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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Ce peut être idéologique, ce peut être par intérêt, les 2 n'étant pas exclusif. Mais même s'il est avant tout dans les casinos et hôtels, on ne connaît pas réellement l'ampleur de son portefeuille. Par exemple, il milite activement pour labelliser la Chine comme manipulateur monétaire de première (ce qui est vrai) et développer les politiques douanières et commerciales adéquates pour y remédier.... Ce qui est une antienne, désormais, du candidat Romney. Seulement son intérêt dans la chose est plus direct étant donné que ses casinos et hôtels ont souffert d'une concurrence chinoise vivant en monnaie sous-évaluée, ce qui lui avait fait perdre beaucoup d'argent à un moment.
  2. Passé un certain niveau d'écart, cela deviendra un problème d'Etat parce qu'une population réagit à ce genre de situations: je ne sais plus exactement quel est le chiffre, mais en Chine, par exemple, on estimait qu'il manquerait au pays quelque chose de l'ordre de 200 millions de femmes avant 2030. A moins d'établir culturellement la polyandrie, ça fait autant d'hommes qui n'auront jamais le moindre espoir d'une vie "normale". Généralement, les sociétés pareillement structurées sont plus violentes (crime, agitation sociale violente....) et/ou l'Etat a besoin de "détourner" cette violence vers l'extérieur. L'Inde présente un déficit aussi assez important, et en général les pays d'Asie de l'est, et même la Corée du Sud pourtant très développée et "mondialisée" garde un penchant culturel pour la préférence aux garçons qui, sans atteindre des proportions aussi dramatiques qu'en Chine, se retrouve pourtant de façon visible à l'échelle nationale. Le recours à l'immigration pour "compenser", avant tout par "initiative privée" comme l'exemple évoqué, finit par avoir aussi un impact sur la société qui se retrouve, si on parle d'effectifs importants, dans le débat politique. Dans des cultures où la race compte plus qu'en occident (déjà pas neutre), ça peut aussi créer des problèmes de toute sorte.
  3. En 1529? Les potentats d'Italie ne sont déjà plus tellement des potentats pour beaucoup d'entre eux: les Espagnols ont déjà le contrôle direct ou indirect de l'essentiel, et la papauté a été abaissée (sac de Rome en 1527, qui est aussi une mise au pas de l'Eglise même s'il n'a pas été voulu par l'empereur) et Charles Quint a les mains largement libres. A ce stade de son règne, son autorité est large, ses moyens sont importants. Leurs grands sièges ont quand même souvent duré plus que les 3 moins dont tu parles, et leur méthodisme, cause principale de la lenteur de leur conquête, implique entre autres choses d'installer de grandes bases logistiques proches des fronts. Leurs lignes sont-elles si étirées à Vienne? Sans doute en partie en raison du gigantisme des armées de campagne ottomanes nécessaires pour une telle conquête, mais les distances ne sont pas si énormes avec les grandes forteresses qu'ils ont en Hongrie ou en Croatie par exemple. C'est le processus de mobilisation qui est le plus problématique cependant, comme tu le dis: il faut garder le contrôle de l'empire, pas tout mettre sur un seul front, et un sultan ne peut mobiliser à l'année tant de monde que ça. Si je me souviens bien, les seules troupes permanentes (Kapikulu, l'armée personnelle du sultan, pas "l'host" impérial), même à l'époque de Soliman, sont les Janissaires (infanterie) et les "6 divisions" de cavalerie (dont surtout les Sipahis), ainsi que les cavaliers légers Akincis. Un point particulier de ces troupes permanentes est qu'il y avait en plus un grand ensemble de troupes "cadres" non combattantes mais qui fournissaient une capacité permanente et professionnelle de commandement, de soutien (maintenance des matériels, train d'armée) et d'appui (artillerie, artillerie de siège, mineurs et sapeurs) pour la totalité de l'armée impériale quand elle était rassemblée. Ces troupes permanentes sont de très grande qualité. Mais au global, c'est pas forcément énorme: les Janissaires à cette période ne pèsent pas plus qu'une petite dizaine de milliers d'hommes, et la cavalerie est au plus dans les mêmes eaux. Les armées provinciales, fonctionnant sur un régime féodal, pèsent nettement plus lourd dans l'effectif, et là la qualité est très inégale, avec une bonne frange qui sont plutôt des amateurs. Mais la force globale d'une armée ottomane est énorme avant tout en raison de l'encadrement central professionnel qui peut contrôler cette masse, l'articuler et la soutenir. Surtout à cette époque où les armées occidentales ont de ce côté beaucoup moins de capacité, même si une armée occidentale présentera sur le champ de bataille une plus grande qualité moyenne d'unités. Même les armées française et espagnole, les 2 seules "grandes" armées occidentales de l'époque avec un Etat central fort, une bureaucratie.... N'ont pas un pareil degré de professionalisme et de développement du commandement et de l'organisation.
  4. Dans les 2 cas, il y a un pouvoir, et c'est le même: les Habsbourgs, en l'occurrence Charles Quint. L'Italie est à ce moment déjà largement passée sous la houlette des Habsbourgs, et Charles Quint dispose de suffisamment de "capital politique" (ressources en numéraires, troupes permanentes, territoires réellement maîtrisés) pour fédérer une coalition contre un adversaire si hostile et énorme, du moins dans le cas où Vienne tombe, parce que là, même les plus hostiles au contrôle impérial seraient amenés à baisser de 3 tons. D'autre part, face à une telle situation, la France aurait été aussi de fait contrainte de la jouer "camp chrétien". Autre complication, plus pratique, pour les Ottomans: passé Vienne, ils auraient commencé à être en extension assez grave, avec impossibilité de faire une campagne éclair (en plus pas tellement dans leur culture militaire: l'empire ottoman conquiert méthodiquement), dans une Europe occidentale densément peuplée, avec beaucoup d'endroits à prendre, de lieux à contrôler (points de passage....). Et l'armée ottomane n'a pas un élément permanent si énorme: elle doit mobiliser chaque saison une part très importante de son effectif, et conserve des contraintes importantes ailleurs vu l'étendue de l'empire et ses multiples frontières. Conquérir l'Europe centrale aurait été un autre jeu pour eux, de très longue haleine.
  5. Yep, c'est lui. Un magnat pourri jusqu'à la moëlle, empêtré dans des dizaines d'affaires de corruption, connu pour financer des sénateurs et députés aux opinions plus que limite, ayant déjà joué un rôle certain dans la campagne de com ayant incité à la guerre de 2003 en Irak, et qui veut maintenant -mais il n'est pas le seul- une guerre avec l'Iran. Courage pour le budget de la défense: plus des connards de ce type pèsent sur la politique américaine et israélienne dans le sens d'une guerre et plus ils trucident ce qu'il reste de démocratie aux USA, plus la Défense devrait revenir en faveur budgétaire :-[.... Bon, si on veut que le LB 2012 en tienne compte, il va falloir qu'ils aillent très vite.
  6. Alors vous savez ce qu'il nous reste à faire: si on veut que la Défense récupère des budgets.... Il faut inciter les ricains à voter Romney! Il soutiendra Israël pour faire n'importe quoi, et s'ils sont trop timides (si Nétaniania est plus dans un trip "que de la gueule"), il le fera lui-même: après tout, la plus grosse donation individuelle à Romney vient après tout d'un milliardaire qui n'y mis aucune condition sinon.... Une guerre avec l'Iran :-[. Donc un président Romney mettrait les 3/4 du monde sur le dos des Ricains et déclencherait l'épisode 4 de la Guerre du Golfe. Et le Drian récupèrerait des billes :lol:.
  7. Désolé, c'est pas une vision très pertinente, et c'est surtout celle de quelqu'un qui n'écoute pas le discours républicain: il parle dans l'absolu, gardant les théories comme références uniques, prêtant des intentions et des discours aux "entrepreneurs" sans faire la moindre distinction entre eux et au sein de ce que cette "catégorie" de population serait selon ses dires, ce qui est complètement aberrant, et ce encore plus quand on regarde l'évolution d'une partie de ceux qui sont dits "entrepreneurs" sur les 20-30 dernières années et qui sont actifs en politique. Grosso modo, une explosion du marché immobilier (ces entrepreneurs là sont l'équivalent immobilier des traders, surtout sur le marché américain) avec une sur-représentation dans le lobbying de cette tranche de marché, une diminution drastique des petits industriels.... Et appeler "libéraux" les républicains, tout en utilisant le discours d'Obama pour en fait parler de la conception de l'Etat non pas en France mais dans le débat politique français, c'est une autre façon de souligner que cet article ne parle pas du tout des USA, utilisant juste quelques apparences, et ne parle que du débat français tel qu'il le voit en niant les réalités américaines. Par exemple, si, les candidats républicains, évidemment Tea party en tête, se sont largement prononcés pour un set de réforme qui amène grosso modo à terme à l'éradication de l'école publique, le vide créé étant "compensé" par un financement et une détaxation encore accrus des communautés religieuses et une extension du système des "vouchers" (grosso modo une subvention aux écoles privées pour prendre des élèves ne pouvant se les offrir, ce qui a une capacité très limitée d'accroissement). Il nie par ailleurs carrément la réalité du discours républicain sur la taxation et la régulation en n'en parlant qu'en théorie, dans l'abstrait: au niveau d'imposition actuel, au niveau de régulation actuel (et d'ailleurs vu l'état actuel des infrastructures, écoles et hôpitaux américains, sous-financés et mal orientés depuis un bail), les cris d'orfraies du GOP sur moins de taxes et de régulation sont des revendications de caste (en plus très minoritaires dans les faits) dominantes dans l'appareil financier et organisationnel du parti, pas des nécessités économiques, ce qu'on signalé des pools d'entrepreneurs, managers et financiers tels que Warren Buffet et Mark Cuban en disant que ceux qui se plaignent des régulations et taxes sont dans 9 cas sur 10 de mauvais managers/entrepreneurs/financiers, ou des gens tout simplement très avides et égoïstes à l'extrême (ce que plusieurs chefs d'entreprises m'ont par ailleurs aussi dit à divers moments et avec d'autres mots). Quand à sa façon d'amener la question de la réalité de ce qui fait la réussite, c'est un tantinet idéologique: rayer d'un trait de plume l'admission du "rôle de l'Etat" dans le développement du secteur privé en disant que c'est un débat résolu, c'est tout simplement un mensonge et pire encore une négation du fait qu'il s'agit d'une question éminemment d'actualité dans une économie moderne/post industrielle où d'autres coûts et besoins communs sont à prendre en compte que les routes, écoles et hôpitaux si on veut créer les conditions de la croissance. En résumé, c'est un Français, d'une certaine chapelle française, qui parle de la France en utilisant (très mal) le couvert des USA (qu'il fausse largement), et qui adresse le problème de façon purement théorique et abstraite pour éviter de parler de la réalité: typique des idéologues. C'est juste pour attaquer le principe de la conception de l'Etat en France, du principe de son rôle dans l'économie au lieu de parler du management de ce rôle économique. Un investissement public mal fait est soit le signe que l'Etat est par essence et de toute éternité inepte à agir dans l'économie, ou juste.... Un investissement public raté; c'est un débat dans une certaine mesure, mais c'est surtout l'occasion pour certaines chapelles d'être tout aussi idéologiques et absolutistes que les partisans du tout Etat.
  8. Sans blague ;)? Je parlais pas de ce "déchêt" là, mais en fait plutôt de celui des profs, histoire de voir si on peut évaluer combien de types ont le niveau et ne sont pas pris, savoir si la sélection est efficace en ce domaine, ou si elle laisse de côté un nombre significatif de candidats valables.
  9. L'une des premières caractéristiques des FS est le filtre de leur système de sélection; c'est évidemment quelque chose de très particulier, avec de nombreux points communs dans les FS un peu partout, et des spécificités nationales, d'armes ou d'unités correspondant à la nature des profils recherchés (physique, mental, type de personnalité, histoire perso, recommandations/accréditations, expérience particulière, aptitudes à certains types de tâches propres à une unité....). Le point de ce sujet est de renseignement: on ne sait et ne peut savoir évidemment tout sur ces critères de choix, les épreuves, leur modalité.... Mais on peut quand même en connaître pas mal, et mes points pour ce topic sont les suivants: - quelle est la pertinence des critères et des épreuves? J'entends par là la validité du système de recrutement, surtout en occident où il y a pénurie de main d'oeuvre: le système d'épreuves ne crée t-il pas un volant important de "déchêt", cad dans ce cas particulier des mecs qui ne sont pas pris alors qu'ils ont tout ce qu'il faut, soit parce que c'était pas le bon jour, soit à cause d'un incident de parcours plus ou moins fortuit ou inévitable (une entorse, une mauvaise digestion, une grippe....), soit parce qu'un examinateur a mal apprécié une perf ou qu'il avait un candidat dans le nez.... Sur des effectifs aussi réduits et des spécificités parfois difficilement quantifiables et transcriptibles sur une grille chiffrée, on se dit que le niveau individuel de jugement compte pour beaucoup, et que du coup, les erreurs existent, évidemment, mais la question devient de savoir si elles peuvent atteindre une importance statistiquement significative. Y'a t-il des choses à revoir? Y'a t-il certaines "cultures" d'unités qui peuvent à l'occasion constituer plus un obstacle, des oeillères, que des avantages? Face à une situation de manque de main d'oeuvre et parfois de difficulté à retenir de hauts profils pareils qui peuvent être tentés par la rémunération du privé, y'a t-il des choses à faire pour mieux scoper les volontaires? Je pourrais prendre par exemple la sélection des FS sud-africaine qui avait une réputation d'extrême dureté mais pas forcément d'extrême efficacité pour recruter, et qui continuent à être sous-staffées notamment en raison d'un attachement culturel adamant à ce système, ce qui compromet leur efficacité globale, et ce pour bien des raisons pas forcément très pertinentes. - quelle est la validité de la sélection des FS comme référence pour le recrutement des troupes conventionnelles ou de troupes plu"poussées" mais pas FS? Je souligne par là le rôle souvent précurseur des FS comme élément expérimental avancé du reste des forces dans bien des domaines. Ce ne sont que des points sur lesquels j'essaie de me renseigner, il y en a d'autres; le sujet est sur le recrutement/la sélection et les divers modes d'accès aux FS.
  10. Les traditions ne sont pas forcément un obstacle si on les limite strictement à la culture régimentaire et/ou au maximum à des brigades "culturellement" cohérentes, mais juste ça. Avec le temps, c'est une affaire d'aiguillage de pognon. Au démarrage, ça nécessiterait un acte de volonté fort et soutenu "d'en haut" afin de détruire/refondre les structures d'organisation, les cursus.... D'ailleurs, les centres de formation dans chaque brigade interarme sont de fait un pas dans cette direction qui pourrait être accru. C'est de la direction du changement. Le vrai obstacle structurel est informel: c'est la mentalité, la culture des officiers (surtout passé un certain grade/une certaine ancienneté), leur résistance au changement, ceux qui sont bien implantés dans les armes. Pas en tant que grand mouvement organisé (quoiqu'un tel changement pas assez bien géré puisse entraîner de telles réactions), mais plus dans une reluctance généralisée, des changements de façade, des "oui" formulés du bout des lèvres, de la résistance administrative un peu partout, toutes formes de freinages divers et variés qui se verraient dans tous les domaines de l'activité militaire avec des grandes déclarations toutes formatées en interview du genre "on change beaucoup", "c'est dur mais on obéit", "la modernité c'est bien", "on s'adapte au monde tel qu'il est".... Et autres phrases toutes faites qui sont plates parce que dites pour la forme. L'USMC, mais aussi l'US Army, sont les grands exemples récents que j'ai en tête, pour ce qui concerne la période de l'entre deux guerres: réduction massive de format, changement culturel, adaptation à une forme d'organisation et de gestion des conflits à venir (bien anticipés).... L'armée allemande de la même période présente aussi bien des éléments pouvant servir d'exemple avec pertinence. Mais je pourrais citer aussi la "New Model Army" anglaise de Cromwell ou l'armée romaine d'Auguste au lendemain des guerres civiles (un changement énorme et pas si connu, opéré sous une contrainte budgétaire brutale et massive) entre autres exemples où une armée a du rapidement se réinventer et savoir distinguer l'essentiel de l'utile. Pouvoir peser dans une gamme de scénaris les plus probables (quitte à en abandonner certains pas forcément trop improbables), tirer tout ce qu'on peut de la somme de moyens qu'on peut avoir, préserver une capacité de remonter en puissance là où ça comptera le plus, c'est aujourd'hui la seule option. Pour la note et les chougnards d'une armée européenne satisfaisant aux envies de vastes armées: une armée européenne qu'on composerait aujourd'hui à partir des armées existantes résulterait forcément d'un compromis politique et doctrinal reposant sur peu de facteurs militaires, et qui pis est, elle se ferait sur base des modes, cultures, tendances et organisations actuelles, soit un bon moyen d'avoir une énorme armée pesant lourd en tant que lobby, et qui essaiera d'être une armée américaine bis sans réellement en avoir les moyens, la cohésion et surtout sans répondre aux mêmes besoins. Ca peut sembler vague et reposant sur des facteurs pas forcément quantifiables, mais c'est énorme, et rien que sur le plan de la structuration, ça ferait un gros machin inréformable fondé par des militaires européens trouvant là l'occasion de ne pas repenser ni leur culture ni leur organisation ni leurs petits arrangements et fonctionnements habituels, donnant un pachyderme dont on peut douter de l'efficacité et de la capacité d'ensemble au regard de ce qu'il coûterait.
  11. C'est ce qui limite l'exercice à quelque chose de plus technique, tactique, organisationnel, avec un cadre contraint. Il y a nombre d'exemples historiques où un Etat (mais aussi d'autres structures) ont opéré un changement militaire qui a vu une baisse drastique des effectifs au profit d'une autre organisation, d'un autre recrutement, d'une autre façon de combattre, d'une autre doctrine.... Et ce pour le meilleur. Réduire à 6 brigades pourrait être la meilleure chose qui soit arrivée depuis longtemps à l'armée française si on se donnait la peine de le voir comme une opportunité et pas comme "la même chose en plus petit". L'accroissement quantitatif, si le besoin était constaté et qu'il devait être opéré, aurait des chances de se faire sur de meilleures bases. L'article de Benoît Bihan dans le dernier DSI est d'ailleurs assez amusant puisqu'il parle réellement de la "culture" des armées et du rôle d'une approche fondamentale et culturelle, ouvrant en conclusion sur l'opportunité d'un changement pour une AdT en plein retrait et réduction. On se dira que c'est le moment où on devient une Hollande en un peu plus grand (soit un fournisseur de compagnies ou bataillons interarmes pour les USA) ou si on peut essayer de voir comment utiliser au mieux une ressource comptée parce que contrairement à d'autres, on a encore des intérêts propres outre mer et une vocation à vouloir les défendre/les faire valoir/les développer en partie par nous-mêmes. Ainsi qu'une obligation de défense de territoires lointains qu'il serait de bon ton de pouvoir aussi défendre nous-mêmes. Pas le sujet. Le postulat de départ est demain, le mois prochain et l'année prochaine, pas les fumeries de rêveries sur des Etats-Unis d'Europe, seule condition d'une armée intégrée, et c'est ni pour demain ni pour dans 10 ans. Les lamentations sur le "tout fout le camp" sont interdites sur ce sujet (ça changera un peu), d'autant plus qu'elles sont inutiles.
  12. Faux: 1/ tu n'as pas les titres de propriété, alors que le sujet est à mon nom; c'est comme si j'avais pissé pour marquer le territoire :lol:.... Et si tu remets en cause la propriété privée, Chuck Norris viendra te punir de ton communisme 2/ Plus sérieusement, débattre de cet aspect plus large des choses se fait déjà sur d'autres topics, dans d'autres rubriques, dont certains sont authentiquement plus adaptés.... Genre "vers une défense européenne". Si on commence là, on va redire des trucs dits ailleurs, et pire encore, prendre des pages pour ce faire, donc ce topic part d'un "moment" proche dans le temps et aussi immédiatement concret que possible: que peut-on faire avec ce qu'on aura l'an prochain? A noter que vu qu'il s'agit de turbinage, le point important de la question est "que peut-on". Ce n'est pas "qu'est-ce qui va être fait". Ce n'est donc pas un sujet "big picture" (au sens "avec qui va t-on fusionner pour avoir plein de monde en kaki") parce qu'il est avant tout tourné sur l'AdT, point. Même dans le cas d'un corps expéditionnaire franco-anglais à une échéance de 15-20 ans, ce qui est déjà plus ou moins improbable, il faudra avant tout avoir une AdT et la plus performante possible au regard d'un diagnostic du monde et des intérêts d'une telle entité géopolitique "bâtarde". Ne serait-ce que parce que la formation de cette entité sera, comme toute chose, une négo, et que dans une négo, il faut avoir du jeu pour tirer le plus de marrons du feu (avoir le plus de bases, de structures.... De cette armée fusionnée sur le territoire): il vaut mieux être en position de faire des concessions (inévitables parce qu'une position de relative égalité sera la condition première d'un deal) que d'en demander. Donc les réflexions "big picture" doivent être limitées au maximum juste comme petites intros conditionnant le modèle ou les idées proposées pour la forme et les principes d'une armée de terre renouvelée dont la réforme commencerait, dans le délire du sujet, dès le mois d'octobre de cette année, pas dans 5 ans, pas dans 15 ans, avec les budgets relativement prévisibles et selon la situation actuelle et ce qu'on peut raisonnablement projeter pour les années à venir. Pas en disposant à l'avance de l'opinion et des choix d'autres pays parce qu'on trouve ou non ça intellectuellement inévitable (ou plus sincèrement dans notre inconscient, avantageux avant tout pour la France dont on veut qu'elle dispose d'une grande armée européenne qui fera tout ce qui est dans l'intérêt français parce que c'est l'intérêt de tous ;)). Un des travers qu'on a tous ici, à divers degrés, est de décréter quel est l'intérêt européen et quelles sont les desideratas et visions géopolitiques des autres pays européens, et dans la plupart des cas, c'est décrété en toute ignorance de la façon dont les dits pays se voient dans le monde, s'y projettent et conçoivent la géopolitique et l'action extérieure. Et ça revient grosso modo à dire sans le dire qu'ils doivent voir comme la France. Donc évitons ce débat, parce que quelle qu'en soit la forme, 99% du temps sur ce forum, c'est à ça que ça se résume même si on prétend (et on pense sincèrement) le contraire. C'est de l'égocentrisme français qui se déguise en "pensée européenne". Maintenir le savoir-faire de la guerre blindée lourde de grande échelle est-il absolument nécessaire quand on se focalise sur la "vision" de batailles de chars? Le char n'est plus le premier tueur de char et la vision française, en particulier, est trop teintée d'une vision "de cavalerie" (tout pour le char, tout autour du char, tout au service du char, soit une conception déséquilibrée, un faux combat interarme aujourd'hui périmé). Le premier savoir-faire de cette échelle de la guerre n'est-il pas celui des EM de niveaux supérieur, mettons ceux allant du corps d'armée à un équivalent brigade/division (cad le groupement de battlegroups/bataillons interarmes qui sont le "pion" opératif interarme de base)? Ces savoirs d'EM peuvent se conserver via la structure otanienne existante (qui fait les certifications) et les unités existantes, plus évidemment un exercice régulier. Quand à l'application pour articuler ces EM avec des vraies unités en grand nombre, il s'agit là déjà d'une approche globale du combat (interarmée et interarme), au sein de laquelle s'entraîner à faire manoeuvrer des brigades de chars ne semble plus très pertinent comme modèle, les grandes unités de manoeuvre futures risquant d'être bien plus composites et moins asservies au char que les DB de jadis. Là, il s'agit moins de préserver une grande unité lourde "traditionnelle" que d'avoir en back up un échantillon expérimental conservant ce savoir-faire bien vivant (manoeuvre interarme à l'échelon d'un escadron entier de chars avec une Cie d'infanterie méca et ce qui va avec), mettons un "escadron interarme lourd" que pour le coup on pourrait envoyer à demeure chez les Allemands, eux qui voulaient tellement garder des unités françaises :lol: pour alimenter le petit commerce local. On se mettra à l'heure allemande sur ce registre et basta. Pour le reste, faisons un "char utile" nettement moins cher spécifiquement fait pour l'appui lourd d'un corps de "marines", ou customisons en un existant, dispo par pelotons de 4 pour un nombre donné de battlegroups (pour le nombre, pas plus de 8-9 pelotons actifs), et point barre. Oui, un truc certain est que la maximisation de la puissance de feu dans les unités terrestres de mêlée ne compense le nombre de façon très importante que dans le cas de grandes batailles rangées: plus on concentre d'unités (aussi autonomes, entraînées et subdivisées/articulées que possible) "fire intensive" dans un petit espace face à une armée "number intensive", plus on peut compenser, c'est ça l'avantage romain, entre autres, et c'est ça qui donne, au fil de l'histoire, des résultats souvent spectaculaires de petites armées face à des bien plus grandes. C'est un avantage tactique, parfois réellement immense, mais pas plus: il n'a eu une portée stratégique sensible que quand les armées se rencontraient sur un champ de bataille réduit (une zone de quelques kilomètres carrés à tout péter) ET quand les entités politiques auxquelles elles correspondaient ne pouvaient pas renouveler rapidement, voire immédiatement, leurs forces et/ou absorber le choc d'une défaite (par la volonté, la résilience, l'espace, les ressources....), ni mobiliser beaucoup d'armées de campagne. Bref, quand la victoire décisive pouvait s'obtenir sur un champ de bataille unique ou dans une campagne unique, ou au maximum quelques campagnes courtes. Plus l'adversaire peut absorber, soit parce qu'il est grand (grand pays en taille, en ressources, en troupes mobilisables....), soit parce qu'il est faible mais résilient (cas typique des adversaires à centre faible, comme des pays peu unis, ou des guérillas/pays féodaux de fait), moins cet avantage tactique est décisif. C'est le paradigme dans lequel on s'est enfermé en occident: dépenser des fortunes, condamnant à un surinvestissement constant et contraint pour des années et des décennies, pour remporter une bataille décisive qui n'a que peu de chances d'arriver dans ces formes. En plus, en Europe, on est trop petits pour la remporter face aux quelques poids lourds non nucléaires qu'on pourrait avoir à se friter, et trop petits pour l'imposer (parce qu'il faut du temps et de la capacité d'occuper de grandes surfaces) à des mouvements insurrectionnels/féodaux/non gouvernementaux qui eux refusent les termes de ce genre de conception de la guerre au-delà de combats à l'échelon bataillon (desquels ils décrochent vite parce que leur but n'est pas de vaincre un bataillon adverse quand bien même ils le pourraient).
  13. On est pas trop dans le présupposé géopolitique global/européen ici (sinon j'aurais posté dans la section histoire ou dans la section uchronie), donc essayons de pas trop nous égarer sinon on va être avant tout dans un topic sur la définition (idéale, souhaitée, probable, réaliste) de l'espace politique auquel nous devrions appartenir et sa perception de lui-même dans le monde (en fonction de laquelle il bâtit une politique extérieure, et par conséquence une armée). Des Etats-Unis d'Europe en tant que pays ne sont pas vraiment probables au moins à brève ou moyenne échéance, de même qu'un sentiment d'appartenance pan-européen de nature à constituer un pacte social et un Etat avec des préoccupations géopolitiques partagées justifiant une intégration des tâches et une acceptation des intérêts des autres coins du continent. Donc focalisons nous, c'est le but ici, sur la France et son armée de terre; on ne peut éviter d'avoir un ou plusieurs postulats de départ sur la politique extérieure et les forces armées qu'on bâtit en fonction d'elle, mais mieux vaut aller au plus court et n'évoquer que brièvement la vision correspondante pour la flotte (je dis la flotte plus que la marine puisqu'une des hypothèses possibles serait une AdT devenant un "marine corps") et l'AdA (là je dis armée de l'air parce que certaines visions peuvent la réduire à la portion congrue -rôles stratégiques uniquement, commandement spatial- avec développement d'une aviation/arme aérienne propre à une AdT/marine corps interarmée dans son essence). Ca vous semble juste? Je poste surtout ça pour éviter de s'enfermer très tôt dans des visions géopolitiques grandioses en passant à côté du but du topic qui est de se demander ce qu'on va bien pouvoir foutre face à un risque d'amputation de l'équivalent de 2 brigades (et si l'amputation est de 2 brigades de combat, ça veut dire aussi le tronçonnage des unités d'appui et soutien correspondantes), quelle troupe on peut bâtir à partir de cette base, comment maximiser le potentiel qu'on peut en tirer, et comment prendre ce fait possible comme une opportunité plutôt qu'un sujet de lamentations parsemé des sempiternels "tout fout le camp" qui ne mènent à rien.
  14. c'est le terme, mais c'est un pluriel, donc plumbatae dans cette déclinaison.... Revois ton latin et relis ton gaffio, petit chenapan, ou c'est au coin avec 100 lignes à copier :lol:. Sérieusement, oui, les plumbatae étaient une rationalisation pour la ligne (donc en plus des unités et sous-unités spécialisées de lanceurs de missiles, avec des javelots de plus grande taille) visant à remplacer le pilum généralisé qui était une mauvaise lance pour le contact (essentiellement pour faire peur à la cavalerie), et une arme de jet dont un légionnaire n'avait que 2 exemplaires sur lui (mais n'en emportait qu'un en bataille). Ca allait quand l'armée romaine avait une supériorité comparée bien plus grande, et surtout des adversaires moins organisés, moins grands (pas tant les armées de campagnes adverses que la capacité à les renouveler rapidement, qui était limitée par la petite taille des adversaires), et moins blindés: la doctrine dominante était le combat au gladius en recherchant le contact au plus vite, ce contre quoi des adversaires en grande majorité peu militarisés et formés avant tout de levées paysannes peu formées n'avaient aucune chance (et les adversaires plus sophistiqués, l'armée romaine avait la surface et le savoir-faire pour s'y adapter vite). Le légionnaire tardif combat à la lance et au duo épée longue-bouclier (qui implique des espacements entre hommes un chouïa plus grands), mais il emporte avec lui une puissance de feu de courte portée bien plus grande avec les plumbatae, qui sont pour l'essentiels balancés dans la première phase des combats, celle des armes de jets, juste avant le contact. Mais comme avant, le romain tire par rangs, et là on a l'impact de l'organisation militaire: tout le monde ne tire pas ensemble, il y a un cadencement et une conservation de rangs encore "chargés" à employer quand l'officier décidant à ce niveau tactique (ou un plus haut demandant spécifiquement à garder cet effet en réserve) le dit. Il y a certainement bien des questions à se poser sur tout ce qu'on peut faire pour maximiser les effets de chaque système d'arme et plus encore leur combinaison (souligné 3 fois) -qui correspond à l'organisation/la pensée tactique, à la doctrine, à l'entraînement voire au type de soldat qui en découle- et ce au plus petit échelon possible. Quel est le plus petit échelon qui doit être structurellement interarme (je veux dire en permanence, cad en garnison)? Comment rendre les plus petites sous-unités aussi "intelligentes", autonomes et puissantes que possible? Quelle culture du commandement (je pense qu'en France particulièrement, ce sujet est à revoir radicalement)? Pareil que précédemment. Mais il y a aussi et surtout à mon sens à ne pas exclusivement s'obséder sur des solutions techniques, qui doivent procéder d'un changement de pensée, de culture, de formation (de sélection?) et d'organisation avant tout. Se faire définir son armée, son format, ses unités par ce que fournissent les fabricants, ça semble pas la bonne solution, et entre autres causes, c'est un des maux dont on souffre actuellement (en combinaison avec la prééminence du "patron" d'outre atlantique, c'est la base du "mal américain" dont souffrent les européens). Beaucoup d'historiens antiques, pour rester dans la comparaison, te dirons que le légionnaire romain n'a jamais été aussi efficace (et Rome si victorieuse) que quand il était peu blindé; c'est pas vrai dans tous les cas, il y a souvent des visions trop absolutistes, généralisantes, biaisées, partielles, voire idéologiques, mais il y aussi beaucoup de vrai dans ce fait.
  15. Parce que c'est un milliardaire, qu'il a de l'activité économique en France (donc déjà un accès privilégié), et surtout c'est une personnalité avec vraiment BEAUCOUP d'entregens et une empreinte médiatique (moins par sa capacité à y apparaître que par celle de peser sur les orientations des rédactions et newsroom): on se focalise sur ses réseaux de relations et moyens de pression dans l'édition, mais ça va plus loin que ça. Il a une certaine capacité à peser médiatiquement (sur l'orientation de ce qui est dit) et un réseau mondial de relations (sociales, affaires....), de contacts et de correspondants qui lui permet d'offrir une certaine capacité d'accès dans divers milieux à divers endroits (pas forcément les bons, mais ce sont quand même des accès). C'est ça le problème: il a concrètement quelque chose à amener dans le mix. Parce que c'est pas ses "idées", ses préférences, ses indignations, sa personnalité, son image et ses ambitions qui dictent l'agenda du président dans les grands choix géopolitiques du monde réel, mais il a quelque chose de concret à apporter.... Et il le vend en échange de présence médiatique, de gloriole, de grandes déclarations qui reçoivent ainsi une audience qu'il n'aurait pas par lui-même, d'une impression donnée qu'il "compte" (et le pire est que ce qu'il offre doit pas toujours être si mal parce que pour qu'il en profite au point de pouvoir s'afficher impunément comme libérateur de la Lybie sans que l'Elysée moufte trop). Il doit vraiment avoir un carnet d'adresses en béton dans certaines parties du monde, pour donner accès aux bons intermédiaires pour tel ou tel deal, tel ou tel accès, tel ou tel renseignement. Bref, c'est un "honorable correspondant", mais pas discret.
  16. C'est un milliardaire qui s'emmerde, qui a du s'apercevoir en cours de route que son "oeuvre" philosophique ne vaut pas grand-chose et n'a rien apporté, que son fric a été hérité, que les médias le reçoivent moins (et que quand il y apparaît, il a plus de rides et que sa chemise le serre à la taille).... Bref, qu'il n'a pas foutu grand-chose alors qu'il a un ego comme l'himalaya, un entregens énorme et un besoin de puissance qui doit s'être installé par la préexistence de graves complexes.
  17. Je viens de commencer le DSI de ce mois ci et les échos divers et variés qui y sont en rejoignent beaucoup d'autres un peu partout: l'AdT risquerait très fortement de perdre 2 brigades. Que cela soit le cas ou non, que les amputations prennent une autre forme ou non, je lance ce sujet pour faire turbiner, en partant de ce principe qu'on considèrera ici comme acquis pour les besoins de la réflexion. L'idée est de voir les manières d'optimiser une force de 6 brigades (plus diverses unités, essentiellement les FS et celles déployées outre mer) ou d'un équivalent de 6 brigades pour qu'elle soit encore un levier politique ayant un semblant de capacité à peser réellement et non seulement à fournir des unités à la demande des ricains. Alors évidemment un des prémisses est de dire qu'il faudrait structurer plus solidement un partenariat plus fixe avec un allié de même taille ou d'une taille proche pour pouvoir dans certains scénaris disposer de quelque chose pouvant peser en soi, sans les ricains. Mais la question ici n'est pas à ce niveau: comment fait-on d'abord et avant tout par nous-mêmes avec 6 brigades (ou l'équivalent de 6 brigades, environs 40 000h)? Est-ce possible? Comment fait-on pour pouvoir peser dans le maximum de scénaris possibles et imaginables, en faisant "cracher" à un format donné une organisation pensée sur d'autres bases, sur une autre exploitation du potentiel existant? Est-ce un cas où "on a tout essayé" et l'équivalent de 40 000h ne peut plus rien faire de "lourd" dans la géopolitique des grands, ou les modes d'organisation et de pensée qui vont avec la façon dont on organise actuellement 40 000h pourraient-ils être revus pour optimiser, dégager de nouvelles possibilités? Parce que l'alternative est claire: on voit déjà ce qu'on ne peut plus faire avec environs 50 000, alors 40 000, et la compression que cela impose dans toutes ses ramifications en amont et en aval, c'est la mort de la puissance française comme acteur encore un peu important (sans même compter le débat sur la "betteravisation" qu'on entend ici et là). Donc cet équivalent de 6 brigades, que pourrait-on lui faire raisonnablement cracher en le voyant autrement que comme 2 brigades amputées à un potentiel déjà très atteint? Comment y voir un "verre à moitié plein", un potentiel renouveau à partir duquel, dans un avenir plus violent, on redévelopperait quantitativement l'armée?Les pistes et éléments de réflexion sont nombreux: - une conversion totale à un modèle façon "marine corps". Avec le terme de "maritimisation" qui est aujourd'hui souvent employé, l'idée d'avoir un corps d'intervention dont une partie est basée en permanence (avec rotation ou non) autour de la zone océans Indien/pacifique n'est pas forcément la plus conne. - un changement radical de l'approche de la ressource humaine et une valorisation plus accrue des éléments existants, consistant notamment à voir tout ce qu'il est possible de tirer d'un nombre réduit de soldats radicalement mieux formés, encadrés, plus polyvalents, plus motivés.... - le renoncement à certains pans de capacités réduits à un strict niveau échantillonnaire pour la seule raison de maintien de savoirs-faires à la fois longs à récupérer et jugés encore potentiellement pertinents pour les décennies visibles (mais uniquement dans des scénaris extrêmes): je pense ici tout connement à un renoncement aux forces lourdes chenillées, conservées au max dans l'équivalent d'1 à 2 escadrons expérimentaux interarmes. Oui ça fait renoncer à quelque chose, mais de toute façon, 1 brigade lourde ne permet pas de peser dans la plupart des scénaris crédibles (et en aucun cas en coalition), et s'en passer permet en revanche des économies rendant dispo des forces plus légères/moins chères en matos, mais où on pourrait là avoir le plein poids de 6 brigades réellement dispo et adaptées au moins à une gamme de scénaris donnés. - le modèle de battlegroups interarmes autonomes permanents serait-il plus pertinent pour trouver une unité de compte administrative aussi, les "brigades" devenant pleinement un pôle comptable en centralisant un nombre donné pour une spécialité dominante? Couplé à un choix clair de forces légères/médianes, trouver 18 battlegroups/battaillons interarmes tournant autour de 2000h devient une possibilité et un modèle qui, s'il ne couvre pas tout le spectre souhaitable, permet en revanche de disposer d'un certain volant de poids. A comparer avec un modèle "complet" qui fournit chaque spécialité à niveau plus réduit. - le problème d'une réserve: vu et la culture française à cet égard, et le modèle purement expéditionnaire de l'armée, il semble illusoire d'avoir une réserve citoyenne importante (pas plus que quelques unités pour le territoire) autre qu'un réservoir de spécialistes trop chers pour l'armée mais gagnant certains avantages à consacrer une part de temps à un service spécifique pour une durée donnée. En revanche, des unités formées de réserve opérationnelle (pas en grand nombre, faut pas rêver) faites prioritairement des anciens reconvertis dans les métiers de la sécurité (ou en situation difficile) servant un temps donné (qui leur maintient aussi leur CV "à jour" avec un label qualité/légitimité), ça pourrait peut être le faire pour offrir un complément quantitatif ponctuel (équivalent d'1-2 bataillons par brigade?). Qu'en pensez-vous? Ce ne sont que des pistes parmi d'autres, des idées jetées comme ça. Je lance ce post qui ressemble à beaucoup de mes antiennes et opinions, mais à force d'entendre la sinistrose et le fatalisme des coupes à venir et les lamentations qui vont avec, j'essaie de signaler que toute catastrophe est aussi en soi une opportunité, et qu'au lieu de ne faire que se lamenter sur le tronçonnage de l'AdT, on pourrait essayer de se rendre compte qu'on est là potentiellement aussi en face d'une situation où il est possible (parce que c'est souhaitable) de se repenser en tant que modèle militaire, autant par l'adaptation à une politique extérieure mieux pensée et surtout mieux formulée que par le fait de couper le cordon avec les modèles militaires de la guerre froide et d'une amérique différente de nous dans ses besoins, sa taille, et par sa culture notamment dans l'obsession tactico-technique. Bref, quand on est contraint, on devient pas forcément plus faibles: ce peut être l'occasion de se rappeler qu'on a un cerveau.
  18. Tout a un talon d'Achille, et je connais celui de Chuck: le délai de retour de son matos de muscu pourri vendu en télé achat.... Tu lui renvoies dans la gueule en signalant que c'est de la merde et qu'il est ridicule en collants, et il est mort. Non ce n'est pas du vécu :-X, j'utilise pas de matériel compliqué pour l'exercice.
  19. Et Obama a Nathalie Portman, soit Padme Amidala, qui a un bien meilleur flingue que les 6 coups poussifs de Clint, une armada de chasseurs Naboo et un super jedi qu'il faut pas mettre en colère. Big guns, check :lol:!
  20. Et Dieu dit "que la Lumière soit".... Et Chuck Norris dit "on dit s'il vous plaît bordel!" C'est clair qu'Obama est dans la merde Si Norris s'en prend à lui: quand Chuck a chopé la grippe, elle a passé un sale quart d'heure. Désolé, je vais me taire maintenant.... Comment fait-on pour résister à des blagues à base de Chuck Norris?
  21. EN 1800, Pays Bas et Suisse sont occupés par la France, même si nommément séparés dans des régimes patronnés par la France.
  22. Lucas n'est pas un réalisateur, c'est un geek qui a réussi à mettre un fantasme durablement dans les consciences et en a tiré suffisamment de bénefs pour faire ce qui l'intéresse vraiment: développer les moyens de mettre les fantasmes de geeks en image :lol:. Et pour ce faire, il continue à traire à fond la vache de sa franchise unique. Pour le reste, attention, je suis extrêmement d'accord: succès et qualité ne sont pas forcément liés, avec le bémol de savoir ce qu'on appelle "qualité": les grosses machines qu'on appelle avec mépris "commerciales" ne sont que rarement des oeuvres d'art de qualité, mais s'il faut être franc, c'est très souvent du divertissement de qualité. Je préfère d'ailleurs à "divertissement", trop vague ou restrictif, selon l'angle de vue, le terme américain "d'entertainment". Le but est de faire passer un moment sympa où on en met plein la vue, pas nécessairement de faire une oeuvre d'art, d'ouvrir la conscience du spectateur à un problème, à une époque, à un thème, à un "message".... Le cinoche est quand même suffisamment vaste pour faire tout ça. Mais je suis pas dans le débat "qualité vs succès", avant tout parce que c'est un faux débat. Je pointais juste qu'avant de juger facilement Besson, faut relativiser en pointant aussi les conneries des autres "grands noms", leur rente de situation, et en rappelant qu'il a duré 30 ans dans le métier et a créé un studio (et en France qui plus est) qui marche plutôt vachement bien dans l'absolu, et s'est même payé le luxe de survivre à quelques mauvais coups de grande taille (notamment les Minimoys qui furent un investissement énorme), ce qui est l'apanage des structures solides et qui prouve qu'il a atteint une échelle suffisante pour se le permettre. Ce n'est pas un mince exploit, surtout dans une industrie aussi difficile et aux résultats aléatoires et absolument imprédictibles. Rappelons que sur la grosse dizaine de blockbusters que les Ricains envoient dans le monde chaque année, seuls quelques-uns sont rentables, même s'ils monopolisent l'attention et représentent quand même souvent beaucoup d'entrées (mais il en faudrait encore plus pour rentabiliser des machins de 100 à 200 millions de dollars de prod.... Et autant de marketing).
  23. Il a quand même pas mal de succès, certains énormes, en films et en anime, en tant que réalisateur et en tant que producteur: Europacorp, c'est vraiment beaucoup de films et quelques séries depuis pas mal d'années maintenant, y compris des franchises importantes comme le Transporteur (de la merde, mais de la merde qui a salement marché). Faut pas le critiquer à la légère, parce qu'en France et dans le monde, y'en a peu qui ont son palmarès et sa durée dans le métier. Faut toujours garder à l'esprit que c'est une industrie à 1 succès sur 20 prod, et qu'il n'y a aucune recette pour savoir à l'avance ce qui va marcher: les plus grands se sont plantés plein de fois et continuent à se planter régulièrement. Quand à "la vie" dans une prod, je trouve que les films de Spielberg-réalisateur (parlons même pas de Spielberg-producteur) manquent singulièrement de vie depuis un bail: c'est formaté, sans saveur.... Rôôô, sois pas vache: James Bond, ça leur appartient, c'est leur truc à eux et à eux seuls. On va pas outsourcer OSS 117 ou faire faire un remake des Tontons flingueurs par les Américains ou Bollywood :lol:. Qui veut une version chantée et dansée de la scène de l'alcool bizarre ?
  24. Oui, ils s'en sortent très bien, mais surtout en télé. Après des décennies de qualité sans grands moyens, la BBC a eu 2 décennies de franc succès qui lui donnent aujourd'hui une assise de moyens certains. Mais faut pas oublier non plus quelques spécificités protectionnistes anglaises: tout tournage fait en Angleterre ou dans un pays du Commonwealth exige un quota extrêmement majoritaire de techniciens et acteurs anglais ou du Commonwealth (dans des proportions déterminées). Ca vous a pas étonné, par exemple, de voir la domination absolue d'acteurs anglais ou canadiens dans Game of Thrones qui est pourtant une production très majoritairement HBO? Le protectionnisme anglais, c'est forcer quiconque veut tourner chez eux ou profiter de leur financement à employer la main d'oeuvre anglaise à tous les échelons de la prod. Pas mal dans le genre: sur ce plan, à côté d'eux, on est ultra-libéraux :lol:.
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