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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Du devenir des villes dans les conflits armés
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Histoire militaire
Le contrôle d'une ville est quand même une chose plus complexe que le quadrillage physique par les troupes: il y a une dimension de "soft power" si on peut dire (économique, humanitaire, sanitaire, juridique, médiatique, culturelle....) et une de contrôle indirect, généralement par les autorités locales (ralliées de gré ou de force, par la légalité d'un traité éventuellement) mais aussi par d'autres formes d'autorités de droit (religions/cultes, associations, milices civiques ou tout type de regroupement) ou de fait (maffias et groupes idéologiques/ethniques, mais aussi souvent "clientèles" et "familles" dans les cultures claniques/féodales). Les ricains ne contrôlaient directement que certaines zones réduites en Irak, mais ils finançaient et/ou exerçaient un contrôle beaucoup plus étendu via de tels affidiés (le premier étant la coalition d'intérêts et factions qui fait semblant de s'appeler "Etat irakien" :P :lol:), avec divers degrés d'efficacité selon les lieux et les populations. En Afghanistan, Karzaï ne contrôle que peu de zones par le biais du gouvernement et par lui-même (faut aussi se rappeler que c'est un leader de clan et un "patron" à la clientèle étendue), mais certaines sont importantes, et ce contrôle lui donne un certain niveau de capital politique pour négocier en permanence et rechercher des compromis avec d'autres entités féodales dans le pays. Le contrôle physique direct de certains quartiers ou certains lieux précis a généralement une importance justifiée par le degré disproportionné de "capital politique" que cette zone géographiquement limitée représente (certains bâtiments, des noeuds de communication, des centrales électriques, des sites d'extraction de ressource, des ports....), mais au final, le reste d'un territoire ou d'une grande agglomération doit aussi se contrôler autrement, sous peine de se retrouver quand même réduit dans sa marge de manoeuvre, voire carrément "assiégé". Plus on a de ce type de zones sous contrôle direct et/ou plus on a de troupes pour montrer qu'on pourrait faire plus, plus on est crédible pour négocier favorablement des formes moins directes de contrôle sur des zones plus étendues et des pans de populations plus vastes. Bref, faut avoir du jeu. Le problème est que si on se retranche dans l'idée qu'on n'a pas besoin de tels moyens, ça veut dire se condamner à l'impuissance dans la majorité des crises (et donc des opportunités) de la scène internationale: se cantonner à une capacité limitée à la destruction, aussi poussée soit-elle, enlève la plupart des options politiques et réduit à ne pouvoir jouer que dans le scénario du pire et rien d'autre. C'est le signe d'Etats jadis puissants et désormais condamnés au déclin (qui ira inévitablement jusqu'au point de n'avoir même plus cette capacité de destruction, par retrait graduel de la scène internationale et atrophie des moyens en parallèle du déclin de toute volonté d'être dans les affaires du monde). Bref, faut pouvoir jouer pour rester puissant (et éventuellement l'être un peu plus) et faut être puissant pour continuer à jouer, c'est la spirale incessante de ce business :lol:. Et pouvoir faire pression/être crédible, ça passera entre autres par une capacité de stabilisation/intervention/contrôle expéditionnaire, apte à faire face à la plus grande variété possible de scénaris. -
[Forces spéciales-le film]Special forces
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ouaouh, un sacré cas pour la psychologie: le gamin rachitique qui se faisait piquer ses trucs à l'école ou se plaignait de jamais avoir assez d'attention :lol:? En tout cas dans le genre maturité des échanges.... Surtout qu'il a beau insulter le cinéma français (et y'a des raisons de le faire), il les a eu comment ses financements le Kasso? Par la maffia habituelle des productions en France. -
Pour compléter ce qui a été posté: l'actuel programme "Lioness" et ses dérivés dans les troupes US concoure clairement du choix "armée à plusieurs vitesses" par les USA (déjà vu dans le haut du spectre avec l'institutionalisation d'une véritable armée de FS ayant sa propre structure et évoluant de plus en plus vers un quasi statut de service à part entière), appliqué au spectre contre-insurrectionnel des derniers conflits en cours et des occupations opérationnelles majoritaires des troupes au sol US. A noter que les US peuvent, en plus de la taille de leur dispositif, s'offrir deux écoles de pensée fondamentale avec le dualisme Marines-Army pour les forces au sol. La question de ces programmes deviendra donc de voir avec le temps la qualité exigée de ces troupes, la carrière des officiers les encadrant, les résultats évidemment, mais aussi la circonscription du spectre des missions.
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Du devenir des villes dans les conflits armés
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Histoire militaire
Akhilleus, tu fais bien de mentionner le problème des noeuds et axes routiers: la mécanisation des armées modernes impose aussi le contrôle des routes et carrefours pour maintenir le tempo opérationnel gourmand en logistique. On voit déjà l'effort logistique nécessaire pour le seul théâtre afghan alors que l'essentiel des forces de la coalition est fixe, et en tout cas ne bouge pas en grandes unités avec un haut tempo opérationnel, et où la couverture aérienne n'est pas vraiment d'une densité ahurissante et fonctionnant à haut tempo comme cela pourrait être le cas en conflit plus symétrique. Mais moins un conflit est symétrique/classique, plus la ville est un enjeu en soi; moins l'adversaire est une force classique/étatisée/avec "structures lourdes", plus c'est la population/LES populations et leurs territoires (je renvoie à Machiavel sur les adversaires pas ou peu centralisés) qui sont l'objectif opérationnel et l'objet stratégique à maîtriser. -
Du devenir des villes dans les conflits armés
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Histoire militaire
r C'est vrai sur le plan numérique strict, mais attention au détail: une bonne partie de ce qu'on appelle "urbain" a une définition qui varie selon les pays et une réalité qui inclue une variété énorme de types d'urbanisme. En France en particulier, la ville petite et moyenne prédomine largement dans cette répartition, loin de l'idée de "cités" telles qu'on a tendance à spontanément se les représenter. Paris elle-même est encore une ville dont la campagne n'est pas très éloignée, même quand on part du point de vue d'un individu à pied, et peu de ses banlieues directes sont même en conurbation très prononcée avec elle, sauf aux limites de ce qui est aujourd'hui le périph (et encore, pas partout). La grande majorité des "urbains" en 40 a encore un pied à la cambrousse ne serait-ce que par la famille, et hors des quelques très grandes villes (à l'échelle française), tout le monde est à portée directe (=à pieds ou en vélo au pire) d'un territoire agricole qui se trouve directement aux limites de la ville. On est le pays des 36 000+ communes (en fait nettement plus à cette époque) pour une population métropolitaine de 39 millions d'habitants, avec Paris pour seule ville dépassant le million. Sur le plan tactique/opérationnel, ça fait des tissus urbains encore potentiellement "maîtrisables" par des armées conséquentes, faites de conscrits. Il n'est que de voir le paradigme des guerres de contre-insurrection entre la décolonisation et aujourd'hui: les armées n'ont fait et ne font que se réduire en effectifs, mais la croissance démographique en général et urbaine en particulier a explosé. L'Alger des années 50 était déjà pas si facilement contrôlable, et elle était pourtant en deçà du million d'habitants. Le Vietnam était pendant la guerre éponyme un pays encore majoritairement rural, mais ses grandes villes étaient déjà pas si maîtrisables par un contingent US pourtant conséquent. "Tenir" ou "maîtriser" un espace urbain suppose un effectif militaire au sol entre 7 et 10% de la population; est-ce même aujourd'hui envisageable? On peut démultiplier l'efficacité par tête de fantassin via un investissement technique, mais ça coûte cher à l'hectare pour tenir des zones réduites (type "green zone" de Bagdad). Et le cadre stratégique global le plus prévisible/dominant dans l'avenir, c'est pas la guerre totale et symétrique type GM ou Guerre Froide qui se réchaufferait: le schéma de guerres limitées constituera nettement la donne majoritaire, impliquant de tenir des espaces, de pouvoir moduler l'action militaire sans se limiter à la frappe de destruction, d'avoir affaire à des adversaires pas forcément fixes/centralisés (donc destructibles et maintenant de grandes concentrations de force dans la durée), d'avoir à gérer (pour nos propres intérêts) des zones d'instabilité plus que des adversaires étatiques/structurés "en dur".... Toutes choses qui font de la ville, et surtout de la grande ville, un enjeu réclamant des approches tactiques spécifiques et variées. Pour le cas de la guerre totale "classique", il y a le nucléaire ou la destruction, pour le cas d'opérations contre un régime avec des forces classiques importantes, la ville elle-même peut être contournée pour un temps afin de cibler la masse de manoeuvre ennemie et de la détruire, mais ça ce n'est pas gagner la guerre, ou même la faire, c'est juste le combat. Après, faut obtenir quelque chose de la guerre, transformer l'essai en obtenant un résultat politique. Ca passe nécessairement par le fait de tenir/pacifier/mettre à son service/sécuriser/contrôler des espaces avant tout urbains. -
Il y a toujours forcément de tout et besoin de tout sur ce chapitre là, donc la question est de savoir quelles sont les proportions voulues de carrières longues, durées moyennes (2-3 contrats) et durées courtes, ces dernières étant souvent nécessaires rien que pour faire circuler rapidement l'inévitable bas du tableau. Mais une proportion importante de troufions à ancienneté conséquente est de plus en plus nécessaire si on veut des pions de manoeuvre qui marchent, et ça suppose de ne pas considérer le budget des pensions comme un truc nécessairement à toujours réduire comme si c'était par essence une preuve de mauvaise gestion, de vraies carrières en interne (un vrai corps de sous-offs, entre autres, plus ma conviction de plus en plus grande qu'il faut un corps de bas officiers et un corps d'officiers généraux séparés), de vrais plans de reconversion.... Toutes choses liées au fait que c'est pas la solde qui constitue la première motivation (et si elle l'est et le demeure pour certains, ce ne sont pas à mon avis les super candidats). Le problème de l'armée à plusieurs vitesses même pour les unités de combat (donc différents critères et des unités affectées à un panel de tâches précises), qui n'est pas un mauvais principe en soi, c'est à mon sens la taille des armées comme celles de la France ou de l'Angleterre: à 20 bataillons d'infanterie et des cycles de rotation de 4 à 6 mois, ça fait pas une masse de manoeuvre permettant de spécialiser ce qui est déployable comme élément de combat. C'est à une autre échelle le même débat que sur la croissance incessante des FS et de leurs moyens dans tous les domaines: passé un certain stade, ça commence à bouffer le reste (un USSOCOM à plus de 40 000 personnes, ça vous semble pas hallucinant?).
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Drakkar (autre époque selon moi) et Uzbeen, à peu près. Ca reste en partie à voir, mais je n'ai toujours pas vu le moindre poids politique d'aucune jouer en faveur ou en défaveur d'une intervention militaire en cours sous prétexte de pertes. Ca ne franchit pas les limites du blabla occasionnel, ça ne déclenche aucun mouvement d'opinion, ça n'influe pas sur un dixième de % d'intention de vote, ça n'est même pas un argument de cuisine interne entre factions et partis dans leurs négos permanentes. C'est à mon sens l'une des évolutions tragiques de l'époque, avec pour principales causes jouant en corrélation: - la pacification de l'Europe et de son environnement immédiat, éloignant l'idée même de risque militaire du seul aspect réellement compréhensible par tous: la menace directe aux frontières - la prise en main de la défense européenne par le protectorat américain - l'hédonisme/individualisme moderne, la perte du sens collectif, voire sa mise au ban comme "cause des guerres" (avec apport, sur-représenté dans les médias, d'un antimilitarisme sourd ou militant ayant eu plusieurs formes sur 2-3 générations) - la particularité de la Vème République qui, au nom du "domaine réservé", a tout fait pour que culturellement, légalement et dans la pratique, la "chose" militaire/stratégique/sécuritaire disparaisse totalement des agendas, préoccupations et débats politiques, journalistiques, et publics, au point de n'avoir plus ni poids politique ni même un fond d'importance dans l'esprit et la conscience des décideurs, des animateurs de la scène publique et du public lui-même (qui a vaguement la conscience que "c'est important" sans pour autant lui faire une réelle place dans les préoccupations guidant les choix de vote et de sujets majeurs) - l'évolution de la scène publique en général et médiatique en particulier, caricature des causes susmentionnées: l'agenda des médias n'y fait plus du tout de place Alors oui, dans l'hypothèse où une sous-unité entièrement féminine était créée, déployée et rétamée dans une OPEX, y'aurait du blabla, des trémolos.... Puis ça passerait vite. En tout cas sans impact sur ce qui compte aux yeux des décideurs à part l'image de quelques jours/semaines au pire.
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Guerre civile en Syrie
Tancrède a répondu à un(e) sujet de maminowski dans Politique etrangère / Relations internationales
Faudrait s'arranger pour envoyer des casques bleus rwandais, juste histoire de pouvoir les accuser de complicité avec les horreurs à venir plus tard, histoire d'être quittes :-[. -
Du devenir des villes dans les conflits armés
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Histoire militaire
. Possible sans doute, mais à mon avis cela cesse de l'être: - au-delà d'un certain stade de développement d'une zone/d'un pays: plus la division du travail et le degré d'avancement d'une société sont élevés, plus la très grande majorité de la dite société est déconnectée, souvent à plusieurs générations, de l'agriculture, du travail manuel "simple" (avec peu d'outil, peu d'infrastructures/dispositifs spécialisant les tâches....), et plus les campagnes elles-mêmes sont incapables de recevoir des afflux massifs de population: les capacités d'hébergement sont limitées, la capacité de formation/acclimatation de cette main d'oeuvre est réduite (jobs plus spécialisés nécessitant une formation et l'intégration dans un processus de production), et même les filières agricoles modernes ne produisent qu'en partie du "prêt à bouffer". En fait, si tu veux une capacité d'absorption des campagnes, il faudrait voir se développer ce qui n'est encore qu'anecdotique aujourd'hui, à savoir des exploitations "bio" et "éthiques" ayant un plus grand besoin de main d'oeuvre à l'hectare, et un modèle moins intensif d'agriculture - au-delà d'un certain stade d'urbanisation, la population urbaine à absorber pour des campagnes par ailleurs désertées (en corrélation avec le premier point, on parle de campagnes "modernes" organisées autour de productions intensives/technicisées) est tout simplement dantesque, et la capacité d'hébergement à elle seule serait un casse-tête insoluble. En 40, les 3/4 des Français vivaient à la campagne ou dans de petites villes, ce qui représentait une capacité d'hébergement nettement supérieure pour l'exode, tout connement parce que le pays était de fait encore structuré autour d'un maillage semi-dense et omniprésent du territoire par de petites villes et de petits villages ayant tous un hinterland agricole très actif et productif à proximité immédiate. Ajoute le fait qu'une forte proportion des foyers dans les grandes villes avait de la famille à la cambrousse, et ça facilitait de beaucoup "l'écoulement" de la population dans les campagnes, laissant dans les grandes villes une quantité d'habitants gérable (ne pas oublier que le Paris occupé était largement sous-peuplé). Aujourd'hui, à moins de prévoir le coup à grands frais et de réhabiliter ou construire en masse des logements, infrastructures, immenses campings.... Placés immédiatement à proximité de toutes les zones de production agricoles. Y'a rien de tel pour la France. On l'imagine mal, mais nos économies et structures sont terriblement fragiles face à de telles circonstances: les filières économiques sont dépendantes des flux, des noeuds de communication intérieurs et internationaux.... Et la ville est le centre nerveux de ces systèmes en même temps que leur but, un but logistiquement soutenable parce qu'une grande ville est géographiquement une concentration massive permettant l'allocation des ressources. Essaie de nourrir au jour le jour 63 millions d'habitants soudain dispersés sur les 550 000 kilomètres carrés de la métropole, non majoritairement autour de groupements de 100 000 à 1-2 million d'habitants (ou plus dans le cas de Paris comme zone urbaine), et malgré tous les efforts du monde, tu verras beaucoup de monde crever vite. -
Genocide/Massacres de masse en Vendee.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Joab dans Histoire militaire
De quelle dérive parle-tu? Je connais mal l'histoire du problème vendéen sous l'angle de son historiographie et du traitement de la question de la qualification ou non des événements sous l'angle du génocide, sinon pour le fait de savoir qu'il y a polémique, que j'ai lu plusieurs articles sur cette polémique dans son histoire récente (notamment le rôle assez puant d'Emmanuel Leroy-Ladurie en gardien du Temple de la sainte Révolution). Pour l'impunité des bourreaux directs et indirects, on peut noter quand même que beaucoup sont aussi passés à la guillotine même si évidemment aucun n'y a été pour les actions de répression en Vendée: Carrier, St Just, Robespierre.... Au final, ont payé le prix karmique malgré tout à court terme :lol:. Fouché a attendu plus longtemps :-[. Mais bon, au-delà de cette justice immanente, force est de constater que cette question en particulier, comme celle du regard sur la Révolution en général ou même sur la Terreur, a un traitement très particulier dans les livres d'histoire et l'historiographie générale, la République en France s'étant idéologiquement conçue sur la Révolution, moment lumineux d'apparition du peuple, de la liberté et de la joie de vivre sur terre par opposition aux Ages Sombres ayant régné avant et de toute éternité sur la France :P :lol:. On en reviendra un jour, au-delà de livres particuliers, et la Terreur comme les événements de Vendée, de Bretagne, de Lyon, de Marseille, de Toulon, du Maine, d'Anjou, seront présentés dans les manuels autrement que comme les oeufs qu'il faut nécessairement casser pour faire une omelette. Tant qu'à faire, je me demande s'il ne faudrait pas inciter la Turquie à faire voter une loi condamnant tout écrit niant le génocide vendéen :lol:: mine de rien, ça pourrait forcer la polémique et la faire sortir de son petit cercle des enculeurs de mouche de la science historique, celle qui ne passe pas la barrière du grand public, un peu le faux prétexte que certains avancent pour justifier le vote français sur le cas arménien ;). -
Du devenir des villes dans les conflits armés
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Histoire militaire
Moi pas trop .... Ca tombe bien :-[. De fait, on revient au principe de la guerre de siège et de la détention des villes comme enjeux tactiques/opératifs majeur étant donné la répartition démographique et stratégique (systèmes de décision....) de la population et de ses modes d'organisation. Seulement la question n'est plus vraiment l'assaut de fortifications mais le contrôle effectif de la ville, au moins comme zone géographique mais idéalement aussi comme entité politique, économique, décisionnelle, démographique.... Et quoiqu'on veuille en penser, vu la taille des zones urbaines (un sujet en soi, classique de nombre de disserts en sciences politique, géopolitique et géo-économie, est "qu'est-ce que la ville?"), outre les savoirs-faires et adaptations techniques nécessaires des armées, ce point réclame des effectifs. Y'a un moment où toute la réflexion tactique et tous les développements techniques achopperont sur ce simple fait: faut du nombre. De fait, et c'est un des points majeurs du sujet, à moins de cas de guerres totales et d'anéantissement, la question d'obtenir un levier politique en situation de conflit impliquera de prendre et contrôler les villes de l'adversaire, en tout cas un certain nombre d'entre elles, parce qu'elles sont de facto une concentration irremplaçable. Dans le cas d'un conflit total où on essaierait d'éviter l'anéantissement et on viserait à contraindre la décision de l'adversaire, la ville peut être "invalidée" pour lui, étant donné sa fragilité déjà décrite (couper les appros est facile et a des effets rapides vu la taille et la dépendance de ces systèmes complexes) mais les conséquences en sont lourdes, et ce cas de figure n'est pas forcément toujours le plus pertinent ou en tout cas le plus appelé à se produire. Ce qui renvoie à la nécessité du nombre pour avoir même une crédibilité politique, à moins de n'avoir comme moyen que la capacité de destruction, ce qui limite beaucoup la lattitude d'action en ne présentant comme possibilité que le scénario du pire et du plus destructeur: soit on le brandit à tout va dans la moindre négo, ce qui pose vite problème et a des répercussions, soit on s'écrase tout le temps sauf quand le problème est capital, ce qui condamne à l'impuissance 90% du temps. Donc la version moderne de la guerre de siège est le contrôle de zone, et dans le cas de zones urbaines, la présence au sol nécessaire est énorme au kilomètre carré étant donné le cloisonnement extrême de la ville contemporaine. -
Les différences physiques moyennes entre hommes et femmes constatées depuis plus de 30 ans au sein des forces armées US indiquent largement plus que des trucs "marginaux". Ca c'est un argument auquel je crois peu, étant donné que les pertes n'ont aucun impact politique, et en un sens je le déplore beaucoup, vu que ça traduit le désintérêt absolu pour la chose. Parfois des trémolos médiatiques pendant quelques jours, mais rien d'autre: ça ne change aucune intention de vote, ça n'impacte aucun débat politique, ça n'influe sur aucune décision, ça ne déclenche aucune manif....
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Honnêtement, je regarde le problème autrement, essentiellement sous l'angle des bassins de recrutement de l'armée, surtout l'AdT, et franchement, ils ne sont pas énormes, surtout si on se met à examiner de près la qualité du "matériau" de base. Théoriquement, avec quelque part autour de 3-4 millions de garçons de 18-25 ans en France et en plus autour de 5000 candidats étrangers par an spécifiquement à la Légion (entre 4 et 5000 autres devant être français), la question ne devrait même pas se poser. Mais le fait est là: ça se presse pas au portillon de l'armée, la motivation est pas si souvent terrible (et encore moins si on la regarde dans la durée) et la qualité moyenne des recrues n'est pas franchement géniale. Mon point est que le recrutement pose problème: tu trouveras de toute façon un énorme problème de recrutement dans une société en paix, très éloignée des zones de conflit, déconnectée des grandes causes collectives, de plus en plus individualiste et consumériste/"hédoniste" (c'est une façon de parler), élevée dans une culture de plus en plus en décalage avec l'armée (au moins telle qu'elle est).... Mais même là, il devrait y avoir largement de quoi recruter et faire de la sélection. Mais ce n'est pas le cas. Et au moins une bonne partie du problème vient de la façon dont l'armée aborde le recrutement et la formation, du visage qu'elle présente et des adaptations "culturelles" qu'elle ne fait pas, notamment en ne comprenant pas le décalage croissant entre la population et l'institution, qui nécessiterait des périodes de "sas" plus adaptées et une politique cherchant à motiver, exalter, mobiliser.... L'un des corollaires d'une autre approche est de différencier les publics ciblés en types: les femmes en sont un (peut-être même plusieurs, à différencier), et il devrait être approché comme tel. Et c'est là que la question des capacités entre en ligne de compte. Malgré l'importance des différences sexuelles, tu peux compter qu'un certain pourcentage, aussi réduit soit-il, d'une population correspond aux critères voulus pour l'armée, immédiatement ou en un temps de formation acceptable en termes de temps et d'argent consacré. Pour obtenir de bonnes recrues, franchement, je vois pas où le bât blesserait tant que ça. Et le principe même de ce type de changements donnerait peut-être aussi le genre de coups de pieds au cul dont l'armée a actuellement besoin pour se réformer au lieu de s'enfermer sans cesse un peu plus dans son coin de "gardien du temple" (sujet qui peut être abordé sous de multiples angles: déclassement des élites militaires, microcosme culturel, réactions de groupe jouant la "forteresse assiégée, sclérose intellectuelle, absence de capacité de réforme, guéguerres de chapelles entre "initiés"....). Essayer sur une ou deux compagnies d'infanterie, voire une compagnie par brigade interarme (puisqu'elles sont en train de devenir des centres de formation/gestion au sens géographique, de façon plus prononcée qu'avant) ne coûterait pas grand-chose, et pourrait amener beaucoup. Mais 2 compagnies, ça mangerait pas de pain et ce serait plus réaliste dans un premier temps au moins (sous réserve qui si ça foire, on ne s'embarrasse pas de soucis médiatiques et qu'on hésite pas à arrêter). Mais personnellement, pour moi, il ne s'agirait pas de se limiter aux femmes, mais d'aller chercher spécifiquement différents types de publics dont une partie au moins pourrait vouloir tenter l'armée mais n'aurait jamais osé pour divers motifs (niveau de forme, mauvaise image de l'armée, "timidité"....) qui seraient aisément compensables par une formation adaptée. Le cas particulier des femmes implique un traitement plus structurellement spécifique, et c'est la que la question d'unités non mixtes peu apporter pour moi un remède aux incompatibilités fondamentales dans la coexistence au quotidien des personnels.
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Je trouve franchement que ça vaudrait le coup de tenter purement et simplement une ou deux "compagnies pilotes" (deux valant mieux pour les mettre en concurrence et limiter les biais d'une seule qui pourrait être un programme trop médiatique et politisé, donc aux résultats orientés) drainant tous les personnels féminins volontaires de l'AdT pour en passer la sélection. Ca permettrait de faire sortir de leur réserve toutes celles qui voudraient tenter le coup mais n'osent même pas le dire en raison précisément de ces comportements en interne qui deviennent des pressions en tous genres qui ne disent pas leur nom. De telles unités pourraient voir un programme d'entraînement spécifique, peut-être un peu plus long, se mettre en place, et avec lui un esprit de corps propre à ces personnels, du moment qu'à l'arrivée, il s'agisse de fournir des GC, sections et compagnies remplissant les critères de performance des autres (tous les chemins mènent à Rome). Sans compter précisément en raison des types de conflits majoritaires, que de telles unités pourraient fournir ici et là des GC complets pouvant être utilisés en zones civiles néanmoins exposées à des actions militaires. Plus largement, et j'ai déjà évoqué le sujet, une approche différente du recrutement et de la formation initiale serait à mon avis un investissement rentable pour élargir une base de recrutement désormais drastiquement réduite: les femmes sont loin d'être le seul segment de la population ayant une proportion sans doute correcte de "on voudrait bien mais....", et d'autres publics, si on segmente la population générale des 17-25 ans correctement, sont susceptibles de fournir des contingents qui, avec une approche et une formation un peu différente, pourraient parvenir à des résultats (en termes d'individus et sous-unités élémentaires) remplissant tous les critères de performance voulus. Parce qu'en l'état, l'armée impose une approche correspondant à une époque où elle pouvait avoir tous les volontaires qu'elle voulait, avec un moule d'entrée unique fonctionnant au "ça passe ou ça casse". En temps de matière première rare, cette vision n'aboutit entre autres à n'avoir qu'une partie de ses personnels qui correspondent à ce qu'il faut, le reste étant fait de corniauds attrapés à la louche et sans une chance de s'améliorer.
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Là je parle de sous-unités qui seraient par ailleurs intégrées à un dispositif de combat normal (donc avec des sous-unités et unités masculines) et avec pour critère préalable pour les recrues et l'unité de remplir exactement les mêmes critères de performance que les autres. Le point est par là d'utiliser au mieux la ressource (si on trouve les effectifs suffisants) et d'éviter les frictions inévitables à petit niveau dans des unités mixtes qui relèvent pour moi de la science fiction dès lors qu'on veut des unités de combat soudées et efficaces. Des frictions, il y en aurait encore, mais déjà on en éviterait la plus grande partie à mon avis en ayant des GC, sections et éventuellement des compagnies féminines, c'est-à-dire les lieux essentiels de la socialisation militaire à niveau individuel, ceux qui sont l'environnement du quotidien, où beaucoup de choses peuvent se passer de manière relativement invisibles (pressions, violences, exclusion....). Bref, que les femmes qui ont le niveau puissent former des groupes "clés en main" comme les autres (encore une fois avec comme préalable un niveau unique pour tous et toutes). Dans ce cas de figure, la question d'utiliser ces éléments "sans casse" ne se pose pas: à ces conditions, il s'agirait d'éléments de combat comme les autres. Et s'il doit y avoir polémique sur une telle sous-unité ratatinée en OPEX, c'est la société civile que ça regarde. C'était pas des infirmières?
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C'est l'autre aspect du sujet: d'une part, il y a les qualifications, les dits critères, et on est d'accord dessus. Très peu de femmes peuvent de facto passer la barre de critères de sélection qui soient satisfaisants pour les armées (du moins celles qui espèrent avoir des troupes un peu fonctionnelles). C'est le niveau individuel qui est en question, là. Vient ensuite l'autre versant du sujet, le moins quantifiable mais aussi sans doute le plus réellement problématique: la société militaire en général et celle des unités de combat en particulier, autrement dit "l'esprit de corps" (qui n'est en fait qu'une partie du sujet). La cohabitation hommes-femmes dans des unités militaires permanentes n'est déjà pas quelque chose de facile: déjà, la cohabitation d'hommes n'a jamais été une sinécure dans l'histoire militaire, et l'ajout féminin a ajouté quelques crans de difficultés, donc de problèmes et de coûts, qui sont jusqu'ici considérés comme gérables, principalement au nom du fait que des armées pros ont besoin de ce bassin additionnel de recrutement. Mais quand on cible les unités de combat, c'est encore un autre deal. L'état d'esprit et le type de relations et façon d'être au sein des unités de combat ne sont pas "normaux": par rapport au reste de la société militaire, tout est plus poussé pour que l'esprit de corps existe et se maintienne, avec à l'arrivée (on peut décliner toutes les réalités impliquées, mais c'est long) le simple fait qu'il s'agit d'un moule nettement plus exclusif et moins accessible à la "variété" dans les personnels qu'il prend et "modèle". Ca a ses défauts, mais aussi et surtout ses avantages, et qu'on le veuille ou non, c'est pas une science exacte et c'est quelque chose de délicat à former et à garder, une chose qu'on ne peut pas composer et recomposer sur commande, à la carte. Sans compter que gérer un apport féminin dans un tel environnement ajoute à la complexité de la tâche pour chaque personnel masculin qui ne pourra jamais regarder un personnel féminin complètement comme un "autre soldat", quand bien même ce personnel serait tout à fat apte selon tous les critères imposés. Sans compter que l'armée n'a pas pour vocation de refaire les mentalités si tant est que ce soit possible, et elle n'en a ni le temps ni les moyens. Une bonne partie de ce qu'on appelle "culturel" dérive en fait d'impératifs biologiques: les sexes sont différents, une partie de leur rapports, de leur façon de se voir l'un l'autre dérive directement de la programmation génétique, et il faudrait l'accepter. La mentalité du "on est au XXIème siècle" et de l'existentialisme a une limite. C'est pourquoi je suis plus partisan, sous réserve qu'on puisse trouver suffisamment de femmes remplissant sans équivoque les critères de sélection imposés aux hommes de ces unités, qu'on forme des sous-unités élémentaires entièrement féminines, avec des sous-offs et bas officiers femmes (qui pourront ainsi avoir leur label "combat proven" pour les bas échelons et faire carrière). Ca évitera beaucoup de frictions, beaucoup de problèmes et de ressentiments. Mais c'est bizarre comme cette question des critères de performance devient vite politisée dans les débats sur la question: il est assez amusant de voir la différence entre US Army (qui a abaissé ses critères) et Marine Corps (qui n'a accepté aucun compromis ou en tout cas beaucoup moins) à cet égard.
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Ca c'est de l'argumentation politicienne bien spécieuse, militante et abstraite :lol:. Les "évaluations qui privilégient les hommes", ce sont les critères.... Donc l'exigence d'un certain niveau, déjà gravement abaissée depuis des années, est un "obstacle réactionnaire et macho" ? Avant même de voir les merdes et impossibilités en tous genres pour la coexistence au sein d'unités de combat permanentes, là ça sent le militantisme bien politicien qui se fout éperdument de réalités simples.... Les USA sont-ils en tels manques de personnels ou l'approche des élections voit-elle les démocrates céder des trucs aux lobbies féministes qui sont un de leurs soutiens traditionnels en terme de fonds et de pub beaucoup plus que de voix proprement dites?
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Personnellement, si je votais encore, quel que soit l'autre candidat de 2ème tour.... Je voterais pour le pingouin les yeux fermés :lol:. Même s'il a pas sa carte de séjour. Mais bon, l'opinion se diviserait encore, avec des bonapartistes qui voudraient un manchot empereur, les nationalistes qui ne voudraient que d'un pingouin de Terre Adélie, les pro-européens qui en voudraient un du Groënland.... Désolé, pas pu résister :-X. Je suis déjà loin.
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Genocide/Massacres de masse en Vendee.
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Joab dans Histoire militaire
Même la constitution civile du clergé n'aurait pas expliqué les événements de Vendée, de Bretagne, du Maine et de quelques autres endroits. La vente des biens nationaux a cependant eu un effet généralement sous-évalué en ce que malgré beaucoup d'abus et d'avidité, le clergé, avec son immense empreinte au sol, était un système de redistribution et de soutien, et un pôle économique local important partout en France, bien avant d'être une puissance financière et un pôle économique au niveau national (ce qu'il était aussi de fait). L'impact économique et social de la vente des biens du clergé à des propriétaires privés fut énorme dans l'économie locale et la vie de tous les jours. De même, la loi le Chapelier en interdisant les associations a démoli des systèmes locaux d'entraide et de soutien comme les sociétés mutuelles de Provence, mécanismes de soutien et d'entraide essentiellement locaux/provinciaux (très mal connus) qui se retrouvaient un peu partout sous une forme ou sous une autre, généralement en plus patronnés/soutenus par l'Eglise et des notables, essentiellement aristocratiques, de province. C'est tout un système économique et social qui pète alors, et dans les régions où la paysannerie vit en flux tendus, c'est pas les perspectives économiques lointaines qui disparaissent.... C'est celles du lendemain. Ajoutez à cela le vrai et plus important déclencheur de ces conflits internes, mais qui arrive comme une cerise sur un gâteau déjà explosif: la conscription universelle obligatoire (même si on en est encore au tirage au sort du fait de l'impossibilité d'armer tout le monde). La proportion de jeunes levés de force est tout simplement intolérable pour ces populations tant ce mode de conscription est aberrant et contre-nature pour les mentalités du temps, en même temps qu'il s'agit, outre le drame humain individuel, d'une ponction économique terrible sur les foyers paysans qui vivent essentiellement de leur capacité de travail manuel à labourer (pour d'autres) ou exploiter leur terre quand ils en ont une. Le cas du républicanisme vendéen est à prendre avec des pincettes vu que, comme en Bretagne, il y a une forte division: il y a des milieux anticléricaux et républicains et il y a le traditionalisme, et il ne s'agit pas de milieux qui se sont interpénétrés pendant la Révolution et même après. Les jacobins vendéens viennent d'une minorité généralement urbaine (ou localisée dans quelques lieux) et bien circonscrite.... Pour la note, le plus célèbre des jacobins vendéens s'appelait.... Georges Clemenceau :lol:: même à l'époque de sa naissance, on divisait encore les Vendéens en "bleus" et "blancs", deux populations qui ne se mélangeaient pas. -
Japon
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, vu les proportions, c'est encore gérable.... En soi. Seulement, dans un pays qui manque très gravement de naissances, ça corse le problème (la recherche de couple ne se faisant pas qu'au sein d'une même classe d'âge), avec en plus l'individualisation qui ne va aller que croissant. La démographie en général, la désespérance et la violence sociale qui en découleront, ne seront pas terribles pour le Japon quand même, même si la situation risque d'être plus corsée en Chine. -
Japon
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
En fait je pensais surtout à la Corée du Sud qui présente ce problème. Pour le Japon, j'ai pas actualisé toutes mes données démographiques récemment :-[: le rapport entre les populations masculine et féminine est-il le même dans les générations récentes? C'est juste que j'avais lu il y a un bail un article mentionnant la récurrence de ce problème dans tous les pays d'Asie, avec en toile de fond le problème de natalité en général. -
Il me semble que les ricains ont opté pour un remplacement généralisé des Phalanx par des systèmes RAM. Non?
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Japon
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Si vous ajoutez en plus le fait généralisé en orient du décalage croissant de la répartition des naissances filles-garçons (manque croissant de filles: ben voui, ça s'accumule avec les années), ça promet des générations de célibataires sur fond de vieillissement, et quoiqu'on se raconte sur la "vie moderne" visant à "l'épanouissement individuel", la motivation la plus basique de l'être humain, qu'un individu se l'admette ou non, est de se reproduire (et d'organiser sa vie en fonction de cela). Beaucoup de violence interne à ces sociétés en perspective, de mal-être généralisé.... La "perte de repères" si souvent mentionnée pour les générations d'ajourd'hui dans les sociétés développées commence là. Si en plus s'ajoutent les dérives du mode de vie moderne dues à l'urbanisation, à l'individualisation, au consumérisme et aux difficultés économiques (conjoncturelles mais aussi la polarisation structurelle des richesses), ça promet de l'instabilité et de la violence, choses qui auront des conséquences politiques majeures. -
C'est officiel, on change de treillis d'ici 2012, enfin !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Europe
Autant pour moi :-[. Donc c'est déjà bien une longue tradition de connerie qui commence dès que la question du camo se pose.... A ceci près au moins que comme dans d'autre domaines, l'armée française de la 1ère GM était visionnaire: la tenue bleu horizon, par son tissu, était déjà un camo caméléon évolutif qui bouffait littéralement toutes les matières de son environnement :lol: et s'adaptait donc en temps réel. Qui dit mieux? -
C'est officiel, on change de treillis d'ici 2012, enfin !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Europe
Si je me souviens bien, le bleu horizon, c'était un habillage (façon de parler) sémantique d'une réalité commerciale: les stocks de teinture (ou de vêtements déjà teints) bleue étaient dominants et les seuls rapidement dispo en grande quantité, et le coût en temps et en argent de création d'un processus productif pour une autre teinte n'ont pas été jugés acceptables.