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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
La géographie ne change guère. Seule l'identité des forces peut, éventuellement, changer. Enfin à moins d'accepter telle quelle l'affirmation de M. Poutine comme quoi en face c'est rien que des nazis. Mais disons qu'on n'est pas obligé... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
J'aurais mis un "Rire" plutôt qu'un "Plus", si le contexte n'était pas si dramatique... parce que tout cela est aussi une véritable farce, en plus évidemment d'être sanguinaire Au chapitre des répercussions économiques, on cherche des fournisseurs de remplacement - ici une recension par le Hindustan Times Les entreprises pharmaceutiques indiennes pourraient remplacer les fabricants occidentaux en Russie, selon un émissaire L'Inde a subi d'énormes pressions pour choisir un camp dans le conflit en cours, alors que l'Occident continue d'imposer des sanctions plus sévères à la Russie pour la punir de l'invasion de l'Ukraine. Les sociétés pharmaceutiques indiennes pourraient remplacer les fabricants occidentaux qui quittent le marché russe, a déclaré vendredi l'ambassadeur de Russie en Inde, alors que de plus en plus de sociétés étrangères se retirent dans le sillage de la guerre en Ukraine. (...) "Le retrait de nombreuses entreprises occidentales du marché russe et les niches qui ont été libérées pourraient en fait être occupées par des entreprises indiennes dans de nombreuses industries, en particulier dans le secteur pharmaceutique", a déclaré M. Alipov, cité par Sputnik. (...) Alors que les États-Unis et d'autres pays occidentaux ont imposé des sanctions aux compagnies pétrolières et gazières russes, l'Inde a décidé d'acheter du pétrole à la Russie à un prix réduit dans un contexte de hausse des prix du brut. Le porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a déclaré que les États-Unis étaient en contact avec les dirigeants indiens à différents niveaux concernant la décision de New Delhi d'acheter du pétrole à la Russie à un prix réduit. On les trouvera d'ailleurs à mon avis. Mais après certains efforts et désordres sans doute - ça ne se fera pas tout seul. Et les prix pourraient être plus élevés, parce qu'il faut bien vivre n'est-ce pas. Sans compter la prime de risque, parce que les Occidentaux sont vraiment sur le sentier de la guerre économique. Mais c'est Poutine lui-même qui a dit que les pays qui n'ont pris aucune "sanction" contre la Russie représentent la grande majorité de la population mondiale, et celle dont l'économie croît le plus rapidement. Et que c'est sur eux qu'on va se baser pour le développement économique futur de la Russie. Donc, ça drague sec. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Je peux être d'accord sur le "toute règle générale a des exceptions". Le mot-clé étant à mon avis "exception" Voici un autre exemple. Un Britannique de 36 ans, lui aussi sans expérience militaire, et qui est arrivé aux mêmes conclusions. Parti se battre contre l’invasion, il est déjà de retour au pays Sans formation militaire ni lien avec l’Ukraine, le Britannique Ben Spann était parti «rejoindre la résistance» face aux troupes russes. Il pensait que «c’était la bonne chose à faire», mais la noble initiative s’est révélée être un «cauchemar absolu». (...) Dans l’ouest de l’Ukraine, Ben Spann et ses compagnons de route ont séjourné dans une maisonnette sans lit ni eau courante. «C’était comme entrer dans un repaire de crack», explique le Britannique à «Sky News» (...) Le lendemain, sur le chemin d’une base d’armement, Ben Spann et ses compagnons ont croisé les corps de deux soldats russes décédés, «calés bien droits» à un poste de contrôle. Un «avertissement» aux soldats russes, assure le Britannique. Cette vision d’horreur lui fait prendre conscience de la réalité de la situation. De retour, sans armes, au refuge, Ben Spann s’est senti «vulnérable», confie-t-il à Sky News. Il évoque également le «chagrin» de sa femme et de son fils, qui ne comprenaient pas son initiative. Indiquant que s’aventurer sans armes plus loin en Ukraine relevait d’une «mission suicide», il a décidé de quitter ses compagnons pour retourner à la frontière polonaise (...) De retour au pays, il a retrouvé un fils soulagé et une épouse très remontée par les pérégrinations de son mari. Depuis, le Britannique éprouve du regret à l’idée d’avoir quitté ses compagnons, qu’il a l’impression d’avoir «laissé tomber». Il déconseille toutefois aux personnes sans expérience militaire de se rendre en Ukraine, au risque d’y représenter «un fardeau». J'ai juste une vision au sujet de la chère et tendre de Ben Spann, qu'il n'avait pas pris la peine de prévenir qu'il allait se battre... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Un témoignage intéressant, celui d'un Français revenu de la Légion internationale formée en soutien de l'Ukraine après avoir assisté au bombardement de la base de Iavoriv dans l'ouest de l'Ukraine « C’était un suicide de rester, sans armes, sans munitions » : un Français raconte le bombardement de la base militaire de Iavoriv Alain Beigel, 57 ans, venait de rejoindre la légion internationale formée à l’appel du président Volodymyr Zelensky lorsque la Russie a frappé, le 13 mars au matin, ce camp situé non loin de la Pologne. « Le Monde » a recueilli son témoignage. Encore sous le choc, Alain Beigel ne se considère ni comme un « héros », ni comme un « survivant ». Il est pourtant un peu des deux à la fois. Cet homme de 57 ans, cinéaste de profession, a vécu l’enfer lors de son rapide passage dans la légion internationale en cours de constitution en Ukraine. Il fait partie des quelques Français présents sur la base militaire de Iavoriv, lors de son bombardement, dimanche 13 mars, par des missiles russes – l’attaque aurait fait 35 morts, d’après les autorités ukrainiennes, 180, selon le ministère russe de la défense. Alain Beigel est arrivé la veille sur les lieux pour s’engager aux côtés des soldats ukrainiens, en réponse à l’appel du président Volodymyr Zelensky. Portant de fines lunettes rondes et noires, il se dit scandalisé par « l’agression fasciste de Poutine contre un pays souverain, une jeune démocratie en train de s’émanciper d’un passé soviétique très lourd ». Par « romantisme » sans doute, et aussi par « souci d’être utile », ce volontaire a quitté Paris, contre l’avis de ses proches, sur un vol pour Cracovie, avant de rejoindre en train la frontière ukrainienne. Un minibus l’a alors amené sur la base de Iavoriv, en compagnie d’un Anglais, d’un Espagnol et d’un Néo-Zélandais. Avant l’invasion russe, l’immense site, bien connu de Moscou pour avoir abrité une base soviétique du temps de la guerre froide, était ces dernières années associé à l’OTAN afin d’y entraîner l’armée ukrainienne. Il sert aussi depuis le début de la guerre de centre de recrutement des volontaires étrangers. Avant de signer « pour toute la durée de la guerre », samedi, Alain Beigel avait bien eu quelques hésitations sur sa condition physique ou son aptitude au combat, vite emportées par « la fraternité » perçue dans la journée entre les volontaires, qu’ils soient américains, polonais, britanniques ou français. Pas loin de la soixantaine, aucune expérience militaire, beaucoup de bonnes intentions, du courage. ... Du bon sens aussi, quand il a compris dans quoi il s'était fourré ! Je suis content pour lui qu'il soit de retour au pays, il n'avait rien à faire là-bas. Je crois qu'on a là un exemple clair des raisons pour lesquelles seuls des militaires expérimentés peuvent ne serait-ce qu'envisager de rejoindre une troupe de volontaires étrangers pour une guerre "de haute intensité". Et quand je dis "envisager" je ne prétends absolument pas que ce serait raisonnable. Je pense exactement le contraire. Mais s'agissant de gens sans expérience aucune... il doit être évident qu'ils n'ont rien à faire là-bas. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Un lien en russe sur le sujet L'armée russe a utilisé pour la première fois le nouveau système de missile air-air hypersonique Kinzhal lors d'une opération spéciale en Ukraine. Selon le ministère de la Défense, les forces armées ont détruit un grand entrepôt souterrain des forces armées ukrainiennes dans la région d'Ivano-Frankivsk, c'est-à-dire dans l'ouest du pays. "Le 18 mars, le système de missiles d'aviation Kinzhal avec des missiles aérobalistiques hypersoniques a détruit un grand entrepôt souterrain de missiles et de munitions d'aviation des troupes ukrainiennes dans le village de Delyatyn", a déclaré le représentant officiel du département militaire russe, Igor Konashenkov. En outre, des centres ukrainiens de radio et de renseignement électronique ont été détruits à Veliky Dalnik et Velikodolinsky, situés à environ 20 à 30 kilomètres d'Odessa. Pour cela, le système de missile côtier Bastion a été utilisé Tout ça me paraît très "luxueux". Pourquoi utiliser une munition si chère - et rare - pour un simple entrepôt, même souterrain ? Est-ce qu'il n'aurait pas été plus efficace d'utiliser quelques bêtes grosses bombes tirées d'un Tu-160, voire un Tu-95, sans doute escorté par une paire de Su-35 ? Ca ressemble à un message politique "on est les plus forts". Mouais... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Absolument, les difficultés seront encore aggravées du fait des pièces et savoir-faires spécifiques devenus indisponibles. Le temps nécessaire pour basculer de l'Ouest à l'Est le plus gros des exportations russes de gaz se compte en (nombreuses) années. Incidemment, la même chose est vraie dans l'autre sens. Si les Ouest-Européens veulent ne plus acheter de gaz russe, entre nécessité de réorienter des flux gaziers déjà promis à d'autres clients, ou d'augmenter la production (et est-ce seulement possible dans les volumets qui seraient nécessaires ?), et de construire les terminaux gaziers manquants ainsi que d'agrandir la flotte mondiale de méthaniers... là aussi il faudrait de (nombreuses) années. Tout ceci pour... au final, une opération blanche ! Tout le monde continuerait à acheter et à vendre du gaz selon ses besoins. Simplement, pas aux mêmes personnes. Ah oui, moins les coûts d'adaptation naturellement. Très élevés pour les uns comme pour les autres. Et sans amélioration de l'autonomie énergétique, soit dit en passant. Il s'agirait toujours de dépendance envers des pays lointains producteurs de matières premières. ==>Il est permis de se demander si tout cela est bien raisonnable Ce qui serait plus raisonnable, c'est de pousser fortement l'électrification des sources énergétiques, avec une énergie décarbonée non intermittente. Initialement une énergie dont le combustible doit certes être acheté à l'extérieur, mais est peu volumineux et plus facile à stocker, des réserves de plusieurs années étant envisageables (réacteurs EPR 2) Ensuite avec un combustible qui n'a pas à être acheté nulle part, parce que ce sont les déchets nucléaires qu'on brûle (réacteurs de 4ème génération, dont le prototype est Astrid) Je parle ici pour la France bien sûr. S'agissant d'Allemagne, Italie, Pologne, Belgique et al, chaque pays choisira la stratégie énergétique qu'il souhaite. Et s'ils continuent à faire font n'importe quoi, cela doit être leur choix et non le nôtre. Pas d'accord. Anna Colin Lebedev a souvent des commentaires pertinents sur Russie et Ukraine, ce n'est pas une "petite dame"... Elle a tort d'excuser presque complètement le phénomène nous sommes d'accord. Et lorsqu'elle dit que après tout, beaucoup de pays ouest-européens ont aussi leur "extrême-droite", c'est un sophisme extrêmement trompeur, car on ne parle pas du tout du même genre de mouvement. La France par exemple n'a fort heureusement aucun mouvement politique avec sa propre milice violente, ayant l'expérience des coups d'Etat, et se reconnaissant comme successeur de la LVF ! Le vote "extrême-droite" au sens de l'Ukraine en France est fort heureusement d'exactement 0%. Reste que le vote pour les successeurs de la LVF locale en Ukraine, c'est moins de 2%. Reste que l'unité Azov est estimée entre 3 500 et 5 000 combattants, dans des forces armées ukrainiennes qui dépassent les 200 000, soit à peu près la même proportion. C'est encore trop certes, mais enfin il faut parler avant tout des 98% restants Non, il n'y a pas de "fond de vérité" dans les accusations de Poutine. Sa propagande utilise 2% du corps électoral et des forces armées ukrainiennes - qui sont effectivement et littéralement fascistes - pour justifier une attaque contre 100% de l'Ukraine ==>C'est un mensonge éhonté -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Je crois que tu as gagné le prix de la Litote du mois Pas très chirurgical, moi ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui. Comme @g4lly je parierais plutôt sur le "ou bien" -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui mais non. C'est bien le discours de Poutine d'aujourd'hui. Mais la traductrice - qui travaille en simultané c'est vrai - rajoute un sens qui n'y est pas au passage qui me semble personnellement le plus intéressant - et le Spiegel allemand l'a aussi pris en titre - et ce faisant elle l'édulcore. Je propose d'écouter plutôt ici, à partir du temps 2'31''. Même si vous ne parlez pas le russe, écoutez l'intonation. Et écoutez la réaction de la foule. Car les paroles de Poutine sont : Le fait est que nous savons ce que nous devons faire ensuite, comment nous devons le faire, à quel prix, et que nous allons certainement mettre en œuvre tous les plans que nous avons élaborés La foule : "Ouéééééé !" Un "Ouééééé" demi-convaincu d'ailleurs, il me semble. C'est que quelques-uns doivent se demander qu'est-ce que c'est au juste que "tous les plans" que "nous" avons élaborés ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est l'option "Pas de détail". Mais s'ils sont vraiment en face de la brigade Azov, ou même s'ils le pensent, ou qu'il y a pas mal d'Azov et pas trop de civils, ou même un peu plus que pas trop... il est probable que les Russes ne feront pas dans le détail en effet -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Concernant la stratégie publiée le 24 mars 2021, autant revenir à la source. On y trouve un (très) long texte, rempli de mesures diverses et variées, dont le fond semble être d'une part l'affirmation que "jamais on ne reconnaîtra la perte de la Crimée" d'autre part l'espoir qu'en élevant le niveau de vie, le respect des droits de l'homme etc. en bref en étant le meilleur Etat possible, on donnera finalement envie aux gens de Crimée de revenir. C'est moi qui interprète, mais c'est la seule cohérence que j'y vois. S'agissant de l'aspect "militaire", le mieux est de se rapporter aux points 8 et 9 du texte 8. L'Ukraine insiste sur la priorité des moyens politiques et diplomatiques dans le règlement du conflit armé résolu par la Fédération de Russie, le rétablissement et la consolidation de la paix. 9. L'Ukraine se réserve le droit d'appliquer tous les moyens de protection des droits de l'homme et des libertés, des intérêts nationaux, de la restauration de l'intégrité territoriale de l'Ukraine à l'intérieur de sa frontière d'État internationalement reconnue et de la garantie de la souveraineté de l'État prévues par le droit international et la législation nationale. La priorité est à la politique et à la diplomatie - il ne s'agit pas de fomenter du terrorisme par exemple, le pouvoir ukrainien n'est pas fou. Le point 9 ne contient l'aspect militaire qu'en filigrane, et très atténué. En gros, il est assez logique qu'ils "se réservent le droit", mais ça n'est pas autre chose que le refus de concéder l'abandon du principe comme quoi le recours aux armes serait justifié... encore une fois, cette stratégie n'est pas complètement folle (même si je la trouve plutôt verbeuse et irréaliste, mais bon c'est un avis personnel et c'est bien différent de la violence) Je n'ai pas trouvé de source pour un avertissement récent des Britanniques, mais voici un article "intéressant" () sur la vulnérabilité économique de la France en cas d'action contre les câbles sous-marins Internet transatlantiques. Ben oui, c'était une très bonne idée de se reposer sur les serveurs américains et de négliger complètement la question de la sécurité et celle de la souveraineté ! Guerre en Ukraine : la Russie peut-elle couper internet en France en s'attaquant aux câbles sous-marins ? (...) En Europe, la route qui concentre toutes les attentions est celle de l'Atlantique puisque 80% de nos échanges internet s'effectuent avec les Etats-Unis. Pour les transactions financières, les mails, les appels, les applis, les fichiers personnels et d’entreprises que nous stockons parfois sans le savoir sur des serveurs outre-atlantique. Nous y accédons en empruntant donc chaque jour, chaque heure, des câbles sous-marins. (...) La France est reliée par 51 câbles sous-marins, certains sont plus puissants que d'autres et sont appelés "mégacâbles". "Il suffit de rompre deux ou trois de ces mégacâbles pour que la France se retrouve dans une situation extrêmement difficile", affirme Jean-Luc Vuillemin, directeur des réseaux internationaux d’Orange. (...) "Les Russes s'intéressent à ces câbles depuis longtemps, poursuit Jean-Luc Vuillemin. Nous avons identifié un navire espion rattaché au ministère de la Défense russe ainsi qu'une classe de sous-marins ayant des capacités d'intervention en grande profondeur. Ces moyens sont géolocalisés de façon extrêmement fréquente sur des points de concentration de câbles sous-marins." (...) Se pose alors la question des répercussions pour la Russie elle-même d'attaquer ces infrastructures. Les experts considèrent que les conséquences seraient assez infimes puisque Moscou a entrepris ces dernières années de relocaliser sur son territoire les serveurs qui lui sont nécessaires. Sa volonté affichée est d'être à terme autosuffisant en la matière. Le pays dispose aussi de ses propres applications et de son moteur de recherche national, Yandex. (...) "Le propre d’un câble est qu'il peut être coupé, affirme Alexandre Schon, docteur en géographie des télécommunications. Au lieu de dépenser des sommes astronomiques dans la surveillance de ces câbles, il pourrait être judicieux d’augmenter la résilience de nos réseaux en imaginant des écosystèmes autonomes". De fait - cette fois-ci c'est bon Et la transcription de son discours est déjà sur le site du Kremlin. Discours à l'occasion des huit ans du rattachement de la Crimée à la Russie. En voici la traduction complète. Pas de grande découverte, vu de ma fenêtre. C'est du discours de Poutine tel qu'on le connaît déjà. Je note tout de même qu'il va jusqu'à citer l'Evangile pour appuyer son "opération militaire spéciale" contre l'Ukraine. Sans vergogne ... même si certes on le savait déjà. Et une phrase tout de même que je trouve intéressante. Intéressante dans le sens "Ouh là..." Le fait est que nous savons ce que nous devons faire ensuite, comment nous devons le faire, à quel prix, et que nous allons certainement mettre en œuvre tous les plans que nous avons élaborés (Дело в том, что мы знаем, что надо делать дальше, как надо делать дальше, за счёт чего, и мы обязательно реализуем все намеченные планы) -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Intéressant. Surtout quand on le met en rapport avec l'inflation en Russie qui atteint désormais 9,15% en glissement annuel, ce qui pousse la banque centrale à faire passer son taux directeur de 9,5% à 20%. Donc la politique monétaire de la Russie consiste à défendre la valeur de la monnaie et lutter contre l'inflation en s'assurant que le taux directeur reste supérieur, voire très supérieur à l'inflation. La croissance ? Ben le président a annoncé du sang et des larmes, alors on est bon pas vrai ? Sans aucun doute, les nouvelles réalités exigeront des changements structurels profonds dans notre économie, et je ne le cacherai pas, ils ne seront pas faciles, ils entraîneront une augmentation temporaire de l'inflation et du chômage Dans le même temps, la banque fédérale américaine augmente son taux directeur de 0,25% à... 0,5% ! Ceci alors que l'inflation atteint désormais 7,5% en glissement annuel, soit à peine moins qu'en Russie. Donc la politique monétaire des Etats-Unis... est très différente de celle de la Russie ! J'entends bien que les deux cas ne sont pas directement comparables, ne serait-ce que le fait que le dollar est une monnaie de réserve que les étrangers s'arrachent (enfin pour l'instant), sans compter évidemment la guerre économique déclenchée contre la Russie. ==>N'empêche, ça donne à penser ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Euh, il s'agit du premier ministre Poutine, candidat à la présidentielle du 4 mars... 2012. C'est pour le dixième anniversaire ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour éviter toute incompréhension, il n'y avait aucun mépris ni dédain dans mon propos. Je dis simplement que dans certains cas, mieux vaut que chacun expose clairement ses arguments, pour le bénéfice de tous, sans s'épuiser à espérer "convaincre" l'autre. Il me semble que c'est ce que tu as fait et ce que j'ai fait. Donc pour moi on est bon -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Eh bien nous verrons dans les prochains mois et années si les dirigeants de Chine, Inde, Arabie etc. sont convaincus par ce genre d'argumentation Je ne faisais pas semblant de ne pas comprendre, j'insistais sur le fait que le cas présent ne préjuge pas des autres, notamment de toutes les raisons imaginables ou aujourd'hui inimaginables dont les gens de pays non-occidentaux doivent se demander si les Américano-Européens ne les utiliseront pas un jour pour leur confisquer leurs avoirs à eux. Ne pas oublier que si nous savons nous que nous sommes gentils et nous ne confisquons l'argent que pour de très bonnes raisons seulement, les autres ne savent pas eux que nous sommes gentils et ils doivent se demander ce que nous pourrions bien faire encore. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Va falloir qu'on accepte de ne pas être d'accord Tel que je vois les choses, la Russie a un besoin impérieux de continuer au moins la grande majorité de ses échanges, ce qui du fait des tentatives résolues américano-européennes de le rendre impossible suppose d'utiliser d'autres moyens que les banques et les monnaies occidentales. A partir de là, je pense - ça n'engage que moi - qu'ils préféreront probablement les solutions les plus conventionnelles, les moins bouleversantes. Je m'attends à ce que le Yuan soit le premier candidat, oui... Mais. Mais les Etats-Unis sont en pleine discussion - et en pleines pressions - avec la Chine pour qu'elle refuse de tels arrangements, c'est-à-dire en pratique pour que ses banques ne réalisent pas ces opérations d'import / export pour le compte de clients russes ! La position de la Chine n'est pas connue à ce jour. Céder aux pressions américaines leur serait certainement désagréable. D'un autre côté, se retrouver cible de sanctions américaines contre leurs banques le serait aussi. ==>Si Pékin décide de montrer le majeur à Washington, Moscou n'aura sans doute pas besoin d'autres solutions que le Yuan. ==>Si Pékin décide de "lâcher" Moscou, ou plus exactement de ne pas le soutenir face à la menace d'un orage américain... Moscou ne pourra pas utiliser le Yuan. A partir de ce moment, la question est de savoir s'ils choisiront de se retirer d'Ukraine en s'excusant - j'ai Monsieur P au téléphone, il dit "Plutôt crever !" - s'ils choisiront de cesser toute exportation ou importation significative en se lamentant - pendant que les pays qui dépendent de leurs exportations d'énergie fossile, de blé, de titane, de néon etc. se lamentent de leur côté en restant assis sur leurs mains - ou s'ils chercheront des solutions non-conventionnelles ? Dans cette situation - et dans celle-là seulement d'accord - je m'attends à ce qu'ils se risquent sur le bizarre... le non-conventionnel. J'ai cité le Bitcoin pour être complet. A mon avis, ce n'est pas mûr, c'est trop tôt. Je pense surtout à l'or. Et il ne serait pas nécessaire d'imaginer que l'or serve de monnaie de compte, il ne servirait que de réserve de valeur et de moyen de paiement. Le prix du gaz, du blé etc. serait toujours libellé en dollars, simplement le règlement se ferait en or, au cours du jour. Le fait que ce ne soit plus à la mode, on est d'accord. Mais quand ça change, ça change. Faut pas se laisser abattre. Et la valeur de l'or extrait à ce jour (environ 200 000 tonnes) est d'environ 12,5 trillions de dollars. Rien qu'au cours du jour (62+ k$ le kilo) - alors qu'une telle décision aurait forcément tendance à en augmenter le cours. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne pense pas que Chine, Inde, Arabie saoudite, Brésil et les autres envisagent d'envahir l'Ukraine. De ce côté ils sont tranquilles. Le problème, c'est qu'une fois qu'il a été clarifié que les Américano-Européens peuvent confisquer à loisir quand ils l'estiment utile les énormes excédents déposés par les pays exportateurs dans leurs banques à titre de réserves "pour les mauvais jours", cette information doit être prise en compte comme risque tout à fait concret par les dits pays. Ce que tu as écrit revient à dire "Les Russes l'ont bien cherché !". Eh bien on a le droit de le penser, mais qu'est-ce qui garantit les autres pays contre l'éventualité qu'à un certain moment les Américano-Européens ne diront pas que eux aussi l'ont bien cherché - quelle qu'en soit la raison d'ailleurs ? Et comment se prémunir contre ce risque... sinon en limitant, voire en limitant fortement, la part des réserves et excédents que l'on confie (même racine que "confiance" ) aux monnaies et aux banques de ces pays ? "Probabilité nulle" ? Tu veux dire, aussi nulle que la probabilité que la Russie lance une grande guerre contre l'Ukraine, ou plus bas encore ? J'imagine que tu veux dire que la probabilité est faible. Et quelles raisons de le penser ? Pour le contexte, je propose de prendre en compte la question pertinente posée par ce professeur de sciences politiques « Vous êtes-vous déjà demandé ce qui se passe lorsqu’on étrangle l’économie d’une grande puissance autocratique dotée d’armes nucléaires au milieu d’une guerre majeure ? Je suppose que nous sommes sur le point de le découvrir. Aucun précédent historique clair pour éclairer la voie. » Je ne m'aventurerais pas dans cette situation à croire trop fort que telle action, qui peut apparaître logique d'un certain point de vue, serait forcément très improbable -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'était Le Maire. Et elle était certes irresponsable, mais pour cette seule raison qu'il est parfois "irresponsable" de parler franchement. L'objectif de la guerre économique américano-européenne contre la Russie est bien de faire s'effondrer son économie, espérant que Moscou reculera en Ukraine en échange de l'interruption de cette guerre. On en pense ce qu'on veut, on peut penser que c'est une bonne ou une mauvaise idée (je suis dans ce dernier groupe). Mais quoi qu'il en soit, il faut bien se rendre compte de ce que nous faisons. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne suis pas à la place de Poutine, mais il y a bien d'autres manières dont les Russes pourraient mettre en difficulté les Européens et les autres, sans interrompre leurs exportations, et en sécurisant les paiements qu'ils en reçoivent. Par exemple refuser désormais les contrats en monnaie fiduciaire, et n'accepter le commerce de matières premières avec Europe, Etats-Unis et Japon qu'en échange d'or physique livré sur le territoire russe. Version encore plus dure, ou moderniste, avec du bitcoin. Version moins dure, mais restant bien crispante, avec paiement en yuans dans des banques chinoises. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est vrai, mais à double tranchant. D'une part à l'évidence, les Russes y réfléchiront à deux fois avant de placer des avoirs en monnaie occidentale (dollar, euro, yen, livre...) qui plus est dans des banques occidentales. Et ils sont un pays à la balance commerciale fortement et durablement excédentaire, ce qui ne va pas s'arranger avec l'augmentation des prix des matières premières. D'autre part et surtout, il n'y a pas que la Russie. Beaucoup de pays ont observé ce que les Occidentaux ont décidé, et on peut s'attendre à ce qu'ils en tirent leurs propres conclusions. C'est un peu l'histoire des dix oiseaux sur une branche d'arbre. On en abat un d'un coup de fusil, combien en reste-t-il ? ... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Il est possible aussi tout simplement que la vue présentée par les armées réponde à d'autres questions que certaines autres cartes. - On peut trouver des cartes qui répondent (tentent de répondre) à la question "Où sont les principales unités russes, par où sont-elles passées". Ces cartes feront avant tout apparaître des flèches, et aucun "front" continu. - On peut en trouver d'autres qui tentent de représenter un "front" (avec toutes les limites de l'exercice) à partir des flèches précédentes. Ces cartes auront tendance à représenter une zone hachurée, mais au dessin très compliqué avec de nombreux "pseudopodes" et de nombreux "creux". - La carte présentée par la Défense française pourrait tenter de répondre à la question "quelles zones sont sous domination russe, dans le sens où les forces ukrainiennes ne peuvent pas y manœuvrer ?". En d'autres termes, quelles zones sont-elles dominées par la manœuvre russe ? Car il faut bien voir que les manœuvres russes doivent rendre très difficile aussi à l'armée ukrainienne de manœuvrer un tant soit peu librement. La force des Ukrainiens semble être bien davantage dans la défense territoriale y compris dans le genre "techno-guérilla" et embuscades ainsi que dans le combat urbain. Pour les manœuvres blindées, pour l'artillerie, il ne semble pas qu'ils soient en bonne position, ce qui leur rend peut-être très difficile de le faire là où les Russes manœuvrent. ==>Cette carte aurait alors notamment l'intérêt majeur de permettre d'estimer si et quand les forces ukrainiennes du Donbass sont / seront encerclées. Ce n'est pas encore le cas, mais la progression même lente et coûteuse des forces russes dans ce sens est intéressante à visualiser. Voici d'ailleurs la version en grand de la carte établie par la Défense française. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Le gain serait sujet à caution, pour ne pas dire inexistant. C'est entre autres la raison pour laquelle je suis convaincu que ce n'est pas l'objectif de Poutine - du moins pas l'objectif stratégique de cette guerre, même si cela pourrait faire partie d'un objectif opérationnel intermédiaire mais alors au service du véritable objectif stratégique. Plutôt que d'essayer d'estimer l'objectif stratégique à partir d'une carte, ou de l'imaginer, le plus sûr me semble de se rapporter aux déclarations de Poutine lui-même ainsi qu'à celles de la diplomatie russe, qui sont concordantes. Les objectifs de Poutine, ceux dont il dit "je les atteindrai de toute façon, par la négociation ou par la guerre", et s'agissant de la négociation il précise en substance que la négociation consiste en l'approbation de ses conditions, ont été exprimés clairement : 1. Neutralité officielle de l'Ukraine, au-delà du seul engagement de non-intégration à l'OTAN 2. "Démilitarisation" - sur ce point il y a peut-être un peu de flexibilité, mais de toute façon il s'agirait de limites imposées à l'armée ukrainienne 3. Reconnaissance du rattachement de la Crimée à la Russie ainsi que de l'indépendance des deux entités étatiques du Donbass On ne trouve pas dans tout cela d'extension territoriale au-delà de Crimée et Donbass. Et Poutine a bien menacé, si la guerre dure trop, de durcir ces conditions, mais on ne sait pas de quelle manière et cela ne fait clairement pas partie de ses objectifs principaux. Donc non Poutine ne va pas se contenter de "la moitié de l'Ukraine". Il veut à la fois moins - en termes territoriaux - et davantage - en termes de conditions posées à l'ensemble de l'Ukraine, avec un traité spécifique et nécessairement des modifications constitutionnelles. ==>Bien sûr, il n'est pas certain que Poutine parvienne à ces objectifs. Il peut arriver à briser l'armée ukrainienne - je n'entretiendrais pas d'illusions à ce sujet, même si la chose prend plus de temps et est plus coûteuse et beaucoup plus brutale qu'escompté - mais cela ne suffit pas nécessairement à obtenir un accord politique. Il peut étendre la guerre à tout le territoire ukrainien, casser plus de choses, tuer plus de gens et faire "disparaître" davantage des élites ukrainiennes les plus nationalistes, mais si le pouvoir ukrainien - même en exil - continue à refuser de signer, il n'aura toujours pas son accord politique. Cependant il peut entretenir l'espoir que de guerre lasse et afin de faire cesser les pertes dans une guerre sans espoir, l'Ukraine finisse par signer. Et s'il avait effectivement espéré que le pouvoir ukrainien s'effondre ou cède plus rapidement, il est certainement bien embêté de la situation, mais il n'envisage pas de reculer ce qui le mènerait à un échec catastrophique. ==>Bien sûr derrière les conditions citées il est permis de deviner une politique de plus long terme visant, une fois bloquée l'évolution de l'Ukraine vers l'Ouest, à la rapprocher des positions russes par un mélange de pressions et de coopérations (carotte et bâton), espérant (sur 10 / 20 / 30 ans ?) un changement en profondeur de l'attitude des Ukrainiens envers la Russie. Si cette politique est bien prévue, elle pourrait potentiellement réussir ou échouer, mais ce n'est de toute façon pas le sujet du jour. Je me demande s'il ne pourrait pas y avoir des systèmes de brouillage actifs ou une autre interférence quelconque (à la fois dans GPS et Glonass) Car enfin de deux choses l'une, soit c'est un adversaire qui joue des tours à Moscou (US of A qui ont des farces et attrapes ?), soit c'est quand même un peu la honte pour les ingénieurs russes... ils ne savent pas faire un suivi de terrain sur navigation par satellite ou quoi ? Je pense que lorsqu'on parle de "fermeture de mâchoire", il ne faut pas imaginer une continuité parfaite d'unités russes qui barreraient le chemin aux unités ukrainiennes voulant faire retraite du Donbass, mais plutôt la combinaison de deux choses : 1. Capacité à fortement perturber voire bloquer les flux logistiques ukrainiens au bénéfice des forces déployées dans l'Est. Donc couper le trafic par rail ou par route, ce qui pourrait potentiellement être réalisé en bloquant juste un petit nombre de voies de chemin de fer et de routes principales, ou en mettant ces routes sous le feu de l'artillerie 2. Capacité à s'opposer à des mouvements de retraite des unités ukrainiennes vers l'ouest, ou du moins à rendre de tels mouvements très coûteux. Maintenir une capacité de feu d'artillerie nourri plus la surveillance des mouvements ukrainiens de grande ampleur pourrait y suffire Je ne dis pas que tout ça peut se faire en deux coups de cuillère à pot, ça pose évidemment des difficultés. Mais il ne faut pas les surestimer non plus. Et l'artillerie est clairement un point fort de l'armée russe, l'infanterie étant tout aussi clairement un point faible. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Assez d'accord. Le scénario "idéal" à mon sens serait une victoire russe, mais partielle et qui coûte cher, suivie de la levée des mesures de guerre économique contre la Russie. Je ne parle pas "idéal" au sens de la justice, ni au sens des intérêts du pays agressé - Zelenski semble conscient que l'extension du conflit à toute l'Europe est la meilleure chance de l'Ukraine et c'est ce qu'il joue. Je veux dire idéal au sens du réalisme de limiter la violence, donc les morts et les souffrances, et scénario réaliste aussi dans le sens de ne pas imaginer un miracle. Cela dit, même s'il n'est pas totalement irréaliste, ce scénario n'est pas forcément le plus probable Pas faux mais aussi... Vaste programme. J'ai un sentiment opposé. Pour Poutine cette guerre est l'enjeu crucial qui définira au final sa réussite ou son échec en tant que président. Il a énormément misé sur ce pari, les coûts sont énormes notamment en termes économiques et diplomatiques. C'est le genre de choses qu'on ne fait qu'une fois, surtout si on ne parvient pas à un succès retentissant. Seul l'atteinte de ses objectifs pourrait a posteriori justifier sa décision. Il est donc prêt à aller très loin pour les atteindre. Et comme les Ukrainiens, mobilisés contre l'agression, encouragés par le ralentissement des troupes russes qu'ils ont obtenu, espérant un soutien encore plus grand des Américains et Européens, ne sont de leur côté pas prêts à transiger, la seule résolution imaginable à ce stade est militaire. Or plus longtemps dure la guerre, plus les coûts augmentent pour les envahis comme pour les envahisseurs... et plus il est nécessaire d'obtenir des gains retentissants voire écrasants pour justifier la guerre - pardon l' "opération militaire spéciale". Montée aux extrêmes. Pas la peine. Poutine comme tous les Reptiliens maîtrise la communication télépathique il n'a pas besoin de se rendre dans le complexe souterrain de Iamantaou pour échanger avec le Grand conseil. Mode complotiste ? Ah non, mode normal pourquoi ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout ce que tu écris a du sens, mais il y manque le point d'interrogation. Voici à titre d'exemple la réaction choquée de la spécialiste Russie à l'IFRI le 24 février Non, les Russes très diplômés, Russes moyennement au courant et Russes âgés ne sont pas tous sur la ligne que tu décris. Non ce n'est pas juste une apparence pour ne pas avoir de problème - sinon leurs proches connaîtraient la réalité. La question c'est quelle part du peuple russe soutient vraiment Poutine, quelle part lui fait toujours confiance. On n'a pas de données aussi fiables que sur les occidentales, pour des raisons évidentes, mais les indications sont plutôt qu'ils sont nombreux. L'autre question c'est comment ce soutien sera changé par la guerre économique contre la Russie. Tu sembles penser - sauf si je n'ai pas compris - qu'il diminuera. Je pense qu'il restera au moins stable, parce que c'est ce qui s'est passé dans d'autres pays lorsque nous avons déjà appliqué une telle politique de guerre économique. Pour tout dire, il me semble qu'on peut bien avoir des avis différents, de toute façon on sera assez bientôt départagés par les évènements. Je ne sais pas où nous mènent ces deux décisions radicales premièrement d'envahir l'Ukraine et s'en fout des conséquences la Russie est grande bande de nazes (de nazis), deuxièmement de déclencher une guerre économique radicale et s'en fout des conséquences pour l'économie mondiale what we say goes ... Ce que je sais, c'est qu'on y va. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout cela est nébuleux, et c'est encore peu dire. Des explosions se font entendre dans la région de Brest en Biélorussie, les autorités parlent d'exercices d'artillerie Dans plusieurs villes de Biélorussie, principalement dans la région de Brest, frontalière de l'Ukraine, des explosions se font entendre. Les autorités locales parlent d'exercices d'artillerie, mais l'opposition biélorusse craint les provocations et estime que cela "semble suspect". (...) « En Biélorussie, on rapporte de nombreuses explosions (qui sont audibles. - NDLR) dans les villes de la région de Brest. Les autorités officielles parlent d'exercices d'artillerie, mais tout semble très suspect », indique le rapport. (...) « La plupart de ces villes sont situées dans la région de Brest. On rapporte que la région de Rivne en Ukraine (la ville de Sarny) a été touchée par trois roquettes. Peut-être que c'est en quelque sorte lié. Les abonnés signalent également une activité aérienne suspecte sur le territoire de la Biélorussie », informe NEXTA. Activité aérienne, explosions entendues dans de nombreuses localités, les autorités qui parlent d'exercices d'artillerie qui n'auraient donc pas été annoncés, des frappes en Ukraine juste de l'autre côté de la frontière ... Va p'têt falloir attendre que la poussière retombe avant d'y comprendre quelque chose.