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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Bof, si le président est tué, en quoi ça déclenche une crise? Le président du Sénat prend l'intérim et organise des élections. Sauf si tout le Parlement se fait aussi défoncer par un attentat, il faudrait un peu plus que quelques coups de terroristes pour que le nobody systématiquement choisi pour présider la 2ème Chambre se sente pousser des ailes et décrète l'Etat d'urgence/enclenche l'article 16 pour se proclamer "el conducator supremo" de la République. Le problème est qu'il y a aussi beaucoup d'exagérations et de sensationalisme sur ce fait, avant tout en raison du fait que l'armée conduit beaucoup d'études et d'entraînement sur le combat en milieu urbain, orientation à 99% due aux changements en matière de conflictualité en OPEX et non à une priorité de l'intervention en banlieue. NS est tout sauf impolitique, et il sait que si on commençait à voir du kaki dans le 9-3, sa cote en prendrait plein la tronche et il ne serait même pas sûr d'avoir un bout de majorité en la jouant "à donf pour les voix des conservateurs, des républicains durs et du FN". Il y a beaucoup d'exagérations dans ces allégations.
  2. C'est pourquoi il faut une définition légale et précise de ce qui est du ressort du militaire: le gardiennage d'un site industriel, même dans un secteur sensible/stratégique, dans un pays instable ne l'est pas. En revanche, si ces forces de sécurité sont dépassées et que des personnels de l'entreprise sont enlevés, si ce site est particulièrement ciblé.... Le rôle du militaire est de faire ce que ces forces ne peuvent pas faire et ne doivent pas pouvoir faire. L'idée même qu'un agent de sécurité privée/contractor/mercenaire ait le droit de tirer un seul coup de feu (hors sur cible d'entraînement) en dehors d'un enclos de propriété privée dont il a la surveillance devrait être en soi passible d'un procès et faire pousser de légitimes cris d'orfraies. Surtout si en plus -mention spéciale aux ricains- ça se passe pas sur le sol national de la dite boîte. C'est pourquoi il faut précisément définir ce qui est du ressort du souverain et du monopole de la violence légitime, et ce qui est du ressort du privé, c'est à dire au maximum d'une définition légale, le droit à l'autodéfense; dans les limites d'une propriété privée (sous réserve d'un accord avec le gouvernement local selon les dispositions juridiques), c'est facile à choper (et il ne doit pas y avoir de "droit de poursuite" hors du dit périmètre). Plus épineux, les gardes du corps/la protection des personnes et des biens "en mouvement" en général; ça peut déjà donner lieu à beaucoup d'interprétations (et rien que dans ce domaine, à peu près tous les abus ont été vus en Irak). Mais n'iporte quoi au-delà, c'est de l'action de guerre/de police pure et dure, et n'importe quelle entreprise vendant un tel service devrait être flinguée à vue. Certaines de ces boîtes proposent quand même de vrais groupes d'intervention, sans doute pour se donner la gueule "forces spéciales", voire essaient de proposer des unités clés en main allant jusqu'au format brigade :O. Et les missions de "consultant" qui voient souvent les mercenaires aller faire le coup de feu avec leurs "élèves", soit en appui, soit complètement confondus avec eux; ça ne devrait même pas faire débat, mais vu l'importance du secteur aux USA et son lobbying, c'est de fait quasiment un débat déjà clos. Et dans ce registre, les sociétés proposant des services authentiquement militaires, de renseignement électronique, de reconnaissance par drones, de missions de combat sur hélicos (cf Bouake)....
  3. Faudrait fermer cette putain de base aux EAU: elle rapporte quoi? Zéro. Surtout que la décision de Sarko de l'ouvrir, c'est juste du court termisme et ça a pas du aller chercher plus loin chez lui que l'envie de vendre le Rafale.
  4. les Allemands sont rigoureux sur certains sujets: pas de 3ème GM tant que le bordel des précédentes (ou au moins de la première) n'est pas réglé.
  5. Et le fait que la critique exercée par un article soit légitime (à l'occasion), que l'attitude particulière des EAU sur le sujet puisse étonner certains, que les journaux soient encore un peu autorisés à exercer un morceau de liberté d'expression, qu'ils ne soient pas obligés de crier "sieg heil" au moindre desiderata du proprio dont ils ne sont pas forcément les propagandistes.... Ca t'effleure pas? Ou alors il va falloir que la presse se couche cette fois définitivement et complètement face aux désirs éditorialistes de ses proprios, de ses annonceurs, et en plus de l'étranger? Chouette, plus de scandale des caricatures de Mahomet: ça pourrait vexer des gouvernements avec qui on deale.
  6. Pire que des comptables seulement: des "idéologisés" qui vous partent du principe que par essence métaphysique, "le privé est toujours mille fois plus efficace que le public", que le public est par essence quelque chose de parasitaire qui doit être réduit au minimum.... La leçon est connue, il s'agit du reader's digest de la version extrême de principes (et l'extrême fait toujours la stupidité). Ajoutez la flemme et la lâcheté inhérente du politique qui tape au plus facile et plus vulnérable (cad le moins politiquement défendu/dable) plutôt que là où ça a un intérêt, une pincée des copains et soutiens qui ont des intérêts bien sentis, et vous avez votre cocktail de saloperies et de décisions stupides qui seront mises en place en quelques mois, dont les effets néfastes se feront sentir pendant des décennies et contre lesquelles il faudra reconsacrer des décennies pour bâtir à nouveau un outil sécuritaire public. Ceci dit, la question d'un secteur de la sécurité n'est pas sans légitimité, jusqu'à un certain point: que nombre d'entreprises aient besoin de personnels permanents en France et à l'étranger, c'est pas non plus le boulot de l'Etat de l'assurer tout le temps et partout, sauf en cas de crise (récupération d'otages....). Tant qu'il s'agit de surveillance de site et de personnes privées/morales, mais aussi de sécurité informatique, c'est un secteur légitime qui devrait, tant qu'à faire, avoir un cadre légal et des accords avec l'armée (pour gérer les 2ème carrières des militaires, c'est tant qu'à faire une solution). En revanche, il y a une limite qui n'est pas uniquement à poser, mais aussi à faire respecter sauvagement si besoin est: l'action et l'intervention à la place ou aux côtés de forces souveraines. Pour les opérateurs français comme étrangers, ça devrait être passible d'être flingués à vue. Le régalien est régalien ou il n'est pas du tout.
  7. Ben, y'a aussi le C-5: l'Air Force fait durer ses grands gabarits au-delà de toute espérance de vie des concepteurs initiaux.
  8. Mais si le CV-90 devenait le futur EBRC, de fait, l'engin de reco lourd principal ("lourd" par opposition au VBL) serait un engin avec capacité d'emport de 7 PAX. Si les équipages 10RC étaient transférés à l'identique sur un CV-90 de reco, l'engin serait, en conception organisationnelle de base, considéré comme un char léger/médian de cavalerie, avec ses 7 places vides en doctrine d'emploi principale et seulement disponibles pour un emploi de fantassins "à la carte", selon la mission? Ca fait du coup un peu overkill: si ses partisans veulent vraiment obtenir du CV-90 pour le programme EBRC, il faut en venir à une définition plus poussée de la reco qu'il couvrira, pour précisément avoir un concept convaincant qui donne ses chances au bestiau. Après, évidemment, je connais mal ce qu'impliquerait, par exemple, la tourelle CTA-40 avec 2 lances missiles en terme d'emport de munition et d'encombrement intérieur, mais disons que je doute que ça remplirait tout l'espace intérieur à moins d'emmener une sacrée réserve dans chaque bestiau. Donc la question d'un certain nombre de places assises permanentes permet de poser la question, et, si une autre conception de la reco et du rôle éventuel de cet engin dans les unités où est appelé à arriver l'EBRC est émise, de faire sa valeur ajoutée par rapport à un énième char à roues. Parce que si le seul argument des pro-CV-90 est le débat chenille vs roue, on sait comment c'est sûr de tourner en France vu les modes, chapelles et critères de choix en vigueur aujourd'hui. Le clan du CV-90 doit avoir autre chose à proposer.
  9. Il ya plusieurs aspects et ensembles de conditions qui peuvent rendre un coup d'Etat militaire possible: à la liste d'Akhilleus, il conviendrait d'ajouter le phénomène qu'a failli être le boulangisme, autour des années 1880-1890. Certes, les catholiques et monarchistes, surtout légitimistes, n'étaient pas "ralliés" à la République, et d'autres courants n'étaient pas spécifiquement républicains, mais le régime était bien installé et la stabilité socio-économique, quoiqu'imparfaite, était bien réelle. Et pourtant, les forces qui composaient le soutien principal du général Boulanger auraient pu renverser la République, et disposaient d'un terrain d'entente commun suffisant pour transformer un coup d'Etat en régime viable, sans pour autant qu'ils aient une idéologie commune. A tout le moins, ils eussent pu déclencher une sérieuse crise, voire potentiellement une guerre civile. Et la République n'a, à ce moment précis, tenu qu'au légalisme du général Boulanger qui lui a fait attendre les élections et perdre le momentum bien réel qui aurait pu le propulser au pouvoir. Mais l'histoire des coups d'Etat militaire en France correspond surtout à des mouvements idéologiques, à des ensembles de conditions où l'armée, ou plutôt une certaine partie de l'armée, est une force et un courant d'opinion en soi qui est lié à d'autres forces et courants d'opinion. Une crise politique bien plus qu'une pronfonde crise socio-économique (quoique le plus souvent, cet aspect ne soit pas absent) fut à chaque fois l'occasion pour ces forces de tenter le coup. Dans un tel cadre, ça revient aussi à dire que si cette "certaine partie" de l'armée était une force en soi (milieu particulier, à part, avec des modes d'organisation et de socialisation particuliers, et évidemment des ressorts d'information et d'action), elle était aussi composée d'hommes ayant des liens souvent personnels (amitiés, relations et interactions professionnelles, mais aussi, tout connement, mêmes milieux socio-économiques et politiques: liens familiaux, amitiés d'enfance, éducation similaire, mêmes écoles) avec les autres groupes appuyant la tentative. Cet historique particulier, cependant, n'est pas la jurisprudence absolue qui gouverne les possibilités de coup d'Etat militaire en France: une crise est par essence le moment du chaos d'où les forces organisées qui ont gardé cohésion et moyens d'action, mais qui ont surtout su s'entendre entre elles et ont su "sentir" le bon moment pour agir, tentent le coup. Parce qu'il ne faut pas être obnubilé par le label "coup d'Etat militaire" stricto censu. Un coup d'Etat est avant tout une prise de pouvoir par un ensemble de forces, pas par l'armée toute seule. Elle peut en être la force motrice, la partie la plus visible, mais en aucun cas elle ne peut être seule. la caricature facile qui est faite des juntes militaires sud-américaines ou des coups d'Etat armés en Afrique subsaharienne et ailleurs vient surtout du fait que les militaires sont ce qui se remarque le plus facilement, et plus encore du fait que dans beaucoup de pays instables, voire pas vraiment unis, l'armée est souvent l'une des seules organisations qui existe à l'échelle du pays. Un coup d'Etat purement militaire n'est le fait d'un officier charismatique et ambitieux qu'en fiction: il y a toujours beaucoup d'intérêts, de forces et d'individus en jeu. En Amérique latine, le rôle de puissances extérieures (grandes sociétés américaines seules, et/ou les services US....) a même souvent été caricaturalement important dans le succès de juntes militaires ou de mouvements plus ou moins procommunistes. Donc quelques questions préliminaires: - l'état actuel de la " société militaire" en France fait-il de l'armée (ou plutôt d'une partie centrale et "permanente" de l'armée) une force potentiellement politique? Ou pourrait-elle le devenir dans un avenir proche, surtout dans le cadre d'un pays souffrant d'une crise structurelle profonde, aggravée par les circonstances économiques mondiales ("fermeture" des élites militaires, qui va avec leur déclassement, éloignement par rapport à la société....)? - quels sont les divers scénarios de crise du pays à court et moyen terme? - quel est l'état des diverses forces politiques/économiques/sociales/étrangères qui pourraient avoir un rôle à jouer et vouloir, pour ce faire, utiliser l'armée, dans un scénario de crise prolongée fragilisant les structures politiques et sociales du pays?
  10. Comment se passerait l'idée d'une version allongée? Est-ce possible à moindres frais? Le CV-90 garde quand même un truc notable, à savoir le principe d'un emport de 7 PAX, qui supposerait, si la France devait l'adopter pour des unités de reco et d'appui avancé, voire, un peu, comme VCI d'appoint, de reconfigurer l'organisation des dites unités.
  11. Et sur quoi te fondes-tu pour décréter qu'un tel scénario (qui n'est qu'une hypothèse extrême parmi d'autres), sous réserve d'un certain nombre de conditions, est "n'importe quoi"? La France est selon toi garantie d'être un Etat stable ad vitam eternam, parce que c'est comme ça un point c'est tout? S'il ne faut pas verser dans le délire facile, et encore moins dans "l'appel" réellement pathétique et ridicule vu un peu plus haut, ça n'est pas non plus si facilement balayable d'un trait de plume, surtout depuis 2-3 ans. Ca revient à discuter de l'état, présent et futur, du pays et de ses institutions, mais aussi de l'état de l'institution et de la société militaire.
  12. Elle pèse combien cette version surblindée? Quel impact sur la motorisation (a t-il de la réserve de puissance?) et les performances, surtout à une certaine altitude?
  13. La question initiale posée par Mani n'est pas là; elle est de savoir si cela pourrait arriver, et/ou quelles conditions y seraient nécessaires. Avec la crise actuelle, on voit des pays développés (ou pas loin de ce statut) être de fait mis sous tutelle par leurs partenaires, d'autres, même des grands, être menacés d'un tel sort. Ca genre de mise sous tutelle, essentiellement financière, suppose entre autres choses un état dramatique de leurs finances, et des méthodes de reprise en main qui peuvent bouleverser les fragiles équilibres internes sur lesquels repose un pays, ouvrant la voie à des possibilités (pas des certitudes) de divers degrés d'instabilité et de remise en question de beaucoup d'insitutions, catégories de personnes.... Dans un tel cadre, le coup d'Etat n'est pas nécessairement une possibilité réduite, vu qu'il s'agit bien de crise économique et sociale. La Grèce peut en être un exemple potentiel. L'Argentine n'est pas passée si loin d'un tel scénario il y a quelques temps.
  14. Tout de suite les grands mots (c'était là le point de ma remarque) :lol:! Le forum n'est pas la république, il n'est pas l'espace public, même s'il peut, à un infinitésimal degré, y concourir. C'est, de fait, comme une conversation au café: s'il y a des sujets, ou des remarques, qui emmerdent la majorité des participants et empiète sur le contrat tacite entre eux, le débat est recadré, ou le sujet de conversation changé, sans qu'il y ait à dire que la liberté d'expression est assassinée. Rappelons aussi que la liberté d'expression est en même temps, ce que beaucoup oublient, une RESPONSABILITE d'expression; elle suppose des propos informés réellement, de l'autocritique comme préalable à l'avancée d'un propos, de la réserve, de la retenue, une façon de formuler.... Toutes choses concourant de l'idéal systématiquement oublié du "débat fondé en raison" entre "honnêtes hommes", soit le prérequis indispensable qui prévaut au principe de liberté d'expression. Si la liberté d'expression n'est que le droit d'exprimer n'importe comment ses angoisses, ses délires, ses désirs et le premier truc qui passe par la tête, ça n'est en rien de la liberté d'expression, juste un défoulement gratuit qui a plus sa place entre ivrognes ou dans le cabinet d'un psy.
  15. Un forum n'est pas la république, et la fermeture d'un topic, ou un bannissement, ne sont pas de la censure ou un piétinement des "droits sacrés et intangibles" ou de "la liberté d'expression".... Faut quand même revenir à l'échelle humaine avant d'invoquer les mânes des droits de l'Homme ou de crier à la persécution. Mais c'est pas tant le sujet qui est ridicule en soi que certaines remarques et dérives. Après tout, même si ça a plus sa place dans la rubrique "histoire", c'est un what-if pas si inintéressant, et s'interroger sur sa possibilité (et donc sur l'état du pays qu'une telle chose permettrait) n'est pas sans légitimes préoccupations ou points d'analyse pertinents.
  16. Ben évidemment, les anarcho-capitalistes, ou ultra-libéraux (au sens plein), sont parfaitement persuadés que des armées, police et justices privées seraient à la fois plus morales, plus efficaces et plus naturelles.
  17. Ben ça, ça fait justement partie de toutes ces choses regroupées sous l'étiquette de "soft power". Mais ce n'est pas nécessairement, dans ce cas là, quelque chose d'automatique et de passif, qui marche parce que les USA sont ce qu'ils sont; y'a aussi du boulot dans ce registre (lobbying, publicité, communication, politique d'image en général).
  18. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Non, mais une bonne séance de close combat met généralement beaucoup de gens d'accord sur le fait que les choses vont vite, qu'ils ont mal au cul (et ailleurs) à force de prendre des gnons et de tomber, et que "ça fait pas comme à la télé" :lol:.
  19. Question con sur la "géopolitique" des petits matériels jugés, à tort ou à raison, non stratégiques, le petit armement avant tout: ne pas produire soi-même les armes légères et/ou leurs munitions n'est-il pas un handicap dur à rattraper si le grand schmilblick commence? Il y a des questions de savoir-faire poussé pour pas mal de ces produits, et plus encore des questions de capacité et de latitude de négociation en situation de besoin urgent. La nature de la guerre étant ce qu'elle est, surtout aujourd'hui, beaucoup de gammes d'armements sont plus ou moins cruciales selon la situation. De moindre importance en cas de conflit symétrique majeur aux frontières (et dans une moindre mesure loin des frontières), les armements et systèmes moins "lourds" et "stratégiques" (sauf sur les aspects production/approvisionnements, en quantités, en délais et en capacité d'acquisition) en ont une relativement plus élevée pour beaucoup d'autres types de conflits. Le degré d'importance d'un armement est fonction du conflit en cours.
  20. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Aaaaaaaaaaaaaaah, les longues séances "réalistes" de combat contre un couteau dans les cours d'arts martiaux, où l'attaquant est sommé d'y aller comme un abruti complet pour que la parade soit magnifique :lol:. C'est pourtant con (dans le principe, évidemment): avancer, casser la ligne d'attaque, s'en prendre à la main armée.... Mais y'en a tant qui veulent que ce soit spectaculaire et/ou alambiqué.... Et qui insistent pour contrer au moment où le couteau est le plus dangereux :-X!
  21. Ce qui est faux est de dire que tout français est d'origine étrangère, ça va pas plus loin que ça. Pour revenir au point principal: sommes-nous une colonie? Qu'est-ce qui définit une colonisation (au sens large)? - une mise sous tutelle (ou sous une influence si importante que le résultat est le même), partielle ou complète, des processus de décision politique et économique: ça peut se faire dans le feutré, ou dans le brut de décoffrage direct, plein et entier - une diminution, voire disparition, de l'autonomie d'action de l'Etat hors de ses frontières - des changements sociaux où le pays n'a que peu son mot à dire, notamment via la remise en cause de la façon dont il se définit lui-même. En ce sens, remettre en cause, directement ou indirectement, la Sécu ou les services publics les plus cruciaux, par exemple, c'est de fait s'attaquer à un ciment, un principe Le fait est que pour définir ce qu'est un processus de colonisation, surtout à l'époque actuelle, il faut quand même savoir ce qui FAIT réellement une nation en général, et les nations européennes en particulier, puisque c'est ce qui est attaqué. Quelles sont les cibles? Il en est de plusieurs ordres: - institutions, Etat, puissance, processus des décision - économie, finances - société: les coeurs et les esprits, en somme - les groupes sociaux, élites en tête - les principes, les "forces morales", les symboles, les éléments liants (le domaine de l'intangible quoi)
  22. Pas si facile non plus que ça à décréter: le propre d'une nation, comme tout groupe humain, est d'inclure, de cimenter, de garder ensemble, mais aussi, et c'en est le corollaire inévitable, d'exclure, de définir qui est "autre", qui est étranger. C'est pas nouveau. Ca implique une certaine codification de critères et de comportements: une, formelle, qui s'appelle la loi, et une, informelle, qui est de nature culturelle, mais aussi en partie très humaine et pas toujours élégante (on est de la bande ou on n'en est pas). Si vous vous en tenez à la définition de la loi, ou plus fondamentalement de ses "valeurs", vous n'aurez pas de groupe humain qui tienne la route, tout comme si vous assemblez une grosse centaine d'hommes et les tenez dans le rang d'un certain nombre de règlements, vous n'aurez pas une compagnie de combat. Un point de l'union Européenne est que nous ne sommes plus totalement libres de définir qui a le droit ou non de venir résider en France, ou devenir français: pour les ressortissants des pays membres, mais aussi pour les migrants que ces pays membres acceptent. Le fait de ne pas pouvoir complètement nous définir comme groupe, de ne pas toujours en avoir le droit sur certains points, est-il un résultat d'un processus de "colonisation", résultant de forces externes? Peut-être, peut-être pas; les modes, l'état "moral" de la nation et de son lien, le comportement des élites.... Sont autant de facteurs qui concourent de ce phénomène. Mais le résultat est là: la nation s'assume de moins en moins comme telle, et d'autres processus de décision s'imposent à elle. Peu de colonisations/conquêtes/mises sous tutelle se sont faites sur des pays qui allaient bien et étaient unis. Phrase qui ne veut strictement rien dire, et qui est fausse quelle que soit le sens qu'on lui donne. Mais évidemment, ça sonne bien, ça sonne "à la mode".
  23. Quoi Akhilleus? T'es pas trop français :O????!!!! T'es un invasionneur-colonisateur? Ca me rend tout chose :lol:! J'ai bien envie de te charteriser à temps partiel, juste histoire de maintenir des quotas décents et d'accroître les chiffres de l'émigration :P :lol:! Attends que je me regarde un peu..... Merde, je vais devoir aller passer quelques mois chaque année à Stockholm à ce compte là. Et un peu aussi à Gênes. Et un peu dans le Bade Wurtemberg! Putain, c'est chiant d'être ethnicisé :-[.
  24. Là, tout de suite tu caricatures: faire totalement abstraction des origines est aussi absurde, abstrait et hypocrite que ne faire attention qu'à ça. Il y en a pour vouloir une identification (donc des statistiques) ethnique qui ne sont pas pour autant des xénophobes; ils sont même la majorité. Ils ne sont même pas, la plupart du temps, particulièrement communautaristes (même si le communautarisme est la conséquence inévitable de telles statistiques). Aussi ne l'ai-je nié à aucun moment, au contraire. Mais entre dire que cette chose, soit le communautarisme ethno-religieux est dangereux en soi dans quelques banlieues, et dire que l'ensemble des populations immigrées (plus les hordes avides de clandestins rangés en panzerdivisions dans les caves) est organisée pour une "colonisation de l'intérieur", et plus encore, dire que ces populations immigrées nord-africaines sont assez nombreuses et unies dans un même mouvement visant à ce but, il y a quelques mondes de différence. Et encore plus quand ces affirmations essentiellement gratuites tablent sur une absence de réaction. Dans quel domaine ;)? Pour l'automne-hiver, c'est le col 2 boutons à la chemise avec le manteau court en coupe semi-large; pour le polo, le débat entre puristes n'est pas encore tranché :lol:. Et oui, les immigrants sont aussi des gens qui ne viennent pas forcément pour longtemps (en majorité); et pour ceux qui viennent s'installer, surtout quand on considère la longue durée, faut pas oublier que "l'immigré" n'est pas un être immortel. Il meurt comme tout le monde, il ne s'accumule pas comme a l'air de le supposer M. Le Pen. Et le regroupement familial, si abusé et si lourd au système social (ça c'est un fait), inclue beaucoup de personnes âgées qui ne sont pas vraiment les candidats de choix à la conquête de la France :P.
  25. Je crois que ce qui tarabuste beaucoup de monde qui ne le formulent pas tel quel, c'est pas la nationalité en soi, mais, autant appeler un chat un chat, les questions de démographie par groupes ethniques/religieux. Pour alimenter la polémique et marquer le coup, une boîte de marketing, optant pour la définition anglo-saxonne de marketing ethnique, a conduit en 2008-2009 une étude ciblée pour estimer ces groupes "non allogènes" en France métropolitaine. Les chiffres ne sont certainement pas exactement précis et peuvent varier avec une marge d'erreur de plus ou moins 10% (la norme pour les études courantes sur critères autorisés, réalisées avec de grands moyens, étant plus proche des 3-5%): 3.264 millions de Nord Africains (5.23%) 1.080 millions d'Afrique subsaharienne (1.73%) 441,000 Turcs (0.71%) 757,000 venus de l'outre-mer (1.21%) Pour ceux qui doutent d'une "honnêteté" quelconque, cette étude a été menée en relative "illégalité tolérée", et correspond à un fait simple pour cette agence: eux, c'est l'estimation de leur marché qui les intéresse. Pour recentrer le topic, la question générale est effectivement de savoir si la France (et l'Europe en général) est une "colonie". Ca n'implique pas que la définition exacte de colonie au sens qu'il a pu avoir au XXème siècle, et ça implique aussi de savoir si un processus relativement comparable à de la colonisation est en cours. Au premier chef, la "coca-colonisation" américaine est le candidat le plus pressant et le plus dominant du moment. Mais évidemment, ce n'est pas le seul: dans une certaine mesure, l'affirmation de la présence chinoise par diverses voies n'est pas sans donner une certaine vérité à la phrase de Morin sur le "protectorat sino-américain". Enfin les roblèmes internes à la France appartiennent à ce débat en ce qu'ils concourent potentiellement d'un affaiblissement, voire d'une division moment historique toujours propice à la prise de contrôle plus ou moins ouverte d'un acteur extérieur. Disons que je relativise: je ne crois pas à l'immense impact de la bonne petite propagande gentillette "l'immigration sans contrôle, c'est merveilleux et ça ne fait que des richesses et tous ceux qui mouftent sont des nazis..... Et tout va bien". Faut pas oublier que ce qu'on voit dans les médias, au final, a un impact sans cesse en réduction dans l'opinion, voire même un effet systématiquement inverse à celui désiré dans une partie croissante de la population. Et qu'attendre d'une réaction brutale de l'opinion? Michelle Tribalat et d'autres le rappellent avec bon sens: le "discours officiel" ne marche pas sur une majorité de la population, et pas que ce sur ce sujet. Et si jamais la situation sur ce sujet précis en venait au clash politique, à la redéfinition plus rude de la carte politique, la réalité de la population serait assez criante, bien loin de la "colonisation par les ex-colonies" que certains brandissent. La réalité de la carte ethnique/religieuse en France n'implique pas en soi de danger réel quand on s'attache à dimensionner chaque aspect réellement. Que certaines banlieues soient en passe de devenir de vrais territoires étrangers, c'est très probable, mais elles représentent pas grand-chose en taille et en quantité (quelques dizaines de milliers de personnes), et encore moins en importance, et elles ne reflètent certainement pas la majorité, ou la moyenne de la situation des minorités d'orgigine étrangère en France (même uniquement celles des populations d'origine nord africaine ou d'Afrique subsaharienne). Que l'on franchisse un certain seuil d'effectifs et de cmmunautarisme à Garges les Gonesses ou aux Ulys, et après? Si la dynamique qu tu décris s'y concrétisais, la réaction plitique et le ras le bol populaire franchirait un nouveau cap, et la réaction serait sans doute peu politiquement correcte. C'est précisément le point du dernier bouquin de Tribalat: le danger n'est pas de voir cette fameuse "colonisation de l'intérieur" qui n'a pas de fondement, mais bien de voir des franges importantes de "Français de souche" en avoir marre de voir certaines choses partir à vau l'eau et être ignorées largement par le politique et son storytelling "United Colors of Benetton", et se mettre à réagir politiquement (radicalisation croissante de l'opinion populaire, vote aux extrêmes, mais aussi demandes plus "dures" aux partis dits de gouvernements), mais aussi peut-être directement (groupements sur critères divers, actions violentes, climat social plus tendu....). Toute action entraîne une réaction, et il serait à craindre, dans un tel scénatio, de voir de la radicalité politique en émerger, mais aussi un certain niveau de violence (à tous les sens du terme) à l'égard de certaines populations "visibles" (dont les bandes de jeunes se rendraient soudain compte qu'ils ne sont pas vraiment si forts qu'ils le croient, et encore moins si nombreux). Ce que j'essaie de dire n'est pas que ce n'est pas grave: chaque cas particulier où ce type de choses arriverait est grave et nauséabond. Mais pour être prosaïque: combien d'entreprises verraient une majorité d'Arabes? Encore plus: combien d'entreprises verraient une majorité d'Arabes adoptant cette attitude? C'est là tout mon point: aussi détestables que puissent sembler certaines situations, certains accidents, certains endroits, ils représentent peu de choses (en terme de nombre) dans une France métropolitaine de plus de 62 millions d'habitants. Mon point concerne la dimension de la chose, pas la gravité intrinsèque d'une situation particulière. Pour utiliser un adage: faut pas prendre son cas pour une généralité ;). Trop de gens ont l'air de dire et penser que parce que leur situation particulière est ceci, toute le situation de la France est ceci. C'est hallucinant de voir le nombre de gens utiliser le peu de choses et de gens qu'ils voient dans leur vie quotidienne comme si c'était représentatif de l'ensemble de la société. Grand argument; dire que ce qu'ils voient et n'aiment pas est le cas pour tout "le peuple". Tu connais "le peuple", toi? 62 millions de personnes, personne ne peut en avoir une connaissance intime et visuelle. Si tu pouvais même sentir et voir comment ça se passe pour 500 000 personnes (déjà une échelle de société potentiellement très complexe), tu serais déjà un surhomme! Evidemment, les problèmes souvent décrits sur l'intégration et la vie dans les banlieues, que ce soit les situations difficiles pour les populations d'origine étrangères (et leurs hypocrisies aussi) ou celle que doivent aussi subir, parfois jusqu'à la caricature, les Français dits de souche dans ces voisinages, tout ça ce sont des problèmes graves et pas anecdotiques en terme de nombres. mais comme dit plus haut, les banlieues dites à problèmes (allant de problèmes peu graves aux cas les plus extrêmes de communautarisme), toutes ethnies confondues (donc avec une bonne part de Français de souche, de populations immigrées non africaines....), représentent moins de 10% de la population. 6 millions sur 62! C'est important, ce n'est pas anodin, mais ce n'est pas non plus un reflet de la société française; plutôt une caricature.
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