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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. C'est vrai, les résultats que Macron a obtenus ne sont pas nuls, si l'on regarde la date. C'est un compromis, un lieu moyen entre ce que proposait l'Allemagne et Donald Tusk et ce qu'il proposait. Le souci, c'est que d'un point de vue pratique, le 31 octobre n'est pas très différent du 31 décembre ou mars parce que c'est une date très difficilement défendable contre un nouveau report. Cette date représente donc la victoire de la logique des reports successifs : si le RU n'a toujours pas pris de décision concernant le Brexit en octobre, il sera très difficile de lui refuser un nouveau report, sans raison véritablement défendable de le faire. La raison principale pour laquelle Macron défendait la logique du report court plaçant le RU devant l'obligation de choisir une fois pour toutes - accord, sortie sans accord ou révocation "sèche" - n'était pas à mon sens une quelconque volonté de "punir" la Grande-Bretagne, de "faire peur" aux anti-UE ni de poser à l'homme fort pour raison de politique intérieure. Il s'agissait pour lui de défendre la possibilité de faire avancer les réformes qu'il souhaite, aujourd'hui largement bloquées notamment par l'Allemagne, et qui seraient encore plus compromises en cas de "bruit de fond" prolongé Brexit occupant davantage la "bande passante" de l'UE. C'est d'ailleurs ce qu'il a dit en termes clairs... parfois les hommes politiques disent la vérité, faut pas croire Il a choisi au final d'abandonner cette protection. Déjà les éléments de langage de la chancelière allemande ainsi que des médias parlent du 31 octobre "au mieux". Après, nul ne sait exactement ce qui s'est dit au Conseil. Il y a engagement des traducteurs à garder le secret, et ils sont d'ailleurs obligés de livrer leurs notes pour destruction... Y a t il eu menace claire de la part d'un ou plusieurs autres Etats du type "si tu ne transige pas, n'espère même pas discuter de réforme, on arrête tout" ? Ça pourrait contribuer à expliquer. Si ce n'était de l'humour sans volonté de paraître répondre à quelque chose que je n'ai pas dit afin de plus facilement contrer mes arguments - la définition même du sophisme de l'épouvantail - alors tant mieux. J'ai eu l'impression inverse, je t'avoue. Bien sûr que si, je souhaite que le Brexit soit réalisé, pour simple raison de démocratie, de même que je souhaite qu'Emmanuel Macron ait l'opportunité de mettre en application la politique qu'il a proposée lors de sa campagne, pour la même raison de démocratie. Et indépendamment du fait que j'approuve ou non le Brexit ou l'élection d'Emmanuel Macron. Pas toi ? S'agissant du Frexit oui je suis pour. Mais je crois qu'on est hors du sujet du fil là. Il y a en a d'autres qui conviennent mieux.
  2. Je pense que si, parce que le choix n'était pas entre prolongation longue et veto à toute prolongation. Le choix était entre prolongation longue et prolongation courte. Et il pouvait tout à fait camper sur sa position et attendre que les autres le rejoignent, ce qu'ils auraient fait à coup sûr étant donné que l'alternative aurait été le Brexit sans accord au 12 avril. Il n'est pas du tout certain qu'un Brexit sans accord accentuerait la position dominante de l'Allemagne dans l'UE. De toute façon, ce n'est pas ce dont il s'agissait. C'est supposer que son volontarisme européen est avant tout une posture. Tel que je vois les choses, il est tout à fait sincère. Macron est conscient que l'état actuel de fédéralisation de l'UE n'est pas tenable - notamment sur la question de l'UE, ce qu'il a évoqué plusieurs fois - et son choix stratégique est de chercher une position tenable dans la direction d'une plus grande fédéralisation.
  3. C'est marrant, pourtant il me semble bien que Philippe Poutou n'a pas participé au Conseil européen d'hier ? Décidément t'es un abonné ! Sophisme de l'épouvantail... one more time
  4. Je vais essayer d'être plus clair. Le parlement européen commencera ses travaux début juillet. Tel que je le comprends, c'est pour cela que Macron a insisté un temps pour ne pas dépasser un report au 30 juin. Je pense que refuser un report du Brexit au delà de ce début des travaux du prochain parlement européen était la position la plus défendable dans le point de vue - initial - de Macron, parce que : - L'impact de la présence des eurodéputés britanniques, d'autant plus ceux qui seront élus par des Britanniques dont une partie sont fortement énervés des reports successifs de la sortie de l'UE, me semble nettement plus important que celui d'un simple commissaire de nationalité britannique. Notamment, ce commissaire étant désigné par le gouvernement britannique, celui-ci pourra répondre de lui quant à adopter un comportement "normal", tandis que les députés étant désignés par le peuple sont beaucoup plus libres de leurs choix, et bien sûr les pro-Brexit ont déjà prévenu qu'ils feraient de l'obstruction systématique et plus généralement feraient tout leur possible pour accroître le désordre et gêner les projets de réforme, notamment macroniens - Si la démonstration est faite une fois qu'un report long est préférable à toute pression sur le RU qui risquerait de le pousser à une sortie sans accord, même au prix d'une gêne potentiellement considérable au fonctionnement de l'UE et aux projets de Macron, alors la démonstration est valable aussi la deuxième et les autres fois. Il ne sera pas crédible de prétendre refuser d'avaler un commissaire britannique à partir de novembre, quand on a déjà avalé un contingent de députés RU Macron a abandonné sa position de négociation la plus défendable. Je l'imagine assez mal résister sur les positions beaucoup moins confortables en octobre de cette année et l'année d'après. Je crois que c'est la nuit dernière qu'il a définitivement décidé le sort de son mandat et l'échec de ses réformes. Il est devenu le nouveau François Hollande.
  5. Un système rationnel, si on y réfléchit. D'ailleurs je me demande si nous n'avons pas le même en France. Se pourrait-il que François Hollande soit resté président depuis 2017, après une simple opération de chirurgie esthétique ? Depuis hier soir, il y a de quoi s'interroger, non ?
  6. Et intégration en catastrophe du commissaire britannique dans les derniers jours d'octobre, ou au pire les premiers de novembre. Je ne sais pas si une session régulière du Conseil européen est prévue au mois d'octobre, mais si elle ne l'est pas, il sera facile de la rajouter. Les événements de la nuit dernière ont démontré deux choses : 1. La plupart des 27 ont une peur panique d'une sortie du Royaume-Uni sans accord 2. La France a une peur panique de résister "trop" quand l'Allemagne parle, c'est-à-dire jusqu'à l'emporter La conclusion s'en déduit facilement : soit les Britanniques arrivent à s'entendre entre eux sur une manière de sortir (pas de raison de le penser), soit ils obtiendront encore d'autres "reports au dernier moment" comme le 10 avril. Une autre conclusion, c'est que Donald Trump et Xi Jinping peuvent se frotter les mains. Le meilleur des "partenaires" commerciaux, celui avec qui il est le plus facile de dicter négocier, c'est un troupeau dominé par la peur. Je dois dire qu'Emmanuel Macron me déçoit. J'ai beau être loin de lui politiquement parlant, j'avais l'impression que si sa cause était mauvaise - sauvegarde de l'UE par fédéralisation plus poussée y compris naturellement budgétaire - il était du moins un homme déterminé, prêt à prendre des décisions fermes pour ce qu'il estimait être l'intérêt supérieur de la France et de l'UE. Donc un responsable politique estimable, quoique sur une mauvaise voie. Non. La séquence d'hier était proprement hollandesque. Au mieux une sorte de "baroud d'honneur", pour être bienveillant. Daniel Cohn-Bendit s'adressant à Macron en appelait à l'exemple de De Gaulle - c'est dire s'il était troublé, le pauvre ! Imagine t on le Général définissant des lignes rouges, tonnant que la voix de la France sera respectée, pour ensuite s'écraser "Oh euh... ben finalement non" ? Je peux imaginer le genre de répartie qu'il aurait pu avoir le 10 avril (à supposer qu'il ait pu soutenir l'UE d'aujourd'hui, ce que nous ne saurons jamais, dont personnellement je doute fort, et de toute façon ça n'est pas la question) "Le consensus du Conseil européen se porte sur un délai court au Brexit et en tout cas avant le 30 juin. Cependant, une vingtaine de pays n'ont pas encore rejoint le consensus. La France les appelle à ne pas tarder" Je ne sais pas si Varadkar raconte la messe à Corbyn dans l'espoir de l'amadouer pour qu'il signe enfin ce fichu accord de retrait - quelle que soit la déclaration politique qui y soit annexée, de toute façon sans valeur légale. Ou s'il y croit vraiment. Mais de toute façon ce n'est pas la déclaration politique qui déterminera une éventuelle union douanière entre UE et RU, seulement un accord en bonne et due forme définissant les relations de long terme. Dans le scénario (hum) existant aujourd'hui, après une ratification de l'accord de sortie en 2019 (triple hum) il s'agirait de négocier et signer l'accord avant la fin de la période de transition en décembre 2020. Et soit je me trompe fort, soit un accord commercial de ce genre doit être approuvé à l'unanimité des Etats membres. Là, franchement, j'ai de très très forts doutes. Ah non, pas question de raser nos compagnes ! On n'est pas en 1944, mince. Nan, je sors même pas Tu es pessimiste. Un certain Emmanuel montera à nouveau sur ses grands chevaux, grondera et prendra des postures martiales à base de Scrogneugneu. Magnanime, et soucieuse de préserver l'estime de soi du président français, la chancelière allemande - qu'elle s'appelle Angela ou Annegret - donnera son accord pour six mois. Ou alors elle aura fait la correction d'avance, proposé un délai de deux ans, et transigera pour un an - ce qu'elle avait décidé depuis le début. Je pense que la soirée ne sera pas celle du 31 octobre, le conseil européen sera courant du mois. De toute façon, même quelques jours de décalage ne seraient pas si grave. Le cap difficile à passer, le cap posant de véritables risques à l'avenir des réformes portées par le président de la République, c'était l'entrée en fonctions du nouveau parlement européen. Et une fois que les bornes sont passées, il n'y a plus de limite.
  7. Finalement, poire en deux, tout le monde est content - solution bâtarde, bancale, mais politicienne Et le résultat ? Le Brexit est prévu pour Halloween... de fait, si quelqu'un l'avait inventé, personne ne l'aurait cru !
  8. Voici la communication de Macron à la presse avant de rentrer au Conseil européen
  9. La question est de savoir quand on passera l'horizon des événements c'est-à-dire la limite de la zone autour d'un trou noir dont on ne revient pas - Y a un type qui a vraiment pas envie de s'en approcher. Emmanuel, qu'il s'appelle. - Sinon il y a aussi ceux qui sont prêts à répéter encore et toujours la même chose, façon Un jour sans fin
  10. Je n'en suis pas si sûr. Il est évidemment dans l'intérêt britannique et allemand de laisser croire que la France est seule sur cette position, alors que Espagne, Belgique, Autriche au moins semblent en être proches. Cela dit il n'est pas du tout impossible que les dirigeants de ces pays trouvent commode de compter sur Macron pour se faire leur porte-voix, se réservant simplement de le soutenir. De même que pas mal de pays semble-t-il sont contents de se reposer sur Merkel pour pousser un délai long au Brexit. En ce sens "Macron contre tous les autres" est certes une simplification intéressée, mais peut-être aussi la réalité qu'il est seul dans la pièce à l'ouvrir dans le sens d'une extension courte, parce que les autres préfèrent se taire - tout en n'en pensant pas moins. Sinon, pour montrer que ni Macron ni la France ne sont anti-britanniques, voici ce dont ils cherchent à protéger les sujets de Sa Majesté Elizabeth II Oui, je sais, le dessin est irréaliste En fait, on ne porte pas un verre de rouge et une Gauloise dans la même main, c'est plus pratique d'en utiliser deux
  11. C'est passionnant ce truc ... même si pour l'instant - forcément - on en est réduit à des rumeurs, indiscrétions, bref à ce que les journalistes peuvent glaner. Selon Bloomberg, "Le sommet sur le Brexit à Bruxelles, c'est Macron contre tous les autres" Par ailleurs,
  12. Pas mal ! On me souffle dans l'oreillette qu'un personnage haut placé voudrait te proposer un emploi ! Il est convaincu par tes performances. Il paraît que tu es un great guy Bonnes conditions de travail... notamment un bureau dans une belle maison blanche. Tu prends ?
  13. On serait en plein désaccord franco-allemand sur la durée de l'extension. Source : The Guardian il y a quelques minutes. A prendre avec des pincettes, car il ne peut s'agir à ce stade que de "fuites", toujours sujettes à caution. Mais intéressant quand même.
  14. Theresa May vient de terminer de présenter aux 27 son plan pour arriver à une résolution du Brexit et la signature avec les travaillistes d'un accord de sortie incluant le fameux accord de retrait. Ils ont commencé à délibérer à 27, sans elle.
  15. C'est un point de vue. Ça revient à dire que le respect des décisions démocratiques au Royaume-Uni ne nous concerne pas, c'est seulement une affaire intérieure. Tel que je le vois, ce n'est en tout cas pas dans l'intérêt du projet européen d'Emmanuel Macron, car un RU dont la sortie aurait été empêchée par quelque artifice - second référendum avec questions "bien choisies" ou annulation "sèche" - aurait pour priorité de retrouver son équilibre interne et soigner ses graves divisions. Même les plus pro-européens de ses politiciens seraient debout sur les freins de toute tentative d'aller moindrement plus loin dans le sens fédéral que vise Macron.
  16. Vrai. Le mieux pour nous - et ce quelle que soit le point de vue européiste ou souverainiste - c'est la sortie ordonnée. Cela dit : 1. Ça ne dépend pas que des 27 2. Dans certaines circonstances, il vaut mieux accepter une résolution plus dure mais rapide qu'un enlisement indéfini
  17. Loin de moi de faire un procès d'intention. C'est bien la raison pour laquelle j'ai écrit "La question est de savoir" et "On va voir". Simplement, les différents bruits qui courent un peu partout vont dans un tout autre sens. Soit Macron se prépare effectivement à s'aligner sur un délai long. Soit il est en embuscade avec le Topol. Ses déclarations à la presse en arrivant au Conseil laissent ouvertes toutes les options. Elles semblent avoir surpris les journalistes par leur dureté.
  18. La question est de savoir si Macron, quand il constate qu'on se paye vraiment sa tête, a assez de personnalité pour réagir comme le major Achbach. J'aurais cru. On va voir. Mais les bruits plus qu'insistants issus des "sources" des différents médias chuchotent que non. Sinon, il y a aussi le premier ministre belge Charles Michel, qui lui au moins ne pousse pas à reporter le Brexit aux calendes. M'enfin, on peut pas très dire qu'il est très clair
  19. Une chose est certaine, si le Conseil européen de ce soir décide d'une longue extension après avoir eu confirmation que Theresa May n'a rien apporté dans sa besace, il faudra fortement soupçonner que les dirigeants des 27 sont des Auxerrois. Enfin, peut-être pas les Auxerrois réels, que je salue au passage, mais plutôt le genre que décrivait Monsieur Cheval
  20. Bon c'est ce qui s'appelle en bon français un petit show of force de la part d'Akhilleus Priver le RU d'un commissaire dans la future Commission européenne, on en parle. J'imagine que c'est possible. Quant à réduire les droits des députés britanniques de voter comme ils l'entendent... bonne chance ! Je ne vois comment ça pourrait être légal. Et l'exigence envers la GB de «se comporter bien» sinon on écourte... elle risquerait de motiver les députés britanniques à faire encore plus de ramdam, dans l'espoir de se faire suffisamment détester pour être fichu dehors justement... Sans oublier qu'à partir de décembre Theresa May deviendra vulnérable à un nouveau vote de défiance de son parti - aujourd'hui en pleine révolte contre sa politique. Quand Boris Johnson deviendra premier ministre à la fin de l'année, ça va donner ! Mais ils n'en font absolument pas exprès, cette fois-ci ! Leur classe politique est juste trop divisée, reflétant l'état du pays. En plus d'être en général ignorante et incompétente.
  21. "Suicide" est quand même un mot fort, je pense. La France a déjà commis bien des erreurs, elle en commettra d'autres - et elle s'est relevée ensuite. Cela dit, imitant Destouches, on pourrait conclure : "Chassez le national, il revient au galop"
  22. Amusant ! Voilà le lien... et ça s'est passé sur un plateau de télévision, l'année dernière.
  23. Une photo d'époque, en mai 1968 "Vive De Gaulle, Monsieur !" Daniel Cohn-Bendit faisant crânement face à un militant anti-gaulliste casqué Hmmm... la quatrième dimension, dis-tu ? C'est normal si j'en compte cinq autour de moi ?
  24. Ce jour est à marquer d'une pierre blanche... ...ça faisait bien longtemps que je n'avais pas été d'accord avec Daniel Cohn-Bendit ! "Macron doit dire stop" Et puis "Dany le Rouge" qui appelle à imiter De Gaulle... c'est assez savoureux !
  25. Ça me rappelle une anecdote racontée dans les Mémoires de guerre de De Gaulle. Alors qu'il va pour s'établir ailleurs après avoir été l'hôte de la Grande-Bretagne depuis 1940 (en 43 donc pour aller à Alger ? Flemme de chercher le passage dans le bouquin, je cite de mémoire), Churchill le reçoit et à la fin de leur conversation lui dit en substance, sans acrimonie mais sans doute comme une pique : "Vous savez, parmi tous les pays alliés, c'est certainement vous qui nous avez causé le plus de difficultés". Et le Général de répondre, pince sans rire : "Je n'en doute pas. La France est un grand pays" Cela dit, quand ils ne disputaient pas - ce qui arrivait souvent - Churchill et De Gaulle s'estimaient et s'appréciaient réciproquement. Nous et les Britanniques aussi, je crois.
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