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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Ben, c'est que la boîte de conserve, faut encore la transbahuter, et c'est lourd au final quand il y en a beaucoup (ajoutez le poids de l'emballage). Et surtout, rien n'existait alors pour l'industrialiser en masse: pas de filière d'appro suffisante ou assez rapide (on transporte encore par char à boeufs, comme le poisson dans Astérix :lol:) pour concentrer assez de bouffe en bon état de conservation à un moment donné. Et surtout, si Nicolas Appert a effectivement inventé le principe de la conserve, celles qu'il faisait étaient encore en verre, soit pas un contenant commode pour une campagne militaire et pas un truc pouvant alors être facilement produit en quantités industrielles. Et la métallurgie n'était pas encore assez performante. La première boîte en fer blanc fut brevetée en France, en 1810, mais le procédé permettant une vraie production de masse n'arriva pas avant la Guerre de Crimée. Et quand bien même la conserve aurait existé en masses, son transport aurait posé les mêmes problèmes à des armées à pied avec un train à cheval, sans appui de lignes ferroviaires ou fluviales.
  2. C'est une campagne extrêmement longue et complexe à appréhender en raison de la taille du théâtre, de la multiplicité des zones d'action et des effectifs engagés. Mais grosso modo, c'est avant tout la géographie qui a eu raison de l'expédition, pas seulement l'hiver: les troupes ont commencé à crever à grande vitesse de maladies et problèmes sanitaires dès l'été. A Borodino, la Grande Armée avait perdu près de la moitié de ses effectifs quasiment sans combat. Les multiples engagements mineurs de la campagne représentent un ratio de pertes insignifiant. Le fait est que la logistique était insuffisante pour des effectifs pareils, et la politique de la terre brûlée, mais surtout l'immensité du territoire russe, n'ont rien arrangé. Rien que le fourrage pour les 40 000 chevaux de monte (on ne compte même pas les animaux de trait) représentait une masse impossible à transporter, alors la bouffe.... Vivre sur le pays était dès lors impossible en raison des effectifs: la terre brûlée ne fut pas aussi généralisée, et son impact ne fut pas gigantesque. C'est tout bonnement la concentration (même répartis en plusieurs corps sur plus de 1000 km de front nord sud) et la taille des effectifs de la Grande Armée qui rendit l'appro impossible. De là tous les affaiblissements, maladies, désertion, morts, impacts au moral.... Découlèrent. L'hiver frappa seulement après. Avant ça, il y eut aussi le dégel des grandes plaines russes: boue, marécages, absence de routes (la Russie était très peu jalonnée de routes), environnement malsain.... Ce qui veut dire un tas de moustiques et parasites, l'humidité permanente, et donc des maladies à foison. Il y a un chapitre qu'on oublie aussi, c'est que l'armée russe a autant souffert que l'armée française, avec des pertes proprement affolantes (mouvements permanents, dégel, puis hiver, maladies, absence de soins, brutalité de la disipline russe, insuffisance des subsistances....). Quand les restes de la Grande Armée refranchissent le Niémen (le corps de 50 000h derrière Napoléon, puis les quelques 50 000 autres, environs, qui revinrent ensuite en ordre dispersé, sans compter les défections non comptabilisées dans les pertes, comme les Autrichiens et les Prussiens), l'armée russe n'est pas en bien meilleur état, et ses meilleures troupes ont disparu, contraignant à des levées forcées de paysans et à une baisse généralisée du niveau de qualité. Enfin, il convient de garder à l'esprit que la Grande Armée, c'est au départ entre 500 et 600 000h, mais aussi un effectif presque équivalent de civils qui accompagnent ou suivent: des professionnels soutenant l'armée en diverses fonctions, mais aussi et surtout les hordes de suiveurs habituels (rapaces, putes, maquereaux, escrocs, commerçants, bâtards de soldats....) qui accompagnent inévitablement les armées. Ce sont eux qui ont payé le prix le plus lourd puisque presque aucun d'entre eux n'est revenu (ils n'ont pas de titre aux rations et appros de l'armée, personne ne les soigne, personne ne leur sauve la peau....): à la Bérézina, ils représentent l'essentiel des pertes.
  3. Ouais, je crois que tout le monde a commencé à comprendre que ces réunions pour la photo ont commencé à prendre un sérieux coup dans l'aile dans les années 90: avant, que le sommet donne des résultats ou pas, le simple fait de dire qu'il y avait discussion, c'est-à-dire signifier que les 2 parties acceptaient le principe d'un compromis, même s'il mettait des années à être trouvé, donnait un espoir bien concret aux populations et affaiblissait les forces du désordre. L'apparition des médias de masse et leur extension y compris dans des pays en développement e redonné du punch au système dans les années 80. Le problème est que, comme d'habitude avec les politiques, on a abusé du système au point de le rendre totalement inefficace et même contre-productif. le problème des artifices politiques est que les populations s'y habituent, deviennent vraiment cyniques et perdent le peu de confiance qu'elles pouvaient encore avoir dans leurs décideurs. Le Fatah est la maison témoin de cet échec. Pas vraiment, c'était même le mot le plus attendu, vu que le terme "réforme" était celui en usage par tous les candidats à la présidentielle depuis.... VGE. Le mot de réforme est sans doute le plus usé, abusé, suremployé et dévoyé de toute l'histoire des campagnes politiques; t'as déjà vu un politique dire qu'il ferait de la continuité? Ca, ce serait un novateur culotté :lol:. De Gaulle et Pompidou sont les seuls à avoir employé le mot "réforme" en le faisant suivre d'effets. Le mot était usé, et je parierais qu'il n'a même pas été envisagé une seconde dans aucun cabinet de conseil en com. Ils sont très consommateurs ces gens là: on prend, on jette. Et comme les politiques sont maintenant des paquets de lessive grand public (un comble qu'ils ne soient jamais propres), crois-moi, ils ne regardent pas à deux fois à l'emploi de slogans tout faits et hyperboliques. Je suis absolument persuadé (avec quleques avis éclairés ;)) que c'est au contraire le terme "révolution" qui a été envisagé, puis au final écarté parce que trop exagéré. Et on a vu que Sarko ne reculait pas devant l'hyperbole creuse et le recyclage de formules toutes faites: "Grenelle de l'environnement", "Plan Marshall des banlieues" et autres débilités sans fond. C'est du langage tout aussi creux que ceux des autres et c'est le propre des politiques actuels: au moins, les connards d'avant avaient la référence culturelle. Là on a des connards sans culture ni imagination, ça perd son cachet. Les mêmes merdeux avec un emballage plus cheap et une absence de fond tout aussi consternante. Non, du cliché façon image d'Epinal, mais bon, si ça te fait plaisir, chacun ses délires. Là où j'en ai le plus vu, c'était autour des conseils d'administration (j'en ai une splendide sur le fonctionnement de la holding de Seillères, mais je peux pas en parler sur un forum ouvert :lol:). T'as déjà mis les pieds au Quai d'Orsay? moi oui. Et je pourrais y dormir sur le ventre en toute tranquillité.
  4. Combien d'avions REELLEMENT dispos? Combien de cellules pas trop usées et correctement entretenues, combien d'équipages réellement au point avec assez d'heures de vol (parce que l'affaire géorgienne a justement indiqué de graves insuffisances dans l'aviation)? Je connais Sapir, merci; faut apprendre à le relativiser (comme les autres). C'est pas parce qu'il dit un truc que tu aimes entendre que c'est lui qui a totalement raison. Mon point n'est pas de dire que la Russie n'a pas d'économie en dehors des matières premières, mais que celles-ci fournissent à l'Etat russe ses devises, ses moyens et, en définitive, l'essentiel de son budget et de ses moyens d'action. Et le prélèvement actuel exagéré de ces bénefs a un prix, qui est leur tassement prévisible à l'horizon proche, ce qui compliquera les capacités de dépenses dans des programmes exceptionnels comme le réarmement. Le point de ces bénefs énergétiques est de fournir des liquidités free of charge, non liées à un poste budgétaire existant. C'est un fait mathématique: ne pas investir dans l'équipement de prospection, d'extraction et de raffinage fait dramatiquement chuter les bénéfices à terme. Si les géants pétroliers mondiaux, en plus des renouvellements d'amortissements, réinvestissent près des 3/4 de leurs gigantesques bénefs en moyenne dans leurs équipements et dans la prospection, c'est pas tout à fait pour rien. Le besoin d'investissement dans ce secteur est constant et proprement gigantesque.
  5. La Russie a dépensé plus de 10% de son budget militaire pour l'opération géorgienne; ne sont impressionnés que ceux qui regardent la chose d'un peu trop près. Et les réserves en devises, de même que les capacités de financement en général, ont pas mal morflé ces derniers temps, le plus problématiques étant que ces moyens servent avant tout à payer ce qui maque encore à la Russie en trucidant les bénéfices de Gazprom qui ne réinvestit que très peu, du coup, pour faire de la prospection, accroître et moderniser ses capacités d'extraction et de raffinage: la courbe de ses bénefs commencera à morfler structurellement de cet état de fait. Selon moi, profiter de la manne pour se payer du militaire, renouveler les infrastructures du pays et financer de grands programmes est souhaitable, mais le fait est que d'ici à 2011, la courbe des bénefs va commencer à chuter dramatiquement. Ca, c'est un fait mathématique. Après, les capacités de pression militaires de la Russie sont très limitées aujourd'hui; et encore plus si on commence à compter à plus de 100 bornes de ses frontières. Elle doit d'abord se remettre en mesure de défendre l'intégralité de son immense territoire, et c'est pas encore le cas: la première capacité de projection des forces russes, c'est à l'intérieur de ses frontières, surtout vers l'Orient qui n'a de réalité militaire qu'au travers d'une voie de chemin de fer unique. Et vous croyez une seule seconde que NS ou les politiques français l'ignorent? Ils s'en foutent que les Russes en rigolent, comme tous les chefs d'Etat de la planète se foutent bien que la presse internationale se moque d'eux sur un ou mille traités creux, inapplicables et sans objets qui sont signés à longueur d'année: c'est du remplissage médiatique pour eux, une composante parmi mille autres d'une politique d'image afin de se donner une stature. Surtout sur une affaire comme la Géorgie dont la France se tape comme de l'an 40 (quoique celui là, en fait, on s'en tape pas :lol:): les Ricains nettoieront leur merde et personne en Europe ne leur a rendu le moindre service dans l'affaire. C'est en Ukraine que la prochaine partie se jouera, et ça risque d'être un poil plus sérieux, parce que là il y a des enjeux. Au cas où il y en aurait ici qui n'auraient pas encore compris, ce que NS a fait en Géorgie, c'était de la politique intérieure, et absolument rien d'autre; même pas de la posture internationale. Tout au plus aura t-il regardé si y'avait pas un contrat commercial à signer sur place. Une preuve parmi d'autres s'il en faut: la récente visite de Sakashpoilu à Paris était inutile et condamnée d'avance. Le simple fait qu'il soit passé chez Denisot signifie la vacuité et le désespoir de la démarche. En Géorgie, Sarko était en camapgne d'image à destination du public français, et rien d'autre. Ca fait d'ailleurs partie des mille raisons pour lesquelles Kouchner menace 2 à 3 fois par semaine de démissionner.
  6. Roland, désolé de bousiller tes idées toutes faites, mais il se trouve que les "savants du marketing", je les connais bien, et ceux du marketing politique en particulier (de la communication politique pour être plus précis); j'y suis passé un moment et j'y ai encore des potes. Publicistes et communicants, entre ceux que NS paie et ceux qui sont ses potes, ont proposé toutes les stratégies possibles et imaginables. Ce serait pas du boulot professionnel s'ils ne le faisaient pas, et la "rupture" est précisément une pure construction de communication professionnelle. C'est la seule stratégie d'image qui permettait à Sarko de se départir du fardeau de l'héritage chiraquien et de faire reconduire une majorité sur une deuxième mandature pour la première fois depuis 30 ans. Alors pour l'image d'un NS couillu choquant tout son monde en fonçant dans le tas avec une stratégie spontanée de saut dans l'inconnu, désolé, mais c'est de la bonne petite image artificielle créée pour la campagne. Il a pas plus de couilles qu'un autre, il a juste fait un meilleur plan média. Les pros de la com ont été TRES écoutés par Sarko, et ils le sont encore, par lui et par son entourage de pubards et d'enfants de la télé. Quand à la Russie, désolé, mais je vois pas Poutine ou Medvedev-marionnette autrement: la Russie n'a pas de moyens énormes de pression objective hors de ses ressources en énergie (et ça n'a pas fait de l'Arabie Saoudite la première puissance mondiale): ça fait de la gesticulation, ça parle gros, ça menace, ça titille et ça s'en prend aux lilliputiens du voisinage, mais pas grand'chose de plus. Le fait que Poutine personnellement soit plus dur et plus éduqué que Sarko (il a été extrêmement choqué que Sarko essaie de la jouer familier avec lui; le fait est peu connu, mais Chirac faisait partie des très rares non proches qui avaient le droit à un ton familier -confidence d'un copain du Quai d'Orsay non atlantiste, pas vraiment bien en cour en ce moment) ne change rien à l'affaire. La Russie cause bien plus haut qu'elle ne peut agir, et le Président suit une politique d'image exactement aussi caricaturale que nombre de dirigeants occidentaux. En termes de com, Poutine torse poil en train de faire mumuse à l'homme des bois, c'est la même chose que Sarko faisant du dada en Camargue ou Bush se déguisant en pilote de guerre pour dire "Mission Accomplished". C'est du ridicule de bout en bout et ceux qui croient une seconde à l'une des 3 illusions susmentionnées viennent de perdre le droit moral de se moquer des rodomontades et clowneries médiatiques de Chavez (et c'est dommage, parce qu'il y a vraiment de quoi se moquer :lol:). On peut arrêter avec les clichés débiles des entrepreneurs hommes rudes et concrets contre les aristos inutiles et improductifs -et sans doute un peu tapettes parce qu'éduqués ;)- de la haute fonction publique? Là c'est vraiment cette idéologie facile importée des USA et apparue depuis une vingtaine d'année; de la pure caricature et du pur gadget de communiquant, en aucun cas une réalité.
  7. Tancrède

    Equipement d'urgence

    Stanag IV, ça nous porte à un poids minimum de combien pour un taxi blindé transbahutant un GC? Sur les routes de montagne, on a vu que ça posait problème.
  8. Je rappelle à nos aimables amateurs de sentences du genre "y'a ceux qui aiment causer et y'a ceux qui agissent", que l'action d'un politique, c'est précisément de causer, à un endroit et à un moment donné. Les paroles peuvent être suivies d'effets au sens concret (masses d'argent engagées, action militaire, pression exercée ou bien mesure législative; cherchez pas, y'a pas d'autre mode d'action) ou non, mais elles constituent un acte en ce qu'elles engagent quand elles sont publiques. Mais faut pas se leurrer: 90% des actions sur la scène internationale nous sont invisibles et sont des négociations échangeant des bananes et des hélicoptères contre des composants électroniques et des concessions diplomatiques). Mais surtout, 90% des actions sont des non actions, des mouvements avortés contre quelque chose, des orientations de politique sur un sujet contre un stand by sur tel autre sujet.... On échange bien plus de l'inaction contre une autre inaction ou des menaces contre des menaces que des actions contre d'autres (dans ce cas-là, c'est souvent la guerre ou pas loin). Après, on multiplie les gesticulations apparentes, les signatures et poignées de mains creuses et les sourires hypocrites: personne s'est jamais demandé pourquoi les chefs d'Etat et ministres perdent près d'une demi heure chaque jour d'une négocaition internationale à se faire tirer le portrait par tous les photographes possibles et sous le plus d'angles possibles avec tous les sourires et toutes les combinaisons possibles (Medvedev avec un demi-sourire à droite du papelars et du stylo, Sarko à gauche avec son demi-sourire à lui, et le tout avec la poignée des mains gauche et celle des mains droites....)? 99% de ces photos ne sont jamais publiées et tout le monde s'en tape, et pourtant on sacrifie au rituel inutile. Tous les chefs d'Etat surenchérissent dans le domaine de la parlotte et des apparences débiles qui ne sont même plus de bonne politique parce que tout le monde s'en tape; et on fera plus de 200 photos chaque jour de la même poignée de main sur un sommet de 3 ou 4 jours, avec presque aucune chance su'une seule soit publiée. On rajoutera dessus des heures de discours creux et convenus, connus à l'avance de toutes les parties, dont tout le monde se fout tout aussi éperdument. Le tout pour moins d'une demi-heure de vraie négo sur 4 jours. Et la politique intérieure n'est pas loin de la même vacuité et de la même perte de temps: les USA sont les champions de ce genre de chose, faisant une cérémonie ridicule de tout, mais aucun pays n'y échappe. Lors d'une crise, les chefs d'Etat passent tous autant de temps à déblatérer à la télé. Mais pour tout ça, on charge en particulier NS parce qu'il a un poil énervé certaines personnes au début de son mandat et parce que ce genre de commentaire débile digne d'un Chavez en plein moment de délire d'amuseur public convient bien au cliché en vigueur des Européens, et des Français en particulier, qui "parleraient plus qu'ils n'agissent". Suffirait de faire un feed back sur un seul mois d'actualités mondiales pour constater que tous les chefs d'Etat parlent tous autant pour ne rien dire dans les médias, et que "l'action" est bien loin. La réalité immédiate perçue dans le buzz sélectif de l'actualité n'a rien à voir avec la réalité dans l'absolu ce n'est qu'un reflet des sommes de préjugés, de la manipulation et des limitations des médias (et trop souvent de leur stupidité ou de leur lâcheté, infiniment plus dommageables que les entraves à la liberté de la presse). Donc juger de "l'action" générale d'un chef d'Etat dans des négociations internationales revient à juger un concours de patinage artistique les yeux bandés: ça va pas loin et ça a autant de valeur et de pertinence que le programme d'un parti politique ou la plaidoirie d'un avocat. La seule réflexion honnête que peut inspirer la remarque de Medvedev est que c'est le Roquefort qui dit au camembert "tu pues".
  9. J'ai juste du mal à comprendre pourquoi on en fait un tel foin: pourquoi les Allemands sur-réagissent-ils à ce point? Je crois pas que les 3 villes de garnisons concernées aient un tel poids politique qu'elles soient capables de remuer le gouvernement fédéral. C'est même pas une histoire de gros sous: un régiment amène à tout péter 50 ou 60 millions d'euros dans une ville si toute les familles rappliquent aussi: c'est énorme au niveau local (surtout pour les petites villes), mais c'est que dalle au niveau du länder et infinitésimal pour l'Etat fédéral. Si l'affaire est devenue médiatique, donc politique, ça peut se comprendre, et l'Etat allemand se doit d'avoir l'air de défendre ses petites villes, mais il ne risquerait pas du capital politique lourd dans des négociations sur ce point, à côté de tout ce qu'il y a à négocier dans les grands sujets. Pourquoi Merkel s'accroche t-elle autant? Sauce politique interne (des députés en vue sont de ce coin) et équilibres de majorité précaire? On va pas me dire que c'est un attachement à la symbolique européenne, parce que là, ça fait cher du gadget. Surtout que c'est bien un gadget qui ne sert absolument à rien vu que les Allemands ne veulent pas utiliser la BFA, que leurs unités de la BFA ont encore plein d'appelés, qu'elles ne sont absolument pas prêtes au combat, et qu'elles ne figurent pas vraiment sur la liste des unités appelées à constituer l'Einsatzkräfte, soit la seule partie vraiment complètement opérationnelle de leur armée de terre, sur laquelle se concentre les moyens. Pour le côté européen, à part un vague symbole totalement inconnu du grand public (on s'en rappelle à l'occasion du reportage décennal sur la brigade, et encore pas tellement vu que c'est le genre de trucs programmé dans le JT de Pernaud ou à l'occasion de célébrations que personne ne regarde), elle est inutile sur le terrain et totalement absente d'une quelconque politique d'image et de com. A QUOI CA SERT? La BFA, c'est du gâchis de 2 bons régiments dont on aurait l'usage ailleurs. Et la politique d'aménagement du territoire allemand, on n'en a rien à foutre. Donc à votre avis, qu'est-ce qui peut motiver cette décision?
  10. Meunon, Roland, si Fusilier en avait gros sur la patate contre la Légion, il aurait évoqué le certificat que tout bon légionnaire obtient après un stage en montagne avec les bergers des Cévennes, qui tourne autour de l'apprentissage du soulagement et de la fécondation sur chèvres :lol:. Ca aussi c'est une des légendes qui tourne autour de la Légion: l'AdT n'a pas toujours eu les moyens d'entretenir des BDC partout :lol:. De ce côté, les marsouins ont plus de sens pratique.... Selon leur légende :lol:. Et on ne va pas relancer les blagues à base de chameaux et de légionnaires, ça deviendrait franchement malsain :P. Ca arrive encore, et pas qu'à la Légion (confidences d'un bérêt rouge très beurré il y a quelques temps). Certaines légendes courraient aussi sur un fusilier marin, dans les années 70, qui réclamait sa ration de coups de lattes au cul et de passage sous des tanks :lol:; il menaçait, paraît-il, de chanter "l'immortèla" en occitan s'il n'en avait pas sa ration ;). Ca vous évoque quelque chose ou quelqu'un?
  11. Donc il faisait semblant de ne rien y connaître et d'avoir l'air d'un demi-débile quand il parlait... enfin qu'il ânonait péniblement.... Son discours tout fait sorti d'un manuel écrit par une classe de maternelle?
  12. S'engager, se rengager, qu'y disent :lol:; y'a que ça pour vraiment savoir! Le problème des reportage est tout le problème de la communication des armées, et de ce côté, on sait bien qu'elle est dans le registre de l'absolument merdique: entre les discours des officiers dans un reportage ou en interview d'un côté, qui puent le jargon techno-artificiel, les bons sentiments, le script tout fait appris par coeur et la transcription directe des documents officiels, et la nullité des journalistes incultes en matière de défense de l'autre, qui laissent passer des énormités et pensent qu'il vaut mieux avoir des images que rien du tout, y'a pas grande chance qu'on ait quoi que ce soit de réel à se mettre sous la dent. Bref, ce qu'on nous présente est à ce point artificiel et réalisé sur commande qu'on ne voit de fait rien du tout. La communication des armées doit évoluer avec son temps, parce que là, elle s'est pas trompée de guerre mais de siècle; il ne manque que les flonflons, le sépia et la voix off solennelle pour en faire un document de propagande façon années 30. D'autres pays ont appris à être plus fins, et la seule solution pour forcer le Sirpa et les EM à se bouger le fion serait que les journalistes apprennent à être pertinents et à savoir de quoi ils causent pour entraîner une réaction. Que les armées mentent autant pour couvrir des énormités que pour préserver certaines choses qui doivent rester secrètes (déploiements, automatismes, certains exercices....), c'est parfaitement légitime, c'est le jeu. Mais ce jeu suppose que des journalistes sachent percer certains aspects et voir un peu derrière le miroir. Le but est d'obtenir un peu de réalité, pas un tableau complet, évidemment. Pourquoi pas des caméras cachées pour interviewer des troufions ou des officiers (floutés) discrètement? Ou un vrai travail de journalistes assistés de gens comme Debay pour savoir décoder les filtres massifs imposés par l'EM ou le politique? Et des chefs de rédac un peu coillus prêts à balancer un honnête pavé dans la mare sur certains problèmes, sans se laisser avoir non plus par le phénomène inverse, à commencer par le côtérevendication syndicale (notamment certaines plaintes de mdr qui gueulaient sur le blog de Merchet contre trop de trucs)? On gagnerait à avoir un peu de transparence sur les attributions de marchés publics militaires (que le père Dassault soit un peu moins bien assis ne serait pas pour me déplaire, de même que pour ce qui a mené aux problèmes d'hélices du CdG, la nullité des processus d'acquisition et les mille et un problèmes discutés ici), les performances réelles et la dispoibilité des matos.... Ca sera pas la grande lessive que d'avoir un peu de transparence, parce la situation actuelle est complètement bouchée: c'est par la publicité des problèmes de petits équipements que les soldats anglais ont pu obtenir des renouvellements massifs. Si on avait ça, vous croyez pas que les Meindl seraient devenues les pompes standard il y a 10 ans? Pour se faire une opinion, je te recommande le forum AirDefense.net, y'a quelques bons trucs ;).
  13. Fusilier, tu sais bien que ce qu'on voit dans les reportages à la télé n'est quand même pas non plus un grand reflet de la réalité, surtout en ce qui concerne l'armée où l'EM et les Sirpas sont plus préoccupés de leur faire prendre la pose et de montrer une ambiance gentillette, sociale et politiquement correcte que de montrer des sous-offs s'occuper d'un bleu parce qu'il pense avoir de la personnalité et qu'obéir à des ordres, c'est ne pas en avoir. A la Légion particulièrement, tout le monde sait que "l'émulation" entre les soldats, surtout entre anciens et nouveaux, et que la "stimulation" des cadres, passent par du coxage régulier. Rien de méchant, rien de personnel, mais il faut bien que jeunesse se casse :lol:. Le récent et tragique événement de Djibout n'est qu'un accident où un cadre a poussé le bouchon sans évaluer le soldat, mais sinon, heureusement qu'on cherche à pousser les troufions un poil au-dessus de ce qu'ils pensent pouvoir faire. Il y a le règlement et la réalité, mais aussi les niveaux de tolérance particuliers des cadres quand à l'appliquation du règlement; et à la Légion, ces niveaux de tolérance sont généralement plus élevés, mais chez les paras et les Alpins aussi. En général, dans l'infanterie pro, l'application est plus rude. Le grand décalage avec la Légion s'est estompé, mais certains aspects se sont maintenus, notamment les petites "mises au point" en apparté, ou le poussage au cul un peu viril (qui lui n'est cependant pas spécifique à la Légion, témoignage vécu ;)).
  14. Pour ça, y'a quand même un moyen plus simple et plus rigoureusement scientifique: essayer le Beaujolais nouveau. La sélection de l'armée n'est quand même pas non plus à ce point de décadence: l'avantage des unités de combat, c'est qu'elles attirent des volontaires, et que la moyenne actuelle de 3 candidats pour un poste est une statistique générale des armées. Les manques sont dans les spécialités, surtout techniques (qui entraînent des surdépenses pour la formation en interne); mais pour les candidats aux unités de combat, on a pas pléthore, mais on a infiniment plus de choix que les Anglais, Américains, Australiens, Hollandais ou Allemands (où les candidatures sont pas légion). La légion, avec ses 8 à 10 candidats par poste selon les années (dont 3 à 4 ont une expérience militaire préalable, incluant parfois des ex-membres d'unités d'élite en quête de défi, comme le prouve l'approvisionnement régulier du 2ème REP en paras américains, allemands ou britanniques), est exceptionnelle à cet égard, tout comme le sont les Gurkhas, avec certaines années jusqu'à 40 candidats par poste (même s'il y a beaucoup de déchet à ce stade, une grosse part étant surtout des jeunes, pas forcément en bonnes conditions, cherchant à émigrer). Après, sur les adoucissements de certains entraînements ou certaines tolérances et, parfois, quelques manques comme le coup des punitions, c'est un autre débat. Quoique j'entends tout et son contraire là-dessus: chez les Alpins, j'ai par exemple une rumeur de l'été dernier sur des punitions à coup de marches en montagne assez balèzes. Chez les paras aussi.
  15. C'est le certificat d'aptitude militaire, obtenu après un stage de 4 mois. C'est l'étape avant la formation professionnelle puisqu'il concerne avant tout les sous-offs spécialistes, et les conditions physiques ont été adoucies pour attirer des gens qualifiés qui manquent toujours cruellement depuis la professionalisation. Mais comme toujours, la sélection existe: le point du CAM est dans le classement qui ouvre ou ferme les portes des cursus et plus encore des stages d'été qui sont le truc le plus important. Donc le passer et être admis, c'est une chose, avoir ce qu'on veut en est une autre, et avoir ce qu'on veut dans une filière cotée en est encore une autre. Mais un petit, tout petit, infiniment minime point de détail.... LE CAM, C'EST POUR L'ARMEE DE L'AIR (à ma connaissance)!!!!!! Les sous-offs de spécialité dans l'AdT sont recrutés directs selon les résultats d'aptitude à St Maixent! Il y eut un CAM dans l'AdT au temps jadis (créé en 1903 pour les appelés voulant devenir caporaux), mais il a disparu avec la professionalisation je crois. A ne pas confondre avec le (et non pas la ) CAME (certificat d'aptitude militaire élémentaire) qui concerne les réservistes.
  16. Exact pour la Légion: dès l'entrée en plein dans le service actif, y'a pas de différence de revenu. Ceci dit je savais pas que les gendarmes étaient à ce point mieux payés que les soldats: c'est dégueulasse =(! Je sais qu'ils font des heures sup en pagaille et qu'ils ne volent pas ce qu'ils gagnent, mais la différence n'est pas petite. Envoyons la Légion :lol:!
  17. Désolé, mais aux dernières nouvelles, la solde des légios est la même que celle des autres soldats, et ils sont soumis au même règlement. Et comme je l'ai pointé plus haut, c'est certainement pas la solde qui détermine l'envoi ou non de telle ou telle unité: elles n'entrent pas dans la loi des grands nombres. Le coût de déploiement et d'entretien de matériels majeurs ou le coût des transports sont foutrement plus déterminants. Alors même si certaines troufions avaient 200 euros de moins par mois (ce qui n'est pas le cas), c'est pas ça qui changerait grand chose (pour un bataillon projetable de 900h, ça nous mettrait à une différence de 180 000 euros par mois et un gros million pour 6 mois, soit pas vraiment ce qui influe sur la décision d'un président, sachant en plus qu'on déploie plutôt par compagnie que par bataillon). Quand à l'entraînement, s'il y a des problèmes effectivement (le coup des pompes n'est pas non plus une loi générale), j'ai pas entendu ni constaté que les unités vraiment combattantes souffraient d'un état physique de larve (on est plutôt notés comme parmi les armées "fit", la sueur coûtant moins que les munitions d'entraînement). Pour le "passé" des légionnaires, sont exclus les crimes de sang et ceux liés à la drogue, pour des raisons évidentes. Ton pote qui a fait son CAM, il visait quelle unité?
  18. Désolé, Fusilier, t'étais resté sur mon message écourté par une chierie de fumble sur mon bordel de clavier (pourquoi je suis né avec des gros doigts, moi)! C'est fou les mythes sur la Légion! Honnêtement, je croyais qu'avec l'âge de l'information, elle perdait justement de son aura mystérieuse: quand t'as le moindre ex-légionnaire (vrai ou baratineur, ou un mec qui s'est barré pendant la sélection) qui ouvre son website clamant la "vérité ultime" sur la Légion, tu te dis quand même qu'on va arrêter sur certains délires (même si je crois que le coup du beau blond traînant un lourd passé de criminel repenti est un peu mort depuis que Piaf nous a quitté :lol:). Où t'as entendu que les Légios étaient moins payés???? même solde mon gars. Et c'est pas vraiment la solde des troufions qui coûte cher à l'Etat dans un déploiement: c'est pas elle qui bouleverse la loi des grands nombres. Et merci pour eux, mais les paras (ou les Alpins maintenant) sont tout autant envoyés en premier au carton, et avec raison. Et l'infanterie de marine aussi. Et avec l'entrée de la professionalisation dans les mentalités, ce sera tout autant le cas de la biffe à l'avenir. Et j'attends qu'on reconstitue les Fuscos en bataillons organisés pour en faire autant avec eux: une brigade de fusiliers marins, ça fera plaisir à Fusilier :lol:. Que les légios soient plus "durs" que d'autres unités, ça va avec le package (la raison première en est que la moyenne d'âge est nettement plus élevée, et que beaucoup d'entre eux viennent d'endroits et d'environnements difficiles), mais ça n'en fait pas des unités de "vrais guerriers" par opposition aux "fleurs bleues" du reste de l'AdT. Faut pas confondre ce qu'on voit dans les médias avec la réalité: y'a pas grand monde qui s'engage dans une unité combattante pour distribuer des sacs de riz.
  19. C'est marrant Fusilier, tu constates toi aussi la prégnace des mentalités traditionnelles des 50 dernières années? L'infanterie de marine et l'armée d'Afrique ont été tout aussi impliquées dans les conflits exotiques permanents (pour l'armée régulière, après la guerre de Crimée et l'affaire du Mexique, c'est plus calme côté OPEX, du moins jusqu'à 1940, mais surtout jusqu'à l'Algérie), mais c'est au "légionnaire-martyr" qu'on attribuerait toute la charge de la besogne outre-mer :lol:. La FAR est encore dans les mentalités, mais on la limite à la Légion apparemment ;). Je rappellerais à tous ceux ici qui mettent la Légion à toutes les sauces que la Coloniale a plus que payé son tribut (Yougoslavie, Liban, Tchad....), de même que les Paras en général, unité de déploiement rapide privilégiée. Oui, il y a des paras qui n'ont pas de bérêts verts olive (quelle bête couleur ;)). D'abord, un vrai bérêt de para, c'est amarante, pas vert, na! Faux, l'US Army a quand même bien plus d'effectifs de combat que les Marines: l'USMC compte environs 180 000h, et en comptera dans les 200 000 en 2012. Là-dessus, environs 100 000 sont dans des unités de combat classique (2 MER complètes et 1 remplie au tiers, qui retrouvera des effectifs complets à la fin de la montée en puissance actuelle), et environs 10 à 15 000h sont présents dans d'autres formations de combat (forces de reco, FS, unités FAST, gardes d'ambassades....). Ajoutons environs 20 000h dans la réserve. L'US Army compte 543 000h dans l'active, 350 000 dans la Garde Nationale et 190 000 dans la Réserve. Dans l'active seule, autour de 400 000h sont dans des unités combattantes et EM projetables (dont 150 000 dans des unités de mêlée proprement dites), et comme l'USMC, l'Army est en croissance puisque l'objectif pour 2012-2015 est d'atteindre 618 000h dans l'active. Mais pour augmenter la Légion, honnêtement, pourquoi pas: comme le disait un officier récemment, l'état actuel de la structure permettrait de l'augmenter significativement sans accroître les coûts fixes. Recruter 3 ou 4 bataillons de plus ne coûterait que la solde et l'équipement (il y a de la réserve pour le logement, l'encadrement, la formation....). Ce serait presque gâcher que de ne pas le faire.
  20. Tancrède

    Prix des différents véhicules

    Même d'occase, c'est un cadeau qui doit encore valoir dans les 50 Meuros pour le tout, sans compter les besoins en pièces détachées. S'ils sont vraiment d'occase, c'est une façon pas chère pour eux de voir si on est encore toujours très chatouilleux sur l'autonomie en matière de matériels militaires. Un petit test, quoi. Mais pour l'Aravis, a t-il même été question que l'AdT s'y intéresse? J'avais plutôt l'impression que le Sherpa était reluqué de plus près (il sert dans les tests de matériels de la BOA).
  21. Tancrède

    Armée belge

    "I'm too sexy for my shirt too sexy for my shirt So sexy it hurts And I'm too sexy for Milan too sexy for Milan New York and Japan" :lol: :lol: :lol:
  22. C'est pas le vrai problème: ce qui fat chier, c'est la bière ET le vin.... Les mélanges, ça pardonne pas :lol:. A peine 3 canettes par jour, pour des grands gaillards, c'est pas un problème en soi, mais le vrai point est que ça fait 3 bières TOUS les jours pendant 1 an et par tête de pioche. Ca révèle le taux d'activité moyen ;).
  23. Snifff, chuis jaloux, là (pas pour les F-35 ;)): 3 Rivet Joint§ Ca c'est une vraie grosse belle capacité stratégique. La facture est signalée par DSI à 1 milliard de dollars quand même. Ca fait mal, mais c'est bon :lol:. Nous on rénove difficilement 2 Gabriels....
  24. Tancrède

    Armée belge

    En même temps, chez les officiers, y'a beaucoup de tolérance sur la question: un copain rencontré à Sciences Po, alors capitaine à la 1ère Brigade Logistique, affichait un superbe et proéminent bedon qui d'un quart d'heure en tous lieux le précédait. Bon, la chose peut exister à l'occasion, et chez certains, ça ne les gêne même pas pour faire un parcours du combattant ou même garder une bonne endurance. EN l'occurrence, lui, ça le gênait. mais le moment choquant arriva quand ils nous invita à une grosse soirée (et c'est le cas de le dire) ou un bon tiers des officiers aurait eu des difficultés à poser pour une camapgne Weight Watchers (sauf bien sûr avec la mention "avant"). Et je parle pas de petits bourrelets, ou d'un uniforme un poil serré à la taille.... Pitié, pas d'allusion à un phénomène lié aux tringlots, au CAT, au Mat ou aux Transmissions.... Y'avait des fantassins dans le tas (c'est encore le cas de le dire :lol:.... Désolé). Mais bon, c'était pas non plusdans des proportions alarmantes, ni une photo d'un échantillon représentatif. Mais rappelons-nous une chose: le sport est encore le dernier investissement que nos forces puissent faire sans craindre le dépassement de budget. Il ne coûte rien, alors encourageons nos officiers à le prescrire à hautes doses.
  25. Tancrède

    L'artillerie de demain

    Merci pour la précision: puis-je te demander, si ces questions de DUO des batteries sont, il est vrai, délicates en termes d'effectifs, de quoi une batterie a besoin pour tirer, et un RA pour être déployé? J'entends par là les matériels et dispositifs nécessaires dans le cas d'un RA ( et dans celui d'un régiment AA, et leur quantité minimum. Particulièrement dans le cas d'un RAA (courte ou moyenne portée), j'ai du mal à piger comment s'articule le dispositif, quelle zone il couvre et comment on le répartit (et comment, accessoirement, on décide que couvrir un GTIA avec quelques missiles courte portée va être en quoi que ce soit pertinent face à une aviation qui peut les allumer de bien plus loin - aucune allusion :lol:). En fait ma question sur les DUO concernait véritablement les besoins pour faire marcher le RA dans son entier à un instant T: de combien de personnes, à 1 moment précis, les matériels ont besoin pour être servis? La GRH à l'année n'était pas dans l'ordre de mes interrogations qui concernent plutôt le fonctionnement d'un RA et d'un RAA (j'adore l'abbrévier comme ça :lol:, mais je suis bon public).
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