gustave Posté(e) lundi à 21:21 Share Posté(e) lundi à 21:21 Il y a 20 heures, Teenytoon a dit : Alors ça... C'est pas comme si l'Histoire regorgeait d'exemples... Il y a une différence très nette entre ce signifierai une annexion de l'Ukraine ou la mise en place d'un régime favorable à Moscou. Et c'est encore plus vrai dans le long terme, les exemples abondent aussi (surtout?) de vassaux qui cherchent surtout à ses soustraire voire s'opposer à leur parrain. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Personne Posté(e) lundi à 22:03 Share Posté(e) lundi à 22:03 Pourquoi le temps ne joue pas pour Poutine, 2027, année de tous les dangers? Nous partons du principe que la Russie, pays beaucoup plus grand et peuplé que l'Ukraine, résistera mieux dans le temps. Que la redistribution financière dans des régions pauvres de Russie due aux indemnités de décès sur le front et salaires des combattants, par rapport au salaire de base usuel, boostent ces régions. Que la population russe s'est maintenant habituée à vivre avec cette guerre, voire la soutient. Le fait que l'industrie russe s'est transformée en industrie de guerre et tourne à plein régime. Qu'une partie du flux pétrolier s'est redirigé vers la Chine, ou via des intermédiaires toujours vers l'Europe. Que Poutine a réussi à désolidariser Trump de l'Europe (Trump et non la majorité des américains qui continuent de soutenir l'Ukraine). Mais le matelas de réserve prévu pour cette opération spéciale a maintenant fondu, la provision n'ayant pas été prévue pour une séquence aussi longue. Tout cela est somme toute assez positif pour la Russie, pourtant tout n'est pas radieux et les nuages commencent fortement à s'accumuler. Pour la Russie, c'est l’exogène, l'étranger qui va modeler les priorités. Libérés des contraintes américaines, plus tenues par les US, les ukrainiens s'attaquent maintenant aux infrastructures pétrolières et gazières russes. Ce n'est qu'un début. La prochaine cible ukrainienne sera la flotte fantôme russe, sans doute lors des retours à vide pour ne pas braquer les européens. Russes et ukrainiens apprennent mutuellement des techniques de l'adversaire. Une des techniques développée courant 2025 par les russes est le lancement de drones depuis des bateaux civils pour déstabiliser les pays européens. Il est évident que la flotte fantôme est à la fois pour les russes, une force par son contournement des sanctions, mais aussi une très grande faiblesse. Faiblesse qu'exploitera nécessairement l'Ukraine qui a tout intérêt à étendre la guerre. Il est à noter et la crise de la mer Rouge l'a prouvé côté occidental, qu'il sera impossible à la Russie d’assurer à la fois la sécurité de la flotte fantôme et de faire face à l'OTAN. Autre partie prenante l'Europe et ses 90 Mds pour l'Ukraine, finalement la partie molle du camps occidental, n'est pas celle qu'on attendait. L'Europe se réarme, peut-être mal, mais l'impulsion est donnée au grand dame de la Russie, voire de la Chine qui aurait bien apprécié un réveil plus tardif et sans doute bien trop tardif. Côté américain aussi le temps est compté, les midterms du 3 novembre 2026 vont rebattre la donne avec 2 à 3 possibilités Trump est en train de positionner des MAGA à tous les postes clefs afin de verrouiller toutes les institutions américaines. Avec ce qui se passe au Venezuela, voir la pression qui augmente sur le Groenland, il se peut qu'il y ait accélération pour utiliser la fenêtre de temps avant les Midterms. Si le résultat ne lui convient pas alors cela se passera mal, et tout pourrait partir à vau-l'eau. Soit les institutions tiennent et le congrès favorable à l'Ukraine reprend en partie la main. Autre possibilité et pas la moindre, Trump s’avère de plus en plus sénile (certain de ses discours tournent en rond, il est à remarquer qu'il est le seul à faire une fixette sur Biden sur lequel la sénilité était son principal argument, un comble), dans ce cas l'anti-européen Vance prendrait le relais, imaginez le cocktail avec les midterms! Comme la pendule du Pentagone l'indique, ou comme le disent clairement les chinois, 2027, c'est haro sur Taïwan et toutes les incertitudes liées. Au minimum un blocus de Taiwan engendrera aussi l'arrêt des flux commerciaux de la Chine, que se soit par les taïwanais (minage des routes commerciales), soit par les américains... Pour la Chine le temps aussi sera compté, ''la montagne aura bougé''. Sans exportation, le PIB va vite s'effondrer avec l'implosion social du pays. Il y aura aussi à surveiller le positionnement de l'Inde sur le conflit qui pourrait très bien en profiter. Voire les américains (CIA) exacerber les tensions pour créer un 2ième front. Le commerce international largement impacté sera obligé de se réorganiser, une fois le mouvement enclenché, il n'y aura pas de retour en arrière et la Chine y perdra beaucoup. La Russie deviendrait le cordon ombilical de la chine, hydrocarbure, gaz, matières premières et plus si la guerre en Ukraine est FINIE. Résultat, il est évident que pour Poutine il est impératif que l'Opération Spéciale s’arrête, mais Poutine est un joueur, il veut ramasser la mise, toute la mise, et pense qu'il a encore quelques mois, et bien que les planètes se désalignent, au bluff et en poussant fort, particulièrement sur la manipulation et la désinformation, il espère que l'Europe cède: Pourtant il est important pour lui de sortir du bourbier ukrainien. Pouvoir faire respirer son pays même si ce n'est que quelques mois. Affecter tous les fonds qu'il reste pour continuer à plein régime de faire tourner son industrie de guerre pour pouvoir à nouveau peser de tout son poids sur l'Europe. Pour l'Ukraine, que se soit trêve, cesser le feu, armistice, paix, peu importe, son prochain objectif est l'Europe de l'est, Estonie, Lettonie, Lituanie, (une partie de la) Pologne, Moldavie, Roumanie, voire Slovaquie, Tchéquie et n'en déplaise à Orbàn, la Hongrie. L'objectif, reconstituer les marches de l'URSS. Séparée de l'Europe de l'Ouest, l'Ukraine tombera comme un fruit mûr. Et pour cela il compte sur la fenêtre d'instabilité que vont ouvrir en 2027 les Chinois, sachant qu'il a du avoir à mainte reprises confirmation des intéressés. Pour les états-unis, par contre tout est faux, ils agissent à l'encontre de leurs intérêts que ce soit à court/moyen ou long terme. Empire prédominant largement, ils agissent de fait en se rabaissant au niveau d'empires en formation, chinois et russe. C'est en fait l'inverse de leur slogan comme s'ils avait déjà acté la fin de leur prééminence, et qu'il leur faut partager le monde, en fait leur monde. Trump agit comme un chasseur qui abat d'un coup tout le troupeau que ses prédécesseurs ont patiemment élevés pendant 80 ans, prélevant lait et plus de manière raisonnée. Alors que l'Amérique tire sa plus grande force et puissance de sa prédominance du monde occidentale, à l'image d'un amplificateur, Trump a acté le découplage, voir le divorce avec l'Europe. Russes, Chinois et Indiens ne pouvaient rêver mieux. Les valeurs européennes de démocraties avec leurs bons et mauvais côtés ne correspondent plus, il y a pour le moins, des relents affirmés de fascisme, reste à savoir qui s'éloigne de qui. Les américains découvrent qu'ils ont jeté les russes dans les bras des chinois. Bien trop tard, ils essayent d'inverser le processus, c'est comme essayer de détourner 2 fleuves qui se rejoignent, c'est inéluctable. Essayer de séparer russes et chinois à court terme est aberrant, ils ont trop à y gagner à très court terme, après... Je ne comprends pas pourquoi Trump, veut arrêter la guerre en Ukraine, Humainement, pour arrêter les massacres, mais il n'en a rien à faire, c'est juste une posture. Eloigner la Russie de la Chine, c'est trop tard en tout cas à court terme, chacune étant axé sur son objectif. Sans doute par égo, pour montrer qu'il est le maître du temps, de la Guerre. En fait l'Amérique à tout intérêt que la guerre se poursuive: Elle vend des armes pour l'Ukraine, payées rubis sur l'ongle par l'Europe. Elle a un adversaire, la Russie, qui s’épuise et qui sera affaiblie dans la fenêtre de 2027. Elle vend tellement d'armes aux européens qui se réarment par peur de la Russie, qu'elle sature sont outil industriel. Outre l’appoint financier, son outil industriel militaire se développe, ses chaînes sont à pleines capacités et elle peut capter/détourner/préempter à tout moment ses armements pour son propre besoin face à la Chine, en fait c'est l'optimum. Elle a la majorité de l'Europe qui la courtise, s'inféode. Tant que la guerre continue, elle a la certitude que les russes ne peuvent pas attaquer de nouveaux fronts en Europe, et cela sans rien faire, en étant juste présente. L'Europe s'armant et se renforçant, elle pourra au moment opportun basculer ses troupes européennes vers l'Asie, sans déséquilibrer son front européen. En Europe, il y a constitution d'un arsenal d'armes américaines, payé par les européens, qui pourra le cas échéant, lui être nécessaire en cas de guerre prolongée avec la Chine. La victoire de la Russie en Ukraine, surtout aux conditions acceptées par Trump signifiera la victoire de Poutine et Trump, mais la défaite de l'Ukraine, de l'Europe et de l'amérique, avec un petit ''a'', car se sera l'épilogue de toute la diplomatie américaine, Démocrates et Républicains confondus depuis des dizaines d'années. Elle fournit pour finir des informations aux ukrainiens, informations qui ne lui coûtent rien puisque techniquement disponibles. L'expertise et l’entraînement acquis est par contre inestimable, comme par ailleurs le RETEX [Retours d'Expériences] qu'est la guerre russo-ukrainienne, laboratoire unique partagé avec les ukrainiens. Trump exige que les européens se réarment, pour lui évidemment avec de l'armement américain, pouvant utiliser ses supplétifs. Si dans l'urgence, c'est exactement ce qui se produit, à moyen terme, surtout avec le découplage, il renforce l'unité européenne, à chaque coup de boutoir, d'une manière insensible mais inexorable, il fabrique un autre adversaire. 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mardi à 10:45 Share Posté(e) mardi à 10:45 (modifié) La réunion de réalignement j'adore l'expression. Genre quand on dit à une enfant de 6 ans "regardes devant-toi !" ou un passage dans un asile pour une rééducation ou un simple malentendu entre allié, il y a tellement de sous-entendu. J'en déduis que Trump a presque (90%) été réaligné façon musclé. Et comme on ne "réaligne" pas Trump sans lui mettre un pistolet sous la tempe il faut croire que que la menace "Eurobond" a été super efficace. Notez aussi l'utilisation de ce mot "réalignement" presque menaçant de la France sur les US ! Notez que Macron ferme les portes jusqu'à que les US aient signé pour la garantit en soldats bien nourris. Pas sûr que Kushner et Witkoof sorte de là avec tous leurs os alignés https://www.rfi.fr/en/international/20260106-paris-hosts-ukraine-s-eu-us-allies-for-meeting-on-security-guarantees Paris accueille les alliés de l'Ukraine, l'UE et les États-Unis, pour une réunion sur les garanties de sécurité. Surnommée la « Coalition des volontaires », cette coalition d'alliés ukrainiens clés doit se réunir mardi à Paris avec de hauts responsables américains pour discuter de garanties de sécurité, alors qu'ils poursuivent les efforts déployés sous l'égide des États-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie. Publié le :06/01/2026 - 11:14Modifié:06/01/2026 - 11:20 Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à gauche) et l'envoyé spécial américain Steve Witkoff à Berlin, en Allemagne, le 15 décembre 2025. Rencontre avec des chefs d'État et de gouvernement européens, ainsi que des représentants de l'UE et de l'OTAN, à la Chancellerie à Berlin. REUTERS - Lisi Niesner Le sommet du groupe de soutien à l'Ukraine est le dernier d'une série de réunions prévues pour la nouvelle année, alors que les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale se sont accélérés ces dernières semaines. Cette situation survient alors que des frappes russes nocturnes ont provoqué un incendie dans une clinique médicale privée de Kiev, la capitale ukrainienne, faisant un mort et trois blessés, ont indiqué les autorités. L'attaque perpétrée avant l'aube a également tué un homme septuagénaire dans la ville voisine de Fastiv, a déclaré le gouverneur de la région de Kyiv. Des représentants de 35 pays, dont 27 chefs d'État, se réuniront à Paris. La présidence française a déclaré que cette réunion visait à démontrer « l'alignement » entre Washington, Kiev et les alliés européens sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine . L'envoyé spécial du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, et son gendre, Jared Kushner, participeront à la réunion de la coalition lancée au printemps par la France et le Royaume-Uni. Macron exige des « garanties de sécurité solides » avant toute négociation territoriale sur l'Ukraine. Un conseiller du président français Emmanuel Macron a déclaré que cette nouvelle rencontre était l'aboutissement des efforts lancés après l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche pour empêcher « les États-Unis d'abandonner l'Ukraine ». « Nous avons réussi cet exercice de réalignement entre l'Ukraine, l'Europe et l'Amérique », a déclaré le conseiller aux journalistes lundi. Selon des sources diplomatiques, le président ukrainien Volodymyr Zelensky devrait également être présent, ainsi que le Premier ministre britannique Keir Starmer, le chancelier allemand Friedrich Merz, l'Italienne Giorgia Meloni et le Canadien Mark Carney. Réconfort Les dirigeants devraient s'engager notamment sur leur vision commune de ce à quoi ressemblerait un cessez-le-feu entre l'Ukraine et la Russie , et sur leur réponse en cas de violations. Ils discuteront également du déploiement d'une force multinationale pour « rassurer l'Ukraine » dans le cadre d'un éventuel accord politique, a indiqué la présidence française, les décisions étant encore en cours de « finalisation » lundi. Pour préparer le terrain, des conseillers en sécurité de 15 pays, dont la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne, ainsi que des représentants de l'OTAN et de l'Union européenne, se sont réunis à Kyiv ce week-end, Witkoff participant virtuellement. Zelensky à Berlin alors que l'Ukraine évalue les compromis de l'OTAN et la bataille pour le financement de l'UE Kiev a déclaré ces derniers jours qu'un accord était prêt à « 90 % », bien que Moscou et Kiev restent en désaccord sur la question clé du territoire dans tout règlement d'après-guerre. La Russie, qui occupe environ 20 % de l'Ukraine, fait pression pour obtenir le contrôle total de la région orientale du Donbass dans le cadre d'un accord. Mais Kiev a averti que céder du terrain encouragerait Moscou et a déclaré qu'elle ne signerait pas d'accord de paix qui ne dissuaderait pas la Russie d'envahir à nouveau le pays. Modifié mardi à 11:26 par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mardi à 14:36 Share Posté(e) mardi à 14:36 Les garanties de sécurité au coeur des discussions à Paris : https://www.france24.com/en/kyiv-allies-meet-in-paris-to-discuss-security-guarantees-for-ukraine Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mardi à 15:48 Share Posté(e) mardi à 15:48 Il semble bien que l'Ukraine va avoir ses garanties de sécurité y compris avec l'aide US : https://www.novinite.com/articles/236278/US+Signals+Readiness+to+Back+European-Led+Security+Force+in+Ukraine+After+Ceasefire Les États-Unis se montrent prêts à soutenir la force de sécurité dirigée par l'Europe en Ukraine après le cessez-le-feu Monde » UKRAINE | 6 janvier 2026, mardi // 17h04 Envoyer sur Kindle Projet de texte diffusé parmi Ukraine’s Les partenaires occidentaux décrivent un cadre dans lequel le États-Unis soutiendrait une présence sécuritaire dirigée par l’Europe Ukraine après un éventuel cessez-le-feu, offrant à Kiev des garanties concrètes visant à dissuader une nouvelle agression russe. Le document décrit la création d’un système permanent et fiable pour surveiller et vérifier un cessez-le-feu, avec la États-Unis jouer un rôle de premier plan et impliquer les partenaires internationaux dans le processus. Selon le projet, une force multinationale serait déployée une fois les hostilités terminées, chargée de rassurer les populations dans les domaines aérien, maritime et terrestre. Son objectif serait non seulement de stabiliser la situation sur le terrain, mais également de soutenir le relèvement et la reconstruction à long terme Ukraine’s forces armées. Alors que la force serait dirigée par européen Dans certains pays, elle opérerait avec la participation des États-Unis, notamment par le biais du partage de renseignements, du soutien logistique et d’autres capacités clés. Le texte précise en outre que Washington s’engagerait formellement à soutenir cette force dirigée par l’Europe si elle était attaquée par la Russie. Au-delà de cela, les alliés assumeraient des obligations contraignantes d’assistance Ukraine en cas d’agression armée future, dans le but explicite de rétablir la paix et la sécurité. Ces engagements pourraient s’étendre à l’utilisation de moyens militaires, au renseignement et à la logistique, ainsi qu’à des mesures diplomatiques et à l’introduction de sanctions supplémentaires. Comme le rapporte l'AFP, le projet précise également que États-Unis superviserait le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu, en collaboration avec européen partenaires. Même si de nombreux détails opérationnels restent indéfinis, le document signale la volonté de Washington de jouer un rôle central à la fois dans la supervision d’un cessez-le-feu et dans le soutien d’un accord de sécurité d’après-guerre conçu pour empêcher une nouvelle escalade du conflit. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. greg0ry Posté(e) mardi à 16:23 C’est un message populaire. Share Posté(e) mardi à 16:23 La garantie de sécurité américaine pour l’Ukraine c’est avec les troupes en rotation au Groenland ou pas ? Donc pour résumer dans la même semaine : exemptez les entreprises américaines de taxes mais les votres s’y soumettront donnez moi le Groenland, et si la Russie attaque vos troupes positionnées en Ukraine vous inquiétez pas les gars j’assure vos arrières ….. Je lirais ça dans un roman j’aurais comme un doute sur la suite, pas vous ? 1 7 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
olivier lsb Posté(e) mardi à 20:54 Share Posté(e) mardi à 20:54 Deux pays pour déclarer une intention de se déployer au sol. Honneur minimal, honte abyssale pour le reste de l'Europe. Trump peut raisonnablement estimer avoir le champ libre au Danemark. 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Teenytoon Posté(e) mardi à 22:49 Share Posté(e) mardi à 22:49 C'est moi où il y a un quelconque espoir de cessez le feu dans les mois à venir ? Sinon je ne vois pas bien à quoi servirait cette signature. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
rendbo Posté(e) mardi à 23:35 Share Posté(e) mardi à 23:35 il y a 45 minutes, Teenytoon a dit : C'est moi où il y a un quelconque espoir de cessez le feu dans les mois à venir ? Sinon je ne vois pas bien à quoi servirait cette signature. une actu/brève en chasse une autre : à faire oublier Gaza, le Venezuela ou le Groenland ?? 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mercredi à 06:38 Share Posté(e) mercredi à 06:38 (modifié) Le 06/01/2026 à 23:49, Teenytoon a dit : C'est moi où il y a un quelconque espoir de cessez le feu dans les mois à venir ? Sinon je ne vois pas bien à quoi servirait cette signature. Le discours sur les garanties européennes est figé depuis un an. Il n'a pas changé d'un iota même sous la pression US. Il correspond en gros a une organisation ou les ukrainiens assument le coût humain sur leur frontière et l'Europe le coût financier. Mais le résultat vers lequel on va est bel et bien que la défense ukrainienne est intégrée et coordonnée avec l'Europe dans une organisation OTAN like sans les US. VZ ne semblait pas dissimuler son plaisir. Je pense que c'est donc une avancée pour son pays. Poutine sait donc maintenant ce qui l'attend et qui ne sera pas négociable. Si on fait le bilan sur les 4 dernières années. Il a viré les US du continent européen mais l'Europe intègre l'Ukraine de plus en plus et gagne en souveraineté. Modifié il y a 9 heures par collectionneur Orthographe 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Ronfly Posté(e) mercredi à 06:45 C’est un message populaire. Share Posté(e) mercredi à 06:45 https://www.lindependant.fr/2026/01/06/guerre-en-ukraine-pas-adaptees-a-la-guerre-que-nous-menons-les-pilotes-ukrainiens-nutilisent-pas-les-tactiques-de-combat-aerien-apprises-lors-de-leur-13146201.php "...Dans un témoignage vidéo publié ce lundi 5 janvier par l'armée de l'air ukrainienne sur sa chaîne YouTube, un pilote de F-16 révèle un décalage critique entre l'entraînement reçu à l'étranger et la réalité des combats face aux forces russes..." "....Face à ces défis, les équipages de F-16 ont développé de nouvelles approches tactiques, souvent plus risquées et audacieuses. Pour échapper aux radars et aux systèmes de guidage de missiles russes, les pilotes privilégient désormais la basse altitude. Dans certains cas, les pilotes de F-16 s'exposent volontairement pour attirer le feu des chasseurs russes. L'objectif est de forcer l'ennemi à épuiser ses missiles, créant ainsi une fenêtre d'opportunité pour que d'autres bombardiers ukrainiens puissent frapper leurs cibles avec des munitions de précision. Comme le soulgine le média spécialisé Militarnyi, l'Ukraine est en train de transformer l'usage du F-16. Au-delà de la chasse traditionnelle, l'avion est devenu un outil hybride, spécialisé dans l'interception chirurgicale de missiles de croisière et de drones, tout en opérant dans des zones où aucune armée de l'air occidentale n'a opéré depuis des décennies. "Cette guerre est fondamentalement différente", conclut le pilote...." 1 3 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Conan le Barbare Posté(e) mercredi à 07:18 Share Posté(e) mercredi à 07:18 Il y a 8 heures, Teenytoon a dit : C'est moi où il y a un quelconque espoir de cessez le feu dans les mois à venir ? Sinon je ne vois pas bien à quoi servirait cette signature. Oui, on dirait que VP va s’arrêter aux frontières des oblasts actuels (sauf kherson évidemment) et nous faire une « c’est bon on a gagné ! » 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
olivier lsb Posté(e) mercredi à 07:54 Share Posté(e) mercredi à 07:54 (modifié) Il y a 9 heures, Teenytoon a dit : C'est moi où il y a un quelconque espoir de cessez le feu dans les mois à venir ? Sinon je ne vois pas bien à quoi servirait cette signature. Il y a une concrétisation du jour d'après, avec des discussions et un accord sur les moyens à déployer, qui, quand, comment. Mais tout cela ne doit se déployer qu'au jour d'après. C'est Moscou qui impose encore son tempo, et choisira le moment qui lui siéra pour arrêter le conflit. Et c'est encore trop de confort offert aux russes. Modifié mercredi à 07:54 par olivier lsb 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
MIC_A Posté(e) mercredi à 08:12 Share Posté(e) mercredi à 08:12 Aux vus des dernières déclarations de VP actuellement en Chine sur cet accord et déploiement de troupes "Occidentale" possibles, je ne mettrais pas ma main au feu ! Jeux de dupes, garanties en carton surtout venant des US et guère mieux coté UE ou les excuses pour n'envoyer personnes sont déjà annoncées, belle "solidarité" et pas la peine de continuer à se réunir pour arriver à une situation aussi bancale. Ou est "l'unité" coté Européen quand on en est à parler de "pays volontaires" alors que certains ne se sentent pas concerné et attendront jusqu'à ce qu'ils le soient et ou les US et VP s'attachent à entretenir la discorde car ils voient d'un très mauvais œil une Union qui ferait bloc ? Combien de temps encore pour comprendre que notre "allié/bailleur US" a retourné sa veste et exigera une contre partie inacceptable pour éventuellement lever le petit doigt? 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mercredi à 09:41 Share Posté(e) mercredi à 09:41 (modifié) Je met çà ici mais j'aurais tout aussi bien pu le mettre dans le fil Venezuela. Poutine a laissé tomber le Venezuela (et d'autres ?) contre l'Ukraine. Je suppose que çà ne fait pas les affaires des chinois. Hill a déclaré çà devant le congrès. La phrase en rouge est la plus importante. Elle acte trois empires. https://abcnews.go.com/International/wireStory/trumps-former-russia-adviser-russia-offered-us-free-128961387 L'ancien conseiller de Trump pour la Russie affirme que la Russie a offert aux États-Unis une liberté totale au Venezuela en échange de l'Ukraine. Des responsables russes ont laissé entendre en 2019 que le Kremlin pourrait réduire son soutien à Nicolás Maduro au Venezuela en échange d'une plus grande liberté d'action en Ukraine. Par Emma Burrows, correspondante de l'Associated Press pour les questions de sécurité en Europe. 6 janvier 2026, 22h50 Des responsables russes ont indiqué en 2019 que le Kremlin serait prêt à retirer son soutien à Nicolás Maduro au Venezuela en échange d'une liberté d'action en Ukraine, selon Fiona Hill, conseillère du président Donald Trump à l'époque. « Les Russes ont évoqué à plusieurs reprises l’idée d’un “arrangement d’échange très étrange entre le Venezuela et l’Ukraine” », a déclaré Hill lors d’une audition au Congrès en 2019. Ses propos ont refait surface cette semaine et ont été partagés sur les réseaux sociaux après l’opération secrète américaine visant à capturer Maduro. Hill a affirmé que la Russie avait propagé cette idée par le biais d'articles dans les médias russes faisant référence à la doctrine Monroe , un principe du XIXe siècle selon lequel les États-Unis s'opposaient à l'ingérence européenne dans l'hémisphère occidental et, en contrepartie, acceptaient de ne pas s'immiscer dans les affaires européennes. Trump s'en est servi pour justifier l'intervention américaine au Venezuela. Bien que les responsables russes n'aient jamais fait d'offre formelle, l'ambassadeur de Moscou aux États-Unis de l'époque, Anatoly Antonov, lui a laissé entendre à plusieurs reprises que la Russie était disposée à permettre aux États-Unis d'agir à leur guise au Venezuela si ces derniers faisaient de même pour la Russie en Europe, a déclaré Hill à l'Associated Press cette semaine. « Avant, il y avait des sous-entendus, des clins d'œil, des allusions, des clins d'œil, et si on concluait un accord ? Mais personne (aux États-Unis) n'était intéressé à l'époque », a déclaré Hill. En avril 2019, Trump a dépêché Hill, alors sa conseillère principale pour la Russie et l'Europe, à Moscou pour transmettre ce message. Elle a déclaré avoir dit aux responsables russes : « L'Ukraine et le Venezuela n'ont aucun lien entre eux. » À cette époque, a-t-elle déclaré, la Maison Blanche était alignée sur ses alliés pour reconnaître le chef de l'opposition vénézuélienne, Juan Guaido, comme président intérimaire du pays . Mais sept ans plus tard, la situation est différente. Après avoir destitué Maduro, les États-Unis ont déclaré qu'ils allaient désormais « gérer » la politique vénézuélienne . Trump a également réitéré sa menace d'annexion du Groenland – territoire autonome du Danemark et membre de l'OTAN – et a menacé d'intervenir militairement contre la Colombie, l'accusant de faciliter le trafic international de cocaïne. Le Kremlin sera « ravi » à l’idée que de grands pays — comme la Russie, les États-Unis et la Chine — obtiennent des zones d’influence, car cela prouve que « la force fait le droit », a déclaré Hill. Les actions de Trump au Venezuela rendent plus difficile pour les alliés de Kiev de condamner les visées de la Russie sur l'Ukraine comme étant « illégitimes », car « nous venons d'assister à une situation où les États-Unis ont pris le contrôle — ou du moins décapité le gouvernement d'un autre pays — en utilisant la fiction », a déclaré Hill à l'AP. L’administration Trump a décrit son raid au Venezuela comme une opération de maintien de l’ordre et a insisté sur le fait que la capture de Maduro était légale. Le ministère russe des Affaires étrangères n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires concernant le récit de Hill. Le président russe Vladimir Poutine n'a pas commenté l'opération militaire visant à destituer Maduro, mais le ministère des Affaires étrangères a publié des déclarations condamnant « l'agression » américaine. Modifié mercredi à 09:43 par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ronfly Posté(e) mercredi à 09:46 Share Posté(e) mercredi à 09:46 https://www.leparisien.fr/international/ukraine/guerre-en-ukraine-un-missile-unique-a-600-000-euros-le-mica-francais-apercu-pour-la-premiere-fois-sur-les-chasseurs-mirage-2000-07-01-2026-TZSCW57FTRAUVANFDPT5UTFKPY.php "...Un missile air-air multimissions La livraison des MICA (Missile d’Interception et de Combat Aérien) était attendue depuis au moins mars 2025, mais seule la présence de ses prédécesseurs - les MAGIC 2 - avait pour l’instant été rendue public sur le front. Mis en service en 1997, le MICA avait justement été pensé pour remplacer le MAGIC 2 de courte portée, et le Super 530 D de moyenne portée par un même missile doté de deux types d’autodirecteurs interchangeables..." 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Manuel77 Posté(e) mercredi à 14:05 C’est un message populaire. Share Posté(e) mercredi à 14:05 Il y a 22 heures, herciv a dit : Projet de texte diffusé parmi Ukraine’s Les partenaires occidentaux décrivent un cadre dans lequel le États-Unis soutiendrait une présence sécuritaire dirigée par l’Europe Ukraine après un éventuel cessez-le-feu, offrant à Kiev des garanties concrètes visant à dissuader une nouvelle agression russe. Le document décrit la création d’un système permanent et fiable pour surveiller et vérifier un cessez-le-feu, avec la États-Unis jouer un rôle de premier plan et impliquer les partenaires internationaux dans le processus. Cela me rappelle une blague classique du shtetl que j'ai entendue sur YouTube. Yasin, le charpentier, a un fils in mariable. Son fils est un rêveur, il ne gagnera manifestement jamais d'argent. Personne dans le village ne veut marier sa fille au fils de Yasin. Alors, désespéré, il paie beaucoup d'argent à la marieuse pour qu'elle trouve quelqu'un qui accepte son fils. La marieuse réfléchit, planifie, travaille. C'est frustrant, mais elle a une idée. Elle va voir Yasin et lui dit : « Ton fils ne gagnera jamais sa vie, il a besoin d'une femme riche. J'ai trouvé la femme qu'il lui faut, la fille du baron Rothschild à Vienne. Elle est immensément riche, elle pourra subvenir aux besoins de ton fils. » Yasin est perplexe, c'est une idée séduisante, mais qui semble irréalisable. Il bégaye et demande : « Vienne n'est-elle pas très loin ? » « C'était le cas. Mais bientôt, une ligne de chemin de fer sera achevée, ce qui réduira le temps de trajet de deux tiers ! » Yasin a encore quelques objections, mais il finit par céder et donne sa bénédiction à l'entremetteuse. « Merveilleux ! La moitié du travail est déjà faite ! » 1 8 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) mercredi à 19:58 Share Posté(e) mercredi à 19:58 Le 06/01/2026 à 11:45, herciv a dit : La réunion de réalignement j'adore l'expression. Genre quand on dit à une enfant de 6 ans "regardes devant-toi !" ou un passage dans un asile pour une rééducation ou un simple malentendu entre allié, il y a tellement de sous-entendu. J'en déduis que Trump a presque (90%) été réaligné façon musclé. Et comme on ne "réaligne" pas Trump sans lui mettre un pistolet sous la tempe il faut croire que que la menace "Eurobond" a été super efficace. Notez aussi l'utilisation de ce mot "réalignement" presque menaçant de la France sur les US ! Je croyais que l'Europe pouvait se passer des USA... Sinon "réalignement" signifie juste que les Européens ont trouvé un accord pour que les US soutiennent les garanties qui seraient mises en œuvre, principe qu'avait évoqué DT il y a des semaines déja, bien avant toute idée d'eurobonds encore virtuels. DT contraint sous la menace des eurobonds fantômes est une réécriture fantasmatique du sujet, rien de plus... 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) mercredi à 19:59 Share Posté(e) mercredi à 19:59 Il y a 10 heures, herciv a dit : Je met çà ici mais j'aurais tout aussi bien pu le mettre dans le fil Venezuela. Poutine a laissé tomber le Venezuela (et d'autres ?) contre l'Ukraine. Je suppose que çà ne fait pas les affaires des chinois. Hill a déclaré çà devant le congrès. La phrase en rouge est la plus importante. Elle acte trois empires. Le titre est trompeur, la proposition russe évoquée date de 7 ans, et dans l'article n'apporte d'élément plus récent... 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Alexis Posté(e) mercredi à 20:12 C’est un message populaire. Share Posté(e) mercredi à 20:12 (modifié) Il y a 12 heures, MIC_A a dit : Aux vus des dernières déclarations de VP actuellement en Chine sur cet accord et déploiement de troupes "Occidentale" possibles, je ne mettrais pas ma main au feu ! Jeux de dupes, garanties en carton surtout venant des US A ce sujet, et rappelant que Marco Rubio est généralement vu comme le "modéré" et le "pro-ukrainien" dans l'administration russe, voici l'une de ses récentes déclarations Ce n'est pas notre guerre. C'est une guerre sur un autre continent (...) Mais je pense que tout le monde s'accordera à dire qu'il existe une seule nation, une seule entité sur Terre qui peut vraiment parler aux deux parties et trouver comment mettre fin à cette guerre. Et ce sont les Etats-Unis ! Cette position n'est pas à proprement parler une surprise. Mais elle a le mérite d'être exprimée ici très clairement - Ce n'est pas notre guerre, parce que c'est loin - Nous sommes bien placés pour jouer entre les deux parties un rôle d'honnête courtier... c'est-à-dire une position neutre Imaginer que Washington soit prêt à envisager la moindre "garantie" sérieuse de sécurité pour l'Ukraine est une illusion complète Corollaire : la probabilité que Washington s'engage sérieusement dans la défense d'un membre de l'OTAN, par exemple un pays Balte, qui serait attaqué par Moscou... est à peine moins illusoire Rappelons que Lituanie, Lettonie ou Estonie ne sont pas plus proches des Etats-Unis que ne l'est l'Ukraine... Modifié mercredi à 20:14 par Alexis 6 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) hier à 09:52 Share Posté(e) hier à 09:52 (modifié) La force multinational en Ukraine sera appelé la MNF-U. Elle sera dirigé par la France et le Royaume-Uni. La réunion de la semaine dernière a permis de figer le cadre du déploiement particulièrement le cadre légal permanent. Si la France a alléger sa présence permanente en Afrique elle va se retrouver avec un gros contingent permanent en Ukraine probablement lourdement armé qui plus est. https://www.aa.com.tr/en/europe/uk-france-ukraine-issue-details-of-declaration-on-multinational-force-deployment/3792280 Le Royaume-Uni, la France et l'Ukraine publient des détails sur une déclaration relative au déploiement d'une force multinationale. L'Ukraine accordera au Royaume-Uni, à la France et à toutes les autres nations contribuant à la MNF-U le droit d'utiliser les moyens nécessaires, y compris la force, selon une déclaration d'intention. Burak Bir |07.01.2026 - Mise à jour : 07.01.2026 LONDRES Le Royaume-Uni, la France et l'Ukraine ont publié mercredi les détails d'une déclaration d'intention signée la veille, décrivant les plans de déploiement de forces multinationales pour soutenir la défense, la reconstruction et la viabilité stratégique à long terme de l'Ukraine. La déclaration reconnaît que le Royaume-Uni et la France jouent un rôle de premier plan dans la construction d'une coalition de nations volontaires, y compris la « Force multinationale – Ukraine » (MNF-U), afin d'établir des conditions stables pour une paix durable et la souveraineté ukrainienne une fois le cessez-le-feu atteint. Cette décision fait suite à la signature, à Paris, d'une déclaration d'intention par le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy, à l'issue du sommet de la « Coalition des volontaires » dans la capitale française. Selon le document, la déclaration reconnaît également que le Royaume-Uni et la France réaffirment leur engagement envers la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine à l'intérieur de ses frontières internationalement reconnues, ainsi qu'envers la voie irréversible de l'Ukraine vers l'intégration euro-atlantique. Elle a également reconnu que le Royaume-Uni et la France entendent utiliser des instruments militaires, économiques et diplomatiques pour assurer la conclusion d'un accord de paix qui renforcera la position de l'Ukraine, garantira sa sécurité, sa souveraineté et son orientation euro-atlantique. La déclaration souligne que les deux nations européennes jouent un rôle de premier plan dans le soutien au développement des capacités de défense de l'Ukraine, « ce qui englobe la restauration, la régénération et la formation des forces de sécurité et de défense de l'Ukraine, ainsi que le renforcement du potentiel industriel de défense ». Elle vise à mettre en œuvre des éléments clés de la coopération multilatérale, principalement par le déploiement des forces armées du Royaume-Uni, de la France et d'autres nations contributrices, dans le cadre de la MNF-U sur le territoire ukrainien, ainsi que par d'autres formes de soutien militaire. La déclaration reconnaît que les signataires entendent développer leur coopération militaire, technique et logistique en créant des plateformes militaires afin de soutenir la Force multinationale ukrainienne (FMN-U), garantissant ainsi des conditions favorables à la formation et au rétablissement des forces de sécurité et de défense de l'Ukraine. Elle a également reconnu que l'Ukraine entend créer un cadre juridique et institutionnel pour la présence de la MNF-U sur le territoire ukrainien, fondé sur les privilèges et immunités accordés par une série d'accords internationaux, notamment l'accord entre les parties au Traité de l'Atlantique Nord concernant le statut de leurs forces armées (OTAN SOFA), signé à Londres en 1951. Le document indique qu'il entend déployer des unités des forces armées du Royaume-Uni et de la France, ainsi que des unités des forces armées des pays contributeurs de la MNF-U, sur le territoire ukrainien dans tous les domaines afin de soutenir les capacités de l'Ukraine « à dissuader les pays tiers de mener de nouvelles attaques sur le territoire ukrainien ». Dans ce cadre, l’Ukraine accordera au Royaume-Uni, à la France et à toutes les autres nations contribuant à la MNF-U le droit d’utiliser les moyens nécessaires, « y compris le recours à la force, pour accomplir la mission de la MNF-U et protéger le personnel, le matériel et les infrastructures de la MNF-U et de l’Ukraine ». Il garantit que toutes les actions concernant le déploiement des forces armées du Royaume-Uni, de la France et des nations contribuant à la MNF-U, leurs mouvements, leur soutien et la conduite de toute opération « se dérouleront sous le contrôle et la direction stricts de l'état-major des opérations conjointes de la MNF-U, et seront soumises à une coordination obligatoire avec l'état-major général des forces armées ukrainiennes ». Ce document soutient également l'intégration euro-atlantique de l'Ukraine par le renforcement de l'interopérabilité, le partage d'expériences et le développement d'équipements, de doctrines et de normes conformes aux normes de l'OTAN. Modifié hier à 09:52 par herciv 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) il y a 23 heures Share Posté(e) il y a 23 heures https://www.lemonde.fr/international/live/2026/01/08/en-direct-guerre-en-ukraine-la-russie-considerera-toute-presence-militaire-occidentale-en-ukraine-comme-une-cible-legitime_6660486_3210.html L’UE accusée de financer la guerre en Ukraine par ses importations de gaz naturel liquéfié russe Les exportations russes de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis l’Arctique restent largement dépendantes des ports de l’Union européenne (UE), malgré l’engagement de celle-ci à interdire totalement le GNL russe d’ici à 2027, selon une analyse publiée mercredi par l’ONG allemande Urgewald et citée par Sweet Crude Reports. Fondée sur des données du cabinet Kpler, l’étude montre qu’en 2025 le projet de complexe gazier Yamal LNG, dans le nord de la Russie, a représenté 14,3 % des importations totales de GNL de l’UE, soit environ un navire sur sept arrivant dans les terminaux européens. Sur les 19,7 millions de tonnes exportées par Yamal l’an dernier, 15 millions de tonnes ont été livrées dans des ports de l’UE, générant selon l’ONG environ 7,2 milliards d’euros de revenus pour le Kremlin. La part de l’UE dans ces livraisons a même augmenté, atteignant 76,1 %, contre 75,4 % en 2024. Urgewald souligne aussi que la France a été en 2025 le premier pays importateur de GNL de Yamal dans l’UE, devant la Belgique, dont le port de Zeebruges a reçu davantage de cargaisons que la Chine sur la même période. « Alors que Bruxelles se félicite d’accords visant à éliminer progressivement le gaz russe, les ports européens continuent de servir de poumon logistique au plus grand terminal de GNL de Russie », a dénoncé Sebastian Rötters, responsable de la campagne « sanctions » de l’ONG, appelant à « fermer immédiatement la faille de Yamal ». Selon Urgewald, Yamal dépend entièrement d’une flotte de 14 méthaniers brise-glace spécialisés. Onze d’entre eux appartiennent à la société Seapeak, basée au Royaume-Uni et détenue par le fonds d’investissement américain Stonepeak, et à la société grecque Dynagas. Seapeak a transporté 37,3 % du GNL de Yamal, Dynagas, 34,3 %. Les importations de GNL au sein de l’UE vont être interdites d’ici à la fin de 2026 et celles de gaz acheminé par gazoduc d’ici à septembre 2027. La Commission européenne a en outre prévu de proposer en ce début d’année une législation visant à supprimer progressivement les importations de pétrole russe. En octobre dernier, la Russie représentait 12 % des importations de gaz de l’UE, contre 45 % avant l’invasion de l’Ukraine. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
rendbo Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures il y a 18 minutes, g4lly a dit : l’ONG allemande Urgewald C'est assez marrant que l'ONG ou l'article ne parle seulement que des importations, mais pas où va ce gas ensuite... Quant à interdire totalement le GNL et le pétrole russe, pourquoi pas, mais c'est remplacé par quoi dans notre société moderne droguée à l'énergie, et ayant besoin qu'elle soit le moins cher possible si elle veut être concurrentielle (ou que les ch'tis citoyens aient de quoi acheter un peu plus qu'une baguette de pain par mois) ? 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
g4lly Posté(e) il y a 22 heures Share Posté(e) il y a 22 heures il y a 18 minutes, rendbo a dit : C'est assez marrant que l'ONG ou l'article ne parle seulement que des importations, mais pas où va ce gas ensuite... Quant à interdire totalement le GNL et le pétrole russe, pourquoi pas, mais c'est remplacé par quoi dans notre société moderne droguée à l'énergie, et ayant besoin qu'elle soit le moins cher possible si elle veut être concurrentielle (ou que les ch'tis citoyens aient de quoi acheter un peu plus qu'une baguette de pain par mois) ? @Wallaby a la solution arrête de te chauffer sale bourgeois et fait comme tout le monde passe ta journée à dormir sur un kang alimenté au feu de bois. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) il y a 19 heures Share Posté(e) il y a 19 heures https://asiatimes.com/2026/01/stephen-bryen-russians-much-stronger-than-they-were-4-years-ago/ (5 janvier 2026) Stephen Bryen, ancien vice-sous-secrétaire américain à la défense de l'administration Reagan Quelles garanties de sécurité les négociateurs américains ont-ils proposées à l'Ukraine lors des récentes discussions à Berlin ? Et pourquoi pensez-vous que cela représente une situation aussi dangereuse ? Eh bien, les détails de ces pourparlers ne sont pas connus. Nous ne disposons que des articles de presse et des fuites judicieuses pour savoir ce qui a été discuté et ce que les États-Unis ont proposé. Mais il semble y avoir un consensus général sur le fait que les États-Unis ont offert des garanties de sécurité, y compris le positionnement de troupes en Ukraine pour garantir un accord. Et c'est une affaire très délicate, tout d'abord sur le plan constitutionnel, car une telle garantie nécessiterait un traité qui doit être ratifié par le Sénat. Mais surtout, l'idée même que les États-Unis s'engagent à fournir une garantie de sécurité avec des troupes, des armes et des moyens militaires est extrêmement dangereuse, car la situation est très instable et les Ukrainiens sont prêts à tout pour nous entraîner dans la guerre. Ils considèrent que nous pouvons les sauver de la défaite. Ils souhaitent donc vivement que les États-Unis interviennent en Ukraine. Mais pensez-vous que Trump accepterait jamais cela ? Eh bien, c'est ce qu'il propose. Si les informations provenant de Berlin sont vraies – et je n'ai vu aucune réaction de la part de l'administration démentant ces informations, je suppose donc qu'elles sont vraies –, nous offrons des garanties de sécurité avec des troupes américaines. Avec des troupes ? C'est en partie cela. Je pensais qu'il s'agissait uniquement de garanties de sécurité sur le papier. Non, cela, vous pouvez l'avoir n'importe quel jour de la semaine. Il parle de stationner des soldats américains et d'autres forces là-bas. Les Ukrainiens veulent que l'armée américaine soit présente en Ukraine. Parce qu'ils veulent que les États-Unis s'engagent dans la guerre, car leur seul espoir de gagner est que les États-Unis se battent pour eux. Et maintenant, ils parlent aussi de soldats britanniques, français et autres en Ukraine. Si cela se produit, et s'il y a une provocation de quelque nature que ce soit de la part de l'un ou l'autre camp – et il y en aura –, nous serons en guerre. Mais je pensais que le but de ces négociations était justement de trouver une solution qui convienne également aux Russes. Les Russes ne vont pas accepter cela. Mais cela ne signifie pas que les États-Unis ne le feront pas. Vous pensez qu'ils pourraient réellement envoyer des soldats là-bas, même sans accord avec les Russes ? Exactement. Et c'est ce qu'ils proposent à l'Ukraine actuellement ? Je ne pense pas qu'ils en soient déjà au stade d'une offre formelle. Mais dès lors que vous dites : « Nous vous garantissons la sécurité, nous enverrons 10 000 soldats à Kiev ou ailleurs », vous créez toutes les conditions propices à une guerre. Une garantie écrite en matière de sécurité, même sans présence militaire, ne créerait-elle pas le même type de danger ? Oui, je pense que oui. Peut-être pas aussi immédiatement, car ils ne sont pas là. Il faudrait les mobiliser, et il faudrait une raison pour cela. Mais écoutez, même l'administration Biden a eu du mal à accepter l'idée d'offrir des garanties de sécurité à l'Ukraine sous la forme d'un accord – pas avec des troupes, juste un accord. Elle n'a jamais réussi à en formuler un que les Ukrainiens jugent valable, ou même que les États-Unis jugent valable. Vous pouvez avoir un accord – un accord de sécurité collective, un traité de défense – si vous le souhaitez. Rien ne s'y oppose. Mais il devrait être ratifié par le Congrès. Et pensez-vous que ce serait le cas ? Non, je ne pense pas, pour la même raison que celle que j'ai expliquée. Une fois qu'ils auront pris conscience des implications de cette chose, ils vont se dégonfler et essayer de l'édulcorer, ou proposer des amendements qui la neutralisent ou la rendent moins efficace, ou proposer des alternatives. Donc ça va finir aux oubliettes. C'est mon opinion. Écoutez, c'est la même chose qui s'est produite lorsque Woodrow Wilson est revenu de Versailles avec l'accord signé et a déclaré que c'était la meilleure chose depuis la compote de pommes. Et le Sénat l'a rejeté. Et ils l'ont rejeté exactement pour la même raison : ils ne voulaient pas s'engager dans cet accord parce qu'ils savaient qu'il les entraînerait dans une future guerre. La Première Guerre mondiale avait été suffisamment terrible. Et je pense que c'est de cela dont nous parlons ici. Écoutez, même avec certains alliés importants, nous n'avons aucun accord de défense. Et dans les cas où nous en avons, comme avec le Japon, cela nous laisse beaucoup de marge de manœuvre. C'est très ambigu : nous pouvons, peut-être, mais nous ne sommes pas obligés. Nous devons prendre une décision. Cela doit être conforme à la Charte des Nations unies, bla bla bla. Il y a donc beaucoup de marge de manœuvre. Et maintenant, vous allez donner à l'Ukraine une garantie à toute épreuve ? Certains disent que s'ils discutent de cette question alors même qu'ils savent que les Russes ne l'accepteront pas, c'est précisément parce qu'ils savent qu'ils ne l'accepteront pas. Ils pourront alors pointer du doigt et dire : « Les Russes ne veulent pas la paix. » Eh bien, c'est inévitable dans ce genre de situation. Si vous voulez saboter les négociations, c'est le moyen le plus simple et le plus rapide d'y parvenir. Je lis la presse russe, qui est bien sûr une presse contrôlée. Mais même ainsi, on se fait une idée de ce qu'ils pensent. Et j'ai l'impression qu'ils pensent que les Américains sont des girouettes. Poutine veut poursuivre les négociations, sinon il n'y en aurait pas. Ce n'est généralement pas bien vu au Kremlin – je pense qu'il y a une opposition sérieuse à cela. Mais il estime que c'est important pour la crédibilité de la Russie. Ce qu'il essaie de faire comprendre – ce qui est complètement rejeté par les Européens, ou du moins par la plupart d'entre eux – c'est que la Russie ne représente pas une menace pour l'Europe. La Russie n'a aucune visée sur un territoire européen ou quoi que ce soit de ce genre. Mais il ne veut pas de l'élargissement de l'OTAN. Et d'ailleurs, l'Ukraine n'est pas la seule candidate à l'élargissement de l'OTAN. Il y a la Géorgie, la Moldavie et d'autres pays. Et il pourrait même y avoir une tentative dans les « Stan » : le Kazakhstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, etc. Je pense donc que c'est là le jeu. Et Poutine veut y mettre un terme. Il veut empêcher toute expansion de l'OTAN. L'administration Trump n'a-t-elle pas plus ou moins accepté, en principe, de mettre un terme à l'expansion de l'OTAN ? Eh bien, en théorie, selon certaines fuites, Washington aurait déclaré : « Non, il n'y aura plus d'expansion de l'OTAN. » Mais je pense que ce n'est pas crédible. Ce n'est pas crédible parce que les États-Unis et leurs alliés, en particulier les Britanniques, travaillent sans relâche pour essayer de faire en sorte que cela se produise en Moldavie. Ils ont essayé en Géorgie, mais je pense que cela échoue. Et ils ont travaillé sur les « Stans ». Ils travaillent même sur l'Arménie. Vraiment ? Oui, et pas qu'un peu. L'expansion de l'OTAN n'est donc pas encore terminée, à moins qu'il n'y ait un accord contraignant important à ce sujet. Et je ne vois pas cela arriver dans un avenir proche. Vous êtes donc à Washington, vous avez travaillé au sein du gouvernement et vous connaissez beaucoup de monde au ministère de la Défense et ailleurs. Tenez-vous toutes ces informations de vos contacts personnels là-bas ? Oui, mais aussi grâce aux informations que nous recevons sur le terrain. Prenons l'exemple de l'Arménie. L'Arménie a toujours été en quelque sorte un client de la Russie, c'est le moins qu'on puisse dire. Son armée est équipée de matériel russe, elle possède une centrale nucléaire fournie par les Russes et son économie est très liée à celle de la Russie. Et voilà que tout à coup, les États-Unis s'y installent, concluent des accords, proposent une centrale nucléaire, tout le tralala. Et cela, c'est seulement sur le plan économique. Sur le plan politique, ils soutiennent Pashinyan et tous ces gens, essayant d'en faire des alliés américains. Il n'y a aucun doute sur ce qui se passe. Et les Britanniques ont mené diverses opérations de renseignement pour tenter de susciter un soutien en faveur de ce genre de choses dans le pays et ailleurs. Même en Russie même, la Russie n'est pas à l'abri de ces activités. Les ONG soutenues par ce qu'on pourrait appeler des sources secrètes de renseignement ont été une source de nuisance. Et ils réagissent maintenant. Je veux dire, c'est un grand jeu. Alors, quel est l'intérêt de cette expansion continue de l'OTAN ? Je pensais que nous aurions tiré les leçons du passé. Je pense que nous ne sommes pas encore parvenus à déterminer clairement ce que nous voulons et pourquoi nous le voulons. Pourquoi voulons-nous que ces pays adhèrent à l'OTAN ? Quel est l'avantage pour l'Europe d'avoir potentiellement tous ces clients instables ? Instables, intrinsèquement répressifs, car ils répriment tous ceux qui s'opposent à eux. Et d'ailleurs, cela se produit même dans les pays de l'UE, en Europe de l'Est. La Roumanie, par exemple, s'est débarrassée des candidats à la présidence qu'elle n'aimait pas. Et maintenant, il y a toutes ces acquisitions potentiellement antidémocratiques et à haut risque de l'OTAN, qui pourraient nous entraîner dans une guerre à tout moment. Et je pense que les personnes qui agissent ainsi ne se rendent pas compte des implications. Elles essaient de mettre des bâtons dans les roues de Poutine, mais elles finissent par se tirer une balle dans le pied. Car elles vont se retrouver dans une situation inextricable, très difficile à démêler, qui coûtera beaucoup de vies humaines. Donc, selon vous, même si cette expansion de l'OTAN était couronnée de succès, elle constituerait davantage un handicap qu'un avantage pour l'OTAN ? Absolument. Tout comme les garanties de sécurité sont un handicap pour l'OTAN. Parce que si vous finissez par entrer en guerre pour l'Ukraine, eh bien, si c'est ce que vous avez l'intention de faire, faites-le maintenant. Pourquoi se contenter de mettre une mèche et de l'allumer, puis d'attendre de voir ce qui se passe ? Non, ce n'est pas une bonne politique. Ce n'est pas une bonne géopolitique. Ce n'est pas une bonne stratégie. C'est un risque très élevé. Et c'est un risque inutile, car il n'y a aucun avantage. Que gagnez-vous à diriger l'Arménie, bon sang ? Une autre guerre dans le Haut-Karabakh ? Cela crée également, soit dit en passant, d'énormes tensions avec la Turquie, car la Turquie est un grand soutien de l'Azerbaïdjan, un très grand soutien. Elle fournit une grande partie de l'armement. Et elle va piquer une crise, alors qu'elle fait partie de l'OTAN ! Vous allez donc mettre un bâton dans les roues de l'OTAN. Pourquoi feriez-vous cela ? Quel est l'intérêt ? Cela n'a aucun sens. C'est complètement injustifié. L'Arménie est un pays pauvre. Elle n'a pas grand-chose à offrir. Pourquoi voulons-nous assumer ce genre de fardeau ? Nous avons déjà suffisamment de fardeaux à porter. Pour nous concentrer uniquement sur l'Ukraine, Trump et son équipe n'ont-ils pas déclaré qu'ils étaient prêts à accepter qu'il n'y ait pas d'OTAN en Ukraine ? Oui, mais c'est un mensonge. Parce que si vous envoyez des troupes américaines en Ukraine, les États-Unis sont un pays membre de l'OTAN. C'est le principal pays membre de l'OTAN. Bien sûr que l'OTAN est présente. Les Russes le comprennent. Ils ne sont pas stupides. Imaginons qu'un cessez-le-feu soit conclu, que les troupes américaines soient positionnées en Ukraine, puis que les combats reprennent. Que se passera-t-il ensuite ? C'est pourquoi ce type de garantie de sécurité est en réalité pire que l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN. L'OTAN ne peut agir que par consensus. Si un membre de l'OTAN est attaqué, vous invoquez l'article 5, ce qui signifie que tous les membres doivent donner leur accord à l'unanimité pour que des mesures soient prises. Si quelqu'un s'y oppose, vous ne pouvez pas agir. Mais si vous déployez ce type de force réduite – qui est en fait une force de l'OTAN – en Ukraine, avec une garantie, vous êtes alors légalement obligé d'entrer en guerre, tout en contournant la nécessité d'un accord consensuel des autres membres de l'OTAN. Comme la Turquie ou la Hongrie, pour ne citer que deux exemples évidents qui n'apprécient pas la situation actuelle. Je pense donc que vous êtes en train de détruire l'OTAN en tant qu'alliance. Vous avez trahi l'esprit de l'article 5 et vous vous êtes engagé à entrer en guerre, sans consensus. D'accord, mais dans ce cas, vous n'engagez pas toute l'OTAN dans une guerre, seulement les Américains, n'est-ce pas ? Et peut-être quelques autres pays de l'OTAN qui s'engagent dans cette voie. Soyons sérieux. Si vous avez les Britanniques, les Français, les États-Unis et peut-être les Allemands, pourquoi avez-vous besoin du reste de l'OTAN ? Cela n'a aucun sens. Et il y a une autre implication. Les Russes ne vont pas être assez gentils pour dire : « Bon, la Pologne n'est pas incluse, donc nous n'allons pas nous en préoccuper. » Bien sûr qu'ils vont s'en préoccuper. Ils ne vont pas s'arrêter, car s'ils sont attaqués par cette force qui se trouve en Ukraine et qu'ils entrent en conflit avec elle, ils vont s'en prendre aux bases qui approvisionnent ces forces. La plupart d'entre elles se trouvent en Pologne. Et pourquoi pensez-vous qu'ils ne l'ont pas déjà fait, alors que les bases polonaises approvisionnent déjà les forces ukrainiennes ? Parce que Poutine ne veut pas d'une guerre élargie. Il a restreint ses forces, en particulier sur cette question. Il est très catégorique à ce sujet. Mais bien sûr, les Européens le traitent de petit joueur : il va de toute façon nous attaquer en 2030. Nous devons nous préparer. Nous devons être prêts. Je ne suis pas contre le fait d'être préparé, soit dit en passant. Ce n'est pas la question. La question est qu'ils essaient de le faire passer pour un prédateur qui va envahir l'Europe. Je ne pense pas que ce soit son intention. Mais, vous savez, les intentions sont les intentions. On peut changer d'intention n'importe quel jour de la semaine. Donc, s'ils étaient acculés au pied du mur, s'il y avait réellement des troupes de l'OTAN en Ukraine, qui sait ce que feraient les Russes ? Mais si j'étais à leur place, je pense que je m'en prendrais aux bases d'approvisionnement. Pensez-vous que tous ces combats auraient lieu aujourd'hui si nous n'avions pas encouragé l'Ukraine en lui promettant un soutien militaire et l'adhésion à l'OTAN ? Non, je ne pense pas. Je pense que les Ukrainiens pensaient que nous les soutiendrions. Il semble clair que certains membres du gouvernement américain leur ont dit cela, et que les troupes américaines viendraient finalement les sauver si nécessaire. Absolument. Et nous avons orchestré le renversement des politiciens pro-russes en Ukraine pour les remplacer par des nationalistes ukrainiens fanatiques. C'était l'œuvre de Victoria Nuland et de sa bande. Et c'était vraiment dangereux. Non, nous n'avons rien à faire là-bas. Ce n'est pas notre problème, voilà tout. Je ne pense pas que ce soit le problème de l'Europe non plus. Que diable fait l'Europe là-bas ? Quelqu'un peut-il m'expliquer cela ? Si j'ai bien compris, ils ne voulaient pas s'engager dans cette voie au départ, ce sont les États-Unis qui les y ont poussés. Et maintenant, ils ne veulent pas que nous nous retirions. Eh bien, quand on écoute certaines de ces personnes, y compris la présidente de l'UE, cela donne presque envie de vomir. Ils sont tellement ignorants des implications de ce dont ils parlent. C'est du bellicisme. Et l'Europe n'est pas prête pour la guerre. Parlons donc de ce qui se passerait si, Dieu nous en préserve, une guerre européenne éclatait entre l'OTAN et la Russie – disons sans les Américains. Comment cela se passerait-il ? Rappelons-nous, car tout le monde essaie de l'oublier, que la Russie est une puissance nucléaire. Pas une petite puissance nucléaire, mais une très grande puissance nucléaire. Tout décideur doit s'en préoccuper. Les Européens ne possèdent pas d'armes nucléaires, à l'exception des Français et des Britanniques. Les Britanniques sont en grande partie contrôlés par nous. Les Français sont pour la plupart indépendants – vous savez, la Force de frappe. Mais la France n'utilisera pas d'arme nucléaire contre la Russie, car elle serait détruite. Elle disparaîtrait de la surface de la Terre. Je pense donc que c'est de la folie. L'Europe n'a pas les moyens de mener une guerre aujourd'hui. Elle manque de personnel. Elle manque de blindés. Elle manque de défenses aériennes. Elle dispose d'une capacité navale dérisoire, qui n'a de toute façon aucune importance dans une guerre terrestre. Et si les États-Unis étaient impliqués ? Les gens parlent d'une escalade rapide vers le nucléaire. Qu'en pensez-vous ? Personne ne le sait. Je suis sûr que certains ont imaginé des scénarios, mais qui sait ? Et si cela restait conventionnel ? Comment cela se passerait-il, selon vous ? Vous avez déjà évoqué les difficultés liées au soutien d'une force expéditionnaire, une armée terrestre déployée à l'étranger, ce que feraient les Américains. Eh bien, les Britanniques ont essayé deux fois en Europe. Pendant la Première Guerre mondiale, ils ont perdu leur force expéditionnaire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la même chose s'est produite. Les deux fois, ces forces ont été chassées par les Allemands. Une grande perte. Dunkerque a été une victoire morale, dans un certain sens, car ils ont réussi à évacuer certains soldats. Mais ce n'était plus une force qui avait une grande utilité militaire. Aujourd'hui, les États-Unis ont des bases en Italie, en Allemagne et au Royaume-Uni. Ils ont des installations en Pologne et en Roumanie. Mais toutes ces bases seraient attaquées. Pour en revenir à ces négociations, envisagez-vous un plan de paix auquel la Russie pourrait adhérer, et que l'Ukraine et l'Occident pourraient également accepter ? Je veux dire, quelqu'un comme John Mearsheimer n'a cessé de répéter qu'il n'y a aucun accord de paix possible et que tant que l'Ukraine ne sera pas au point où elle est prête à capituler, cela ne changera pas. Qu'en pensez-vous ? Eh bien, il a un très bon argument. Je pense que Poutine se demande probablement ce qu'il pourrait tirer d'un plan de paix qui en vaudrait la peine. Et une chose qu'il obtiendra de Trump, bien sûr, c'est la levée des sanctions. Il obtiendra des investissements, des investissements importants en Russie. Et il obtiendra un accord stratégique plus large avec les États-Unis, ce qu'il souhaite. Parce qu'il ne veut pas être uniquement lié à la Chine. Parce qu'il ne veut pas mettre tous ses œufs dans le même panier ? Et parce qu'il sait que les Chinois jouent double jeu. Par exemple, tous les drones ukrainiens sont remplis de pièces chinoises, qu'ils achètent aux Chinois. Vraiment ? Oui, des tonnes. On pourrait penser que les Russes se seraient plaints auprès des Chinois, leurs alliés. Et c'est probablement ce qu'ils ont fait. Et les Chinois ont probablement répondu : « Oh oui, nous ne permettrons pas cela. » Mais ils le permettent quand même. Ils utilisent des intermédiaires et tout ce genre de choses. Mais le fait est que ce qui permet aux drones ukrainiens de voler, c'est la Chine. Je pense donc que du point de vue de Poutine, stratégiquement parlant, il a de mauvais alliés. L'Iran ? C'est un handicap. La Corée du Nord ? Qui voudrait d'elle ? La Chine ? Elle joue double jeu. Je pense donc qu'il ne serait pas mécontent d'une relation stratégique avec les États-Unis. Et là où tout cela pourrait nous mener est quelque chose de différent de ce qui se passe en Ukraine. Par exemple ? Nous pourrions aboutir à un accord stratégique entre les États-Unis et la Russie sur un certain nombre de sujets : où les armes nucléaires sont autorisées et où elles ne le sont pas, combien, etc. En d'autres termes, des accords de type SALT ; des accords sur ce que l'OTAN peut et ne peut pas faire ; essayer de limiter l'OTAN, voire de la supprimer. Je pense donc que Poutine cherchera à obtenir cela. Rappelez-vous qu'en décembre 2021, juste avant le début de la guerre en février, Poutine a envoyé des lettres à l'OTAN. Il y avait deux lettres, une à l'OTAN et une aux États-Unis. Une grande partie de ces lettres portait sur l'importance de conclure des accords stratégiques pour l'Europe entre les États-Unis, la Russie et l'OTAN, ce que les États-Unis ne souhaitaient pas vraiment faire. Je pense qu'aujourd'hui, compte tenu des circonstances et du renforcement des forces russes, la donne a changé. Comment cela ? Écoutez, nous avons tenté de renverser Poutine et le gouvernement russe. Cela n'a pas fonctionné. Au contraire, les Russes sont beaucoup plus forts qu'il y a quatre ans. Il est donc peut-être temps de réorienter et de repenser notre stratégie. Si nous le faisons – et c'est ce que souhaite Poutine, je pense ; je ne sais pas si Trump le souhaite ou non, mais je pense que c'est possible –, la question est alors : peuvent-ils y parvenir ? Eh bien, l'Ukraine fait obstacle. Pour l'instant. Mais les choses peuvent changer très rapidement en Ukraine. Zelensky pourrait être évincé. Le régime pourrait se fragmenter. Il pourrait y avoir des élections. Qui sait ? Il existe de nombreuses possibilités qui ouvriraient la voie à un dialogue stratégique entre la Russie et les États-Unis, un dialogue qui mettrait l'Ukraine de côté. Et c'est, je pense, ce que veulent les Russes. Mais ils veulent aussi ce dont vous avez parlé tout à l'heure, une sorte d'accord stratégique de sécurité entre l'Europe et la Russie. Ils en parlent depuis des années. N'y aura-t-il pas des problèmes maintenant pour amener les Européens à accepter une telle chose ? Oui, les Européens auront du mal à l'accepter. Et je pense que cela entraînera des changements en Europe – et au sein de l'OTAN. Écoutez, nous avons un directeur général de l'OTAN qui est un belliciste – Mark Rutte. Et il doit être remplacé. Mais je pense que tout cela est possible – si c'est ce que veulent les États-Unis. Pour l'instant, nous ne savons pas exactement ce que veulent les États-Unis. Mais Trump et son équipe laissent entendre depuis longtemps qu'ils aimeraient avoir une relation stratégique avec la Russie. C'est dans la nouvelle stratégie de sécurité nationale 2025 qu'ils viennent de publier. C'est écrit noir sur blanc. Il ne s'agit donc pas seulement de savoir si la guerre en Ukraine va continuer. Il pourrait en fait y avoir un accord, mais il pourrait être très différent de ce qui est sur la table actuellement. Par exemple ? Je pense que cela pourrait très bien être quelque chose de beaucoup plus stratégique. Et la seule chose qui m'inquiète à ce sujet, c'est que cela nécessite beaucoup de planification et beaucoup de connaissances. Et je ne vois aucun de nos meilleurs penseurs – penseurs stratégiques, que ce soit au sein du gouvernement ou en dehors – en parler ouvertement. Je me souviens que dans les années 80, lorsque nous étions engagés dans des négociations intenses – le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, etc. –, toutes ces questions ont nécessité un travail technique et stratégique considérable pour aboutir aux bonnes formulations. Je ne sais pas si c'est le cas actuellement. Je ne le vois pas non plus du côté russe. Mais je pense que c'est là que réside le véritable enjeu pour l'avenir. Si nous voulons éviter la guerre, et je pense que c'est le cas ; si nous voulons stabiliser l'Europe, ce qui est également le cas, je pense ; si nous voulons revenir à la normale, alors je pense que nous avons besoin d'accords de sécurité globaux entre les États-Unis et la Russie, et probablement entre l'OTAN et la Russie. Ce ne sera pas facile à réaliser, mais cela doit être fait. 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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