Ciders Posté(e) dimanche à 11:00 Share Posté(e) dimanche à 11:00 Rogan est colère pour un point précis. Je ne suis pas sûr qu'il n'apprécie pas le reste. Petit bilan du début de mandat de Trump sinon (que je valide) : Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) dimanche à 11:12 Share Posté(e) dimanche à 11:12 il y a 9 minutes, Ciders a dit : Rogan est colère pour un point précis. Je ne suis pas sûr qu'il n'apprécie pas le reste. Petit bilan du début de mandat de Trump sinon (que je valide) : "Un an", dit Corentin Sellin Prenant modèle sur le Chirac d'une certaine période dont nos anciens se rappellent, on pourrait aussi remarquer "Put**n, trois ans !" ... Avant l'élection de JD Vance, possiblement Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Alexis Posté(e) dimanche à 11:30 C’est un message populaire. Share Posté(e) dimanche à 11:30 Il y a 7 heures, rogue0 a dit : En gros, je commence à voir plusieurs psychologues qui parlent de signes de démence chez POTUS 47 Trump. Même soupçon de mon côté. Sans la moindre capacité professionnelle à l'appuyer, soyons clair. Et il est possible que je me plante complètement Mais une forme de dégradation mentale, certes bien différente de celle dont souffrait Biden, me semble de l'ordre du possible. Je veux dire que Trump semble "encore plus Trump" que d'habitude Et si c'est le cas, alors je gage que 1. Ce n'est que le début 2. Les républicains feront preuve du même esprit de responsabilité et de dévouement aux intérêts supérieurs de la Nation que les démocrates quand c'était leur président à eux qui ne laissait plus de place au doute raisonnable... Ils nieront jusqu'au bout, et au delà ! Il y a 7 heures, rogue0 a dit : Et de toute façon, son éventuel remplaçant serait le Vice Président JD Vance, qui est l'idéologue qui mène la faction "écraser et vassaliser complètement l'UE" Je n'ai pas la même analyse du positionnement de Vance Le vice-president est avant tout quelqu'un qui par principe voudra dégager complètement les États-Unis de la sécurité de l'Europe Les Européens qui de bercent encore de l'illusion que Washington pourrait encore contribuer à la sécurité du continent le détestent avant tout parce qu'il dit les choses de manière cohérente. Il ruine leurs illusions, ou plus exactement il ne les ruine pas mais les rend dépendantes des seules incohérences de Trump. Qui effectivement, lui, est beaucoup moins clair. Avant tout à mon avis parce qu'il ment comme un arracheur de dents, ce que Vance fait moins Personnellement je préfère un Américain qui dit loyalement "Les cocos, c'est fini notre protection, et bonjour chez vous" que Trump qui se f... éperdument de la sécurité des Européens mais n'a pas la loyauté de le dire ouvertement Trump est un risque pour la sécurité des Européens, parce qu'il prolonge les illusions, qui poussent tant de nos voisins à la paralysie. Vance ne serait pas, il est clair lui 2 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) dimanche à 11:30 Share Posté(e) dimanche à 11:30 il y a 29 minutes, Ciders a dit : Rogan est colère pour un point précis. Je ne suis pas sûr qu'il n'apprécie pas le reste. Petit bilan du début de mandat de Trump sinon (que je valide) : Prend ce qu'on te donne. On assiste à une fracturation de sa base et de ses fans. Et ça compte. il y a 17 minutes, Alexis a dit : "Un an", dit Corentin Sellin Prenant modèle sur le Chirac d'une certaine période dont nos anciens se rappellent, on pourrait aussi remarquer "Put**n, trois ans !" ... Avant l'élection de JD Vance, possiblement Effectivement, le souci est moins DT que l'abscence totale d'opposition capable d'absorber les voix. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) dimanche à 11:31 Share Posté(e) dimanche à 11:31 à l’instant, Alexis a dit : Même soupçon de mon côté. Sans la moindre capacité professionnelle à l'appuyer, soyons clair. Et il est possible que je me plante complètement Mais une forme de dégradation mentale, certes bien différente de celle dont souffrait Biden, me semble de l'ordre du possible. Je veux dire que Trump semble "encore plus Trump" que d'habitude Et si c'est le cas, alors je gage que 1. Ce n'est que le début 2. Les républicains feront preuve du même esprit de responsabilité et de dévouement aux intérêts supérieurs de la Nation que les démocrates quand c'était leur président à eux qui ne laissait plus de place au doute raisonnable... Ils nieront jusqu'au bout, et au delà ! Je n'ai pas la même analyse du positionnement de Vance Le vice-president est avant tout quelqu'un qui par principe voudra dégager complètement les États-Unis de la sécurité de l'Europe Les Européens qui de bercent encore de l'illusion que Washington pourrait encore contribuer à la sécurité du continent le détestent avant tout parce qu'il dit les choses de manière cohérente. Il ruine leurs illusions, ou plus exactement il ne les ruine pas mais les rend dépendantes des seules incohérences de Trump. Qui effectivement, lui, est beaucoup moins clair. Avant tout à mon avis parce qu'il ment comme un arracheur de dents, ce que Vance fait moins Personnellement je préfère un Américain qui dit loyalement "Les cocos, c'est fini notre protection, et bonjour chez vous" que Trump qui se f... éperdument de la sécurité des Européens mais n'a pas la loyauté de le dire ouvertement Trump est un risque pour la sécurité des Européens, parce qu'il prolonge les illusions, qui poussent tant de nos voisins à la paralysie. Vance ne serait pas, il est clair lui On peut aussi se poser la question de l'entourage. Papi-gateux n'est peut-être pas bien difficile à manipuler, et pour son deuxième mandat certains groupes ont largement eu le temps de s'y préparer. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) dimanche à 11:51 Share Posté(e) dimanche à 11:51 il y a 15 minutes, Alexis a dit : Je n'ai pas la même analyse du positionnement de Vance Le vice-president est avant tout quelqu'un qui par principe voudra dégager complètement les États-Unis de la sécurité de l'Europe Les Européens qui de bercent encore de l'illusion que Washington pourrait encore contribuer à la sécurité du continent le détestent avant tout parce qu'il dit les choses de manière cohérente. Il ruine leurs illusions, ou plus exactement il ne les ruine pas mais les rend dépendantes des seules incohérences de Trump. Qui effectivement, lui, est beaucoup moins clair. Avant tout à mon avis parce qu'il ment comme un arracheur de dents, ce que Vance fait moins Personnellement je préfère un Américain qui dit loyalement "Les cocos, c'est fini notre protection, et bonjour chez vous" que Trump qui se f... éperdument de la sécurité des Européens mais n'a pas la loyauté de le dire ouvertement Trump est un risque pour la sécurité des Européens, parce qu'il prolonge les illusions, qui poussent tant de nos voisins à la paralysie. Vance ne serait pas, il est clair lui Vance est un politicien qui suit le vent. Il était anti-Trump avant le premier mandat de ce dernier, il convient de le rappeler. Un Vance président pourrait fort bien changer de nouveau, se draper dans des habits neufs de nouveau Lincoln père rassembleur de la Nation ou faire pire que Trump. Impossible à déterminer tant l'homme semble en capacité de changer d'âme comme de chemise. il y a 16 minutes, Polybe a dit : Prend ce qu'on te donne. On assiste à une fracturation de sa base et de ses fans. Et ça compte. Je suis moins optimiste. La base ne se fracture pas, elle continue de révérer Trump. Simplement, tous les soutiens de Trump n'ont pas forcément le même agenda. Note que fort peu de MAGA se plaignent de rafler du citoyen américain à la peau moins blanche qu'attendue ou d'aller rebaptiser les institutions américaines. Mais concrètement, ils suivent tous. il y a 17 minutes, Polybe a dit : On peut aussi se poser la question de l'entourage. Papi-gateux n'est peut-être pas bien difficile à manipuler, et pour son deuxième mandat certains groupes ont largement eu le temps de s'y préparer. Manipulable et avec un entourage qui sait, contrairement à DT, qu'il ne sera peut-être pas éternellement au pouvoir d'où la nécessité de pousser l'agenda et -au passage - de se remplir les poches. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
John92 Posté(e) dimanche à 12:07 Share Posté(e) dimanche à 12:07 Pour rebondir sur Ciders : Un complément d'informations sur l'histoire (la biographie) de JDV : Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) dimanche à 18:20 Share Posté(e) dimanche à 18:20 https://www.politico.com/news/2026/01/18/trump-offshore-wind-problems-00734850 (18 janvier 2026) Trump essuie des pertes importantes dans sa guerre contre l'éolien offshore Trois juges différents, dont un nommé par Trump, ont autorisé la semaine dernière la reprise de la construction de projets éoliens offshore de plusieurs milliards de dollars au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre, de New York et de Virginie, que le ministère de l'Intérieur tentait de suspendre. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) dimanche à 19:14 Share Posté(e) dimanche à 19:14 16 janvier 2026. Emmanuel Todd. Emmanuel Todd revient sur le déclin de l'Amérique, prenant à titre d'exemples l'explosion de l'analphabétisme [1] et le déficit agricole [2]. Puis il donne son point de vue sur les événements qui ponctuent la désagrégation de l'Occident qui en est consécutive. Le Groenland. L'Ukraine. L'Iran. Trump. Le pendant de la fin du communisme et de la désagrégation de l'empire soviétique dans les années 80-90. [1] https://www.the74million.org/article/many-young-adults-barely-literate-yet-earned-a-high-school-diploma/ (16 octobre 2025) Le nombre de jeunes âgés de 16 à 24 ans ayant le niveau d'alphabétisation le plus bas est passé de 16 % en 2017 à 25 % en 2023, selon les données publiées en décembre [2024] par le Centre national des statistiques de l'éducation. [2] https://farmpolicynews.illinois.edu/2025/08/ag-trade-deficit-hits-record-high-in-first-half-of-2025/ (8 août 2025) Gerson Freitas Jr et Ilena Peng, de Bloomberg, ont rapporté que « le déficit commercial agricole américain a atteint un niveau record au premier semestre 2025, soulignant le déclin continu du rôle dominant que jouaient depuis longtemps les agriculteurs américains dans les exportations mondiales dans le contexte des guerres commerciales menées par le président Donald Trump. La valeur des exportations agricoles a été inférieure à celle des importations de 4,1 milliards de dollars en juin, soit un écart de 14 % supérieur à celui de l'année précédente, portant le déficit du secteur à 28,6 milliards de dollars pour les six premiers mois de l'année, selon les données publiées jeudi par le ministère américain de l'Agriculture. « L'aggravation du déficit marque un revirement historique pour le secteur agricole américain, qui, au cours des cinq dernières décennies, avait toujours enregistré d'importants excédents commerciaux, servant même d'outil clé de politique étrangère pendant la guerre froide », ont rapporté Freitas Jr et Peng. « Ce revirement de situation a commencé pendant la guerre commerciale menée par le président Donald Trump contre la Chine au cours de son premier mandat, les premiers déficits annuels ayant été enregistrés en 2019 et 2020. D'autres ont suivi, avec des flux négatifs observés au cours des trois dernières années. » 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Desty-N Posté(e) dimanche à 19:44 Share Posté(e) dimanche à 19:44 il y a 25 minutes, Wallaby a dit : « L'aggravation du déficit marque un revirement historique pour le secteur agricole américain, qui, au cours des cinq dernières décennies, avait toujours enregistré d'importants excédents commerciaux, servant même d'outil clé de politique étrangère pendant la guerre froide » C'est les agriculteurs américains qui doivent être contents. Il parait que la politique migratoire de Trump leur complique déjà bien la vie pour trouver des ouvriers agricoles (mal payés car illégaux ) Maintenant, les sondages indiquent qu'ils avaient en majorité voté pour l'actuel président... Ils l'ont voulu, ils l'ont eu, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux même. 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) dimanche à 20:02 Share Posté(e) dimanche à 20:02 Il y a 8 heures, Polybe a dit : On peut aussi se poser la question de l'entourage. Papi-gateux n'est peut-être pas bien difficile à manipuler, et pour son deuxième mandat certains groupes ont largement eu le temps de s'y préparer. Je n'en suis aps si certain. J'ai même l'impression qu'après avoir ruminé les blocages de son premier mandat DT a surtout décidé de ne suivre que lui, même si son côté narcissique exacerbé le conduit probablement à écouter les flatteurs... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Shorr kan Posté(e) dimanche à 21:48 Share Posté(e) dimanche à 21:48 (modifié) Il y a 2 heures, Desty-N a dit : C'est les agriculteurs américains qui doivent être contents. Il parait que la politique migratoire de Trump leur complique déjà bien la vie pour trouver des ouvriers agricoles (mal payés car illégaux ) Maintenant, les sondages indiquent qu'ils avaient en majorité voté pour l'actuel président... Ils l'ont voulu, ils l'ont eu, ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux même. Ils connaissaient parfaitement les conséquences de la politique commerciale du président de leur cœur. C'est juste qu'ils s'attendaient à un retour d'ascenseur avec des compensations/subventions pour amoindrir le choc comme au premier mandat de l'agent orange. Mais la croyance en un quelconque sens de la reconnaissance de sa part pour une autre personne que lui même le matin devant le miroir, était de façon prévisible, mal placée... Modifié dimanche à 21:53 par Shorr kan 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) il y a 23 heures Share Posté(e) il y a 23 heures Il y a 13 heures, Wallaby a dit : 16 janvier 2026. Emmanuel Todd. On compare souvent les narco-trafics à des États faibles. Mais l’inverse est vrai aussi : un empire en phase de prédation adopte des structures proches d’un réseau mafieux, non pas moralement mais fonctionnellement. Contrôle des routes, extraction de rente, dépendance, capture institutionnelle, finance et coercition : mêmes fonctions, mêmes mécanismes. La crise des opioïdes est un indicateur stratégique de cette désintégration interne : mortalité, désocialisation, perte de contrôle territorial partiel. Et la vente du F-35 illustre une autre forme de dépendance : non pas une vente, mais un verrouillage d’écosystème sur 40 ans. Dans le capitalisme de la finitude, la puissance n’est plus “produire mieux”, c’est “tenir l’accès” et rendre les autres dépendants. Todd a prédit l’effondrement de l’URSS en lisant des indicateurs anthropologiques durs, en particulier la mortalité infantile, qui résume l’état réel d’une société et la capacité d’un État à produire des biens publics vitaux. Pour les États-Unis, l’indicateur équivalent n’est plus la mortalité infantile, devenue moins discriminante dans le monde développé, mais la dégradation de la reproduction sociale : effondrement éducatif relatif, analphabétisme fonctionnel, et surtout crise des opioïdes, qui signale une mortalité adulte évitable de masse, une désorganisation sociale profonde et une perte partielle de contrôle territorial. Dans un capitalisme de la finitude, cette fragilité interne pousse les puissances à compenser par la capture externe : contrôle des accès, dépendances technologiques, rentes géopolitiques. La convergence de structure entre narco-trafics et empires apparaît alors clairement : mêmes fonctions de coercition, de rente, de contrôle des routes et de dépendance, même logique de survie par prédation quand la croissance d’abondance n’est plus disponible. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 21 heures Share Posté(e) il y a 21 heures Il y a 2 heures, Picdelamirand-oil a dit : la capacité d’un État à produire des biens publics vitaux. Les États-Unis restent très puissants et très capables dans de nombreux domaines, de nombreux biens publics vitaux. J'en vois deux mais il y a sûrement beaucoup d'autres : l'armée et les réseaux. Sur l'analphabétisme, il est intéressant de prendre connaissance de la discussion qu'en fait l'article de The 74. Que signifie apprendre à lire dans un monde où il y a des machines pour lire à notre place et où il n'est peut-être plus nécessaire de savoir lire pour fonctionner. Donc la comparaison avec les époques précédentes où l'importance de savoir lire était autre, n'est peut-être plus tout à fait justifiée. On change tellement d'époque, que les outils de comparaison perdent peut-être leur sens. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
greg0ry Posté(e) il y a 21 heures Share Posté(e) il y a 21 heures Il y a 2 heures, Picdelamirand-oil a dit : effondrement éducatif relatif, analphabétisme fonctionnel, et surtout crise des opioïdes En remplaçant crise des opioides par explosion et généralisation de la consommation de stupéfiant on est malheureusement dans la même situation. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) il y a 21 heures Share Posté(e) il y a 21 heures Il y a 2 heures, Wallaby a dit : Les États-Unis restent très puissants et très capables dans de nombreux domaines, de nombreux biens publics vitaux. J'en vois deux mais il y a sûrement beaucoup d'autres : l'armée et les réseaux. Sur l'analphabétisme, il est intéressant de prendre connaissance de la discussion qu'en fait l'article de The 74. Que signifie apprendre à lire dans un monde où il y a des machines pour lire à notre place et où il n'est peut-être plus nécessaire de savoir lire pour fonctionner. Donc la comparaison avec les époques précédentes où l'importance de savoir lire était autre, n'est peut-être plus tout à fait justifiée. On change tellement d'époque, que les outils de comparaison perdent peut-être leur sens. Malheureusement tous les neuro-psy s'accordent sur le fait que la lecture avec les yeux sur des caractère dessinés ... n'entraine pas la stimulation des mêmes zones du cerveau que l'écoute d'une dictée par exemple. La lecture, la reconnaissance des caractère de manière immédiate, globale anticipée, quelques soit la police, la langue etc. est un exerce cognitif particulièrement simulant et dopant notre capacité à interagir non seulement avec tous les textes même d'origine inconnu mais bien au delà avec toutes les situation ou le visuel entre en compte, notament la sociabilisation. Bien lire c'est aussi interagir de manière assurée avec son environnement dont l'autre ... ou l'ailleurs. Parce qu'aujourd'hui on parle d'un monde ... ou juste passer un coup de téléphone devient une épreuve de Koh Lanta pour de nombreux ados ... ... les service téléphonique genre SOS suicide etc. ont été obligés de mettre en place des lignes "vocal non linéaire", messagerie texte - whatsapp, snap etc. - pour que les personnes intéressées, les contactent, parce qu'ils sont de plus en plus incapable d'entamer un conversation audio live, et donc y renoncent. 2 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 21 heures Share Posté(e) il y a 21 heures (modifié) il y a 29 minutes, g4lly a dit : Malheureusement tous les neuro-psy s'accorde sur le fait que la lecture avec les yeux sur des caractere dessiné ... n'entraine pas la stimulation des meme zone de cerveau que l'écoute d'une dictée par exemple. La lecteur la reconnaissance des caractère de manière immédiate, globale anticipé, quelques soit la police, la langue etc. et un exerce cognitif particulier simulant et dopant notre capacité à intégrant non seulement avec tous les textes même d'origine inconnu mais bien au delà avec toutes les situation ou le visuelle entre en contre, notament la sociabilisation. Bien lire c'est aussi intéragir de maniere assurée avec son environnement dont l'autre ... ou l'ailleurs. Parce qu'aujourd'hui on parle d'un monde ... ou juste passer un coup de téléphone devient une épreuve de Koh Lanta pour de nombreux ados ... Probablement il faut continuer d'apprendre aux enfants à lire pour stimuler les bonnes zones du cerveau. Ce n'est pas quelque chose d'aussi évident que la nécessité de lire à l'époque où par exemple le téléphone n'existait pas. Donc probablement la pression sociale pour apprendre à lire diminue. Ceci dit les gens téléphonent moins et communiquent plus par SMS, donc ça devait nécessiter de savoir écrire. Ceci dit, ce dont on parle ici, c'est d'illétrisme fontionnel "niveau 1" qui place la barre entre le niveau 1 et le niveau 2 : comprendre des textes multipages. Donc on a affaire à des gens qui se débrouillent probablement très bien avec le langage SMS. même source. Le facteur immigration joue probablement un rôle, avec la difficulté d'appréhender des textes en anglais si on ne parle pas anglais à la maison. De 2021 à 2024, le nombre de migrants dans le pays a augmenté de 6,8 millions, pour la plupart sans autorisation, représentant 85 % de la croissance démographique. À titre de comparaison, ce chiffre est proche des taux de migration les plus élevés vers les États-Unis, tels que ceux enregistrés dans les années 1840, lorsque la famine irlandaise et les révolutions européennes ont entraîné l'arrivée massive d'Irlandais et d'Allemands. L'afflux récent a fait passer la proportion d'Américains nés à l'étranger à 15,8 %, soit un niveau supérieur à celui qui prévalait avant la signature par Coolidge de la loi Johnson-Reed, en 1924. Il s'agit en fait du niveau le plus élevé jamais enregistré dans l'histoire des États-Unis. Le 05/11/2025 à 14:56, Wallaby a dit : https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2025/10/zero-immigration-trump-ice/684728/ (29 octobre 2025) L'effondrement démographique imminent des États-Unis Si les États-Unis connaissent une migration négative en 2025 et, comme cela semble probable, en 2026, ce sera probablement le premier exode net depuis près d'un siècle. Au cours des décennies prospères qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, le solde migratoire était faible par rapport à celui de l'époque d'Ellis Island au début du XXe siècle, mais il restait positif. Selon les données du recensement, la seule décennie de l'histoire américaine où le solde migratoire a été négatif est celle des années 1930, pendant la Grande Dépression. Lorsque Warren Harding mourut d'une crise cardiaque en 1923, Coolidge accéda à la présidence. « L'Amérique doit rester américaine », déclara-t-il dans son premier discours devant le Congrès. L'année suivante, il signa la loi Johnson-Reed, qui mit fin à l'ère de l'immigration libre dans le pays. Des quotas stricts furent imposés. Les pays d'Europe du Nord furent prioritaires, tandis que les migrants d'Asie et d'Afrique furent purement et simplement interdits d'entrée sur le territoire. Ces restrictions sévères restèrent en vigueur pendant 40 ans. Dans l'histoire américaine, l'hostilité envers l'immigration suit un cycle approximatif : elle augmente proportionnellement à la part de la population née à l'étranger et au sentiment de précarité économique chez les natifs du pays. Elle s'atténue ensuite à mesure que des restrictions sont mises en place, que certains migrants retournent dans leur pays d'origine et que les descendants de ceux qui restent s'assimilent à la société. Ce cycle historique n'offre pas seulement un guide abstrait pour l'avenir ; il fournit également des preuves empiriques permettant de déterminer si les travailleurs autochtones ont réellement bénéficié de la réduction des migrations. Pendant la Grande Dépression, les travailleurs mexicains, qui occupaient des emplois peu attractifs dans les fermes, les usines de conditionnement de viande et les chemins de fer, ont été accusés d'appauvrir les citoyens américains en difficulté. Les autorités ont pris des mesures : plus de 400 000 travailleurs d'origine mexicaine (dont certains étaient citoyens américains) ont été expulsés ou incités à se rapatrier volontairement. Mais lorsque les économistes Jongkwan Lee, Giovanni Peri et Vasil Yasenov ont examiné les conséquences à long terme, ils ont constaté que les régions où le taux de rapatriement des Mexicains était le plus élevé avaient des résultats moins bons pour les autochtones restés sur place, qui avaient à la fois un taux d'emploi légèrement inférieur et des salaires plus bas. Dans les années 1960, les administrations Kennedy et Johnson ont progressivement supprimé le programme Bracero, qui avait permis à des millions de travailleurs saisonniers mexicains d'entrer aux États-Unis pour travailler dans des exploitations agricoles. Une étude influente sur les effets de cette politique, publiée dans l'American Economic Review, a également conclu que la suppression du programme n'avait pas entraîné d'augmentation significative des salaires et de l'emploi pour les travailleurs locaux. Les exploitations agricoles ont plutôt réagi en adoptant des techniques mécanisées là où elles le pouvaient. Lorsque vous supprimez des emplois, les salaires devraient augmenter, car les employeurs se disputent les travailleurs restants, si toutes les autres conditions restent inchangées. Mais toutes les autres conditions ne restent pas inchangées. « Plusieurs personnes à la Maison Blanche ont une vision caricaturale de l'économie, selon laquelle l'activité économique aux États-Unis reste constante même si un million de personnes par an sont expulsées de force de cette économie », m'a confié Michael Clemens, économiste à l'université George Mason. Selon une estimation, les États-Unis comptent 8,3 millions de travailleurs sans papiers. Un calcul effectué par le Peterson Institute for International Economics a révélé que si Trump parvient à les expulser tous au cours de son second mandat, il annulera également toute la croissance économique qui avait été précédemment prévue. Le mois dernier, le Bureau du budget du Congrès américain a publié une analyse montrant que sans immigration, la population américaine commencerait à diminuer dès 2031. Les États-Unis ont toujours été une nation en expansion : ils n'ont jamais connu de déclin démographique année après année. Si cela se produit, leur PIB diminuera, car l'économie se contracte tout simplement lorsque la population diminue. À long terme, les progrès technologiques et biomédicaux seront moins importants, en particulier si l'administration Trump parvient à limiter l'immigration légale et qualifiée et à intimider les universités américaines en les privant de fonds pour la recherche scientifique. Le pays ne compte actuellement que 2,7 travailleurs pour chaque bénéficiaire de la sécurité sociale, contre 3,4 en 1990. Ce déclin signifie déjà que le programme est en voie d'insolvabilité. L'administration de la sécurité sociale estime que, même avec une immigration nette annuelle d'au moins 1,2 million de personnes par an, son fonds fiduciaire sera épuisé d'ici 2033, date à laquelle les prestations seront immédiatement réduites d'environ 23 %. Selon les sondages, ce qui a empoisonné la politique migratoire pour les citoyens américains ordinaires, c'est le sentiment qu'elle est devenue incontrôlable. Sur ce point essentiel, Trump a raison : l'administration Biden a supervisé, sciemment ou non, une augmentation extrême de la migration. De 2021 à 2024, le nombre de migrants dans le pays a augmenté de 6,8 millions, pour la plupart sans autorisation, représentant 85 % de la croissance démographique. À titre de comparaison, ce chiffre est proche des taux de migration les plus élevés vers les États-Unis, tels que ceux enregistrés dans les années 1840, lorsque la famine irlandaise et les révolutions européennes ont entraîné l'arrivée massive d'Irlandais et d'Allemands. L'afflux récent a fait passer la proportion d'Américains nés à l'étranger à 15,8 %, soit un niveau supérieur à celui qui prévalait avant la signature par Coolidge de la loi Johnson-Reed, en 1924. Il s'agit en fait du niveau le plus élevé jamais enregistré dans l'histoire des États-Unis. Depuis le changement d'administration, cependant, l'immigration clandestine à la frontière sud a pratiquement cessé. Au cours des six mois allant de février à août de cette année, la police des frontières a signalé 73 667 rencontres avec des migrants à la frontière sud, soit seulement 7 % des plus d'un million de rencontres enregistrées au cours de la même période en 2024. Le Darién Gap, ce passage dangereux à travers la forêt tropicale entre la Colombie et le Panama, autrefois emprunté par des centaines de milliers de migrants d'Amérique centrale en route vers les États-Unis, est désormais rarement utilisé. Bien que l'économie américaine ait plutôt bien absorbé les travailleurs clandestins supplémentaires arrivés pendant les années Biden (ce qui pourrait même expliquer les taux de croissance plus élevés par rapport à ceux de l'Europe), la mauvaise gestion des frontières a porté un coup fatal à Kamala Harris. Pourtant, les États-Unis ont besoin de défenseurs crédibles d'une migration ordonnée et contrôlée. Si l'Amérique connaît des exodes migratoires soutenus, elle se retrouvera dans une situation très difficile. L'élimination des travailleurs actuels ne représente même pas un compromis entre croissance et inflation : elle est pire pour les deux. Les efforts déployés par l'administration Trump pour restreindre les voies d'immigration légale et hautement qualifiée, par exemple en ajoutant une surtaxe de 100 000 dollars au programme de visas H-1B, montrent que son régime d'immigration idéal n'est pas celui de la sélection, mais celui de la réduction. Les optimistes pourraient espérer qu'une fois que certains migrants récents auront quitté le pays et que d'autres se seront intégrés dans la société, l'électorat américain reviendra à son attitude accueillante envers les immigrants. Peut-être les électeurs seront-ils rebutés par les tactiques sévères de Trump et la politique d'immigration deviendra-t-elle plus modérée. Un étudiant en histoire pessimiste pourrait toutefois craindre que ce soit le début d'une nouvelle période de 40 ans, commençant avec ce mandat présidentiel et se poursuivant sous une présidence de J. D. Vance, au cours de laquelle les portes de l'Amérique seront pratiquement fermées. Voir aussi L'Amérique peut-elle s'adapter au déclin démographique ? par Nicholas Eberstadt (18 octobre 2021) : https://forum.air-defense.net/topic/11243-usa/page/1109/#comment-1846219 Modifié il y a 20 heures par Wallaby 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 20 heures Share Posté(e) il y a 20 heures (modifié) Je rappelle que la crise des opioïdes est en train de plafonner, voire décliner, peut-être grâce l'action de la Chine sur les précurseurs : Le 11/01/2026 à 21:36, Wallaby a dit : https://www.science.org/doi/10.1126/science.aea6130 (8 janvier 2026) Les overdoses mortelles dues aux opioïdes synthétiques, notamment au fentanyl, ont été multipliées par plus de 25 aux États-Unis en 15 ans, pour atteindre un pic de 76 000 en 2023 (1). Cette tendance a commencé à s'inverser fortement au milieu de l'année 2023, faisant chuter le taux annuel de décès par overdose de fentanyl (ODD) de plus d'un tiers à la fin de l'année 2024 (1). L'explication de cette baisse inattendue présente un intérêt scientifique et politique majeur. Il est difficile de déterminer si un choc d'offre pourrait expliquer une partie substantielle de cette baisse, car les organisations de trafic de drogue opèrent dans le secret. En synthétisant les données des gouvernements américain et canadien et les discussions sur la plateforme de médias sociaux Reddit, nous suggérons qu'il y a eu une perturbation majeure du commerce illicite du fentanyl, peut-être liée aux actions du gouvernement chinois, qui s'est traduite par une forte réduction de la mortalité par surdose à partir du milieu ou de la fin de 2023 et qui s'est poursuivie en 2024 aux États-Unis et au Canada. source : https://www.vox.com/good-news-newsletter/413391/drug-overdose-deaths-fentanyl-opioids-cdc-narcan-trump (17 mai 2025) Et voilà ce qui se disait en 2023 sur la production de fentanyl par les cartels mexicains à base de précurseurs chinois : Le 30/01/2023 à 13:19, Wallaby a dit : https://www.tabletmag.com/sections/news/articles/did-washington-ignore-warnings-about-fentanyl (25 janvier 2023) Les autres pays du monde n'arrivent pas à la cheville de l'Amérique en matière de consommation de drogues illégales et de mortalité. Les États-Unis consomment aujourd'hui environ 85 % de tous les opiacés du monde. En conséquence, le taux de décès par overdose est environ 20 fois plus élevé en Amérique que la moyenne mondiale. Pour comprendre comment un poison mortel et hautement addictif a envahi les rues des villes et des villages américains, il faut démêler le nœud de connexions entre les fabricants de drogues chinois, les cartels mexicains et une culture locale de la dépendance qui utilise des remèdes chimiques pour traiter les malheurs économiques et spirituels. D'autres enquêtes et descentes de la DEA ont permis de découvrir que divers cartels mexicains recevaient le composant chimique de leurs laboratoires de fentanyl - le citrate de (1-Phénéthyl-4-pipéridyl) propionanilide - directement de Chine. Au fil de ses investigations, la DEA a découvert que deux principaux cartels mexicains, Sinaloa et Jalisco New Generation, travaillaient en étroite collaboration avec des ressortissants chinois pour introduire les produits chimiques au Mexique. En 2014 et 2015, les hauts fonctionnaires de la DEA ont tenté de communiquer l'urgence du problème à l'administration Obama, et ont rencontré Eric Holder, alors procureur général des États-Unis, pour lui dire que le problème mortel allait s'aggraver si le gouvernement ne prenait pas de mesures. Des quantités croissantes de fentanyl - et de produits de plus en plus puissants - entraient dans le pays. "Rien qu'en Arizona", a déclaré Maltz, "nous sommes passés de zéro en 2015 à la saisie de plus de 25 millions de pilules en 2022." Une grande partie de cette croissance est le résultat de l'inaction de l'administration Obama. "Pour autant que je sache, l'administration Obama n'a jamais fait pression sur la Chine", a déclaré Maltz. Ce n'est que pendant la présidence de Trump, en 2019, que la Chine a placé le fentanyl et ses analogues sur une liste réglementaire, les rendant plus difficiles à produire et à distribuer. Les trafiquants chinois ont recours à diverses stratégies pour contourner les nouvelles réglementations, notamment en produisant davantage de précurseurs chimiques (produits chimiques qui sont transformés en fentanyl), en délocalisant certaines fabrications en Inde et en réacheminant les expéditions de précurseurs via des pays tiers. La faiblesse de la supervision et de la réglementation des industries chimiques et pharmaceutiques en Chine permet également l'évasion et le contournement. S'il est difficile de suivre les produits chimiques en provenance de Chine et à destination du Mexique, il est encore plus difficile de suivre les énormes sommes d'argent gagnées par les cartels mexicains sur les marchés américains de la drogue. En utilisant des technologies financières chinoises complexes, des applications bancaires mobiles et des réseaux de médias sociaux pour échapper aux autorités, l'argent gagné par les cartels mexicains finit souvent lavé et nettoyé en Chine, et la coopération entre les États-Unis et la Chine reste limitée. Les services répressifs américains ont mis en place des groupes de travail, organisé des réunions de haut niveau et partagé des informations avec leurs homologues chinois - ce qui a permis de démanteler quelques réseaux illicites de fentanyl - mais il semble que cela n'ait guère porté atteinte aux exportations de produits chimiques, qui inondent toujours les rues américaines. Depuis que le gouvernement chinois a commencé à surveiller le fentanyl, même si cette surveillance est médiocre, la quantité de fentanyl fini (fentanyl entièrement produit) expédiée directement de la Chine vers les États-Unis a diminué, tandis que la quantité expédiée du Mexique vers les États-Unis a augmenté. Il est toutefois impossible de savoir dans quelle mesure. Les fonctionnaires de la DEA pensent que les trafiquants chinois ont cessé de fabriquer principalement du fentanyl fini pour exporter principalement les ingrédients chimiques du fentanyl aux cartels mexicains, qui fabriquent le produit final et le font ensuite passer la frontière. Alors que les fournisseurs chinois se coordonnent davantage avec leurs partenaires internationaux, les membres anciens et actuels de la DEA s'inquiètent du fait que le fentanyl, comme presque tous les autres produits consommés par les Américains, qu'il s'agisse de voitures, de produits pharmaceutiques ou d'iPhones, a trouvé le succès en mondialisant sa chaîne de production. Le fentanyl, comme la plupart des drogues synthétiques produites au Mexique, est si peu coûteux à fabriquer que n'importe qui, avec un peu d'argent et de volonté, peut se lancer dans cette nouvelle activité commerciale. Sa production est bien moins chère (et donc plus rentable) que celle d'autres drogues : L'opium nécessaire pour produire un kilo d'héroïne, par exemple, peut coûter aux producteurs jusqu'à 6 000 dollars. Les précurseurs chimiques nécessaires à la fabrication d'un kilogramme de fentanyl, quant à eux, coûtent 200 dollars ou moins. [sans compter que le fentanyl est 50 fois plus puissant que l'héroïne : https://www.cdc.gov/stopoverdose/fentanyl/index.html donc une quantité 50 fois plus faible produit le même effet] Non seulement il est facile à produire, mais il est aussi facile à cacher. "Nous avions l'habitude d'attraper des charges de fentanyl cachées dans des boîtes de Lego, ou même dans des récipients de fruits à la noix de coco", a déclaré Campo. Maintenant qu'un si grand nombre de petites organisations criminelles mexicaines se lancent sur le marché écumeux du fentanyl, la tâche est devenue beaucoup plus difficile. "Cela a créé de nombreux groupes indépendants qui n'ont pas besoin de puissants syndicats criminels pour fabriquer et vendre leur produit." San Diego est devenu l'épicentre du marché illégal du fentanyl. Rien que l'année dernière, plus de 5 000 livres de fentanyl ont été capturées par les autorités frontalières basées dans la ville, soit plus de 60 % du fentanyl appréhendé au niveau national. Romain Le Cour Grandmaison, expert principal sur le crime organisé transnational à la Global Initiative, pense que c'est beaucoup moins [que 20% du trafic qui est saisi]. "D'après nos calculs, les autorités américaines n'attrapent pas plus de 10% de ce qui transite. Ce chiffre est si faible parce que les drogues sont cachées dans des conteneurs légitimes et donc intégrées dans des marchandises légales." La drogue se déplace également de manière fluide à travers les communautés hétérogènes des États-Unis, faisant des toxicomanes de toutes sortes d'Américains. Cela s'explique à la fois par la puissance de sa dépendance, mais aussi par le fait qu'elle est désormais utilisée pour couper pratiquement toutes les autres drogues sur le marché. Une personne qui consomme de la méthamphétamine, de l'héroïne ou de la cocaïne peut prendre du fentanyl sans s'en rendre compte, et peut facilement devenir dépendante d'une drogue qui est profondément mortelle. Une dose de 2 milligrammes de cette drogue suffit à tuer la plupart des usagers - une quantité si minuscule que dans un tube à essai, elle ressemble à quelques grains de sel accrochés au verre. Les laboratoires criminels gardent désormais à portée de main des auto-injecteurs de Naloxone, l'antagoniste des récepteurs opioïdes qui permet de sauver des vies, au cas où leur personnel serait accidentellement exposé à des traces de cette drogue. Pourtant, les qualités addictives du fentanyl n'expliquent pas pourquoi l'Union européenne n'a connu que 6 400 décès par overdose en 2020, alors que les États-Unis, dont la population est nettement inférieure, en ont connu plus de 90 000. Si les États-Unis prescrivent et vendent davantage de drogues synthétiques, cela n'explique pas non plus le phénomène singulièrement américain de l'épidémie d'overdoses. L'une des causes de la crise des drogues illégales est la crise des drogues légales en Amérique. Depuis plus d'un siècle, les médicaments légaux à base d'opioïdes sont vantés auprès du grand public, ce qui enrichit les sociétés pharmaceutiques [1] En revanche, l'Union européenne a des lois beaucoup plus strictes concernant l'accessibilité des médicaments sur ordonnance à base d'opioïdes, et alors que les sociétés pharmaceutiques américaines font pression sur les médecins pour qu'ils prescrivent ces pilules, les médecins de l'UE ont reçu l'ordre de limiter sévèrement leur utilisation. Avec les drogues addictives illégales produites juste de l'autre côté de la frontière et les drogues addictives légales poussées par les producteurs nationaux et les entreprises pharmaceutiques, les Américains se retrouvent pris entre deux feux. Les chaînes de production et d'approvisionnement qui ont contribué à une prospérité sans précédent aux États-Unis en s'appuyant sur une main-d'œuvre et des biens bon marché en provenance du Mexique et de la Chine, sont en train de miner l'Amérique de l'intérieur, créant une sous-classe permanente de citoyens dépendants et une spirale de dépendance et de mort. Modifié il y a 20 heures par Wallaby 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
greg0ry Posté(e) il y a 20 heures Share Posté(e) il y a 20 heures il y a 20 minutes, Wallaby a dit : Je rappelle que la crise des opioïdes est en train de plafonner, voire décliner, peut-être grâce l'action de la Chine sur les précurseurs Peut être également l’effet « crack » qui avait vu la diminution de la consommation car les gens voyaient en direct dans les rues les effets …. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 20 heures Share Posté(e) il y a 20 heures Il me semble que c'est Emmanuel Todd qui rappelle souvent que Max Weber avait raison quant à un lien entre protestantisme et capitalisme, mais pas pour la raison indiquée par Weber (l'esprit) mais à cause du fait que le protestantisme exige de savoir lire pour lire la Bible, d'où le départ du capitalisme dans les régions d'Europe du nord protestantes qui pouvaient capitaliser sur une population bien éduquée. On retrouve en partie cet argument dans l'article de The 74 : https://www.the74million.org/article/many-young-adults-barely-literate-yet-earned-a-high-school-diploma/ Les compétences d'alphabétisation peuvent souvent se concentrer sur des sujets qui intéressent l'élève ou sur des domaines qui jouent un rôle en dehors de l'école. Par exemple, un élève peut être « très alphabétisé » dans un environnement religieux et capable d'analyser la Bible, mais avoir des difficultés lorsqu'il s'agit d'un texte en classe, explique Rachael Gabriel, professeure d'alphabétisation à l'université du Connecticut. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 20 heures Share Posté(e) il y a 20 heures (modifié) Et j'oubliais, ce qui est quand même troublant, c'est que ces chiffres sur l'accroissement de la population des jeunes qui stagnent au niveau 1 de illettrisme fonctionnel, coïncide avec l'élection d'un président qui pour la plupart des observateurs est un président qui ne lit aucun livre, et se contente de petites fiches d'une page avec beaucoup de dessins. Sans que cela l'empêche d'être un écrivain prolifique... de réseau social. Est-ce que Trump réussit à passer la barre du niveau 2 ou du niveau 3 ? Si on dit aux enfants : c'est pas grave si vous stagnez au niveau 1, car ça ne vous empêchera pas de devenir président, ça ne les encourage pas à faire beaucoup plus d'efforts. Modifié il y a 20 heures par Wallaby 1 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
CANDIDE Posté(e) il y a 19 heures Share Posté(e) il y a 19 heures (modifié) Il ose tout, le voilà en maître du monde ! https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/trump-fixe-a-1-milliard-de-dollars-le-prix-des-sieges-permanents-dans-son-conseil-de-paix-selon-des-medias-1332de5a688b3135f775b20f17957dad Les pays candidats à un siège permanent au "Conseil de paix" proposé par le président américain Donald Trump devront s'acquitter d'un ticket d'entrée d'un milliard de dollars, rapportent plusieurs médias américains et le quotidien en ligne Times of Israël. L'instance avait été initialement conçue pour superviser la reconstruction de Gaza mais son projet de charte ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et lui assigne un objectif plus large, celui de contribuer à la résolution de conflits armés dans le monde. "Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits", indique le texte intégral publié par le Times of Israel. Le préambule du projet de charte critique implicitement les Nations-Unies en affirmant que le "Conseil de paix" devra avoir "le courage de s'écarter des approches et des institutions qui ont trop souvent échoué". Le "Conseil" fonctionnera comme un "organisme international de consolidation de la paix plus agile et plus efficace", affirme le texte. Le montant exigé pour un siège permanent a été révélé par l'agence Bloomberg. Les pays qui ne le verseraient pas ne pourraient siéger au-delà de trois ans. "Chaque État membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président (Trump). Ce mandat de trois ans ne s’applique pas aux États membres qui versent plus d'un milliard de dollars en espèces au Conseil de paix au cours de la première année suivant l’entrée en vigueur de la Charte", précise le projet. Seuls les Etats "invités à y participer par le président" américain pourront faire partie du "Conseil". Donald Trump, qui présidera l'instance, a commencé à lancer des invitations. Le Kremlin a indiqué lundi que le président russe Vladimir Poutine avait "reçu une invitation" par "des voies diplomatiques". D'autres dirigeants étrangers, dont le président argentin Javier Milei ou le Premier ministre hongrois Viktor Orban, proches de Trump, ont eux aussi annoncé avoir été invités. Les États membres pourront voter sur les décisions du "Conseil", mais Donald Trump aura seule autorité pour les approuver, précise le projet de charte. Modifié il y a 19 heures par CANDIDE 2 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. g4lly Posté(e) il y a 19 heures C’est un message populaire. Share Posté(e) il y a 19 heures Il y a 1 heure, Wallaby a dit : Ceci dit, ce dont on parle ici, c'est d'illétrisme fontionnel "niveau 1" qui place la barre entre le niveau 1 et le niveau 2 : comprendre des textes multipages. Donc on a affaire à des gens qui se débrouillent probablement très bien avec le langage SMS. La richesse lexicale s'effondre littéralement. Je côtoie des centaines de jeunes dans le milieu associatif, et je suis effaré de leur non compréhension de mot normalement assez courant. Et on ne parle pas de cas sociaux ... ce sont des activités assez couteuses et très "blanches" ça fait naturellement le tri. Cette richesse lexicale s'acquiert quasi exclusivement par la lecture, et encore il faut rencontrer le mot plusieurs fois pour en saisir un tant soit peu finement le sens. Or l'absence de nécessité de lire pour accéder à à peut prêt tout ... fait qu'on ne lit plus. Ou plutôt certain lisent énormément, et la plupart pas du tout. Et évidement quand on tombe sur un mot qu'on ne connait pas ou ne comprends pas ... on ne va pas dans le dictionnaire, on ne demande même pas à Gemini ce que ça veut dire ... par paresse, on y projette ce qui nous arrange. 2 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) il y a 19 heures Share Posté(e) il y a 19 heures il y a une heure, greg0ry a dit : Peut être également l’effet « crack » qui avait vu la diminution de la consommation car les gens voyaient en direct dans les rues les effets …. Pour les opioïde ce sont les effet antidouleur et sédatif qui sont recherché. Ça concernait essentiellement des travailleurs avec des douleurs qui ne pouvaient se permettre de ne pas se présenter au 3 boulots qu'ils ont. A partir du moment ou le public est bien informé des risques, ou les medecins mettent en garde etc. il n'y plus vraiment de raison qu'on continue à avoir autant d'OD accidentelle. En gros à la base c'est une forme de "toxicomanie" lié à un défaut de santé public. Au USA quantité de travailleur se "droguent" pour travailler. Des amphétamine pour rester éveillé plus longtemps chez les chauffeur routier par exemple. Des opioïdes pour les douleurs lié aux troubles musculo squelettique. Alcool, benzo, hypnotique pour pouvoir dormir après avoir enchainé trois boulot. Excitant le matin pour se "réveiller" suffisamment en forme pour y retourner. On a le même souci avec la mortalité infantile. Pour ne pas gêner leur carrière les femmes vont au travail jusqu'à la dernière semaine avant l'accouchement ... malheureusement souvent ca se paie cash. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
SavoirFer Posté(e) il y a 19 heures Share Posté(e) il y a 19 heures il y a 4 minutes, g4lly a dit : on ne demande même pas à Gemini C'est pas vrai ! Moi je le vis tous les jours en formation pro : "Dis Siri ? hum ? 3 x 4 ?" 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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