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Tout ce qui a été posté par Alexis
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Ça ne colle pas du tout. C'est absolument faux. Il y a bien d'autres interprétations possibles. D'ailleurs il y a plusieurs versions de l'histoire suivant laquelle le drapeau a été défini. Oui ... Il y a d'autres rumeurs de ce genre, d'autres interprétations tout à fait abusives. Tenez, à propos du drapeau du Pakistan Certaines personnes ont voulu y voir des symboles confessionnels. Le vert serait celui de l'Islam. Le croissant serait un symbole musulman. Mais là non plus, ça ne tient pas debout. Et ça ne colle pas du tout. La coïncidence comme quoi un pays majoritairement musulman choisit pour drapeau un graphisme qui allie des symboles traditionnels musulmans ? Ce n'est qu'une coïncidence, naturellement. Ou alors, tout au plus, quelqu'un a vu ces symboles sur un objet quelconque et a choisi de les réutiliser parce qu'il les trouvait jolis. Point barre. De même, que le drapeau européen ait été choisi en rassemblant le bleu traditionnellement associé à Marie ainsi que la couronne de douze étoiles avec laquelle elle est souvent représentée en référence au livre de l'Apocalypse n'est qu'une coïncidence. Naturellement Encore une fois, ce n'est pas moi que ça dérangerait, personnellement. Mais je peux comprendre qu'un partisan de la laïcité plus sourcilleux que moi y trouve à redire. Et avec tout mon respect, les réactions de déni de la part de pas mal de personnes quand ce sujet est évoqué sont un peu amusantes Le drapeau de l'UE est un drapeau non seulement chrétien, mais plus précisément catholique, évoquant la dévotion à Marie moins usitée chez les protestants. Il ne sert pas à grand chose de nier ce qui crève les yeux. -
Ce qui est intéressant dans cette expérience – par ailleurs simple sur le principe il faut en être conscient – c’est qu’elle suggère que les formes d’onde cérébrale correspondant à deux visualisations données – « balle à gauche » et « balle à droite » que l’ordinateur tente de reconnaître – sont universelles dans l’espèce humaine. Si chacun avait sa propre forme d’onde personnelle pour telle pensée donnée, la reconnaissance ne pourrait pas fonctionner du tout. Au final, comme l’explique le présentateur, grâce en partie aux données récoltées par l’expérience, leur système d’apprentissage automatique sera parvenu à reconnaître et discriminer deux visualisations cérébrales humaines. Deux ce n’est pas beaucoup évidemment, mais ça pourrait ne pas être le dernier mot de cette technique. Combien de visualisations différentes un système d’apprentissage pourrait-il parvenir à reconnaître, en augmentant la quantité de données – le nombre de personnes testées – et peut-être le nombre d’électrodes ? Serait-il possible de développer cette expérience en un système permettant par exemple à un tétraplégique de conduire une voiture ? Ou un pilote d'avion de chasse de réagir, peut-être plus rapidement qu'avec les commandes ordinaires, dans un combat tournoyant à fort facteur G ? Ou telle autre application militaire qu'il vous plaira d'imaginer... ou plutôt de visualiser ? Bien sûr, il y a du pain sur la planche avant de reproduire l'exploit des Soviétiques en 1982 avec leur super-chasseur Mig-31 Firefox hypersonique Mach 6 furtif et commandé par la pensée ... mais ça pourrait être le premier pas.
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
L'amendement visant à faire remplacer le drapeau européen de l'Assemblée nationale par un drapeau de l'ONU doit à en croire Libération être qualifié d' "europhobe". Je ne peux qu'en conclure que la décision de refuser le drapeau de l'ONU pour l'Assemblée était mondophobe Et elle est bien évidemment symbolique : la France comme partie d'un Empire, non comme un membre de la fraternité universelle des Nations. Mélenchon rappelait aussi ce que trop de gens ont oublié, c'est-à-dire que le drapeau européen est un symbole confessionnel, plus précisément catholique puisque c'est la couronne de la Vierge Marie Mère de Dieu. Personnellement ce n'est pas ça qui me dérangerait trop, mais j'ai entendu une rumeur, quelqu'un peut-il confirmer ou infirmer ? On m'a dit que certains Français ne seraient pas catholiques ? -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est pas un béguin, c'est tout à fait raisonné. Il a été maire de Londres, et il va falloir trouver un remplacement à Anne Hidalgo. Voir par exemple sa réponse à une question qui commence par "Si vous étiez maire de Paris..." En plus, il semble pouvoir envisager d'accomplir la promesse que Chirac a "oubliée" et de se baigner dans la Seine. Moi je dis que c'est le meilleur candidat Vaquer tranquillement à ses affaires en attendant le 31 octobre et le Hard Brexit Day ? -
Malheureux et inconscient que je suis ! J'ai traumatisé toutes sortes de bons & joyeux contributeurs du forum en affichant une image - une vidéo même - de types en train de s'enfiler du <censuré> ainsi que du <censuré> au lieu de nourritures destinées à l'être humain Que je lève la censure ? Pas question, non, je ne vais pas recommencer ! Je peux utiliser des noms de code : BM et CC. Je ne peux que faire amende honorable et présenter mes excuses les plus plates... Et pour adoucir quelque peu les visions d'horreur d'un peu plus haut, voici quelques images de boissons saines et revigorantes Tant il est vrai que quelle que soit l'occasion, que la célébration soit festive ou religieuse, il ne faut pas oublier la qualité !
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Israël, le Yémen, l'Irak... Le Hezbollah, les Houthis, les milices chiites... Il n'y aurait pas un petit oubli, là ? Quid de l'Iran ? L'idée qu'un pays va se laisser placer sous blocus et bombarder sans répondre par lui-même, qu'il se contentera de faire jouer ses affidés - dont chacun est relativement petit et n'a qu'une fraction de sa force - alors que les bombes pleuvent et que l'infrastructure industrielle, civile et militaire est en train d'être ravagée... Comment dire ? Je ne trouve pas ça très convaincant J'en profite pour faire un petit intermède religieux avec une image pieuse
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Pour ce qui est de rejoindre une intervention militaire américaine qui serait clairement une "guerre de choix", la capacité de Berlin à dire non est solidement basée sur la capacité du peuple allemand à dire NEIN à ce genre de folie. En pratique, le gouvernement allemand n'aurait pas d'autre choix. L'Afghanistan était une exception, motivée par le fait que l'allié américain avait à l'évidence été attaqué un certain 11 septembre. On en est fort loin ici. Très mauvais calcul, déjà vérifié sur un certain nombre d'exemples du passé comme dit plus haut. Reste que les Etats-Unis ont clairement les moyens de détruire ces infrastructures, pensant surtout aux moyens civils. Bref de faire subir à l'Iran ce qui fut fait à l'Irak en 1991, ou dans une version moins extrême à la Serbie en 1999. Le problème pour Washington, ce serait que les Iraniens ont une forme de dissuasion. Pas nucléaire bien sûr, mais la capacité de fiche un boxon absolument majeur dans la région du Golfe, qu'il faudrait dans le meilleur des cas des mois et des mois à Washington et ses alliés pour commencer à contenir et réduire - et pas mal de troupes au sol sans doute, avec pertes afférentes. Les conséquences en terme d'exportation du pétrole, et de récession mondiale, sont évidentes. Trump pourrait-il ne pas être dissuadé par de telles conséquences, s'il estime qu'elles seront avant tout centrées sur les rivaux que sont Chine et Europe ? Ça me paraît difficile d'imaginer qu'il joue un jeu si risqué, et risqué surtout pour sa réélection, il faudrait qu'il soit aveugle aux impacts économiques sur les Etats-Unis d'une récession mondiale, cela l'année juste avant les élections... S'il est réélu, une telle guerre deviendrait peut-être plus envisageable. A partir de 2021 donc. Sauf qu'il faudrait quand même que Trump ait une personnalité du genre risque-tout, ou du moins risque-beaucoup, à prendre des décisions majeures et "osées" en calculant en tirer un bénéfice. Je n'ai pas l'impression qu'il soit si audacieux. ... J'espère ne pas me tromper Moyens militaires limités, je veux bien si on les compare à ceux des Etats-Unis, mais enfin l'Iran d'aujourd'hui est quand même dans une tout autre catégorie que la Serbie de 1999, la Libye de 2011 ou l'Irak de 2003 ravagé par douze ans d'embargo : - Sa population, son territoire ont une toute autre dimension, trois fois l'Irak par exemple - Il a des alliés et "proxys" en nombre - Il est situé à côté de la jugulaire de l'économie mondiale - Il a des moyens et industries d'armement autonomes, qui ne se comparent certes pas à ceux d'une puissance du Conseil de sécurité, mais sont conçus précisément pour maximiser l'effet de dissuasion créé par la situation géographique de l'Iran au milieu de la région qui produit 40% du pétrole mondial Avoir une armée de l'air indigente ne lui est pas un grand problème, notamment, voire pas un problème du tout. En effet il a fonctionnellement remplacé une aviation de bombardement - qui n'aurait pu être que très insuffisante pour faire réfléchir l'Amérique de toute façon, vu ses moyens techniques et financiers - par une force de missiles balistiques de portée courte, moyenne et intermédiaire. Des missiles qu'il produit indépendamment - contrairement par exemple à un Saddam Hussein il y a trente ans qui avait tout acheté à l'étranger - et qui eux peuvent faire réfléchir les Etats-Unis : la défense antimissile ça peut marcher, mais en partie seulement.
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Pffft, oh le traditionalisme borné là... Faut vivre avec son temps, mince ! Tiens, voilà pour la communion
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[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est bien que les officiels européens n'aient pas capitulé tout de suite - ce qui aurait d'ailleurs probablement surprise Pompeo et Trump. La question est celle de la réaction européenne une fois passée cette escarmouche initiale, quand les Américains entreront dans le dur, avec sanctions contre toute entreprise européenne qui bénéficierait de ce programme de recherche européen. Si les sanctions sont suffisamment fortes, elles pourraient convaincre certaines entreprises de renoncer au programme pour s' épargner les sanctions. Ce qui diminuerait son efficacité, atteignant l'objectif de guerre économique du gouvernement américain. Je ne vois pas d'autre option de riposte dans ce cas que des contre-sanctions visant les entreprises américaines d'armement. Ou encore des coopérations de défense avec la Russie ou la Chine. Mouais, et les chances d'arriver à un consensus européen sur de telles rétorsions sont... ? (*) Je le sens pas trop bien, sur ce coup là... (*) Et pourtant, ça pourrait être une très belle occasion pour quelques pays de réparer leur erreur et de faire des sanctions tiens au hasard contre... Lockheed Martin et son fer à repasser-35 ! -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce qui est certain, c'est qu'une bonne partie des Britanniques semblent vraiment énervés. Trois ans après la décision, toujours pas de réalisation, toujours pas de résultat. Beaucoup semblent vouloir brusquer les choses, ce à quoi quelqu'un comme Farage, et peut-être aussi un Johnson, pourraient être prêts. -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Sans oublier l'autre nouvelle fracassante, la confirmation du départ prochain de Theresa May, qui en fixera la date juste après le prochain vote au Parlement début juin. La course pour la remplacer est ouverte ! Boris Johnson est le grand favori des militants conservateurs... mais pour l'emporter il lui faut d'abord être sélectionné parmi les deux candidats entre lesquels les militants seront appelés à choisir. Ce qui n'a rien d'assuré. May prête à partir, Johnson à lui succéder -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Le mot est peut-être un peu excessif, quand même. Je dirais que c'est un partisan de la hiérarchie dans les relations internationales. Si tu traites avec un Etat que tu estimes situé au-dessus de toi dans l'échelle hiérarchique, tu écoutes poliment et tu fais oui-oui de la tête. Je peux imaginer que Eric Woerth mettrait probablement au moins l'Allemagne et les Etats-Unis dans la liste de ceux à qui on fait oui-oui en dodelinant du chef. Peut-être aussi la Chine. Enfin c'est vrai que lorsqu'on se rappelle que LR est un descendant - très lointain, abâtardi moult fois certes, habitué de longue date à porter le joug sans doute... mais quand même - du gaullisme... ça reste effarant ! -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est le moment rêvé pour un petit intermède lexical impudence nom féminin LITTÉRAIRE 1. Effronterie sans retenue ou cynique qui choque, indigne. Nier avec impudence. Caractère de ce qui est impudent. 2. Action, parole impudente. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Quatre Etats dans le monde disposent en toute indépendance d'une force nucléaire capable de seconde frappe dans le monde entier. C'est-à-dire que la "classe Or" de la dissuasion nucléaire compte quatre membres. La France en est, tout comme Etats-Unis, Russie et Chine. Il y a des faiblesses, des insuffisances et des limitations à l'outil militaire français, c'est bien clair. Ce n'est pas ce dont je parlais, mais seulement de la capacité à garantir de manière autonome son existence, sa survie. Petite correction si tu permets : la montée des néonazis et SURTOUT la candidature d'Eva Joly à la présidentielle de 2012. Les néonazis sont menaçants certes, l'autre jour j'étais tranquillement dans la rue quand l'un d'entre eux a failli m'éborgner en projetant tout à coup son bras vers l'avant au cri de "HEIL !" lancé par son chef d'escouade. Mais Eva Joly, c'est quand même autre chose ! Pointer des doigts ? T'en as de bonnes toi ! J'ai failli perdre un œil, oui Du coup, les défilés matinaux chaque jour de la semaine sur la place principale de ma ville, drapeaux à croix gammée au vent - qui auraient pu sinon apparaître comme des curiosités folkloriques somme toute pas antipathiques - j'en ai un peu ma claque -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon, faut voir le côté positif, il a appris à faire le beau. Ne reste plus qu'à lui apprendre à donner la papatte. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Non, s'il le fait sous forme de référendum sur la sortie de l'euro. En précisant bien : 1. Qu'il recommande de voter pour la sortie 2. Qu'Européen de toujours, il ne fait pas cette recommandation de gaieté de cœur, mais qu'il a du constater l'évidence c'est-à-dire l'impossibilité politique de compléter la construction de l'euro, dont les déficiences ont toujours été un handicap pour la France et d'autres pays ce dont il a toujours été conscient, handicap intenable à terme, un terme qui est trop proche pour ce qui concerne la France laquelle à son jugement approche du point de rupture, sans qu'il se dessine aucune perspective crédible de complétion de la construction de l'euro même à moyen terme 3. Que si le peuple français vote pour sortir de l'euro, la France négociera avec ses partenaires une sortie ordonnée qui la mettra dans la position des pays de l'UE qui déterminent leurs politiques monétaires et budgétaires en fonction de leur économie, tels Suède ou Pologne, ce changement de stratégie permettant d'appliquer un ensemble de réformes différentes à l'économie française, mieux à même de concilier les objectifs de compétitivité, d'emploi et de justice sociale 4. Que si le peuple français vote pour rester dans l'euro, la France demeurant dans l'eurozone devra appliquer un ensemble de réformes plus rigoureux et approfondi que celui qu'il a proposé en 2017 et qui était taillé dans l'hypothèse où les partenaires de la France approuveraient le projet de compléter la construction de l'euro. Priorisant toujours la compétitivité et l'emploi, ce nouvel ensemble plus dur façon "opération chirurgicale" tentera dans toute la mesure du possible de ne pas trop attenter à la justice sociale. Cependant, il ne peut faire aucune promesse sur ce point 5. Qu'il est et demeure plus que jamais un Européen convaincu, prêt et volontaire pour faire avancer l'Europe en matière de défense, de politique commerciale ou de politique migratoire. La décision grave qu'il propose et recommande au peuple français est à ses yeux le moyen indispensable de sauver la construction européenne minée de l'intérieur par les conséquences d'un projet d'union monétaire qui avait toujours été prévu pour être complété par un budget commun et des règles communes en matière notamment sociale, ce que la France a proposé à de multiples reprises mais qui a toujours été refusé par ses partenaires, le projet restant donc bancal et une blessure qui s'est de plus en plus infectée et risquerait à moyen terme de condamner le projet européen tout entier. Pour sauver l'Europe, il est indispensable de faire la part du feu et d'abandonner l'union monétaire, ce qu'il propose aux Français de décider pour ce qui concerne la France 6. Que quel que soit le résultat, il terminera son mandat régulièrement et n'envisage de démissionner dans aucun cas Ensuite, de deux choses l'une : - Soit les Français choisissent de rester dans l'euro, et dans ce cas il applique certes la stratégie de réforme d'un Rienzi, ou plus dur, mais il a du moins la légitimité du peuple derrière lui qui aura décidé que l'inévitable et profonde casse sociale doit être acceptée afin de préserver les intérêts supérieurs de la monnaie unique - Soit les Français choisissent de sortir, et là encore il a la légitimité populaire pour faire accepter les conséquences de la sortie, qui sont assez largement similaires à celles d'une dévaluation amenant l'économie sur une base nouvelle correspondant à sa véritable compétitivité - ce qu'a fait par exemple De Gaulle en 1958 - c'est-à-dire à court terme un inconvénient, à moyen terme une relance, et à long terme un meilleur développement du fait d'une gestion monétaire et budgétaire correspondant aux besoins du pays Dans les deux cas le dirigeant Emmanuel Macron est gagnant, parce qu'il peut mener la politique qui aura été décidée par référendum avec une meilleure assise populaire. Je ne vois aucune raison de douter de la résilience de la France, pourvu que ce soit sur un projet dont la légitimité a été trempée par le référendum. Les Français ne sont pas des mauviettes, je ne crois pas que nous ayons davantage peur de notre ombre que qui que soit d'autre. Et l'alternative de soit rester dans l'euro et d'appliquer un "remède de cheval" en matière de libéralisation et précarisation à outrance de l'économie, soit sortir de l'euro et mener une stratégie plus équilibrée est bien notre situation. Macron, que beaucoup de ses opposants décrivent et décrient comme un libéral extrémiste, est en réalité "beaucoup trop gentil" si on compare sa politique à ce que les gardiens de l'orthodoxie monétaire, budgétaire et ordo-libérale préconisent et qui est la conséquence des traités et de l'existence de l'euro. Ou si la compare à ce qu'un bon garçon bien obéissant et bien châtré comme Alexis Tsipras applique dans le protectorat le pays appelé Grèce. Ce n'est pas par faiblesse de caractère, ni irréalisme foncier qu'il applique une politique libérale modérée, mais tout simplement parce que son pari a toujours été de réformer dans un sens libéral la France et en même temps de convaincre les autres membres de l'Eurozone de "compléter" l'union monétaire. L'un étant mené parallèlement à l'autre, et les deux tambour battant, l'objectif était d'arriver ainsi à un nouvel équilibre à la fois plus "européen" et plus efficace, ne défavorisant notamment pas structurellement les pays comme France ou Italie. Pourquoi estimait-il avoir une chance : parce qu'il démontrerait être prêt à agir pour la partie intérieure de son programme de réformes, et parce que le contexte géopolitique - Trump s'ajoutant au Brexit et à Poutine - démontrerait à l'Allemagne qu'elle n'avait d'autre partenaire fiable que la France dans un monde de plus en plus instable et où sa sécurité physique même ne serait peut-être plus assurée à moyen terme par l'Amérique comme autrefois. Ce pari a échoué. Pas à cause des résistances du corps social français - la crise des Gilets jaunes est en train d'être surmontée tout à fait et le président n'a pas fait de concession autre que tactique sur son programme - mais parce que la partie européenne de ce pari - le "en même temps" convaincre les autres pays de réformer l'UE - a échoué. Et là, aucune stratégie consistant à lâcher un peu de lest, en appeler à l'ordre public et faire un grand exercice de communication participative ne peut permettre de surmonter un refus aussi net et aussi clair. Il me paraît clair qu'Emmanuel Macron sait qu'il a un gros problème. La seule partie intérieure de son programme ne suffira pas à trouver un nouvel équilibre. Ses meilleurs efforts pour amadouer les autres pays et vaincre leurs réticences, à commencer par l'Allemagne - alliance renforcée avec le traité d'Aix, projets d'avions de combat et de char commun - n'ont rien donné, et on pourrait dire "moins que rien" si on prend en compte la perspective très réelle que Angela Merkel soit bientôt remplacée par Annegret Kramp-Karrenbauer. Ceci en dépit du fait que la période est véritablement idéale pour que la France obtienne des changements de pied de la part de l'Allemagne qui se sait de plus en plus isolée et sous pression sur le plan géopolitique, qui à la différence de la France n'est pas autonome pour garantir son existence, et qui faisait face avec Emmanuel Macron à un président français en apparence "idéal", prêt à énergiquement faire évoluer l'économie française dans un sens qui lui soit agréable, proposant une étape supplémentaire ambitieuse dans la construction européenne et prêt à un rapprochement militaire pouvant sans doute évoluer vers une forme de garantie de dissuasion supplémentaire pour l'Allemagne. Si dans une période stratégiquement idéale pour maximiser l'influence française sur l'Allemagne, celle-ci dit "Nein" à un projet de complétion de l'union monétaire dont Emmanuel Macron - qui contrairement à par exemple François Hollande a une formation et une expérience financière - sait qu'il est indispensable non seulement au succès de son projet politique mais surtout à un rééquilibrage de la zone euro sans lequel les tensions entre pays membres et les volontés de remettre en question l'ensemble de la construction européenne ne pourront en tendance qu'aller en s'aggravant, et probablement à terme plus ou moins proche faire exploser l'ensemble... alors que reste-t-il comme perspective au président de la République ? S'il se contente de jeter l'éponge, de ne plus faire de vague et de suivre aujourd'hui Merkel demain Kramp-Karrenbauer comme un gentil garçon - ce à quoi plusieurs par exemple chez LR l'appellent - s'il en reste à la partie réformes intérieures de son projet, il se condamne probablement au même sort que cet autre gentil garçon qu'était son prédécesseur : l'échec économique notamment en matière d'emploi, à titre personnel l'humiliation en 2022. Quant à son successeur ? En se saisissant du pouvoir en 2017, Macron a bousculé voire fait exploser le clivage gauche-droite, ce qu'on appelait un temps "l'UMPS", ce qu'en un autre temps un Chevènement a pu appeler l'alternance entre bonnet blanc et blanc bonnet, du moins pour ce qui est de la politique générale du pays. Il est "un fusil à un coup" - sauf bien sûr s'il devait réussir son projet, ce qui semble fortement compromis du fait des blocages contre la "renaissance européenne" qu'il appelle de ses vœux. Après lui ? Eh bien, les paris sont ouverts, mais la possibilité que les Français d'une manière ou d'une autre "jettent l'éponge" et finissent en se débattant par remettre en cause non seulement l'euro, mais l'ensemble de la construction européenne... cette possibilité est clairement grand ouverte. Il est donc impossible à Macron de cesser de chercher une solution. Je ne vois pas trop quelle autre solution il pourrait y avoir lorsqu'on est bloqué au milieu du gué - avec une union monétaire incomplète - et que vos partenaires s'opposent à terminer de le franchir - parce que le milieu du gué leur est fort pratique économiquement parlant - que de rebrousser chemin ? Ça ne signifie naturellement pas que le président de la République va sauter le pas. Je serais prêt à parier que l'idée lui en est déjà venue, mais il est fort possible qu'il l'ait refusée soit temporairement soit définitivement, pour une raison ou pour une autre. Mais la possibilité qu'il tire les conséquences de l'échec partiel de son projet - c'est-à-dire de sa moitié "européenne", sachant que la moitié "intérieure" n'avance pas si mal - est intrigante. -
Il faut aussi calculer les effets induits, à qui profite l'instabilité, quelles seraient les réactions des autres puissances... Les meilleurs Mentats de l'Empire sont sur le coup It is by caffeine alone I set my mind in motion. It is by the beans of Java the thoughts acquire speed, The hands acquire shaking, The shaking becomes a warning. It is by caffeine alone I set my mind in motion. I will not brew Decaf. Decaf is the mind-killer. Decaf brings the little sleep that leads to total oblivion. I will embrace my caffeine. I will brew my beverages and let them flow through me, and when they are gone, I will remain...alert.
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Pas par les Saoudiens c'est certain. Ni les Israéliens. Ni les néoconservateurs américains. Ni les Bolton ni les Pompeo. Cela dit, c'est Trump qui décide au final. Même s'il a dans ses mains les laisses de cent roquets hargneux qui le tirent vers une confrontation militaire. Ce sont les Gardiens de la Révolution sauf erreur qui contrôlent l'arsenal iranien de missiles balistiques. Incluant notamment les Zelzal à courte portée jusqu'à 200 km, les Shahab-2 et -3 de portées respective 500 et 1 300 km, ainsi que les Sejjil-1 et -2 de portées supérieures à 2 000 km. Certains de ces missiles sont dotés d'ogives à sous-munitions. Tous sont mobiles sur TER. Incidemment, il est permis de se demander si les installations d'extraction de pétrole en Arabie saoudite ou ailleurs dans le Golfe continueraient à fonctionner de manière nominale après avoir été frappées par ce genre de missile. La même question peut être posée s'agissant des bases aériennes américaines de la région, ou du centre de production d'armes nucléaires israélien à Dimona. Conquérir la bande nord du détroit d'Ormuz en territoire iranien serait tout sauf aisé, c'est bien clair. Ça coûterait cher en hommes, ce serait long à mettre en place et ce serait un engagement dans la durée sans limite définie. Cela dit, si les Etats-Unis attaquaient et si l'Iran parvenait dans sa riposte - par mines, vedettes, sous-marins de poche, missiles - à troubler fortement voire pratiquement interrompre le trafic de l'épice du pétrole à travers le détroit, l'économie mondiale morflerait très sérieusement. Les Etats-Unis seraient sous forte pression pour soit négocier avec l'Iran (comment dit-on "call us Donald, we will strike a good deal" en persan ?), soit faire un débarquement de vive force. J'imagine assez mal Trump choisir la négociation. Même si dans un tel scénario revenir en arrière serait la moins pire des options.
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USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Suite à une interrogation sur l'identité d'un potentiel Kwisatz Haderach dans le contexte français (la référence est Dune de Frank Herbert) je livre à la réflexion de tous ces deux versions de réponse à la même question dans le contexte américain Ça date de 2016, mais ça pourrait rester largement valable pour 2020 ... Bien sûr on peut aussi dire avec Bertold Brecht "Malheur aux peuples qui ont besoin de héros" -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Shaddam IV pourrait ne pas être de ton avis Débander mes Sardaukars ? Et pourquoi pas la main de ma fille, pendant qu'il y est, l'aut' péquenot ! Quoi, ça aussi ? Euh ... -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Selon Eric Woerth, semble t il d'accord avec d'autres responsables de LR On ne saurait être plus clair. "Au contraire", il faut donc laisser de côté ce qui fâche - en langage commun, s'écraser. Ne pas s'opposer lorsqu'on n'est pas d'accord, ou lorsque les intérêts français et allemands sont en conflit. Sinon, "les choses se passeront mal". Le problème bien sûr, c'est que si l'on "joue la carte de l'Allemagne", comme un certain président à compter de 2013-2014, eh bien on se retrouve avec un deuxième Hollande. Peut-être en pire, car quand on est sur une pente si on ne fait pas d'efforts déterminés la seule direction possible est vers le bas. "Jouer la carte de l'Allemagne" n'est donc pas dans l'intérêt de la France. Ce n'est pas non plus dans l'intérêt d'Emmanuel Macron. A quarante-quatre ans, en 2022, il terminerait sa carrière jusqu'ici fulgurante par un échec catastrophique et humiliant, et laissant les commandes du pays à un président qu'il considérerait probablement comme très opposé à lui ? Je ne pense pas que Macron va cesser d' "insister sur ce qui fâche". La question bien sûr c'est ce qu'il va faire. Tant il est vrai qu'à partir d'un moment, un dirigeant ne peut plus se contenter de paroles pour influer sur une situation, il lui faut des actes. Si. Emmanuel Macron, s'il le décide, peut détruire l'euro. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Hmmm... Emmanuel qui lâcherait Brigitte pour une jeunette ? (Angela a un an de moins que Mme Macron) Ce serait complètement dégueulasse, oui ! Rappelons cette citation de Paul Muad'dib aux navigateurs de la Guilde Pouvoir détruire une chose, c'est avoir le contrôle absolu sur elle Rappelons enfin le cri unanime des navigateurs de la Guilde : "L'épice doit continuer à couler" (the spice must flow) (*) La faiblesse de la France aujourd'hui, c'est essentiellement qu'elle n'a pas à sa tête un Paul Atréides. A moins que ? Sait-on jamais ? (**) (*) Et celui des gnomes de Francfort et des industriels allemands "L'euro doit continuer" (**) Monsieur Le Maire a t il parlé de lui-même, ou s'est-il d'abord coordonné avec le patron ? Ce patron a t il d'ailleurs changé d'avis depuis 2015 ? De deux choses l'une : soit Macron tombera bientôt le masque, et se révélera comme Emmanuel Muad'dib. Soit il faudra attendre 2022 au plus tôt pour élire un Muad'dib. Qui soit dit en passant ne s'appellera pas Marine -
Troisième guerre mondiale, je n'y crois pas du tout. Si les Etats-Unis faisaient LA grosse bêtise, Pékin et Moscou n'auraient rien de plus pressé que se retirer du chemin et profiter de la situation autant que possible - tout en faisant les plus grands efforts pour se retenir de pouffer voire d'éclater de rire. Tout le reste, oui. Comme tu le dis l'Iran est environ trois fois plus grand géographiquement et démographiquement que l'Irak, il a une industrie d'armement solide pour certains matériels alors que l'Irak était en 2003 un pays appauvri par douze ans d'embargo qui lui avaient coûté plus d'un million de morts, il a des relations de soutien réciproque avec des groupes en Irak au Liban et ailleurs. Enfin et surtout, il a un couteau sur la jugulaire de l'économie mondiale le détroit d'Ormuz par où passe la majorité du pétrole exporté du Golfe. Les US Marines pourraient probablement conquérir une bande de terre dans la partie de l'Iran située en face du détroit après débarquement de vive force d'unités suffisamment nombreuses... mais après quel délai pour mettre les forces en place ? A quel prix en hommes et en matériel ? Dans quel délai total ? Sans compter le fait que la Russie exporte chaque année environ 3 milliards de barils de pétrole. 50 $ de plus sur le prix du baril - pour prendre un scénario qui n'est pas le plus extrême - ce serait 150 milliards de plus dans les coffres de Moscou en un an. Pas dégueu... La guerre d'Irak a été gagnée d'une part par l'Iran - l'Amérique qui détruit un rival régional et y favorise les forces chiites proches de Téhéran - d'autre part la Chine - Washington qui dilapide sa richesse dans les sables du Moyen-Orient pendant que Pékin poursuit sa course technologique de plus belle. Ni l'Amérique, ni évidemment l'Irak, n'y ont gagné. Une seule certitude : une éventuelle guerre américaine contre Téhéran ne serait gagnée ni par l'Amérique, ni par l'Iran. Si je savais ... Mais bon, Trump bras-dessus bras-dessous avec le "great guy" qu'est Ali Khamenei, sur le modèle de cet autre type formidable qu'est Kim Jong Un, ce serait joli !
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Le Grand Isolationniste commence à faire des bruits comme quoi on l'aurait trompé... on ne lui aurait pas tout expliqué... Rappel : ce n'est pas Bolton le président, c'est Trump Bien sûr, il convient de prendre les bruits que fait le Grand Isolationniste avec une certaine distance. Aussi extrémiste que soit John Bolton, il a bien fallu que quelqu'un le nomme à son poste, et il se murmure que ce serait le mari de Melania Trump. Lequel mari n'est pas réputé pour avoir une très forte loyauté envers ses subordonnés quand il a changé d'avis et qu'il a besoin d'un bouc émissaire. Ajoutons que dans l'entourage de Trump se trouvent aussi les deux partisans du Likoud israélien que sont Ivanka Trump et Jared Kushner, qui n'ont probablement pas poussé à la modération dans la politique envers l'Iran, bref Bolton aussi nocif soit-il a quand même bon dos. Reste que la possibilité que Trump commence à se méfier des conseils qui le poussent à la confrontation avec Téhéran, et soit en train de chercher au minimum à "ne pas aller trop loin", voire dans l'idéal à renvoyer Bolton et effectuer l'une de ces volte-face dont il a le secret Mince, on peut aussi essayer une version optimiste, quoi !
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De fait. Voir aussi Londres dit redouter un « conflit par accident » dans le Golfe arabo-persique Une consolation, c'est que si les Etats-Unis faisaient une grosse bêtise dans le Golfe au moins tous les Européens seraient sur la même longueur d'onde, ce ne serait pas Paris, Berlin et Moscou d'un côté et les autres en face. Je n'y crois pas tout à fait, ça pourrait être une "stratégie du fou" comme suggéré par @Arland mais même dans ce cas le risque de dérapage existe, surtout si certains acteurs du côté américano-israélo-saoudien - et du côté iranien ? - poussent à la guerre. Question subsidiaire, est-ce que les accidents ont des moustaches ?