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Groenland et Arctique : actifs strategiques très convoités


Messages recommandés

Pour revenir à l'idée d'une présence européenne renforcée, on pourrait faire une base avec un bon terrain et un port hors glace l'été, de préférence sur la cote Est un peu au Nord:

ArcticVSAntarctic_sea-ice_MarchVSSepteme

2026-01-11-15_06_42-google-earth-pro.png

 

Mestersvig ça pourrait être pas mal, y'a une piste de 1.8km (en gravier). Hors glace de juillet à octobre en 2024.

Daneborg y'a que 400m (peut être extensible)

Nerlerit Inaat y'a 1.0 km

Plus au sud y'a Kulusuk avec 1.3k

Les points d'appui avec piste béton 

- Narsarsuaq au Sud (1.9km)

- Qaqortoq au Sud (1.5 extensible à 1.8)

et sur la cote Ouest:

 Nuuk (950m extensible à 2.2 km)

- Kangerlussak (2.7 km), ou les danemark a déjà déployé des F-16 avec soutien d'un de nos MRTT

- Iluissat (2.2km)

 

Modifié par hadriel
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J'aime assez votre optimisme à voir le verre à moitié plein alors que moi je le vois surtout à moitié vide.

Il y a 6 heures, herciv a dit :

Pour ceux qui aurait un doute sur la volonté européenne. En fait Trump a fourni l'allibi parfait. Les anglais semblent avoir choisi leur camp. Détail qui a son importance, c'est l'OTAN qui va organiser le déploiement. Si les US bloque ce déploiement les GAFAM pourraient se voir interdit en Europe de même que les société financières US.

Les alliés européens discutent d'une éventuelle mission de l'OTAN visant à déployer des troupes au Groenland pour apaiser les craintes de Trump - Médias

https://unn.ua/en/news/european-allies-discuss-possible-nato-mission-to-deploy-troops-in-greenland-to-allay-trumps-fears-media

11 janvier 2026, 08h43 • 274 vues

Les alliés européens, dont la Grande-Bretagne, discutent du déploiement de forces militaires au Groenland. Ceci est pour protéger le Arctique de la Russie et de la Chine et pour convaincre Trump d'abandonner l'annexion de l'île.

[...]

Les chefs militaires élaborent des plans pour une éventuelle mission de l'OTAN sur l'île, dont le président américain a menacé de s'emparer pour des raisons de sécurité.

[...] Les pays européens espèrent qu’une augmentation significative de leur présence dans l’Arctique convaincra Trump d’abandonner ses ambitions d’annexer l’île stratégique. Cela lui permettrait de revendiquer la victoire des contribuables américains, arguant que l’Europe paie la majeure partie du coût des patrouilles dans l’Atlantique. Trump a menacé de prendre le contrôle du Groenland par la force. C'est une île autonome, mais territorialement elle fait partie du Danemark, membre de l'OTAN. Il a exprimé ses craintes que Moscou ou Pékin s'emparent de l'île s'il ne le faisait pas, insistant sur le fait que « nous n'aurons pas la Russie ou la Chine comme voisins ». Le Groenland est également riche en ressources naturelles, notamment en cuivre, en nickel et en minéraux de terres rares, essentiels aux technologies modernes. Des sources gouvernementales ont déclaré que le Premier ministre britannique Keir Starmer prenait « extrêmement au sérieux » la menace russe et chinoise dans la région et convenait de la nécessité d'agir.

[...]

Tout est présenté pour que le cout de la sécurisation du Groenland soit européenne, sans qu'il n'y ait de nécessité d'intervention américaine. Mais où sont les menaces de sécurité chinoises et russes qui justifient le point de départ ? Quelle est la base de renseignements permettant de convaincre les populations (même si à l'heure de la post vérité cela est parfois devenu bien inutile, ou en tout cas toute comédie devient bien futile) de l'existence de cette menace ? A l'heure actuelle il n'y a qu'une puissance qui menace aussi ouvertement une nation européenne sur son territoire, et ce sont les USA. Le discours devrait être honnête : " nous déployons des troupes face aux menaces américaines, avec ordre de tirer d'abord et de prendre les ordres ensuite ".

Au final moi ce que je vois c'est une Europe qui se couche en essayant de donner le change. Et c'est d'autant plus évident à mes yeux lorsque je vois la différence de réponse et de langage face aux autres crises/menaces

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Il y a 2 heures, Polybe a dit :

Je doute que toutes ces tractations se font sans le Danemark. Sans doute, mais à un moment il faudra que le Danemark fasse une demande officielle d'envoi de troupes Européennes. En auront-ils la volonté ? espérons le.

Après c'est pas comme si la France n'avait jamais aidé un pays à se doter... :rolleyes:  Plutôt que d'improviser une distribution de têtes nucléaires à d'autres pays, je verrais bien, à très court terme, peut-être en Février (discours de Macron), la France annoncer un retour à une force de 500 têtes nucléaires, 5-6 SNLE et l'accélération des projets de frappes hypersoniques à longue portée, pour, bien évidemment protéger la France et l'Europe contre les méchants Russes et Chinois ! Ce message subliminal que le parapluie nucléaire américain n'est plus nécessaire, sera compris à Washington.

CQFD... :wink: 

il y a 32 minutes, rendbo a dit :

J'aime assez votre optimisme à voir le verre à moitié plein alors que moi je le vois surtout à moitié vide.

Tout est présenté pour que le cout de la sécurisation du Groenland soit européenne, sans qu'il n'y ait de nécessité d'intervention américaine. Mais où sont les menaces de sécurité chinoises et russes qui justifient le point de départ ? Quelle est la base de renseignements permettant de convaincre les populations (même si à l'heure de la post vérité cela est parfois devenu bien inutile, ou en tout cas toute comédie devient bien futile) de l'existence de cette menace ? A l'heure actuelle il n'y a qu'une puissance qui menace aussi ouvertement une nation européenne sur son territoire, et ce sont les USA. Le discours devrait être honnête : " nous déployons des troupes face aux menaces américaines, avec ordre de tirer d'abord et de prendre les ordres ensuite ".

Au final moi ce que je vois c'est une Europe qui se couche en essayant de donner le change. Et c'est d'autant plus évident à mes yeux lorsque je vois la différence de réponse et de langage face aux autres crises/menaces

Prendre au mot Trump, quand il dit que le Groenland n'est pas protégé; et décider d'y envoyer des troupes de l'OTAN, n'est pas se coucher mais plutôt le prendre à son propre piège, et en même temps lui laisser une porte de sortie !

Modifié par CANDIDE
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il y a 36 minutes, CANDIDE a dit :

Prendre au mot Trump, quand il dit que le Groenland n'est pas protégé; et décider d'y envoyer des troupes de l'OTAN, n'est pas se coucher mais plutôt le prendre à son propre piège, et en même temps lui laisser une porte de sortie !

C'est aussi divertir des ressources rares et précieuses quand l'adversaire premier est plutôt du côté est de l'UE. Et il n'est pas le seul.

Gardez-moi de mes amis ! Quant à mes ennemis, je m'en charge...

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il y a 43 minutes, CANDIDE a dit :

Prendre au mot Trump, quand il dit que le Groenland n'est pas protégé; et décider d'y envoyer des troupes de l'OTAN, n'est pas se coucher mais plutôt le prendre à son propre piège, et en même temps lui laisser une porte de sortie !

Je peux aussi comprendre que le Danemark soit un chouilla tendu/stressé pour ne pas faire des déclarations à l'emporte-pièce qu'il faudra assumer même après la fin de la présidence Trump.

Après je l'avais dit plus haut : si ça n'est qu'un prétexte, ça ne suffit pas.

il y a 4 minutes, Hibernatus a dit :

C'est aussi divertir des ressources rares et précieuses quand l'adversaire premier est plutôt du côté est de l'UE. Et il n'est pas le seul.

Gardez-moi de mes amis ! Quant à mes ennemis, je m'en charge...

Pour le coup c'est raccord à cette menace.

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Suite du dimanche passion cartographie: j'ai mis des cercles de 400km de rayon autour des aéroports. Ca correspond au rayon d'action d'un NH90 sans réservoir supplémentaires (mais avec quelle CU? 0kg?), à l'horizon radar à 10km d'altitude (ie la portée pratique d'un système d'ELINT), ou encore grosso modo la portée max d'un radar GM400.

2026-01-11-16_24_08-google-earth-pro.png

On voit qu'on pourrait avoir une bonne couverture ELINT en déployant des systèmes sur shelter un peu partout (ce que vont faire les canadiens avec leur projet Crossbow). Les radars ça va couter trop cher pour en mettre partout (de toute façon les canadiens vont construire deux radars OTH qui couvriront la zone).. 

On peut également mettre à ces points d'appui du carbu pour NH90 et avions, et les préparer comme terrains de déroutement en cas de pépin (instrumenter, prévoir un hangar pour l'avion/l'hélico et un abri pour l'équipage) ou comme point ACE.

En terme de points d'appui principaux, kangerlussuaq me semble incontournable. Y'a déjà une piste bétonnée de 2700m, ce qui correspond à la distance de décollage pleine charge d'un MRTT.

On peut faire un point d'appui renforcé sur la cote Est à Mestersvig en bétonnant la piste (1.8km) pour y déployer la chasse. Et au sud à Qaqortoq (1.5-1.8km, plus grande ville du Sud).

Globablement ça demande une réflexion globale avec l'Islande et les pays nordiques, la PATMAR étant basée plutôt en Islande actuellement. 

Faudrait aussi aménager une piste à l'ile aux Ours.

 

Modifié par hadriel
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Il y a 8 heures, herciv a dit :

Voilà l'économie est bien au coeur de la réponse européenne, j'avais pensé par les bonds du trésor US. Mais il semble que cette réponse là est trop violente et pourrait être mise en oeuvre que si Trump n'est pas rentré dans sa niche.

La présence permanente de troupes européennes acceptée ou pas par les US sera un vrai revers pour Trump et à l'envers la démonstration que l'Europe est une puissance. Je remarque que Starmer semble avoir choisi son camp.

Ce n'est pas du tout évident.
Le projet européen évoque essentiellement le déploiement de troupes au Groenland pour répondre aux "préoccupations" de DT sur les éventuelles menaces russes et chinoises. Cela sonne plus comme une tentative de lui donner un prétexte pour une sortie de crise acceptable qu'une volonté de confrontation, et pourra aisément permettre à DT de clamer une victoire, comme d'habitude... 

La menace économique est bien moins évoquée dans les sources citées ici, et présentée comme un recours ultime de l'UE plutôt que le cœur de la réplique européenne.

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https://www.telegraph.co.uk/world-news/2026/01/11/germany-arctic-sentry-nato-mission-greenland-trump-denmark/

L'Allemagne planifie une mission « Arctic Sentry » de l'OTAN pour protéger le Groenland

L'Allemagne prévoit de mettre en place une opération conjointe de l'OTAN dans l'Arctique afin de dissuader Donald Trump d'annexer le Groenland.

La mission « Arctic Sentry », qui vise à surveiller les menaces dans la région, pourrait s'inspirer de l'opération « Baltic Sentry » de l'OTAN, lancée l'année dernière pour surveiller les menaces et protéger les infrastructures dans la mer Baltique, ont déclaré des sources à Bloomberg.

Ces plans, qui en sont encore à un stade précoce, pourraient impliquer le déploiement de soldats, de navires de guerre et d'avions britanniques pour protéger le Groenland. L'Europe espère qu'un tel plan suffira à convaincre M. Trump de renoncer à ses prétentions sur cette île autonome.

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Le scénario des sanctions contre les GAFAM a nouveau repris.

Un législateur américain exhorte les troupes à défier tout ordre illégal de Trump d’envahir le Groenland

https://english.nv.ua/nation/us-lawmaker-warns-military-against-illegal-order-to-invade-greenland-50574846.html

Ted Lieu a exhorté les militaires américains à ne pas exécuter aucun ordre de Donald Trump concernant le Groenland. (Photo : Ted Lieu / X)

États-Unis Représentant démocrate Ted Lieu, un Américain Un vétéran de l'armée de l'air a exhorté les militaires américains à ne pas exécuter l'ordre du président Donald Trump d'envahir le Groenland si un tel ordre était émis.

Lieu a écrit sur X que toute action militaire contre le Groenland sans autorisation du Congrès serait illégale. Le Groenland en fait partie Danemark, un allié des États-Unis dans OTAN, a-t-il noté.

Lieu a cité un article du tabloïd britannique Courrier du dimanche, qui affirmait que Trump avait demandé aux commandants des opérations spéciales américaines d'élaborer des plans pour une éventuelle invasion du Groenland à la suite de ce que le média a décrit comme une opération américaine réussie visant à destituer le dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro.

Selon des sources citées par le journal, Trump a demandé aux États-Unis. Le commandement des opérations spéciales doit préparer des scénarios d'invasion, mais les chefs d'état-major interarmées se sont opposés à l'idée, avertissant qu'une telle mesure serait illégale et manquerait d'approbation du Congrès.

Dans ce contexte, Lieu s’est adressé aux membres des États-Unis. L'armée de l'air, la marine, le corps des Marines et d'autres branches, leur rappelant que leur serment s'adresse à la Constitution et non à un président en particulier.

“Si Trump ordonne à l’armée américaine d’attaquer le Groenland sans l’autorisation du Congrès, ce serait un ordre illégal”, a écrit Lieu. “Vous ne devez pas suivre un ordre illégal.”

Le débat a également suscité des inquiétudes en Europe. Selon le Telegraph, l' Union européenne envisage des plans d’urgence qui pourraient inclure des sanctions contre les entreprises américaines si Trump rejette les propositions de déploiement de forces de l’OTAN au Groenland. Le rapport indique que les restrictions pourraient cibler les principales entreprises technologiques et institutions financières américaines, avec des scénarios plus extrêmes, notamment le retrait des troupes américaines des bases européennes.

Secrétaire d'État des États-Unis Marco Rubio devrait rencontrer son homologue danois dans les prochains jours, et les responsables européens espèrent qu'il jouera un rôle modérateur dans les discussions avec la Maison Blanche.

Trump a soulevé à plusieurs reprises la question du Groenland au fil des ans. Au cours de son premier mandat, de 2017 à 2021, il a ouvertement lancé l'idée d'acheter l'île au Danemark, proposant apparemment des paiements annuels de 600 millions de dollars en échange d'un contrôle à long terme.

Une rhétorique renouvelée a refait surface en 2025 et s’est intensifiée en janvier à la suite des développements au Venezuela. Premier ministre danois Mette Frederiksen Le 4 janvier, Trump a publiquement exhorté Trump à “mettre fin aux menaces”, soulignant que les États-Unis n’ont pas le droit d’annexer une quelconque partie du Royaume du Danemark, qui comprend le Danemark proprement dit, le Groenland et les îles Féroé.

Le Premier ministre italien Giorgia Meloni a déclaré le 9 janvier qu'elle ne pensait pas que les États-Unis recourraient à la force militaire au-dessus du Groenland, avertissant qu'une telle décision aurait de graves conséquences pour l'OTAN.

Le 10 janvier, CNN a rapporté que Trump avait décrit deux voies possibles vers un accord sur le Groenland.

“J'aimerais le faire de manière simple”, a déclaré Trump. “Mais si nous ne le faisons pas de manière facile, nous le ferons de manière difficile.”

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il y a 28 minutes, hadriel a dit :

La sortie du TNP se réfléchit, mais on pourra toujours argumenter qu'on continue la situation actuelle (que nous considérons comme compatible avec le TNP). 

Le TNP est clair sur ces histoire de "partage": ce n'est plus possible en primo-accession une fois signé.

Si les Américains n'ont pas pu remettre de B61 de là où ils les ont enlevées depuis la fin de la guerre froide, comme en Grèce ou en Corée du Sud, c'est du fait du TNP aussi bien du point de vue US que de celui des pays qui pourraient accueillir ces armes.

Si les Américains eux-mêmes ne le font pas, pourquoi la France le devrait-elle? Et au nom de quoi devrions-nous faire un 180° sur nos engagements?

il y a 28 minutes, hadriel a dit :

Distribuer des bombes à des pays qui n'ont actuellement pas de B-61 ça se discute,

Tu imagines si les russes chinois nord-coréens pakistanais Indiens Israéliens etc commençaient à faire pareil? :blink: Et s'ils le font, devrions-nous le faire aussi?

Que ça arrive un jour peut-être, je ne sais pas, on ne peut pas vraiment prévoir, sauf que les US ont été TRÈS vigilants sur cette question (Irak, Syrie...)
Mais surtout, si ça doit vraiment arriver, il ne faut surtout pas que ce soit la France qui soit responsable de l'ouverture de la boite de Pandore sinon notre réputation en serait À JAMAIS ternie. Nous finirions au banc des nations! Ce serait bien pire que la campagne d'essais de 95 96 et l'affaire du rainbow warrior.

Et tout ça pour quel bénéfice?

il y a 28 minutes, hadriel a dit :

mais les Brits ont annoncé se doter de F-35A pour emporter des B-61 sans que ça suscite une levée de boucliers.

Sauf qu'ils n'auront jamais de B61 sans sortie du TNP à la fois des USA et de la GB. Donc c'est du bluff complet en l'état pour faire avaler une commande de F-35 supplémentaire qui leur a été imposée par les USA afin qu'ils se rapprochent de la cible d'achat qu'ils avaient signée au départ: celle de 138 appareils, alors qu'ils n'en sont encore qu'à 74.
Légalement ça ne peut pas marcher et les Américains le savent parfaitement. Déjà que les Britanniques sont borderline avec leur programme nucléaire qui repose intégralement sur des technologies US...
Sauf à ce que les USA colonisent la Grande Bretagne après avoir fait une maduro à keir starmer?

il y a 28 minutes, hadriel a dit :

Bref on peut avoir une interprétation créative

 

À ce niveau le droit ne s'interprète pas. Les rédacteurs ont prévu le coup et tout est très clair.

il y a 28 minutes, hadriel a dit :

du traité pour servir nos intérêts.

Mais là encore en quoi ça sert nos intérêts?

On gagne quoi dans l'affaire concrètement?

On va surtout se mettre dans la ligne de mire de plusieurs puissances dotées de l'arme nucléaire qui vont nous prendre pour des fous.

Et en plus ce n'est pas du tout ce que Macron avait proposé.
Il avait parlé de "donner à la notion d'intérêts vitaux de la nation Française une dimension Européenne". Et c'est entendable! En effet une France seule dans une Europe ravagée par le feu nucléaire, hum, bon...

Concrètement ça passait par une participation des Européens aux missions de frappe de l'armée de l'air (et UNIQUEMENT de l'armée de l'air, la Marine et ses SNLE n'étaient pas concernés) en fournissant des couvertures de chasseurs, des awacs, des ravitailleurs, et surtout des axes d'attaques survolant leurs pays, pour diluer la force Française et contraindre les russes (ou d'autres plus au sud-est voire au sud, on ne sait jamais) à regarder partout en ayant conscience que chaque pays frontalier puisse être une porte d'entrée, ce qui réduisait leurs chances d'intercepter le raid et donc augmentait leur vulnérabilité. C'était déjà très offensif comme posture, un vrai changement de paradigme. Et si je n'aime pas Macron, je suis néanmoins obligé de reconnaître que dans le fond c'était une offre relativement bien ficelée sur certains aspects, puisqu'elle:

  • ne brisait pas le TNP en ne déléguant absolument rien à autrui
  • ne retirait rien des capacités Françaises souveraines
  • ne rendait pas la France dépendante d'autrui pour sa propre défense
  • renforçait considérablement la défense des Européens
  • permettait d'afficher un front uni face à la russie en diluant les responsabilités face à l'impensable

Malgré cela où pense-tu qu'irait la contre-riposte russe (ou autre) en cas de riposte Française pour le compte d'un pays Européen attaqué, à une attaque nucléaire russe (ou autre) sur un état Européen étranger?
...Et bien sur la France évidemment. Pas sur l'Albanie ou le Portugal.

il y a 28 minutes, hadriel a dit :

Monter sur ses grands chevaux en parlant d'abrutis qui nous ont chié dans les bottes ça ne sert pas nos intérêts par contre, il faudrait ravaler son orgueil.

C'est pourtant malheureusement factuel.

Nos chers voisins se sont royalement plantés sur l'indéfectible allié Américain et ne l'admettent pas ni ne peuvent y survivre car ils sont quasi-tous ultra-dépendants des armes Américaines conventionnelles qu'ils achètent sans se poser de questions, ou du "parapluie nucléaire" Américain qui là aussi semble de plus en plus fantasmé.

D'autre part vu ce que ramasse la France de la part de ces gens...

il y a 28 minutes, hadriel a dit :

En passant je pense que De Gaulle était bien content qu'il y ait des bombes nucléaires partagées en RFA, en Belgique et aux pays-bas.

De Gaulle a lancé le programme nucléaire militaire dans un contexte où il avait demandé à acquérir des têtes nucléaires aux Américains qui lui ont répondu qu'ils devraient dans ce cas aussi en donner aux Allemands... Quant au prépositionnement, c'est lui-même qui a fait dégager les armes atomiques de France! Donc je pense surtout qu'il n'en avait rien à carrer et que ce qui lui importait était sa propre force de frappe.

il y a 5 minutes, olivier lsb a dit :

L'attitude d'une puissance ("normale" comme peut l'être la France au sein de l'UE) consiste à mon sens à forcer quelque peu certaines décisions, dans une logique d'investissement et de ramasser ensuite les bénéfices sur les années à venir. Les dettes se paieront toujours plus tard, mais si on veut retrouver du temps long, de la planification stratégique intelligente, il faut être capable d'avancer ses plans et ses moyens de façon indépendante, charges à l'échelon politique de refacturer ces coûts sur les années à venir à tous ceux qui auraient voulu rester des passagers clandestins.

Désolé mais je ne vois rien qui se rapproche d'une telle politique à l'heure actuelle.

Rien que sur l'énergie, on se fait bananer. Et je ne parle pas de la balance commerciale, des normes... quelqu'un a dit "mercosur"?

il y a 5 minutes, olivier lsb a dit :

On ne s'en sortira pas dans un dialogue à 27 qui ressemblerait à

- toi d'abord !

- non toi d'abord !!

- et puis en fait, j'avance pas d'abord parce que la dernière fois, c'est toi qui a pas avancé d'abord... 

...Et donc c'est encore une fois à la France d'être "l'adulte dans la pièce" et de céder aux caprices des autres?

il y a 5 minutes, olivier lsb a dit :

Pour autant que je sache, les uns en Europe (ne parlant pas français) ont fermé les yeux sur leurs situations militaires vis à vis des US pendant que les autres (parlant français) ont creusé leur déficit grâce à l'Euro, en étant que très mollement empêché par les institutions de le faire. 

Le déficit? La France a tout fait pour rendre l'Europe riche, pour lui faire lancer de grands projets qui ont pour la plupart bien fonctionné. Pour en accompagner d'autres. Ces transferts de richesse n'ont pas été compensés.

On peut en parler, ou ça aussi ça doit passer à l'as pour chasser la négativité du dojo?

il y a 5 minutes, olivier lsb a dit :

Ce que je veux dire par là, c'est que le jour où on déroule ton approche et tes indignations, on ouvre des règlements de comptes qui débuteront à notre avantage dans le militaro-stratégique, et se termineront par un très ferme rappel à l'ordre sur les menaces que font peser notre déficit et notre endettement sur la stabilité économique de la zone euro.

Le déficit a surtout à voir avec la performance pourrie de la France dans l'Eurozone qui elle est fonction du fait que les Européens ne nous achètent pas grand chose en comparaison de ce que nous leur transférons chaque année.

Il a aussi à voir avec le fait que la France a pu emprunter à taux négatif pendant très longtemps ce qui a alimenté une boulimie d'argent facile. Tu crois que ça nous a rendu service quand dans le même temps on désindustrialisait à fond les ballons avec bien évidemment nos si gentils alliés Européens et Américains à la manœuvre derrière?

Ce n'est plus une histoire d'alliance, ou de partenariat, ou d'union là, c'est un rapport de dealer envers son camé. La première dose est toujours gratuite. Ensuite il faut passer à la caisse et les prix augmentent.
Et bien c'est exactement ce qu'il s'est passé.

Peut-être est-il donc temps de se sevrer? D'ailleurs ça devrait te ravir non?

il y a 5 minutes, olivier lsb a dit :

Rappelant indirectement qu'on a toujours pas résolu nos problèmes de déficit et de dépenses sociales. Ce type de dialectique risquerait fort, à mon avis, de se terminer au mieux du mieux par "un partout la balle au centre".

Ce n'est ni ce qu'on veut, ni ce dont on a besoin dans le contexte actuel.

Tu penses qu'on peut mettre de vagues question d'argent, la France étant loin d'être le seul pays endetté de l'UE, sur le même plan que des questions de défense militaire de l'UE avec des armes atomiques? Voire que ce serait un levier de négociation pour l'UE?

Ce n'est pas sérieux. C'est même une idée très dangereuse.

La dette extérieure de la France peut être résorbée, et pas forcément avec grandes difficultés. Ça passe par la chasse au gaspi, la production industrielle, et SURTOUT d'arrêter de mettre l'Europe sur un piédestal. Le monde est vaste. Dans le cadre des ventes d'armes, c'est flagrant.

Et en attendant si la France cesse ses exports d'électricités à l'UE pour faire autre chose avec, c'est l'économie de l'Europe entière qui va le sentir passer.
Donc s'il faut jouer des leviers, la France n'est pas si dépourvue que cela.

 

Mais tout ça nous éloigne du Groenland, qui nous concerne à cause de la question de certains territoires Français inhabités eux aussi (Clipperton, les TAAF...)

On va voir ce qui en ressort, mais j'ai la certitude que si le Danemark appelle l'UE à la rescousse pour venir y positionner des troupes et des moyens marins et aériens pour donner des gages à trump, la France figurera en tête de liste...

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Il y a 10 heures, herciv a dit :

Pour ceux qui aurait un doute sur la volonté européenne. En fait Trump a fourni l'allibi parfait. Les anglais semblent avoir choisi leur camp. Détail qui a son importance, c'est l'OTAN qui va organiser le déploiement. Si les US bloque ce déploiement les GAFAM pourraient se voir interdit en Europe de même que les société financières US.

Les alliés européens discutent d'une éventuelle mission de l'OTAN visant à déployer des troupes au Groenland pour apaiser les craintes de Trump - Médias

https://unn.ua/en/news/european-allies-discuss-possible-nato-mission-to-deploy-troops-in-greenland-to-allay-trumps-fears-media

11 janvier 2026, 08h43 • 274 vues

Les alliés européens, dont la Grande-Bretagne, discutent du déploiement de forces militaires au Groenland. Ceci est pour protéger le Arctique de la Russie et de la Chine et pour convaincre Trump d'abandonner l'annexion de l'île.

Les alliés européens, dont le gouvernement britannique, négocient le déploiement de forces militaires au Groenland pour protéger l'Arctique pour le président américain Donald Trump, rapporte le Telegraph, écrit UNN.

Détails

Les chefs militaires élaborent des plans pour une éventuelle mission de l'OTAN sur l'île, dont le président américain a menacé de s'emparer pour des raisons de sécurité.

Les responsables britanniques ont rencontré ces derniers jours leurs homologues de pays comme l'Allemagne et la France pour commencer les préparatifs.

Ces plans, qui en sont encore à leurs débuts, pourraient inclure le déploiement de soldats, de navires de guerre et d'avions britanniques pour protéger le Groenland de la Russie et de la Chine, écrit la publication.

Les pays européens espèrent qu’une augmentation significative de leur présence dans l’Arctique convaincra Trump d’abandonner ses ambitions d’annexer l’île stratégique.

Cela lui permettrait de revendiquer la victoire des contribuables américains, arguant que l’Europe paie la majeure partie du coût des patrouilles dans l’Atlantique.

Trump a menacé de prendre le contrôle du Groenland par la force. C'est une île autonome, mais territorialement elle fait partie du Danemark, membre de l'OTAN.

Il a exprimé ses craintes que Moscou ou Pékin s'emparent de l'île s'il ne le faisait pas, insistant sur le fait que « nous n'aurons pas la Russie ou la Chine comme voisins »

Le Groenland est également riche en ressources naturelles, notamment en cuivre, en nickel et en minéraux de terres rares, essentiels aux technologies modernes.

Des sources gouvernementales ont déclaré que le Premier ministre britannique Keir Starmer prenait « extrêmement au sérieux » la menace russe et chinoise dans la région et convenait de la nécessité d'agir.

« Nous partageons le point de vue du président Trump : l'agression croissante de la Russie dans le Grand Nord doit être dissuadée et la sécurité euro-atlantique renforcée », a déclaré l'un des interlocuteurs du Telegraph.

« Les discussions au sein de l'OTAN sur le renforcement de la sécurité dans la région sont en cours et nous ne les devancerons jamais, mais le Royaume-Uni travaille avec ses alliés de l'OTAN pour stimuler les efforts visant à renforcer la dissuasion et la défense dans l'Arctique », a-t-il souligné.

« Le Royaume-Uni continuera à travailler avec ses alliés – comme nous l’avons toujours fait – sur des opérations dans notre intérêt national, protégeant ainsi les populations nationales », a noté l’interlocuteur.

Trump a avancé l’idée d’acheter réellement le territoire, offrant à chacun de ses 30 000 citoyens jusqu’à 100 000 dollars pour passer sous contrôle américain.

Il n'exclut pas non plus le recours à la force militaire pour s'emparer de l'île, insistant sur le fait que « nous allons faire quelque chose au Groenland, qu'ils le veuillent ou non »

Son désir de s’emparer du territoire a plongé l’OTAN dans la crise et a suscité des spéculations selon lesquelles l’alliance vieille de 75 ans pourrait s’effondrer.

Les pays européens espèrent sortir Trump du gouffre en proposant de déployer des forces militaires sur l’île, écrit la publication.

Cette idée, comme indiqué, a été discutée jeudi lors d'une réunion des alliés de l'OTAN à Bruxelles.

Les membres de l'Alliance ont chargé le commandant suprême des forces alliées en Europe, quartier général militaire de l'OTAN en Belgique, de déterminer ce qui pourrait être fait d'autre pour assurer la sécurité de l'Arctique.

Des sources ont déclaré au Telegraph que l'opération potentielle en était aux premiers stades de planification.

Il pourrait s’agir d’un déploiement de troupes à grande échelle ou d’une combinaison d’exercices limités dans le temps, de partage de renseignements, de développement des capacités et de réorientation des dépenses de défense.

Toute opération sera probablement menée sous pavillon de l’OTAN et sera distincte des missions existantes dans les États baltes et en Pologne.

Des responsables britanniques ont déclaré que les forces armées se préparaient déjà à jouer un rôle plus important dans la sécurité de l’Arctique.

Les préparatifs comprennent la participation des forces spéciales et des navires de la Royal Navy aux exercices conjoints Viking de l'année dernière, exercices conjoints de l'OTAN à des températures inférieures à zéro en Norvège.

Cette année, 1 500 marines britanniques seront également déployés en Norvège, en Finlande et en Suède pour participer aux exercices Cold Response, une mission de formation visant à protéger le terrain gelé.

Le Telegraph a également appris que l’Union européenne élabore des plans de sanctions contre les entreprises américaines si Trump rejette la proposition de déployer des troupes de l’OTAN.

Les géants de la technologie tels que Meta, Google, Microsoft et X pourraient se voir interdire d’opérer sur le continent, tout comme les banques et les sociétés financières américaines.

Une option plus extrême pourrait être l’expulsion des troupes américaines de leurs bases en Europe, les privant ainsi d’un terrain d’étape clé pour les opérations au Moyen-Orient et ailleurs.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio doit rencontrer son homologue danois la semaine prochaine, et les responsables européens espèrent qu’il pourra avoir un effet dissuasif sur Trump.

La source originale de cette reprise est cet article du Telegraph :

https://www.telegraph.co.uk/news/2026/01/10/starmer-could-send-troops-to-greenland-after-trump-threats/

 

 

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Les parlementaires US hausse le ton :

 

La conquête du Groenland « serait désastreuse », déclare le sénateur Tim Kaine

https://www.cbsnews.com/news/greenland-conquest-tim-kaine-face-the-nation/

Le sénateur démocrate Tim Kaine a déclaré dimanche qu'il pensait qu'il y aurait une opposition bipartite à l'utilisation des forces américaines dans le cadre d'un effort visant à Groenland.

« Je pense que le Congrès l'arrêtera, tant les démocrates que les républicains », a déclaré le sénateur de Virginie a déclaré sur « Face the Nation avec Margaret Brennan."

Le président Trump l’a signalé depuis longtemps il veut une prise de contrôle américaine de la plus grande île du monde, un territoire semi-autonome du Danemark. Il a réitéré sa position le 9 janvier en déclarant : « J'aimerais conclure un accord de manière simple, mais si nous ne le faisons pas de manière simple, nous le ferons de manière difficile. »

Kaine a déclaré qu’aucune des deux options ne serait acceptable. Il a cité La longue histoire du Danemark en tant qu’allié de l’OTAN.  

« Nous n’allons pas le faire à la dure, et nous n’allons pas non plus le faire de manière facile. « Nous allons continuer à travailler avec le Danemark en tant que nation souveraine avec laquelle nous sommes alliés, et nous n'allons pas le traiter comme un adversaire ou comme un ennemi », a déclaré Kaine.

Les dirigeants du Danemark et du Groenland ont dénoncé le plan de M. Trump. Le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen et quatre dirigeants de partis a déclaré dans un communiqué vendredi soir « Nous ne voulons pas être Américains, nous ne voulons pas être Danois, nous voulons être Groenlandais. » 

La Première ministre danoise Mette Frederiksen a averti qu'une prise de contrôle américaine du Groenland marquerait la fin de l'alliance de l'OTAN, vieille de 76 ans. Kaine a fait écho à ces commentaires dimanche sur « Face the Nation »

« Ce serait désastreux. Ce ne serait pas seulement l’Amérique d’abord, ce ne serait pas seulement la fin de l’OTAN, ce serait l’Amérique seule. « Si nous prenons nos meilleurs alliés—et le Danemark est un allié depuis très longtemps », a déclaré Kaine, prédisant que les États-Unis seraient « isolés comme des parias »

Kaine a déclaré avoir parlé à des collègues républicains qui sont d'accord sur le fait que la menace d'une action militaire américaine au Groenland devrait être écartée.

« Je peux vous dire ceci : nous forcerons un vote au Sénat sur l'absence d'action militaire américaine au Groenland ou au Danemark », a déclaré Kaine. « Si nous en avons besoin, nous obtiendrons un soutien bipartisan massif selon lequel ce président est stupide de suggérer cela. » 

Modifié par herciv
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https://www.telegraph.co.uk/news/2026/01/11/its-time-for-a-brexit-from-nato/

L'heure est venue de brexiter de l'OTAN

Les menaces de Trump envers le Danemark au sujet du Groenland donnent à l'alliance des allures de racket.

Officiellement, l'OTAN a été fondée en 1949 dans le but de dissuader l'Union soviétique d'envahir militairement l'Europe occidentale. Le premier secrétaire général de l'OTAN, Lord Ismay, a formulé de manière célèbre la raison d'être plus large de l'organisation : « garder les Russes dehors, les Américains dedans et les Allemands couchés » (keep the Russians out, the Americans in, and the Germans down). Rien de tout cela n'a plus de sens dans le contexte géopolitique actuel.

Aujourd'hui, les Russes ont déjà du mal à conserver la partie russophone de l'ancienne république soviétique d'Ukraine, sans parler de traverser le continent pour atteindre les ports de la Manche. Malgré tout ce qui se dit sur la « guerre hybride » tant vantée par la Russie, qui utilise le sabotage et le vandalisme sur Internet, il ne faut pas oublier que la guerre hybride sert à compenser la faiblesse dans la guerre réelle. Contrairement à la guerre froide de 1945-1989, il n'y a aucune perspective d'invasion russe.

Quant aux Allemands, ils sont clairement en déclin : ils s'affairent à se désindustrialiser comme s'ils avaient été occupés par un envahisseur étranger déterminé à réduire le pays à une puissance agricole de second ordre. La seule question qui reste à se poser après le triptyque de Lord Ismay est la suivante : voulons-nous toujours garder les Américains parmi nous ? Les Russes menacent leurs voisins d'Europe de l'Est, et maintenant les États-Unis menacent le Danemark, un pays qui, comme nous, est situé à la fois en mer du Nord et dans l'Atlantique Nord.

L'expansionnisme de Trump implique que l'OTAN n'aura plus aucune crédibilité pour défendre la souveraineté ou l'intégrité territoriale de ses États membres. Le sort en est jeté : l'OTAN n'est plus une alliance défensive. Une alliance dans laquelle le membre le plus puissant s'en prend au territoire des membres plus petits n'est pas une alliance, mais une organisation criminelle. Dans ce genre d'organisation, les gangsters vous rackettent tout en prétendant vous protéger contre la menace qu'ils ont eux-mêmes créée.

La Grande-Bretagne, qui a voté il y a dix ans en faveur de la sortie de l'Union européenne afin de retrouver sa souveraineté nationale, ne peut rester dans un club qui porte aujourd'hui ouvertement atteinte à l'intégrité territoriale de ses États membres. Nous nous déshonorerions en continuant à faire partie d'un racket. Il est dans l'intérêt national de la Grande-Bretagne de brexiter de l'OTAN.

La Grande-Bretagne ayant été le premier pays à rompre avec le mondialisme lorsque nous avons voté pour le Brexit en 2016, la nation devrait faire preuve d'une audace similaire et poursuivre sur la voie d'une nouvelle géopolitique fondée sur notre indépendance nationale. Nous devrions montrer la voie en formant un nouveau système d'alliances, regroupant nos voisins les plus proches et des puissances de même niveau, telles que la France et l'Allemagne.

En tant que membres de l'OTAN, ces pays sont eux aussi confrontés au problème d'une dépendance excessive à l'égard d'un allié extrêmement puissant, et ils doivent eux aussi trouver la voie du renouveau national que le Brexit britannique a au moins tracée. Il ne sera pas facile de nous affranchir de notre dépendance vis-à-vis des États-Unis et de gagner leur respect. Cela exigera un niveau de compétence politique dont notre classe politique actuelle ne dispose pas. Mais c'est là le véritable test de notre indépendance et de notre souveraineté en tant que nation.

La Grande-Bretagne a une longue tradition d'indépendance en matière de politique étrangère. C'est après tout le vicomte Palmerston qui a déclaré en 1848 que nous n'avions pas d'alliés ni d'ennemis éternels, mais seulement des intérêts éternels. Nous sommes membres de l'OTAN depuis près de 80 ans et, à l'exception partielle du refus d'Harold Wilson de nous plonger dans la guerre du Vietnam aux côtés des États-Unis, nous sommes des disciples obéissants des États-Unis depuis la crise de Suez en 1956.

Cette fidélité indéfectible aux États-Unis est-elle éternelle ? Trump a montré que la justification de l'OTAN n'est pas éternelle. Rien n'est éternel et l'atlantisme a fait son temps. Il est temps de mettre en œuvre la politique étrangère palmerstonienne. Il est temps d'agir dans l'intérêt national et de redonner toute sa grandeur à la politique étrangère britannique (make British foreign policy great again). Il est temps de brexiter de l'OTAN.

Philip Cunliffe est professeur associé en relations internationales à University College London.

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il y a 1 minute, hadriel a dit :

Les russes font ça en biélorussie justement.

J'attendais cet argument, mais:

1: ce ne sont pas des armes transférées aux biélorusses ni sous "double clé", et Loukachenko (alias monsieur patate) n'a aucun droit dessus.

2: c'est pas parce que poutine le fait qu'il faut qu'on fasse pareil.

3: vu le type d'armes transférées (Iskander et Oreshnik essentiellement) c'est plutôt utilisé pour rapprocher un moyen de frappe et menacer la Pologne ou d'autres pays d'Europe en réduisant la durée du préavis que pour dissuader d'une intervention conventionnelle contre la Biélorussie qui signifierait par principe, au vu des relations entre les deux pays, une déclaration de guerre à la russie. Une position bien pratique pour continuer à agresser la Pologne et les pays Baltes depuis la frontière biélorusse par des moyens divers, ce qui justifie la construction du mur de séparation avec ce pays.

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il y a 22 minutes, hadriel a dit :

Les russes font ça en biélorussie justement.

Et les Nord-Coréens reçoivent des équipements russes sous le manteau. Sans parler des réseaux pakistanais qui ont bien essaimé par le passé et pourraient fort bien recommencer, contre rétribution. 

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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

L'heure est venue de brexiter de l'OTAN

Les menaces de Trump envers le Danemark au sujet du Groenland donnent à l'alliance des allures de racket.

Faudrait qu'ils commencent, les européens, par refuser de payer leurs F-35 restant à payer, puis s'acheminent vers le retour des F-35 existants à couleur européenne vers leur patrie d'origine  : Retour à l'envoyeur ! 

Mais oseront ils  ?   De toutes façons ces européens là sont désarmés  !    

Modifié par Bechar06
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Il y a 2 heures, Patrick a dit :

Désolé mais je ne vois rien qui se rapproche d'une telle politique à l'heure actuelle.

On fait de la réassurance et des déploiements éclairs au Danemark depuis l'année dernière, on est moteur sur l'architecture de sécurité en Ukraine, même si ça ne va pas assez loin AMHA, on refuse de céder les clés de l'Union sans une dernière bagarre politique et stratégique. 

Mais combien ça va nous rapporter en bénéfice politique ou économique, c'est un peu la question. 

Citation

...Et donc c'est encore une fois à la France d'être "l'adulte dans la pièce" et de céder aux caprices des autres?

Je le pense. C'est cette attitude qui s'est révélée gagnante sur le Rafale. 

Charge à nos représentants élus (responsabilité 100% française) de présenter la note. Fessenheim, c'est tout autant une responsabilité allemande que la conséquence d'un accord de gouvernement PS-Vert. J'ai du mal à en vouloir exclusivement à nos partenaires européens, là où on manque de clairvoyance, de constance et de stratégie. 

La suite des événements récents tend à prouver que le français préfère avoir raison sur ses principes, quitte à ce que la pratique lui donne tort. Inutile d'aller chercher systématiquement des boucs émissaires à l'étranger. J'ai beaucoup de reproches à faire à nos partenaires, je ne leur mettrais certainement pas sur leur dos notre situation actuelle. 

Citation

Le déficit? La France a tout fait pour rendre l'Europe riche, pour lui faire lancer de grands projets qui ont pour la plupart bien fonctionné. Pour en accompagner d'autres. Ces transferts de richesse n'ont pas été compensés.

C'est subjectif, je ne crois pas qu'au sein de la zone euro, l'économie soit autant dictée par les états. Pas dans les ordres de grandeur qui feraient passer notre budget de déficitaire depuis 40 ans à excédentaire. Nous sommes un des pays qui taxent le plus au monde, et ça ne suffit pas dans des proportions abyssales: nous avons un problème de dépenses, de notre seul fait. 

Citation

Tu crois que ça nous a rendu service quand dans le même temps on désindustrialisait à fond les ballons avec bien évidemment nos si gentils alliés Européens et Américains à la manœuvre derrière?

Non, on s'est sabordé tout seul dans les années 90/2000: le projet socialiste d'économie tertiaire, l'abandon (déjà à l'époque...) des classes ouvrières par la gauche, difficiles à contrôler. Tchuruk, le club des industriels fabless, les chinois qui ne comprendraient jamais rien à ce qu'on leur donnerait à fabriquer....

C'est un suicide 100% manufrance. Que nos adversaires en aient profité n'en fait pas une causalité. Nous avons vécu dans le même contexte qu'Allemands et Italiens, mais leurs choix à eux ont été différents des nôtres.  

Citation

La dette extérieure de la France peut être résorbée, et pas forcément avec grandes difficultés. Ça passe par la chasse au gaspi, la production industrielle, et SURTOUT d'arrêter de mettre l'Europe sur un piédestal. Le monde est vaste. Dans le cadre des ventes d'armes, c'est flagrant.

L'Europe est un piédestal politique, mais économiquement parlant, c'est un marché insuffisamment exploité par nos entreprises. Oui je sais, les ventes d'armes. Mais si on parle souveraineté, maitrise de ses finances, de son déficit, pour dégager des marges de manœuvres, ce n'est pas le secteur de l'armement qui nous sortira seul de l'ornière. 

Plus que jamais, le marché commun est à chérir et préserver, à une heure on tout le monde va très concrètement réaliser la finitude du capitalisme, et ses nombreuses portes qui se referment. La mondialisation sauce OMC n'est plus qu'un souvenir, et nos propres opportunités exports vont structurellement se réduire sensiblement.

Et tous les autres pays européens vivent le même contexte, mais nous restons les seuls autant à la rue. Ce ne peut être pas la résultante d'un complot à 26 contre 1. 

 

Citation

Et en attendant si la France cesse ses exports d'électricités à l'UE pour faire autre chose avec, c'est l'économie de l'Europe entière qui va le sentir passer.

Libre à nous de la stocker en effet... 

Citation

Mais tout ça nous éloigne du Groenland, qui nous concerne à cause de la question de certains territoires Français inhabités eux aussi (Clipperton, les TAAF...)

On va voir ce qui en ressort, mais j'ai la certitude que si le Danemark appelle l'UE à la rescousse pour venir y positionner des troupes et des moyens marins et aériens pour donner des gages à trump, la France figurera en tête de liste...

Certes nous nous sommes éloignés du sujet. Mais j'ai l'intime conviction qu'il y a les petites querelles, les vrais faiblesses et les enjeux à venir, d'une ampleur incomparable avec nos problèmes actuels. On n'arrive pas à voter un budget à peu près dans les clous de la procédure, pour la 2e année consécutive: c'est plus que symptomatique de l'indigence de notre classe politique que de la perfidie de nos partenaires européens. 

Invoquer les petites querelles, pour s'exonérer d'une auto-critique sur nos faiblesses et s'épargner les douloureuses décisions préparant l'avenir, c'est ce qu'on fait depuis la chute du mur. Et ça n'a pas vraiment réussi à nous renforcer.

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Il y a 2 heures, Wallaby a dit :

La Grande-Bretagne ayant été le premier pays à rompre avec le mondialisme lorsque nous avons voté pour le Brexit en 2016, la nation devrait faire preuve d'une audace similaire et poursuivre sur la voie d'une nouvelle géopolitique fondée sur notre indépendance nationale.

HS Qu’ils commencent par assurer l’autonomie de leur dissuasion nucléaire :combatc:et on en reparlera :rolleyes:Fin du HS

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il y a 41 minutes, olivier lsb a dit :

On fait de la réassurance et des déploiements éclairs au Danemark depuis l'année dernière, on est moteur sur l'architecture de sécurité en Ukraine, même si ça ne va pas assez loin AMHA, on refuse de céder les clés de l'Union sans une dernière bagarre politique et stratégique.

Mais combien ça va nous rapporter en bénéfice politique ou économique, c'est un peu la question.

Oui tout ça est très bien. Mais à part nous exposer potentiellement à des contrecoups de la part de the donald ou d'autres encore, je ne vois pas bien où est la plus-value.

il y a 42 minutes, olivier lsb a dit :

Je le pense. C'est cette attitude qui s'est révélée gagnante sur le Rafale.

Honnêtement? Je pense que c'est du suicide.

il y a 42 minutes, olivier lsb a dit :

Charge à nos représentants élus (responsabilité 100% française) de présenter la note. Fessenheim, c'est tout autant une responsabilité allemande que la conséquence d'un accord de gouvernement PS-Vert. J'ai du mal à en vouloir exclusivement à nos partenaires européens, là où on manque de clairvoyance, de constance et de stratégie.

Certes.

il y a 42 minutes, olivier lsb a dit :

La suite des événements récents tend à prouver que le français préfère avoir raison sur ses principes, quitte à ce que la pratique lui donne tort. Inutile d'aller chercher systématiquement des boucs émissaires à l'étranger. J'ai beaucoup de reproches à faire à nos partenaires, je ne leur mettrais certainement pas sur leur dos notre situation actuelle.

Sans aller jusque là disons qu'on s'est beaucoup investi sans qu'on nous renvoie la balle.

C'est le même principe ici: on s'expose, mais où cela va-t-il nous mener?

Je ne réponds pas sur la partie économique vu qu'on est déjà largement HS.

il y a 44 minutes, olivier lsb a dit :

Libre à nous de la stocker en effet... 

C'est encore HS, mais je refais mes calculs (avec l'aide d'IA en leur demandant d'être intraitables) et les données laissent à penser que produire du e-fuel "neutre en carbone" avec notre électricité excédentaire nous rapporterait plus que d'exporter l'électricité en question, avec un amortissement sur 10 à 15 ans... Le voilà, le "stockage": transformer des électrons en hydrocarbures.

il y a 46 minutes, olivier lsb a dit :

Certes nous nous sommes éloignés du sujet. Mais j'ai l'intime conviction qu'il y a les petites querelles, les vrais faiblesses et les enjeux à venir, d'une ampleur incomparable avec nos problèmes actuels. On n'arrive pas à voter un budget à peu près dans les clous de la procédure, pour la 2e année consécutive: c'est plus que symptomatique de l'indigence de notre classe politique que de la perfidie de nos partenaires européens.

Invoquer les petites querelles, pour s'exonérer d'une auto-critique sur nos faiblesses et s'épargner les douloureuses décisions préparant l'avenir, c'est ce qu'on fait depuis la chute du mur. Et ça n'a pas vraiment réussi à nous renforcer.

Nous engager dans des aventures diplomatico-militaires aux conclusions incertaines dans un tel contexte de difficultés, n'a strictement aucun sens, ou alors c'est jouer avec les limites. Ce qui signifie qu'in fine on ne pourra pas faire grand chose.

Vu et entendu à la télé de la bouche de personnes interviewées:
Une Iranienne: "il faut que la France nous aide"
Un Groenlandais "on espère que la France va nous aider"

Heu...

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