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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Crédibilité... aux yeux de qui ? "Rangée parmi les Etats voyous"... par qui ? La réponse me semble déjà claire : par 15% de l'Humanité représentant 50% de son activité économique (c'est à peu près ce que pèse les pays "sanctionneurs" de la Russie) Pas par les pays qui représentent les autres 50% et 85% Je ne suis pas persuadé que Moscou espère encore renouer les liens avec les 50 / 15 ("inamicaux") à terme moindrement prévisible. Poutine n'avait peut-être pas prévu que la réaction occidentale à son invasion serait si décidée, mais je ne le vois pas reculer maintenant. La Russie va se débrouiller avec les 50 / 85 ("amicaux") Encore une fois, l'alternative pour Moscou c'est de fournir du gaz et d'autres matières premières contre des dollars et autres euros. C'est-à-dire en pratique contre quelque chose qui peut être bloqué n'importe quand. Donc quelque chose qui n'a guère de valeur. Qui n'en a plus pour la Russie maintenant. A noter le commentaire du porte-parole de la présidence russe Peskov aujourd'hui Il n'y aura pas de gaz gratuit: Peskov a autorisé l'arrêt des approvisionnements en l'absence de paiement en roubles La Russie ne sait pas encore quelles mesures elle prendra si l'Europe refuse de payer le gaz russe en roubles. Cependant, la Russie "ne fournira certainement pas de gaz à l'UE gratuitement", a déclaré Dmitri Peskov , porte-parole du président russe. (...) Si l'Europe refuse le pétrole russe, la Russie compensera la chute des offres des acheteurs européens par des offres d'acheteurs d'Asie du Sud-Est. L'Europe n'est pas le seul marché du pétrole, a souligné Peskov. Le message, c'est que pour la Russie maintenant livrer du gaz contre euros ou dollars, et le livrer gratuitement, c'est du pareil au même. Cette conclusion n'est pas une surprise. Vrai. Peskov parle du pétrole, parce que le pétrole ça se réoriente beaucoup plus facilement. Pour réorienter les flux de gaz, il faut beaucoup d'investissements qui demanderont du temps. Dans l'intervalle, Moscou vendra beaucoup moins de gaz. On s'y rassurera en se disant que c'est toujours mieux que le livrer contre rien, mais ça sera douloureux quand même. On gagnera beaucoup plus sur le pétrole et les autres matières premières vu l'augmentation de leur cours, et ça aidera à compenser le manque à gagner sur le gaz, mais le bilan restera peut-être quand même négatif. Encore une fois, c'est une guerre. A la guerre, même une guerre économique, on souffre. Et on se rassure aussi en constatant que celui d'en face il souffre aussi. Le boxeur qui se prend des grands coups dans le nez, de sa douleur il tire un surcroît d'agressivité pour lancer des gros directs dans la gueule du type d'en face. On n'est pas d'accord sur or ni bitcoin, mais inutile de relancer ce débat je crois Concernant les contrats, je pense pour les raisons déjà dites que ce sera pour tous, l'existant aussi. Après, si Pékin est réticent à faire passer au yuan le récent contrat gazier conclu entre Chine et Russie en euros, je suppose que Moscou saura être souple... puisque la Chine fait partie des 50 / 85. Avec les 50 / 15 je ne vois pas pourquoi il y aurait de la souplesse. Avec l'Inde, c'est déjà un mécanisme d'échange rouble / roupie qui est en train d'être mis en place. Avec promesse de gros contrats à la clé, puisqu'il y a des places à prendre sur le marché russe maintenant que les Européens s'en vont. Plus ristourne sur les achats de pétrole Moscou recherchera ce type d'arrangements avec les autres principales économies des 50 / 85 en plus de Chine et Inde : Brésil, Mexique, Indonésie, Iran, Arabie saoudite, Turquie, Thaïlande, Nigeria, Israël, Argentine... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour que l'option c) soit disponible, il faut trouver un moyen d'assurer la partie que j'ai mise en gras. Comment ? (C'est une question sérieuse. Moi je ne vois aucun moyen, mais est-ce que je manque quelque chose ?) Je ne suis pas sûr qu'il soit pratiquement impossible à Moscou de tenir cette position. - D'abord l'arrangement actuel, c'est-à-dire aux dernières nouvelles 97% du gaz acheté par les Européens en Russie qui est réglé en dollars ou en euros, n'a guère d'intérêt pour la Russie puisque les fonds sont soit déjà bloqués, soit peuvent l'être très facilement. Donc que perdent-ils à refuser cet arrangement ? - Ensuite la menace d'inflation exacerbée voire hyperinflation est durement combattue avec un taux d'intérêt directeur de la banque centrale porté à 20% - alors que l'inflation est aux alentours de 10% pour l'instant. Ce risque en est limité. - Enfin, et c'est peut-être le principal, la Russie a certes toujours besoin d'importer des produits finis - électronique, pharmacie, etc. - qu'elle ne fabrique pas, mais de toute façon elle ne les trouvera plus guère chez les Européens ni d'ailleurs chez les Américains. Mais chez les Asiatiques. Ceux avec lesquels elle est en train d'organiser des mécanismes d'échange monnaie nationale à monnaie nationale (rouble - roupie c'est déjà en cours par exemple) sans passer par aucune devise occidentale. Bien sûr il lui faudra exporter des matières premières comme jusqu'ici. Mais c'est bien ce qu'elle continue à prévoir. D'ailleurs sa balance commerciale est largement excédentaire depuis longtemps, et ça devrait encore s'améliorer avec les cours des matières premières qui s'orientent vers des sommets ==>Pour moi le programme annoncé par Poutine le 23 mars, précisé ensuite par diverses autres annonces, sera mis en œuvre. Donc, en commençant par le gaz, puis en l'étendant ensuite aux autres matières premières, la Russie n'échangera plus : - avec les pays "inamicaux" (qui sanctionnent Moscou) qu'en rouble ou en or - avec les pays "amicaux" (qui ne sanctionnent pas) qu'en rouble, monnaie du partenaire ou en bitcoin Dans tous les cas, les monnaies dollar, euro, franc suisse, livre, yen etc. sont de fait exclues. Je pense qu'on a largement passé le cap des "éléments de négociation". C'est une guerre. Militaire contre l'Ukraine. Economique entre Occident et Russie -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon ben la croissance économique en Allemagne cette année... et en Italie, dans les pays d'Europe centrale... je la sens mal ! Le G7 refuse de payer le gaz russe en roubles BERLIN, 28 mars (Reuters) - Les ministres de l'énergie du G7 rejettent l'exigence du président russe, Vladimir Poutine, d'un paiement en roubles du gaz russe vendu par Moscou aux pays "inamicaux", a déclaré lundi le ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck, après des discussions avec ses homologues du Groupe des sept pays les plus industrialisés. "Tous les ministres du G7 se sont accordés sur le fait qu'il s'agissait d'une rupture unilatérale claire des contrats existants", a-t-il dit après une réunion en visioconférence. "Ils ont souligné une nouvelle fois que les contrats conclus étaient valides et que les entreprises devaient les respecter (..) Le paiement en roubles est inacceptable et nous appelons les entreprises concernées à ne pas se plier à l'exigence de Poutine", a-t-il ajouté. "La tentative de Poutine de nous diviser est évidente mais, comme vous pouvez le constater au vu de cette grande unité et de cette détermination, nous ne nous laisserons pas diviser." Peu auparavant, le Kremlin avait déclaré réfléchir aux moyens lui permettant d'accepter le paiement de ses exportations de gaz naturel en roubles, ajoutant qu'il réagirait si ses clients européens refusaient d'utiliser la monnaie nationale. Sauf à ce que la décision annoncée par Poutine publiquement le 23 mars (paiement en roubles de tous les achats de gaz par pays "inamicaux" suivant un mécanisme à rendre opérationnel d'ici une semaine) ne soit que rhétorique creuse - hmmm ... - les deux options disponibles sont : a) payer des roubles, et recevoir du gaz b) ne pas payer des roubles, ne pas recevoir de gaz Si l'option a) est refusée, a priori pas de gaz. Et si pas de gaz, en France opération "rationnement mais ça tient", en Allemagne, Italie, dans divers pays d'Europe centrale opération "débrayages en pagaille et pour longtemps" Ca sent la récession sévère. Voire le harakiri économique ==>A moins qu'il ne s'agisse que de la position initiale "On va pas accepter ça sans au moins dire que c'est illégal, on ne dira oui qu'une fois contraints et forcés" ? Possible, mais je n'en jurerais pas -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Une interprétation optimiste de la communication du MinDef russe vendredi dernier, c'est qu'en faisant une liste interminable de matériels ukrainiens censément détruit ils proclamaient l'atteinte de l'objectif russe de "démilitarisation" de l'Ukraine. Ce qui signifie qu'une fois achevée la conquête du Donbass sur laquelle ils se concentrent maintenant, il ne resterait qu'un accord sur la neutralité de l'Ukraine à obtenir - et Zelenski s'y déclare prêt sous réserve d'être ensuite approuvé par référendum - pour que Moscou puisse clamer victoire et s'en tenir là. Donc une vraie chance de mise en place d'un cessez-le-feu dans quelques semaines suivi d'une signature de l'accord quelques temps plus tard enfin d'un retrait des forces russes du territoire restant à l'Ukraine. ==>Bref, Poutine aurait décidé de limiter les pertes en se satisfaisant d'une atteinte partielle de ses objectifs, suffisante toutefois pour pouvoir clamer qu'il s'agit d'une victoire ... Ce qui signifierait pour l'Ukraine la fin du cauchemar, perdant la partie du Donbass qu'elle contrôlait mais sauvegardant à la fois sa souveraineté (modulo engagement de neutralité à l'autrichienne), son accès à la Mer noire et à la mer d'Azov ainsi que la possibilité de reconstituer ses forces armées pour dissuader une nouvelle agression russe dans 5 ou 10 ans Une interprétation plus pessimiste de cette communication des généraux russes est que quelqu'un dans l'état-major russe a réalisé qu'à courir trois lièvres à la fois en dispersant leurs forces (contrôle de Kiev + contrôle du littoral de la Mer Noire jusqu'à Odessa + destruction des unités ukrainiennes du Donbass) ils s'empêchaient d'en atteindre aucun. Ce qui serait assez cohérent avec les mises en défense du dispositif russe autour de Kiev et en d'autres lieux rapportées par Michel Goya, permettant de les tenir avec moins de forces et moins de pertes, en utilisant les ressources dégagées pour renforcer puis fermer une pince sur la ligne Zaporijia - Kharkiv et transformer le Donbass et ses alentours en "chaudron" pour les forces ukrainiennes. ==>L'inflexion actuelle serait non la modération des objectifs mais la décision de les atteindre séquentiellement ... Ce qui signifierait pour l'Ukraine que la guerre continuerait pendant beaucoup plus longtemps, et que les pertes seraient au final plus grandes, soit acceptation pleine et entière des conditions définies par Poutine, y compris la démilitarisation qui laisserait l'Ukraine ouverte à n'importe quel chantage à l'avenir, soit conquête - c'est-à-dire destruction - d'autres villes, pertes de territoires supplémentaires etc. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
A noter l'inscription en filigrane au milieu de la vidéo, qui veut dire "Club masculin du Donbass" ... Du coup, si c'est bien le Donbass, je me demande s'il s'agit de civils pro-ukrainiens ou de civils séparatistes ? En tout cas, le commentaire en anglais ("Zaporijia") et le commentaire originel en russe ("Donbass") ne correspondent pas -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
D'accord sur le manque de crédibilité d'une offensive terrestre russe contre la Pologne. Ce qui, sans m'inquiéter vraiment, m'intrigue quelque peu, c'est la possibilité / le risque que Poutine lance une frappe contre le territoire polonais. Ce serait de la folie, d'un certain côté, mais pourrait-il rationaliser une telle folie avec l'idée d' "escalader pour désescalader" ? Imaginant qu'en frappant des bases impliquées dans le transfert d'armes occidentales vers l'Ukraine, il fasse suffisamment peur pour que ces transferts cessent ou du moins soient limités ? Je ne pense pas que ça marcherait, mais qu'en pense M'sieur Vladimir ? Je n'y crois pas vraiment moi-même. Mais bon je ne suis pas absolument sûr de ce que Poutine croit lui Je suis d'accord, on n'a pas à le faire. Mais j'ai quand même l'impression que dans pas mal de pays comme Allemagne, et plus à l'est, ça se pratique pas mal... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon, je ne vais pas me faire de film, hein Je ne vais pas me faire de film, parce que je l'ai décidé. C'est un acte volontaire. Voilà ! Mais je dois avouer ne pas aimer ce parallèle - Le 17 février, de la fumée se dégageait de l'ambassade russe à Kiev. Y faisait-on brûler des dossiers ? Signe "classique" d'événements graves en préparation, de gens qui se préparent à la fermeture de l'ambassade. Une semaine plus tard, le 24 février... - Le 23 mars, alors que la Pologne annonçait l'expulsion de 45 diplomates russes, l'ambassade russe à Varsovie faisait à son tour beaucoup de fumée, comme si on y brûlait des dossiers. Le 24 mars, on apprenait que les principaux chefs militaires russes déclinent les appels de leurs homologues américains destinés à limiter tout risque d'escalade en Ukraine. Le 25 mars, la Russie, accusant la Pologne d'une "escalade dangereuse" promettait une réponse qui "fera réfléchir les provocateurs polonais" Bon, il y a des explications rassurantes à tous ces faits. Après tout, les 45 diplomates expulsés voulaient peut-être brûler leurs papiers avant de partir ? Même s'il aurait pu sembler plus naturel de les laisser à leurs successeurs. Et puis les chefs militaires russes veulent peut-être simplement faire passer le message "Une botte américaine sur le sol ukrainien, inutile d'espérer limiter l'escalade, les conséquences à vous de les deviner", afin que les Américains ne tentent strictement rien. Et puis la rhétorique russe peut parfois être assez stridente de toute façon... Même si on a pu constater il n'y a pas si longtemps que parfois ce n'est pas seulement rhétorique. N'empêche, je n'aime pas ça -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Un point sur les conversations téléphoniques internationales de Poutine depuis le début de l'invasion Donc, si on se limite aux Etats considérés par la Russie "inamicaux", c'est-à-dire ceux qui ont établi des sanctions contre elle suite à l' "opération spéciale", nous avons : 8 avec Macron, 6 avec Scholz, 2 avec un représentant de l'UE, 2 avec le Luxembourg. Et c'est tout. C'est-à-dire qu'un certain Boris n'a pas une fois parlé avec le président russe. Et surtout, un certain Joe lui a causé 0 fois ! ==>Hey Mr President, est-ce bien raisonnable ? Y aurait pas une crise internationale en cours ? Utilisez tous les noms d'oiseau que vous voulez, c'est pas le problème, mais ça se fait de parler avec les adversaires. Surtout avec les adversaires, disent certains... Ca participe de la sécurité, disent certains... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca pourrait aussi bien être sur l'un ou l'autre fil de la guerre Russie-Ukraine, implications géopolitiques oui, mais lien évident avec les opérations militaires. Le dirigeant de la RPL déclare qu'un référendum sur l'adhésion à la Russie pourrait être organisé prochainement (...) Le chef de la RPL, Léonid Pasechnik, a déclaré aux journalistes dimanche. "Je pense que dans un avenir proche, un référendum sera organisé sur le territoire de la république, où le peuple exercera son droit constitutionnel absolu et exprimera son opinion sur l'adhésion à la Fédération de Russie. Pour une raison quelconque, je suis sûr que c'est exactement ce qui va se passer". Une surprise ? Sur le fond, non bien sûr. Mais perso, je ne m'attendais pas à ce que ça arrive aussi rapidement. On appréciera au passage le pressentiment de Pasechnik - mais il ne saurait dire pourquoi, hein - comme quoi le peuple, quand on le consultera, répondra exactement comme M. Pasechnik, et M. Poutine, le désirent... -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici la vidéo d'une experte en géopolitique qui semble du même avis -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon, je crois que toi comme moi avons besoin d'équilibrer un peu les choses. D'ailleurs certains autres contributeurs nous l'ont bien signifié. Soyons honnêtes : on a le droit d'avoir ses préférences, mais il faut quand même être juste. Viser l'objectivité. Au cas où, voici la solution que j'ai trouvée J'peux partager des adresses, si ça t'intéresse -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Faux. Ce ne sont pas eux qui ont le contrôle de la guerre économique occidentale destinée à les empêcher d'exporter. Faux. Relis la phrase à laquelle tu réponds. Faux. Sinon, fournis une source à l'appui de tes dires. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Tu dis pas mal de choses avec lesquelles je suis d'accord. Pas de débat de ma part. Et il y a un point sur lequel je ne te rejoins pas du tout. C'est cependant un point très important. Je commence par ta question sur mon biais. Le mieux est que je partage une information personnelle. Ce qui ne fait pas débat de ma part, en vrac : - Le régime ukrainien est certes loin d'être une démocratie "plus ou moins correcte" telle que nous l'avons en France, il n'empêche que comparé à l'autocratie russe "y a pas photo !" - Les prétextes utilisés par Poutine pour justification de son agression sont non seulement mensongers, mais effectivement indécents - L'expansionnisme territorial de Poutine, que personnellement je rapproche de celui de Bismarck, est tout aussi acceptable que celui de ce chancelier allemand du XIXème siècle. C'est à dire qu'il ne l'est pas, évidemment - Tous les empêchements mettant en danger voire bloquant complètement les exportations ukrainiennes de blé sont de responsabilité russe - je l'avais d'ailleurs écrit un peu plus haut dans ce fil. Cela correspond aux trois premières causes que tu listes Le point très important où je ne suis pas d'accord du tout, c'est lorsque tu écris Incertitudes sur le financement => Partiellement dû à l'Occident mais pas que, si la Russie se met à changer les monnaies d'échange comme elle le fait pour le gaz, c'est aussi de sa responsabilité Non. Il n'y a pas de "partiellement". La politique consciente de l'Occident est d'étrangler l'économie russe, en espérant que Moscou en réduira ses exigences vis-à-vis de l'Ukraine ou écourtera son agression, et sans faire tout le nécessaire pour s'assurer de ne pas provoquer des famines en conséquence. La Russie parviendra-t-elle à échapper suffisamment à cet étranglement pour exporter ses matières premières, surtout blé et engrais dont l'absence se ferait le plus cruellement sentir ? C'est ce que je souhaite de tout coeur. Non à cause d'un "biais prorusse", mais à cause d'un biais antifamine. Que j'assume, oui ! Comme indiqué par le graphique dans mon post auquel tu répondais, l'Ukraine en termes de blé exporté c'est comme la France, la Russie c'est deux fois plus. L'Ukraine coupée du marché mondial d'une part c'est peut-être (?????) quelque chose auquel il est possible de faire face en poussant les productions partout ailleurs, d'autre part c'est de toute façon la décision de Poutine et de personne d'autre. La Russie coupée du marché mondial des céréales, c'est à l'évidence quelque chose contre quoi on n'a pas de remède, et c'est bien la faute (s'ils réussissent) des gouvernements occidentaux. Y compris celui de mon pays la France. Ce qui me fait franchement suer, pour rester poli Je n'ai pas les éléments pour estimer l'impact en termes de nombre de personnes affamées, et en termes de nombre de morts, si à la fois les exportations ukrainiennes et russes de blé cessent (1/3 de ce total est ukrainien, responsabilité Poutine, 2/3 du total est russe, responsabilité nos dirigeants). Ce que je sais, c'est que de l'ONU au ministre français de l'agriculture, en passant par le président américain ("Ah ouais y aura des pénuries alimentaires"), le discours est unanime, et tout sauf modéré ("ouragan de famines") ==>A entendre ce discours, je peux très bien imaginer que le bilan humain d'un tel "ouragan de famines" s'il n'est pas évité (plus importante condition pour cela, que la Russie parvienne à continuer à exporter, condition utile que la Russie cesse d'empêcher l'Ukraine de le faire) sera encore plus lourd que celui de l'invasion russe en Ukraine. Laquelle, soyons réaliste, coûte / va coûter au minimum des dizaines de milliers de vies si ce n'est pire. De mon point de vue, à la fois les Ukrainiens et les Russes mènent aujourd'hui une guerre juste. Mais des catégories différentes de personnes... - En Ukraine, ce sont les soldats ukrainiens, parce qu'ils défendent leur pays contre l'envahisseur russe - En Russie, ce sont les gouvernants / banquiers / logisticiens, lorsqu'ils tentent de continuer à exporter malgré l'étranglement occidental. Car même si ce n'est pas leur objectif premier - ils veulent avant tout éviter l'effondrement de l'économie de leur pays - leur réussite signifierait la limitation drastique du nombre d'Africains, Moyen-Orientaux et/ou Indiens qui souffriront de malnutrition voire en mourront -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Le meilleur scénario à mon sens serait que d'une part la Russie parvienne à continuer d'exporter - peut-être avec d'autres logisticiens ? - ce qui limiterait le manque sur le marché aux seules exportations de l'Ukraine - déjà conséquentes il est vrai. Tandis qu'un effort de tous les autres France, Etats-Unis, Canada, Argentine etc. pour augmenter leur production permette de combler le plus gros de ce manque-là. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
@cracou Je te laisse prendre une tisane, respirer un grand coup, bref te calmer. S'échauffer quand on discute, ça arrive à tout le monde, mais là tu passes les bornes. Le ton, plus les fausses accusations à répétition, à la fin c'est trop. Pour les autres - ou pour toi quand tu seras redescendu en tension - voici quelques éléments de contexte intéressants La guerre des greniers à blé fait planer la menace «d’un ouragan de famines» La hausse du cours des céréales et leur acheminement plus qu’incertain exposent une quarantaine de pays parmi les plus pauvres du monde à une crise alimentaire et sociale dramatique. La Russie, premier exportateur mondial de blé, et l’Ukraine, quatrième, représentent environ 30% des exportations mondiales de blé et près de 50% de l’huile de tournesol. Les menaces qui pèsent sur les productions et les exportations de ces deux géants agricoles en guerre expliquent logiquement une flambée des prix due aux craintes de pénurie. Premier facteur évident de perturbation : le transport. L’essentiel des cargaisons de blé à destination des pays méditerranéens et africains part des ports de la mer Noire, qui n’a jamais aussi tristement porté son nom. Le trafic est paralysé à partir des ports ukrainiens, notamment Mikolaïv, Marioupol et Odessa, déjà ou potentiellement bientôt sous le feu. Et si des chargements russes se poursuivent au départ des ports de Crimée ou des côtes de Russie, d’autres problèmes se posent. «Quel assureur est aujourd’hui disposé à assurer des bateaux sur la mer Noire ?» demande Arthur Portier d’Agritel, cabinet de conseil français leader de l’analyse des marchés des matières premières agricoles. «Puis il y a la question des paiements pour la Russie, du fait des sanctions qui l’excluent du système financier international», ajoute l’expert. Bref, c'est bien la logistique le problème principal. Du fait de la guerre, s'agissant des ports où transitent d'habitude les cargaisons ukrainiennes, et l'exportation par rail ne peut remplacer qu'une partie, sans compter l'incertitude sur la récolte, ce à quoi s'ajoutent les incertitudes sur la récolte à venir. Du fait des sanctions s'opposant aux paiements, s'agissant des exportations russes. Et voici une visualisation des quantités concernées : En gros, l'Ukraine c'est à peu près autant que la France en termes d'exportations de blé. Et la Russie, c'est le double. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je te laisse expliquer cela au secrétaire général des Nations Unies, qui n'a pas l'air convaincu que la Russie pourra bien exporter son blé. Il semble même être convaincu du contraire. En raison du blocage de productions agricoles en Ukraine et Russie, la guerre devrait, dans ses répercussions, frapper «le plus durement les plus pauvres et semer les germes de l'instabilité politique et de troubles dans le monde entier», a souligné Antonio Guterres. (...) Au total, «45 pays africains et pays les moins avancés importent au moins un tiers de leur blé d'Ukraine ou de Russie - 18 de ces pays en importent au moins 50%. Cela comprend des pays comme le Burkina Faso, l'Égypte, la République démocratique du Congo, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen», a indiqué le chef de l'ONU, en réclamant à nouveau un arrêt au plus vite des hostilités. Tu pourras lui donner tes sources, pendant que tu y es. Puisque tu ne juges pas à propos de les partager avec nous simples mortels Plus précisément « Actuellement, une situation se crée où, en raison du sabotage des livraisons par un certain nombre de sociétés de logistique étrangères, les agriculteurs d’Europe et d’autres pays ne peuvent pas recevoir les volumes d’engrais contractuels », a indiqué dans un communiqué le ministère russe de l’Industrie, le vendredi 4 mars 2022. (...) « Le ministère russe de l’Industrie et du Commerce a été contraint de recommander aux producteurs russes de suspendre temporairement l’expédition d’engrais russes destinés à l’exportation », a-t-il ajouté. Cette recommandation est faite « jusqu’à ce que les transporteurs reprennent le travail régulier et fournissent des garanties pour la mise en œuvre intégrale des livraisons à l’exportation d’engrais russes ». Ben oui. Pour pouvoir exporter des engrais, il ne faut pas seulement que le commerce de ces engrais ne soit pas visé directement. Il faut encore que la logistique puisse fonctionner. Et il semblerait qu'à partir de fin février / début mars cela soit devenu plus difficile... Il y a aussi des effets indirects des sanctions. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est par là -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je passe sur le ton, même s'il ne correspond pas du tout au niveau attendu sur le forum. Il faut vraiment se rappeler que l'Ukraine est le 5ème exportateur mondial de blé, et la Russie le 1er. - Le blocage des exportations ukrainiennes est évidemment du fait de la Russie - Le blocage des exportations russes est l'objectif des Américains et Européens Le second effet est bien plus grand que le premier. Et il faut encore y ajouter le blocage des exportations russes d'engrais, également visé par les Américano-Européens. Naturellement, si la Russie parvient à exporter son blé et ses engrais comme d'habitude, les pénuries alimentaires seront incomparablement plus limitées. Mais si elle y parvient, ce ne sera que malgré les sanctions occidentales. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
La Russie apporte des précisions supplémentaires sur les monnaies acceptables pour régler ses exportations "Lorsqu'il s'agit de nos pays "amis", comme la Chine ou la Turquie, qui ne font pas pression sur nous, alors nous leur proposons depuis un moment de basculer les paiements vers les monnaies nationales, comme les roubles et les yuans", a déclaré Zavalny lors de la conférence de presse. "Avec la Turquie, cela peut être la lire et le rouble. Il peut donc y avoir une variété de monnaies, et c'est une pratique standard. S'ils veulent du bitcoin, nous ferons des échanges en bitcoin." (...) Le président de la commission de l'énergie de la Douma d'État a fait écho à la décision de M. Poutine tout en ajoutant que le pays devrait également accepter l'or. "Lorsque nous échangeons avec les pays occidentaux... ils doivent payer en argent dur", a déclaré M. Zavalny. "Et l'argent dur, c'est l'or, ou ils doivent payer dans des devises qui nous conviennent, et c'est la monnaie nationale - le rouble. Cela concerne nos pays 'inamicaux'." Donc, pour les "inamicaux" (pays de l'UE, Etats-Unis, Royaume-Uni, Japon, Suisse et quelques autres) ==>Rouble, ou Or Pour les "amicaux" (tous les autres) ==>Monnaie du partenaire, ou Rouble, ou Bitcoin Bob avait raison... The times, they are a'changing ! Joe, Manu, Olaf, Boris, Romano... ? Juste un mot. Nan, juste un -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Le président Biden dit ici des choses intéressantes. Un petit manque de cohérence au début peut-être, mais ensuite.. Le "parler vrai" (Rafraîchissant, quand on compare à la communication politique chez nous) "S'agissant des pénuries alimentaires... Oui nous avons... Nous... donc parlons de pénuries alimentaires. Et... ça sera pour de vrai. Le prix des sanctions n'est pas imposé seulement à la Russie. Il s'impose aussi bien à toutes sortes de pays, y compris les pays européens et tout autant notre pays" Je suis sûr qu'en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde, on applaudira les Américano-Européens pour ce cadeau. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Peut-être pas, mais le porte-parole parlait ici des pertes ukrainiennes dans la seule région du Donbass. Il faudrait donc imaginer des pertes ukrainiennes nettement plus grandes sur l'ensemble du pays. Je ne dis pas que c'est absolument impossible, mais enfin la propagande est intense... je n'en resterais pas au grain de sel, on peut mettre toute la salière sur ces chiffres de mon point de vue -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Voici par ailleurs la retranscription publiée par Interfax, qui est assez complète. La possibilité d'un assaut sur les villes bloquées par les militaires russes en Ukraine n'est pas exclue, mais l'objectif principal est la libération complète du Donbass, a déclaré Sergueï Rudskoï, chef de la Direction opérationnelle principale (GOU) de l'état-major des forces armées russes. "Initialement, nous n'avions pas prévu de les prendre d'assaut afin d'éviter les destructions et de minimiser les pertes parmi le personnel et les civils", a déclaré M. Rudskoy lors d'un briefing vendredi. "Bien que nous n'excluions pas une telle possibilité, cependant, à mesure que les groupes individuels remplissent leurs tâches, et qu'elles sont résolues avec succès, nos forces et nos moyens se concentreront sur l'essentiel - la libération complète du Donbass", a déclaré le chef de l'état-major général. Selon lui, au cours du mois qui a suivi le début de l'opération spéciale en Ukraine, les militaires russes ont bloqué Kiev, pris le contrôle total de Kherson et de la majeure partie de la région de Zaporizhzhya. "Les offensives des forces armées russes sont menées dans différentes directions. En conséquence, les troupes russes ont bloqué Kiev, Kharkiv, Tchernihiv, Sumy et Mykolaiv. Kherson et une grande partie de la région de Zaporizhzhya sont sous contrôle total", a déclaré M. Rudskoy. Il a précisé que le blocus des villes ukrainiennes était effectué "dans le but de causer de tels dommages à l'infrastructure militaire, à l'équipement et au personnel de l'AFU, dont les résultats leur permettent non seulement de restreindre leurs forces et de les empêcher de renforcer leur groupement dans le Donbas, mais aussi de les empêcher de le faire jusqu'à ce que l'armée russe libère entièrement les territoires de la DNR et de la LNR." M. Rudskoy a également déclaré que l'armée russe avait détruit 16 grands aérodromes militaires ukrainiens. "16 principaux aérodromes militaires à partir desquels des sorties de combat de l'aviation de l'AFU ont été effectuées ont été touchés", a-t-il déclaré. "39 bases de stockage et arsenaux ont été détruits, qui contenaient jusqu'à 70% de tous les stocks d'équipements militaires, de matériel et de carburant, ainsi que plus de 1 million 54 mille tonnes de munitions", a déclaré le chef de l'UAA de l'état-major général. Il a également souligné que l'armée russe avait acquis en deux jours la suprématie dans le ciel de l'Ukraine. "Les tâches ont été effectuées dans le but de minimiser les pertes parmi le personnel et de minimiser les dommages aux civils. Avec le début de l'opération militaire spéciale, la suprématie aérienne a été acquise au cours des deux premiers jours", a déclaré Rudskoy. Par ailleurs, l'Etat-major a reconnu un nouveau chiffre de pertes Le ministère russe de la Défense a communiqué des données sur les victimes de l'opération militaire spéciale en Ukraine : 1 351 personnes sont mortes et 3 825 ont été blessées. "Malheureusement, il y a des victimes parmi nos compagnons d'armes au cours de l'opération militaire spéciale. À ce jour, 1 351 militaires ont été tués et 3 825 blessés", a déclaré Sergei Rudskoy, chef de la Direction opérationnelle principale (GOU) de l'état-major des forces armées russes, premier chef adjoint de l'état-major général, lors d'un briefing vendredi. "Toutes les solutions pour soutenir les familles seront prises en charge par l'État, l'éducation des enfants jusqu'à l'enseignement supérieur, le remboursement intégral des prêts, la résolution de la question du logement", a déclaré M. Rudskoy. Naturellement, il est permis de penser que ce chiffre de tués "1 351" est sous-estimé, de même que les chiffres américains "7 000" et ukrainiens "15 000" sont surestimés. Et il a annoncé ses propres estimations des pertes ukrainiennes L'état-major général des forces armées de la Fédération de Russie rapporte que l'approvisionnement des troupes ukrainiennes dans le Donbass a été presque complètement arrêté. "La fourniture de missiles et de munitions, de carburant et de nourriture aux troupes ukrainiennes a été presque complètement arrêtée", a déclaré vendredi Sergei Rudskoy, chef de la direction opérationnelle principale de l'état-major russe, lors d'un point de presse. "Les dépôts de terrain d'armes et de munitions de roquettes et d'artillerie, ainsi que de carburant et de lubrifiants situés directement dans la zone de l'opération des forces conjointes sont en cours de destruction. À ce jour, 32 de ces objets ont été détruits, soit 61% de leur nombre total, " il ajouta. Selon Rudsky, les pertes irrémédiables du groupe militaire ukrainien dans le Donbass dépassent sept mille personnes. "Les structures de pouvoir de l'Ukraine dans la zone d'opération des forces conjointes ont perdu environ 16 000 personnes, soit 26% du nombre total du groupe au 24 février de cette année. Parmi celles-ci, plus de 7 000 sont des pertes irrémédiables", Rudskoï a précisé. Il a noté qu'au moment du début de l'opération militaire en Ukraine, le nombre total de groupes militaires dans le Donbass était de 59 300 personnes. "Pendant huit ans, dans la zone de la soi-disant opération des forces conjointes, une zone de défense profondément échelonnée et bien fortifiée a été préparée, qui est un système de structures monolithiques en béton à long terme. À cet égard, dans Afin de minimiser la perte de personnel militaire des forces armées de la Fédération de Russie, de la LPR et de la RPD, la conduite des opérations offensives est précédée d'une puissante défaite par le feu de l'ennemi dans les points forts et dans ses réserves", a ajouté Rudskoï. Là, naturellement, il faut considérer ces chiffres comme surestimés Au cas où je serais visé par ce persiflage ... Le syndrome de mon côté est : "tenter de s'y retrouver dans le brouillard de guerre et la propagande des deux camps". En se rappelant cette sage maxime : la première victime de la guerre est la vérité. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
The Guardian (...) L'armée russe a envisagé deux options pour son opération en Ukraine, l'une limitée au Donbas et l'autre à l'ensemble du territoire ukrainien, avant d'opter pour la seconde, a déclaré M. Rudskoi. Ils ne se sont pas emmêlés les pinceaux entre les deux "options", eux. L'Etat-major russe a en effet annoncé qu'ils allaient se concentrer dans la phase suivante sur le Donbass. Pas qu'ils choisissaient l'option de s'en tenir au Donbass, comme rapporté trop vite par plusieurs médias français. Ils ont confirmé avoir choisi l'option maximaliste de "mesures de démilitarisation et de dénazification du pays". -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : Opérations militaires
Alexis a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Je suis impressionné par les performances des médias français ... Le Monde rapporte en effet que l'Etat-major russe aurait annoncé aujourd'hui que parmi deux options "libérer" le Donbass et viser l'ensemble de l'Ukraine il se concentrerait désormais sur le seul Donbass. Information reprise par les Echos, d'autres sans doute... Information que j'ai personnellement reçue dans le C Dans l'Air d'aujourd'hui, qui fait discuter par des spécialistes ce tournant capital, sa signification, etc. ... Bon, je l'ai cherchée ailleurs Médias anglo-saxons ? Ils n'en parlent pas. Médias russes ? Ils rapportent que l'Etat-major a dit différentes choses en effet... mais pas celle-là. ==>Plus précisément, il a dit exactement le contraire ! Le colonel-général Sergei Rudskoy, premier chef adjoint de l'état-major général des forces armées russes, a déclaré que la partie russe avait initialement envisagé deux options pour mener une opération spéciale en Ukraine, rapporte TASS . Selon les militaires, le premier scénario supposait que l'opération serait limitée au territoire de la RPD et de la RPL à l'intérieur des frontières administratives des régions de Donetsk et de Louhansk, ce qui est énoncé dans les constitutions des républiques. "Mais alors nous serions confrontés à la reconstitution constante par les autorités ukrainiennes du groupe impliqué dans la soi-disant opération des forces combinées", a déclaré Rudskoï. Selon lui, il a donc été décidé de choisir la deuxième option, qui prévoit des actions dans toute l'Ukraine avec la mise en œuvre de mesures de démilitarisation et de dénazification du pays. Et c'est aussi rapporté par Ura, par Lenta... dans les mêmes termes ! Bravo. Non, mais BRAVO !!! Je précise que je ne suis absolument pas un journaliste. Je n'ai même pas le russe courant - pas tout à fait. Non, je suis juste un type armé d'une connexion Internet et qui utilise un quart d'heure pour vérifier des infos. ==>Il serait peut-être temps que les médias français se professionnalisent ! -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Alexis a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Une autre question que je me pose - mais je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'informations ouvertes sur le sujet, et si quelqu'un parmi nous se trouvait en avoir de plus confidentielles j'ose espérer qu'il saurait rester discret. C'est la vulnérabilité de ces terminaux. Pas au sabotage, hein. Non, juste aux "accidents" Pas une question actuelle, bien sûr. Mais en cas de continuation de la montée, peut-être pas aux extrêmes, mais disons plus haut ? C'est que le gaz, a priori, ça peut brûler...