herciv Posté(e) vendredi à 16:41 Share Posté(e) vendredi à 16:41 il y a 2 minutes, Picdelamirand-oil a dit : En bref : le dilemme moral peut peser à la marge, mais dans le monde actuel, la dissuasion repose d’abord sur la capacité réelle, pas sur le risque d’indignation Les sondages actuels ne sont pas pas bon du tout pour les midterm de Trump. Il y a le risque que le partie démocrate soit beaucoup plus présent dans les décisions de Trump et même dans son propre camp il y a de plus en plus de cas de rebellion de sénateurs qui votent contre ses textes. Même sur le plan judiciaire la pression n'est pas nul. Une aventure au groenland pourrait demander un soutien du congrès qui pourrait le refuser compte tenu de la fin de l'OTAN que signifiera un affrontement militaire. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) vendredi à 16:46 Share Posté(e) vendredi à 16:46 il y a 3 minutes, herciv a dit : Les sondages actuels ne sont pas pas bon du tout pour les midterm de Trump. Il y a le risque que le partie démocrate soit beaucoup plus présent dans les décisions de Trump et même dans son propre camp il y a de plus en plus de cas de rebellion de sénateurs qui votent contre ses textes. Même sur le plan judiciaire la pression n'est pas nul. Une aventure au groenland pourrait demander un soutien du congrès qui pourrait le refuser compte tenu de la fin de l'OTAN que signifiera un affrontement militaire. Tout cela réduit clairement la marge de manœuvre de Donald Trump et rend toute aventure ouverte politiquement coûteuse. Mais c’est précisément pour cela que le rapport de force ne prendrait probablement pas la forme d’un affrontement militaire nécessitant un vote du Congrès ou menaçant frontalement l’Organisation du traité de l'Atlantique nord. La logique actuelle privilégie des actions en dessous du seuil politique : pressions diplomatiques, sécuritaires, économiques, contrôle fonctionnel du territoire sans escalade formelle. Autrement dit, le Congrès peut bloquer une guerre, beaucoup plus difficilement une imposition de faits accomplis graduels. C’est là que le dilemme moral et institutionnel européen perd de son efficacité. Le contexte intérieur américain compte, mais il incite surtout Washington à agir sans bruit, pas à renoncer à ses intérêts stratégiques. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ardachès Posté(e) vendredi à 16:48 Share Posté(e) vendredi à 16:48 il y a une heure, Alexis a dit : Maintenant, savoir si les Groenlandais sont à vendre... eh bien c'est à eux de voir … Quand tu n’arrives pas à régler un problème avec de l’argent tu le règle avec … beaucoup d’argent ! Proverbe Bulgare 3 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) vendredi à 16:52 Share Posté(e) vendredi à 16:52 il y a 10 minutes, herciv a dit : Les sondages actuels ne sont pas pas bon du tout pour les midterm de Trump. Il y a le risque que le partie démocrate soit beaucoup plus présent dans les décisions de Trump et même dans son propre camp il y a de plus en plus de cas de rebellion de sénateurs qui votent contre ses textes. Même sur le plan judiciaire la pression n'est pas nul. Une aventure au groenland pourrait demander un soutien du congrès qui pourrait le refuser compte tenu de la fin de l'OTAN que signifiera un affrontement militaire. Ceci dit, si Trump ne peut pas aller jusqu’à l’affrontement ouvert, alors une partie importante de la puissance américaine devient inopérante. La dissuasion fonctionne dans les deux sens. Dans ce cas, on entre dans un jeu de blocage réciproque sous le seuil, où aucune des parties ne peut imposer seule sa volonté sans payer un coût politique ou stratégique excessif. Et dans ce type de configuration, la France et l’Europe ont effectivement une carte à jouer, à condition de ne pas renoncer elles-mêmes à leurs intérêts vitaux. La clé n’est pas de provoquer, mais de tenir la ligne : présence, constance, utilité stratégique, et refus du fait accompli. Si l’Europe montre qu’elle ne cède pas automatiquement, même une puissance supérieure doit composer. Autrement dit, ce n’est pas l’affrontement qui est décisif, mais la capacité à rendre toute victoire adverse coûteuse, longue et politiquement inconfortable. Et sur ce terrain-là, l’Europe n’est pas totalement désarmée. 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) vendredi à 16:58 Share Posté(e) vendredi à 16:58 il y a 7 minutes, Ardachès a dit : … Quand tu n’arrives pas à régler un problème avec de l’argent tu le règle avec … beaucoup d’argent ! Proverbe Bulgare Un esprit chagrin me rappelait que 100 000 dollars aux Etats-Unis, ça représente pas grand chose d'un point de vue santé. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Titus K Posté(e) vendredi à 17:03 Share Posté(e) vendredi à 17:03 Le CSIS sur le Groenland et les terres rares https://csis-website-prod.s3.amazonaws.com/s3fs-public/2026-01/260108_Schwartz_Greenland_Security.pdf?VersionId=lH90a1bk2QUEecJKhdvSxTqoLSIPoSn3 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) vendredi à 17:13 Share Posté(e) vendredi à 17:13 il y a une heure, Picdelamirand-oil a dit : Nous sommes entrés dans ce que l’on peut appeler un capitalisme de la finitude. Un monde où les ressources ne sont plus extensibles, où les chaînes de valeur sont fragiles, où l’énergie, les métaux, les routes maritimes, les espaces stratégiques redeviennent centraux. Dans ce monde-là, les principes ne disparaissent pas, mais ils cessent d’être des arbitres. Ils deviennent des instruments rhétoriques, utilisés quand ils servent des intérêts matériels. Surtout que l'école réaliste de politique internationale pose quant à elle l'idée de base que les principes n'ont jamais façonné le monde, et que l'espace international n'a jamais été que la loi de la jungle. Le monde hobbesien. Une anarchie. Au mieux ils servent à constituer un capital de sympathie, de séduction, le "soft power" de Nye. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) vendredi à 17:54 Share Posté(e) vendredi à 17:54 il y a une heure, Picdelamirand-oil a dit : Nous sommes entrés dans ce que l’on peut appeler un capitalisme de la finitude. Un monde où les ressources ne sont plus extensibles, où les chaînes de valeur sont fragiles, où l’énergie, les métaux, les routes maritimes, les espaces stratégiques redeviennent centraux. Dans ce monde-là, les principes ne disparaissent pas, mais ils cessent d’être des arbitres. Ils deviennent des instruments rhétoriques, utilisés quand ils servent des intérêts matériels. Surtout que l'école réaliste de politique internationale pose quant à elle l'idée de base que les principes n'ont jamais façonné le monde, et que l'espace international n'a jamais été que la loi de la jungle. Le monde hobbesien. Une anarchie. Au mieux ils servent à constituer un capital de sympathie, de séduction, le "soft power" de Nye. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) vendredi à 18:39 Share Posté(e) vendredi à 18:39 (modifié) Il y a 3 heures, Alexis a dit : Parmi les trois grandes puissances, deux sont en mode "Contrôle violent sur ma zone d'influence", la Russie bien sûr, les Etats-Unis clairement aussi maintenant et sur une zone d'influence nettement plus grande. Seule la Chine n'est pas dans ce mode ==>Ce qui fait d'elle un partenaire intéressant C'est d'ailleurs De Gaulle qui a reconnu la Chine, avant tout le monde en 1964 : https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/de-gaulle-chine/ D’une part, de Gaulle refuse que la bipolarisation de la Guerre froide prive la France d’une diplomatie autonome. D’autre part, cette politique autonome participe de la volonté gaullienne de maintenir le rôle majeur que la France doit jouer dans le nouvel ordre mondial. Enfin, sa vision du monde n’est pas prioritairement idéologique : les acteurs essentiels du jeu mondial sont les Etats, quels que soient leurs choix politiques. Ainsi, dès le 6 juin 1962, de Gaulle confie à Alain Peyrefitte, futur porte-parole du gouvernement en 1963-1964, que la politique de cordon sanitaire préconisée par la Grande Bretagne à l’encontre de la Chine est dangereuse et qu’ « il se pourrait bien qu’un jour ou l’autre, [la France] soit amené[e]s à [la] reconnaître et à donner l’exemple au monde ». De même, à l’été 1963, le général de Gaulle fait part à Etienne Burin des Roziers, secrétaire général de l’Elysée, de son intention d’établir des relations diplomatiques avec la Chine. Les indépendances de l’Indochine en 1954 et de l’Algérie en 1962 lèvent les obstacles géopolitiques au rapprochement franco-chinois, la France n’étant plus alors considérée comme un Etat colonial par la Chine. En septembre 1963, Guillaume Georges-Picot, président de la section Extrême-Orient du patronat français et ancien ambassadeur de France à l’ONU, est reçu par Zhou Enlai. En octobre-novembre 1963, Charles de Gaulle envoie l’ancien Président du Conseil Edgar Faure en Chine, comme son représentant, afin de préparer la reconnaissance avec les dirigeants chinois. Du côté chinois, où l’on désire depuis longtemps établir des relations officielles, l’accueil est très favorable. Lors du Conseil des ministres du 8 janvier 1964, de Gaulle expose ses arguments en faveur de la reconnaissance par la France de la République Populaire de Chine : « La Chine est un chose gigantesque. Elle est là. Vivre comme si elle n’existait pas, c’est être aveugle, d’autant qu’elle existe de plus en plus ». En outre, cette reconnaissance participe de la politique d’indépendance nationale et d’affirmation de la France sur le plan international, comme il le déclare à la fin des délibérations du Conseil des ministres : « La Chine meurt d’envie d’être reconnue […]. Les Soviets sont devenus ses adversaires et les Etats-Unis le sont restés. […] Ils ne voient aucun autre interlocuteur que la France. […] La France existe. Elle est indépendante, elle est pour la Chine une réalité et même la seule ». Le 27 janvier 1964, la France et la Chine annoncent dans un communiqué qu’elles établissent des relations diplomatiques, et échangeront des ambassadeurs sous trois mois. Modifié vendredi à 18:39 par Wallaby 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Alexis Posté(e) vendredi à 18:50 C’est un message populaire. Share Posté(e) vendredi à 18:50 Il y a 2 heures, Titus K a dit : Ah oui ... même les échanges entres membres du forum se font GPT maintenant Rôooooh... Tout de suite les soupçons Alors qu'en fait, le texte qui suit c'est moi qui l'ai composé. Si si ! C'est pas le Chat GPT hein. Non, non, pas la version 5.2 j't'assure ! Il y a 2 heures, herciv a dit : J'ai un peu papoté avec GEMINI et il m'a appris qu'il y avait en cour d'élaboration une stratégie Française de l'arctique qui passe par Saint Pierre et Miquelon et donc une coopération renforcée avec le Canada. L'idée étant de Faire de la France une puissance de l'arctique. En cour d'élaboration le Groenland ferait rapidement un référendum grâce à l'aide financière de l'Europe. Ce referendum est prévu depuis longtemps dans ses tsatut avec le Danemark. Mais l'aide serait conditionné à l'impossibilité de vendre une partie du territoire aux USA. Lecornu milite pour le stationnement d'une force de réaction rapide européenne en plus des force Groenlandaise qui ont un statut légale depuis le début 2026. Le statut du groenland serait celui de PTOM renforcé. La force groenlandaise s'appuira sur un mur de drone financé par le mega prêt européen qui serait autour de 20 milliard de dollars. Les US ne pourraient continuer à stationner leur troupe que contre le versement d'un loyer. T'as papoté ? Tiens voilà un rap pour toi Couplet 1 Sur le forum tard le soir, pseudo gravé dans l’civ’, Herciv débarque, clavier chaud, regard intensif. Cartes du monde dans la tête, rapports sous l’bras, Il parle d’chars, de traités, de ce qui viendra. Il scrolle les fils géopol’, missiles et alliances, Toujours le même refrain : “L’Europe a sa chance.” Quand d’autres lèvent les yeux, soupirent, désabusés, Lui répond calmement : “Faut juste persévérer.” Refrain Herciv y croit, même quand ça tangue, Europe debout, pas vassale, pas en laisse, pas en gang. Il rêve d’autonomie, d’un destin partagé, Quitte à voir le futur un peu trop en HD. Couplet 2 “Pas besoin d’un tuteur de l’autre côté d’l’Atlantique”, Il lâche ça tranquille, ton posé, presque didactique. Il voit des usines renaître, des drapeaux coordonnés, Quand d’autres voient surtout des sommets ajournés. On lui dit : “T’es gentil, mais regarde les budgets”, Il répond : “Ça commence toujours par une idée.” Optimisme en rafales, parfois hors du réel, Mais sans rêve collectif, le pragmatisme est frêle. Refrain Herciv y croit, même quand ça tangue, Europe debout, pas vassale, pas en laisse, pas en gang. Il rêve d’autonomie, d’un destin partagé, Quitte à voir le futur un peu trop en HD. Couplet 3 Les critiques s’en amusent : “Encore un plan sur la comète”, Lui sourit derrière l’écran, conscient de la tempête. Il sait que l’histoire avance rarement en ligne droite, Mais refuse l’idée qu’on baisse les bras trop tôt, trop vite, trop froid. Il force le débat, secoue les certitudes, Un peu trop confiant ? Peut-être. Mais sans lassitude. Entre lucidité brute et espoir assumé, Herciv choisit d’y croire, quitte à se faire chambrer. Outro Alors ouais, parfois il voit l’Europe plus belle qu’elle n’est, Mais sans types comme lui, qui parierait sur demain ? Sur un forum, entre doutes, sarcasmes et récits, Herciv pose une question simple : et si ? Bon, j'avais dit "caustique, mais pas méchant". Il n'est pas méchant, mais est-il assez caustique ? 4 2 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) vendredi à 19:25 Share Posté(e) vendredi à 19:25 Il y a 2 heures, Titus K a dit : Ah oui ... même les échanges entres membres du forum se font GPT maintenant En fait Pic' prépare le terrain. Dans quelques années le jumeau numérique de son esprit servira de base à une IA de confiance souveraine. C'est pour ça. Pas d'inquiétude. 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) vendredi à 19:35 Share Posté(e) vendredi à 19:35 Michael Shurkin, analyste américain de défense spécialisé sur la France, a trouvé le bon mot Dans mes échanges avec les personnes favorables à l'annexion du Groenland (je vais inventer un terme pour cela... êtes-vous prêts ? Greenschluß), j'ai remarqué deux traits intéressants 1. Ils ignorent complètement le « prix » à payer, qui est de mettre à mal nos alliances et de détruire notre amitié non seulement avec le Danemark, mais aussi avec une grande partie du reste de l'Europe. Ils ne pensent pas qu'il y ait un prix à payer. Ils s'en moquent, ils pensent que cela n'a pas d'importance. 2. En adhérant à la rhétorique de la doctrine Donroe qui prône de se concentrer sur l'hémisphère occidental, ils ont renoncé à leurs ambitions mondiales. Plus besoin d'être une puissance hégémonique mondiale si l'on peut être une puissance hégémonique hémisphérique. Cela explique pourquoi la bonne volonté de l'Europe n'a pas d'importance. Qui s'en soucie ? Alors moi, bien sûr, j'ai fait ce que dit Elon. J'ai demandé à Grok 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) vendredi à 20:37 Share Posté(e) vendredi à 20:37 il y a 38 minutes, Alexis a dit : Dans mes échanges avec les personnes favorables à l'annexion du Groenland (je vais inventer un terme pour cela... êtes-vous prêts ? Greenschluß) Puisqu'on est dans les néologismes, il est temps de faire honneur à l'« enshitification » de l'empire américain : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-esprit-public/dans-le-monde-la-recomposition-politique-a-l-heure-des-populismes-8028001 (4 janvier 2026) 33:28 Gilles Gressani : Or, le problème, c'est que ce processus-là, qui a été décrit par deux très très bons théoriciens de la façon internationale contemporaine, Newman et Farrell, par un terme, là aussi, un peu technique, mais un peu plus vulgaire, qui est « enshitification of the American Empire », donc Guillaume Erner traduisait ça par « bordélisation de l'empire américain ». En fait, cela passe par une logique assez simple qui est en trois temps. L'enshitification, c'est un processus qui a été décrit par les économistes qui est typique de la Silicon Valley. Au fond, vous créez un service qui est de très bonne qualité et avec ce service qui promet énormément de choses, vous prenez le monopole d'un marché. Une fois que vous avez le monopole du marché, ce que vous allez faire, c'est essayer de rendre ce service de plus en plus rentable. Donc vous allez affaiblir la qualité du service et extraire le maximum de vos usagers. Et ce qui en découle, c'est que finalement le service lui-même est cassé. Ce qui est en train de se passer avec les Etats-Unis et l'Europe, c'est exactement le même processus. Ils sont en train d'enshitifier leur empire. Mais là-dessus, il y a un point qui est essentiel, c'est que quand vous faites ça, vous n'avez de levier que sur vos alliés. Un des paradoxes de Donald Trump, on le remarque, c'est qu'il est faible avec les plus forts, avec Poutine, avec Xi Jinping. Mais même avec Lula, alors qu'il fait le fort avec ceux qui sont aujourd'hui les plus vulnérables vis-à-vis de lui. Et c'est là qu'il y a quelque chose qui est inextricable, qui paraît inextricable pour nous, c'est que pour sortir de ces dépendances-là, il faut du temps, et justement, pour accélérer ce mouvement et ce temps, il faut du courage politique, il faut de la volonté politique. Or justement, c'est ce qui manque... Aujourd'hui, et c'est ce qui nous empêche de transformer assez rapidement, d'être assez réactifs, et encore une fois, moi je reviens sur ça, ça ne passera que par un constat qui est partagé au niveau des élites politiques, il faut dire que ce qui se passe est une menace existentielle pour pouvoir par la suite prendre les décisions qui portent et qui porteront à cette autonomie possible. https://craigwindram.substack.com/p/the-enshitification-of-us-hegemony (27 juillet 2025) Quelques articles et rapports intéressants sur la compétition entre grandes puissances dans un monde multipolaire. Henry Farrell et Abraham Newman sur la « merdification » (enshitification) de l'hégémonie américaine. citant https://www.programmablemutter.com/p/the-enshittification-of-american?utm_medium=email (15 juillet 2025) et https://www.wired.com/story/enshittification-of-american-power/ (15 juillet 2025) En 2022, Cory Doctorow a inventé le terme « enshittification » pour décrire un cycle qui s'est répété à maintes reprises dans l'économie en ligne. Les entrepreneurs commencent par faire des promesses ambitieuses pour inciter de nouveaux utilisateurs à essayer leurs plateformes. Mais une fois que les utilisateurs, les fournisseurs et les annonceurs sont pris au piège – par les effets de réseau, les problèmes insurmontables d'action collective, les coûts élevés de changement de fournisseur – les propriétaires de la plateforme commencent à pressurer leurs utilisateurs pour obtenir tout ce qu'ils peuvent, même si la plateforme se remplit de plus en plus de contenus de mauvaise qualité. Ensuite, ils commencent à pressurer les fournisseurs et les annonceurs également. Les gens ne considèrent généralement pas le matériel militaire, le dollar américain et les constellations de satellites comme des plateformes. Mais c'est pourtant ce qu'ils sont. ... Pendant des décennies, les alliés des États-Unis ont accepté le contrôle américain de ces systèmes, car ils croyaient en l'engagement américain en faveur d'un « ordre international fondé sur des règles ». Ils ne peuvent plus s'en persuader aujourd'hui. ... Que doivent donc faire les alliés ? À l'instar des consommateurs individuels piégés par Google Search ou Facebook alors que le produit de base se détériore, beaucoup sont encore en train d'apprendre à quel point il est difficile de quitter le réseau. En 2019, Abe et moi avons rédigé un article universitaire sur ce que nous avons appelé « l'interdépendance arsenalisée (weaponized) ». Dans cet article, ainsi que dans notre livre publié ultérieurement, Underground Empire, nous avons expliqué comment les États-Unis ont pu tirer parti de la domination des entreprises américaines sur les réseaux qui relient l'économie mondiale. Si vous vouliez transférer de l'argent d'un pays à un autre, il était difficile d'éviter le dollar américain. Si vous vouliez communiquer, vous utilisiez Internet, envoyant probablement vos informations via des points de contrôle que les États-Unis pouvaient exploiter. Les chaînes d'approvisionnement en semi-conducteurs étaient truffées d'hameçons sous forme de propriété intellectuelle et d'intrants critiques américains. Et ainsi de suite. Nous avons expliqué comment les États-Unis ont progressivement transformé leur contrôle des infrastructures en domination politique. Cory a ensuite inventé le terme « enshittification » pour décrire la dégradation progressive des plateformes en ligne telles que Google Search et TikTok. L'idée fondamentale de Cory repose sur un conflit d'intérêts fondamental entre les propriétaires de plateformes, leurs utilisateurs et leurs fournisseurs, qui devient de plus en plus problématique pour ces derniers, car ils se retrouvent prisonniers d'une plateforme et n'ont donc pas de véritable alternative. Rien n'empêche les propriétaires d'abuser de ceux qui dépendent d'eux. Dans l'article de WIRED, nous avons donc réuni notre argumentation et celle de Cory pour expliquer ce qui arrive au pouvoir américain sous Trump. Les réseaux et les infrastructures que nous avons décrits pourraient tout aussi bien être qualifiés, dans le langage de Cory, de plateformes mondiales qui soutiennent la domination des États-Unis d'Amérique. Si, en tant qu'allié des États-Unis, vous achetez la plateforme d'armes F-35, ou Starlink, ou le dollar américain, vous vous rendez dépendant de la bonne volonté d'un gouvernement étranger qui ne prétend même plus avoir vos intérêts à cœur. Au cours du second mandat de Trump, les États-Unis sont entrés dans une phase d'« hégémonisation merdique » (hegemonic enshittification), où ils ne prennent même plus la peine de prétendre que leurs actions servent l'intérêt collectif. Au contraire, ils utilisent leur contrôle de la finance mondiale pour sanctionner la Cour pénale internationale et menacent de refuser l'accès de Starlink à l'Ukraine afin d'obtenir des concessions sur les minerais. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) vendredi à 20:46 Share Posté(e) vendredi à 20:46 Souvent en début d'année, on se demande ce qu'on a fait, ce qu'on a obtenu, ce qu'on a échoué peut-être aussi, ce qu'on a appris au cours de l'année passée. Qu'ai-je appris en 2025 ? Sans être exhaustif, j'ai appris les concepts d'Olivier Schmitt : "Pacte de Varsovie" et "racket de protection" : Le 12/01/2025 à 20:03, Wallaby a dit : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-esprit-public/la-mort-de-jean-marie-le-pen-rend-elle-le-rn-plus-frequentable-canada-panama-groenland-trump-le-grand-bluff-6601451 (12 janvier 2025) 54:16 Thomas Gomart : Le deuxième point, il y a une hypothèse - pour aller dans le sens de Bertrand mais en m'arrêtant en chemin - qui a été formulée par Olivier Schmitt qui est chercheur au Danemark, précisément, qui se demande si l'OTAN n'est pas en train de devenir une sorte de Pacte de Varsovie, c'est à dire un usage par la puissance principale, de coercition systématique qui fait qu'au fond, ben, euh, les Européens peuvent se retrouver très vite dans la situation où au nom de leur sécurité ils vont devoir abdiquer tous leurs discours sur les valeurs. C'est peut-être ça qui est en préparation : une sorte de racket stratégique, là aussi pour reprendre une formule d'Olivier Schmitt. https://www.lopinion.fr/international/gilles-gressani-trump-et-musk-voudraient-remodeler-loccident-selon-une-logique-imperiale-et-lue-est-le-principal-obstacle-exterieur (12 janvier 2025) L’Otan, comme l’a remarqué Olivier Schmitt, deviendrait le Pacte de Varsovie, avec un seul Etat réellement souverain et des satellites. Si la métropole vous le demande, vous devez céder. Cela pose une question difficile : peut-on acheter des armements à une puissance pouvant se retrouver dans une position de rivalité tellement accentuée qu’elle prétend une souveraineté sur des territoires ne lui appartenant pas ? En dernière instance, la question nous sera posée d’accepter ou non d’être explicitement mis dans une situation de vassalisation. https://legrandcontinent.eu/fr/2024/11/18/dans-la-tenaille-le-piege-de-trump-a-leurope/ (18 novembre 2024) Olivier Schmitt : De ce fait, et face à l’impossibilité de financer le nécessaire investissement dans la défense, la tentation sera forte pour les États de tenter de négocier des accords de protection bilatéraux avec les États-Unis, conduisant à une course à l’échalote entre Européens eux-mêmes pour s’attirer le plus de faveurs de Washington. Il semble probable que l’industrie de défense américaine sortira gagnante de ce qui s’apparentera à une forme de « racket de protection ». 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
nemo Posté(e) vendredi à 20:56 Share Posté(e) vendredi à 20:56 il y a 8 minutes, Wallaby a dit : Souvent en début d'année, on se demande ce qu'on a fait, ce qu'on a obtenu, ce qu'on a échoué peut-être aussi, ce qu'on a appris au cours de l'année passée. Qu'ai-je appris en 2025 ? Sans être exhaustif, j'ai appris les concepts d'Olivier Schmitt : "Pacte de Varsovie" et "racket de protection" : Ecoute cela fait un moment que c'est ce que je pense de l'évolution récente de l'OTAN. Notamment post 2008 et la crise des subprimes mais les premiers signes sont là dès 2001 et la guerre en Afghanistan. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) vendredi à 21:21 Share Posté(e) vendredi à 21:21 Les raisons très basiques voir primaires de Trump au Groenland exposées par lui-même. Si les groenlandais voulaient leur indépendance c'est mal barré. L'OTAN ne pèse pas lourd dans la balance dans ces conditions https://www.rte.ie/news/analysis-and-comment/2026/0109/1552383-greenland-trump-analysis/ Kiev • UNN 9 janvier 2026, 08h17 • 2250 vues Donald Trump a déclaré qu'il devrait choisir entre contrôler le Groenland et préserver l'OTAN. Le président américain estime que posséder le Groenland est psychologiquement nécessaire à son succès. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il était confronté à un choix entre réaliser ses ambitions de contrôler le Groenland et maintenir l’OTAN inchangée. Ceci est rapporté par UNN en référence à Politique. Détails Trump n’a pas répondu directement si l’acquisition du Groenland était plus importante pour lui que la préservation de l’alliance militaire qui existe depuis plus de 70 ans. Cette question a acquis une nouvelle pertinence ces derniers jours pour les alliés européens de l’Amérique, alors que Trump et ses collègues ont intensifié leur rhétorique sur l’obtention du territoire danois autonome. Trump a également admis que son administration pourrait devoir choisir entre ces deux options. Lorsqu'on lui a demandé pourquoi il voulait que les États-Unis contrôlent le Groenland, Trump a répondu : « Parce que je crois que c'est psychologiquement nécessaire pour réussir. Je pense que la propriété vous donne quelque chose que vous ne pouvez pas réaliser s'il s'agit de louer ou d'un contrat. La propriété vous donne des choses et des éléments que vous ne pouvez pas obtenir simplement en signant un document." Le président américain a également déclaré qu’il ne se sentait pas responsable devant le droit international et qu’il n’était limité que par sa propre conscience. Ma propre moralité. Mon propre esprit. C'est la seule chose qui peut m'arrêter. Je n'ai pas besoin du droit international - a-t-il ajouté. 1 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) vendredi à 23:01 Share Posté(e) vendredi à 23:01 (modifié) Il y a 1 heure, herciv a dit : Les raisons très basiques voir primaires de Trump au Groenland exposées par lui-même. Si les groenlandais voulaient leur indépendance c'est mal barré. L'OTAN ne pèse pas lourd dans la balance dans ces conditions Pour compléter, déclarations de Trump aujourd'hui Si nous ne le faisons pas à la manière facile, nous le ferons à la dure. Au fait, je suis fan du Danemark. Le fait qu'un bateau ait accosté là-bas il y a 500 ans ne signifie pas qu'ils sont propriétaires de ces terres. Nous allons faire quelque chose avec le Groenland, soit de manière gentille, soit de manière plus dure Le langage d'un chef mafieux. Ni plus, ni moins Modifié vendredi à 23:02 par Alexis 1 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) hier à 03:54 Share Posté(e) hier à 03:54 Il y a 15 heures, BPCs a dit : Cela permettrait de renvoyer la question à un choix des Groenlandais, d'opter pour un statut d'état associé aux USA. Comme Porto Rico... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Arland Posté(e) hier à 06:49 C’est un message populaire. Share Posté(e) hier à 06:49 Il y a 9 heures, herciv a dit : Ma propre moralité. Mon propre esprit. C'est la seule chose qui peut m'arrêter. Je n'ai pas besoin du droit international Trump Janvier 2026 Citation À mesure que la démocratie se perfectionne, la fonction présidentielle représente de plus en plus fidèlement l'âme profonde du peuple. Un jour glorieux, les gens simples de ce pays verront enfin leur souhait se réaliser et la Maison Blanche sera occupée par un véritable crétin. H. L. Mencken, Baltimore Evening Sun 26 Juillet 1920 1 2 6 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) hier à 08:00 Share Posté(e) hier à 08:00 Il y a 12 heures, Alexis a dit : Michael Shurkin, analyste américain de défense spécialisé sur la France, a trouvé le bon mot Dans mes échanges avec les personnes favorables à l'annexion du Groenland (je vais inventer un terme pour cela... êtes-vous prêts ? Greenschluß), j'ai remarqué deux traits intéressants 1. Ils ignorent complètement le « prix » à payer, qui est de mettre à mal nos alliances et de détruire notre amitié non seulement avec le Danemark, mais aussi avec une grande partie du reste de l'Europe. Ils ne pensent pas qu'il y ait un prix à payer. Ils s'en moquent, ils pensent que cela n'a pas d'importance. 2. En adhérant à la rhétorique de la doctrine Donroe qui prône de se concentrer sur l'hémisphère occidental, ils ont renoncé à leurs ambitions mondiales. Plus besoin d'être une puissance hégémonique mondiale si l'on peut être une puissance hégémonique hémisphérique. Cela explique pourquoi la bonne volonté de l'Europe n'a pas d'importance. Qui s'en soucie ? Alors moi, bien sûr, j'ai fait ce que dit Elon. J'ai demandé à Grok Et je pense que c'est aussi ceux qui eux ont conscience de ce que les US sont en train de perdre qui vont faire bouger les lignes là-bas. Les autres pensent que la soumission est un fait accomplis. C'est pour le coup très mal connaitre l'Histoire européenne. 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Asgard Posté(e) hier à 08:05 Share Posté(e) hier à 08:05 9 hours ago, Alexis said: Pour compléter, déclarations de Trump aujourd'hui Si nous ne le faisons pas à la manière facile, nous le ferons à la dure. Au fait, je suis fan du Danemark. Le fait qu'un bateau ait accosté là-bas il y a 500 ans ne signifie pas qu'ils sont propriétaires de ces terres. Nous allons faire quelque chose avec le Groenland, soit de manière gentille, soit de manière plus dure Le langage d'un chef mafieux. Ni plus, ni moins Je le sais, mais ca me sidère à chaque fois qu'il parle. Comment les américains ont-ils pu voter une seconde fois pour ce gars ? Comment il est encore au pouvoir ? Bientôt la modification de la constitution pour des mandats infinis 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) hier à 08:13 Share Posté(e) hier à 08:13 il y a 13 minutes, Asgard a dit : Je le sais, mais ça me sidère à chaque fois qu'il parle. Comment les américains ont-ils pu voter une seconde fois pour ce gars ? Comment il est encore au pouvoir ? Bientôt la modification de la constitution pour des mandats infinis Les américains ne doivent pas être si mécontents que ça ... ou bien les autres candidats étaient encore plus inquiétants. Dans les sondage il est bas, mais à peine plus que Trump 1 à la meme période, et 5 point de moins que Biden à la même période. Vu son activisme c'est assez étonnant d’être si peu bas. https://www.economist.com/interactive/trump-approval-tracker Quant aux souci des américain la seule chose qui les préoccupe c'est l'argent ... donc tant qu'il leur remplira les poche. 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) hier à 08:19 Share Posté(e) hier à 08:19 il y a 12 minutes, Asgard a dit : Je le sais, mais ca me sidère à chaque fois qu'il parle. Comment les américains ont-ils pu voter une seconde fois pour ce gars ? Comment il est encore au pouvoir ? Bientôt la modification de la constitution pour des mandats infinis Parce qu'on écarte soigneusement ce qu'il a fait de populaire aussi... il y a 5 minutes, g4lly a dit : Les américains ne doivent pas être si mécontents que ça ... ou bien les autres candidats étaient encore plus inquiétants. Dans les sondage il est bas, mais à peine plus que Trump 1 à la meme période, et 5 point de moins que Biden à la même période. Vu son activisme c'est assez étonnant d’être si peu bas. https://www.economist.com/interactive/trump-approval-tracker ...et effectivement, faut aussi voir le côté repoussoir de ce qui a été aligné face à lui ! 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) hier à 08:46 Share Posté(e) hier à 08:46 (modifié) il y a 34 minutes, g4lly a dit : Quant aux souci des américain la seule chose qui les préoccupe c'est l'argent ... donc tant qu'il leur remplira les poche. Comme dit dans ton graphique la sécurité est le cadet des soucis des américains. Pour l'instant ils ne se sentent pas impliqué dans le bordel créé par Trump. Quant à l'économie, aux US ce qui compte pour avoir des sous en plus c'est la bourse et les bons du trésor. La bourse a performé à peine mieux qu'en Europe cette année. Donc il y aura un peu de plus-value mais moins que les années précédentes. Et les bons du trésor sont devenu un actif risqué même pour les américains. Les salaires eux continue d'augmenter mais pour ceux qui ont un emploi. soit 3 personnes / 5 aux US (à comparer à 7/10 en France). Bref Trump n'a pas de garantit populaire. Petit point sur la santé. Cà redevient un point de focus manifestement presque plus haut que lors du premier mandat de Trump. Modifié hier à 08:52 par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) hier à 09:30 Share Posté(e) hier à 09:30 il y a 43 minutes, herciv a dit : Comme dit dans ton graphique la sécurité est le cadet des soucis des américains. Pour l'instant ils ne se sentent pas impliqué dans le bordel créé par Trump. Quant à l'économie, aux US ce qui compte pour avoir des sous en plus c'est la bourse et les bons du trésor. La bourse a performé à peine mieux qu'en Europe cette année. Donc il y aura un peu de plus-value mais moins que les années précédentes. Et les bons du trésor sont devenu un actif risqué même pour les américains. Les salaires eux continue d'augmenter mais pour ceux qui ont un emploi. soit 3 personnes / 5 aux US (à comparer à 7/10 en France). Bref Trump n'a pas de garantit populaire. Petit point sur la santé. Cà redevient un point de focus manifestement presque plus haut que lors du premier mandat de Trump. Un des points positifs de son mandat précédent (je le tiens d'un sympathisant républicain), c'était le prix bas du pétrole. Je pense que c'est entre autre ce qu'il essaye de faire (ou de paraitre faire). Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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