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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Des évangélistes américains invitent à brûler un coran
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Divers
Le truc vraiment étonnant dans cette histoire.... C'est que ça soit pas arrivé plus tôt! -
THIS IS SPARTAAAAAAAAAAAA! Tout de suite les grands mots..... Surprise tactique tout au plus :lol:. L'art opératif en la matière consiste à changer de rue à temps :P. D'un autre côté, l'évitement systématique pourrait amener un débat en commission budgétaire sur la pertinence de l'investissement en matière de (self) défense :lol:. Evidemment, le débat sur les drones et autres capteurs reviendra aussitôt .... Mais je demande pas un "catalogue", c'était juste une expression; juste avoir quelques parades et moyens de désamorçage/dissuasion autres que directement filer un pain (et généralement, ça vise instinctivement vers les endroits qui ne pardonnent pas). Sinon, BPC, j'ai zieuté le quasi homonyme de la discipline de Serge, le Nihon Taijitsu, cette "synthèse de M" selon toi: en quoi est-ce merdique? Les fondateurs sont sans doute pas manchots, et à peu près toutes les méthodes de self defense et close combat, ainsi qu'en fait tous les arts martiaux, ont démarré par la synthèse personnelle de quelqu'un. Pour ce que j'en ai vu (évidemment, c'est sur le papier), les ingrédients sont pas mauvais, et les fondateurs ont bien roulé leur bosse dans les disciplines dont vient la synthèse (et l'une d'elle est le Shorinjikempo, mon truc de base, alors pas de gros mots :lol:). En plus, ça n'a rien de très novateur en soi: dans la formation japonaise au corps à corps, du moins avant la révolution meiji, les disciplines à mains nues étaient enseignées ensemble au lieu d'être séparées en arts indépendants comme aujourd'hui (aikido, judo/jujutsu, karaté ou équivalent, aikido). Il s'agit juste d'un élève qui a simplifié et adapté l'enseignement.
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T'as de vraies tendances "Rumsfeld", Gally :lol:. l'attaque préventive version immédiate et massive? Autant militer pour la NRA et acheter un flingue, ou mieux, un fusil d'assaut (en vente libre aux USA); le sortir et tirer dès que le ton monte, c'est encore plus efficace, et le résultat est garanti et sans appel :lol:.
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Tu parles du KM? Quels sont les grands manques selon toi? Disons que, surtout avec l'âge, j'aimerais être plus capable d'une certaine gradation, dans l'hypothèse d'une situation qui peut dégénérer mais qui a déjà passé le cap des dernières insultes (une situation qui VA dégénérer), juste histoire de désamorcer avant de taper méchant. Evidemment, c'est pas une occasion qui arrive tous les soirs (même si c'est statistiquement plus probable qu'une agression)..... Et puis c'est par satisfaction d'avoir le catalogue le plus complet possible, na :lol:!
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Donc pour toi, le KM est la meilleure (terme à prendre avec des pincettes) synthèse du moment en matière d'arts martiaux "appliqués"? Pas de vraies faiblesses? Si je me place du point de vue du besoin militaire/sécuritaire, le KM n'offre pas beaucoup de possibilités de maîtriser un adversaire, voire pas du tout: soit tu le trucides, soit tu le dégage un moment pour pouvoir prendre la tangeante (soit tu te fais étaler, mais c'est un autre problème :lol:). C'est tout l'un ou tout l'autre, sans réelle gradation. Sur le plan d'une opposition KM contre des méthodes plus variées, disons que mes quelques années de pratiques me font voir des manques.
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Tout dépend quand même d'une capacité à encaisser qu'il faut avoir, et d'une certaine force. Hors contre le glandu de base, peux-tu être sûr de choper tous les coups de l'adversaire pour caser ta clé? ou d'agir assez vite en anticipation du dit coup? Peux-tu être sûr que l'adversaire subira sans rechigner ni savoir enrayer (à défaut de contrer) ta technique de torsion? Evidemment, la question n'est pas, dans cette optique, de parler de l'individu lambda qui ne sait pas du tout se battre, mais d'un adversaire "confirmé". Cas de figure (c'est pour le fun, pas pour 90% des situations où l'adversaire est un glandu qui atteint, au mieux, le niveau "baston de bar tous les 3ème dimanches du mois): le coup d'un bon gabarit qui sait ce qu'il fait (pas un qui balance des grands coups), en latéral ou en frontal, n'est pas si facile à canaliser (encore pire avec ceux qui savent jouer des coudes/avant-bras), surtout si t'as un gars qui est dans l'avance et le rentre-dedans sans temps mort, qui cherche toujours à casser la distance. Qu'il fasse de l'avalanche de coups ou du cassage de distance, tes poids légers doués en clés de main ne sont pas autant à la fête que dans une salle d'entraînement en environnement contrôlé. Se faire contrer dans le cadre d'un exercice spécifique par un adversaire plus léger est une chose (la même chose n'arriverait-elle pas en situation inversée attaquant/défenseur?), dans un exercice de combat libre, c'est déjà différent, et en situation réelle, c'est radicalement différent (ou est-ce en situation réelle que tu t'es fait démonter?).
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Ben ça dépend aussi des profs: celui que je voie, là, il optimise pour ses étudiants, entre ceux qui sont plus orientés "concret", et ceux qui sont plus dans le trip "arts martiaux/philosophie de vie". Il a eu le bon sens de comprendre les deux et de traiter comme tel; après tout, le renouveau du XingYi comme du Bagua au XXème siècle, ça a été précisément d'être pensés plus concrètement et non pas être (comme tout art martial finit par dériver) une pratique de prof héritée d'une autre pratique de prof.... En remontant jusqu'aux origines, et chaque prof ajoutant inconsciemment ses propres idiosuncracies qui marchent pour lui mais qui, répétées moutonnement pour des élèves qui ne sont pas lui, deviennent des mouvements et techniques dénaturées et souvent inutiles. Et y'a toujours un rebelle :lol:, à un moment donné, qui revient à l'essentiel: soit il fonde une nouvelle discipline, soit il fonde une nouvelle branche de l'art martial en question. Et le XingYi comme le bagua ont heureusement eu ce dépoussiérage y'a pas trop longtemps, ajoute l'humeur du moment pour les trucs de close combat concret, et t'as beaucoup de profs qui s'adaptent et comprennent que peu de leurs élèves seront dans le trip puriste complet. Quand même! Pour ça que j'ai renoncé à l'idée (peut-être quand sonneront les 50-60 piges :lol:); 3 à 4 séances par semaine pour ça, ça bouffe tout le reste. j'ai encore l'optique "situation réelle" trop présente dans les préférences.
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Ce qui renvoie en partie à des notions de poids, de gabarit et de force, et pas qu'à de la seule technique. Les moins baraques, à moins d'être face à un agresseur incompétent (plupart des cas), auront plus de mal à imposer de telles torsions en situation réelle: faut l'imposer. A moins d'être terriblement expérimenté/entraîné, auquel cas tu vois tout venir et tu utilises uniquement la force et le "momentum" de l'adversaire ;) :lol:, on revient à des évidences. Les torsions/contraintes par la douleur sont si inefficaces? J'ai quand même vu des cas où ça semblait réellement plus qu'un petit pincement. Sans compter les videurs qui ont souvent recours à ça et se débarrassent de beaucoup d'emmerdeurs de cette manière. Les agresseurs en tous genres sont quand même rarement des kamikazes. Rooooooooo! Comme il est partisan le BPC :lol:. T'as une paroisse à défendre ;)?
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Merci, je connais, j'en fais encore ;)(du XingYi uniquement, l'option d'enseignement conjoint avec le bagua ayant disparu récemment dans mon coin). Mais y'a des méthodes de close combat militarisées qui en découlent en Chine, qui viennent d'ailleurs des grands concours organisés par l'armée chinoise dans l'entre-deux-guerres. C'est plus à ça que je fais référence (je trouve plus les appellations). :lol:Aaaaah souvenirs :lol:. Mais si tu peux aller en faire dans la capitale française du bagua (le grand centre à Aix), tu le fais dans un paysage agréable :lol:. C'est surtout sensible en bagua: en XingYi, l'apprentissage est nettement plus rapide, du moins pour accéder à un niveau "praticable".
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Sauf que si ça prend du temps au lieu d'être immédiat, c'est qu'il y a une couille dans le potage question capacité. Et de toute façon, les soldats ne sont pas censés être formés pour opérer en conditions optimales définies par régulations, mais pour être aptes au pire si besoin est. S'il fallait en rester aux conditions optimales, pourquoi se casser le cul, hors quelques unités, à avoir de l'endurance? y'a des véhicules blindés et des hélicos ;). Y'a combien d'autres sujets sur le forum pour évoquer cette façon de faire sous tous les angles ;)? Celui-là est justement celui des arts martiaux. Et c'est pas toujours la bonne chose recommandée que de flinguer: plus le panel de capacité est grand, plus le commandement à tous les échelons peut doser sa façon de se comporter, ce qui importe de plus en plus vu la moindre probabilité des scénarios de guerre classique pure et dure aux camps bien définis (pas disparues, juste moins probables). Connaissait pas; j'ai zieuté un peu, ça a l'air pas mal, mais les compètes me convainquent pas en revanche. Un bon point, c'est la présence importante de clés et torsions, qui sont souvent absentes des méthodes de close combat, ou réduites à leur plus simple expression (en krav maga, ça manque un peu) au profit de la riposte ou de l'attaque très agressives et totales. J'avoue manquer pas mal de ce côté là, et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai toujours été tenté par l'aikido.
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Là, il n'est pas question que de cours de self defense et encore moins du minimum vital pour contrer violeurs et braqueurs amateurs, mais de formation pour les armées, ce qui inclue notamment des besoins en capacités d'attaque, en capacité à résister/encaisser un peu, mais surtout la capacité de faire front et non de chercher à prendre la tangeante aussi vite que possible. pas lu (et pas dépensé de fric pour ça). Mais évidemment, si c'est encore un truc dithyrambique d'un prof en train de faire de la pub ou d'un abruti faisant du sensationalisme à 2 balles comme dans les arts martiaux, ça doit pas voler haut. Dans les arts martiaux tradis, t'auras toujours 3-4 glandus qui te balanceront les délires de moines shaolins volants brisant des montagnes avec leurs orteils avant d'aller voir le vieux maître caché du lac des 134 pics qui leur apprendra les points de pression qui font tout et le coup mortel qui inverse la circulation du sang :lol:. Dans les méthodes de close combat, t'auras toujours aussi le même genre d'abrutis qui te parleront des unités ultra-commandos secrètes faites de tarés capables d'anéantir un bataillon sans armes, les yeux bandés et une main dans le dos, utilisant des techniques développées par des scientifiques et des experts ayant chacun 87 ans d'expérience du combat à mains nues en zone de guerre . Le romantisme y perd :lol:, mais c'est la même connerie, la même naïveté ou la même hypocrisie (pour ceux qui ont des cours à vendre). Le systema a une bonne approche pour l'enseignement, accorde beaucoup d'importance à la pratique libre pour que chacun se fasse à la méthode selon ses capacités, sa morphologie, sa façon d'apprendre, insiste plus qu'ailleurs sur la conscience et l'analyse tactique (c'est la grande leçon de Musashi, mais que peu de profs d'arts martiaux veulent comprendre) et, accessoirement, se focalise plus sur les mouvements naturels du corps et un développement plus harmonieux des capacités en fonction des besoins de la discipline, ce qui l'oppose aux arts martiaux en général où les échauffements/exercices/endurcissements sont souvent aussi longs qu'inutiles et dommageables au corps (faire des séances d'abdos interminables et dans toutes les posistions, à part quelques exercices, ne sert à rien passé un certain stade assez vite atteint, et endommage le dos). Le prof compte évidemment pour une bonne part; mais il faut aussi différencier le prof et la méthode/approche de l'enseignement. Un art martial ou une méthode de close combat, ce n'est pas qu'un ensemble de techniques, c'est aussi la manière de le transmettre. C'est pourquoi les méthodes de close combat développée pour les forces armées (systema, kapap, krav maga, CQB, sambo) ou arts martiaux militaires/militarisés (tae kwon do "militaire", XingYiQuand, Baguazhang, ninpo....) offrent souvent des façons d'enseigner plus efficaces que nombre d'arts martiaux traditionnels, souvent parce qu'elles sont précisément pensées pour ça. Le drill est une chose, mais la mise en situation pour utiliser un même coup/prise dans toutes les positions et dans diverses situations et états d'esprit est une approche d'enseignement radicalement inverse de beaucoup d'arts martiaux où ces multiples déclinaisons d'un seul coup seront enseignées chacune comme un coup en soi, à retenir par coeur et répéter de façon isolée. Juste un exemple parmi d'autres. C'est surtout à l'aune de ça qu'il est quand même possible de dire qu'il y a des disciplines meilleures que d'autres, à la réserve près que le critère d'analyse principal est le résultat (capacité de se démerder en situation réelle) obtenu dans un temps donné. Après ça, évidemment, y'a des combattants, et y'a des profs, et les interactions entre les deux; ce sont, plus qu'une discipline, les plus forts déterminants.
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Je relance ce topic suite à un petit travail de commande que j'ai effectué récemment et qui m'avait mis dans l'optique "ressources humaines" des armées, d'où pas mal de sujets sur lesquels je réfléchis activement, ceux sur l'organisation des armées et celle de la société, la qualité des troupes, l'efficacité d'un système militaire terrestre et le cas des "nanas au combat". Là, il s'agit d'un petit décrochage plus particulier sur ce sujet précis alors même que j'ai repris le Krav Maga plutôt que me lancer dans le systema pour de strictes raisons de "flemme géographique" :P (pourquoi me taper plus d'une heure de métro aller-retour pour le systema alors que j'ai un club de Krav-Maga à 10 minutes à pied :lol:?). Ca m'emmerde quand même: l'approche du systema semble la plus intelligente à ce que j'ai pu en voir. Si je commence à avoir une petite expérience pour ce qui est des disciplines pratiquées, et pas mal de documentation, je manque quand même énormément -heureusement :lol:- d'expérience concrète, et ma question porte en fait sur les besoins en matière de savoirs-faires de close combat pour les forces armées/forces de sécurité, surtout dans l'optique des conflits modernes qui incluent -et inclueront de plus en plus- une dose très importante d'actions en milieu urbain pas totalement hostile (en mode "guerre partielle"), de pacification, d'actions de police expéditionnaire, de contrôle de foules et de pratiques non létales (sans compter les volants d'opérations spéciales, captures plutôt qu'exécutions....) face à des niveaux d'hostilité et de compétence divers, mais surtout imprédictibles, et au regard de rapports numériques très en défaveur des forces expéditionnaires (avec en plus le niveau médiatique qui incite à minimiser l'usage des armes à feu). Je me pose des questions notamment sur les temps de formation planchers nécessaires pour obtenir un savoir-faire minimum satisfaisant, sur les possibilités réelles et concrètes d'optimisation de l'efficacité du combat à mains nues selon les différents gabarits et types de physiques dans les armées.... Après avoir vu, par exemple, une instructrice militaire de 70kg mettre au tapis en quelques prises un linebacker de 120kg (vu en vrai), tout le monde s'esbaudit en disant "le poids ne compte pas, les femmes et les rachtèques peuvent faire aussi bien".... En omettant de mentionner que la dite instructrice, outre une différence d'expertise monstrueuse (le linebacker n'avait jamais de sa vie été plus loin que l'occasionnelle rixe de bar), avait un poids de forme à moins de 60kg, et que les 10 et quelques en plus résultaient de près de 7 ans d'efforts et de sacrifice pour avoir une masse et une efficacité musculaire qui nétaient pas à la portée de tout le monde. A l'opposé du spectre, je me rappellerai toujours un combat de Le Banner au K-1 où il pare un high kick avec son bras de boeuf normand.... Et le dit bras pète en 3 endroits sous un seul impact :O. Dernier exemple, le cas d'une interpellation par un petit groupe de troufion en ùmode vigipirate (et pas des réservistes), vu par un copain d'entraînement: apparemment, le niveau était moins qu'impressionnant, et l'action fut laborieuse, à plusieurs contre 2, nécessitant trop de temps et trop de coups. Ce genre d'exemples me fait me demander s'il est possible de chiffrer à la louche, ou tout au moins de définir des ordres de grandeur, sur quelques questions, pour pouvoir définir des standards et programmes d'entraînement: - combien de temps pour "optimiser" une recrue sur un niveau confortable en close combat (cad avec une maximisation des probabilités de succès), que ce soit pour des optiques de self defense, de combat à mains nues en situation réelle et de diverses actions "de police" (contrôle de groupes et d'individus, arrestations....) - un tel niveau standard est-il définissable? Et un satisfaisant aux exigences des missions actuelles et futures est-il atteignable dans les temps disponibles? - y'a t-il moyen d'être sûr que les petits gabarits (femmes, maigrichons, recrues de stature et morphologie moins que moyennes) pourront assurer dans la plupart des circonstances? y'a pas de catégories de poids pour l'action militaire :lol:, contrairement aux sports de combat: jusqu'à quel point n'est-ce pas un obstacle, ou un risque? Qu'est-ce que l'expérience, le niveau, la pratique, ne compensent pas? Ce dernier point me relance sur une éternelle question générale: en situation réelle, quelles sont les chances des plus petits/moins baraques face à des adversaires assez nettement plus taqués, selon les niveaux d'entraînement et de pratique des 2 côtés? Quand on voit des séquences de combat autres que celles des arts martiaux sportifs (cad ceux où même des gamins/gamines de 10 ans et des stars de ciné/télé ;) ont des ceintures noires qui doivent pas valoir grand-chose :lol:), on se dit qu'il ne faut, passé un certain niveau d'expérience, pas grand-chose pour prendre le dessus, et qu'un combat se réduit à une ou quelques actions décisives bien placées, moins pour étaler un adversaire que pour le maîtriser, et que ces actions ne nécessitent le plus souvent que peu de force physique. Jusqu'à quel point est-ce vrai selon vous?
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Faut pas exagérer non plus à l'inverse: les 35h faussent artificiellement ce chiffre qui est avant tout celui de la productivité horaire, indicateur très partiel et reflétant très modérément une performance globale en termes de production absolue et de rentabilité. Et la remarque sur "La France, pays sérieux" était sur un secteur spécifique, celui de la signature pour les organismes de crédit, reflet surtout de l'état des finances publiques.
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Des évangélistes américains invitent à brûler un coran
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Divers
Pas sûr que ça se fasse aussi simplement: ça, c'est un schéma un peu trop proche des radicalisations façon années 30. D'autres choses se sont passées entre temps qui ne peuvent pas non plus être oubliées. Une nouvelle radicalité ou des nouvelles formes de radicalité, c'est très possible, et la façon dont fonctionne le système médiatique et le niveau caricatural du débat public y encourageront très nettement. De même, à force de prôner le "multiculturalisme" qui n'est rien du tout sinon un terme fourre-tout pour dire que des populations très diverses vivent dans un espace juridique commun, les idéologues du temps en oublient que démonter les quelques facteurs qui unifient un pays ne va pas faire du dit "multiculturalisme" un corps de facteurs unifiants pour remplacer la res publica. Une société plurielle et ce "multiculturalisme" sacralisant à outrance l'individu et les identités (sauf celles "historiques" qui sont désignées comme le mal et facteur de fachisme, l'identité générale française en tête) sont 2 choses très différentes. Mais ce pluralisme non unifiant prôné à outrance oublie un simple fait: la nature a horreur du vide, et les groupes encore plus. Donc à défaut d'élites qui seraient censées mener ce rôle de maintien et d'exemple, les communautés auxquelles appartiennent ceux qui ne sont pas vraiment dans le moule médiatique (et qui sont la très grande majorité en occident) se réveillent ou se resserrent pour exprimer ce que la politique et les médias n'expriment pas: qu'elles soient culturelles/linguistiques, géographiques, ethniques, religieuses, sociales, elles ne pourront que se développer et, à un certain point, commencer à opérer des rapprochements (logique de marché en somme: concentration, fusion....). Michelle Tribalat, démographe non politiquement correct et pas vraiment fan des statistiques sur commande de l'INSEE et de l'EHESS, a récemment pondu un bouquin qui résume ses travaux sur la population française.... Evidemment, l'oeuvre est peu appréciée par les promoteurs du melting pot sans pot. Là, ce petit événement de l'autodafé médiatique est plutôt un révélateur de ce qui se passe dans des USA où le communautarisme est nettement plus développé qu'en Europe, Angleterre comprise. Un signe de ce qui attend les USA? Voire l'Europe? -
Des évangélistes américains invitent à brûler un coran
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Divers
A un moment ou à un autre, ça devait arriver: la rue musulmane (terme très générique, mais c'est pour aller vite) crame des drapeaux et autres symboles occidentaux (et en fait de tout ce qui n'est pas eux) depuis des décennies, à grands renforts de publicité, et insulte à tout va.... Et ces actions sont encouragées et jamais critiquées par les gouvernements concernés. Nationalistes occidentaux et chrétiens radicaux ou plus rendent la pareille, dans le même esprit. Rien de très choquant là-dedans, c'est un concours des stupidités de toute part, mais aussi des rages; un exutoire "comme un autre". Ca râle parce que c'est la première fois, comme un dépucelage. Le vrai facteur inquiétant, et assez peu quantifiable, c'est de savoir quelle proportion des opinions des pays et religions concernées désapprouve mollement ou ne dit rien tout en approuvant secrètement (soit complètement, soit un petit peu au fond d'eux-mêmes), soit par ras le bol, soit par conviction. Ces trucs radicaux peuvent quand même être des révélateurs de courants plus profonds. En occident, surtout dans une période de crise morale, civique, économique, sociale.... mais plus encore dans une période d'affaiblissement de la démocratie pour de multiples raisons (civisme en baisse, lien social en baisse, médiacratie, politiquement correct, inertie des élites....), les populismes en tous genres s'affirment violemment et médiatiquement. Au lieu d'y voir une exception, faut y voir un commencement. -
Revue DSI
Tancrède a répondu à un(e) sujet de kedith dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ouais, donc en gros c'est un non concept: un truc tellement vague et abstrait qu'il englobe un peu tout. Le point étant que le niveau opératif est celui auquel se fait la décision pertinente et autonome d'un chef de théâtre (non un chef stratégique, généralement politique), quel que soit la taille du dit théâtre. -
Revue DSI
Tancrède a répondu à un(e) sujet de kedith dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Comment définit-il la grande tactique? Les grandes unités au XXème siècle, ça commence à la division (ou à la brigade dans certains cas, même si son rôle d'unité de commandement tactique a disparu dès 1914) et ça va au moins jusqu'au corps d'armée. Ces 2 notions se comparent-elles vraiment? Il est souvent dit que Napoléon était un maître du niveau de la grande tactique (soit un théâtre d'opération), ou bien peut-il être montré, selon cette nomenclature, comme un grand chef "opératif" (à l'exception près qu'il est aussi le centre de décision politique, donc stratégique au sens large)? A force de vouloir faire des grandes lois, on se retrouve à faire des exceptions pour chaque guerre étant donné que ces notions très floues changent selon les données de chaque époque, les tailles des dispositifs militaires, l'organisation politique et sociale.... -
[Belgique]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas nécessairement, surtout quand les radicaux mènent le plus la danse, que l'idéologie est un facteur réel, et que la question ne porte pas sur n'importe quel sujet, mais bien sur la question même de l'existence du terrain sur lequel il convient ou non de s'entendre. -
Busted again ;) :lol:! Décidément, l'ortographe se perd.... Espèce de sale jeune ;)!
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Si c'était vrai, tu n'aurais droit qu'à un seul métier dans ta vie. Heureusement, l'optique de l'école est un peu plus vaste. Faux: hors des cas extrêmes (ultra-brillants, surdoués, ou attardés complets), beaucoup trop de facteurs entrent en compte pour que ça se révèle. Il y a tant de sujets doués qui "démarrent" tardivement et de supposés petits génies qui plafonnent vite. Ce qu'il est possible de repérer tôt, ce sont quelques dispositions dans des domaines donnés. Mais les critères d'appréciation sont très aléatoires et limités: c'est trop loin d'être une science exacte. C'est certain: le problème est que les moyens de le mesurer sont au mieux extrêmement limités et superficiels et qu'il n'a pas forcément une part très déterminante dans le "produit final" que sera l'intelligence "éveillée" d'un être humain de 18-21 ans. Ensuite, quand tu observes les progrès dans l'étude des processus cognitifs et de la réflexion, tu te rends compte que l'acquis occupe la place dominante (et croissante). Les processus et conditions d'apprentissage sont sans doute l'élément le plus formateur de l'intelligence, ceux qui établissent les "circuits" et réseaux du cerveau. Et à part pour les cas extrêmes, la grande majorité des sujets est -relativement- égale devant ce fait. Peut-être, mais que pour apprendre à être un actif (pas un métier); ça, c'est que le second objectif. Le premier de de former un citoyen.
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"Les Français n'ont jamais gagné une guerre"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
Ca avait défoncé aussi en 1966 pendant la sortie de l'OTAN, et encore un coup avec la reprise des essais nucléaires en 1995; c'est un fond permanent chez les ricains, et ça resurgit par crises de façon conjoncturelle. Oui pour 2 raisons: - que l'Angleterre soit française ou non pendant les 2 premières guerres de Cent Ans, la question est qu'il s'agit d'un ensemble géopolitique qui s'est en partie défini par l'antagonisme avec la France et que cet antagonisme fut aussi fondamental pour l'histoire de France et de l'Europe occidentale - c'est enseigné comme ça des 2 côtés de la Manche, donc c'est un fait culturel, ancré dans les mentalités -
[Belgique]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
Le cas de Bruxelles va être vraiment épineux, surtout pour les Flamands, si un scénario de séparation devait se jouer dans les prochaines années et pas dans un lointain futur indéterminé: la population est et reste TRES majoritairement francophone, n'est pas appelée à changer de langue principale, et s'il y a bien un endroit en Belgique où le sentiment national belge l'emporte devant l'esprit de clocher ethnico-culturel, c'est bien là. En cas de scission, les Flamands pourraient-ils décréter qu'ils gardent Bruxelles et fondre un referendum flamand avec Bruxelles? Ou seraient-ils contraints de laisser les Bruxellois s'exprimer dans un referendum propre, quels qu'en soient les alternatives? Parce que si c'était le cas, et selon les choix proposés, il est douteux que les Bruxellois choisiraient la Flandre. Et de ce fait, la question des banlieues francophones et de la définition précise de ce qui deviendrait des frontières, seraient des problèmes d'une autre ampleur mais appelant un règlement rapide obligatoire. -
"Les Français n'ont jamais gagné une guerre"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
Faut se réveiller: le beauf anglo-saxon a toujours donné dans ce registre, ça date pas de 2003. -
"Les Français n'ont jamais gagné une guerre"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
Pas forcément: ça n'enlève pas les 3 Guerres de Cent Ans. Et c'est pas parce que l'Angleterre n'est pas vraiment un pion majeur de l'Histoire de ces 3 siècles qu'elle n'existe pas non plus ni qu'il n'y a pas eu de tensions avec elle à ces périodes (notamment sous Henry VIII), ou qu'elle n'a pas eu une certaine utilité comme un des multiples alliés de la France au temps des alliances protestantes (d'Henri IV à la Guerre de Hollande). -
"Les Français n'ont jamais gagné une guerre"
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Suchet dans Histoire militaire
A la décharge de Suffren, il faut aussi noter qu'il opérait à ressources extrêmement comptées, aucun de ses navires ne pouvant être remplacé et des bases de soutien un peu sérieuses étant inexistantes dans sa zone d'opérations. Et dans l'absolu, ses moyens étaient quantitativement trop limités pour obtenir un résultat d'ampleur stratégique. Du moins un résultat autre que celui qui lui était assigné, à savoir divertir le plus possible de ressources anglaises loin des théâtres américains, antillais et européens.