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Forces aériennes autrichiennes


Pakal

Messages recommandés

Il y a 3 heures, Patrick a dit :

Très cher et mauvais souvenir?

Je parie sur F-35 perso.

Personnellement, je parie sur le JAS-39.

L’Autriche n’est pas membre de l’OTAN, même si cela ne signifie évidemment pas qu’elle ne peut pas acquérir des F-35. Mais, d’après ce que je sais, elle est politiquement neutre et se différencie sur plusieurs points des États-Unis, même si leurs relations ne sont pas conflictuelles.

Je donne de faibles probabilités pour le F-35.

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Il y a 12 heures, ARPA a dit :

Sinon, tous les pays utilisateurs du Typhoon vont compléter leur flotte avec un autre avion. L’Espagne se contente (pour l’instant) de Hürjet et fait figure d'exception avec l’Autriche. 

Oui à part l'Autriche aucun pays n'est mono-chasseur Typhoon

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Il y a 8 heures, GR_Silent a dit :

Personnellement, je parie sur le JAS-39.

L’Autriche n’est pas membre de l’OTAN, même si cela ne signifie évidemment pas qu’elle ne peut pas acquérir des F-35. Mais, d’après ce que je sais, elle est politiquement neutre et se différencie sur plusieurs points des États-Unis, même si leurs relations ne sont pas conflictuelles.

Je donne de faibles probabilités pour le F-35.

Je pense que l'Autriche voudra s'aligner sur ce que possèdent ses voisins Allemands, Tchèques, Italiens, et Suisses, plutôt que Hongrois...

En allant plus loin et sautant une frontière on peut même rajouter les Polonais, Danois, Roumains, Néerlandais, et Belges.

Non seulement car c'est en soi un gage de tranquillité, mais parce que ça ouvre aussi des perspectives de coopération, sinon OTAN, du moins Européenne.

 

il y a 18 minutes, Pakal a dit :

Oui à part l'Autriche aucun pays n'est mono-chasseur Typhoon

Oui enfin à part la Croatie aucun pays n'est non plus mono-chasseur Rafale...

Et l'Allemagne coche quelque part la case du pays mono-chasseur Typhoon vu qu'elle n'a pas encore ses F-35 et que ses Tornado ne sont pas destinés aux missions air-air.

Modifié par Patrick
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Il y a 15 heures, ARPA a dit :

on peut juste estimer que 15/36 de leur futurs effectifs ont des notions vu qu'ils ont travaillé sur un avion assez proche. 

Tu penses que les premiers pilotes de l'aéronavale n'avait que des notions assez proche quand ils sont passés du Rafale F1 au F2 ?

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Il y a 15 heures, emixam a dit :

Ben déjà parce qu'il ont l'impression de s'être fait carotte avecc les Typhoon T1 , et ils ont poursuivi en justice Airbus. Politiquement c'est peut-être sensible de reprendre du Typhoon, (mais je ne connais pas la situation politiques là-bas sur les questions militaire).

Après ça peut aussi être un moyen de pression pour baisser la note cote Airbus. 

Tous les pays utilisateurs du F35 ont le sentiment de s'être fait carotte par les États-Unis, ils vont pourtant tous en reprendre une bonne grosse louche.

Les achats d'armement n'ont que faire des sentiments et de l'égo. 

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il y a 30 minutes, Teenytoon a dit :

Tu penses que les premiers pilotes de l'aéronavale n'avait que des notions assez proche quand ils sont passés du Rafale F1 au F2 ?

Entre le T1 et probablement la T5, en plus des 20 à 30 ans, je pense qu’il y a plus de changements qu’entre F1 et F2. 

Et oui, les pilotes de F1 n’avaient aucune formation air-sol, donc ils étaient loin de maîtriser le F2 et un passage sur F4 serait encore pire. 

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il y a 40 minutes, ARPA a dit :

Entre le T1 et probablement la T5, en plus des 20 à 30 ans, je pense qu’il y a plus de changements qu’entre F1 et F2. 

Et oui, les pilotes de F1 n’avaient aucune formation air-sol, donc ils étaient loin de maîtriser le F2 et un passage sur F4 serait encore pire. 

Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'adaptation à faire, m'enfin l'avion est le même, du T1 au T72 (:biggrin:), du F1 au F14 (j'imagine assez bien le 14° standard français du Rafale, Rafale F14 avec ailes à géométrie variable :laugh:), les commandes sont les mêmes, c'est le SNA qui change.

Postuler qu'ils n’auraient que des notions parce qu'un EF T1 et un EF T5 seraient des avions assez proches, c'est faire preuve d'une bonne dose de mauvaise foi :laugh:

Modifié par Teenytoon
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  • 1 month later...

L'armée fédérale veut 36 nouveaux avions de chasse : 
« Des frappes aériennes sur la souveraineté de l'Autriche sont possibles à tout moment »

https://www.diepresse.com/20475222/bundesheer-will-36-neue-kampfjets-luftangriffe-auf-oesterreichs-sind

Dans un document interne, l'armée fédérale explique pourquoi elle a besoin de 36 avions de chasse pour les remplacements de l'Eurofighter et comment les utiliser.

La défense aérienne autrichienne « ne peut pas être pleinement perçue par nos forces aériennes. Cela concerne à la fois les capacités de l'avion de combat Eurofighter et celles de la défense aérienne au sol », indique le document. Reuters/Markhardter

Selon l'armée fédérale, les forces aériennes autrichiennes sont confrontées à une revalorisation massive : les 15 Eurofighter actuels doivent être remplacés par 36 nouveaux avions de combat. Dans un document interne sur la « défense aérienne 2032+ », l'armée fédérale a expliqué comment l'armée fédérale justifie l'augmentation souhaitée et comment elle veut utiliser les avions de chasse. 

 

Stratège du Bundesheer : « En cas de guerre, on ne peut pas contourner l’Autriche »

Le document se base essentiellement sur une évaluation de la surveillance active de l’espace aérien, commandée à l’été 2024 par la ministre de la Défense Klaudia Tanner (ÖVP). Une commission au sein du Bundesheer a ensuite rédigé un rapport de 44 pages. Le document interne résume désormais les principales conclusions de ce rapport.

Le texte avertit que la situation sécuritaire s’est « dramatiquement détériorée » : « À la même distance que de Vienne au lac de Constance, une guerre aérienne se déroule en (ouest) Ukraine. » Parmi les risques pour l’Autriche figurent des attaques menées par des aéronefs pilotés ainsi que la « menace fortement accrue » des « missiles de croisière, missiles balistiques, armes hypersoniques et drones ». « Des attaques et attentats aériens mettant en danger la souveraineté et l’intégrité de l’Autriche peuvent survenir à tout moment et sans avertissement. »

Les conflits actuels montreraient « qu’un pays sans défense aérienne est livré sans protection à une attaque », poursuit l’analyse. Or, à l’heure actuelle, la défense aérienne autrichienne ne peut pas être assurée « de manière complète par nos forces aériennes. Cela concerne tant les capacités de l’avion de combat Eurofighter que celles de la défense sol-air ». Ces capacités doivent être « développées sans délai ». Pour contrer ces menaces, différents systèmes sont nécessaires, notamment des systèmes de défense antiaérienne basés au sol et des avions de combat.


Avions supersoniques et subsoniques

Le document distingue deux groupes d’avions de combat. Les 36 nouveaux jets destinés à remplacer l’Eurofighter devront voler à vitesse supersonique : ils sont ainsi très flexibles et peuvent engager des cibles aériennes à grande distance grâce à des missiles à longue portée.
Les avions de combat subsoniques, en revanche, sont utilisés en soutien à plus basse altitude contre des cibles lentes. Il s’agit des douze Leonardo M-346 commandés par l’Autriche en novembre 2025. Ils serviront surtout à la formation des pilotes.

Le document répartit les missions des jets en trois domaines : la surveillance de l’espace aérien, la sûreté de l’espace aérien et la défense aérienne.

Pour une surveillance permanente, des capteurs comme les radars et des avions de combat prêts à intervenir sont nécessaires. Les radars permettent de détecter des objets volants suspects, qui sont ensuite rapidement identifiés et interceptés par les jets supersoniques. Selon l’analyse, une patrouille d’alerte doit être disponible 24h/24 au sol ou en vol : elle se compose de deux avions armés et d’un avion en réserve. Une seconde patrouille doit être prête à relever la première.


24 avions de combat prêts en permanence

La sûreté de l’espace aérien consiste à sécuriser un espace aérien restreint ou fermé, par exemple lors d’un grand événement ou d’une situation sécuritaire tendue. Une patrouille d’alerte doit alors être en vol, tandis qu’une seconde est prête au sol pour la relève ou le renfort. D’autres systèmes comme des jets subsoniques, hélicoptères, drones et radars mobiles sont également engagés ou en alerte.

Mais pourquoi 36 avions ? Cela s’explique par le scénario de défense aérienne — c’est-à-dire la réponse à une attaque armée contre l’Autriche. « L’évolution de la situation internationale rend impératif non seulement d’assurer la surveillance permanente, mais aussi la défense aérienne », indique l’analyse. Autrefois, une « menace aérienne en Europe centrale par des agresseurs militaires » n’était qu’un aspect secondaire ; aujourd’hui, elle doit être prise « très au sérieux, y compris en Autriche ». Une défense aérienne de haute qualité dissuade l’agresseur et protège le pays en cas d’attaque.

Pour cela, 36 avions de combat supersoniques sont nécessaires. Toutefois, ils ne seraient pas tous opérationnels en même temps : « En raison de la complexité des systèmes volants, des maintenances intensives sont nécessaires, ce qui aboutit à une disponibilité simultanée d’environ deux tiers de la flotte (standard international). » Sur 36 avions, le Bundesheer table donc sur 24 appareils prêts en permanence.

En cas d’attaque armée :

  • 6 avions supersoniques seraient constamment en l’air.
  • 12 autres seraient prêts au sol pour la relève ou un renfort immédiat.
  • 6 autres seraient en phase de vérification et de maintenance après mission.
  • 12 seraient en maintenance lourde.

Huit jets subsoniques Leonardo seraient également disponibles en soutien.


Base pour les négociations

Le document vise à informer les décideurs politiques et servira de base aux négociations d’acquisition. Ses conclusions alimenteront aussi le document central de planification pour la succession de l’Eurofighter, qui doit être finalisé au premier trimestre 2026 au ministère de la Défense. Les exigences technologiques précises pour l’appel d’offres seront ensuite définies. Des offres pourraient être sollicitées en 2027, selon le directeur de l’armement Harald Vodosek.

Les 15 Eurofighter autrichiens sont en service depuis 2007 et devraient être retirés au plus tard entre 2037 et 2039.

Les premiers nouveaux avions devraient entrer en service à partir de 2033. Toutefois, le financement de cet achat de plusieurs milliards d’euros n’est pas encore assuré et n’a pas encore été budgétisé.

Modifié par Titus K
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L’armée autrichienne cherche des avions de combat : qui remplacera l’Eurofighter ?

https://www.diepresse.com/20464434/ersatz-fuer-eurofighter-wer-macht-das-rennen

En 2027, des offres pourraient être sollicitées pour le successeur de l’avion de combat, déclare le chef de l’armement du Bundesheer, Vodosek. L’expert Mader prévoit quatre favoris.

Quel appareil remplacera les 15 Eurofighter ? Cette question occupera l’armée autrichienne et le monde politique dans les années à venir. Il faudra encore du temps avant une décision de type dans ce programme d’acquisition à plusieurs milliards, mais on réfléchit déjà aux candidats possibles. L’objectif est d’« aller vers un avion hautement technologique et moderne », déclare le lieutenant-général Harald Vodosek, directeur de l’armement du Bundesheer, au journal Die Presse.


Quatre favoris pour succéder à l’Eurofighter

L’expert militaire et aéronautique Georg Mader identifie quatre favoris clairs dans la course à la succession. Il les a récemment décrits dans une analyse pour la revue spécialisée Militär Aktuell : le F-35A, un nouvel Eurofighter, le Saab Gripen E/F et le Rafale F5. Tous sont des avions de combat ultramodernes — et répondraient donc au souhait des planificateurs du Bundesheer d’un système technologiquement « nouveau », explique Mader.

F-35A

Le F-35A est produit par le constructeur américain Lockheed Martin. « C’est l’avion de combat le plus avancé technologiquement et il possède des capacités que les autres n’ont pas », explique Mader. Grâce à sa furtivité (technologie “stealth”), il est difficile à détecter et offre ainsi des avantages offensifs.
Cependant, ce serait l’option la plus coûteuse. Les exigences de sécurité américaines imposent en effet la mise en place d’infrastructures complexes dont l’Autriche ne dispose pas encore. Il faut aussi prendre en compte la dépendance vis-à-vis des États-Unis que créerait un tel achat pour l’Autriche neutre
.

Saab Gripen E/F

Une alternative moins chère et efficace, notamment en maintenance et en exploitation, serait le Gripen E/F du suédois Saab. Sur le plan technologique, il ne rivalise pas tout à fait avec le F-35A, mais reste un « jet ultramoderne ». Il intègre par exemple un pilote IA. Cet agent d’intelligence artificielle, développé par Saab et l’entreprise munichoise Helsing, peut également être utilisé en combat aérien.

Nouvel Eurofighter Typhoon

Mader voit aussi de bonnes chances pour un nouvel Eurofighter Typhoon. Les pilotes autrichiens utilisent actuellement la tranche 1, alors que la tranche 4 est en production. L’Autriche pourrait déjà envisager des appareils de la tranche 5, actuellement en développement. Les capacités exactes de cette nouvelle tranche ne sont pas encore connues. L’avantage serait que le Bundesheer connaît déjà bien le système, le comportement en vol et l’infrastructure.

Rafale F5

Enfin, Mader considère également le Rafale F5 français, lui aussi très moderne et demandé à l’international. Comme pour le F-35A vis-à-vis des États-Unis, l’Autriche deviendrait dépendante de la France. Les Français misent sur une défense autonome et ont développé le Rafale avec environ 400 fournisseurs nationaux : « Ils n’auront probablement pas besoin d’entreprises autrichiennes pour fournir des composants », estime Mader.


D’autres options et critères

Il existe aussi d’autres possibilités en dehors de ces quatre favoris, notamment des modèles turcs et sud-coréens, ainsi que les systèmes américains plus anciens F-15 ou F-16.
« Nous n’excluons aucun système et examinerons toutes les offres », affirme Vodosek. Outre les capacités de l’appareil, il faudra aussi évaluer l’intégration dans l’infrastructure existante, la formation des pilotes et les munitions utilisables.


Point sensible : les coopérations industrielles

Les coopérations industrielles (autrefois appelées compensations industrielles) sont importantes. Elles doivent renforcer la sécurité d’approvisionnement du Bundesheer et intégrer les entreprises nationales dans la chaîne logistique.
Lors de l’achat de 12 jets Leonardo M-346 en novembre dernier, des coopérations industrielles de 400 millions d’euros ont été convenues avec l’Italie. « Je constate chez pratiquement tous les fournisseurs potentiels une volonté similaire pour le successeur de l’Eurofighter », déclare Vodosek.


Calendrier

L’élément décisif sera surtout la disponibilité : « Si un produit n’est livrable qu’en 2040, il faut y réfléchir », explique le chef de l’armement. Selon le programme gouvernemental, les premiers nouveaux avions devraient arriver à partir de 2033.

Les 15 Eurofighter sont en service depuis 2007 et devraient être retirés au plus tard entre 2037 et 2039. Le Bundesheer prévoit au moins 36 avions de combat supersoniques en remplacement, en plus des jets subsoniques Leonardo M-346FA déjà commandés.

Le financement n’est pas encore défini, mais il s’agira d’un investissement de plusieurs milliards. À titre de comparaison, le paquet Leonardo complet coûte environ 1,5 milliard d’euros.


Décision d’ici 2029

Le document de planification pour la succession de l’Eurofighter est attendu au premier trimestre 2026. Il définira l’organisation future de la défense aérienne autrichienne et les missions des nouveaux appareils. Les exigences techniques précises seront ensuite établies, et des offres pourraient être demandées l’an prochain.

Une coopération d’achat avec d’autres pays serait également envisageable. L’objectif est de poser d’ici 2029 les bases d’une décision politique. Une signature de contrat en 2028 serait possible, permettant une première livraison dès 2033.

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il y a 29 minutes, Titus K a dit :

L’armée autrichienne cherche des avions de combat : qui remplacera l’Eurofighter ?

https://www.diepresse.com/20464434/ersatz-fuer-eurofighter-wer-macht-das-rennen

En 2027, des offres pourraient être sollicitées pour le successeur de l’avion de combat, déclare le chef de l’armement du Bundesheer, Vodosek. L’expert Mader prévoit quatre favoris.

Quel appareil remplacera les 15 Eurofighter ? Cette question occupera l’armée autrichienne et le monde politique dans les années à venir. Il faudra encore du temps avant une décision de type dans ce programme d’acquisition à plusieurs milliards, mais on réfléchit déjà aux candidats possibles. L’objectif est d’« aller vers un avion hautement technologique et moderne », déclare le lieutenant-général Harald Vodosek, directeur de l’armement du Bundesheer, au journal Die Presse.


Quatre favoris pour succéder à l’Eurofighter

L’expert militaire et aéronautique Georg Mader identifie quatre favoris clairs dans la course à la succession. Il les a récemment décrits dans une analyse pour la revue spécialisée Militär Aktuell : le F-35A, un nouvel Eurofighter, le Saab Gripen E/F et le Rafale F5. Tous sont des avions de combat ultramodernes — et répondraient donc au souhait des planificateurs du Bundesheer d’un système technologiquement « nouveau », explique Mader.

F-35A

Le F-35A est produit par le constructeur américain Lockheed Martin. « C’est l’avion de combat le plus avancé technologiquement et il possède des capacités que les autres n’ont pas », explique Mader. Grâce à sa furtivité (technologie “stealth”), il est difficile à détecter et offre ainsi des avantages offensifs.
Cependant, ce serait l’option la plus coûteuse. Les exigences de sécurité américaines imposent en effet la mise en place d’infrastructures complexes dont l’Autriche ne dispose pas encore. Il faut aussi prendre en compte la dépendance vis-à-vis des États-Unis que créerait un tel achat pour l’Autriche neutre
.

Saab Gripen E/F

Une alternative moins chère et efficace, notamment en maintenance et en exploitation, serait le Gripen E/F du suédois Saab. Sur le plan technologique, il ne rivalise pas tout à fait avec le F-35A, mais reste un « jet ultramoderne ». Il intègre par exemple un pilote IA. Cet agent d’intelligence artificielle, développé par Saab et l’entreprise munichoise Helsing, peut également être utilisé en combat aérien.

Nouvel Eurofighter Typhoon

Mader voit aussi de bonnes chances pour un nouvel Eurofighter Typhoon. Les pilotes autrichiens utilisent actuellement la tranche 1, alors que la tranche 4 est en production. L’Autriche pourrait déjà envisager des appareils de la tranche 5, actuellement en développement. Les capacités exactes de cette nouvelle tranche ne sont pas encore connues. L’avantage serait que le Bundesheer connaît déjà bien le système, le comportement en vol et l’infrastructure.

Rafale F5

Enfin, Mader considère également le Rafale F5 français, lui aussi très moderne et demandé à l’international. Comme pour le F-35A vis-à-vis des États-Unis, l’Autriche deviendrait dépendante de la France. Les Français misent sur une défense autonome et ont développé le Rafale avec environ 400 fournisseurs nationaux : « Ils n’auront probablement pas besoin d’entreprises autrichiennes pour fournir des composants », estime Mader.


D’autres options et critères

Il existe aussi d’autres possibilités en dehors de ces quatre favoris, notamment des modèles turcs et sud-coréens, ainsi que les systèmes américains plus anciens F-15 ou F-16.
« Nous n’excluons aucun système et examinerons toutes les offres », affirme Vodosek. Outre les capacités de l’appareil, il faudra aussi évaluer l’intégration dans l’infrastructure existante, la formation des pilotes et les munitions utilisables.


Point sensible : les coopérations industrielles

Les coopérations industrielles (autrefois appelées compensations industrielles) sont importantes. Elles doivent renforcer la sécurité d’approvisionnement du Bundesheer et intégrer les entreprises nationales dans la chaîne logistique.
Lors de l’achat de 12 jets Leonardo M-346 en novembre dernier, des coopérations industrielles de 400 millions d’euros ont été convenues avec l’Italie. « Je constate chez pratiquement tous les fournisseurs potentiels une volonté similaire pour le successeur de l’Eurofighter », déclare Vodosek.


Calendrier

L’élément décisif sera surtout la disponibilité : « Si un produit n’est livrable qu’en 2040, il faut y réfléchir », explique le chef de l’armement. Selon le programme gouvernemental, les premiers nouveaux avions devraient arriver à partir de 2033.

Les 15 Eurofighter sont en service depuis 2007 et devraient être retirés au plus tard entre 2037 et 2039. Le Bundesheer prévoit au moins 36 avions de combat supersoniques en remplacement, en plus des jets subsoniques Leonardo M-346FA déjà commandés.

Le financement n’est pas encore défini, mais il s’agira d’un investissement de plusieurs milliards. À titre de comparaison, le paquet Leonardo complet coûte environ 1,5 milliard d’euros.


Décision d’ici 2029

Le document de planification pour la succession de l’Eurofighter est attendu au premier trimestre 2026. Il définira l’organisation future de la défense aérienne autrichienne et les missions des nouveaux appareils. Les exigences techniques précises seront ensuite établies, et des offres pourraient être demandées l’an prochain.

Une coopération d’achat avec d’autres pays serait également envisageable. L’objectif est de poser d’ici 2029 les bases d’une décision politique. Une signature de contrat en 2028 serait possible, permettant une première livraison dès 2033.

Le Rafale ne semble pas présenté comme favori....

15 avions, cela ressemble à la pointure des armées de l'air Croate et Serbe, dont les pays sont riverains du Danube comme l'Autriche....

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Il y a 3 heures, Titus K a dit :

L’armée autrichienne cherche des avions de combat : qui remplacera l’Eurofighter ?

https://www.diepresse.com/20464434/ersatz-fuer-eurofighter-wer-macht-das-rennen

En 2027, des offres pourraient être sollicitées pour le successeur de l’avion de combat, déclare le chef de l’armement du Bundesheer, Vodosek. L’expert Mader prévoit quatre favoris.

Quel appareil remplacera les 15 Eurofighter ? Cette question occupera l’armée autrichienne et le monde politique dans les années à venir. Il faudra encore du temps avant une décision de type dans ce programme d’acquisition à plusieurs milliards, mais on réfléchit déjà aux candidats possibles. L’objectif est d’« aller vers un avion hautement technologique et moderne », déclare le lieutenant-général Harald Vodosek, directeur de l’armement du Bundesheer, au journal Die Presse.


Quatre favoris pour succéder à l’Eurofighter

L’expert militaire et aéronautique Georg Mader identifie quatre favoris clairs dans la course à la succession. Il les a récemment décrits dans une analyse pour la revue spécialisée Militär Aktuell : le F-35A, un nouvel Eurofighter, le Saab Gripen E/F et le Rafale F5. Tous sont des avions de combat ultramodernes — et répondraient donc au souhait des planificateurs du Bundesheer d’un système technologiquement « nouveau », explique Mader.

F-35A

Le F-35A est produit par le constructeur américain Lockheed Martin. « C’est l’avion de combat le plus avancé technologiquement et il possède des capacités que les autres n’ont pas », explique Mader. Grâce à sa furtivité (technologie “stealth”), il est difficile à détecter et offre ainsi des avantages offensifs.
Cependant, ce serait l’option la plus coûteuse. Les exigences de sécurité américaines imposent en effet la mise en place d’infrastructures complexes dont l’Autriche ne dispose pas encore. Il faut aussi prendre en compte la dépendance vis-à-vis des États-Unis que créerait un tel achat pour l’Autriche neutre
.

Saab Gripen E/F

Une alternative moins chère et efficace, notamment en maintenance et en exploitation, serait le Gripen E/F du suédois Saab. Sur le plan technologique, il ne rivalise pas tout à fait avec le F-35A, mais reste un « jet ultramoderne ». Il intègre par exemple un pilote IA. Cet agent d’intelligence artificielle, développé par Saab et l’entreprise munichoise Helsing, peut également être utilisé en combat aérien.

Nouvel Eurofighter Typhoon

Mader voit aussi de bonnes chances pour un nouvel Eurofighter Typhoon. Les pilotes autrichiens utilisent actuellement la tranche 1, alors que la tranche 4 est en production. L’Autriche pourrait déjà envisager des appareils de la tranche 5, actuellement en développement. Les capacités exactes de cette nouvelle tranche ne sont pas encore connues. L’avantage serait que le Bundesheer connaît déjà bien le système, le comportement en vol et l’infrastructure.

Rafale F5

Enfin, Mader considère également le Rafale F5 français, lui aussi très moderne et demandé à l’international. Comme pour le F-35A vis-à-vis des États-Unis, l’Autriche deviendrait dépendante de la France. Les Français misent sur une défense autonome et ont développé le Rafale avec environ 400 fournisseurs nationaux : « Ils n’auront probablement pas besoin d’entreprises autrichiennes pour fournir des composants », estime Mader.


D’autres options et critères

Il existe aussi d’autres possibilités en dehors de ces quatre favoris, notamment des modèles turcs et sud-coréens, ainsi que les systèmes américains plus anciens F-15 ou F-16.
« Nous n’excluons aucun système et examinerons toutes les offres », affirme Vodosek. Outre les capacités de l’appareil, il faudra aussi évaluer l’intégration dans l’infrastructure existante, la formation des pilotes et les munitions utilisables.


Point sensible : les coopérations industrielles

Les coopérations industrielles (autrefois appelées compensations industrielles) sont importantes. Elles doivent renforcer la sécurité d’approvisionnement du Bundesheer et intégrer les entreprises nationales dans la chaîne logistique.
Lors de l’achat de 12 jets Leonardo M-346 en novembre dernier, des coopérations industrielles de 400 millions d’euros ont été convenues avec l’Italie. « Je constate chez pratiquement tous les fournisseurs potentiels une volonté similaire pour le successeur de l’Eurofighter », déclare Vodosek.


Calendrier

L’élément décisif sera surtout la disponibilité : « Si un produit n’est livrable qu’en 2040, il faut y réfléchir », explique le chef de l’armement. Selon le programme gouvernemental, les premiers nouveaux avions devraient arriver à partir de 2033.

Les 15 Eurofighter sont en service depuis 2007 et devraient être retirés au plus tard entre 2037 et 2039. Le Bundesheer prévoit au moins 36 avions de combat supersoniques en remplacement, en plus des jets subsoniques Leonardo M-346FA déjà commandés.

Le financement n’est pas encore défini, mais il s’agira d’un investissement de plusieurs milliards. À titre de comparaison, le paquet Leonardo complet coûte environ 1,5 milliard d’euros.


Décision d’ici 2029

Le document de planification pour la succession de l’Eurofighter est attendu au premier trimestre 2026. Il définira l’organisation future de la défense aérienne autrichienne et les missions des nouveaux appareils. Les exigences techniques précises seront ensuite établies, et des offres pourraient être demandées l’an prochain.

Une coopération d’achat avec d’autres pays serait également envisageable. L’objectif est de poser d’ici 2029 les bases d’une décision politique. Une signature de contrat en 2028 serait possible, permettant une première livraison dès 2033.

Avions livrés à partir de 2033 . Voilà qui pourrait permettre au Rafale F5 d'entrer dans la course car ils ne sont pas pressés et qu'une commande en 2030 avec une chaine de production en pleine bourre et bien huilée pourrait leur apporter un gage de confiance. 

Mais comme le mentionne l'article, avec du Rafale F5, ce sera une dépendance 100 % française...  Et cela risque de poser problème à certains autrichiens dont les ailleux sont tombés à Austerlitz^^ et qui ont conservé cette rancœur napoléonienne.

Je ne sais pas si les autrichiens sont aussi américanophile que leurs cousins allemands et qu'ils n'ont pas été marqués par la présence de base américaine géante dans leur territoire durant des décennies...

Après tout va dépendre du locataire de la maison blanche en 2028 et de la pression qu'il va mettre pour que les autrichiens fassent partie du club F35

Après, là ou l'article se trompe, c'est au niveau du workshare . Biensur, la France ne va pas délocaliser le fabrication des pièces du Rafale hors de France mais Dassault pourrait faire comme le F35 , c'est à dire en permettant de produire en doublon certaines pièces dans des usines en Autriche. 

 

Modifié par Claudio Lopez
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à l’instant, emixam a dit :

J'aime beaucoup ça 

F-35 : Pb dépendance américaine 

Rafale : Pb dépendance française 

Typhoon :  ?????

Gripen : ????

Quid de la dépendance Germano-Italo-Britanico-Espagnole ou Americano-Suedoise.

Ce qui n'est pas un problème pour les autres pays européens l'est pour la France...

Surtout que pour un appareil dont les composants sont produit par plusieurs pays différents, il suffit qu'un seul d'entre-eux bloque ses livraisons pour que l'avion soit rapidement inutilisable . . .

Avec les programmes multinationaux, les dépendances ne se diluent pas, elles s'ajoutent ! Par conséquent il y a plus de risque de dépendance avec l'EF ou le Gripen qu'avec le Rafale et le F-35 . . .

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il y a une heure, Claudio Lopez a dit :

Mais comme le mentionne l'article, avec du Rafale F5, ce sera une dépendance 100 % française...  Et cela risque de poser problème à certains autrichiens dont les ailleux sont tombés à Austerlitz^^ et qui ont conservé cette rancœur napoléonienne.

Sans parler de Marie-Antoinette...:tongue:

----> []

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