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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Faut pas exagérer (et les Anglo-saxons étaient contre la création d'Israël initialement): selon toute probabilité, l'essentiel des Palestiniens sont les descendants.... Des juifs soi-disant "chassés" il y a 2000 ans (mais ça la droite israélienne ne l'admettra jamais tant elle a adopté et tout fait pour transmettre une vision réellement racialiste et ethnocratique d'Israël). Toujours le même trip dans l'Histoire: quand le gros des élites se barre, on assimile ça à un exode massif ans les écrits. Et les juifs qui ont fondé Israël ne venaient pas des camps, je te le rappelle: ils s'étaient réinstallés là depuis le XIXème siècle et les débuts du sionisme. Shimon Peres est devenu très impopulaire auprès de la communauté juive nord américaine (très "violente" dans ses propos et ses tendances, et très pro-Bibi Netanyanya) quand il a osé leur dire en face que "la Bible n'est pas un titre de propriété", et que c'était pas ces lobbyistes qui devaient se coltiner la réalité violente au quotidien en Israël. E Ah? 2 peuples sur une même terre, ça n'a jamais fonctionné, et le commerce n'a jamais empêché la moindre guerre, qu'il soit essentiel ou non. Facile à dire, et en plus ça a déjà été tenté, mais à quoi bon: même si une majorité de Palestiniens tente le coup encore une fois, il suffit de 5-10% d'excités (aiguillonnés par des groupuscules ou des mouvances plus organisées telles que le Hamas) pour braquer la population israélienne en quête de sentiment de sécurité à tout prix et offrir un prétexte aux droites israéliennes pour taper plus dur.
  2. Disons que c'est assez ironique après tout l'encre qui a coulé autour du pipe-line de la Baltique :lol:. mais de là à faire de la Pologne une autre Norvège? Faut pas exagérer: des réserves importantes peut-être, mais rien de comparable au pétrole de la Norvège, et surtout pas à son impact sur une population aussi réduite que celle de la Norvège: la Pologne est quand même dans la gamme des 40 millions d'habitants. Plus encore, ce qui fait la particularité de la Norvège comme de la Malaisie, contrairement à tous les autres Etats ayant découvert une manne d'hydrocarbures, c'est la gestion exceptionnellement responsable qu'ils en ont fait; de ce côté, ils sont des exceptions notables, et je doute que la situation polonaise autorise une telle volonté politique et une telle prévoyance (trop de tensions, trop de divisions, trop de besoins, trop d'urgence, voire aussi de corruption).
  3. A un détail près Philippe: quid des savoirs-faires et des chantiers liés au PA? Il y a une capacité qui se perdra et ne se récupèrera pas si facilement puisque s'il faut attendre un programme next generation pour un remplacement du CdG par un ou deux nouveaux PA, mais dans 15-20 piges, il faudra repartir de zéro. Ca a aussi un coût. Comme l'entretien des savoirs-faires de l'équipage du PA qui justifie un certain niveau d'activité à l'année nécessitant, quand il n'y a qu'un seul PA, une certaine constance (ils peuvent pas s'entraîner à quai): une unité ne permet pas, ou permet mal, d'avoir un PAN réellement dispo rapidement.
  4. Marrant qu'avec une telle majorité de francophones, des connards de cet acabit puissent rester en place :lol:.
  5. Je ne crois pas qu'il faille minimiser la qualité des FS israéliennes pour ça: - primo, le fait que le gros de l'effectif soit fait de conscrits longue durée ne veut rien dire: 5 ans, avec 20 mois de formation intense, c'est quand même pas rien, surtout que l'on parle d'une unité spéciale qui fait d'abord un gros écrémage sur dossier. Elle prend ceux qui ont le QI adéquat, plus de nerfs.... En plus des qualifications physiques nécessaires, et dans une armée de conscription, ça fait un genre de vivier de choix auquel les armées pros n'ont pas accès. Ca remplace pas complètement l'expérience longue, mais ce n'est pas à mésestimer. - secundo, rien ne dit quelle est la part des appelés: dans ce genre d'unité, surtout à "mentalité occidentale" et particulièrement anglo-saxonne, les unités spés ont une forte culture du sergent de métier. Il est plus que probable que chaque équipe a du soldat pro avec une bonne bouteille, et au global un fort encadrement d'opérateurs expérimentés. - tertio, le cadre d'engagement est tout: si l'opération a été hâtivement préparée, voire réalisée quasi sans préavis, mais avec un mandat impératif du pouvoir politique (cad pas de possibilité, commune aux FS, de pouvoir apprécier leur mission, et la reproposer selon des critères réalistes), envoyée avec un effectif et des moyens inadaptés et insuffisants (sans compter l'éventualité possible d'un ordre expres de faire partir les choses en couille), faut pas s'étonner du résultat, qu'on la fasse avec la Shayetet, le SBS, le GIGN, le commando Trepel ou Chuck Norris.... Non, Chuck aurait tué tout le monde :P. Mais une opération vaut avant tout par son cadre, son environnement, sa préparation et ses moyens, soit avant tout l'amont. L'exécution garde un fort facteur d'incertitude, mais il n'y a qu'à constater les moyens mis en oeuvre pour déduire le cadre et l'intention dans cet événement. Comme le disait Napoléon, un soldat est comme un nombre, il n'acquiert de valeur que par la position dans laquelle on le met. Mets des soldats d'élite dans une situation de merde avec une opération préparée par-dessus la jambe, et le résultat est garanti. - quatro, les meilleures FS de la planète ont aussi des plantages ou des succès "tachants" à leur actif. Tous les jeunes ne sont pas des rouleurs de mécaniques ou des extrêmistes de l'action ou encore des nationalistes violents, et les profils pour ce genre d'unités ne sont pas nécessairement des excités agressifs, surtout qu'une formation dure de FS calme les nerfs en général. Que les FS israéliennes ne soient pas nécessairement les meilleures du monde, c'est une probabilité assez fortes; qu'elles ne soient pas les mieux rompues aux opérations à volant médiatique et trop orientées action brute, c'est aussi possible. Mais ça reste des unités à haut standard. S'il faut chercher une explication, vaut mieux voir la direction politique, le cadre et le timing de l'opération, et la réaelle intention des autorités israéliennes dans cette histoire.
  6. Y'a de ça ;). Ce que je pense est qu'il n'ont rien eu à foutre que ça parte en sucette ou non: mais je suis à peu près sûr qu'ils ont tout fait, au niveau des donneurs d'ordres, pour que l'opération se fasse sans se soucier qu'il y ait bavure ou non. En fait, je pense que l'opération n'a absolument pas été préparée ou pensée, justement à cet effet: - si l'opération se passe sans casse ni bobos, tant mieux, tout le monde est content, les gages sont donnés aux extrêmistes de droite laïcs et religieux (le bateau a été arraisonné et avant les eaux territoriales en plus), et tout ce qui fait scandale est le principe de l'attaque dans les eaux internationales, mais sans bavure, c'est juste du blabla qui passe vite aux infos - si ça part en sucette, comme ce fut le cas, même topo au final -sauf pour le scandale qui a quand même peu de chances d'avoir des répercussions concrètes-, parce qu'il faut se rappeler qu'à moins de conséquences concrètes dures (rétorsions US, embargos, entraves à l'appro en pétrole, impact sur le commerce.... VOire guerre ou en tout cas actions violentes massives), la priorité du gouvernement ira toujours à la satisfaction de ses clients politiques, et de très loin. Voir Elie Barnavie qui compare souvent la classe politique israélienne à un mix entre celle d'une république bananière et celle de la IVème République :lol:. Dans ce cas de figure, qu'un ou plusieurs soldats israéliens ait été rudoyé/blessé ne "prend" pas face à l'opinion même américaine, mais fonctionne pour l'électorat du gouvernement. C'est la politique du "presque pire" côté international ("presque" parce qu'on sait que c'est pas assez gros pour faire péter quoi que ce soit), mais c'est encore mieux que l'option précédente pour le côté intérieur. Ils n'ont pas voulu purement et simplement que ça parte en sucette, mais on fait en sorte que l'action ait de grandes chances que ce soit le cas, sinon, l'opération eut été plus massive, mieux préparée, avec plus de matos et de moyens. Ils savaient qui était à bord du navire et s'il y avait des armes ou non, donc ont pu évaluer aussi qu'il y aurait des chercheurs de merde (pas des terroristes proprement dits) à bord. Tout était prêt pour que ça dégénère, sans pour autant que ce soit absolument la seule possibilité. Mais une chose est sûre: aucune unité spéciale n'aurait, face aux scénarios probables, déployé un si faible dispositif et une opération si mal menée (et vraisemblablement si peu préparée) si les autorités avaient voulu faire dans le feutré garanti sur facture. Je parierais que la Shayetet a reçu le go avec peu de préavis, et n'avait pas vraiment reçu l'ordre de préparer beaucoup son bouzin. Ou alors on est en face de l'amateurisme le plus complet et le plus laùmentable qui soit, ce qui est quand même très douteux, surtout pour une opération pour ainsi dire "publique" dans les eaux internationales contre un navire qui n'est pas un transport d'armements discret.
  7. Le gouvernement israélien a fait ça pour des raisons de politique intérieure, pas de défense ou de sécurité et sûrement pas pour "envoyer un message" ou prendre une attitude (qu'il a déjà démontrée depuis longtemps) sur la scène internationale. C'est simplement un reflet du compromis politique sur lequel il repose et sur les éléments de sa base à qui il veut donner des gages.
  8. Tancrède

    Guerres civiles ?

    Surtout que le gros de la population musulmane n'était pas tellement pro-FLN et ne l'a pas été avant quasiment la fin. Mais on ne peut résumer le terme de guerre civile à un affrontement idéologique, étant donné d'abord que les idéologies ne sont réellement apparues qu'au XIXème siècle. Il s'agit d'un déchirement intérieur d'un pays selon des lignes de fractures qui existent habituellement, mais sont là poussées à un extrême qui n'est plus gérable, par une crise (conjoncturelle, ou l'aboutissement d'une longue entropie) et/ou un élément nouveau (là arriveraient les idéologies, religions, nouvelle conception du rôle d'un acteur....). Pour la Guerre de Cent Ans, sa première partie (jusqu'à la première reconquête de Charles V) est assez clairement ce qu'on pourrait appeler une guerre civile qui déchire l'intérieur du pays et affaiblit le royaume au point de rendre l'action anglaise possible à la faveur de ces troubles. L'élément déclencheur est la crise de succession qui aiguise l'appétit des Plantagenêts, toujours nostalgiques de leur empire détruit par Philippe Auguste. Mais le terme n'est pas totalement exact parce qu'il s'agit avant tout d'une guerre féodale, dans le cadre de royaumes qui ne sont pas complètement ce que l'on peut appeler des Etats, mais bien des entités à cheval sur la notion de propriété privée et celle d'Etat. La 2ème partie de la guerre, celle qui commence en 1415, n'est plus une guerre civile, mais une guerre entre nations qui ont commencé à clairement se différencier de par leurs réactions à la phase précédente (notamment "l'anglicisation" de l'élite en Angleterre, et la réaction "nationale" en France). Mais là encore, cette phase ne peut exister que parce que le royaume de France lui-même est en guerre civile, autour des 2 camps qui déchirent l'élite et sur lesquels la division sociale et territoriale s'opère: Armagnacs et Bourguignons. L'action anglaise eut été impossible sans l'étranglement de la royauté, prise sur 2 fronts et momentanément affaiblie dans son "organe" principal, en les personnes du roi et de sa succession (assassinat des 2 héritiers adultes, laissant le futur Charles VII comme seul candidat, jeune et alors réputé faible) et dans un entourage complètement fractionné.
  9. Tancrède

    Guerres civiles ?

    Plus épineux: le terme de guerre civile pour la guerre de Cent Ans est un peu exagéré mais en grande partie vrai, en ce que France et Angleterre sont unies alors d'une façon spéciale via la relation féodo-vassalique entre leurs 2 rois, mais aussi parce qu'on peut encore difficilement parler de pays au sens moderne pour les entités de l'époque. Un Etat monarchique ET féodal est-il un Etat tel que nous l'entendons? Rien n'est moins sûr. Donc si on peut considérer qu'elles forment bien 2 entités étatiques quand même, ce qui est grosso modo le cas, on peut constater cependant qu'au niveau des élites dirigeantes, c'est-à-dire les gens "qui comptent", ceux qui ont "la franchise" (le vrai statut de "citoyen" pourrait-on dire, au sens de participant à la décision de la nation), France et Angleterre alors ne forment qu'une seule et même société. Leurs élites sont des élites françaises de mentalité, de culture, de références, et pour l'essentiel de souche. L'essentiel de ceux qui comptent, surtout en Angleterre, a des intérêts et des possessions des deux côtés de la Manche, et au global, les affaires sensibles sont imbriquées. Plus fondamentalement, la Guerre de Cent Ans est avant tout une guerre civile parce que c'est un conflit entre un roi et son vassal, même si la situation particulière a voulu que le vassal ait de fait plus de moyens que son roi et soit dans une meilleure position que lui, situation que l'on retrouvera avec la Bourgogne. Le cas allemand est différent, et ce depuis les lendemains du traité de Verdun: malgré ses prétentions, l'empire othonien n'est pas la continuation de l'empire carolingien. Le St Empire est différent en nature, et en termes de "peuple" de création, ce que furent les élites franques en Allemagne à ce moment a été fondu dans un nouvel ensemble d'élites faisant plus la part aux "locaux", principalement ceux qu'on appelle "Saxons" (plus rien à voir avec le peuple de l'origine). On ne dit quand même pas que la guerre de cent ans fut une guerre civile parce que Gaules et Angleterre ont fait partie de l'empire romain, mais parce qu'au moment de la dite guerre, il y a des éléments qui peuvent justifier cette appellation.
  10. Et mettre des boules puantes (bio) dans les pharmacies de quartier :lol:?
  11. C'est bizarre, mais sur ce coup là, j'ai pas l'impression qu'on va voir l'Union Européenne essayer d'accroître son pouvoir/union en proposant la formation d'une centrale d'achat unique de médicaments pour l'intégralité des membres (là les prix baisseraient largement en-deçà des 25% mentionnés :lol:). Forcément, les pharmas ont bien plus de pouvoir auprès des instances européennes et des Etats-membres qu'un seul pays :P.
  12. Et c'est quoi nos besoins essentiels? Une partie est clairement identifiable et pour ainsi dire quantifiable: - protection des routes de commerces contre des menaces de tous gabarits -incluant l'éventualité d'une guerre majeure où la France n'est pas nécessairement partie prenante - protection/capacité de dissuader contre toute menace sur les territoires français lointains et ZEE - assistance à nos alliés dont certains ne vivent pas à côté.... Ou alors autant renoncer à leur alliance et à une partie des traités commerciaux et facilités qui vont avec. Car jusqu'à preuve du contraire, les alliances se soutiennent encore d'abord et avant tout avec la force armée comme garantie - garantir une participation donnée à l'ordre mondial dont la France est encore une garante de premier plan, ordre qui lui bénéficie et lui confère encore une position et des avantages disproportionnés à sa puissance relative. Ces devoirs incluent la police des mers, une participation active à des actions de divers ordres (lutte contre la prolifération, participation et présence constante dans les dispositifs de l'ONU, et avant tout dans les théâtres chauds et/ou en premier intervenant, police des mers....). Une autre partie ressort des objectifs de développement des intérêts, matériels et autres, de la France.... Oui, ce sont des ambitions, et contrairement à ce que tu dis, les ambitions ne sont pas juste un flattage d'ego pour des phrases creuses comme "tenir son rang" et autres conneries du genre, pas plus que construire un PA n'est là pour compenser la virilité déclinante de quelques sénateurs pour qui même le viagra ne marche plus. Alors ces ambitions, pour peu qu'elles émanent d'une classe politique qui entend se mettre plus ou moins d'accord pour qu'elles soient grosso modo suivies, sont déterminées par le pouvoir selon une vision du futur à un instant T.
  13. On note que ça pourrait évoluer, étant donné la tendance actuelle de l'US Navy et celle des adversaires potentiels, du moins pour ce qui regarde des Etats organisés: question PA, l'avenir de l'US Navy est à la baisse de puissance absolue (nombre d'unités) et relative (montée des capacités défensives -aviation et missiles- des autres Etats). D'une manière ou d'une autre, les USA manqueront d'aéronefs projetables rapidement surtout parce que le besoin en avions augmente rapidement pour des opérations de guerres. Le cas école (mais aussi extrême) est évidemment celui de la Chine qui n'est plus "dissuadable" autour de Taiwan, même par 2 GAN US. Bref, la "valeur relative" d'un PA allié grimpera inévitablement pour les amis ricains.
  14. Oui, des conséquences énormes: ce que l'Europe produit se fait à partir de matières premières importées. Ce qu'elle consomme se fait avec des produits finis et semi-finis en grande partie importés et dont, s'il fallait en produire nous-mêmes une partie, les composants et matières de base devraient l'être aussi. Et le tout se fait, comme la vie courante, avec une énergie dont les matières de base (gaz, pétrole, uranium) sont importées. Qui plus est l'exportation hors UE est très loin d'être négligeable, surtout en valeur; ce sont donc des flux dans l'autre sens (y compris de personnes: services, savoirs-faires, expertises....) extrêmement importants. Enlève la protection-sécurisation effective, mais plus encore la possibilité latente de le faire, et les conséquences seront TRES significatives et chères. L'Oncle Sam assure le remplacement? Sois sûr que la facture se paiera à tous les niveaux (chantage, alignement requis, poids dans les négos commerciales écrasé....). Sans compter que pas de capacité d'intervention = pas d'alliés = pas de traités commerciaux, ou peu, et mal négociés. Et qui remplacerait ce qu'assure l'Europe, qui, mine de rien, n'est pas si ridicule? Personne dans l'immédiat = insécurité accrue de certaines zones (et effets sur les zones limitrophes), insécurité accrue en certains points de grandes routes commerciales = prix du transport grimpe = impact économique. Pas de possibilité d'intervenir, même si c'est pas le corps expéditionnaire des marines = un des seuls vrais atouts de politique extérieure (encore aujourd'hui) qui disparaît. Pas parce qu'une armée permet de jouer la politique de la canonnière comme au temps jadis, mais parce que c'est un moyen de sécuriser des flux et les zones qui les bordent, de garantir le maintien d'un ordre international établi (qui est encore à notre avantage de façon disproportionnée à ce qu'est devenue notre puissance), de dissuader quand même encore nombre d'acteurs géopolitiques (gouvernementaux ou non: ne pas être capable de mener une invasion complète de l'Iran ne veut pas dire que l'Iran se fout que la France ait installé une base à Abu Dhabi)....
  15. Les problème de la Taxe Tobin ont déjà été soulevés par Tobin lui-même et d'autres. En voici quelques-uns (je cite wikipedia au lieu de faire mon texte vu que je suis flemmard): - les propositions de Tobin visent avant tout à limiter les effets néfastes des spéculations à court terme dans le cadre du système des changes flottants afin de prévenir une crise économique grave. Ces mesures ne visent en aucun cas à fournir aux Etats de nouvelles ressources fiscales, à financer des O.N.G. et encore moins à financer le tiers-monde, l'écologie ou la santé publique comme il a pu être présenté. Les propositions Tobin sont des mesures pragmatiques liées aux dysfonctionnement des changes flottants - En dépit de son taux très faible, elle constituerait un frein aux échanges en général, étant donné qu'elle serait également prélevée sur des transactions de paiement et transfert non-spéculatives, du fait des entreprises fonctionnant en réseau, et des contraintes d'optimisation de trésorerie en temps réel. - Elle accentuerait la volatilité des cours des monnaies en diminuant les transactions sur les marchés et en les rendant ainsi moins liquides - Elle ne permettrait pas d'éviter les mouvements de capitaux de grande échelle, tels que ceux qui ont causé les crises asiatique et russe, son taux n'étant pas assez élevé pour être dissuasif - Elle devrait être mise en place à une échelle mondiale ou continentale, ce qui implique une entente difficile à obtenir : une action isolée de quelques pays aurait des effets négatifs sur leur économie. Dans de tels cas, nombreuses sont les places désireuses d'attirer des capitaux et les intervenants en refusant d'appliquer cette taxe. En outre, selon The Economist, quand bien même elle serait mise en place à une échelle globale, il serait possible de l'éviter par de l'ingénierie financière - Elle ferait vraisemblablement reposer le cout de la taxe non pas sur les organismes financiers ou spéculateurs mais sur les utilisateurs finaux de ces produits. En effet, les teneurs de marché doivent maintenir une activité profitable pour exister et une taxe sur les transactions de X % induirait nécessairement une augmentation de X % du spread, c'est-à-dire de la fourchette d'offre et de demande. Le prix de la taxe serait donc directement reporté sur les activités d'investissement et de couverture, vitales pour l'économie. -
  16. Je me moquais surtout de ta façon d'amener un constat simple comme si c'était une preuve de la validité d'une d'opinion politique, ce qui est au-delà de la capillotraction et plus que bancal. Surtout quand on parle d'une monnaie qui est censée être l'émanation d'autres choses, non un fait en soi. Et si on parle de cet autre chose, c'est là que ça devient plus épineux. Si c'est voté de l'initiative du Parlement, c'est juste un joli nom pour du creux: pour ce genre de trucs, faut des moyens lourds, ce dont ne dispose pas le Parlement. Il n'a pas d'ailleurs non plus la moindre possibilité de conférer la moindre autorité à ce genre de dispositif, ni même de garantir son indépendance. Mais curieusement, la gesticulation politicienne, quand elle émane des instances européennes, semble être à tous les coups constitutives d'un nouveau "renforcement" de l'union, dans tes posts. Pour ce qui est de la légitimité "démocratique" des députés européens, c'est un sujet déjà débattu et rebattu, et encore très remis en question même chez les européistes, mais apparemment, ça t'intéresse pas.
  17. Tancrède

    Identité nationale

    Si c'est le cas, dans la société du Moyen Age, un tel ostracisme aurait été dument acté et se serait traduit par un statut légal, comme pour les juifs, les Lombards (pourtant catholiques et "européens" ethniquement) et beaucoup d'autres. Les Cagots, dans le sud ouest ont eu le statut le plus discriminant du Moyen Age sans qu'on sache même ce qui faisait leur particularité! Donc un village ou une zone de Sarrasins convertis ou non, ça se serait remarqué. Pour le coup de la Normandie, les zones de peuplement exclusif sont très rares, et correspondent à une immigration secondaire de Norvégiens venus d'Angleterre, donc potentiellement déjà "mélangés", sans compter qu'on parle d'effectifs anecdotiques, et que les filiations font surtout référence au père (tradition), la venue de femmes étant nettement moins fréquente, en tout cas pas en proportion suffisante, loin de là. Les cartographies génétiques conduites en Angleterre ont ramené beaucoup de monde de tels mythes: même dans le nord du pays, où l'immigration norvégienne était censée avoir conduit à un peuplement quasi exclusif, montrent qu'en fait moins de 30% du capital génétique peut être imputable aux "ancêtres vikings". Dans le reste du pays, beaucoup de "nordicistes" voulant se voir en descendants de vikings ont du s'écraser quand il a été montré que les apports danois et norvégiens étaient en fait assez mineurs; et de même pour les Angles, et surtout les Saxons (sauf sur le littoral est où c'est un peu plus significatif). La souche celte, et même plus ancienne (assimilable à des populations ibères) est restée le gros de la base ethnique anglaise. Il faut revoir beaucoup de mythes du XIXème siècle ethniciste et exclusiviste qui pollue la base sur laquelle nous pensons.
  18. J'ai pas dit que n'importe quel déficit était la solution, arrête les métaphores faciles s'il te plaît ;). Mais faire de l'austérité pendant la crise, ça c'est une certitude de la prolonger. Il est clair que le déficit à faire devrait être consacré à soutenir la demande, mais celle qui se répercute en priorité sur l'offre nationale, et en second lieu sur l'offre de nos principaux clients si possible. Réformer le "moteur" économique est un impératif. mais une partie de cette réforme est de toute façon soit impossible (politique monétaire hors de contrôle) soit très dur (réinstituer une bonne dose de protectionnisme dans l'UE pour reconquérir le marché intérieur et recréer une offre nationale/communautaire de plus grande échelle).
  19. Ben c'est leurs noms traditionnels pour les capital ships, ou ça l'était jusqu'aux années 70 (Robert Heinlein a d'ailleurs écrit Starship Troopers avant ça). Apparemment, la présidentialisation l'a emporté sur l'histoire de la nation; signe des temps? L'Amérique se monarchiserait en quelque sorte? Et pitié, donne pas le titre français de Starship Troopers, il est vraiment à chier :P....
  20. :lol: :lol: :lol:. Stiglitz a beau avoir une opinion tranchée, ça n'en reste pas moins un expert, qui plus est non engagé dans un mouvement, donc non contraint. Une monnaie doit être adaptée à une économie, pas l'inverse. Et l'UE, mais plus largement les élites européennes, nient ce fait au nom d'un dogme, et sans doute encore plus de pressions aussi idéologiques que purement matérielles. Ils vont pousser ça jusqu'à l'absurde, jusqu'à ce que ça ne passe plus. La position allemande est emblématique: outre l'évolution de leur économie vers celle d'un pays émergent tourné entièrement vers l'exportation et au niveau de vie en chute, ils restent obsédés par une conception monétaire datant des 30 glorieuses et de leur modèle économique d'alors, dans un cadre de changes fixes et de parité or. Leur discipline budgétaire est louable et leur volonté de maintenir la stabilité et la force de l'euro n'est pas sans raison, mais sont-elles adaptées à tous les modèles économiques de la zone? Evidemment non. Sont-elles mêmes encore réellement adaptées au leur tel qu'il évolue? Pas sûr. Surtout avec le vieillissement de leur population. Quoiqu'en disent les Allemands, la force de l'euro est au moins autant due à l'assise sur toute la zone euro qu'à la discipline plus ou moins tenue de ses membres, Allemagne en tête. Ils peuvent agiter la propagande de "l'Allemagne vertueuse contre les économies club Med" tant qu'ils veulent, c'est surtout pour leur population dont la majorité morfle et ne voit pas l'effet retour ses sacrifices, tout connement parce que le modèle économique choisi est trop limité aux exportations de quelques secteurs dont le seul avantage est un différentiel qualitatif qui ne fera que s'éroder. Que reste t-il comme moyens à l'UE? Question commercial, tout est ouvert au libre-échangisme dogmatique, et on est le fils d'Hitler si on le remet en cause. Question budgétaire et monétaire, c'est tout aussi dogmatique et inadapté. Et en politique économique, ben.....
  21. Ils ont renoncé à plein de noms importants au profit de cette exclusivité pour des présidents, surtout récents qui plus est; comme nos politicards se disputent pour se faire attribuer des noms de rues de leur vivants, les partis ricains essaient de caser leurs présidents préférés. Résultat, des noms comme Kitty Hawk, Yorktown, Lexington, Oriskany, Saratoga, Franklin, Bunker Hill, Franklin Roosevelt (?!), Valley Forge.... Sortent de fait de la liste navale ou se voient relégués sur des classes de bâtiments moindres, malgré leur importance historique. Même leurs choix de priorités pour les noms de présidents sont très contestables, mais depuis la classe Nimitz, il semble que les nouvelles constructions n'ambitionnent rien d'autre que cet aspect assez minable, partisan et mesquin. Seule exception (aux noms de présidents, pas au côté partisan): le John Stennis, nommé en l'honneur d'un semi-obscur parlementaire juste noté pour sa longévité en poste, quelques positions notables et son action en faveur de la Navy.
  22. Tancrède

    RGPP 2

    Faut vraiment être politicien dans un pays où la presse n'a aucun esprit critique pour pouvoir dire ça :lol:. Bientôt il va falloir que les pioupious se sentent coupables et privilégiés d'avoir moins que le minimum pour se démerder et une direction de merde qui préfère les économies de bouts de chandelle aux réformes? Attention, le prochain coup, il risque de s'attaquer à "l'esprit de jouissance" des armées :P!
  23. Waaaaaouh! Si Wikipedia le dit, putain c'est l'évangile :P.... Désolé, mais tant que tu t'en tiendras à aligner des commentaires café du commerce, j'aurais vraiment beaucoup de mal à croire que tu comprends même un peu les sujets dont tu entends parler, surtout si c'est pour avoir des posts si univoques, qui évoquent plus une béatitude fanatique qu'un avis fondé en raison. Tu constates rien du tout, tu ne connais pas leur avis, seulement les compromis politiques auxquels ils parviennent, qu'ils les jugent bons ou non. Waouh! Depuis le "oui.... Mais" de VGE, on n'a pas fait mieux. Quelle opinion. Si tu faisais attention à ce que disent les autres, tu noterais que la polémique euro fort contre euro faible n'est absolument pas ce dont j'ai parlé. De même pour les économies par rapport à leurs monnaies: à un type d'économie correspond une politique monétaire. Et l'euro n'est pas adapté à la majorité des économies de sa "zone".
  24. Sauf si tu en fais une formule définie, un outil affecté et dédié, un processus proportionné et vérifiable en fonction des volumes de vente et fait spécifiquement pour cet usage. Ca n'est pas quelque chose de très lourd à vérifier ni une sur-paperasserie prenant beaucoup de temps, l'avantage d'exportateurs étant qu'ils ont des flux de biens et services effectivement constatables. C'est par des procédés sans doute plus raffiné et plus fluide, mais fondamentalement de ce type, qu'on discrimine le qui et le pourquoi. Au vu des volumes respectifs, c'est une urgence. Note bien que quand je parle des volumes auxquels il faut payer attention (je me sis peut-être mal exprimé), je disais simplement que le volume des fonds servant à des opérations purement spéculatives et de sur-volatilité des marchés, et particulièrement des changes, était infiniment supérieur à ceux servant à couvrir le risque des entreprises purement commerciales. C'était juste un constat pour dire que ce type de dispositifs nécessaires dans le principe servait dans les faits bien plus d'autres types d'opérations. Par ailleurs, discriminer est effectivement impératif en ce que les acteurs réalisant ce type d'opérations ne séparent pas les masses d'argent respectives dans leurs mouvements.
  25. A la différence près qu'il faut regarder les volumes respectifs de tels procédés, non seulement en global à l'année, mais en flux au jour le jour. Il peut exister bien des façons de couvrir le risque de changes, et mettre en place des dispositifs spécifiques n'a rien de compliqué en soi. En revanche, le gros des ventes à découvert sert avant tout à des manoeuvres de spéculation, de survolatilité des marchés et de sur-réactivité.
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