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vincenzo

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Tout ce qui a été posté par vincenzo

  1. vincenzo

    Le successeur du CdG

    Scenario de guerre froide : entre 4 et 5 carriers strike groupe pour survivre et attaquer Mer du Nord/Mer de Barents, j'avais posté un lien pour télécharger les wargames des années 80 fait par la navy pour le pacifique et l atlantique nord, mais je ne sais plus dans quel fil/partie du forum
  2. tres bon fil de Stephane Audrand sur la nouvelle stratégie nationale de sécurité Us et ses possibles futures conséquences : 1) je crois que@GerardAraud a raison de rappeler que certaines opinions qui sont dans ce document sont très anciennes et qu'elles représentent une tendance importante...mais pas unique de la pensée américaine en matière de relations extérieures. L'implication américaine en Europe est récente à l'échelle de l'histoire : ils sont en Asie de manière continue depuis 1898 (Philippines), en Europe depuis 1917 et en permanence depuis 1949 Ils se sont impliqués dans la résolution de la guerre russo-japonaise de 1905, pas dans celle des Balkans de 1912... On pourrait multiplier les exemples. L'Asie a été au cœur de la politique étrangère américaine depuis le milieu du XIXe siècle, l'Europe, non. Récent également est l'attachement des Etats-Unis à un ordre international négocié et qui s'imposerait à eux. Avant 1945, ils ont toujours été très, très méfiants envers ce tout qui pourrait entraver ou contraindre leur souveraineté. Et c'est assez bipartisan. Et durable. Le consensus a été fragile après la seconde guerre mondiale : Roosevelt a un peu forcé l'adhésion à l'ONU. Sitôt le Sénat perdu, l'adhésion au cadre multilatéral s'est enrayée (échec de la charte de la Havane instituant un organisation internationale du commerce). Le traité de l'Atlantique nord et l'OTAN ont été acceptés de justesse, avec beaucoup de garanties qu'un engagement mili américain ne serait pas automatique. Surtout, il y avait accord entre les libéraux "idéalistes" et les "réalistes" pour y voir un intérêt pour les Etats-Unis. La vraie rupture est là, dans la NSS 2025 : c'est un document qui n'évoque même plus le cadre international, l'ONU, le droit international. On revient à une vision purement transactionnelle et horizontale des relations internationales. Ce qui, forcément, sert les forts. Et si le monde redevient, au moins dans l'esprit de certains dirigeants, un jeu à somme nulle, cela veut dire que pour qu'il y ait des gagnants, il faut des perdants. C'est assez basique, mais redoutable en pratique. Cela veut dire que tout doit être défendu. Rien n'est acquis. Je l'ai déjà dit souvent ici, tout ça est cohérent avec le moment politique que nous vivons à l'échelle mondiale et nationale : nous sommes au bout des "compromis de 1945" : le compromis de l’État social en ordre interne, le compromis de l'ONU en ordre externe. Ces compromis qui permettaient de résoudre les tensions nées de l'entrée dans la modernité reposaient implicitement sur l'idée que le monde allait être en croissance, ne serait plus un jeu à somme nulle, et qu'il fallait "organiser" ce développement par un ensemble de règles. L'idée prévalait qu'il y en aurait "pour tout le monde", que les pauvres sortiraient de la pauvreté sans que les riches s'appauvrissent, que les petits États pourraient vivre sans être agressés par les gros, mais aussi que les puissants accepteraient cet équilibre profitable. L'arrivée de l'arme nucléaire a bien servi la stabilité stratégique et aidé à décourager la recherche du conflit par les grandes puissances : la guerre avait un cout trop élevé, et on pouvait avoir par le commerce bien plus que par l'agression. Mais nous sommes au bout de ces compromis, et la NSS américaine le montre. Dans nos nations, l’État social craque de tous les côtés. A l'échelle internationale, un nombre croissant de dirigeants pense que le monde redevient un jeu à somme nulle. Dans ces conditions, il est presque "normal" que les grandes puissances recommencent à se comporter comme des Empires, avec un centre qui entend contrôler sa périphérie, décourager ses rivaux, tenir ses alliés en laisse courte. Il ne faut pas se décourager néanmoins et rappeler qu'on peut très bien être une démocratie vivante dans un environnement international peu régulé. la IIIe république y est parvenue. La jeune république américaine aussi. La démocratie britannique de même. On peut aussi avoir un État social sans démocratie et inversement (Bismarck et la sécu, Napoléon III et le droit de grève). On peut également coopérer et faire du commerce international dans un environnement chahuté et instable. Mais cela se fait "le fusil sur l'épaule". Historiquement, les puissances européennes, même de taille réduite, savaient naviguer dans cet environnement plein de défis. Même avec des interdépendances. Même avec des rivalités. C'est presque notre ADN de savoir vivre dans un monde chaotique. Le défi pour nous est de savoir résister aux pressions des empires sur le plan international, tout en maintenant une cohésion nationale aujourd'hui très très faible. A ce titre, les errements de la classe politique française me préoccupent bien plus que ceux de Trump. Il ne faut pas "surjouer" cette NSS américaine : d'abord cela ne reflète pas la totalité des convictions américaines, ni dans la forme, ni dans le fond. Ensuite, le comportement de "chef de file" entendant tuer dans l’œuf l'autonomie stratégique européenne est très ancien. l est juste moins poli et plus menaçant, mais Madeleine Albright ne disait pas autre chose dans les années 1990 : en substance, poliment, "armez vous, mais gardez-nous comme chefs". Au moins, Trump, Vance et Hegseth sont clairs. Les problèmes les plus impérieux sont chez nous, pas à Washington ou à Moscou. En France, les déficits structurels, les lubies radicales d'une partie de la classe politique, l'exercice présidentiel solitaire du pouvoir sont, notamment, bien plus graves. un mot pour conclure : je sais que les fédéralistes vont encore nous agiter l'idée que "l'Union est la seule voie possible pour l'Europe". Je ne crois pas. Pour longtemps l’État nation sera le cadre que les peuples d'Europe préfèrent. Ils ne veulent pas de fédéralisme. La NSS américaine nous désole quand elle parle de déclin européen ? Ce déclin et objectif. Alors peut-être pas pour les causes qu'ils invoquent, bien entendu. Mais nos vieilles démocraties sont en crise de tous les côtés. C'est indéniable. Elles ont encore, en revanche... leur carte à jouer dans ce siècle. Ensemble quand elles le peuvent, séparément si elles le doivent. Et, hélas, j'ai bien peur aussi que les rivalités sur le continent ne reviennent bien vite, même entre États proches aujourd’hui. Il ne faudra pas les nier mais les affronter Bref : retour au XVe siècle, mais avec le changement climatique et l'arme nucléaire, internet et l'Euro. La solution n'est pas de détester Trump, mais de réformer nos systèmes politiques et de réapprendre à vivre, commercer, échanger dans le monde avec le fusil sur l'épaule. FIN https://x.com/AudrandS/status/1998364430795719059
  3. Apparemment le remplaçant sera une version modifiée la classe National Security Cutter (US Cosat Guard) et espéré pour 2028, (10 ont déja été construites sans de soucis particuliers, mais à voir si les modifications n'en font pas une nouvelle Constellation) https://breakingdefense.com/2025/12/navy-wants-new-frigate-in-2028-says-services-acquisition-head/
  4. buté = tué/assassiné et pour ils : je pense qu'il veut parler des opposants à Kirk (meme si l'assassin a agit seul) "les gauchistes wokes progressistes" qui se sont réjouis de sa mort car Kirk représentait pour eux le mal absolu et derriere son "remplaçant" (qui était son concurrent) Fuentes est pire que lui...
  5. Secousse à Miami : les démocrates remportent la mairie, une 1ere depuis 28 ans, 60 % des votes pour Eileen Higgins, 1ere femme élue maire de ville. (mais une participation estimée à 20%, donc possible démobilisation du camp republicain)
  6. La revue de la nouvelle stratégie de sécurité est sortie, résumé par DSI : 1/X Une nouvelle National Security Strategy américaine vient d'être publiée. Elle clarifie une position US faisant toujours l'objet de débats internes dans l'administration Trump. C'est un vrai document de grande stratégie au sens américain... avec un ordre des priorités stratégiques: "hémisphère ouest" et Amérique latine, Pacifique, Europe, Moyen-Orient. Afrique. La lecture du monde est aussi très américaine: les pièces d'un puzzle déclaratoire qui semblait déroutant sont assemblée. On y retrouve les thématiques... de déclin économique, démocratique et civilisationnel européen. La lecture est ici très américaine mais aussi trumpienne: jamais sans doute une NSS n'aura été aussi "personnalisée". A quoi conduit cette analyse? L'Europe reste certes "vitale" pour les US mais la liste... des priorités augure d'une plus grande ingérence américaine dans les affaires européennes, notamment en prenant les "Etats champions" sous l'aile de Washington. Si l'Union européenne reçoit le traitement sans doute le plus hostile qu'on ai observé, le rapport à l'OTAN est... intéressant: il s'agit à la fois de mettre fin son expansion - ce qui exclut la Moldavie ou l'Ukraine - tout en considérant que l'alliance aurait une majorité de membres... in fine non-européens. Le document clarifie bien des choses mais doit aussi être pris comme un sérieux avertissement: il y a ceux qui seront dans la ligne de Washington et ceux qui ne le seront pas. Autrement dit, le transactionnel est susceptible de laisser la place à l'intrusif, notamment dans le regard européen sur la Russie. On note ainsi que l'Ukraine n'est cité que 4 fois, systématiquement comme un facteur de blocage au rétablissement de ce que Washington perçoit comme la stabilité stratégique des relations avec la RU. A voir jusque quel point l'UKR sera donc lâchée - la vision US ne dépassant pas la fin des hostilités. Au risque de me répéter, cette NSS doit constituer un sérieux avertissement: nous partageons de moins en moins avec les Etats-Unis, dont le regard sur nous est, plus encore que par le passé, celui d'un marché constitué d'Etats à influencer/modeler. Bonne journée! JH
  7. Ne t'en fais pas pour eux va ! : INFO DE DERNIÈRE MINUTE : Trump pris la main dans le sac en train de verser 620 millions de dollars à Don Jr. via un prêt record à sa société d'investissement — et tout cela grâce à ces aimants que Drowsy Don ne comprend pas. Dans le dernier épisode de la machine à fric MAGA sans fin, Donald Trump Jr. vient d'empocher une nouvelle somme colossale du gouvernement – cette fois-ci un prêt faramineux de 620 millions de dollars du ministère de la Défense – grâce à une start-up spécialisée dans les terres rares, discrètement financée par sa propre société de capital-risque. C’est exact : pendant que le président Donald Trump divague à la télévision nationale sur le fait que « personne ne sait ce qu’est un aimant », son fils en profite comme s’il s’agissait du secret de la vie éternelle. Vulcan Elements, cette société quasi inconnue qui a bénéficié d'un coup de pouce de la part de 1789 Capital, le fonds d'investissement de Donald Trump Jr., se voit soudainement octroyer le plus gros prêt jamais accordé par le Bureau des investissements stratégiques du Pentagone. Et – surprise ! – il ne s'agit que du dernier d'une longue série de contrats gouvernementaux juteux attribués à des entreprises liées au portefeuille de Trump Jr. Quatre d'entre elles ont déjà engrangé 735 millions de dollars depuis le retour au pouvoir du président en janvier. Des experts en éthique tirent la sonnette d'alarme, rappelant que les présidents sont censés éviter même l'apparence de détourner l'argent des contribuables au profit de leur famille. Or, cette administration a franchi le pas et s'est retrouvée en situation de conflit d'intérêts flagrant, au grand jour. Et si ce n'était pas si corrompu, ce serait presque risible : le président Trump a passé le mois de novembre à affirmer sur Fox News que les aimants sont des forces mystérieuses que personne ne comprend, ignorant apparemment que les scientifiques ont percé ce mystère il y a deux siècles. Les critiques n'ont pu s'empêcher de relever l'étrange ressemblance avec la réplique culte d'Insane Clown Posse : « Putain d'aimants, comment ça marche ? » Il s'avère que c'est assez simple : quand votre père dirige le gouvernement, les aimants fonctionnent extrêmement bien, surtout pour votre compte bancaire.
  8. De ce que je lis sur X, le NAVSEA (Naval Sea Systems Command : conçoit et assure le soutien de la flotte américaine de navires et de systèmes de combat.) a des exigences tels que meme des bateaux américanisés (coréens, japonais, voire les hunters canadiens et F100 espagnoles) auraient besoin d'un remaniement profond. Il faudrait revoir ces exigences pour avoir rapidement produire ces navires "étrangers", et pour le moment pas l'impression qu'ils soient prêts à cela.
  9. Non cette semaine c est le black friday, même le poisson à la cantine passe après...
  10. vincenzo

    Marine Polonaise

    Les A26 ne sont pas opérationnels non ? Il n'y a pas des retards?
  11. https://news.usni.org/2025/11/25/navy-cancels-constellation-class-frigate-program-considering-new-small-surface-combatants Dans cet article, ça dit qu à priori la Navy veut des navires plus petits et plus rapides à construire... FDI
  12. Mise à jour : Zelensky est prêt à rencontrer Trump dès Thanksgiving pour finaliser un accord américano-ukrainien sur la fin de la guerre, a déclaré son chef de cabinet, Andriy Yermak, à Axios. La plupart des points du plan révisé font l’objet d’un accord, mais Zelensky souhaite négocier personnellement avec Trump les concessions territoriales.
  13. La Marine portugaise pourrait acquérir trois frégates de défense et d’intervention (FDI) auprès de Naval Group Pierre SAUVETON 25 novembre 2025 2 Mins de lecture Entre Lorient et La Spezia, Lisbonne est devenue le nouveau terrain de jeu de la construction navale européenne. Officiellement, le gouvernement portugais maintient une compétition ouverte entre Naval Group et Fincantieri. Officieusement, selon Defence 360, la Marine portugaise (Marinha) penche clairement pour trois frégates de défense et d’intervention (FDI) françaises. En valeur, ce serait le plus gros contrat d’armement portugais depuis les sous-marins Tridente, avec une facture estimée entre 2 et 3 milliards d’euros. Le calendrier ajoute de la pression. Fin novembre, Lisbonne doit déposer ses projets pour bénéficier des financements européens. Dans le même temps, le ministre de la Défense, João Gomes Cravinho, a indiqué au Parlement que l’achat de nouvelles frégates était désormais une « très forte probabilité », directement liée aux engagements capacitaires pris auprès de l’OTAN. Autrement dit : si le Portugal veut rester crédible au sein de l’Alliance, il doit renouveler le cœur de sa flotte de combat. À Lisbonne, la compétition franco-italienne s’affiche en rade La bataille se joue aussi à quai. L’entrée à Lisbonne de l’Amiral Ronarc’h (D660), première FDI française en essais, a coïncidé avec les déclarations du ministre. Fincantieri a répliqué en envoyant la frégate Emilio Bianchi, pour défendre son offre face aux autorités politiques et militaires. À défaut de communiqués officiels, ce sont les silhouettes des navires qui portent le message. Naval Group mise sur un argument combiné : une frégate déjà exportée en Grèce, au standard de guerre aérienne et anti-sous-marine moderne, et un ancrage industriel local. Le groupe français a signé un accord avec le laboratoire LASIGE de l’université de Lisbonne et revendique des coopérations avec seize entreprises portugaises dans quinze programmes européens, autour des systèmes navals intelligents, de la cybersécurité et de l’ingénierie numérique des navires. Pour Lisbonne, l’enjeu dépasse le choix d’une coque ou d’un radar. La future frégate doit s’intégrer dans un vaste plan de modernisation : remplacement progressif des Vasco da Gama et Bartolomeu Dias, commande de nouveaux patrouilleurs, navire de soutien D. João II, bâtiments logistiques, et réflexion sur deux sous-marins supplémentaires. À terme, la Marine portugaise vise une flotte de six frégates polyvalentes. Le contrat FDI, s’il se concrétise, dirait autant la place du Portugal dans l’OTAN que son pari sur une filière navale européenne structurée autour de la France plutôt que de l’Italie. https://opexnews.fr/portugal-marine-fregate-fdi-france-naval-group/
  14. vincenzo

    Marine portugaise

    https://opexnews.fr/portugal-marine-fregate-fdi-france-naval-group/ La Marine portugaise pourrait acquérir trois frégates de défense et d’intervention (FDI) auprès de Naval Group Pierre SAUVETON 25 novembre 2025 2 Mins de lecture Entre Lorient et La Spezia, Lisbonne est devenue le nouveau terrain de jeu de la construction navale européenne. Officiellement, le gouvernement portugais maintient une compétition ouverte entre Naval Group et Fincantieri. Officieusement, selon Defence 360, la Marine portugaise (Marinha) penche clairement pour trois frégates de défense et d’intervention (FDI) françaises. En valeur, ce serait le plus gros contrat d’armement portugais depuis les sous-marins Tridente, avec une facture estimée entre 2 et 3 milliards d’euros. Le calendrier ajoute de la pression. Fin novembre, Lisbonne doit déposer ses projets pour bénéficier des financements européens. Dans le même temps, le ministre de la Défense, João Gomes Cravinho, a indiqué au Parlement que l’achat de nouvelles frégates était désormais une « très forte probabilité », directement liée aux engagements capacitaires pris auprès de l’OTAN. Autrement dit : si le Portugal veut rester crédible au sein de l’Alliance, il doit renouveler le cœur de sa flotte de combat. À Lisbonne, la compétition franco-italienne s’affiche en rade La bataille se joue aussi à quai. L’entrée à Lisbonne de l’Amiral Ronarc’h (D660), première FDI française en essais, a coïncidé avec les déclarations du ministre. Fincantieri a répliqué en envoyant la frégate Emilio Bianchi, pour défendre son offre face aux autorités politiques et militaires. À défaut de communiqués officiels, ce sont les silhouettes des navires qui portent le message. Naval Group mise sur un argument combiné : une frégate déjà exportée en Grèce, au standard de guerre aérienne et anti-sous-marine moderne, et un ancrage industriel local. Le groupe français a signé un accord avec le laboratoire LASIGE de l’université de Lisbonne et revendique des coopérations avec seize entreprises portugaises dans quinze programmes européens, autour des systèmes navals intelligents, de la cybersécurité et de l’ingénierie numérique des navires. Pour Lisbonne, l’enjeu dépasse le choix d’une coque ou d’un radar. La future frégate doit s’intégrer dans un vaste plan de modernisation : remplacement progressif des Vasco da Gama et Bartolomeu Dias, commande de nouveaux patrouilleurs, navire de soutien D. João II, bâtiments logistiques, et réflexion sur deux sous-marins supplémentaires. À terme, la Marine portugaise vise une flotte de six frégates polyvalentes. Le contrat FDI, s’il se concrétise, dirait autant la place du Portugal dans l’OTAN que son pari sur une filière navale européenne structurée autour de la France plutôt que de l’Italie.
  15. Alors le scandale semble quand meme être d'une autre ampleur et la société civile ukr qui souhaite de la transparence, commence à s'agacer que VZ semble protéger son pote : https://x.com/AmourskyCyrille/status/1993003909753823678 "Cyrille, pourquoi dis-tu que Zelensky est responsable des querelles politiques ?" Mon amie Anastasia Lapatina, journaliste ukrainienne, répond à cette question brillament sur son substack. Pour y parvenir : Zelensky devrait revenir aux racines du sujet : « J’avais prévu de publier cette newsletter vendredi, mais j’étais trop en colère pour écrire à ce moment-là. Le président Zelensky venait de diffuser une allocution à la nation dans laquelle il déclarait : « En ce moment, nous traversons l’un des moments les plus difficiles de notre histoire. En ce moment, l’Ukraine subit l’une des pressions les plus fortes jamais enregistrées. En ce moment, l’Ukraine pourrait se retrouver devant un choix très dur : soit perdre notre dignité, soit risquer de perdre un partenaire clé. Soit accepter les difficiles 28 points, soit affronter un hiver extrêmement dur — le plus dur — et les dangers qui en découleront. » Zelensky faisait référence aux pressions exercées par Washington pour que l’Ukraine signe un plan de paix en 28 points, apparemment élaboré par l’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, et son homologue russe, Kirill Dmitriev. Ce plan inclut plusieurs exigences maximalistes de la Russie, comme le retrait de l’Ukraine de l’ensemble du Donbass. Trump a dit vouloir que Kiev signe cet accord avant Thanksgiving — ce jeudi — sous peine de perdre le soutien américain. Mais ce n’est pas cela qui m’a mise en colère, notamment parce qu’après d’innombrables cycles d’amour et de haine de Trump envers l’Ukraine, j’ai développé une certaine immunité vis-à-vis de ses « plans de paix ». En réalité, je ne veux pas perdre votre temps à disséquer ce plan dont l’origine est débattue et dont les points sont encore négociés. Nous le ferons le jour où ce document — ou un autre — dépassera le stade du théâtre politique et obtiendra au moins un début d’aval à la fois en Ukraine et en Russie. (Si vous voulez quand même en connaître le contenu, voici un résumé.) Je veux m’attarder sur ce qui commence déjà à disparaître derrière les titres liés à Trump : le rôle du gouvernement ukrainien dans la crise actuelle. Je suis une journaliste ukrainienne, ce qui signifie que c’est mon travail — et un réflexe naturel — d’observer mon gouvernement de manière critique, en temps de paix comme en temps de guerre. Ce qui m’a vraiment mise en colère vendredi, c’est l’appel du président Zelensky à « l’unité ». « Il nous faut nous ressaisir. Retrouver nos esprits. Arrêter les querelles. Cesser les jeux politiques… » a dit Zelensky dans son discours. « Le parlement d’un pays en guerre doit travailler dans l’unité. Le gouvernement d’un pays en guerre doit être efficace. Et nous tous, ensemble, nous ne devons pas oublier — ni confondre — qui est l’ennemi de l’Ukraine aujourd’hui. » Zelensky faisait évidemment référence à la réaction publique provoquée par le scandale de corruption dans le secteur énergétique — la plus grande crise politique de sa présidence — qui a impliqué plusieurs hauts responsables et hommes d’affaires proches de lui. Le système frauduleux mis au jour révèle un niveau de cynisme effarant parmi ses proches, qui ont détourné au moins 100 millions de dollars du secteur énergétique alors que, en raison des frappes russes, des millions d’Ukrainiens sont privés d’électricité la majeure partie de la journée et se préparent à un hiver extrêmement difficile. Son appel à « arrêter les querelles » survient alors que la société civile — et même le parlement ukrainien, pourtant longtemps apathique — exige de plus en plus fortement un changement réel dans la manière dont le pays est gouverné. Zelensky avait déjà réagi en limogeant deux ministres impliqués, en sanctionnant deux hommes d’affaires appartenant au réseau, dont son ancien partenaire commercial, et en promettant une réforme et un audit du secteur énergétique public. Mais à mesure que l’ampleur du scandale est apparue, il est devenu évident que cela ne suffisait plus. Au début de la semaine dernière, les partis d’opposition ont commencé à réclamer que Zelensky remplace le gouvernement actuel par un « gouvernement d’unité nationale » qui inclurait des représentants de l’opposition. L’idée est mauvaise : tous les partis d’opposition sont extrêmement impopulaires, leurs programmes politiques sont dangereusement populistes, et leur demande n’était qu’une tentative opportuniste de profiter de la crise pour obtenir un peu de pouvoir. Une idée bien meilleure est venue de plusieurs députés du parti même de Zelensky — y compris, dit-on, du chef de la faction — qui ont réclamé le départ du chef de cabinet, Andriy Yermak. Plusieurs hauts responsables ukrainiens ont également conseillé à Zelensky de limoger Yermak pour désamorcer la crise. Pourquoi Yermak ? Parce qu’il est à la fois le symbole et l’architecte du système de gouvernance défaillant de l’Ukraine, un système qui privilégie la loyauté à l’efficacité. En tant que chef de cabinet le plus puissant de l’histoire ukrainienne — un pouvoir que Zelensky lui a délégué — Yermak est largement perçu comme responsable de toutes les décisions politiques majeures : nominations (qui devient ministre de quoi) et législation (quels projets de loi passent ou non). Rien de significatif ne se produit en Ukraine sans Yermak, et il est pratiquement impossible qu’un système de corruption d’une telle ampleur organisé par des personnes proches de la présidence ait pu exister sans lui. C’est pourquoi personne n’a été surpris lorsque des informations ont suggéré son implication possible dans le scandale. Selon les agences anticorruption ukrainiennes, qui ont révélé le schéma, l’une des personnes dont les conversations ont été interceptées est identifiée sous le nom de code « Ali-Baba ». Les agences n’ont pas révélé son identité, mais de nombreux députés, journalistes et militants affirment qu’il s’agit de Yermak. (Son prénom et son patronyme commencent par A et B, et il est de longue date désigné comme « AB » au sein du gouvernement, ce qui pourrait expliquer le surnom.) « Ali-Baba » est entendu dans les enregistrements ordonnant aux forces de l’ordre d’intimider les enquêteurs anticorruption — un comportement conforme aux accusations déjà formulées dans le passé contre Yermak. La société civile réclame également son départ, dénonçant depuis des années la concentration dangereuse de pouvoir entre ses mains. « Zelensky doit se séparer de Yermak. S’il ne le fait pas, pour moi ce sera la preuve qu’il est impliqué dans le schéma », a déclaré Daria Kaleniuk, la principale militante anticorruption du pays, dans un podcast d’Ukrainska Pravda publié jeudi dernier. « Je pense que ce sera une preuve non seulement pour vous, mais pour une grande partie des Ukrainiens », a répondu la rédactrice en chef du média, Sevgil Musaeva. « À ce moment-là, la société comprendra qu’il ne le lâche pas parce que Yermak était ‘le cou’ de ce système. » Et pourtant, malgré de nombreux articles fondés sur des sources suggérant que Zelensky commençait à écouter le public et envisageait sérieusement de limoger Yermak, il ne l’a pas fait. Lors d’une réunion avec son parti jeudi, Zelensky a clairement indiqué que Yermak resterait, rejetant les critiques sur les Russes, les Américains et certains Ukrainiens qui, selon lui, amplifiaient artificiellement la polémique. En d’autres termes, la crise politique semble alarmer tout le monde… sauf le Président. Le Président préfère conserver son bras droit — pourtant détesté par une majorité d’Ukrainiens, par les députés, et même par les alliés occidentaux — plutôt que d’ouvrir la possibilité d’un changement. C’est dans ce contexte, et après avoir fait l’un des pires choix politiques possibles, que Zelensky a appelé vendredi à l’unité. Parmi toutes les options à sa disposition, il a choisi de faire ce qu’il maîtrise le mieux — un discours — plutôt que de gouverner. Ce qui m’a le plus mise en colère, c’est l’impression écrasante que Zelensky rejetait la responsabilité sur les autres. Car ces « querelles » que le Président juge nuisibles — et qui, en effet, sont dangereuses pour un pays en guerre — sont les conséquences directes de ses propres décisions et de celles des personnes auxquelles il a donné du pouvoir. « Le gouvernement doit travailler efficacement », dit-il, comme si l’affirmer pouvait suffire à le rendre vrai. « Nous ne devons pas oublier qui est l’ennemi aujourd’hui », dit-il, alors que ses amis corrompus collaborent avec un sénateur russe pour faire transiter de l’argent sale via la Russie. Son propos n’est pas faux — mais il vise le mauvais public. Comme l’ont écrit à juste titre mes anciens collègues du Kyiv Independent dans un éditorial, les défis diplomatiques et militaires de l’Ukraine « ne sont pas une mosaïque d’événements aléatoires. Ils sont le résultat d’un système qui valorise la loyauté plus que le mérite et qui écarte toute personne trop compétente ou critique. C’est un système centré sur l’ego et la politique — et il affaiblit l’Ukraine. » J’ajouterai que ce système ne s’est pas construit en un jour ni apparu la semaine dernière. C’est pourquoi je ne suis pas convaincue par l’argument du « mauvais timing » ou par l’idée que « Zelensky ne peut pas se séparer de ses proches en pleine négociation ». Diplomates, journalistes, militants, responsables et députés lucides s’inquiètent du pouvoir de Yermak depuis des années. Zelensky a constamment choisi d’ignorer ces alertes. Il a rendu possible le phénomène Yermak. Il lui a donné le pouvoir. Et maintenant, au lieu de le renvoyer, Zelensky envoie Yermak à Genève pour diriger la délégation ukrainienne dans les négociations avec les États-Unis. À ses côtés se trouvait l’ancien ministre de la Défense, Rustem Umerov, lui aussi impliqué dans le scandale — ce qui ne semble aucunement déranger le gouvernement Zelensky-Yermak. Je ne sais pas quel accord, s’il y en a un, Yermak, Umerov et les autres ramèneront à Kyiv. Mais si les Américains pensent qu’une crise intérieure obligera un Zelensky « affaibli » à signer un mauvais accord, ils se trompent lourdement. Les gens réclament déjà la tête de Zelensky. La dernière chose qu’il puisse se permettre, s’il veut éviter un soulèvement massif — potentiellement violent — est de signer une capitulation. » Pas un mot à rajouter. Nous sommes très nombreux, voire majoritaires à partager ce ressenti. On ne peut pas demander aux Ukrainiens d'ignorer les problèmes internes, de blâmer le monde entier sans s'attaquer aux racines. Si Zelensky veut regagner la confiance des Ukrainiens, il doit agir en homme d'Etat, et non pas en ami.
  16. Alors le scandale semble quand meme être d'une autre ampleur et la société civile ukr qui souhaite de la transparence, commence à s'agacer que VZ semble protéger son pote : https://x.com/AmourskyCyrille/status/1993003909753823678 "Cyrille, pourquoi dis-tu que Zelensky est responsable des querelles politiques ?" Mon amie Anastasia Lapatina, journaliste ukrainienne, répond à cette question brillament sur son substack. Pour y parvenir : Zelensky devrait revenir aux racines du sujet : « J’avais prévu de publier cette newsletter vendredi, mais j’étais trop en colère pour écrire à ce moment-là. Le président Zelensky venait de diffuser une allocution à la nation dans laquelle il déclarait : « En ce moment, nous traversons l’un des moments les plus difficiles de notre histoire. En ce moment, l’Ukraine subit l’une des pressions les plus fortes jamais enregistrées. En ce moment, l’Ukraine pourrait se retrouver devant un choix très dur : soit perdre notre dignité, soit risquer de perdre un partenaire clé. Soit accepter les difficiles 28 points, soit affronter un hiver extrêmement dur — le plus dur — et les dangers qui en découleront. » Zelensky faisait référence aux pressions exercées par Washington pour que l’Ukraine signe un plan de paix en 28 points, apparemment élaboré par l’envoyé spécial de Trump, Steve Witkoff, et son homologue russe, Kirill Dmitriev. Ce plan inclut plusieurs exigences maximalistes de la Russie, comme le retrait de l’Ukraine de l’ensemble du Donbass. Trump a dit vouloir que Kiev signe cet accord avant Thanksgiving — ce jeudi — sous peine de perdre le soutien américain. Mais ce n’est pas cela qui m’a mise en colère, notamment parce qu’après d’innombrables cycles d’amour et de haine de Trump envers l’Ukraine, j’ai développé une certaine immunité vis-à-vis de ses « plans de paix ». En réalité, je ne veux pas perdre votre temps à disséquer ce plan dont l’origine est débattue et dont les points sont encore négociés. Nous le ferons le jour où ce document — ou un autre — dépassera le stade du théâtre politique et obtiendra au moins un début d’aval à la fois en Ukraine et en Russie. (Si vous voulez quand même en connaître le contenu, voici un résumé.) Je veux m’attarder sur ce qui commence déjà à disparaître derrière les titres liés à Trump : le rôle du gouvernement ukrainien dans la crise actuelle. Je suis une journaliste ukrainienne, ce qui signifie que c’est mon travail — et un réflexe naturel — d’observer mon gouvernement de manière critique, en temps de paix comme en temps de guerre. Ce qui m’a vraiment mise en colère vendredi, c’est l’appel du président Zelensky à « l’unité ». « Il nous faut nous ressaisir. Retrouver nos esprits. Arrêter les querelles. Cesser les jeux politiques… » a dit Zelensky dans son discours. « Le parlement d’un pays en guerre doit travailler dans l’unité. Le gouvernement d’un pays en guerre doit être efficace. Et nous tous, ensemble, nous ne devons pas oublier — ni confondre — qui est l’ennemi de l’Ukraine aujourd’hui. » Zelensky faisait évidemment référence à la réaction publique provoquée par le scandale de corruption dans le secteur énergétique — la plus grande crise politique de sa présidence — qui a impliqué plusieurs hauts responsables et hommes d’affaires proches de lui. Le système frauduleux mis au jour révèle un niveau de cynisme effarant parmi ses proches, qui ont détourné au moins 100 millions de dollars du secteur énergétique alors que, en raison des frappes russes, des millions d’Ukrainiens sont privés d’électricité la majeure partie de la journée et se préparent à un hiver extrêmement difficile. Son appel à « arrêter les querelles » survient alors que la société civile — et même le parlement ukrainien, pourtant longtemps apathique — exige de plus en plus fortement un changement réel dans la manière dont le pays est gouverné. Zelensky avait déjà réagi en limogeant deux ministres impliqués, en sanctionnant deux hommes d’affaires appartenant au réseau, dont son ancien partenaire commercial, et en promettant une réforme et un audit du secteur énergétique public. Mais à mesure que l’ampleur du scandale est apparue, il est devenu évident que cela ne suffisait plus. Au début de la semaine dernière, les partis d’opposition ont commencé à réclamer que Zelensky remplace le gouvernement actuel par un « gouvernement d’unité nationale » qui inclurait des représentants de l’opposition. L’idée est mauvaise : tous les partis d’opposition sont extrêmement impopulaires, leurs programmes politiques sont dangereusement populistes, et leur demande n’était qu’une tentative opportuniste de profiter de la crise pour obtenir un peu de pouvoir. Une idée bien meilleure est venue de plusieurs députés du parti même de Zelensky — y compris, dit-on, du chef de la faction — qui ont réclamé le départ du chef de cabinet, Andriy Yermak. Plusieurs hauts responsables ukrainiens ont également conseillé à Zelensky de limoger Yermak pour désamorcer la crise. Pourquoi Yermak ? Parce qu’il est à la fois le symbole et l’architecte du système de gouvernance défaillant de l’Ukraine, un système qui privilégie la loyauté à l’efficacité. En tant que chef de cabinet le plus puissant de l’histoire ukrainienne — un pouvoir que Zelensky lui a délégué — Yermak est largement perçu comme responsable de toutes les décisions politiques majeures : nominations (qui devient ministre de quoi) et législation (quels projets de loi passent ou non). Rien de significatif ne se produit en Ukraine sans Yermak, et il est pratiquement impossible qu’un système de corruption d’une telle ampleur organisé par des personnes proches de la présidence ait pu exister sans lui. C’est pourquoi personne n’a été surpris lorsque des informations ont suggéré son implication possible dans le scandale. Selon les agences anticorruption ukrainiennes, qui ont révélé le schéma, l’une des personnes dont les conversations ont été interceptées est identifiée sous le nom de code « Ali-Baba ». Les agences n’ont pas révélé son identité, mais de nombreux députés, journalistes et militants affirment qu’il s’agit de Yermak. (Son prénom et son patronyme commencent par A et B, et il est de longue date désigné comme « AB » au sein du gouvernement, ce qui pourrait expliquer le surnom.) « Ali-Baba » est entendu dans les enregistrements ordonnant aux forces de l’ordre d’intimider les enquêteurs anticorruption — un comportement conforme aux accusations déjà formulées dans le passé contre Yermak. La société civile réclame également son départ, dénonçant depuis des années la concentration dangereuse de pouvoir entre ses mains. « Zelensky doit se séparer de Yermak. S’il ne le fait pas, pour moi ce sera la preuve qu’il est impliqué dans le schéma », a déclaré Daria Kaleniuk, la principale militante anticorruption du pays, dans un podcast d’Ukrainska Pravda publié jeudi dernier. « Je pense que ce sera une preuve non seulement pour vous, mais pour une grande partie des Ukrainiens », a répondu la rédactrice en chef du média, Sevgil Musaeva. « À ce moment-là, la société comprendra qu’il ne le lâche pas parce que Yermak était ‘le cou’ de ce système. » Et pourtant, malgré de nombreux articles fondés sur des sources suggérant que Zelensky commençait à écouter le public et envisageait sérieusement de limoger Yermak, il ne l’a pas fait. Lors d’une réunion avec son parti jeudi, Zelensky a clairement indiqué que Yermak resterait, rejetant les critiques sur les Russes, les Américains et certains Ukrainiens qui, selon lui, amplifiaient artificiellement la polémique. En d’autres termes, la crise politique semble alarmer tout le monde… sauf le Président. Le Président préfère conserver son bras droit — pourtant détesté par une majorité d’Ukrainiens, par les députés, et même par les alliés occidentaux — plutôt que d’ouvrir la possibilité d’un changement. C’est dans ce contexte, et après avoir fait l’un des pires choix politiques possibles, que Zelensky a appelé vendredi à l’unité. Parmi toutes les options à sa disposition, il a choisi de faire ce qu’il maîtrise le mieux — un discours — plutôt que de gouverner. Ce qui m’a le plus mise en colère, c’est l’impression écrasante que Zelensky rejetait la responsabilité sur les autres. Car ces « querelles » que le Président juge nuisibles — et qui, en effet, sont dangereuses pour un pays en guerre — sont les conséquences directes de ses propres décisions et de celles des personnes auxquelles il a donné du pouvoir. « Le gouvernement doit travailler efficacement », dit-il, comme si l’affirmer pouvait suffire à le rendre vrai. « Nous ne devons pas oublier qui est l’ennemi aujourd’hui », dit-il, alors que ses amis corrompus collaborent avec un sénateur russe pour faire transiter de l’argent sale via la Russie. Son propos n’est pas faux — mais il vise le mauvais public. Comme l’ont écrit à juste titre mes anciens collègues du Kyiv Independent dans un éditorial, les défis diplomatiques et militaires de l’Ukraine « ne sont pas une mosaïque d’événements aléatoires. Ils sont le résultat d’un système qui valorise la loyauté plus que le mérite et qui écarte toute personne trop compétente ou critique. C’est un système centré sur l’ego et la politique — et il affaiblit l’Ukraine. » J’ajouterai que ce système ne s’est pas construit en un jour ni apparu la semaine dernière. C’est pourquoi je ne suis pas convaincue par l’argument du « mauvais timing » ou par l’idée que « Zelensky ne peut pas se séparer de ses proches en pleine négociation ». Diplomates, journalistes, militants, responsables et députés lucides s’inquiètent du pouvoir de Yermak depuis des années. Zelensky a constamment choisi d’ignorer ces alertes. Il a rendu possible le phénomène Yermak. Il lui a donné le pouvoir. Et maintenant, au lieu de le renvoyer, Zelensky envoie Yermak à Genève pour diriger la délégation ukrainienne dans les négociations avec les États-Unis. À ses côtés se trouvait l’ancien ministre de la Défense, Rustem Umerov, lui aussi impliqué dans le scandale — ce qui ne semble aucunement déranger le gouvernement Zelensky-Yermak. Je ne sais pas quel accord, s’il y en a un, Yermak, Umerov et les autres ramèneront à Kyiv. Mais si les Américains pensent qu’une crise intérieure obligera un Zelensky « affaibli » à signer un mauvais accord, ils se trompent lourdement. Les gens réclament déjà la tête de Zelensky. La dernière chose qu’il puisse se permettre, s’il veut éviter un soulèvement massif — potentiellement violent — est de signer une capitulation. » Pas un mot à rajouter. Nous sommes très nombreux, voire majoritaires à partager ce ressenti. On ne peut pas demander aux Ukrainiens d'ignorer les problèmes internes, de blâmer le monde entier sans s'attaquer aux racines. Si Zelensky veut regagner la confiance des Ukrainiens, il doit agir en homme d'Etat, et non pas en ami.
  17. Je ne parle pas d agents russes, ce ne serait pas le 1ere fois qu il y aurait un couac dans une administration us surtout qu il y a clairement 2 lignes dans celle-ci, je ne trouve pas ça extraordinaire comme histoire...
  18. La presse US dit clairement que le plan a été fait par witkoff avec dimitriev, que Rubio n' été pas au courant du bouzin, en public tout le monde se range derrière le plan comme disait l autre : fonce sur un malentendu ça peut marcher...
  19. Ah ok je comprends le quiproquo, voici l'autre Skyshield : https://fr.wikipedia.org/wiki/SkyShield_pour_l'Ukraine
  20. Skyshield n'est pas un programme d'armement mais un projet d'une instauration d'une sorte de no fly zone pour à minima protéger les infrastructures et civils ukr des frappes longues portées russes à bases de geran et missiles de croisières, avec une force estimée de 80 à 120 chasseurs (c'est ce qui est expliqué, ce ne sont pas mes chiffres) apres c'est un what if pour répondre à la question de @greg0ry
  21. mais ça n'arrivera jamais à priori, sauf si dans les prochains jours, une volée de geran tombent en Roumanie/Pologne et tuent plusieurs dizaines de civils..
  22. Tu demandais un levier efficace, celui proposé est le seul que je vois avec un effet immediat militaire (comme expliqué par @Rivelo)et diplomatique (car les européens seraient prêts à prendre des risques par l'action et que tu ne pourras plus les laisser de coté lors des negos) mais ça n'arrivera jamais à priori, sauf si dans les prochains jours une volée de geran tombent en Roumanie et Pologne et tuent plusieurs dizaines de civils...
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