à ce qu'on voit repris dans cette vidéo !
  2. Il peut très bien y avoir pas mal de choses qu'on ne sait pas et qui se passent "sous le manteau". Pas seulement en Russie d'ailleurs. Cela dit j'ai un peu de mal avec ce scénario - Maladie de Parkinson ? Poutine est apparu il y a quelques jours en public dans un stade, on l'a vu évoluer et désolé il n'en a pas l'air du tout. S'il a une quelconque maladie grave, j'imagine très mal que ça soit celle-là - Il y a donc un petit groupe de conspirateurs qui cherche à remplacer Vladimir Poutine. Pourquoi pas, c'est tout à fait possible, les complots doivent a priori être plus fréquents dans les autocraties que dans les Etats démocratiques. Mais dans le scénario proposé par Adler, c'est l'un des conspirateurs qui aurait mis "son ami" Alexandre Adler dans la confidence... avec instruction de répandre ça dans les médias occidentaux peut-être ? Je propose trois interprétations : 1. Choigou, Narychkine et Avdeiev, conspirateurs qui publient à l'avance leurs projets, sont de bons candidats au Prix Darwin 2. Adler participe à une opération d'intoxication visant à faire se retourner Poutine le paranoiaque contre certains de ses soutiens 3. Adler, qui trouve qu'on ne parle pas assez de lui, cherche des solutions Perso je mettrais une petite pièce sur la 2... et un gros billet sur la 3 Pas tout à fait, puisque c'est l'entreprise acheteuse, européenne, qui devra donner ordre à Gazprombank de convertir en roubles les euros sur son compte, et surtout donner ordre d'effectuer le paiement en roubles à Gazprom depuis un compte qui lui appartient chez Gazprombank vers le compte de Gazprom lui-même. Et c'est seulement cette dernière opération qui fera que le paiement sera considéré réalisé. Mais le mécanisme qui est décrit permet effectivement aux Européens de mettre le projecteur sur l'étape transfert d'un compte en euros chez une banque européenne appartenant à l'acheteur vers un compte en euros appartenant à l'acheteur chez Gazprombank, bref sur l'étape qui est uniquement en euros, permettant ainsi de déclarer que le paiement a été réalisé en euros. ==>Tout le monde sauve la face, donc tout le monde peut continuer les affaires, donc pas de catastrophes économiques diverses et variées Et c'est ce qui compte
  3. Je dirais deux choses : - Le Kremlin avait obligé Gazprom à revendre contre des roubles 80% des paiements en euros ou dollars qu'il recevait. Désormais, ce pourcentage sera de 100% - La règle des paiements en roubles, ayant été établie pour le gaz, sera sans doute étendue aux autres matières premières pétrole céréales engrais métaux etc. - ça a été annoncé plusieurs fois à commencer par Poutine le 23 mars. D'où revente de 100% aussi des euros ou dollars ou yens etc. reçus en échange de ces livraisons. Et achat de davantage de roubles, en proportion Il existait un mécanisme d'échange à la banque centrale de devises étrangères contre des roubles. Dans ce cas, la banque centrale recevait les devises dans ses réserves et fournissait des roubles nouvellement créées. C'est ainsi que la banque centrale russe s'est constitué les 600+ milliards de dollars de réserves dont une bonne moitié est désormais bloquée par les sanctions post-invasion. Ce mécanisme ne sera plus utilisé. Seul le marché des changes permettra d'obtenir des roubles. Gazprombank - qui n'est pas sous sanctions - devra en effet trouver des gens intéressés à acheter des euros, et encore des gens en mesure de vendre des roubles. Davantage de roubles qu'avant. Et encore les autres banques qui serviront d'intermédiaire pour les exportations de pétrole, métaux, autres matières premières... Encore plus de roubles nécessaires. Alors que la quantité de roubles en circulation ne sera pas nécessairement augmentée par la banque centrale. Ce qui aura tendance à soutenir le cours de la monnaie russe. Aidant ainsi à contrebalancer l'effet des sanctions contre la banque centrale russe (blocage de plus de la moitié de ses avoirs en dollars et euros)
  4. Ce qui me surprend, c'est qu'en cherchant les liens contenant le nom en ukrainien de ce Naumov et antérieurs au 30 mars 2022, je tombe sur : - Cette page de 2020 affirmant que ce chef du service de sécurité de l'Ukraine a pour véritable nom Prokopenko et est en réalité un agent des services russes qui sabote (en donnant des exemples) les activités du service qu'il dirige - Cette page de début 2021 dans un journal à grand tirage la Pravda ukrainienne, concernant l'arrestation musclée (avec images) d'un certain Rasyuk, lequel projetait d'agresser Naumov, chef du service de sécurité. Sachant que Rasyuk lui-même travaillait pour... le centre anti-terroriste du service de sécurité ! Avec d'une part informations comme quoi ce Naumov, chef d'un service très engagé contre la corruption possèderait des biens immobilier de luxe acquis à un quart de leur valeur (), d'autre part précisions de l'intéressé "J'ai personnellement enregistré de nombreux cas de collecte et d'utilisation illégales d'informations confidentielles - qui sont utilisées pour me discréditer ainsi que la direction du service dans son ensemble" Enfin, spéculations sur l'implication éventuelle de tel ou tel dans telle ou telle affaire antérieure, assassinats et plus si affinités... ==>Bref, je n'ai aucune idée si ce Naumov est un traître crypto-russe travaillant pour la Rodina / traître et il s'en fiche plein les poches / patriote victime d'une cabale / patriote mais il s'en fiche plein les poches quand même / et plus si affinités... Mon impression c'est qu'une chatte n'y retrouverait pas ses petits ! Et ça, c'était encore avant l'invasion... je n'ose imaginer ce que c'est devenu depuis. Bon, avec tout ça, ce sont les Ukrainiens ordinaires qui étaient déjà à l'époque les victimes de ce f...oir
  5. A propos de la gentille Russie - gazière - il semble que l'alarme retombe Chacun s'accorde à penser que le mécanisme défini par Poutine hier contente tout le monde... permet à chaque camp de sauver la face... et de considérer avec quelque raison qu'il l'a emporté. D'une part Gazprom sera bien payé en roubles. D'autre part les entreprises européennes continueront à payer en euros et dollars. Le secret étant l'obligation qui leur est faite d'ouvrir un compte à double entrée euros / roubles auprès d'une banque russe, laquelle se chargera de vendre sur le marché des devises leurs euros contre des roubles, puis de payer Gazprom avec. ==>La Russie a ce qu'elle veut puisque les paiements seront bien en roubles, lesquels seront achetés sur le marché plutôt que créés ex nihilo par la banque centrale contre des euros, demande supplémentaire qui soutiendra le cours du rouble, aidant la Russie à le stabiliser même alors que la banque centrale peut beaucoup moins intervenir puisqu'une grosse partie de ses fonds a été bloquée par Etats-Unis et Europe ==>Les Européens ont ce qu'ils veulent puisque les paiements seront toujours en € ou $, donc les contrats seront respectés. Même si en fait le paiement ne sera réputé effectué qu'une fois que le compte de Gazprom aura été crédité en roubles, pas lorsque les fonds en euros auront été transféré dans la banque russe sur un compte appartenant à l'acheteur du gaz, mais c'est un détail qui peut être négligé afin de ne pas créer de problèmes ==>Enfin les affaires continuent, ventes de gaz ainsi que productions industrielles rendues possibles par ce gaz... au bénéfice de tout le monde
  6. Très intéressant fil Twitter par le sociologue russe Grigory Yudin, qui décrit "l'ambiance" à Moscou. Evidemment ce n'est pas une étude approfondie avec des chiffres et des stats. C'est un simple témoignage à hauteur d'homme, avec toutes les évidentes limites du genre. Reste que l'auteur me semble avoir une certaine crédibilité, d'autant que ce qu'il rapporte est nuancé, ce qu'aucune propagande d'un bord ni de l'autre n'aurait intérêt à être - sauf si elle était très fine, et la plupart ne le sont pas. Il parle notamment de la théorie "Quelques mois". Pourquoi elle règne. Du calme de surface. Et de la tension sous-jacente. Dans le 14ème post "Plusieurs personnes m'ont approché pour me demander si je pense qu'il y aura une guerre. Cela implique, bien sûr, qu'il n'y a pas de guerre actuellement" Je dois avouer que, surtout vers la fin, son témoignage devient plutôt inquiétant
  7. Le site du Kremlin est inaccessible, mais j'ai trouvé un article de Kommersant qui cite de très larges extraits de l'allocution télévisée de Poutine aujourd'hui où il a défini et justifié ses décisions sur gaz naturel et rouble. L'auteur de l'article est très caustique soit dit en passant... Il faut dire que la situation le justifie Enfin voici les dires de Vladimir "Aujourd'hui, j'ai signé un décret qui fixe les règles du commerce du gaz naturel russe avec les pays dits inamicaux. Nous offrons aux contreparties de ces pays un système clair et transparent. Afin d'acheter du gaz naturel russe, ils doivent ouvrir des comptes en roubles dans des banques russes. Ce sont ces comptes qui seront utilisés pour payer le gaz fourni à partir de demain, le 1er avril de cette année. (...) Si ces paiements ne sont pas effectués, nous considérerons qu'il s'agit d'un défaut de paiement de la part des acheteurs, avec toutes les conséquences que cela implique. Personne ne nous vend rien gratuitement et nous n'allons pas non plus faire de la charité. En d'autres termes, les contrats existants seront arrêtés. (...) Permettez-moi de le souligner une fois de plus : dans une situation où le système financier des pays occidentaux est utilisé comme une arme, où les entreprises de ces pays refusent d'exécuter des contrats avec les banques, les entreprises et les particuliers russes, où les avoirs en dollars et en euros sont gelés, il est insensé d'utiliser les devises de ces pays (...) Que se passe-t-il réellement, que s'est-il déjà passé ? - Nous avons fourni nos ressources, en l'occurrence du gaz, aux consommateurs européens. Ils l'ont reçu, nous ont payé en euros, qu'ils ont ensuite gelés eux-mêmes. À cet égard, il y a tout lieu de croire que nous avons fourni gratuitement une partie du gaz à l'Europe. Naturellement, cela ne peut pas continuer. D'autant plus qu'en cas de nouvelles livraisons de gaz et de leur paiement selon le schéma traditionnel, de nouvelles recettes financières en euros ou en dollars peuvent également être bloquées. Une telle évolution est tout à fait attendue, d'autant plus que certains hommes politiques occidentaux en parlent, en parlent publiquement. D'ailleurs, les chefs de gouvernement de l'Union européenne s'expriment dans ce même sens. Les risques du statu quo sont, bien entendu, inacceptables pour nous (...) Si l'on considère la question dans son ensemble, le passage du paiement des fournitures de gaz russe au rouble russe est un pas important vers le renforcement de notre souveraineté financière et économique (...) Une fois de plus, la Russie attache de l'importance à sa réputation commerciale. Nous respectons et continuerons à respecter nos obligations dans le cadre de tous les contrats, y compris les contrats de gaz, nous continuerons à fournir du gaz dans les volumes fixés, je tiens à le souligner, et aux prix fixés dans les contrats à long terme existants. Je tiens à souligner que ces prix sont plusieurs fois inférieurs aux cotations actuelles sur le marché spot. (...) Qu'est-ce que cela signifie ? En termes simples, le gaz russe signifie une énergie moins chère, du chauffage et de la lumière dans les foyers des Européens, le coût abordable des engrais pour les agriculteurs européens et donc de la nourriture à long terme. Enfin, c'est la compétitivité des entreprises européennes et donc les salaires des Européens, des citoyens européens (...) Cependant, à en juger par les déclarations de certains politiciens, ils sont prêts à faire fi des intérêts de leurs citoyens, juste pour plaire à leur maître étranger... leur suzerain... Une sorte de populisme à l'envers : on incite les gens à manger moins, à s'habiller plus chaudement pour économiser le chauffage, à refuser de voyager - et tout cela soi-disant au profit de ceux qui doivent subir ces privations volontaires au nom de l'abstraite solidarité nord-atlantique ! (...) D'ailleurs, la crise alimentaire sera inévitablement suivie d'une nouvelle vague de migration, y compris et surtout, vers les pays européens ! (...) Néanmoins, pas à pas, des décisions sont prises qui poussent l'économie mondiale dans la crise, entraînant la perturbation de la production et des liens logistiques, conduisant à la hausse de l'inflation mondiale et à l'augmentation des inégalités, réduisant le bien-être de millions de personnes, et dans les pays les plus pauvres, je l'ai déjà dit, à la tragédie de la famine de masse. J'ajouterai que les États-Unis tenteront également de tirer parti de l'instabilité mondiale actuelle, comme ils l'ont fait pendant les deux guerres mondiales, lors de leurs agressions contre la Yougoslavie, l'Irak, la Syrie, etc. Les marchés mondiaux chutent et le cours des actions des entreprises du complexe militaro-industriel américain ne fait que grimper. Les capitaux affluent aux États-Unis, privant d'autres parties du monde de ressources de développement. Il en va de même pour les tentatives visant à faire passer l'Europe au gaz liquéfié américain coûteux. En conséquence, non seulement les Européens sont contraints de payer le prix, mais ils sapent de leurs propres mains la compétitivité des entreprises européennes et les écartent du marché mondial ! Pour l'Europe, cela signifie une désindustrialisation à grande échelle et la perte de millions d'emplois, dans un contexte d'augmentation des prix de la nourriture, de l'essence, de l'électricité, du logement et des services publics ! Et aussi une baisse radicale du niveau de vie des citoyens !" Je suis assez d'accord avec l'auteur de l'article, qui écrit De toute façon, ça n'a plus d'importance maintenant. L'essentiel est qu'il n'y a plus de guerre des nerfs. Tout le monde vient de décider d'aller jusqu'au bout. Effectivement, Poutine sans surprise a décidé d'aller jusqu'au bout. Scholz, Macron et les autres avaient déjà annoncé qu'ils iraient jusqu'au bout. Croit-on qu'ils se déjugeront, juste parce que le bras de fer économico-politique mènera à une catastrophe économique probablement comparable à celles de 2008 et 2020, voire probablement pire ? L'auteur termine par cette citation maintenant connue chez nous aussi "Que ça te plaise ou non... supporte ma jolie" Moi, j'aurais plutôt dit "Je ne sais pas où on va, mais on y va". Mais bon le sens est le même : comme tout le monde semble bien avoir décidé d'aller jusqu'au bout, eh bien on va y aller, au bout.
  8. Voilà. Simple jeu de taquin donc, ce qui est gagné d'un côté est perdu de l'autre, pour les importateurs comme pour les exportateurs. Mais ça ne vaut guère que pour le pétrole, dont le transport est plus simple et moins coûteux. Pour le gaz, c'est une autre paire de manches... La réorganisation des flux mondiaux de gaz afin d'éviter tout flux impur entre Russie et Europe occidentale est sans doute possible, mais dans des délais et avec des coûts qui restent à préciser... Cependant, une fois la transformation effectuée, nous serons bien purs Et indépendants. Du moins vis-à-vis de l'autocrate agressif criminel de guerre de Russie. Quant aux satrapes du Moyen-Orient, parfois agressifs eux aussi, c'est autre chose Et bien sûr s'agissant des présidents américains, à l'occasion criminels de guerre c'est vrai... Sans compter naturellement l'autocrate oppresseur de Chine... Mais bon, la pureté ça n'a pas de prix ! Même très partielle !
  9. Pas clair. Il s'agit d'informations sur place, venant d'individus donc vue forcément très partielle, qui plus est de deuxième ou troisième main.
  10. Source privée, forcément fragmentaire et sujette à caution : les combats à Mykolaïv continueraient. Si vérifié, il y a fort à parier que Kherson est toujours disputé voire reste sous contrôle russe, même si les Ukrainiens sont capables d'y faire des incursions. J'ai trouvé cet article intéressant, surtout la série de photos prises à Mykolaïv et autres lieux (Odessa, Zaporijia...) : «Je pense que toutes les personnes qui ont vu la morgue de Mykolaïv s’en souviendront»: l’Ukraine dans l’œil de William Keo
  11. Il est vrai que remercier un parachuté sept mois après son entrée en poste pour "Manque de maitrise du sujet" est assez savoureux ... Du moins, ça serait savoureux si les enjeux étaient faibles. Ils ne le sont pas. Vidaud a probablement payé au moins en bonne partie le fait d'avoir une tête de fusible.
  12. Intermède culturel, et cependant nécessaire, inspiré par un passage de l'entretien lié par @olivier lsb Voici un grand classique de la littérature russe
  13. Ce n'est pas ce qu'a annoncé la Russie, quand on compile à la fois les déclarations de Poutine le 23 mars, et celles d'autres responsables les jours suivants. J'avais fait un compte ici. Si tout cela est appliqué, le système sera : - Echanges avec les pays "inamicaux" (qui sanctionnent Moscou) seulement en rouble ou en or - Echanges avec les pays "amicaux" (qui ne sanctionnent pas) seulement en rouble, monnaie du partenaire ou en bitcoin Dans tous les cas, les monnaies dollar, euro, franc suisse, livre, yen etc. seraient de fait exclues, car monnaies seulement de pays "inamicaux". D'accord pour dire que l'implémentation réelle de tout cela, et dans quel délai, demande à être confirmée, ou non, par des faits.
  14. Encore une fois de mon côté , SI la Russie ne laisse le choix qu'entre payer en roubles et ne pas recevoir de gaz, et ce pour les contrats en cours aussi (ça n'est pas encore tout à fait clarifié on est d'accord), alors je m'attends à ce que les Européens préfèrent les inconvénients que tu décris (potentiellement revenir sur le prix, etc.) à une interruption totale des livraisons. Du moins si ton analyse comme quoi ça n'aide pas vraiment la Russie à résister à la guerre économique contre elle est juste. Ce qui serait bien, car alors la pression américano-polono-ukrainienne en faveur d'un harakiri allemand sera facilement repoussée. Si d'un autre côté Poutine recule, ou reporte l'application de la mesure à après les contrats multiannuels existants ce qui revient à peu près au même... alors bien sûr la question s'évaporera. On verra. Simplement, comme tu l'as certainement perçu, mon opinion est tout sauf optimiste
  15. J'aurais tendance à dire que ça doit être plus élevé que ton compte, surtout à cause des pertes de l'infanterie débarquée qui ne doivent pas être négligeables. Cela dit le combat d'infanterie débarquée n'a pas l'air d'être celui que les Russes pratiquent le plus, donc je supposerais que la majorité des pertes russes touchent des troupes embarquées, donc que la réalité doit être nettement plus proche de ton "10 000" que du "40 000" auquel mène la déclaration de Nuland. Ajoutant encore une petite marge de "pertes non repérées" - le travail de Oryx est approfondi, il est basé sur les photos des Ukrainiens qui rapportent certainement très volontiers les pertes de leur ennemi, mais tout de même il doit en manquer - si je devais "parier" je dirais plutôt une fourchette de 15 à 20 000 pertes. Mais bien sûr à ce stade, c'est encore pire que du doigt mouillé.
  16. L'intérêt pour la Russie d'être payée en roubles plutôt qu'en euros ou en dollars peut toujours être discuté, dans les deux sens. Ce qui ne fait pas débat, c'est le refus à ce jour des Européens de payer en roubles. Si la Russie nous donne le choix qu'entre d'une part payer en roubles, d'autre part ne pas recevoir de gaz, alors vu les conséquences proprement catastrophiques pour l'économie - notamment allemande mais pas que, loin de là - d'une interruption de ces livraisons, sans parler des autres matières premières, si l'intérêt pour Moscou d'être payé en roubles est limité les Européens accepteront. Quitte à accélérer en parallèle les mesures visant à rendre possible de se passer d'importations russes. Ce sera une décision d'autant plus évidente que le seul avantage pour la Russie dans cette analyse serait de politique intérieure - le reste ne serait que "piège de la propagande russe". Les opérations de guerre économique contre la Russie n'en seraient en fait pas gênées.
  17. Paroles de sagesse Je m'en réjouis pour toi, pour nous, pour la Modération qui pourra peut-être envisager un moratoire de ses essais nucléaires... mais je suis quand même surpris que le forum en vienne à ressembler à ceci
  18. 5. L'industrie chimique allemande aussi donne de la voix L'industrie chimique met en garde contre l'embargo russe sur le gaz : "Perte massive d'emplois" (...) Si la guerre en Ukraine* devait entraîner un arrêt à court terme et illimité des livraisons de gaz russe, il faudrait "s'attendre à une grave récession avec une perte massive d'emplois", a déclaré mardi au Merkur.de le directeur général de l'association de l'industrie chimique, Wolfgang Große Entrup. D'éventuelles interruptions de la production affecteraient en outre gravement d'autres secteurs industriels comme l'agriculture, la construction, l'alimentation, l'automobile ou l'électronique. "Si la chimie bégaie ou s'arrête complètement, les ateliers d'autres secteurs industriels seront très calmes", a déclaré le directeur général de la VCI. Cet effet secondaire est "souvent massivement sous-estimé". (...) un arrêt de livraison à court terme et illimité aurait des effets négatifs massifs non seulement sur l'industrie chimique et pharmaceutique, mais également sur l'ensemble du réseau de production de la nation industrielle allemande via sa fonction dans les chaînes de valeur ajoutée (...) Avec le gaz naturel - une matière première essentielle et la source d'énergie la plus importante pour l'industrie (il) n'y a pas d'option de remplacement à court terme ici. Les capacités de gaz liquide sur le marché mondial sont prévues pour les années à venir. De plus, l'Allemagne ne dispose actuellement d'aucun terminal GNL pour le débarquement. (...) En cas d'échec de livraison à court terme et de plus longue durée, des goulots d'étranglement d'approvisionnement se produiront au plus tard à l'automne, ce qui aura également un impact massif sur notre branche d'activité. Cela entraînerait alors des coupes profondes dans le niveau de production de l'industrie. (...) Les produits chimiques de base à forte consommation d'énergie sont utilisés comme intrants dans la production d'autres transformateurs au sein de l'industrie - par exemple pour la production de plastiques, d'adhésifs, de peintures, de détergents et de produits pharmaceutiques. Plus de 1 700 entreprises de taille moyenne sont actives dans ces applications spéciales et autres. Un arrêt durable de l'approvisionnement en gaz naturel conduira à la déchirure de ces chaînes de valeur. (...) En cas d'embargo gazier à court terme de plusieurs mois, il faut s'attendre à de profondes réductions du niveau de production de toute notre industrie. (...) Il faut s'attendre à une grave récession avec des pertes massives d'emplois. Et contrairement à la crise financière et corona, l'Allemagne ne se redresserait pas assez rapidement sur le plan économique en cas de crise industrielle. En cas de rupture d'approvisionnement en gaz naturel pour l'industrie chimique, c'est la performance économique de tout le pays qui est en jeu. (...) Presque tous les domaines de la vie moderne dépendent des solutions et des produits de notre industrie. Cela est particulièrement vrai dans le pays industriel qu'est l'Allemagne. Ici, la chimie est la mère de toutes les industries. Quasiment tous les secteurs, qu'il s'agisse de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de l'automobile, de la cosmétique et de l'hygiène, de la construction, de la pharmacie ou de l'électronique, seraient concernés par des interruptions de leurs chaînes d'approvisionnement en cas de défaillance de la production chimique. Ces applications et bien d'autres dépendent de l'utilisation de produits chimiques dans le processus de fabrication. S'il y a un bégaiement dans l'industrie chimique ou même si elle échoue complètement, elle devient très silencieuse dans les ateliers des autres branches de l'industrie et les chaînes de montage s'arrêtent. Cet effet secondaire est souvent massivement sous-estimé. Ruhm der Helden, je crois que c'est la bonne traduction pour Героям слава. Car ce n'est pas une petite récession que l'Allemagne prévoit de s'infliger afin de frapper économiquement la Russie aussi. Ca ressemble plus à un Götterdammerung de la première industrie d'Europe ! Tout cela sera glorieux, vraiment. Extrêmement dommage pour les Allemands, très dommage pour tous leurs voisins... mais glorieux. ==>L'autre option, bien sûr, c'est, de même que Macron ne s'est pas inspiré de Biden pour la rupture de tout dialogue avec la Russie, de même que Macron critique ouvertement les outrances provocatrices de Biden qui ne servent qu'à pousser Poutine encore plus loin dans sa paranoïa, Scholz décide de ne pas s'inspirer de Biden pour l'embargo gazier et pétrolier et le refus de toute utilisation du rouble, qu'il aille même peut-être jusqu'à critiquer la stratégie outrancière consistant à tenter de faire s'effondrer l'économie russe, même au prix d'effondrements dans certaines économies européennes. Mais ça serait moins glorieux, assurément. Il me semble même que Zelenski publierait une vidéo colérique. Et peut-on accepter cela ?
  19. 1. Précision du porte-parole de la présidence russe Peskov, l'obligation de paiement du gaz en rouble ne s'appliquera pas dès le 1er avril Le Kremlin a indiqué mercredi que le paiement en roubles des ventes de gaz russe à l'Union européenne, exigé par Moscou en riposte aux sanctions occidentales, se fera progressivement. "Nous en avons déjà parlé, le paiement et la livraison (de gaz) est un processus étendu dans le temps", a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d'un point de presse. (...) "On ne parle pas de livrer demain et être payé dans la soirée. Non, c'est un processus plus étendu dans le temps, sur le plan technique", a souligné M. Peskov, tout en insistant sur le fait que l'ordre de M. Poutine devait être "appliqué" Je ne sais pas si on peut parler d'une inflexion. A lire la phrase, il me semble plutôt qu'il s'agit du simple fait que le gaz ne se commande ni ne se paie pas chaque jour. Donc le gaz payé avant le 31 mars avec euros ou dollars sera bien livré. A confirmer cependant, ou non, par les évéments, inflexion ou non ? 2. Confirmation du président de la Douma, l'obligation de paiement en roubles sera étendue à d'autres matières premières « Si vous voulez du gaz, trouvez des roubles ! » Entre ironie et menace, Viatcheslav Volodine s'est adressé à distance aux Européens ce mercredi matin. Le président de la douma, chambre basse du parlement russe réputée pour être une assemblée d'enregistrement des décisions du Kremlin, n'a pas pu s'exprimer sans l'aval de Vladimir Poutine. La semaine dernière, ce dernier avait ordonné que les exportations de gaz naturel vers l'Europe et les Etats-Unis soient facturées en roubles , mesure de représailles aux sanctions occidentales contre Moscou après l'intervention militaire en Ukraine. Viatcheslav Volodine a désormais étendu cette menace au-delà du gaz. « Il serait juste, si ça profite à notre pays, d'allonger la liste des produits exportés facturés en roubles pour inclure engrais, céréales, huile alimentaire, pétrole, charbon, métaux, bois… », a-t-il déclaré. 3. Confirmation de l'évidence, un rationnement du gaz russe menacerait l'Allemagne de récession L'ultimatum de Moscou de ne plus livrer de gaz qu'en échange de paiement en rouble a convaincu Berlin d'activer son plan d'urgence pour sécuriser son approvisionnement. Le risque que l'Allemagne bascule dans une récession « est substantiel », selon le conseil des Sages. Il a revu mercredi ses prévisions de croissance drastiquement à la baisse. Refuser de payer le gaz russe en roubles est pour la France une décision coûteuse mais sans doute tenable. S'agissant du refus par la France de payer en roubles les autres matières premières pétrole, métaux etc. je ne sais pas. Pour l'Allemagne et d'autres Etats européens c'est une décision héroïque. Comment dit-on Героям слава (Heroiam slava) (Gloire aux héros) en allemand ? (Inutile de le traduire en anglais... vraiment inutile, thank you very much !) 4. Précisions par le président de l'Association des chambres de commerce et d'industrie allemandes Peter Adrian L'Association des chambres allemandes de l'industrie et du commerce (DIHK) a mis en garde contre des "conséquences économiques extrêmes" dans le contexte d'un arrêt imminent de l'approvisionnement en gaz naturel russe. "En cas d'arrêt de livraison, de nombreuses entreprises seraient principalement touchées par des fermetures dans les mois à venir", a déclaré mercredi le président de la DIHK, Peter Adrian, selon un communiqué. Toutes les chaînes de valeur seraient affectées négativement. Dans ce contexte, Adrian a qualifié de "responsable" la déclaration du niveau d'alerte précoce dans le plan d'urgence gaz par le gouvernement fédéral. Le président du DIHK a donné un exemple des effets considérables de la fermeture d'entreprises individuelles : si, par exemple, une entreprise ne peut pas produire de plastique, ces produits préliminaires manquent également dans la production d'emballages alimentaires ou de produits médicaux. Adrian s'attend à ce que les prix de l'électricité explosent en plus des prix du gaz. "Cela affecterait également les entreprises qui utilisent peu ou pas de gaz - c'est aussi pourquoi les effets économiques seraient plus graves qu'on ne le suppose souvent." L'association a recommandé que les entreprises membres contactent le gestionnaire de réseau de gaz respectif et traitent de manière intensive les conséquences possibles des goulots d'étranglement de l'approvisionnement.
  20. Veillée de guerre entre Europe et Russie. La guerre du rouble et du gaz. Et des autres matières premières. "Jusqu'ici tout va bien" Le ministre de l'Économie allemand a annoncé mercredi que l'Allemagne allait activer le premier niveau de son plan d'urgence pour garantir l'approvisionnement en gaz naturel face à la menace d'un arrêt des livraisons russes. À ce stade, "la sécurité de l'approvisionnement" en gaz est garantie en Allemagne, a-t-il précisé. (...) Les réserves sont actuellement remplies à 25%, a précisé le ministre, relevant qu'un arrêt des livraisons aurait de "graves conséquences" mais que l'Allemagne "pourra y faire face". "Le gaz et le pétrole arrivent actuellement conformément aux commandes" et "la mesure prise aujourd'hui relève de la prévention", a détaillé Robert Habeck. Ce n'est qu'au troisième niveau d'alerte, le plus élevé, que l'État devrait "intervenir" sur le marché pour "réguler" la distribution et définir les volumes affectés en priorité à chaque secteur. Le Kremlin a insisté mardi sur le paiement en roubles du gaz russe livré à l'Europe, rejetant les critiques du G7 qui avait qualifié d'inacceptable la demande. "Personne ne va livrer de gaz gratuitement. C'est tout simplement impossible. Et on ne peut le payer qu'en roubles", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Si Moscou met en place sa politique "si vous voulez du gaz, payez des roubles" comme annoncé - la chose me paraît tout à fait crédible - et si les Européens restent sur la politique "on ne paiera aucun rouble" comme annoncé - quoi qu'on en pense sur le plan économique, la parole est clairement engagée tout comme celle du président russe - l'impact devrait commencer en avril, avec les réserves qui commenceront à baisser ou bien les restrictions qui seront mises en place. De fait, comme l'a dit le ministre allemand, "le gaz et le pétrole arrivent actuellement". Pas surprenant étant donné que le rapport sur mise en place d'un mécanisme de paiement en roubles est supposé n'être prêt que demain. "Jusqu'ici tout va bien", comme disait l'autre ... C'est qu'il n'y a pas que le chauffage en hiver ! Le gaz a un grand rôle dans la production d'électricité en Allemagne. Et dans d'autres pays européens. Plus le charbon, dont une bonne partie est aussi importée de Russie, et Poutine a clairement dit le 23 mars qu'on allait "commencer par le gaz" pour le paiement en roubles, sous-entendu ça ne s'arrêtera pas au gaz. Au "troisième niveau" du plan allemand - ils viennent de déclencher le premier l'État devrait "intervenir" sur le marché pour "réguler" la distribution et définir les volumes affectés en priorité à chaque secteur En clair, le rationnement. J'imagine qu'il existe aussi des plans similaires pour les autres matières premières. Ou alors, il va falloir les établir rapidement. Il faudra aussi, du moins pour les Allemands et les autres pays dans la même situation, limiter la consommation en électricité. Avec des choix difficiles : privilégier les ménages et la consommation privée ? Privilégier l'industrie ? En France, y échapperons-nous ? J'aurais tendance à imaginer que oui, vu le rôle du nucléaire chez nous, mais qu'en est-il du marché européen de l'électricité, est-ce que la production de nos réacteurs nucléaires sera seulement pour nous ? De plus, même si c'est le cas, la crise économique sévère qui va frapper notre premier partenaire commercial l'Allemagne, ainsi que d'autres pays européens, aura forcément des répercussions chez nous.
  21. Voilà un geste de bonne volonté comme Poutine en est coutumier ! La bienveillance et la modération du président russe sont proverbiales Voilà qui répond au principal souci de Moscou ! Les Russes se seraient sentis menacés par une entrée de l'Ukraine dans l'OTAN, mais si l'Ukraine entre dans une alliance par laquelle Etats-Unis et autres garantissent sa sécurité, c'est tout à fait différent. Je dirais même plus, chaque camp prend l'autre pour des abrutis. Car ces deux stratagèmes sont quand même assez transparents.
  22. Je ne sais pas quoi en penser ? Sous toutes réserves, mais il y a des rumeurs comme quoi la France s'apprêterait à envoyer sur le terrain une "équipe de choc" de la DGSE. Si c'est vrai, politique risquée, à mon avis... Leur surnom : "les Douze Salopards" (d'après le film américain The Dirty Dozen)
  23. Théoriquement, à ma connaissance, c'est le genre de situation qui si elle empirait un peu pourrait devenir justiciable du 25ème amendement alinéa 4 de la Constitution américaine. Le vice-président et quelques autres qui déclarent en choeur que le président est fou à lier dans l'incapacité d'être président et doit donc être remplacé immédiatement. Cela dit, on n'en est peut-être pas encore arrivé là. Et même si ce moment arrive, il pourrait être préférable pour les dirigeants américains de laisser le président dans cette triste situation et espérer que ça ne se voit pas trop, plutôt que de provoquer une crise politique majeure. Donc la Russie est d'accord pour que l'Ukraine continue à être nazie ? C'est scandaleux ! ==>Je suis déjà loin !
  24. Je n'ai pas prêté tellement attention au discours, plutôt aux images. Ce qui est impressionnant, c'est l'état de Marioupol J'avais lu quelque part que cette ville est détruite "à 80%". C'était un peu théorique dans mon esprit. Ca ne l'est plus Je ne suis pas sûr que ce soit si court. A "effectif maximal" avec tout le monde actif, sans doute ça ne peut plus être bien long. Mais si les Russes font le choix de courir un lièvre à la fois plutôt que trois ou quatre en même temps, j'imagine qu'ils pourraient avoir une rotation des unités entre phases de repos en Russie / tenir en Ukraine une position défensive / rôle offensif en Ukraine, de façon à avoir un dispositif beaucoup plus durable. La force de frappe serait beaucoup plus petite que celle qu'on a vu dans les deux ou trois premières semaines de l'invasion, mais en chassant un lièvre à la fois - par exemple d'abord l'encerclement des forces ukrainiennes du Donbass, et seulement une fois ceci assuré passer à un autre objectif - ça pourrait peut-être suffire. Probablement une guerre "moins technique" de toute façon, puisque les stocks de munition de précision longue portée s'épuisent, puisque les troupes d'élite auraient pris cher au début. Mais ça serait aussi une guerre (encore) plus féroce - obus et roquettes non guidées ça se produit rapidement et en masse, par exemple... et ça permet de faire de la destruction de grandes zones, voir Marioupol pour exemple Et il faut encore se demander dans quelle mesure et combien de temps l'Ukraine pourrait tenir. On ne connaît pas leurs pertes militaires, mais comment pourraient-elles ne pas être lourdes ? Ils reçoivent énormément d'armes individuelles antichar et antiaériennes, mais manquent du reste. Attaquer l'Ukraine pour la Russie, j'aurais dit que c'est comme attaquer la Belgique pour la France, en terme de proximité culturelle et d'absurdité manifeste. Mais on me souffle que c'est pire encore, vu le nombre de familles mêlées russes-ukrainiennes bien plus élevé que les belges-françaises. Se rappeler aussi qu'un sondage - j'avais donné le lien quelque part dans le fil avant le début de l'invasion - réalisé en Ukraine en août 2021 un mois après la publication de l'essai de Poutine affirmant que Russes et Ukrainiens sont en fait un seul peuple montrait que... 41% des Ukrainiens sont d'accord avec lui. Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont pro-poutiniens, mais bien que lorsqu'ils s'opposent à des Russes envahisseurs, ils ont l'impression de lutter contre... des gens de leur propre peuple. Oui ça a une dimension de guerre civile tout ça. Et on sait que ça peut être les pires
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