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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Que dalle. Il l'ont rendu toujours un peu plus ridicule, poseur et, essentiellement, impotent, avec juste quelques moments où il pique une grosse colère et fait un truc vaguement impressionnant pour le style, mais sans grand effet sur le cours des choses qui, il faut se le dire, est là pour valider le personnage tout à fait creux et stéréotypé de la détective, qu'il faut apparemment admirer, plaindre et complimenter toutes les cinq minutes de peur que quelque chose ne lui arrive. Lucifer est rabaissé, ramené à une espèce de métrosexuel sans relief, avec un complexe d'Oedipe massif et caricaturalement illustré uniquement sous ses aspects les plus minables et pré-pubères (il manque que la voix en mue). Apparemment, avoir vécu des milliers d'années et arpenté le monde depuis sa création ne lui a rien appris, et il a tout à apprendre d'une mère célibataire émo et d'une analyste de seconde zone faisant de la psychologie de comptoir présentée comme de grandes leçons de vie. Et question pouvoir/puissance (rappelons que dans la bédé d'origine, seuls Dieu, et peut-être Michael, lui sont supérieurs, avec un registre de capacités cosmiques, psychiques et physiques invraisemblable), pour les besoins d'une série à petit budget et encore plus petites ambitions, il est pour l'essentiel réduit à rien de significatif (juste un occasionnel petit coup de "charme" qui permet de faire une intrigue policière encore moins stimulante), avec Maze, autre stéréotype plat qui aurait pu être quelque chose, qui semble pouvoir tout faire mieux que lui (alors qu'elle est juste un larbin démoniaque). Le mélo suintant de la série est assez craignos, et ce d'autant plus que c'est écrit avec les pieds, avec le niveau d'une fanfic. Et me lancez pas sur Amenadiel, qui a subi le sort de presque tous les hommes noirs dans la fiction audiovisuelle américaine de ces dernières années: essentiellement le bon gars un peu con qui a été complètement castré et fait de son mieux pour réagir de la façon la plus débile possible à chaque situation et être le plus inutile en toutes circonstances, toujours à la ramasse. Tant de promesses initialement, et tant d'insultes faites au matériel de base: la BD de Neil Gaiman, tout comme l'ensemble de cette période de Vertigo Comics (Sandman, Constantine....), valent infiniment mieux. La série n'a en fait emprunté que le titre à l'original. Un exemple archétypique de la façon dont la production américaine actuelle pratique le réductionnisme absolu de ce qui pourrait être bon, ambitieux (ne serait-ce que par la narration si les moyens ne sont pas là pour le grand spectacle), voire même (un crime à Hollywood) original, au niveau du plus minable et banal spectacle centré sur la figure qui compte: la mère célibataire de moins de 50 ans (qui regarde bien peu ce genre de séries) et ses fantasmes incohérents (parce que, malgré le charme de l'acteur principal, bien peu voudraient d'un type aussi castré, immature et ridicule). Bref, la série a renoncé à toute possibilité d'avoir une identité originale, et je parierais bien que les vagues protestations initiales de soi-disant groupes religieux contre une série faisant du diable un héros (et Dieu sait qu'il ne l'est pas dans cette série: il lui faudrait une épine dorsale et deux sous de jugeotte) n'étaient qu'un coup de communication tarifé par la prod pour faire du buzz. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est un peu long, mais pour ceux qui s'intéressent à l'évolution des médias sur la dernière décennie et à la façon dont elle a radicalement changé, pour le pire, le débat et la politique, avant tout aux USA, c'est un excellent résumé par un observateur qui sait bien synthétiser des phénomènes complexes en quelques phrases illustratives. L'ensemble de ce fil de discussion twitter vaut le coup. Une illustration complémentaire survenue dans cette discussion, qui résume BEAUCOUP de choses, notamment pour ces médias sans cesse à chasser l'algorithme des grands médias sociaux (ce qui les a perdu). Les dits médias en vue (les Vox, Vice, Mashable....), ceux qui ont profité d'une brève (en train d'éclater) bulle surfinancée par des fonds de VC (venture capital), ne sont que les plus en vue dans ce phénomène; ne pas se faire d'illusions, les Huffposts, Guardian, NY Times et Washington Post de ce monde ont suivi la même évolution de la bulle ultra-militante "woke"/intersectionnelle et focalisée sur l'anti-trumpisme gratuit et sans standards, évoluant en vase clos pour mieux se radicaliser mutuellement, sous l'effet d'une alliance improbable entre le biais majoritaire d'une classe journalistique sortant des mêmes universités (où les cours ressemblent désormais plus à de l'endoctrinement à sens unique), la concentration géographique du secteur (dans 5 ou 6 grandes villes côtières très à gauche), le militantisme intéressé de la masse de grouillots radicaux non qualifiés à peine sortis de fac et embauchés parce qu'ils sont ultra cheap (et qu'il n'y a pas besoin de plus pour ce genre de "journalisme"), et enfin des directions médias faites de cyniques opportunistes qui ont tous sauté comme des moutons sur ce qui leur a été présenté il y a 6-7 ans comme LE truc qui va faire du fric (le "ragebait" typé social justice qui fait réagir surtout la femme urbaine et péri-urbaine). Et tous ont sauté dessus et abusé d'un filon qui était en fait très limité, tous ont perdu des masses de fric invraisemblables, jamais fait un kopeck en net (Disney a essentiellement fait une croix sur son demi-milliard investi dans Vice, actant le fait de ne jamais en revoir même un dollar) ou même vu un exercice positif. Et en prime a été créé une masse critique suffisante d'enragés interconnectés qui sont branchés sur ce "yellow journalism" à H24 et s'organisent pour jouer les petites brutes virtuelles, pour faire du brigading, du swatting, des lynchages réputationnels, du chantage.... A des individus et des organisations. Je m'égare: l'illustration susmentionnée qui résume tout, et surtout pourquoi Google et Facebook (et sans doute Amazon, qui vient de proposer à plusieurs grands titres de "sponsoriser" directement leurs publications pour accroître son marché) sont sans doute l'un des plus grands danger actuels sur la liberté d'expression et une arène de débat saine: -
Un peu plus complexe que ça: c'est l'argument que tu as initialement vu venir des conservateurs purs et durs (ceux pour un Etat fédéral réduit -mais, c'est à noter, pas nécessairement les Etats eux-mêmes), qui étaient contre ce genre de mécanismes, et cet argument avait sa part de justification (comme d'autres sur a réglementation financière): ce qui a démoli ces deux fonds de garantie immobilière (dont l'importance a été le principal moteur de la crise), c'est leur cadre légal (donc la faute du politique, on va dire, ET de ceux qui l'incitent -entreprises, associations, mouvances politiques) et l'incitation massive qui en a fait des instruments de croissance artificielle ET de clientélisme politique. Et cette incitation, elle vient de Clinton... Et de Bush Jr. Même si pour des raisons différentes: l'un voulait acheter des votes et soi-disant "équilibrer" les chances, l'autre voulait une société de propriétaires à tout prix.... Les deux avaient un mix différent de forces politiques poussant à la même chose. Aucun des deux n'a voulu regarder en face le fait qu'une bonne part des gens qu'ils aidaient à endetter n'avait la moindre chance de jamais rembourser le bouzin, ni celui que les biens achetés ne valaient dans la plupart des cas pas tripette. Et comme toute chose en politique (et ailleurs), une fois qu'on installe un système, on tend à toujours faire plus avec, et jamais mieux, encore moins à le réformer. Donc on pousse jusqu'à ce que.... Boum.
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Chine
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Hé! Arrête de dire des énormités pareilles: tu vas détruire l'industrie du complotisme dont la principale pierre d'angle est de partir du principe qu'il n'y a que de l'intention, et jamais d'erreur, de maladresse, de foirades, de confusion, d'individus et/ou services/groupes/organisations communicant peu et/ou mal, de rivalités destructrices dans une même organisation, un même gouvernement.... Namého! Tu voudrais détruire tous les emplois qui dépendent de cette industrie (dont malheureusement aujourd'hui, la majorité des emplois de journalistes) que tu t'y prendrais pas autrement, espèce de bolshevik qui veut voir le capitalisme flamber! -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Est-ce si sûr? Tous mentent comme des arracheurs de dents, et les mensonges qui comptent à ce niveau sont ceux qui prêtent à de lourdes conséquences, ceux auxquels ont fait attention trop tard, longtemps après qu'ils aient été formulés, autorisant entre-temps des politiques pas forcément souhaitées dont les conséquences ne sont révélées/sensibles que plus tard.... Trump dit tout et n'importe quoi, tout et son contraire, parfois dans la même phrase; c'est presque rafraîchissant d'avoir un amateur dans ce registre.... Qui plus est un qui est distrayant et ridicule. C'est sans doute ce qui énerve la classe politique chez lui (ça reste ma thèse): il fait exactement la même chose qu'eux, mais d'une manière absolument pas calculée ou sophistiquée, pas au second degré, pas ironiquement, leur renvoyant ainsi une image assez brute d'eux-mêmes qu'ils n'aiment pas voir parce que (même à eux) ça montre à peu près tous les artifices et la pompe dont la scène politique (élus, décideurs, journalistes, commentateurs de tous types, lobbyistes....) s'entoure pour se donner des airs sérieux et se donner l'impression non seulement qu'ils comptent, mais aussi qu'ils sont admirables (tout en gardant dans le privé la distance ironique à ce "jeu" qui leur permet de se sentir plus malins que tout le monde et souligne leur "sophistication"). Dans cette présidence, y'a un côté "le roi est nu" qui est affiché tous les jours en grand pour toute la classe politique, montrant qu'ils sont essentiellement "full of shit". Ils n'aiment pas ça et souhaitent qu'un raconteur de bobards de leur sérail revienne vite en place pour relancer la fiction dans laquelle ils veulent vivre. -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est l'un des trucs qui passent le moins bien dans le "message" envoyé aujourd'hui (aux USA, c'est devenu une religion), à base du "le prof est votre ami", du fait de se sentir bien, d'insister sur le travail répétitif... On a du mal à faire passer le fait qu'il va falloir apprendre le côté avant tout fastidieux de la chose. Ce n'est aucunement une excuse pour des profs emmerdants, non stimulants, incapables de développer un art de leur métier et compensant par un abus d'autorité répressive quand ils s'étonnent des résultats obtenus, ou encore pour ceux qui pensent que forcer des gamins en bas âge à rester assis au même endroit pendant des heures est une bonne idée et une bonne méthode, mais c'est quand même le truc à bien faire comprendre à un moment. Laisse moi deviner: ceux qui posent problème doivent être protégés parce que "opprimés", ceux qui se plaignent sont des "privilégiés" à ignorer, voire punir s'ils insistent? Et on rabaisse les attentes de résultats puisqu'on n'attend rien du tout de ceux qui, de fait, donnent le la (et en viennent du coup à mépriser encore plus ce corps professoral condescendant, et à plus foutre la merde/rien glander), afin d'aligner des classes qui, sur le papier, auront l'air d'être non seulement au niveau, mais en plus d'y être en peloton massif et en apparence relativement homogène (après tout, faut que 80% ou plus aient le bac)? -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ca, ça le qualifie pour soulever Mjolnir (depuis Endgame, ça a l'air d'être désormais un marteau en timeshare), pas pour prendre le trône de fer, qui réclame du vice.... Donc oui, il pourraient faire ça. Ceci dit, il paraît que la fin de la série a fuité dimanche (je sais plus sur quel site), et que ceux qui ont vu ce qui va se passer sont furieux de chez furieux.... -
[2019 les nouveaux films d'action, de guerre, ..]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rendbo dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Très populaire, très charismatique, semble faire l'unanimité..... Mais surtout pour les rôles qui le laissent s'exprimer, qui sont rarement des blockbusters: il est très typé, très défini dans le type de caractère qu'il fera bien passer à l'écran. Dans le registre blockbuster, il fait partie de ceux qui font vivre et ajoutent un net plus à un perso de franchise, s'il est bien choisi, comme c'est le cas avec Dr Strange, qui ne fut cependant pas un énorme succès (on verra si le n°2 produit du résultat). A part le MCU, il a de grands succès d'estime (il fait l'unanimité de ce côté) et de bons succès commerciaux, mais pas d'ampleur blockbuster. Douteux qu'il ait une énorme capacité à faire venir du monde sur son seul nom: il est très apprécié quand on le voit, mais c'est pas le type qui fait venir les foules, juste une certaine audience (conséquente, mais pas massive) souvent au moins aussi motivée par le thème des films et rôles qu'il choisit. -
[2019 les nouveaux films d'action, de guerre, ..]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rendbo dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Aaaah, c'est la marque de fabrique dans la sélection de feu Karl Lagerfeld : les planches qui marchent en tirant une tronche de 3 kilomètres. -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Est-ce ce qui arrive quand l'école a de facto, en le disant ou non, baissé graduellement le niveau au fil des ans, au nom de diverses conceptions de l'éducation (plus "edu-tainment", plus axées sur la répétition que sur le raisonnement, insistant moins sur l'appropriation des concepts et la mémorisation, plus fondées sur faire que les élèves se sentent bien et s'amusent....)? Le "produit fini" envoyé dans les classes supérieures n'est en fait pas "ready for prime time" et a des processus d'apprentissage plus limités? -
[2019 les nouveaux films d'action, de guerre, ..]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rendbo dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Tu pardonnes facilement Transformers sur un CV . Personnellement, elle me laisse aussi de glace (le côté grande avec membres arachnéens me tape pas dans l'oeil; y'a comme un truc de proportions qui me fait tiquer), mais l'aspect économique a eu une réalité suffisante pour la faire sortir du lot question cachet, et pendant longtemps: je sais que dans ce milieu, une partie du fric négocié repose sur beaucoup de vent dans les analyses, mais il doit y avoir eu un fond de réalité pour la faire surnager ainsi avec tant de marge par rapport aux autres pendant si longtemps. Mon point initial était qu'elle était la seule, pendant la décennie 2000, à avoir une reconnaissance dépassant largement le milieu.... Etait-ce entièrement du à Di Caprio? Je crois pas que ça en fasse bouger une chez les négociateurs de Chanel et consorts. -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Naaaan, lui il a un autre arc: La généalogie dans GoT: Et rappelez vous: certes, l'hiver arrive (en fait "arrivait, et puis épisode 3 saison 8"), mais aussi.... -
[2019 les nouveaux films d'action, de guerre, ..]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rendbo dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Bundchen était/est, de ce que j'ai vu, une exception sur la décennie et demie écoulée: son impact financier sur les marques qu'elle représentait a été mesuré et trouvé conséquent et intrinsèquement lié à elle. Elle est peut-être moins sortie du lot à une époque où la starisation/peoplisation/gossipisation était devenue sans commune mesure avec les années 80-90 (infiniment moins de médias et de "bande passante" matérielle et mentale, infiniment moins de marchés: la scène était plus petite, avec beaucoup moins de places et l'attention de tout le monde braquée dessus), et où donc le statut de "supermodel" (évalué en tranches de revenus) était pour ainsi dire "démocratisé" à une population plus large, mais dans son industrie (mode, cosmétiques....), elle est vraiment sortie du lot avec, je crois, le seul impact commercial (et pas un petit) réellement mesurable et directement associable à sa seule personne (du moins pour des marques mondiales/continentales: un mannequin célèbre s'associant avec un tout petit truc aura toujours un impact). Ca fait quand même quelque chose. Kutscher a eu une vraie période faste où il était hautement bankable..... C'est passé depuis un bail, mais personne ne le lui a dit. Tiens, j'en oubliais quand même un (je le trouve très oubliable) dans les grandes stars qui font authentiquement marcher des films sur leur nom, ou ajoutent quelque chose à une franchise par leur présence: Mark Wahlberg. Il dure depuis longtemps, et était encore la personne la mieux payée d'Hollywood il y a 2 ou 3 ans (il l'avait été pendant 6 ou 7 ans -pas d'affilée- en tout, je crois). Y'a aussi, dans un autre registre, la star de Grey's Anatomy (me demandez pas son nom), qui est depuis 5 ou 6 ans la personne (tous sexes confondus) la mieux payée du monde des séries (genre 30 millions/an rien qu'en cachets). -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
La série fait tout pour qu'on l'oublie, même quand il est à l'écran..... Je veux bien qu'ils aient peut-être quelques surprises dans le sac pour la fin, mais en arriver là, dans le trip "c'est toujours ceux qu'ont l'air de rien...", j'ai quelques doutes. Ou alors ce serait vraiment mauvais: la pure fin à tiroir avec aucun élément pour amener le truc et lui donner un sens. Donc à moins qu'au dernier moment, au lieu d'être foutu sur le trône presque par accident et avec une banalité genre "il vaut mieux que ce soit quelqu'un qui ne veut pas le trône", il révèle qu'en fait il avait tout planifié depuis longtemps et fait surgir une armée de nulle part, à la fois dans King's Landing (ses relations de sa première carrière?) et hors des murs (les restes des féodaux Baratheon?), qui poutre tout le monde, histoire de le faire passer brutalement de personnage même pas secondaire et sans caractère à premier rôle nommé Raoul avec la bite soudainement la plus conséquente du voisinage..... Nan. A moins que ce cas de figure surgisse de nulle part mais bénéficie d'au moins 20 minutes de révélation dramatique à l'écran avec force action et violence, non seulement je doute, mais je refuse. -
[2019 les nouveaux films d'action, de guerre, ..]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rendbo dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ryan Gosling et Ryan Reynolds (viennent sans doute d'une production à la chaîne au Canada) semblent maintenir un niveau d'attraction en salle même avec de mauvais films, de même que Kevin Hart, The Rock (il devrait choisir ses trucs parfois plus judicieusement, mais il ramène du monde sur son seul nom et quelques autres. C'est vrai que l'on n'a plus vraiment l'équivalent des super-mégastars des décennies précédentes, un nombre très réduit de grands noms qui focalisent toute l'attention (tout comme, par exemple, dans le mannequinat, un "supermodel" actuel, quoique très riche et trustant les bonnes places, n'est pas l'équivalent des supermodels des années 90, 5 ou 6 filles qui dominaient tout: Gisele Bundchen a du être la dernière du genre), mais on a aussi un marché, et un environnement média, très différent, qui s'oppose peut-être structurellement à l'émergence et à l'affirmation de telles stars "universelles", consensuelles, absolument dominantes à l'échelle requise aujourd'hui. Il faudrait sans doute, en raison de cette expansion en taille (et en nombre de marchés) et de la segmentation (géographique, par genre, par public...) qui l'a accompagnée, commencer à penser en diverses catégories de stars/grands noms: celles qui ne marchent qu'avec une franchise (mais y apportent quelque chose), celles qui portent un film/une série indifféremment du genre et du public, celles qui "tapent" (presque comme une garantie, ou pas loin) dans diverses gammes de chiffre d'affaire (offrent la visibilité et l'attrait).... On a moins de superstars que des stars "spécialisées", en fait, donc parler d'une échelle indifférenciée et juste purement "hiérarchique" avec la A-list, la B-list.... Est par trop réducteur, au point d'invalider l'analyse. Faut désormais affiner les qualificatifs (A-lister de la section B du genre C ). Elle n'a jamais prouvé qu'elle était capable de porter un film ou d'y ajouter quelque chose: elle est la quintessence de la personne favorisée par "le sérail" et qui pourra faire une longue carrière sans jamais rapporter réellement un kopeck à ses films. -
[2019 les nouveaux films d'action, de guerre, ..]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rendbo dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Comme ces films étaient une tentative sans garantie à l'époque, et qu'ils prenaient des acteurs sans grand renom et/ou tricards, j'ai vu des chiffres de l'ordre des 300 à 500 000 dollars; je ne sais pas s'il y avait un intéressement conséquent à la recette pour la première vague), ce qui d'ailleurs fut la même chose pour Gal Gadot (alors une inconnue ou presque, avec juste un rôle périphérique dans Fast & Furious à son actif) avec WW (et évidemment des féministes ont hurlé contre ce salaire, comparé à ce que touchaient les acteurs Marvel au même moment, cad quand le succès étaient là et les suites déjà accumulées, ou sa costar, Chris Pine, qui, lui, avait déjà un nom établi à Hollywood (post Star Trek et autres). Donc ça semble être la gamme de tarifs (en tenant compte aussi de l'inflation sur une décennie, et de l'inflation sur le marché ciné en particulier, dans les grandes franchises) pour les acteurs/trices sans grande reconnaissance dans de telles franchises, sachant en outre qu'ils se feront rarement une image propre: c'est la franchise elle-même qui met des culs dans les sièges, beaucoup plus que l'image propre d'un acteur/trice, dans ces trucs. Ils sont pris parce qu'ils collent au physique du perso et qu'on pense qu'ils peuvent le porter via un certain niveau de présence/charisme à l'écran (intéressant de voir ce que deviendra la -selon moi- plate et peu enthousiasmante Brie Larsson dans Captain Marvel: je doute que ce soit l'actrice ou le perso qui aient fait le CA du film). Les carrières périphériques et ultérieures de la plupart d'entre eux ne sont pas terribles, certains studios les "essaient" à grand prix suite à l'éventuel succès de leurs films de super héros, mais ça n'a pas l'air d'avoir beaucoup marché pour l'essentiel de ceux qui n'avaient pas déjà une carrière "visible" par ailleurs. -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
C'est clair que vu le temps que ça prend, il procrastine, consciemment ou non. Pour La Roue du Temps, de ce que j'ai compris, Jordan était avant tout un geek d'histoire en général, d'histoire des civilisations et des religions, et d'histoire militaire en particulier: il voulait faire de l'infodump dans la trame d'un récit, et prendre son temps pour lui donner un cadre aussi vaste que possible, soit quasiment une série faite pour une énorme entreprise de world building, avec un fil rouge aventuro-mystico-religieux à son coeur, qu'il a confié, après un long temps de travail en commun et de transition/cooptation, à qui? Brandon Sanderson, un très bon auteur, aussi religieux que l'était Jordan (même si pas de la même foi) et un même goût pour les atmosphères crépusculaires, angoissantes et un tantinet pessimistes. Il y a là quand même une continuité voulue depuis le début, même si la tâche entreprise était assez titanesque, on sera d'accord. Martin, lui, vient à la base de la télé: c'est un scénariste de série, formé par cette rude industrie aux deadlines courtes, aux permanentes modifications imposées en cours de route, aux raccords permanents (avec un moindre souci de cohérence globale) et aux annulations fréquentes, depuis 40 ans ou plus; A song of Ice and Fire a du être une de ses premières entreprises libératrices du carcan qui a rencontré un succès inattendu: il n'a pas vraiment du planifier quoique ce soit, du moins pas dans les niveaux de précision requis par la tâche. -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
J'ai toujours du mal à pleinement comprendre leur angle pour ces deux épisodes, leur objectif. Etaient-ils là pour créer de la tension, des enjeux, alourdir l'angoisse de l'attente? Créer plus d'attachement sentimental envers les persos? Ca semble l'évidence, pourtant je n'arrive pas totalement à y croire, vu qu'en principe, ce sont des gens fondamentalement talentueux et expérimentés qui sont aux commandes, et j'ai du mal à voir comment ils peuvent réellement croire que ces deux heures de "mouefriendutout" aient pu avoir d'effet en ce sens.... A moins que les 3 épisodes restants soient une cavalcade effrénée, sans temps mort dont ces deux heures auraient été le seul moment de mise en place, je ne vois même pas de pertinence à une telle architecture pour la saison. Tout ce que j'ai vu dans ces deux épisodes, c'est de la mauvaise sentimentalité dégoulinante et facile à la hollywoodienne, aucune information et aucun développement (de l'histoire, d'un arc en particulier, de personnages -plusieurs étant même rabaissés/détruits), un rythme emmerdant, et du remplissage à base de tropes et clichés bien éloignés de la saveur originelle. J'observe en plus depuis les saisons 5-6 la multiplication des deus ex machinae, des "solutions" scénaristiques à base de "coups de puissance" (un peu comme Dragon Ball Z: zéro scénario, c'est juste une course au grosbillisme avec la même recette dès le début: un adversaire méchant et fort, de l'entraînement "spécial" à la sauce du jour, et un affrontement à base de gros rayons et quelqu'un qui dit "mais il est branché sur l'EPR ou quoi?") qui sont autant de manifestations de la flemme ou de l'absence de talent des scénaristes (ou encore de directives d'en haut): se débarrasser des fanatiques religieux avec la substance magique miraculeusement produite en quantités industrielles était déjà douteux, mais me serait moins resté en travers de la gorge si, pour beaucoup de petites et de grandes choses, ce n'était devenu la recette pour se sortir de tous les trous scénaristiques dans lesquels l'intrigue s'enferrait. On rend un perso peu naturellement puissant (sous une forme ou une autre), prescient ou malin, on en rend d'autres anormalement faibles, aveugles ou débiles, on voit à ce que des décisions peu plausiblement judicieuses ou débiles soient prises, on donne à certains persos de plus en plus de "plot armor", on en dénature certains et modifie d'autres (et tout devient plus manichéen: bons et méchants, dans un contexte ou on identifie des camps en termes de mal et de bien -hors des zombies de glaces évidemment).... Et on essaie de masquer ça avec du sentimentalisme et du décorum. Et tout d'un coup, de façon de plus en plus perceptible, les saisons ont de moins en moins surprenantes, créent moins de tension et d'attachement, rabaissent les enjeux.... On n'arrive pas à mettre exactement le doigt dessus, on a du mal à formuler le problème (ou plutôt la liste), mais on sait que c'est là, et de plus en plus, la seule chose qui fait regarder, c'est l'attachement créé dans les premières saisons et l'espoir qu'il a donné, allié à la FOMO (bref, l'addiction créée initialement). -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ils vont sans doute arriver à saloper ça aussi. BTW, il est confirmé (par l'intéressé lui-même) que GRR Martin avait été plus ou moins mis à l'écart de l'orientation de la série depuis un bail et plus du tout impliqué depuis au moins 2 saisons (il n'a apparemment même pas lu les scripts de ces saisons). La série a commencé à sérieusement dériver de la trame des bouquins depuis la saison 5, et a coupé la plupart des amarres dans la 6: Martin décrit le processus d'écriture de cette série, qui plus est une série aussi importante/stratégique (pour HBO), avec donc un staff et des équipes d'écriture très nombreux, comme un processus radicalement différent de celui d'un bouquin ou d'une compilation de nouvelles (apparemment, c'est son processus pour les bouquins: il écrit avec un atelier). où ses idées et directives n'ont que peu de poids, et où les empoignades ont été "traumatisantes" de son propre aveu (il parle à un média, donc on peut en plus voir ça comme un euphémisme). Il y a donc eu des choix sciemment faits dans une direction souhaitée par la prod audiovisuelle, selon les codes de la prod audiovisuelle (et donc des mafias d'Hollywood, petits cénacles idéologisés dealant en permanence avec l'autre ordonnateur, les département marketing qui sautent sur tout ce qu'ils imaginent être en vogue et "trendy") et l'impératif imposé par HBO de conclure vite et moins cher, avec ces 2 saisons tronquées, au détriment du reste: qui est surpris? Au moins, on peut se dire que la fin des bouquins sera différente, vu que là, Martin y est un dictateur. -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Episode mal construit, saison mal construite: il reste 3 épisodes pour finir une histoire bassement politique/politicienne avec sans doute une bataille, mais à enjeux moindres puisqu'il ne s'agit pas là de la bataille ultime morts vs vivants qui a été montée en épingle depuis virtuellement la première scène de la série et a été conclue de façon bâclée en démolissant toute tention, dans le principe général tout comme dans l'action finale décisive (Arya foutue en deus ex machina, sans "installation" menant à l'arrivée de son poignard dans le thorax du grand méchant). Ca place Cersei en ultime big boss?????? Ouaaaiiiis, motivant: elle a quoi sur le Night King? Une armée de mercenaires, un savant fou, un pirate sadique et un seul zombie. Elle n'a pas le millième du potentiel menaçant de l'autre gelure, ne représente pas une signification de même ampleur, et le résultat du combat ne peut donner qu'un retour de Westeros au statu quo ante, avec peut-être comme seule épice une trahison entre Jon Et Daenerys. Et le tout doit être bouclé en 3 épisodes, donc sera de toute façon brossé à gros traits, sans réel crescendo posant une tension, une ambiance et des enjeux qui absorbent (et avec en plus l'impératif narratif "girl power" comme parcours imposé attendu car obligatoire actuellement, cad mise en valeur des nanas et rabaissement/effacement/castration des gars, aussi artificiel et grossier que le procédé puisse être). Donc surprise, tension, sentiment de clôture propre et satisfaisant.... Ne sont pas à l'ordre du jour. Et encore une fois, Cersei (le personnage plus que l'actrice) n'a pas la carrure d'un grand big boss de fin de jeu: elle est con, et ce sont sa position et des deus ex machinae (aussi ce que les ricains appellent "plot armor": on comprend pas comment elle passe à travers tout... SI ce n'est que le scénario la blinde via un TGCM équivalent); et elle n'a vraiment rien de cool et crédible qui joue pour elle..... Un seul zombie dans son armée, comparé au roi de la nuit.... Pfffft. OK, il est gros, mais c'est tout. Et il est reparti aussi sec depuis dimanche dernier. Maintenant, c'est cap au sud pour voir qui va poser son cul sur le siège à pointes. -
La série Star Wars continue !
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Remzou 2.0 dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
C'est encore plus dur de conclure avec ce qui vient du monde des séries télés, des comics, mangas.... Mais aussi de beaucoup d'oeuvres littéraires sérielles qui sont souvent parties d'une idée (plus ou moins bonne) bien conclue dans un premier chapitre, mais destinée à avoir des suites, ou d'une prévue d'emblée pour être une série.... En fait dans tout ce qui, quel que soit le média, a été prévu pour être une série ou aller au-delà d'un bon one shot de départ sans que la fin soit jamais réellement prévue: on se perd dans les développements et sous-intrigues en court de route, et quand on arrive vers ce qui semble devoir être la fin, on s'aperçoit qu'on a un peu trop perdu le fil, qu'on a avancé sans plan. Pour GoT, les 4 premières saisons (en fait pour moi, la mort parallèle d'Oberyn et de Tywin est le sommet de la série; après c'est la pente descendante) ont bâti le capital que les saisons suivantes n'ont fait que dépenser et, depuis 2 saisons, complètement dilapider, en croyant compenser par tous les recours artificiels, codes et tropes en vogue, d'Hollywood. C'est EMMERDANT. Crainte pour Star Wars..... Amoindrie par le fait que la présente trilogie et les deux "garnitures" ont essentiellement cassé la magie pour moi.... Les attentes sont donc moindres. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas forcément bon: de la même façon que les révolutions n'arrivent pas généralement au pire d'une crise économique, mais avant (quand il n'y a d'horizon que pire) ou après, quand un pays a déjà un peu récupéré, unen élection ne favorise pas nécessairement le candidat sous qui la bonne conjoncture s'est établie, parce qu'on parle avant tout, électoralement, dans le domaine des perceptions. Et une bonne situation économique tend à évacuer les préoccupations économiques (ou directement économiques) du sommet de l'ordre des priorités. Dans la situation américaine, ça peut vouloir dire qu'on se préoccupe plus de l'assurance santé (économique, mais pas de façon primordiale: c'est plus une question d'accès, de confort prospectif....), et, plus haut dans l'échelle sociale (classe moyenne/moyenne sup), de questions culturelles/sociales. Typiquement, et c'est le principal danger pour Trump et les républicains, si les banlieusards (et avant tout les femmes) au moins un peu aisés estiment avoir de quoi voir venir, ils vont, même pas nécessairement consciemment, se préoccuper plus de la dignité de l'office présidentiel (et Trump, par son style et ses tweets, n'a pas de bons points dans ce domaine), de "générosité" (que l'Etat puisse se la payer ou non) dans la redistribution.... Même si la grande majorité d'entre eux ne veut pas voir leurs impôts augmenter (et sont adamants sur le sujets). Une bonne conjoncture impacte aussi l'abstention: moins il y a de sentiment d'urgence, surtout sur les questions, "bread and butter", moins on vote, et l'impact diverge beaucoup selon la strate sociale (essentiellement, plus on est aisé, plus on vote) et l'habitat (plus on est loin des grandes agglomérations, moins on vote), ce qui favorise le vote urbain/banlieue proche et classe moyenne/moyenne supérieure, ce qui peut aider proportionnellement plus les démocrates. -
A aucun moment je ne dis des choses aussi caricaturales: mon point est plutôt de souligner que "on fait moins pire que tous les autres", et pas "meilleur". Je suis un ferme adhérent de la définition de la démocratie par Churchill. Pour le point 2), mon trip est d'inciter à la prudence et à la mesure quand on parle de faire joujou avec des grands systèmes de gouvernement et gestion infiniment complexes, avec des problèmes à variables multiples qu'on résume à un aspect qui a l'heur d'attirer les passions et attentions, et n'est peut-être pas le plus pertinent, en plus de toujours servir les intérêts (idéologiques, matériels, personnels) de quelques individus et groupes très motivés pour en profiter (clientélisme politique, objectifs idéologiques, profiteurs de tous types). Et j'attends toujours les dispositifs qui améliorent vraiment nettement les choses ET ne sacrifient pas tout un tas d'autres trucs considérés comme importants, voire fondamentaux, au passage. Et soit dit en passant, je crains plus que tout ceux qui arrivent dans un système politique en disant qu'ils vont "généraliser" (= imposer à tout le monde) un truc qu'ils aiment, dont il est rarement prouvé ou même prouvable qu'il apporte vraiment nettement plus d'avantages au plus grand nombre que d'inconvénients.
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Lesquels? Par rapport aux démocraties (encore un peu libérales -au sens plein) occidentales actuelles? Sérieusement, je cherche. Et encore une fois, en prenant comme point focal d'autres facteurs que la race, on voit des problèmes similaires frapper tout un tas de groupes, des populations spécifiques qui sont ainsi mieux cernables que par la race ou la religion: niveau socio-économique, certains comportements (investissement social, emphase culturelle sur l'éducation, stabilité familiale, culture ambiante....), niveau d'éducation, Quotient intellectuel, accès à la justice (en bonne partie conditionné par la géographie, le niveau de revenu et l'accès à l'information -limité par le niveau éducatif, le milieu socioculturel et l'accès pratique), le lieu de résidence et le type d'habitat.... Quand on prend plus ces facteurs en compte, on voit qu'ils sont infiniment plus déterminants que la race, notamment, entre autres choses, parce qu'ils évitent de fondre les populations blanches défavorisées dans une masse plus large où leur niveau de problèmes est dilué, alors que, comme dans tout le reste de la société, les dits problèmes se surconcentrent, se cumulent sur certains pans de population (notamment parce que souvent, un type de problème amène l'autre et les deux créent les conditions pour en faire venir encore plus). Mais focalise toi sur la race, et tu te mettras à envisager les problèmes des couches défavorisées (à divers titres/causes de "défaveur") comme spécifiquement liés à la couleur de peau. Et sur le plan politique, c'est comme ça qu'on crée plusieurs clientèles de partis très différents, affiliées à des "solutions" (qui n'en sont souvent pas, d'abord parce que les problèmes sont du coup mal analysés) qui tendent à monter aux extrêmes (pour continuer à fidéliser, en créant une "identité" de soi-disant opprimés), alors que c'est essentiellement avec des gens partageant de fait des problèmes similaires. La Suède? Le pays le plus outrageusement PC du monde (au point d'une intolérance terrible et d'une fenêtre d'Overton si réduite pour cette raison que cela a, en très peu de temps, propulsé une nouvelle extrême droite près du sommet), qui redistribue beaucoup (plus que ce dont ils ont les moyens, depuis une décennie), et qui pourtant ne parvient aucunement à empêcher la création rapide de poches d'extrêmes inégalités avec des populations nouvellement arrivées qu'ils ne savent et ne peuvent assimiler. Peut-être que dans 2 ou 3 générations (si encore ils ne réouvrent pas les vannes, surtout à des cadences peu soutenables), ils auront appris à intégrer, mais sera-ce au prix de l'homogénéité très forte du pays qui seule a permis l'émergence de son modèle social reposant avant tout sur le consensus? Par ailleurs, les inégalités économiques sont conditionnées à un modèle de grande entreprise qui n'est pas forcément durable: en Suède, il faut être "dans le système" (grande entreprise-syndicat-listes de programmes sociaux), ou être exclu. Très contraignant, pas toujours apprécié, et avec un nombre de places limité qui n'est pas forcément appelé à grandir suffisamment. Mais c'était tout mon point: les démocraties occidentales (avec de légère variations en interne, mais essentiellement des résultats du même ordre de grandeur) vs..... Ou y'a t-il un autre "système" qui fait mieux? Pour la Corée du Nord, la répartition des citoyens en 3 types (avec en plus une nomenklatura au sommet) dont1 classe de gens qui sont des esclaves de fait, une autre sont des péons guère mieux lotis, et une autre ferait pitié à nos quartiers les plus défavorisés (mais est considérée comme la "catégorie A" là bas), ouais, j'imagine qu'il s'agit d'un autre set de critères de gestion des inégalités. Et Cuba.... Comment dire. Tout le monde (en tout cas l'essentiel) dans la merde = tout le monde est égal? Avec un racisme traditionnel fort qui perdure comme dans toutes les sociétés sud-américaines.
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Encore ce "systématique": le "système" ne génère pas de discrimination raciale comme un effet recherché, pas plus qu'il ne génère de discrimination raciale à l'encontre d'un groupe ethnique particulier (ou plusieurs) dans son ensemble. Des injustices sont le coproduit de tout système parce que ce sont des institutions humaines, et en occident, on est arrivé à ce qui s'est fait de mieux, ou de moins pire, dans toute l'histoire humaine de ce côté. Donc arrêtons avec ce mot de "systémique". parce que si l'on peut chercher à corriger ou limiter différentes injustices qui existent à niveau pour ainsi dire résiduel, il faut bien se rendre compte que quand on parle de "changer de système" (ce que suggère l'emploi du mot politisé "systémique" pour désigner un problème qui n'a en fait pas l'ampleur suggérée par le terme), il faut bien se rendre compte de quelques trucs: - des systèmes humains complexes sont des machines capricieuses: le plus souvent, en cherchant à obtenir 1 ou 2% d'amélioration sur un aspect, on a plus de chances de dégrader la performance globale de 4 ou 5% (chiffres juste illustratifs, aucunement représentatifs) dans plusieurs autres aspects, sans qu'il y ait forcément de progrès dans celui qu'on espérait améliorer initialement. Typiquement, les programmes genre "affirmative action" n'ont pas amélioré le sort des noirs défavorisés aux USA, ont pour l'essentiel aidé les couches noires favorisées qui n'en avaient aucunement besoin (et ont de ce fait eu un parcours privilégié par rapport à tous les autres groupes ethniques, sociaux....), pénalisé blancs (ironiquement, entre autres choses, en favorisant disproportionnellement certaines couches, les plus aisées avant tout, mais aussi des groupes particuliers comme les juifs et autres sous-groupes où l'emphase sur l'éducation est structurellement plus forte) et asiatiques (et encore plus les ethnies et couches sociales ne répondant pas aux clichés racistes sur "l'Asiatique qui réussit", cette "model minority" que les universitaires US écartent de toute argumentation parce qu'elle les emmerde), ont impacté, avec d'autres phénomènes (inflation des notes.... Un vaste phénomène accompagnant la transformation des universités en un modèle s'adaptant au client et à ses caprices plutôt qu'imposant une norme qualitative), la qualité de l'enseignement, et ont en fait accru les problèmes d'une bonne partie de ceux admis avec plus de facilités (pas au niveau à la base, ils s'intègrent mal, ne trouvent pas leur rythme, se déphasent plus avec le temps, sont considérés comme des "quotas", et se retrouvent après quelques années avec rien du tout -ou quelque chose sans valeur- et beaucoup de dette). - on mesure par rapport à quoi? La perfection en tout temps? C'est la base des raisonnements et idéologies de fait utopiques. Rappelons juste qu'outre n'avoir donné que des monstruosités sanglantes, les idéologies utopiques, renvoient à un mot, "utopia", qui veut dire (littéralement) "nulle part". Parce que c'est là où elles mènent. Un système, tout système, génère des inégalités et des hiérarchies de fait, et dans l'idéal, ce sont des hiérarchies de compétence, ou aussi près de cet idéal qu'on puisse en approcher. Somme toute, l'occident n'a pas si mal réussi dans ce domaine. J'ai du mal à voir en tout cas où cela a donné de meilleurs résultats, que ce soit dans le présent ou le passé.