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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Tancrède

    De l'unité à la capacité

    En théorie, ça devrait pouvoir être 3-4 par brigade (selon les effectifs), non? Mais la question, face à ce total théorique de 16 GTIA, total déjà réduit, est de savoir si même ces 16 groupements peuvent avoir tous leurs matériels et unités "chères" et dimensionnantes (sans même compter les moyens d'acheminement sur théâtre ou le soutien/appui héliporté) pour former des pions de manoeuvre autonome et relativement comparables à ceux d'autres nations alliées. La Hollande, par exemple (et d'autres nations jouant les supplétifs des ricains), a peu de battlegroups opexables, mais ceux qu'elle a sont complets, "lourds", nettement plus organiquement équipés/encadrés que les nôtres. Alors évidemment, eux ne se calibrent que pour remplir une vocation (assumée) de supplétifs otaniens, à compter en battlegroups clés en main pour les ricains. C'est leur objectif. Mais ils le remplissent, et leur armée est calibrée exactement pour cette tâche: y'a pas de trucs en plus.
  2. Juste un détail historique: c'est faux. A quasiment toutes les époques, dès qu'un Etat a atteint un certain seuil de développement en termes d'administration, le souci de renouvellement des ressources (à divers degrés il est vrai) a existé. Le replantage de forêts en France date de Colbert et s'attache aux risques de déboisement et au souci d'amélioration de qualité des bois, tous deux facteurs liés à la construction navale. On peut trouver des exemples similaires à Rome, par exemple, ou même dans la féodalité, les diverses formes qu'a pu prendre la gestion dite "patrimoniale" (donc comportant une dimension de projection dans l'avenir), étant intrinsèquement liées à la propriété privée. L'échelle en a grandement varié, et évidemment les soucis de profitabilité immédiate ont souvent, comme aujourd'hui, gagné, mais dire que ce souci et des politiques/pratiques visant un plus long terme sont nés avec l'industrialisation, est un non sens.
  3. Tancrède

    De l'unité à la capacité

    Sans doute, et c'est heureux puisque l'armée "de mêlée" à l'époque de Daguet était faite pour un affrontement très spécifique, pas vraiment pour être une armée expéditionnaire couvrant le spectre de la guerre "symétrique" (si on peut dire pour l'Irak). Au moins, elle était un choix de modèle: guerre en centre Europe, intervention légère en OPEX et point barre. Là, j'ai l'impression qu'on n'a pas réellement fait de choix, au moins en se basant sur le critère du pion de manoeuvre comme unité de compte qui permet d'évaluer la crédibilité d'une menace (la nôtre), donc la capacité d'intervention. Si on se dit que le GTIA semble désormais le pion de manoeuvre de base, le "lego" essentiel à partir duquel on mesure notre capacité et on assemble des forces adaptées à un certain registre de menaces, alors nous n'avons pas réellement adopté ce modèle, parce que rien n'est encore vraiment calibré en permanence à ces GTIA, et si on fait le compte théorique de ce qu'on est capable d'armer en la matière (en bricolage hâtif), ça casse pas des briques en rapportant l'effectif et la capacité globaux des unités au nombre réel de GTIA (sur "critères" de capacités tels que par exemple observables en Afghanistan) effectivement opexables. Je ne suis même pas en train de critiquer l'objectif théorique d'un corps d'armée de 30 000h opexable + 1 échelon de 5000 pour autre chose, de savoir si la France devrait avoir plus ou moins, mais juste de voir si cet objectif a un semblant de réalité crédible s'il fallait l'articuler: un CA a besoin de l'être, et donc de l'être en battlegroups chacun aussi autonomes que possibles, intelligents et puissants que possible.... Est-ce le cas? Un exemple parmi mille autres avec ce problème particulier des drones de petite taille dispo pour la troupe: au final, on ne voit que les 4x2 DRACs des BRB exister là où les autres armées comparables visent à donner à chaque compagnie, voire à chaque section, une capacité en drone pour regarder par-dessus la colline. Cette capacité est si limitée en France qu'elle est dispo pour la seule artillerie qui elle est désormais faite pour shooter à 40 voire 80 bornes! Les RA comportent désormais une batterie AA à 18 postes Mistral.... Ce qui donne 18 postes pour une brigade (qui n'est plus un échelon de manoeuvre): à quoi ce chiffre correspond en capacité? En terme de capacité interarmée, on notera que c'est toujours dans l'artillerie qu'on voit une capacité dimensionnante devenir composante organique des unités élémentaires: la BRB et les DLOC (dont j'arrive pas à trouver 2 sources s'accordant sur leur effectif et leur nombre dans chaque RA, ni même dans quelle sous-unité ils se trouvent).... Mais à quoi ces trucs sont dimensionnés, surtout quand on voit qu'entre autres unités, ils sont systématiquement décomposés et recomposés pour envoyer un "module" dans un déploiement OPEX? Donc combien de GTIA, pion essentiel désormais, celui qui semble avoir le compromis autonomie-puissance souhaitable, pourrait-on armer simultanément sur un ou plusieurs théâtres simultanément en se reposant sur des critères de capacité qui semblent devenir la norme en occident?
  4. Tancrède

    De l'unité à la capacité

    On peut partir du cas pratique d'Afghanistan: pour 2 GTIA opérationnels à 3 Cies d'infanterie/SGTIA déployées chacun, quelle quantité d'appuis et soutiens nécessaires dans tous les domaines? Quelle différence avec d'autres nations? Si cela devait être le cas d'école de déploiements "légers" (au sens: pas une guerre blindée), combien la France pourrait-elle réellement armer d'unités de ce type en réalité? C'est le comptage en "pions de manoeuvre" effectifs dont on manque, il me semble. Si, au-delà d'une dizaine de GTIA de ce type, soit pas vraiment une capacité démentielle, on manque de moyens, c'est qu'il y a un grave problème parce que c'est là la vraie unité de mesure d'une capacité propre, celle que peut prendre en compte un Etat allié pour savoir comment te parler, ou un Etat (potentiellement) adverse pour savoir si t'as du jeu dans ta manche. Après, il y a aussi l'évaluation face à l'adversaire: si lui a X GTIA modernes, dans quelle mesure les Y divisions ancien modèle de l'autre peuvent face à ça en espérant garder de quoi jouer après? Bref, mesurer la capacité de dissuasion crédible des pions de manoeuvre face à divers types d'adversaires?
  5. Encore un sujet général, encore une définition imprécise, je sais, je sais. Mais c'est peut-être l'un des points les plus essentiels qui, soit, un qu'on évite souvent d'aborder directement: comment évaluer le besoin par rapport à la tâche, comment traduire ce besoin en termes d'organisation, d'effectifs, de répartition? En bref, comment dimensionner? Et évidemment, le point est de partir de l'AdT, à comparer avec d'autres armées de même niveau technique. Je partais par exemple, et j'y reviens souvent, de savoir pourquoi l'armée telle qu'elle est dimensionnée actuellement est réellement faite, concrètement (face à certains types de tâches), au-delà du très théorique contrat opérationnel. Par exemple, les régiments d'artillerie, avec leurs 2 batteries mixtes Mo-canon, semblent légères même à l'échelle de leur propre brigade, à moins de compter plutôt la section de tir comme pion de manoeuvre de l'appui-feu sol-sol. Mais ça va en fait pour toutes les unités "dimensionnantes". Autre exemple, encore dans l'artillerie, j'arrête pas de me demander comment marche cette étrange répartition de l'appui feu des 2 brigades lourdes, avec 1 régiment MLRS et 1 Caesar, dont l'effectif ne me semble pas réellement "sécable" en 2 parties égales (au vu des infos chopées ici et là), sauf à admettre le fait le plus évident qui est que l'armée a un peu renoncé à l'idée de même pouvoir se déployer "en grand". Mais je me pose des questions sur tous les niveaux: quel effectif de transmission faut-il pour soutenir un GTIA, une "brigade" déployée en unité opérationnelle (on va dire si 2 GTIA étaient déployés en un corps expéditionnaire unique), une division (le cahier des charges d'un EMF) ou un corps d'armée? Quelle capacité médicale (matos, organisation, effectifs) pour un GTIA? Quelle proportion d'appuis non organiques pour un RI, un GTIA, une division? Une BRB est-elle séparable en plusieurs éléments autonomes et complets si un RA est doit constituer 2 groupements d'artillerie distincts? Pourquoi les COBRA et SL2A sont-ils cantonnés au seul régiment MLRS? Ca semble être des bons trucs pour tous les RA. Que va pomper un EMF déployé au complet dans d'autres unités? Juste des effectifs issus des EM brigade et unités élémentaires? Bref, tous ces trucs qui font le lego opérationnel d'une armée: tel effectif de X et de Y permet de faire marcher Z hommes en une unité de manoeuvre opérationnelle valable et donc de donner une capacité A à l'Etat..... Et après ça, l'addition globale: à ces conditions de déploiement à moyens satisfaisants, l'AdT peut réellement déployer quoi en théorie? Quand je vois la différence entre les pions de manoeuvre déployés en Afghanistan (qui font déjà un peu maigrelets par rapport à d'autres armées alliées) et les unités théoriques pour lesquelles l'armée se calibre, je me demande ce qu'on pourrait réellement déployer en se fondant sur ces critères qui devraient servir d'étalon de mesure (pas unique évidemment, mais indicatifs). Ca vous semble flou? Qu'en pensez-vous?
  6. Tancrède

    Nanas au combat

    Je l'avais citée dans un autre sujet, mais je n'avais jamais eu quelque chose de significatif sur elle ailleurs que dans une biographie de Jean bart. Merci pour le lien. Bon, ceci dit, comme beaucoup de récits analogues sur des individualités exceptionnelles, ça n'est pas vraiment le sujet ;).
  7. Enfin vu le bouzin.... C'est, comment dire.... Bouef. Première remarque: Marius ne meurt pas; il ne peut pas. C'est physiquement impossible. C'est une règle militaire de base, comme celle qui dit qu'on n'envahit pas la Russie. Ensuite: c'est dommage d'avoir une caméra aussi bonne et d'avoir un tel goût de chiotte au montage/découpage, mais plus encore, d'avoir A CE POINT refusé d'engager un scénariste . Le "développement" histoire est tout simplement atterrant et mauvais, ne cherchant même pas à jouer les prétextes pour de l'action. On est d'accord, un film d'action n'est pas là pour le scénar, mais quand même. On est d'accord, dans une série B, les persos sont censés être "bigger than life", mais quand même. L'émotionnel devient émo larmoyant, facile et niais (gâchant tout ce qu'il aurait pu tirer de l'aspect humain), les persos ne se donnent même pas la peine d'être des stéréotypes lambda (ils ont en fait zappé l'occasion d'être des persos).... C'est quand même con d'avoir Djimon Hounsou sur le plateau et de ne pas profiter de la présence qu'il peut dégager! Magimel arrive à un peu tirer son épingle du jeu avec son (mauvais, mais il est pas seul) perso du déconneur/romantique: y m'a presque arraché un ou deux sourires. L'antagoniste est pire encore: atrabilaire, sans contenu, il tire sur quelqu'un à chaque fois qu'il est pas content.... Et il n'est content à aucun moment. A part ça il est creux et sans relief, se cantonnant au principe du "je poursuis tout droit parce que je suis le méchant". La façon dont l'action se met en place (du début du film au commencement de la mission) est une autre façon de dire "je vous emmerde, je vais pas me faire chier avec une entrée en matière, je veux montrer des images de mecs avec des flingues". Même Navy Seals, de triste mémoire cinématographique, se fendait d'un peu plus en termes de développement d'un cadre d'action, d'une intrigue et de persos!!!! Quand à "l'humour".... Ah oui, mention pour Tchéky Kario (qu'est-ce qu'il foutait là, lui aussi?): qui a jamais vu un amiral comme ça :-[? Alors il reste l'action: oui, la caméra est bonne et certaines scènes survivent à un montage désastreux, qui se veut pêchu mais foire son coup. Contrairement à certaines remarques, je trouve qu'on les voit souvent recharger, mais je me demande juste quelle est la capacité d'emport en munitions de ces gars ;) :lol: (ils ont un sac spécial modèle "Sport Billy/Mary poppins" dans les FS?), vu l'arrosage permanent qu'ils pratiquent alors qu'ils ne savent même pas combien de temps la mission va durer. Et le chapitre "survie en montagne" est vraiment, vraiment loooong dans ce genre de films; inutile. Surtout quand il vise à développer le drama et l'aspect humain/relations et y parvient si peu. Putain, je suis pourtant bon public pour ce genre de films, et encore plus si c'est l'armée française: je demande pas des miracles côté histoire, dialogues et perso.... Mais y'a un cap au-delà duquel je ne peux que prendre ça comme un foutage de gueule de la part d'un geek du visuel militaro/FS qui voulait montrer ses images sans se mettre une seconde dans la peau d'un spectateur ou même envisager que le métier de réalisateur n'est pas juste celui de cameraman (comme les tarés des effets spéciaux veulent montrer tout ce qu'ils savent faire sans se préoccsuper de savoir si il y a une histoire, des persos, une vision d'ensemble....). Un Razzie Award est à décerner aux dialoguistes: ils ont pris des élèves de maternelle et leur ont demandé d'écrire avec leurs pieds? C'est quand même radical, ne serait-ce que pour le détail des FS qui s'appellent..... "Forces spéciales" (c'est presque insultant de voire un sous-titre "France, base des Forces Spéciales" :O); y'a du bérêt de commando marine, y'a du RPIMA, mais on développe même pas ça. Evidemment, face à une cible aussi facile, les critiques français des milieux habituels arrivent à être mauvais, essentiellement tant ils sont par essence antimilitaristes, bigots et cons, alors qu'il y avait pourtant du grain à moudre, qu'on se situe dans la peau d'un spectateur lambda ou d'un geek de films d'action.
  8. Tancrède

    L'inflation des EM

    N'est-ce pas avant tout un effet de vieillissement et départ à la retraite des dernières générations d'officiers généraux du temps de la conscription? Le volume de ces départs, en fait un effet naturel, ne cache t-il pas l'absence de réformes internes? Pour examiner la chose de plus près, on peut commencer à la racine: les classes à St Cyr sont-elles dimensionnées au besoin? Y'a t-il suffisamment de portes de sortie à chaque stade de la carrière d'officier? L'institution vs la mission.... Une antienne :lol:! Bon, le nombre d'officiers généraux est un problème réel (que j'aimerais pouvoir dimensionner), mais le problème plus profond est celui des structures existantes (bureaux, services, échelons, administrations, planques....) qui elles sont des immobilisations permanentes et durables permettant de justifier d'autant le dit effectif, d'assigner des places auxquelles sont assorties justement des effectifs d'officiers non généraux, de mdr, de civils.... Parfois très chers (dès que c'est hors des frontières), mais aussi évidemment des matériels, des sites, des frais.... On parle sans arrêt du "gras" à tailler dans les armées: les récentes réformes en ont-elles coupé beaucoup? C'est un truc qu'on a souvent évoqué ici, mais peu en détail: on a surtout parlé du muscle coupé et pointé du doigt qu'il restait du gras.... Quel gras?
  9. Avant toute chose, pour savoir ce qui aurait pu advenir, il faut impérativement savoir COMMENT le Shah aurait pu sauver son régime et son cul, parce que toute solution politique (donc économique, sociale et culturelle) définit l'avenir stratégique qu'aurait pu avoir la région et a des implications stratégiques directes étant donné l'état de l'Iran en 77-79, sa place dans le coin et sa production pétrolière. Une solution ne peut advenir en 79 proprement dit; il s'agit d'un long effort qui a du avoir au moins quelques années pour se mettre en place: décrédibilisation des islamistes comme pôle de rassemblement des mécontents, ralliement d'une partie de la bourgeoisie iranienne pas tellement pro-Shah à ce moment, changement d'attitude de Washington pour garder la main sur le Shah mais ne pas trop le presser vers le changement (lui donner de la marge de manoeuvre, quoi), réorientation des dépenses du régime vers la population rurale.... Y'a de quoi faire, en admettant que ce soit possible. Faut pas oublier non plus que les Pahlavi sont pas vraiment une dynastie populaire en Iran et ne l'ont jamais réellement été.
  10. Tancrède

    L'inflation des EM

    C'est un sujet un peu général sur les armées modernes en général, mais centré ici sur le cas européen. A force de voir des structures diverses et variées se multiplier au nom de la "coopération" européenne, mais aussi en réaction à de nombreux commentaires et constats sur le développement de toutes sortes de structures, unités de commandement, administrations militaires diverses, services en tous genres.... Je ne peux m'empêcher de me demander à quel point l'hypertrophie cérébrale croissante des armées de terre (les autres aussi, mais je peux encore moins évaluer) est exagérée aujourd'hui et s'il est possible de savoir si elle est "rentable" (en terme d'efficacité, donc c'est moyennement chiffrable, même si ça doit être estimable) ou carrément un gaspillage. Au vu de forces opérationnelles en réduction constante, l'effectif d'officiers supérieurs semble dantesque. Evidemment, le développement technologique, la complexité croissante des dispositifs militaires, un seuil minimal de coopération entre alliés "structurels", le besoin d'optimiser la gestion et la conduite des forces, la nécessité de rendre chaque échelon des forces aussi autonome et efficace que possible, et de les faire coopérer entre eux au mieux, la nécessité de garder des structures chères pour un éventuel besoin de remontée en puissance.... Sont des réalités, et l'armée doit autant que faire se peut être aussi "intelligente" que possible à chaque articulation du dispositif. Mais il semble quand même y avoir disproportion flagrante, une caste qui se trouve des débouchés, des planques, des structures qui refusent de disparaître alors même que pas mal de leur raison d'être (au moins en l'état de leur taille), à savoir les unités, décroît ou disparaît. Je peux difficilement évaluer le problème: qu'en pensez-vous?
  11. Merci pour les précisions. J'en était resté au commentaire du documentaire m'ayant appris l'existence de ce phénomène, qui comparait la chose à des milliers de petits miroirs dans l'atmosphère :lol:; dans le genre "le climat pour les nuls"....
  12. Là, le problème est qu'on ne connaît pas l'état actuel des groupes armés qui constituent les forces militaires intérimaires de l'espace lybien. Ils n'ont pas, comme Khadaffi (en tout cas pas au même degré), le souci d'avoir à contrôler chaque ville par la force sur leurs zones (donc moins à se préoccuper de leurs axes), surtout si la Cyrénaïque permet un relatif consensus politique contre elle: la "force de projection" intérieure peut donc être plus vaste, l'opposition moins professionnelle.... Mais comme eux aussi sont des amateurs récemment aguerris mais toujours globalement peu entraînés et équipés, les combats proprement dits, au niveau tactique, seraient plus équilibrés. Et il s'agirait toujours de mini accrochages routiers, et de combats un peu conséquents concentrés autour des villes, chose compliquée. Les unités disponibles disposent-elles, en l'état du rapport de force, de la marge de supériorité (essentiellement numérique) et d'un savoir-faire minimum pour ce genre de trucs sans faire des dégâts humains disproportionnés? Ca me semble la condition première de toute crédibilité d'un recours à la force, et sur ce terrain, je ne vois personnellement pas (mais je me fonde sur des données vraiment très parcellaires et peu fiables: y'a pas grand-chose de dispo) le régime provisoire actuel disposer d'une capacité de "projection" depuis le centre qui soit suffisante pour faire ça. L'avantage, à ce niveau de capacité (quantitative et qualitative), me semble outrageusement du côté de la défensive territoriale. C'est pourquoi je mentionne le soutien égyptien: si on parlait de factions organisées et développées au sens militaire, oui, le seul soutien crédible que l'Egypte pourrait apporter serait une intervention militaire d'échelle conséquente. Mais là, quelques compagnies cadres, à moitié faites d'instructeurs et à moitié de cadres/experts/spécialistes, quelques soutiens matériels (et ils ont du stock, les Egyptiens), suffiraient, le point délicat étant la publicité ou non du soutien, soit un engagement diplomatique réel qui pourrait néanmoins se cacher derrière un "soutien humanitaire", une garantie de stabilité et les probables tergiversations, hésitations et reluctance des occidentaux ou d'autres à devoir retourner en Libye (du moins tant que la participation égyptienne se limiterait à un soutien avec engagement militaire de petite échelle).
  13. Une question aux zexperts scientifiques: comment s'appelle l'effet "d'opacification" de l'atmosphère (potentiellement en partie du à la pollution, surdose de CO2 en tête), qui apparemment verrait l'atmosphère terrestre réfléchir une proportion plus grande du rayonnement solaire qu'auparavant (particulièrement la couche nuageuse), dont j'ai vu quelque part qu'il jouerait un grand rôle dans la relativisation du "réchauffement" climatique?
  14. Mais le gouvernement d'interim était déjà à la base composé de factions qui avaient toutes formé leur propre "armée" pendant la guerre: il n'y a jamais eu "d'armée des insurgés" unie. Apparemment, la faction cyrénaïque ;) (ou en tout cas la faction la plus costaude en cyrénaïque) a décidé que le deal national n'allait pas dans son sens.... Et le truc de la Cyrénaïque en général, et de Benghazi en particulier, c'est qu'ils sont plus ou moins sûr d'avoir un appui égyptien si les choses tournaient vraiment au vinaigre.
  15. Ben c'est justement le point politique de la chose: si l'homme n'est, malgré toutes ses saletés, pas vraiment responsable de la tendance à la hausse des températures, qui ne serait dès lors qu'une énième évolution climatique de la planète, alors il n'y a pas de question politique du "réchauffement" qui implique des investissements et des changements économiques à imposer SAUF pour ce qui concerne l'adaptation à ces changements (protection des zones habitées qui seront touchées par la montée des eaux, réforme du système agricole pour faire face à la désertification....). Tout changement industriel et économique qui viserait à "influer" sur le climat serait un gaspillage monumental. Surtout quand en plus l'expression sur laquelle les scientifiques peuvent être présentés comme d'accord est celle de "changements climatiques" (insistance sur le pluriel) et non celle de réchauffement: un détail anodin sur la couverture glaciaire: celle du pôle sud n'a fait que croître, contrairement à ce qui est asséné par la bonne petite propagande idéologique (y'a que "l'excroissance" qui rejoint l'Argentine qui a vu de la fonte). C'est le pôle nord qui a eu une cure d'amaigrissement. En plus, placer des espoirs dans une entente de niveau mondial impliquant un changement massif de l'allocation des ressources, c'est.... Comment dire.... Un peu du fric de perdu d'avance. Surtout pour une chimère. Il y a bien des questions écologiques plus importantes qui nécessitent elles de lourds investissements, changements institutionnels, politiques, économiques et culturels: faire face aux migrations de population imposées par la désertification (voire endiguement de cette désertification là où c'est possible), changements de modèles agricoles (et donc du système absurde de distribution économique qui va avec), préservation de la biodiversité, nettoyage des fleuves et rivières (dont la pollution a un impact énorme sur la population: santé, physiologie -notamment le "sperm count" :lol:), évolution des modèles énergétiques (notamment limiter drastiquement les gaspillages), lutte contre la pollution des océans.... Y'a vraiment du taf sur ces plans là. S'il faut limiter les pets de vaches, c'est pas pour leur éventuel impact sur la température, mais peut-être pour l'impact sur la santé humaine (surconsommation de viande) et l'irrationalité du système agricole (vu la surface des terres arables dédiée à la production de céréales destinées au seul bétail, à la pisciculture....).
  16. Ah, voilà, y se vexe (c'est sensible un fusco :lol:; derrière tous ces muscles et ce varech, y'a un petit coeur fragile qui bat): désolé, comme dit plus haut, j'ai tapé vite. "Fonctionaliste" est le premier mot qui soit venu.... Apparemment c'était pas le bon, mais j'ai bien le droit d'être flemmard, merde! Ni chausson rouge ni tiare quand je suis sur AD.net ;). Restons simples.
  17. C'est dans l'avant-dernier (février), article Les Forces armées sont un outil, et le point que j'en amène ici est celui de la différence entre l'outil et l'institution, une armée étant faite pour être un outil, presque neutre dans son fonctionnement/existence (c'est la vision fonctionnaliste qu'on utilise quasi inconsciemment et sur laquelle -à mon avis ;)- Fusilier appuie trop sa vision), mais étant aussi une institution, et souvent plus une institution qu'un outil. C'est en fait en ce sens la même chose que le mot "chapelle": chacun pense à son aune d'expertise et nie de ce fait la vision globale en croyant la servir: l'armée asservit la stratégie à la "grande tactique", chaque chapelle asservit l'action armée globale (la stratégie -politique- mise en oeuvre au plan militaire -opératique/grande tactique) à son métier (et par là à ses intérêts moins reluisants, ses réseaux, ses cercles de relations), et au final, donc, chacun impose la façon de voir de son métier concret comme devant conditionner plus ou moins absolument la vision globale. Ca vaut pour la planification de l'action, mais aussi, et plus gravement, sur la décision même d'action ou non, et sur la préparation à long terme de la guerre (ce qui formate l'outil avec lequel donc on prend ou non la décision d'agir dans une situation, et comment). En bref, l'outil en vient à conditionner la stratégie beaucoup plus que de raison. Dans le cas allemand avant 1918, Bihan montre à quel point ce fait est devenu caricatural et condamnait l'Allemagne. Le cas japonais qu'il cite aussi est pire encore, avec 2 institutions quasi complètement distinctes en tant qu'entités, l'armée et la marine, qui pensent -selon leurs termes- à la place d'un vrai niveau politique. Un peu vague, mais j'ai pas pris le temps de réfléchir à la formulation.
  18. "L'effet lobby", mais aussi "l'effet institution": dès lors que tu crées une structure permanente, elle a vocation a prendre sa vie propre, à fonctionner avant tout pour elle-même, à voir le monde depuis son prisme, et à développer ses intérêts propres avant ceux de sa mission théorique, et selon les périodes, les lieux, la nature des institutions.... Le décalage entre le développement de ces intérêts et l'accomplissement de la dite mission théorique peut être tolérable ou immense. Benoît Bihan pointait récemment, dans DSI, le décalage entre la mission, le principe de l'armée, et l'institution elle-même à travers l'histoire récente, en France, mais surtout, et c'est l'exemple qu'il développait, en Allemagne entre le XIXème siècle et 1918. A mon sens, tu sous-estimes grandement ces réalités là: à moindre échelle que l'institution militaire dans l'absolu, les FS sont devenues un pôle analogue, ou sont en train de le devenir, là où elles n'étaient encore que des micro-entités de pointe politiquement, budgétairement et stratégiquement anedotiques jusque récemment, et leur lobbying une chose charmante pleine de petites histoires amusantes ou émouvantes, par exemple en se focalisant sur la petite chapelle des SAS au sein de l'institution militaire britannique jusqu'aux années 2000.... Avec ainsi plein d'histoires de prises de bec pour dire qu'une équipe SAS n'a pas à être employée comme infanterie légère et autres anecdotes qui fourmillent dans l'histoire des années 70-80-90.
  19. On est d'accord, ce n'est pas simple, et la réponse à ta question est "les deux", ou "la deuxième sûrement, la première, c'est à discuter" ;), mais cela finit par revenir au même puisqu'on parle d'allocation optimale de ressources depuis un budget unique, celui des armées (et qu'il faut donc se demander si en l'état de ce budget, quelle allocation donne la meilleure capacité armée?). C'est en fait une question double, sur laquelle mon opinion se décompose ainsi pour le cas français et le cas français seulement: - dans l'absolu, 40 machines, voire 50 ou 60, pour un pool FS français, c'est pas gigantesque et c'est plutôt ce dont un bon pôle FS tournant autour de 3-4000h aurait besoin - en relatif, donc par rapport au parc français, c'est trop, parce que ce sont des hélicos dont les unités conventionnelles n'ont pas l'usage pour le volet "manoeuvre", déjà assez petit en France, tant en capacité unitaire (pas assez d'hélicos de grande capacité) qu'en capacité globale. C'est encore pire en valeur, vu que les hélicos FS coûtent nettement plus cher, ayant plus d'équipements et de spécificités, mais aussi plus d'heures de vol donc de coûts de maintenance Pour la spécificité RESCO (à noter que pour l'instant, il me semble que cette fonction est encore surtout au CPA 30, avec le reste des Caracals Air pas encore versés FS), ce qui est peut-être plus dramatique, c'est que cette capacité soit considéré comme un objet FS, donc un nonos de plus sur lequel l'entité FS (en tant que chapelle) pose graduellement un quasi monopole, lui permettant de définir son périmètre et de le défendre. Symptomatique de toute capacité un peu pointue qui, dès lors qu'on contraint les budgets, ont tendance à "remonter" l'organigramme (ce qui veut dire diminuer le nombre d'unités les ayant et les éloigner de l'échelon où se trouve le besoin) et à devenir une ressource rare, peu dispo là où elle est requise, et nécessitant souvent un processus de décision plus long/lourd et centralisé; quasiment un truc où il faut un général 5 étoiles pour qu'un capitaine ait ou non une équipe reco ou un appui-feu ;) :lol:. Bientôt ce sera le président lui-même qui décidera de l'emploi de ressources si rares qu'elles sont "stratégiques"?
  20. Entendre dire que les Français sont sournois de la part d'un Anglais, ça fait toujours rire (l'inverse serait aussi vrai), parce que "sournois", ou "duplicious" employé comme ça, ça veut juste dire "ils ne roulent pas totalement pour nous, quel scandale" :lol:.... Rappel de la définition de l'égoïsme dans le dictionnaire du diable, d'Ambrose Bierce: "un égoïste, c'est quelqu'un qui ne pense pas qu'à moi" :lol:.
  21. Le but de ce sujet n'est quand même pas d'entrer dans le détail de chaque formation ou de s'enferrer dans une discussion sans fin sur les spécificités de chaque formation: il y a déjà des sujets pour ça, et/ou cette nouvelle section permet justement de les créer et de leur donner une meilleure visibilité ;). Sur l'USSOCOM et les définitions des organismes analogues qui ont l'air de n'être que des bureaux de planification et de rationalisation des moyens FS pour permettre une optimisation de la gestion du temps des unités.... L'USSOCOM est une plate-forme d'entraînement "supérieur" dans le domaine FS, et surtout un "définisseur de normes" côté qualifications, doctrine et matos, en même temps qu'un "aiguilleur/allocateur" de ressources supplémentaires (y compris humaines) pour les missions. Le point est qu'il s'agit bien plus que d'un simple bureau de planification et d'un organe de centralisation des ressources FS pour meilleur gestion des dispo. Il prescrit des normes dans tous les domaines, impose des entraînements interarmes et interarmées, donc en ce sens dispose d'une grande autorité sur les unités qui lui sont allouées même hors de leur temps en opérations, et régit l'essentiel de leur emploi du temps, malgré l'appartenance encore théorique à leur arme d'origine et le fait que ces unités utilisent les bases de ces armes. De ce fait, et autant par l'importance de l'effectif concerné (et la "valeur relative" de cet effectif, qualitativement élevée) et des budgets qui vont avec, l'USSOCOM est un lobby énorme et autonome qui a un accès prioritaire du décideur. Dans le temps, et vu le statut et les structures détenues en propre désormais, mais surtout vu la permanence et la "protéiformité" (désolé du barbarisme) du recours aux FS (structurel et conjoncturel), c'est un lobby qui ne fera que prendre en importance. Et la plus grande d'entre elles, au-delà de la croissance inévitable de la structure permanente (effectifs, parcs, moyens, administrations centrales, créneaux alloués pour des ressources comme le temps de transport longue distance), c'est "l'école de pensée" qui va avec: comme les armes classiques, l'USSOCOM développe une pensée de l'action armée du pays vue à travers son prisme, et va la "vendre" aux décideurs. Plus cette vente se fait, plus il peut en retirer moyens et effectifs pour grandir et plus encore avoir une voix forte à la table où se décident les choses. Espèce de marxiste va ;): la ressource n'est pas homogène et tous les troufions ne se valent pas ni ne représentent le même investissement. Le profil de l'opérateur FS moyen, en plus, c'est plutôt un caporal ou sergent (ou un qui le serait ou pourrait l'être s'il restait dans les forces), en plus d'être un sujet de qualité supérieure, donc une ressource d'autant plus rare. Faut se rappeler les problèmes de recrutement des armées US, surtout pendant la crise irakienne, et ce qu'ils ont été forcés d'aller racler (jusqu'à des gangs de Los Angeles s'engageant par packs). Pour mémoire, le MARSOC dans la dernière année budgétaire du Corps, ce sont 3300h (au "coût unitaire" -en formation et en matos/"entretien" nettement plus élevé que la moyenne): pas la fin de l'USMC, évidemment ;). Plus encore, et c'est le trip du sujet, c'est de voir le focus sur l'entité FS en général, sur tous les plans (pas que les effectifs). Tout n'est pas négatif dans un pareil tableau, et le but du topic n'est pas non plus d'élaborer une "thèse" visant à décréter que l'entité FS comme "quasi arme" est un truc mauvais par essence. Par exemple, et c'est plus vrai pour les ricains qu'ailleurs, l'USSOCOM est un lieu intéressant d'intégration interarme, d'essais doctrinaux, tactiques et matériels, et par là de prescription future dans ces domaines pour les forces conventionnelles. Je rappelle cependant qu'il est une vision qui existe depuis un certain temps aux USA, issue de la RMA (on va dire que c'en est une des écoles "extrêmes") qui voyait les forces US séparer nettement une "armée XXI", une armée de pointe hyper agressive, hyper entraînée et hyper équipée, intégrée (interarmes/interarmées comme les Marines), avec les armes conventionnelles derrière. L'USSOCOM était censé en être un des fondements dans cette vision. Est-ce un délire, est-ce un trop plein d'enthousiasme pour la technologie et les visions futuristes des années 90 qui voyaient 10 super soldats faire le boulot de 3 divisions? Est-ce une hypothèse dystopienne volontairement exagérée pour servir de patron à quelque chose de plus "modéré"? Ce n'est toujours pas sorti des esprits, en tout cas, et c'est une vision qui rejoint les discussions sur des armées à plusieurs vitesses, ayant une composante "agression/haute intensité/entrée de théâtre/opérations spéciales, une composante contrôle de zone et une "peacekeeping/civilo-militaire".
  22. Pas vraiment: les Allemands fonctionnent en droit romain comme nous, et l'UE est avant tout ce que disent les Allemands. Par ailleurs, il n'y a pas de "droit européen" per se, tant que les systèmes juridiques nationaux prévalent sur leurs propres territoires. Ne pas oublier non plus que les Ricains ont aussi une part de culture de droit romain: la Louisiane est un Etat fonctionnant en droit écrit/romain, non en common law. Dire que le modèle d'enseignement (surtout supérieur) français a fait "progresser la France" est très discutable, et on peut faire une histoire de l'enseignement depuis la IIIème République sur le modèle choisi. Y'aurait beaucoup à dire sur son "efficacité". Surtout quand la Chine ou L'Inde sont mis en exergue :lol:: dans le genre "jeunes" pays, y'a mieux..... Encore plus dans le cas de la Chine qui est un très vieux pays, au sens historique comme au sens démographique :lol:.....
  23. C'est vrai que je parle plus de "l'objet" FS comme institution, entité budgétaire, chapelle, mobilisation de moyens (et donc dimensionnement ad hoc, surtout des matériels chers).... A noter cependant encore une fois que la taille de l'institution militaire US fait qu'ils peuvent se permettre de dédier quasiment une ou plusieurs unités à chaque type de mission ou sous-mission, dans une nomenclature extrêmement détaillée. Qui d'autre peut faire ça? Oui mais dès lors qu'il devient une institution, une structure permanente, il grandit, définit son territoire (et cherche à en pousser les limites toujours un cran plus loin), réclame budget, missions et moyens, définit une puis des doctrines pour aller avec, fait son lobbying en interne pour "durcir" ce qu'il possède, justifiant toujours plus de temps et d'immobilisations d'unités et matériels dédiés.... Et quand il atteint une certaine taille, dans l'absolu et relativement au reste des forces armées, cette manière d'être n'est pas neutre pour le reste. Sinon on ne parlerait même pas de ce que la création du MARSOC, par exemple, a impliqué pour les FS et surtout pour le corps des marines. Ou de ce que pourrait être l'impact d'une appropriation par le COS des CPA 20 et 30.
  24. L'exemple des USA est un cas absolument non reproductible, il faut donc éviter de se lancer dans une vision trop détaillée de leur cas. Mais les SEALS appartiennent tous à l'USSOCOM, donc aux opérations spéciales. Qu'il y ait au sein de l'USSOCOM une division entre deux "niveaux" d'unités FS (les unités "de pointe": pour la Navy, c'est l'ex-Seal Team 6) est peu important dès lors qu'il y a un USSOCOM qui a de fait prélevé des capacités partout et représente une entité FS en termes de structures, de moyens dispo immobilisés pour cet usage seul, de "lobbying", d'objet de réflexion pour le périmètre d'emploi (et donc pour la guéguerre interne de "qui prend ces missions"?) et d'entité budgétaire à tendance croissante et gourmande.
  25. En fait on peut revenir plus vers le sujet avec cet exemple: quel est le "créneau" qui existe entre les opérations clandestines, apanage des services secrets, et les opérations militaires conventionnelles "pointues" (commandos et actions à caractère spécial dans tous les domaines: reco, guerre et rens électronique, rens, génie.... Qui ont tous besoin d'un élément "de pointe" organique et non versé dans une unité FS), et qui justifie l'existence des FS au-delà d'un seuil minimal qui était, jusque très récemment, celui des unités FS (longtemps limité de fait, pour France et GB, à quelques petites unités se comptant en centaines d'hommes, pas en milliers)? Définir ce panel de missions, et dans chacune le besoin estimable en termes de sollicitation aux 4 coins du monde, est le préalable nécessaire à déterminer le format, les moyens et la variété des capacités qu'un pôle FS par ailleurs à rationaliser (jusqu'à un certain niveau) doit avoir. Je prends par exemple le cas de la coordination des feux, du ciblage, de la désignation d'objectifs dans tous ses aspects et "niveaux", capacité nettement plus trustée par les FS en Europe qu'aux USA (surtout dans les Marines) où une bonne part de ces qualifications partent "vers le bas" pour être plus disponibles.... Différence de vues? Différences de moyens à consacrer à ces qualifs? Monopolisation de la tâche par la chapelle FS? Par essence, en structure, les FS doivent être un machin interarmes, un "joint service" directement sous les ordres de l'EMA et visant avant tout à des opérations de niveau "stratégique" et/ou à des capacités qui, pour les personnels qu'elles requièrent, parce que leurs coûts de formation sont et surtout parce que leurs coûts de mise en oeuvre (dispo, hélicos....) représentent, ne peuvent être reversées si largement vers le bas. Leur emploi pour des missions d'importance "opérative" (cruciale au niveau d'un théâtre d'opération) est aussi parfaitement justifié. Mais quoi d'autre? Jusqu'à quel point est-ce vrai? Où se fait la "charnière" avec les unités pointues des grandes unités conventionnelles?
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