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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Qu'on se rassure: la légalisation de la marijuana dans divers pays, les USA en tête, créera, au moins dans un premier temps, une ruée vers la culture de la beuh, réduisant d'autant les cultures alimentaires qui ne donnent que des marges réduites. Tout va bien.
  2. Priver un Américain de naissance d'accès à un fast food?
  3. Si on parle d'une intervention US, je ne vois pas les hélicos ou l'artillerie sol-sol durer longtemps: ils auront disparu avant que la première unité de mêlée pose un pied sur le sol vénézuélien. Après, évidemment, il faut se préoccuper de l'état de fonctionnement du harware, des stocks de pièces détachées et, ironiquement dans ce pays, des réserves de carburant et de la capacité à les renouveler, vu l'amoindrissement de leur capacité de production et la faiblesse de leur capacité de raffinage. Trois choses qui seraient ciblées en priorité par des ricains belliqueux. Et pourraient-ils même nourrir leurs troupes plus que quelques semaines? Les garder motivées en nombres suffisants?
  4. Naaaan, c'est pas pour ça qu'il le veut: chez les humains, c'est plus sophistiqué. Lui ne pisse pas sur les murs qu'il bâtit, ils plaque son nom dessus en lettres géantes. Mais ça vient du même besoin, de la même pulsion.
  5. Boum: quand le 70 tonnes parle, le 35 tonnes l'écoute. Attentivement. Personne ne veut foutre de troupes dans ce merdier. En Colombie, le non interventionnisme est au plus haut, et constitue l'une des promesses de Duque, qui a une bonne part de sa majorité qui l'attend sur ce sujet. Quand aux USA, plus ils parlent fort là-dessus, plus ça veut dire qu'ils ne veulent vraiment, mais alors vraiment pas risquer de s'y enferrer, parce que ce sera pour longtemps, et il n'y a que des coups à y prendre. On sera d'accord, ils n'ont pas toujours été arrêtés par ce facteur, mais y'a vraiment un manque d'envie palpable, et des leçons encore fraîches qui plaident sérieusement pour que personne n'ait envie de commencer à élaborer des orbats à Washington.
  6. Méheeeuuuuuh, arrêtez de vous gausser, méchants drôles, ou vous m'en rendrez raison sur le pré, où mes témoins attendrons les vôtres au point du jour (ou peut-être un après, passke le point du jour, ça fait un peu tôt). Etant la partie offensée, le choix des armes serait mien, donc le duel se ferait à l'épée, ou à la banane aiguisée, je ne sais encore.
  7. Nan. Pendant une seconde, je crois que j'avais senti un petit coup de froid, donc, consciencieux que je suis, et mieux valant prévenir que guérir, je me suis empressé, pour des raisons purement médicales évidemment, de me faire un petit vin chaud. L'inconvénient de telle médecine, mon bon sire, est qu'elle rend la tête légère pour un petit moment. Mais c'est le prix de la bonne santé. Faudra vraiment forcer la dose et mettre un petit supplément de nature non définie dedans, parce que j'étais vraiment pas bon en latin à l'école.
  8. "Acertainer", comme "certainer", d'ailleurs, est du bon français, parfaitement légitime, nan mais, parvenu dans la langue anglaise via le normand. C'est certes un peu désuet, mais parfaitement français, môôôssieur. Et pis j'étais un tantinet soit peu légèrement beurré quand j'ai posté ce truc, donc hein, bon hein, namého!
  9. Pas très important à l'arrivée. Le film coûte des dollars à faire, pas des individus. Du moins j'espère . Elles seront cruciales, mais il faut aussi se rappeler qu'en Chine, le distributeur ne gardera au mieux que 30% (de 25 à 40% suivant le type de deal qui a permis la diffusion dans le pays) de la recette: les exibiteurs gardent la part du lion. Et la chute d'un WE sur l'autre a été plutôt rude sur le marché nord américain. Pour un film qui a coûté au bas mot 170 millions, avec donc autour de 80-85 millions en marketing en plus, ça la fout mal: 260 millions au moins à rembourser, ça demande autour de 430 millions de recettes à tout le moins, sans doute même plus. Et on fait pas ce genre de film pour juste retomber sur ses pattes: la prod attend des bénefs conséquents.
  10. Vu le box office, y'a peu de chances qu'il y ait jamais une suite. Il s'en faut de beaucoup, même si le film performe bien en Chine et au Japon.
  11. A noter que Trump fait partie des exceptions avec son super-pouvoir: tout le monde sait qu'il ne croit pas un mot de ce qu'il dit, ne sait pas vraiment ce qu'il dit, et n'en a rien à foutre au moment même où il le dit.
  12. Une actualisation de certaines données brutes: https://news.gallup.com/poll/247016/conservatives-greatly-outnumber-liberals-states.aspx https://www.washingtonexaminer.com/washington-secrets/gallup-liberals-outnumber-conservatives-in-only-6-states-down-from-9 (source conservatrice) (Reddit tend à gauche) Difficile de vraiment démêler les choses dans de tels registres: - la définition de "liberal" et "conservatives" a eu tendance à changer assez fort ces 3 dernières années, surtout "liberal" (avec la poussé authentiquement progressistes/socialistes à gauche, si bien que les démocrates sont très nettement plus divisés que les républicains) - selon la région, tout le monde ne comprend pas les deux termes de la même façon (un conservateur de Californie ou de NY tend à être très différent d'un conservateur du Mississipi.... Entendez par là que le second appellera les deux premiers "pédale") - cela ne nous donne pas d'autres éléments, comme les taux de participation et intentions de vote effectives en général et dans une élection, ou un type d'élection donnée - cela ne nous donne pas des points particuliers, comme le fait que des portions de gens affiliés à un parti ou penchant vers lui peuvent voter pour l'autre camp au nom d'une ou deux politiques spécifiques - difficile aussi de déterminer les avantages absolus dans le sens où il faut prendre en compte la démographie en général, celle des Etats (dans les 6 nettement "liberals", 3 sont parmi les plus peulés, dont 2 dans le top 3), et le système électoral essentiellement par Etat Mais l'évolution est intéressante, mais aussi intrigante pour moi qui suit beaucoup ces choses: tant la narration dominante (très à gauche, très déformée par le point de vue des élites et la centralisation de fait de la scène médiatique nationale par rapport aux réalités locales, surtout celle des Etats non côtiers) que diverses observations accumulées sur plusieurs années (notamment l'impact d'un système éducatif devenu très endoctrinant/idéologisé, et celui de la démographie) me poussent plutôt à croire l'inverse d'un tel changement, mais c'est sans compter sur de nombreux facteurs, comme une certaine radicalisation/idéologisation de la gauche (avec des accents dogmatiques, technocratiques, étatistes, absolutistes quasi religieux), une certaine crainte d'une petite majorité des démocrates qui n'aiment pas l'autre moitié de leur propre parti, du changement chez les modérés/non affiliés/indépendants, une ouverture certaine à droite (du moins dans une partie de la droite) et l'affaiblissement de l'ex-"moral majority" (les religieux, essentiellement évangéliques) qui semblent ne plus être une force si décisive et capable d'imposer l'agenda (mais pesant encore lourd, attention), une certaine part de "normalisation" de Trump (pas d'apocalypse ou de hordes de nazis défilant dans les rues) en même temps que la moindre emprise des médias traditionnels sur le débat et l'opinion (qui accompagne la radicalisation de leur ton.... Mais aussi des audiences plus anecdotiques et géographiquement/sociologiquement confinées).... Disons que je ne crois pas qu'il faille trop se reposer sur ce genre d'infos pour tirer des conclusions: même si tout est à 100% juste et non biaisé, ce n'est qu'un élément du tableau qu'on doit essayer de se faire.
  13. Apparemment, ça commence à chauffer un peu: des militaires ou miliciens pro-régime auraient cramé des camions d'aide humanitaire à la frontière colombienne, dans le même temps où Maduro aurait coupé les relations diplomatiques avec la Colombie. La bataille de l'information sur le sujet a commencé, avec des vidéos en pagaille de gens éplorés devant la bouffe partant en fumée, et la chose qui prend vie sur les médias sociaux. Il n'y a bien évidemment aucune façon d'acertainer l'authenticité des images (sont-elles de l'événement, datent t-elles d'il y a plus longtemps, sont-elles prises sur les lieux évoqués?), mais les cartons brûlés sont bien estampillés "USAID", et ce sont les images qui circulent, soulevant l'indignation. Il y aurait eu par ailleurs des coups de feux à la frontière, apparemment de la part de miitaires ou miliciens du régime contre des civils (encore une fois, info "dans le vent", mais qui circule ainsi), et des gardes-frontières vénézuéliens qui auraient déserté pour aller côté colombien. Guaido annonce par ailleurs que beaucoup de convois sont bloqués par Maduro, pour éviter la distribution des denrées. A la vitesse où les rumeurs et "infos" circulent, vu le quasi trou noir informationnel qu'est devenu le Vénézuela, et vu l'état de la presse moderne quand au fact-checking (versus le besoin de vitesse de publication à l'ère twitter), difficile de démêler quoique ce soit. Guaido s'est, enfin, déplacé à la frontière (du côté colombien) avec le président Duque pour critiquer vertement (et théâtralement) l'action de Maduro, appelant les troupes à se ranger "du côté du peuple" en laissant passer les convois, appelant "déserteurs" ceux qui suivent les ordres du régime. Autant dire qu'il y a confusion, indignation, affrontements et déchirements (avec loyautés/allégeances qui doivent commencer à s'inscrire plus fermement dans le paysage), et que chaque camp doit essayer de prendre autant de positions qu'il le peut, et de mener la bataille médiatique par tous les moyens: si Maduro a fait cramer des convois humanitaires en prétextant qu'il s'agissait de "livraisons d'armes", comme il semble que ce soit le cas, l'a t-il fait réellement pour cette raison (possible tentative US et/ou colombienne), ou pour éviter que Guaido, désormais ancré côté US, ne dispose soudain d'un afflux de nourriture qui, dans les circonstances présentes, constitue autant de capital politique et d'image? Une telle action avait-elle été annoncée entre les 2 camps à l'avance, et le camp Guaido a décidé de quand même donner le feu vert aux livraisons afin d'attirer Maduro dans un piège médiatique, pour le pousser à ce genre de fautes "visibles" le rendant encore plus impopulaire (du moins aux yeux d'une partie de la population)? Dans quelle mesure les services de renseignement impliqués dans le pays cherchent-ils à souffler sur les braises, amplifier ou non des événements peut-être anecdotiques pour en faire des tragédies d'ampleur nationale, ou au contraire à atténuer les choses? C'est déjà dur d'interpréter l'info brute, mais si en plus on doit douter de la dite info brute.... Mais une chose semble sûre: quelle que soit la réalité des circonstances précises qui sont en cours, il y a une claire accélération du tempo, peut-être temporaire, peut-être comme début d'une phase plus directement confrontationnelle. Avec twitter comme thermomètre pour mesurer la "densité par minute" de ce qui risque de dégénérer en guerre civile vaste et ouverte.
  14. Sans doute parce que: - Smollett a beaucoup plus d'image, et le sujet est brûlant - les suprémacistes blancs, malgré toute la rhétorique des médias, sont un micro-groupe qui ne fait pas recette, et dont la moyenne d'âge n'a fait qu'augmenter ces dernières décennies (ils crèvent beaucoup plus vite qu'ils ne recrutent) - aucun parti ne soutient les suprémacistes blancs (contrairement à l'image répandue, ils sont peu compatible avec même les républicains très très durs: ils sont pour un gouvernement très fort), malgré tout ce que les médias de gauche essaient de dire ou insinuer dans ce domaine: ils savent que quand ils le font trop, ça ne vend pas, même pas à la majorité de leur auditoire pourtant tribalisé - il n'a pas pu passer à l'action: il n'y a donc rien de juteux pour les médias. Si encore y'avait des morts, ils se déchaîneraient et traîneraient Trump dedans, assimilant autant qu'ils le peuvent le sigle MAGA à la svastika. "If it bleeds, it leads". Arrêter préventivement est anti-dramatique, donc pas bon pour le show-business que sont les médias - l'affaire Smollett était déjà bien lancée, travaillée, pleine de rebondissements, et le monde des médias sociaux s'en était déjà emparé: difficile de surimposer l'histoire qu'on veut quand la taille et l'intensité critique ont été atteintes Ce dont on ne parle plus, mais alors plus du tout, en revanche, ce sont les 3 glandus à la tête de la Virginie, 2 coupables de "blackface" il y a plus de 30 ans, et celui présumé coupable de harcèlement et agression sexuelles. Oups, oublié les pieds nickelés: les démocrates doivent souffler.
  15. Plus sérieusement (c'est vrai fil sérieux sur les USA, après tout ), j'ai commencé plus haut, mais il nous faut parler encore de l'affaire qui domine l'actualité américaine ces jours-ci: Parce que dans le genre "criailleries", c'est au niveau Trump ou Covington: il y a deux semaines, personne ne connaissait cet acteur hors des fans de la série Empire. Il a fait sa connerie pour servir son activisme et/ou (à mon sens plus probablement, parce qu'à un degré ou un autre, tous les acteurs sont sur un spectre qui va de narcissique à psychopathe) pour faire du buzz, élever son profil et négocier plus de fric avec sa production. Entre autres débats soulevés, la chose nous renvoie à ce qui est devenu le business de l'outrage permanent, surtout en ligne, parce qu'évidemment, un tel calcul de la part de ce con repose sur un écosystème désormais très rôdé, largement encouragé par les médias soi-disant "sérieux" (ceux que nombre d'Etats occidentaux, surtout en Europe, mais aussi les grands médias sociaux, veulent artificiellement prioriser, voire imposer, pour lutter contre les "fake news") qui en sont une part intégrale et prééminente. Il y a beaucoup de fric et de réputations qui se font, s'entretiennent et se boostent par ce biais, donc beaucoup d'incitations sur ce marché, à tous les niveaux, du média le plus visible au plus petit posteur sans blue checkmark. Et c'est sans même compter sur le volontariat de millions d'anonymes qui trollent, proclament leur vertu, affirment une idéologie/religion, pensent bien faire ou veulent juste se défouler ou encore cracher leur haine de quelque chose (généralement eux-mêmes, via des boucs émissaires), tous ces gens se rémunérant de façon moins matérielle (le shoot de dopamine, l'interaction avec d'autres, le boost d'ego, la dépendance aux médias sociaux, l'affirmation de soi à peu de frais, le boostage de profil à petite échelle, le besoin de répondre....). Et on peut y rajouter le problème des fermes à trolls, certaines opérant avec l'appui de services de rens étrangers pour une occasion ou une autre, afin de foutre la merde (les Etats sont décidément les plus grands dealers, mais aussi les plus grands trolls, il semblerait) chez l'autre. Avec Covington et ce cas, les mécanismes deviennent de plus en plus visibles, en temps quasi réel. Et dans le domaine racial (ou autres sujets sociétaux dominants), c'est à un point tel qu'une énorme partie de telles polémiques sont entièrement ou partiellement artificielles, parce qu'il y a confluence de beaucoup d'intérêts, matériels ou non, au point de déformer la perception durablement: il y a de vrais scandales de racisme, et une tripotée de faux aussi, mais je crois surtout qu'il y a une majorité de malentendus et situations qui merdent entre des gens. Seulement si ces gens ne sont pas de la même couleur, il y a de nos jours beaucoup de chances pour que certaines (appartenant à un groupe dit "opprimé" ) l'interprètent comme du racisme/sectarisme (même très sincèrement). Et filment/enregistrent. Ou il y aura quelqu'un à côté pour le faire. Et une fois la chose en ligne, la bête est lâchée, et l'écosystème évoqué plus haut s'en empare. Il n'y a plus de place pour la marge d'erreur et le bénéfice du doute nécessaires aux interactions humaines normales. La paranoïa prédomine en ligne, et infecte le réel. Mais cette dernière histoire est quand même vraiment con .
  16. Quelques bémols cependant: ce que nous appelons et concevons comme le patriotisme/nationalisme n'est pas non plus une nouveauté dans l'Histoire, tout comme des constructions plus ou moins apparentées à l'Etat-Nation, quelle que soit l'échelle du corps politique de référence. La chose a existé à bien des endroits pour de plus ou moins longues périodes de temps tout au long de l'Histoire (du moins depuis qu'il y a des entités politiques composite, cad plus que la "tribu essentielle" d'un clan ou de quelques familles très liées). L'esprit et la conscience collectives d'une entité politique plus ou moins vaste et cohérente a été une réalité fluctuante à travers toute l'histoire (et généralement, ceux qui en ont eu une bonne dose ont eu plus de succès que beaucoup d'autres, tant que ça a duré), et cela risque de continuer, comme le déclin de la chose et un début/risque de balkanisation/féodalisation dans nos propres sociétés pourraient l'indiquer. Patriotisme, nationalisme, civisme, tribalisme, avec ou sans une dimension religieuse... Difficile de cerner un terme exact qui correspondrait à toutes les époques et situations, mais ce sens de l'appartenance à une "méta-entité" (cad couvrant plus que la tribu "charnelle" et ayant donc une part d'abstraction conséquente) a été présent à de nombreuses périodes, à des niveaux parfois très élevés, et donc avec lui des notions telles que la traîtrise et la collaboration. Rome n'a pas été la dernière dans ce domaine, par exemple, tout comme les cités grecques, ou la Macédoine de la grande époque pour laquelle on atteste bien d'un caractère proto-national (du moins dans son territoire "historique" avant les premières grandes conquêtes) la différenciant de la Grèce des cités. Rome est même un OVNI antique dans ce registre, tant le degré auquel la chose est poussée tranchait à certaines périodes vis-à-vis d'adversaires contemporains: les soldats vaincus par Pyrrhus refusèrent obstinément de rallier les rangs du vainqueur, ce qui choqua ce dernier, habitué à ce qu'était devenu le monde grec de l'époque hellénique, celui des diadoques, désormais très mercenaire et sans grand esprit civique, où la notion de traîtrise ou d'intelligence avec l'ennemi était devenue un concept beaucoup plus... Fluide qu'auparavant. Et où la fidélité ne devait réellement être attendue qu'au niveau des relations individuelles/claniques/familiales. 2 siècles plus tard, les mêmes Romains capturés pendant la Guerre Sociale (à Nola je crois) refusèrent de se rallier aux Samnites, au point de préférer la mort. On se doute bien que des gens de ce type auraient eu quelque chose à dire à un des leurs trahissant la patrie, ou "s'arrangeant" avec l'ennemi. Dire que ça aurait été socialement mal vu serait un doux euphémisme, et il y a quelques raisons pour lesquelle les différents types de traîtrise (dont les deux plus grands et graves types sont "maiestas" et "perduellio") étaient dûment codifiés en droit romain, et avidement utilisés en politique (beaucoup tentaient en tout cas): la simple évocation était gravissime pour une réputation. Et n'oublions pas les peines: l'exil (pire que tout dans la mentalité romaine), et la mort par précipitation depuis la roche Tarpéienne (si proche du Capitole qu'elle est en fait dessus ). Avec les fluctuations historiques de cet "esprit national" (et donc de son pendant punitif quand à la perception de la trahison) varient aussi le champ d'application et les degrés de gravité: cela s'applique t-il à tout le monde, juste aux nobles/castes supérieures, à l'individu coupable ou à toute sa famille/tribu/clan/zone d'habitation? Il est plus fréquent de voir les entités plus "démocratiques" (terme à prendre au sens large)/républicaines en avoir une notion plus chatouilleuse, puisque de telles entités politiques reposent sur une forme ou une autre de citoyenneté/franchise/participation active de ses ressortissants. Moins on est prêt à punir la trahison de la part de certains pans de population, voire de la majorité, plus cela veut dire que les personnes concernées sont dépourvues de pouvoir ou d'une forme ou une autre d'appartenance induisant des prérogatives conséquentes (essentiellement des esclaves, serfs, pégus à bas statut). D'eux, on n'attend rien. Et du coup, les notions de loyauté ou de traîtrise ne sont réservées qu'à ceux qui sont réellement dans le jeu (seigneurs féodaux/noblesse, hauts fonctionnaires, hautes castes....), et qui forment la seule réalité politique de l'entité collective concernée (le reste étant des sujets plus ou moins passifs/écrasés). Pour la note, et c'était la même chose dans les guerres civiles romaines, des punitions individuelles et collectives pouvaient être appliquées, la différence avec notre conception plus rigide, ou moins variée, du droit dans de tels domaines, étant que les anciens avaient des échelles avec plus de graduations pour jauger de telles choses: une cité romaine, colonie ou alliée, qui aurait ouvert ses portes à Carthage pendant la guerre punique, devrait avoir des circonstances vraiment très atténuantes pour ne pas se prendre une forme de punition ou une autre. Genre la perspective d'un siège impossible à soutenir longtemps et la certitude absolue du pillage. Sans cela, il y a rétorsion: si c'est de l'accueil de Carthaginois à bras ouverts, avec contributions spontanées à leur effort de guerre, la punition peut aller jusqu'à la destruction de la cité en question avec exécution ou réduction en esclavage des habitants (boulangers et potiers compris, même s'ils n'ont pas eu leur mot à dire). Après, comme dit précédemment, on adapte le châtiment au crime, la peine à la faute: la situation est jugée au cas par cas, compte tenu aussi de l'humeur politique du moment, et pesée dans des balances très fines. Mais il est rare qu'à moins d'avoir été conquise après une résistance farouche et sans faute (et sans que le conquérant tue, pille et réduise en esclavage tout ce qui bouge), il n'y ait pas au moins un petit peu de conséquence: le standard à Rome est qu'on doit se battre et refuser toute compromission avec l'ennemi (du moins pour les cités ayant ce statut, et donc généralement des murs: ce genre de chose ne serait pas demandé à des bourgs et villages trops petits et/ou sans défenses). "Roma non habet usum timidis" (Rome n'a que faire des lâches) était une vraie directive opérante sous la République.
  17. Quelqu'un a essayé The Umbrella Academy, la nouvelle série de superhéros Netflix à plus de 100 millions de dollars de budget? J'ai tenté le coup, et calé à la fin du premier épisode, donc si un forumeur a eu le courage, j'aimerais avoir un avis.
  18. Tu viens de potentiellement assimiler Vlady, l'incarnation de l'Homme et le fantasme de toutes les femmes (c'est ce que la littérature et la presse russes disent depuis longtemps, donc ce doit être vrai), à un transsexuel..... Comme tu vas te faire poloniumer la gueule! Attention en touchant ta poignée de porte quand tu rentreras chez toi. Content de t'avoir connu Tant que je suis dans les memes, et que le President's Day est passé (c'était lundi) sans que nous le notions (en même temps, on a des excuses: pas notre présidence, et on n'en a rien à foutre.... Comme la majorité des ricains), un petit rappel en images de certaines tendances fondamentales qui nuisent à la vie politique américaine, et qui, quelque part, avaient été anticipées il y a quelques temps. Une image valant mille mots.... Je vais écrire un pavé à l'économie: Et bien sûr: L'a t-il effectivement dit? Les experts débattent: La chose étant rendue compliquée par la dégradation du débat public dans les démocraties actuelles: Voilà, je pense avoir résumé toute la situation politique aux USA de nos jours. De rien.
  19. Beurk, merci pour ces images : maintenant elles sont gravées dans ma rétine, et je ne peux pas m'en débarrasser .
  20. Faut faire très attention sur le sujet scientifique, parce qu'il y a désormais une foultitude d'activistes dans le champ des études, et surtout dans le contrôle des études: celles qui sont faites, celles qui sont bloquées ou en tout cas pas publiées, les orientations prises.... Et le débat, dans les médias, nombre de publications scientifiques et beaucoup d'universités, est rapidement devenu toxique et censuré. Les différences physiologiques et morphologiques sont bien réelles, et leur impact est plus ou moins fort selon le sport pratiqué, mais des éléments comme la forme du pelvis, la forme, l'alignement et la solidité des articulations, la quantité de collagène, la résistance (surtout dans le temps) à l'usure et aux blessures, l'oxygénation du sang, le temps de réaction, la densité osseuse (renforcée par le fait qu'un mec qui prend des oestrogènes RENFORCERA sa densité osseuse: c'est le manque d'oestrogène, surtout passé un certain âge, qui fragilise l'ossature déjà à la base plus fragile des femmes), la taille des mains, la coordination oeil-main (par opposition à la coordination oeil-doigts chez les femmes).... Sont des différences plus que largement attestées. Un fait d'autant plus caricaturalement important quand on parle du sport professionnel, qui tend à concentrer non des gens moyens, mais des monstres génétiques. Et c'est sans compter sur les facteurs sociaux/psychologiques qui tendent à voir la compétition intra-sexe, sous une forme culturelle ou une autre, spontanément favorisée, et une confrontation homme-femme (qui sera et restera pour l'essentiel perçue comme telle par la majorité des gens) refusée. Sans même parler de l'inconfort des athlètes (les "bio" ou "cis") eux-mêmes, dont apparemment personne dans ces débats ne veut l'avis. A noter surtout que tout le débat tourne autour des athlètes trans-femmes. Tout le monde se fout éperdument des athlètes trans-hommes comme un problème ou une menace.... Mmmmh, on se demanderait presque pourquoi. Sans vouloir partir dans des envolées sur le sujet, je reviens au fait qu'il y a une vraie guérilla menée sur les sources depuis quelques années, non sans lien avec l'évolution récente des universités et médias.
  21. Alors là je m'indigne! Jai Courteney pour Jashugan??? Le type n'a aucune présence, et je suis d'accord avec les gars de Screen Junkies (voir leurs "Honest Trailers" pour ceux qui connaissent pas) dans leurs commentaires sur lui dans un Honest Trailer (celui de Suicide Squad je crois): arrêter d'essayer de le mettre en avant.... Jai Courteney IS NOT HAPPENING. C'est cruel.... Mais vrai: le type n'a pas réussi à percer, se faire une image. Bon, faut dire qu'incarner un perso appelé "Captain Boomerang", c'était un peu perdu d'avance. Jashugan, il est sensé avoir une présence écrasante, être le gars calme, dominant, super classieux (avec d'occasionnelles colères et crises de violence, on est d'accord, mais qui justement sont l'exception qui justifient et font le personnage). Et du coup, ce caractère permet de mettre Shumira à côté, incarnation de tout ce qu'il y a d'adorable et de terriblement tarte et con dans le monde (je crois que le terme dans le manga était "cruche"), le contraste entre les deux faisant toute la saveur (pour les connaisseurs, je renvoie à la scène de shampooing de Shumira, qui me fait encore rire). Donc non, je voudrais avoir un veto à mettre.
  22. Je ne sais pas si tu as noté, mais la phrase de mon post que tu cites parlait de Beto O'Rourke, pas de Bernie.
  23. Dans la continuité élargie du sujet de la "Social Justice" comme nouvelle religion dominante (du moins dans la sphère médiatique/publique) et absolutiste, on a les "Covington kids", ces gamins qui ont été violemment attaqués publiquement par des hordes d'activistes et d'indignés (professionnels et amateurs) aiguillés par la quasi totalité de la classe journalistique et une tripotée de figures publiques, à coups d'inventions, abus et mensonges en tous genres, le tout en se fondant sur une vidéo qui démentait absolument toutes les accusations. Et bien les gamins, et leurs parents, attaquent en justice plus d'une cinquantaine de médias et de personnalités, dont le Wapo pour, à lui seul, 250 millions de dollars de dommages (évidemment une "première offre"), via un avocat renommé dans les questions de diffamation et fausses accusations, qui a pris en charge le cas gratuitement (cad, il se sucrera sans doute par un pourcentage sur les dommages obtenus). Je crois qu'il s'agit d'un moment important, au sens large, face à l'évolution récente des médias, de leur hyper-activisme, de leur gratuité (dans les accusations, mal-représentations, dans la diffamation), de leur impunité totale et de l'impossibilité de leur faire confiance. Parce qu'au même moment, l'un des juges de la Cour Suprême parle de revoir un cas jurisprudentiel, Times versus Sullivan, qui a établi que des personnalités publiques avaient un standard plus élevé pour attaquer un article/média/journaliste en diffamation (le "malice standard", soit prouver la mauvaise intention, généralement la conscience que l'info publiée est fausse/exagérée/déformée). Le principe diffère de la charge de la preuve pour une personne privée, qui n'a à prouver que la négligence de la publication/du journaliste, ce qui est beaucoup plus facile. A notre époque, il va déjà falloir essayer de dépatouiller qui est une "personne privée" et qui est une personnalité publique, vu le bouleversement du paysage induit par les médias sociaux (ça va sans doute se ramener à des trucs comme la taille dun compte twitter, au nombre de souscripteurs, à un truc comme la pastille bleue de twitter....), mais revoir ce cas est aussi nécessaire pour la sphère publique (afin que les journalistes puissent être attaqués sans se cacher derrière le seuil excessif de la malice) que dangereux, ou en tout cas délicat, pour la liberté de la presse (comme la protection des sources, un certain degré d'impunité des journalistes est vital, mais où et comment placer le curseur?). Tant le rythme des publications, désormais, que l'effet viral et/ou de masse qui peut en découler à une cadence démente sur un environnement médiatique aujourd'hui présent en permanence où qu'on aille et changeant à chaque seconde, le tout dans un contexte hyper-tribalisé (y compris pour les sources d'infos), rendent la chose nécessaire, parce qu'on a vu l'irresponsabilité totale de tout ce qui se voit comme un média/une publication, avec des médias classiques soi-disant "adultes" qui ne font pas mieux, mais bénéficient, du moins encore dans une relative mesure, d'une autorité morale héritée de temps antérieurs. Donc j'attends de voir ce que va donner le procès des Covington kids: moins son résultat (sans doute un deal pour une somme conséquente: vu la masse de documentation disponible sur ce qui a été dit, écrit, publié, mis en ligne, et le statut de personnes privées des enfants, beaucoup de ces poursuites seront finger in the nose) que son déroulement, et ce qui s'en dira, ainsi que ses conséquences. D'autant plus que pour ceux qui n'ont pas suivi, à peine l'affaire de ces enfants se tassait dans la presse, une autre démarrait, qui domine depuis la semaine dernière toute l'attention. Vu le résultat, je suppute qu'elle va vite disparaître des éditoriaux, étant donné que la presse s'est re-foutue dedans de façon aussi lamentable et visible que pour les gamins. Pour ceux qui connaissent, je parle du cas de l'acteur Jussie Smolett (de la série Empire), qui a monté une fausse histoire de crime de haine sur sa personne il y a 2-3 semaines, et qui a été pris la main dans le pot de confiture. Prétendant avoir été attaqué par deux activistes MAGA qui l'auraient tabassé, recouvert d'eau de javel et lui auraient mis un noeud coulant autour du cou, il dit avoir réussi à les repousser et s'est très vite lancé dans une campagne médiatique hurlant au climat de haine induit par Trump et au racisme et à l'homophobie (il est gay) systématiques des USA. Evidemment, tout le show business et la presse se sont jetés sur ce scénario tellement taillé sur mesure (trop bien: ça aurait du alerter quelqu'un), et les politiques bien-pensants d'embrayer. Mais dès le début, sa version de l'histoire ne collait pas, la plausibilité n'était pas là, et les éléments ne s'assemblaient pas entre eux. L'affaire aurait eu lieu à Chicago (ville hautement démocrate), dans un quartier dont ses habitants disent qu'il est 50% noir, 50% gay, 100% de gauche, qui est désert la nuit et couvert à quasiment 100% par des caméras, publiques ou privées, le tout pendant la nuit du "polar vortex" (températures à -20°c ou pire encore). Sa timeline ne collait pas, sa description ne marchait pas, et les vidéos récupérées par la police ont révélé que "l'attaque", avait eu lieu dans un angle mort, avait duré moins de 60 secondes (temps où Smolett n'apparaît pas), et avait vu la "victime" ressortir avec le sandwich qu'il venait d'acheter (avant l'attaque) toujours à la main (si tout est arrivé comme il le dit, il a subi tout ça, a été jeté à terre, s'est relevé et a combattu en un temps très bref, et à une main.... Quel sandwich ce doit être!). Les vidéos montraient 2 personnes allant avec lui dans l'allée, pas vraiment en mode hostile: avant même que l'arnaque n'apparaisse, ces deux personnes n'étaient déjà plus considérées comme suspectes, notamment parce qu'elles ne correspondaient en rien à la description de la "victime". Il s'est avéré que les lettres de menace qu'il avait reçues 2 semaines avant cette "attaque" (et qu'il avait publiées en ligne pour alimenter ses propos politiques) étaient liées à l'histoire, montrant donc aussi une préméditation. Seulement les 2 gars identifiés sur la vidéo étaient bien liés à l'histoire. Il s'agissait de 2 immigrants nigérians bossant occasionnellement pour la série, vivant dans l'immeuble où Smolett résidait et le connaissant bien puisqu'ils le coachaient pour sa muscu.... Ridiculisant accessoirement l'idée qu'il ait "combattu", vu que les deux gars (qui sont frères) sont des monstres physiques, et l'acteur est une crevette. Alors que les incohérences et tentatives de blocage côté Smolett s'accumulaient (notamment l'envoi d'une version très éditée de sa messagerie à la police -qui avait récupéré en fait la version intégrale auprès de l'opérateur), les deux frangins ont vraisemblablement tout déballé: l'acteur les avait payé 4000$ pour l'aider à monter cette débilité. La meilleure morale de l'histoire que j'ai entendu, c'est qu'il ne faut JAMAIS laisser à un acteur le soin d'écrire le scénario ou lui confier la mise en scène. Blague à part, l'affaire domine l'actualité depuis plusieurs jours, surtout depuis l'apparition de l'acteur sur le plus gros talk show du matin à la télé, où ses larmes ont été très convaincantes pour l'audience (merde, c'est presque comme si c'était.... Son métier?), et depuis l'intervention d'une autre actrice gay (Ellen Page) sur le plateau de Colbert (vidéo virale, vue plus de 20 millions de fois): la taille critique est atteinte pour que, sur la scène publique, même si le gars est condamné et voit sa vie brisée (ce qui va vraisemblablement arriver), les gens qui ont suivi vont se répartir selon les lignes de démarcation tribales sans souci de la vérité. J'entends par là que sur ce coup, oui la vérité est dans le camp des conservateurs, des sceptiques, des libertariens, libéraux (au sens classique), modérés et gens raisonnables, mais si la situation était inversée, quelle proportion de gens garderaient la même opinion, campant sur les mêmes positions, et quelle proportion suivrait la vérité, éviterait de monter, surtout prématurément, sur un quelconque cheval, petit ou grand? Pour moi, c'est de plus en plus une des grandes questions de notre temps: la place de la vérité (dans la mesure où on peut la connaître, ou la circonscrire un peu) dans la sphère publique, et le souci que chacun de nous en a, dans l'environnement médiatique, politique et culturel tel qu'il est devenu.
  24. Bienvenue dans le monde merveilleux, si tolérant, si ouvert d'esprit, si attaché à la science, et tellement hostile à toute violence (morale, verbale, sociale, physique) de l'intersectionnalité/Social Justice. Des fachos se disant "opprimés", des racistes refoulés à mauvaise conscience signalant leur vertu par un discours idéologique ridicule, des égomaniaques immatures complètement narcissiques extériorisant leur mal-être en en rendant le monde extérieur responsable, des hystériques en tous genres, et les inévitables idéologues professionnels, zélotes et fanatiques d'une nouvelle religion qui ne se revendique pas encore comme telle. La semaine dernière, la nouvelle élue au Congrès Ilhan Omar (Minnessota, icône dans la presse de gauche qui lui pardonne tout parce qu'elle est une immigrée somalienne), dont l'antisionisme radical cache mal un fort degré d'antisémitisme, s'était indignée de ce que l'association sportive américaine gérant les compétitions d'haltérophilie avait décidé d'exclure les trans-femmes (cad les hommes se déclarant femmes, parfois avec une transition complète, parfois en n'ayant quasiment rien changé hors de l'Etat-Civil), vu que ces dernières années, une tripotée de records d'un nouveau genre avaient été établis dans l'haltérophilie féminine, avec des niveaux de performances tellement supérieurs à tout ce qui avait précédé qu'on avait bien vu qu'aucune "biofemme" au monde ne pourrait jamais les approcher. Bien évidemment, ces records avaient tous été établis par des athlètes trans. Se fendant d'un grand discours applaudi et acclamé à gauche, Omar avait dit bien fort que toute opinion niant le fait qu'il n'y avait aucune différence biologique entre hommes et femmes était simplement obscurantiste et ignorante du consensus scientifique. Sérieusement. Et en conséquence, elle a entamé des enquêtes dans l'association sportive. Torquemada et Goebbels seraient fiers: même s'ils rejetteraient les opinions ainsi avancées (si on peut appeler ces délires ainsi), ils seraient si admiratifs des méthodes. Parce que soyez bien sûrs que quiconque émet même une légère critique sur ce genre de propos sera démoli publiquement, poursuivi et harcelé en ligne, doxxé à son domicile et son lieu de travail, verra son employeur, ses sponsors et/ou clients pressés de l'abandonner, jusqu'au point où il n'aura plus rien. Les gangs organisés ou de circonstances de ces franges sont bien réels et rôdés. Et pour l'instant, tout le monde s'aplatit, à commencer par les grands médias sociaux qui, bien souvent, partagent nombre de ces opinions, soit comme politique éditoriale (officielle ou non), soit par le nombre d'activistes dans leurs rangs (surtout dans les comités éditoriaux s'occupant du filtrage des échanges sur les plates-formes). Oui, la rupture a commencé (le processus sera long, et sans doute incomplet) entre féministes et activistes trans: l'un des problèmes dans ces revendications, c'est que beaucoup de termes sont trompeurs, et ce qu'on évoque abusivement comme des "communautés" a rarement quoique ce soit de communautaire: ce sont des petits groupes qui se sont autoproclamés "représentatifs" et "défenseurs" de certaines personnes, sans suffrage ou mandat, et qui se sont organisés et professionalisés pour vivre de l'outrage permanent et de l'activisme hyper-partisan, voire souvent dogmatique et sectaire. On ne compte plus ainsi les procédures d'apostasie quand des gens appartenant aux dites populations ne chantent pas la doxa définie par ces petits groupes (et les louanges de leurs leaders et activistes) ou n'approuvent pas aveuglément et sans réserve toute action ou prise de parole de ces groupes de "représentation" (après tout, SOS Racisme et le MRAP, par exemple, ont exactement les mêmes problèmes): il n'est pas toléré d'un afro-américain qu'il ait une opinion autre que celle édictée dans les organisations très partisanes représentant cette population (et dont les leaders se sont sucrés sur ce business de l'activisme outragé depuis longtemps), et de même, il n'est pas toléré qu'une femme ait une opinion qui ne soit pas hyper-féministe, ou remette quelque élément du dogme que ce soit en question (comme la théorie du complot appelée "patriarchie"). Et sur le sujet présent, on s'aperçoit que la "communauté" LGBTQ+ n'existe pas vraiment: il y a L, G et B (et déjà entre eux, c'est une myriade de chapelles) d'un côté, et T de l'autre (et personne ne sait vraiment ce qu'est Q, ou toutes les autres lettres qui n'ont pas arrêté d'être ajoutées à l'acronyme). L'hostilité se voit de plus en plus dans les Prides, notamment entre les lesbiennes et les trans.
  25. Il semble qu'il ait pris un coup dans l'aile depuis sa campagne pour le Sénat: il n'est pas vraiment encore une figure réellement nationale, il s'est mis à flip-flopper sur beaucoup de sujets, essayant d'embrasser ce qu'il pense être la tendance du jour, il ne rassemble pas vraiment les foules, il surfe sur l'intersectionnel, et pire que tout, il est le "candidat d'Hollywood" (ce qui est une marque au fer rouge dans beaucoup d'endroits). Je le trouve assez creux, et de toute façon, il va avoir du mal dans le nouveau parti démocrate, vu ses deux handicaps: blanc et homme (pire encore, hétéro). A moins d'un autre facteur niant ces points (être l'ex-vice président et avoir du bagage accumulé en politique, ou avoir répété les mêmes positions pendant 40 ans -soit ce qui marche pour Biden et Sanders), il est pas très bien barré. Kamala Harris semble la mieux placée après Biden, pour l'instant, même si elle a commencé à être prise en flagrant délit de flip floppage et d'hypocrisie: elle a le soutien absolu de la classe médiatique et de beaucoup de parties intéressées, elle coche les bonnes cases démographiques.... Mais elle va se trouver confrontée, comme d'autres, à la division croissante d'un parti démocrate qui a non seulement glissé assez fort à gauche sur les dernières années, mais pire encore, l'a fait en 2 ordres dispersés: c'est quelque part entre 50-50 et 60-40, mais il y a de plus en plus deux "partis dans le parti" distincts, avec des préférences de plus en plus nettement séparées. D'un côté, on a ceux qu'on va appeler les "modérés", couvrant une réalité qui va d'une social-démocratie soft à un centre libéral (pas même forcément si social), légèrement majoritaire, de l'autre on a un parti de gauche de plus en plus dure couvrant un spectre plus restreint (intersectionnels, écolos, démocrates-sociaux/socialistes au sens dur) mais aujourd'hui très affirmé et vocal, et plus organisé qu'avant. L'anti-Trumpisme sert à garder une façade et fournit un minimum de ciment de circonstance, mais la course aux primaires risque de faire péter pas mal de vernis, et surtout de faire triompher un côté aux dépends de l'autre, d'une part, et d'aliéner une portion plus ou moins forte de l'électorat en général, et des électeurs "mouvants" en particulier (soit dans un sens, soit dans l'autre), minimisant la participation. Le cas de Kamala Harris, par exemple: si elle gagnait la nomination, elle pourrait peut-être ramener les taux de participation afro-américains d'Obama, mais dégoûter les gauchistes/"progressives" et, ironiquement, les anti-intersectionnels (ceux qui sont vraiment "liberals" au sens plein).... Sans compter qu'elle n'a pas vraiment de charisme (ce "it" factor qui fait souvent une différence) et qu'elle a aussi un certain risque de ne pas rassembler autant d'afro-américains que ça en raison de son passé de procureur, à un moment où la gauche du parti est très anti-police, anti-justice, anti-frontières, anti-limitations et contrôle de l'immigration. Les composantes du parti démocrate sont plus éloignées entre elles que celles du parti républicain en ce moment, et trouver un candidat qui rassemble, et rassemble assez, ne sera pas si évident.
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