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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Y'a pas tant de SWATs et ERT que ça: c'est surtout lié aux villes/agglomérations importantes d'avoir ce genre d'unités: comme tu le pointes, ce qui est plus dramatique est d'avoir une masse énorme de polices locales qui ont un genre de "qualification" SWAT-like, avec tout l'équipement, la mentalité et l'agressivité (et la propension générale à sortir le grand jeu), alors que la dite qualification doit pas reposer sur grand chose de plus qu'un vague séminaire de quelques heures et/ou quelques heures de pseudo-entraînement par an (fournies par tel ou tel prestataire qui par ailleurs finance tel politicien et/ou a X emplois dans la zone).... Quand ce n'est pas sur juste le fait d'avoir l'équipement de guerre et rien de plus. Et en amont bien sûr, l'autorité politique qui "note" les PD et Sheriff Departments au nombre d'entrées en force et déploiements "military-style". On doit maintenant en être à une ou deux générations de policiers qui n'ont rien connu d'autre que cette mentalité. Ca laisse des traces et ça complique le changement. Tandis que financer la formation et l'embauche d'un vrai flic (formé en flic, j'entends) en plus, d'un véhicule de patrouille normal ou de tout autre équipement ou formation lié à un pur travail de police, ça se paie au comptant, et ça affiche moins politiquement.
  2. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Il me semble qu'en Sumo, il se filent plutôt des espèces de baffes que des coups appuyés: c'est de la distraction, pour agacer l'adversaire, au moment du contact, lorsque les 2 mammouths essaient de trouver une prise et une pose correctes pour commencer à pousser, et cherchent donc en même temps à empêcher l'autre de trouver une bonne prise avant. Le point est que ces trucs servent à la distraction, à contraindre le comportement de l'adversaire, pas à lui infliger des dommages incapacitants ou mortels (on pouvait mettre du poison dessus au temps jadis, pour ça): c'étaient à la base des trucs bricolés avec du métal merdique, à multi-usages (ça sert aussi pour faire des pièges, par exemple). Des vrais ninjas regardant ces trucs faits en aciers inox aujourd'hui (et tant d'efforts pour quasiment en faire une discipline en soi), diraient que c'est du n'importe quoi et du gaspillage, un cas parfait de l'idiot qui regarde le doigt et pas la lune. Les séries et films des années 70-80 ont vraiment donné à ces trucs une place délirante. Chaque fois que je vois une scène avec un shuriken qui tue net un gars, j'ai quelque chose qui remonte.... Sauf évidemment si c'est Hulk qui lance (mais lui, il peut lancer un bout de coton et tuer net avec).
  3. Apparemment, nombre de vétérans et associations de vétérans se sont publiquement exprimés (certaines des assoces ont d'ailleurs manifesté dans les mouvements pacifiques/festifs d'hier) sur l'absurdité de la réponse, et surtout sur l'équipement employé par la police: le "on est entré dans Baghdad ou Kaboul avec beaucoup moins" est devenu récurrent dans les médias. Si bien que je me demande, hors des évolutions et incitations de tous échelons institutionnels et de lobbying qui ont amené à cette militarisation de la police américaine, quelle est la part venant de l'institution elle-même, soit l'élément proprement "culturel" interne aux forces de police. Ce sont évidemment des tendances qui s'alimentent entre elles (la culture interne change et recherche les soutiens et financements, les financements et soutiens se multiplient, et alimentent l'évolution de la culture interne....), et il est sans doute inutile de chercher un point d'origine unique (dans le genre la poule et l'oeuf, c'est un cas d'école), mais quand on lit ou entend l'argument présentant la disponibilité de ces jouets (matériels, véhicules, savoirs-faires) comme incitant très fortement à s'en servir, on se demande jusqu'à quel point c'est de la critique facile, et à partir de quand c'est pas non plus faux. Après tout, Platon le disait bien: "l'épée, par elle-même, incite aux actes de violence". Les mentalités collectives de groupes fermés, réfléchissant sur eux-mêmes et s'encourageant toujours plus dans leurs tendances internes, proclivités et tentations, vivant à certains égards dans une mentalité de "citadelle assiégée" (paranos, morts et service, peu de reconnaissance individuelle) ou de "guerre éternelle" (particulièrement développée aux USA depuis les années 80: la mentalité de la "war on drugs"....), disposant de protections politiques de tous échelons qui sont souvent des passes droits (pas illimités heureusement).... Sont souvent enclines à créer avec le temps des tendances lourdes de comportement qui s'autojustifient et deviennent des logiques fondamentales rendants les dits groupes peu aptes à réellement comprendre la moindre critique, et donc à y réagir défensivement par instinct, produisant des évolutions inverses de celles souhaitées. Le cas de Ferguson survient en même temps que celui de Los Angeles, et peu après la grande polémique lancée autour de la mort d'un individu à NY lors d'une appréhension outrageusement violente (étranglé par un flic devant une caméra de smartphone), alimentant un débat récurrent aux USA, mais qui a pour l'instant échoué à produire des résultats. La dernière fois que les USA ont regardé en face ce problème était dans les années 60, particulièrement après la répression brutale d'une manif étudiante dans l'Ohio (le "Kent State shooting") où police et Garde Nationale avaient tiré sur les étudiants à balles réelles et chargé à la baïonnette (4 morts, 19 blessés graves). Le débat, là aussi longtemps intermittent, était devenu priorité politique, nationalement et dans beaucoup d'Etats, donnant naissance à des changements majeurs comme le "community policing" (instauré par le remplaçant du chef de la police ayant ordonné la répression du Kent State).
  4. Il y a justement une énorme différence entre la France et les USA, et sur ce point, il faut souligner deux aspects spécifiques aux USA: - on parle de communautarisme croissant en France, mais par rapport aux USA, c'est queud'chi: la communauté de référence, culturellement, sur le plan des organisations et représentations locales, sur le plan du scrutin, sur le plan de la résolution des conflits locaux.... Sont des éléments structurants de la vie en Amérique, pour le meilleur et pour le pire. Dans la logique de pensée américaine, la communauté a une légitimité qu'on ne connaît pas en France (différence d'approche); c'est le premier truc auquel on pense quand on a un problème ou un besoin, le premier truc vers lequel on se tourne.... C'est pas la mairie, les services de l'Etat ou ceux de l'Etat fédéral, mais bien les organisations locales/religieuses/civiles/civiques (à base souvent ethno-culturelles et géographique) vers qui on se tourne, dans un système politique très indirect, qui passe en grande partie par ces organisations qui sont la base de la négociation politique (et avec les autorités), de la participation politique, de la promotion d'élus.... C'est là qu'est la confiance de façon primaire, instinctive. Et le fait est que, surtout pour les communautés minoritaires extrêmement souvent désavantagées (et souvent INTENTIONNELLEMENT/ACTIVEMENT désavantagées), il y a des biais effectifs de toutes sortes, des allocations diverses au logement en passant par le découpage électoral, l'accès au vote, l'accès à l'emploi ou à l'école, le traitement par la police.... dans la plupart des processus politiques, judiciaires, économiques.... En conséquence, dans ces communautés, le réflexe et la confiance sont inversement proportionnels à ceux qu'il y a envers les autorités; la distance est plus grande. C'est particulièrement vrai dans le Vieux Sud (le Missouri est l'un des pires Etats en la matière). La police étant essentiellement locale aux USA (pas de police nationale: il y a des agences gouvernementales comme le FBI, mais qui traitent des problèmes qui les mettent peu au contact de la population), elle est donc l'émanation des autorités d'échelon local, donc précisément des rapports de force politiques locaux, extrêmement défavorables le plus souvent aux dites communautés (même quand elles sont majoritaires comme c'est le cas à Ferguson). Ce sont souvent des baronnies locales dont l'histoire et les comportements remontent très loin (à des époques encore moins enviables pour les dites minorités), bien tenues par la structure sociale et politique de pouvoir dans le coin. - le niveau de la confiance et des relations police-populations (surtout les populations de couleur et défavorisées) a franchi dans les dernières décennies des seuils incroyablement bas, si bien que le recrutement de personnels "représentatifs" des communautés (non seulement par l'ethnie/communauté d'appartenance, mais par la provenance effective d'une communauté particulière: recruter réellement local au sens le plus étroit du terme) dans lesquelles ils sont appelés à opérer est devenu un impératif sans lequel la distance existante entre police et population ne pourra pas être réduit. A cause du point précédent, de l'importance de la communauté dans le système culturel de référence, c'est un facteur incontournable; le niveau de défiance atteint ne pourra pas être guéri, même partiellement, par des communications sur une "nouvelle police", des efforts réels ou supposés de "formation" et "d'épuration des mauvais éléments", des campagnes de sourire.... Ce niveau de défiance est aujourd'hui réellement dangereux. Encore plus quand on regarde les analyses statistiques sur l'ensemble du pays, chose assez nouvelle aux USA où les bases de données nationales en la matière (comme sur l'effet des armes sur la société) étaient jusqu'ici bloquées par l'échelon politique national: il est par exemple démontré que blancs et noirs de la même tranche d'âge sont aussi enclins à avoir sur eux des substances illicites, mais que les noirs ont 7 à 8 fois plus de chances d'être arrêté (au faciès) et contrôlés, plus de chances de passer en justice (à nombre d'arrestation égal), et plus de chances d'être condamnés (et mal défendus au passage). De même, une démarche violente dans le contrôle et l'appréhension est hautement plus probable à l'encontre des noirs et hispaniques, si bien qu'a été pris l'exemple (caricatural) de mettre en opposition le cas d'un militant "open carry" qui s'est présenté sur la pelouse de la Maison Blanche avec un M-16 vs ce cas à Ferguson: le type devant la Maison Blanche (blanc) a été gentiment reconduit hors du périmètre (sans suite), le gamin à Ferguson (sans casier) a été abattu dans des circonstances douteuses. Dans la même veine, on peut aussi comparer à l'histoire récente du ranch Bundy, où une foule d'excités idéologues débiles, beurrés et armés jusqu'au dent a enfreint un tas de loi (dont la menace de passant avec arme), voulait en découdre avec la police (pour soutenir un fraudeur fiscal à délire de grandeur), et n'a rien pris d'autre qu'une tape sur la main (z'avaient la bonne couleur), l'affaire se résolvant parce que le con qu'ils soutenaient a dit des conneries face caméra. Ils ne passeront pas à côté d'un recrutement volontairement ciblé sur les locaux, sous peine d'écoper de problèmes plus graves encore. Ca va avec la mentalité américaine, mais je comprends que ça puisse choquer notre mentalité d'Etat et de République "unitaires" et "nationales". Pour la note: le suremploi des SWAT et autres Emergency Response Teams en tous genres, mais aussi d'équipes de police "normale" suréquipées pour l'occasion (et avec un surcroît d'entraînement en la matière allant de "rien du tout" à "superficiel"), est une réalité désormais dominante, aux causes multiples (voir mon post plus haut), et qui est désormais profondément implantée dans les mentalités policières (aidées en cela ou non par l'esthétique de la violence et de l'action policière qu'on trouve dans les médias). Mais il faut y ajouter aussi l'incitation effective à agir ainsi, au-delà de l'incitation à avoir matériel et formation (et les tentations, réflexes et mentalités que ces choses amènent): pour bénéficier de ces aides, dons en tous genres, programmes de formation.... Les polices locales sont incitées à agir de cette façon: en somme, plus on fait d'entrées en force (dûment enregistrées dans les registres) et autres actions de type "dur" (notamment en liant des interventions à "l'antiterrorisme"), plus le secteur est vu et présenté comme dangereux, et plus il y a d'aides, donc de financements. Si on y ajoute le politique local qui veut se la jouer dur à cuire et joue sur les peurs inter communautaires (et sur celles de menaces imaginaires), et les incitations des industriels du secteur désormais puissant de la sécurité intérieure (on parle désormais d'un "Police Industrial Complex" autonome à Washington, là où il y a 20 ans, ce lobbying était un auxilliaire des lobbies militaires), notamment dans le financement du dit politique (et de son grand frère à la capitale de l'Etat, et l'autre grand frère à Washington), on a un tableau réjouissant. Saint Louis (Missouri), au centre de la zone où se trouve Ferguson, est un cas extrême en la matière si on regarde ses statistiques policières et l'évolution des types d'intervention. Désormais, la moindre visite ou perquisition a beaucoup de chances de s'y faire en force, le FA au poing: ça aide à récolter des financements, ça fait bien pour la carrière des officiers de police et ça facilite la vie des décideurs financiers du police department (politiques et police) qui sont incités à aller acheter sans que ça leur coûte beaucoup toujours plus de véhicules et matériels militarisés, toujours plus de formations à l'action violente.... Plutôt qu'avoir à dépenser dans de nouveaux "vrais flics" et matrériels de gardien de la paix qu'il faudrait payer sans aide et qui sont moins sexy et "sérieux" à l'image.
  5. On a évoqué plus haut dans le topic cette discussion naissante aux USA: cette militarisation grandissante de la pensée, des méthodes et des réflexes de la police remonte aux années 80 (avec la multiplication, parfois absurde, des unités SWAT, leur "mise à la mode", le recours croissant -souvent abusif- à leur action, et "l'extension" de nombre de leurs approches et méthodes aux "réguliers"), mais a réellement pris son envol dans les années 2000, après le 11 septembre plus précisément. Outre la parano montante et la croissance de la mentalité SWAT/militarisée/"action before prevention" (due, donc aussi bien à la généralisation des SWATs, mais aussi à tout ce qu'a amené la "war on drugs"), il y a eu une réelle vague de l'antiterrorisme, jusqu'à l'absurde et au-delà, dans les forces de police, plus les Police Department et Sheriff's Offices d'ailleurs que chez les polices d'Etat et agences fédérales où la mouvance était plus développée certes, mais aussi mieux pensée et maîtrisée (jusqu'alors, elles avaient notamment la charge d'offrir ces capacités "haut du spectre" aux autorités locales, entre autres spécialités). Et avec ce mouvement, sur la vague de ce mouvement et à la base de ce mouvement, il y a eu une vague politique qui l'a instrumentalisé, développé, à tous les échelons: quoi de mieux dans une atmosphère parano que de voir des politiciens se dire "tough on crime" et préoccupés de la sécurité de tous favoriser ces développements qui, s'ils n'ont pas nécessairement de grand impact sur la réalité du crime et créent des effets de moyen et long terme désastreux, ont cependant l'attrait du "visible et tout de suite". Ca en jette! Plus encore, ce suréquipement ne s'est pas inscrit dans un vide absolu: le gouvernement Bush-Cheney en a été le dealer, incitant à l'extrême. En grande majorité, le hardware (matériels, véhicules) et le software (formations, organisation, acculturation) de ce changement ont été largement financés par l'échelon fédéral qui a fait la braderie en grand, s'est fait la centrale d'achat pour obtenir des prix imbattables et/ou offrir tout connement les goodies, dans l'énorme gaspillage sécuritaro-militaire des années 2000, le même qui a multiplié les agences et officines de renseignements, fait exploser le budget militaire et les dépenses de guerre.... Ce grand programme de sécurité intérieure a été moins visible, mais pas moins vaste, surtout dans son impact général. L'incarnation fédérale en fut le Department of Homeland Security, la nouvelle grande agence d'alors qui réunit nombre de services existant avant et bénéficia d'énormes investissements pour son l'expansion de sa taille, de ses moyens et de ses attributions. Et cette même DHS est l'organisme par lequel ce changement de la police aux USA est passé: formations, distributions ou vente préférentielle de matériels militaires/paramilitaires.... Ce fut aussi un des plus grands programmes de cadeaux politiques un peu partout, pour les "bons" élus et candidats comme pour les sources de financement: contrats de sécurité (la militarisation de la police est une chose, mais faut voir aussi le domaine de la sécurité privée -prestataires, consultants et fournisseurs- et son explosion à la même période), contrats de fourniture, fonds investis dans tel ou tel Etat, tel ou tel comté, tel ou tel district électoral, nouvelles implantations fédérales (et leurs retombées économiques locales).... La dernière loi de financement votée pour la frontière mexicaine était d'ailleurs de la même eau: alors que le bilan de l'immigration clandestine via cette frontière (ceux qui passent les mailles) est désormais très limité, voire négatif, depuis une décennie et plus, il a encore été voté plus de 40 milliards de dollars de nouveaux investissements par an pour plusieurs années, en sachant très bien que ça ne changera quasiment rien (crise actuelle mise à part, dont le traitement ne relève pas de réponses sécuritaires liées à la frontière). Du pur susucre politique pour redistribuer aux copains, dans les 4 Etats de la frontière (Californie, Arizona, Nouveau Mexique et Texas), qui est une des illustrations de l'évolution du domaine de la sécurité intérieure aux USA, de ses raisons, logiques et conséquences. Mais on peut être sûr que cette frontière aura des miradors, des réseaux de CCTV, des drones en pagaille, des blindés, des mitrailleuses partout, des armes de sniping pour les secrétaires, des millions d'heures de "formation" plus ou moins inutiles.... Alimentant toute une industrie de copains et favorisant la carrière de tout un tas de candidats et élus voulant se donner des airs de durs en suscitant des paniques injustifiées auprès de portions spécifiques (et actives) de l'électorat, et apportant des fausses réponses.
  6. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    C'est "frappe qu'un coup", ces trucs là, et pas si facile à ajuster sur un adversaire qui bouge; qui plus est, c'est un geste qui engage le corps, donc c'est prendre plus de risques de s'exposer pour un coup aléatoirement incapacitant. Faut être vraiment sûr de soi pour risquer le coup à courte distance (surtout par rapport au coût d'opportunité de sacrifier une bonne arme pour le corps à corps). Ceci dit le Ninjutsu prévoit aussi des armes comparables, destinées à être incapacitantes: le shuriken est une autre catégorie. Mais effectivement, ça demande un bon entraînement (comme le couteau de lancer d'ailleurs), non seulement pour avoir le geste et pouvoir l'exécuter rapidement sans y penser, mais aussi pour l'intégrer dans sa stratégie de combat. Enfin, entre shuriken et couteau, autre élément qui souligne la différence d'usage et d'objectif, la distance de combat n'est pas la même: le couteau à lancer, à moins de 5m, vaut mieux le garder en main et castagner avec. Le shuriken (enfin LES shurikens, le but étant d'en avoir plusieurs prêts à l'emploi) c'est de l'appui rapproché pour gérer le combat au contact (son espace, son timing, l'adversaire lui-même), là où le couteau est de l'artillerie (là pour tuer/incapaciter). Effets différents, emploi différent, tactique différente.
  7. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Si c'est pour prendre un flingue, ou quasi flingue, autant en revenir direct à la méthode Indiana Jones, ça va plus vite.
  8. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    C'est plus un shuriken, ça: c'est grand! Et pour bien l'employer, faut lancer fort (cad avoir de la place, prendre de l'élan.... Ca prend du temps). Les shurikens, le but, c'est d'avoir sur soi plein de ces petits trucs nuisibles qui s'envoient d'un revers de main en un éclair, créant potentiellement un effet de saturation et/ou un effet dissuasif découlant de cette saturation potentielle, le tout sans s'encombrer trop ni sacrifier sa posture de combat.
  9. Le problème d'une absence de stratégie et de volonté (et donc aussi de moyens suffisants dédiés), et/ou surtout d'une stratégie adaptée, et souvent, d'esprit de suite (pour assurer le service après vente, comme ça aurait été nécessaire en Lybie).
  10. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Ca me rappelle le pire en la matière: les démonstrations de parades contre coups de couteaux.... Avec des Hi Kicks (et évidemment, des profs vous disant que c'est la méthode la plus parfaite et facile, que c'est super réaliste....)! En ninjutsu, loin de tous les clichés habituels, c'est précisément ce qu'on enseigne avec les shurikens: ce ne sont pas de très bonnes armes (à moins d'un coup chanceux, ils énervent, égratignent, font des petites blessures irritantes, mais sont difficilement incapacitants), et leur usage s'inscrit en fait dans une stratégie de gestion de la distance (maintenir l'adversaire à quelques mètres, pour avoir plus de marge pour choisir le moment du contact), de l'adversaire (on le travaille, on l'irrite, on l'empêche de réfléchir et observer, on limite ses options) et du tempo et des circonstances du combat (y'en a une petite réserve, de ces saletés). Ils servent juste à contraindre le déplacement et l'attitude de l'adversaire (et s'offrir les meilleures chances de bien engager le contact, potentiellement rapide et décisif) qu'ils seraient bien en peine de réellement blesser. Bref, c'est de la tactique d'artillerie d'appui.
  11. Dans le cadre du déploiement américain, deux notes: - le chiffre de 130 annoncé récemment (début de semaine) ne représente qu'une partie du déploiement annoncé vendredi dernier, qui est en fait quasiment un mandat ouvert. Une partie ne sera pas chiffrée vu qu'il s'agit de FS, mais une autre est simplement une porte ouverte pour plus de monde, sans qu'un contingent fixe ait été déterminé, contrairement à ce qui avait été le cas depuis le premier renfort annoncé le 16 juin (275 personnels, essentiellement pour la sécurité des représentations US): 300, puis 200 dans la deuxième moitié de juin (ceux-là destinés à soutenir l'effort irakien), qui s'ajoutaient à la réorientation des efforts d'autres forces (Air Force, Navy, renseignement) vers la situation irakienne. - des Ospreys de l'USMC sont acheminés dans une base américaine du nord de l'Irak, clairement pour opérer entre le Kurdistan et les poches de réfugiés dans le Sinjar. Ils peuvent représenter un besoin rapide d'effectifs plus lourds vu leur vulnérabilité et leur besoin en maintenance. Problème, depuis le début de l'opération, 60 jours se sont écoulés à la date d'aujourd'hui, c'est-à-dire que le mandat prévu par le "War Powers Act" (donnant toute latitude au président pour agir militairement sans consultation du Congrès) expire aujourd'hui. Le Congrès est en vacances pour 4 semaines encore, et il ne semble pas que ça s'agite à Washington, si tant est que ce Congrès puisse avoir un débat sain. On est donc dans le tortillage constitutionnel, très limite, qui apparemment commence à poser des problèmes politiques et pourrait limiter la volonté américaine d'agir, surtout avec des élections en novembre (qui s'annoncent mal pour les Démocrates, vu la faible participation usuelle dans les Mid Terms). Au moment où le terme "mission creep" (crainte de l'enfermement dans une logique d'escalade lente et discrète qui finit par enferrer le pays dans un conflit) est sur toutes les langues dans les médias, cette absence d'unité de décision dans le gouvernement américain pose un grave problème, intérieur comme extérieur.
  12. Soit ils sont en phase d'apprentissage, soit ils ont un réservoir de combattants compétents pour l'instant trop limité pour s'éloigner des priorités: ils sont sur l'offensive, profitant de leur élan (quelque peu contrarié depuis peu en pas mal d'endroits), et ce sur une superficie importante et en un nombre d'endroits extrêmement importants (donc beaucoup de forces un peu partout, même si apparemment il y a plusieurs échelons de "réserves" employables). Ca fait beaucoup de pièces en mouvement au même moment (en Irak ET en Syrie), avec des ressources limitées, et un proto-Etat à bâtir. Pas mal de taf en somme. Visiblement, ils ont des structures de formation militaire (et des unités rôdées pour prendre la suite), mais pour l'AA? Soit ils préparent un usage de cette ressource moderne ("doctrine", tactique et formation technique par un biais ou un autre), soit ils s'en tapent pour l'instant. Ca dépend quand même aussi du stock dont ils se sont emparés: il ne semble pas qu'ils aient mis la main sur des centaines de trucs, donc ce serait peut-être du gaspillage de ressources (à commencer par le temps) d'immobiliser des personnels qualifiés pour envisager un usage sérieux de ces armes très spécifiques. A moins de les balancer au petit bonheur dès qu'il y a un avion, sans avoir consacré trop de temps à s'en préoccuper: les Américains deviendraient prudents à la seconde où un seul serait tiré même n'importe comment.
  13. Il a quand même fallu aux Afghans des formateurs ricains pendant les années 80. Sachant en plus que les faire fonctionner basiquement est une chose (déjà pas forcément si évidente), les employer correctement (tactiques, "stratégie" d'usage....) en est une autre, alors qu'ils en ont pas pris un stock inépuisable (ou même forcément important), qui n'a surtout pas d'infrastructure de soutien (c'est fragile ces petites choses).
  14. Un truc qui m'a fait tilter sitôt qu'il avait été annoncé qu'ISIS avait saisi des stocks d'armes américaines, et qui n'a commencé à être évoqué dans les médias américains que cette semaine, après plus d'un mois de panique sur les "super guerriers" d'ISIS qui auraient maintenant les "super armes" américaines (en faisant sans doute du coup l'armée la plus létale de l'histoire de l'univers -les journalistes ne sont jamais effrayés par les superlatifs), concerne les dites armes.... Les équipements américains sont souvent tout sauf rustiques: ils sont lourds en maintenance, réclame beaucoup d'entretien et de pièces détachées, et, dans le cas des véhicules, consomment comme des malades (huile, eau, carburant), et qui plus est des essences très spécifiques (ISIS a du pétrole, mais quid des capacités de raffinage?). J'ai entendu aujourd'hui seulement pour la première fois un "expert" américain évoquer ce point en disant qu'il n'y avait peut-être pas trop de raison de paniquer sur le sujet des armes américaines étant donné justement que les capacités d'ISIS a les faire fonctionner dans la durée était douteuses..... Et c'est un peu le trip: dans les médias français, anglais et américains (ceux que je sample), ISIS est depuis le début présenté comme la super force de la mort qui tue, faite de soldats fanatiques se foutant des blessures et de la mort, disciplinés comme des SS (tels que les amateurs les fantasment plus que la réalité), experts au combat, aux unités et sous-unités rôdées comme les unités alliées de 45 (ou de 18, soyons chauvins), et commandés par des maîtres stratèges qui boufferaient César, Sun Tsu, Gengis Khan et Napoléon au petit déj.... Admettons qu'il y ait une légitimité à une telle réaction pendant un petit moment, par opposition au silence assourdissant sur ce mouvement jusqu'en juin de cette année.... Mais quand même! Bien que l'article cité précédemment (très bon au passage, par rapport à ce que j'ai pu voir et lire ailleurs) le rappelle, on en est déjà partout ailleurs à présenter les Kurdes comme le village gaulois, quand le Kurdistan irakien (auquel, comme vu, peut s'adjoindre des renforts et de l'expertise des mouvements kurdes d'ailleurs, et l'aide occidentale et turque) dispose d'un territoire organisé et cohérent (Etat stable, cohésion et volonté nationales, population voulant se défendre....), comptant sur une conscription représentant une masse de manoeuvre de plus de 200 000 combattants (tous englobés sous l'étiquette "Peshmergas" qui recouvre, il est vrai, plusieurs réalités), et une infrastructure développée (plates-formes routières et aéroportuaires, réseau routier, réseau de base, flux importants avec la Turquie et l'Iran....). ISIS n'a, pour l'instant en tout cas (et sans doute pour l'avenir visible), pas vraiment les moyens d'avaler ce morceau là, et de loin: la question est celle de Kirkouk et de sa région (et du sud est kurde), où se trouve une bonne partie du pétrole et le moyen d'enfoncer un coin entre Kurdes et territoire loyaliste irakien (relativisé par la présence de l'Iran qui peut conserver une cohésion territoriale entre ces deux proxys). J'ai plus l'impression aux USA d'une tentative (limitée: le niveau de capacité à développer une stratégie, et plus encore la mettre en oeuvre dans la durée, est très réduit) de faire monter la sauce et le danger d'ISIS dans la perception nationale, afin de limiter le risque politique d'un peu plus d'intervention. Côté kurde, y'a certes eu du retard à les soutenir un minimum (lié à l'ancienne politique de "tout le soutien à Baghdad" pour un Irak unitaire), ce qui expliquerait la panique actuelle.
  15. Depuis que les mecs à l'origine de VICE (qui se bougeaient depuis des années, de documentaires réguliers en émissions à épisodes, en grande partie sur HBO) ont pu trouver des financements suffisants, c'est effectivement un grand retour du "beau" grand reportage.... Mais entre le patron et le correspondant qui a couvert l'Ukraine (Simon Ostrovski je crois qu'il s'appelle), ce sont des vrais tarés, des pures tête brûlées: la caricature de la façon dont on se représentait le grand reporter de la "grande époque". Il faut bien ça....
  16. La présence américaine en Irak a été augmentée de 130 personnels aujourd'hui, sans qu'il soit précisé exactement quelles étaient leurs attributions, le terme "military advisors" étant le seul employé depuis le début de la nouvelle intervention américaine dans le pays. Les personnels de la CIA ne sont évidemment pas comptabilisées, et les FS déployées ne le sont pas toutes (les seules qui le soient ont été comptées dans la première vague en juin, mais là encore, étant comptées dans le package global des "military advisors"), et les personnels de soutien aux opérations aériennes sur place restant un flou artistique. On devrait signaler cependant aussi les 7000 military contractors présents en Irak (à différencier de la vaste masse des "contractors" qui traduit en majorité les employés de sociétés civiles américaines bossant en Irak), en majorité jusqu'ici comme personnels de sécurité et formateurs, mais dont il se dit désormais qu'une bonne partie voit leurs contrats renégociés, leurs sociétés mères se voyant demandées des "extensions" de prestation.... J'ignore quelle a été l'évolution récente des mercenaires ricains en Irak (ou même si la majorité d'entre eux est effectivement ricaine ou occidentale), mais il faut espérer ne pas revoir les errements précédents (sauce Blackwater ou Dyncorp). Ceci dit, si ces 7000h ne sont certainement pas une "masse de manoeuvre" dans laquelle l'administration US peut "puiser" pour une force auxilliaire ad hoc, une certaine proportion est apparemment potentiellement utilisable pour certaines tâches et fonctions. Obama étant à fond sur la ligne "lead from behind", refusant de s'engager autant que possible dans les crises extérieures (et cet endroit précis est encore terriblement "patatechaudesque" aux USA, particulièrement pour un président qui a fondé son élection sur l'évacuation de l'Irak), la masse des FS et forces clandestines en action peut augmenter très significativement sans qu'on le sache réellement, mais celle des contractors aussi (sécurisation de points clés et zones sensibles....), jusqu'à atteindre un seuil critique intéressant sans qu'il y ait beaucoup moyen de l'évaluer. Je parle d'un seuil du genre 15 000h, soit une appréciable masse de manoeuvre. A l'heure actuelle, les USA ont envoyé "officiellement" environs 1000h depuis juin, qui s'ajoutent aux effectifs de sécurité des implantations américaines, militaires (essentiellement les 300 environs qui gardaient l'ambassade) et privés (les 7000h mentionnés), et aux "consultants" encore présents avant juin, recouvrant une vaste réalité d'origines (contractors purs et durs, contractors oeuvrant de fait pour le gouvernement US via des contrats spéciaux, militaires....). Mais à ces personnels, il faut ajouter l'ensemble du dispositif qui gère, soutient et opère les frappes aériennes et dont l'essentiel est hors d'Irak, et évidemment les susmentionnées FS et forces clandestines. Sur les 1000h envoyés depuis juin, peu sont des FS destinées à opérer sur le terrain (celles-ci sont "sorties des comptes"), et les personnels de combat sont destinés à la sécurité ou à la formation, le reste étant des spécialistes C4I ici pour assurer collecte et analyse du renseignement, et coordination des forces alliées. Leur masse peut librement augmenter dans des proportions limitées, étant donné qu'ils ne sont pas directement risqués et ne sont donc pas exposés aux polémiques politiques émanant d'opérations de combat régulières qui reprendraient pour les ricains en Irak. Restent les FS et les contractors, dont la masse est peu évaluable, et son accroissement éventuel encore moins: encore aujourd'hui peu savent et tous se foutent du fait qu'il y a eu plus de personnels de sécurité privée tués et blessés que de soldats tués et blessés pendant l'occupation américaine de l'Irak.
  17. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Si les armes de jets sont considérées comme appartenant au domaine des arts martiaux (quid de la pratique du lancer de couteau? Quid du lancer de hachette qui fut un meme attribué aux troupes russes récemment?), j'ai vu aujourd'hui une vidée qui a fait sensation aujourd'hui: une gamine de 14 ans lançant une balle de base ball à 110km/h en championnat (dans les actuelles sélections pour les championnats du monde des "Minor Leagues"). D'accord, les pros des Major Leagues tournent autour de 150-160km/h, mais déjà (à cet âge) ça doit faire mal dans la tronche.
  18. L'une des préoccupations majeures des ricains et Irakiens "officiels" pour l'instant doit être de récupérer les organisations sunnites (dégoûtées par la politique de Maliki) qu'ISIS a coopté. Va falloir du pognon et des garanties.
  19. Newsflash: un hélico irakien apportant de l'aide aux Yazidis réfugiés sur le Sunjar, s'est écrasé. L'hélico participait à l'effort de noria (apporter du ravito dans un sens, repartir avec des réfugiés) qui commence à porter certains fruits, selon les observateurs qui disent (pour la première fois depuis le début de cette crise humanitaire) qu'aujourd'hui est moins pire qu'hier, au moins sur le Sunjar. Mais l'urgence est telle que les hélicoptères se chargent souvent jusqu'à la gueule, surtout dans la phase retour, avec des réfugiés qu'il faut littéralement trier, sachant que la quantité de ravitaillement qui peut parvenir quotidiennement est encore largement insuffisante face au besoin, et que la conséquence continue à se payer en morts (épuisement, faim, déshydratation....), chaque jour. L'accès à la zone reste un goulot d'étranglement au regard des moyens d'acheminement disponibles, surtout depuis un Kurdistan pas très équipé et aux relations houleuses avec la capitale. Les avions sont d'une utilité aléatoire (les parachutages de palettes sont difficiles à cet endroit et avec ces populations non organisées), et les hélicos manquent, et la menace AA n'est pas bien évaluée.
  20. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    C'est autorisé en compète? Ou Indy a triché? Le MMA a eu aussi une évolution marquée via les gens qui y sont venus, la proportion de personnes venant de la lutte, du judo/jujutsu ou jujutsu brésilien semblant supérieure à celle de gens issus du Muay Thaï, avec surtout une influence plus grande des premiers sur les circuits de formation qui, depuis quelques années, fournissent la majorité des combattants (formations en "académies" internes des circuits). Ce n'est pas neutre sur les dispositions des sportifs et de la discipline: c'est au final souvent comme ça que les biais se créent dans un art martial et qu'on le "déforme" graduellement. Et le fonctionnement des compètes de MMA (règles, format....) favorisent l'orientation vers le combat au sol. Ceci dit ça dépend aussi du gabarit:chez les lourds et très lourds, on voit nettement plus de KO aux poings (et pieds, mais moins), en combat debout.
  21. Mécréant! Tu oublies His Holy Noodleness (Sa Sainte Nouillitude), le Giant Spaguetti Monster! Ceci dit, je me demande quel est le degré d'engagement planifié (suceptible d'être augmenté, c'est probable, mais selon des scénaris/plans déjà dans les cartons) des Ricains en matière de frappes aériennes: ils ont des FS au sol pour le repérage, et du monde pour le soutien (y compris l'éventuelle récupe de pilotes), sans compter une micro-force au sol, pour l'ambassade et l'encadrement/appui des Irakiens (formateurs coordinateurs d'EM et C4I essentiellement, il semble). Aucune idée de ce que la mission en l'état peut "dimensionner" (combien de missions/avions/drones ce "poste avancé" peut gérer, en somme): Obama s'en tient pour l'instant à un non accroissement des déploiements stricto sensu en Irak, mais évidemment, ça prend pas en compte ce qui peut être fait à distance (et on sait que le Golfe est bien maillé de centres de commandement US). Quoiqu'il en soit, ça fait 2 mois que les récents arrivés ont accumulé du rens de toute provenance (acquisition en propre sur place, concentration de moyens satellite/EM, coopération avec les locaux....), et 4 jours que ce rens est mis à profit, ce qui fait se demander jusqu'à quel point ils ont repéré les réseaux de points d'appui "en dur" d'ISIS. Ont-ils de quoi couper momentanément les pattesdes enragés (les pick ups et blindés, ça marche pas aux prières, et d'ailleurs les gars non plus)? L'intensification de l'appui aérien semble à l'ordre du jour au Pentagone, mais aucun ordre de magnitude n'a vraiment été donné.... La déclaration du Pentagone est éminemment liée à la position prise par Maliki, ce qui veut dire un moment d'expectative côté US en attendant de voir si un minimum de bon sens peut prévaloir à Baghdad: appuyer de façon conséquente le nouveau PM pour lui donner du poids semble logique, surtout si un modicum de coopération est établi avec les Kurdes.
  22. Il ne faut pas sous estimer les effectifs qualifiés d'ISIS/EEIL: ils ont une guerre sur deux fronts, en Irak et en Syrie. Sur ces 2 fronts, il est difficile d'évaluer le cumul, mais la proportion d'individus aguerris semble plutôt supérieure à ce qu'on a vu jusqu'ici dans ce type de mouvements. Ils ont beau être nés en Irak, c'est en Syrie qu'ils se sont formés depuis le début des troubles, et ils ont formé bien plus important que des individus: des unités, des bases et des réseaux de base/zones de ressources qui forment un "heartland" à cheval sur les deux pays, et couvrant une superficie considérable (masse critique?). Pour le combat, avoir des unités rôdées, et une pyramide hiérarchique (de chefs et d'unités et sous-unités) bien huilée, est un avantage considérable: l'intégration des nouvelles recrues et autres ralliés se fait dans un truc qui fonctionne, et produit donc bien plus de résultats. C'est plus un groupe formant à la hâte des micro-commandos (taille groupe de combat) de miliciens, mais bien une proto-armée (dans un proto-Etat), avec esprit de corps, motivation (au moins pour une part importante, et sûrement une très large majorité pour les unités employées en Irak) et pour l'instant le vent en poupe (attire les motivés et/ou capables, permet la sélection, fait accepter plus de sacrifices, limite la désertion, donne du mordant....). Le recrutement "international" (en entendant par là "d'au-delà de la région") obéit à une autre logique: c'est une part très réduite des effectifs, qui semble viser plus à "dépuceler" les personnes concernées et les embrigader et former idéologiquement pour usage différent quand ils retournent dans leur pays (ce qui s'est déjà vu avec des gens de retour de Syrie, dont certains étaient passés par ISIS). Les tribus sunnites importantes sont en fait l'enjeu actuel sur lequel Washington se remet à essayer de jouer, en espérant que ce soit pas trop tard; elles ont déjà été achetées pendant le "Surge" de la dernière période de présence US (et ont permis sa réussite temporaire), et ont été lâchées avec le retrait ET le soutien aveugle à Maliki..... A priori, si certaines garanties peuvent être trouvées et que les USA accordent suffisamment d'importance au problème (pas évident en l'état de leur scène politique intérieure), une bonne partie pourrait être récupérée, surtout si ISIS continue ses absurdités dans sa "gestion" de son espace intérieur (lois aberrantes, oppression pure et dure....) et que le conflit s'éternise après qu'un coup d'arrêt soit donné à l'avance d'ISIS (bref, si Kurdes et Irakiens "loyalistes" se reprennent). Il resterait la Syrie, cependant.... Pas simple.
  23. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Yep: dès qu'on se retrouve à la pratique libre (et aussi proche du full contact que possible, avec aussi peu de règles et quotation aux points que possible), tout reconverge vers ce genre de mix pieds/poings (+grappling et sol), et généralement, ce faisant, ils retrouvent leurs origines. C'est pas qu'ils importent des mouvements d'ailleurs: ils remettent à l'honneur des mix de coups que la pratique "de temps de paix" ou "pour le sport" avait mis de côté (ou en tout cas au second plan) au profit d'autres (avec épidémie de high kicks, ballets aériens, formes trop ritualisées....).
  24. Conférence de presse live en ce moment du State Department, qui confirme les livraisons d'armes et de munitions, directement aux Peshmergas, en "coordination complète" avec le gouvernement irakien (le terme serait désormais à définir) qui continuerait ses propres livraisons directement aux Kurdes (les AK doivent venir de là, et/ou d'Iran.... Ce qui est la même chose avec le gouvernement Maliki). Cette conférence fait suite à celle du Pentagone (j'l'ai loupée).... Pour les armes, ils n'ont pas tant précisé qu'il s'agissait uniquement d'AK: le terme utilisé fut celui de "small arms", beaucoup plus général, et quand sorti par un porte parole de ministère, c'est très vague. Faut voir la conf' du Pentagone, paraîtrait qu'il y a des détails sur les armements. Par ailleurs, le State Department a détaillé le dispositif multiservices mis en place à Erbil pour répondre à l'urgence humanitaire: en termes de métiers concernés et de quantités de moyens, ça augmente, mais le "corridor humanitaire" ne semble pas se préciser pour l'avenir immédiat, dépendant trop exclusivement des Peshmergas.
  25. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Un muscle, ou plutôt un groupe de muscles, que j'ai appris à travailler pour le punch: le dentelé, et avec lui la ceinture scapulaire (ou plutôt ce qu'il y a dessous, si j'ai bien pigé), soit les muscles autour du haut de la colonne, entre les deux dorsaux. Dur à travailler spécifiquement: des pompes exécutées différemment des habituelles (sur les mains, et/ou sur les coudes) et un exo à l'élastique exécutant un "coup de poing" avec la rotation exécutée précisément via un mouvement appuyé de cette zone (on met du temps à sentir le dentelé travailler). Bon, ceci dit, c'est l'heure de ma séance du jour....
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