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Europe de la Défense ?


Messages recommandés

Si c'est vrai (torygraph) ca va devenir très difficile de défendre la France quand même ... Les composants britanniques du SCALP/StormShadow doivent être remplacés par des composants Francais ? Ca n'a aucun sens ...

Comme le fait de bloquer l'achat d'intercepteurs pour Patriot aloprs que MBDA ne pourra toujours que livrer 300 Aster en 2028... et combien pour l'Ukraine ? 

 

France opposes EU plan to buy British Storm Shadows for Ukraine

https://www.telegraph.co.uk/world-news/2026/01/26/france-opposes-eu-plan-to-buy-british-storm-shadows-ukraine/?WT.mc_id=tmgoff_tw_post_buy-british-storm-shadows-ukraine/

Funds should be used to boost bloc’s domestic defence industry over Kyiv’s needs, Paris believes

 

La France s’oppose à une initiative visant à faciliter l’achat par l’Ukraine de missiles britanniques Storm Shadow, peut révéler The Telegraph.

Une coalition de 11 capitales de l’UE a proposé d’assouplir les règles permettant à Kyiv d’utiliser un prêt de 90 milliards d’euros (78 milliards de livres) pour acheter des armes britanniques, mais la France souhaite que cet argent soit dépensé au sein de l’UE.

Le plan actuel pour ce prêt – dont les deux tiers seront consacrés à l’achat d’armes pour les forces armées ukrainiennes – prévoit de donner la priorité aux industries de défense européennes et ukrainiennes avant tout achat à l’étranger.

Cependant, des responsables ukrainiens de la défense estiment qu’ils auront besoin cette année de 24 milliards d’euros d’équipements militaires provenant de pays hors UE, selon des documents consultés par The Telegraph.

Ce montant concerne principalement la fourniture de systèmes de défense aérienne Patriot fabriqués aux États-Unis et d’intercepteurs PAC-3, mais les missiles longue portée ont également été identifiés comme un besoin que les pays européens pourraient ne pas être en mesure de satisfaire.

Des responsables européens de la coalition ont identifié le missile de croisière britannique Storm Shadow comme une option potentielle pour combler ce manque.

Le missile de croisière longue portée de la RAF est équipé d’une ogive pénétrante spécialisée conçue pour détruire des cibles durcies et enterrées à longue distance. Il est conçu pour être monté sur des avions de chasse de fabrication occidentale, mais peut être adapté aux appareils de l’ère soviétique.

Les partisans du projet proposent un système à quatre niveaux qui pourrait, en pratique, placer le Royaume-Uni devant les États-Unis, si le pays est en mesure de répondre aux besoins défensifs de l’Ukraine.

Cependant, la France est apparue comme un opposant « évident » à ces propositions, selon une source diplomatique.

Paris est au centre des efforts visant à rendre l’UE stratégiquement autonome de ses alliés, principalement des États-Unis, en raison des tensions avec Donald Trump liées à ses menaces de s’emparer du Groenland.

La France a fait valoir que tout fonds destiné à l’Ukraine devrait être utilisé pour renforcer l’industrie de défense interne du bloc plutôt que de répondre en priorité aux besoins défensifs immédiats de Kyiv.

Cette position a suscité des plaintes internes selon lesquelles cette approche entraverait la capacité de l’Ukraine à se défendre, notamment face aux bombardements aériens russes.

Dans le cadre du dispositif, les responsables ukrainiens soumettraient des plans d’achat, qui seraient ensuite examinés selon une série de critères.

D’abord, l’UE vérifierait si l’industrie de défense ukrainienne peut honorer les commandes, avant d’explorer les fabricants du bloc pour trouver des options possibles.

Le Royaume-Uni occuperait le troisième niveau de ce système en cascade, les États-Unis se situant au quatrième et dernier niveau.

La coalition concentre ses efforts sur l’assouplissement des règles afin de faciliter l’accès de l’Ukraine au troisième niveau, qui pourrait aussi inclure le Canada et d’autres pays ayant des accords de défense avec Bruxelles.

« Nous essayons de faire deux choses », a déclaré une source diplomatique au Telegraph.
« Premièrement, veiller à ce que le système soit suffisamment ouvert pour que le Royaume-Uni y trouve facilement sa place. Deuxièmement, faire en sorte que la charge administrative imposée aux Ukrainiens pour atteindre ce niveau de la cascade ne soit pas trop lourde. »

La dernière tentative pour limiter l’influence française est menée par les États baltes et scandinaves, ainsi que par la Pologne, la Roumanie, la République tchèque et les Pays-Bas.

Huit autres pays, dont l’Allemagne, ont exprimé leur soutien à une approche plus favorable au Royaume-Uni, sans rejoindre officiellement la coalition.

L’une des raisons pour lesquelles le Royaume-Uni est considéré comme une option plus avantageuse est son rôle de chef de file de la « coalition des volontaires », qui prévoit de déployer des troupes en Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix.

Avec des soldats britanniques appelés à servir aux côtés de leurs homologues européens, en l’absence de troupes américaines, investir des fonds de l’UE au Royaume-Uni est vu comme une occasion de renforcer la sécurité autour de la mission élargie.

Des diplomates britanniques seraient en discussion avec des représentants du groupe de l’UE, mais ils sont encouragés à intensifier leurs contacts avec la Commission européenne et le Parlement européen, où la France dispose d’une forte présence dans les commissions axées sur les questions de sécurité.

Modifié par Titus K
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La première ministre danoise Frederiksen en conférence de presse avec le chancelier allemand Merz

Je pense, ou j'espère, que tous les Européens peuvent désormais voir que dépendre des combustibles fossiles russes était une grave erreur. Nous n'aurions jamais dû en arriver là.

Et maintenant, nous devons nous assurer que nous ne dépendrons d'aucun autre pays en dehors de l'Europe, non seulement en matière d'énergie, mais dans tous les domaines.

 

Naturellement, "il y a du travail"

Mais Mette Frederiksen a compris ce qu'il est nécessaire de faire. Il faut dire que les Danois ont reçu en janvier 2026 une dure "leçon de choses"

Puissent tous les Européens comprendre

Modifié par Alexis
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Encore des délires francophobes fakenews-esques anglois.

il y a une heure, faltenin1 a dit :

C'est un article malhonnête et orienté. Cela se voit tout de suite lorsqu'il présente le SCALP/Storm Shadow comme un missile britannique.

Mais la question est, comment la France peut éviter d'être isolée en Europe tout en évitant le pillage de ses fonds au détriment de son industrie de défense.

Facile: elle ne peut pas.

Donc il faut soit:

  • continuer à imaginer que nous aurions des copains, et continuer à être pillés, ce qui fera bien rire nos "amis européens".
  • exiger la compensation systématique par contrat, type 1€ pour 1€, ce qui nous isolera et nous sortira du mécanisme SAFE mécaniquement qui ne prévoit pas ça du tout.
  • sortir complètement du mécanisme SAFE ce qui nous fermera définitivement les marchés de l'UE. Soit une perte prévisionnelle de 15% environs sur nos ventes d'armes dans un futur proche.

Choisissez votre poison.

Quand je dis et répète qu'il faut rechercher des compensations systématiques dans les deux sens et entretenir les amitiés réelles avec des clients en les mettant à profit pour notre propre BITD et la leur, tout en oubliant superbement les autres non-concernés et en ne leur accordant pas le moindre crédit, ce n'est pas par europhobie...

On est juste beaucoup mieux tous seuls avec nos clients export mondiaux ou UE qu'à essayer d'exister auprès de gens qui se moquent de nous et auxquels nous ne devons RIEN.

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Il y a 3 heures, faltenin1 a dit :

C'est un article malhonnête et orienté. Cela se voit tout de suite lorsqu'il présente le SCALP/Storm Shadow comme un missile britannique. 

Mais la question est, comment la France peut éviter d'être isolée en Europe tout en évitant le pillage de ses fonds au détriment de son industrie de défense.

La bonne réponse aux Anglais serait:

"si vous voulez venir en aide à l'Ukraine comme l'UE le fait, montez votre propre mécanisme d'aide et ne venez pas piquer le fric chez nous!"

Sinon, dire que le Stormshadow est anglais .... bof!

Pour nous le Salp est français.

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5 minutes ago, Alberas said:

La bonne réponse aux Anglais serait:

"si vous voulez venir en aide à l'Ukraine comme l'UE le fait, montez votre propre mécanisme d'aide et ne venez pas piquer le fric chez nous!"

Sinon, dire que le Stormshadow est anglais .... bof!

Pour nous le Salp est français.

Oui.
Mais surtout on s'en tape des élucubrations du Telegraph.

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Il y a 1 heure, Alexis a dit :

La première ministre danoise Frederiksen en conférence de presse avec le chancelier allemand Merz

Je pense, ou j'espère, que tous les Européens peuvent désormais voir que dépendre des combustibles fossiles russes était une grave erreur. Nous n'aurions jamais dû en arriver là.

Et maintenant, nous devons nous assurer que nous ne dépendrons d'aucun autre pays en dehors de l'Europe, non seulement en matière d'énergie, mais dans tous les domaines.

 

Naturellement, "il y a du travail"

Mais Mette Frederiksen a compris ce qu'il est nécessaire de faire. Il faut dire que les Danois ont reçu en janvier 2026 une dure "leçon de choses"

Puissent tous les Européens comprendre

Elle semble tellement avoir bien compris que le Danemark comme d'autres pays nordique sont encore à fond sur l'éolien avec l'Allemagne qui fait mine d'ignorer que le nucléaire est la vrais solution transitoire pérenne avant d'arriver un jour à la fusion froide mais voilà, c'est encore trop dur de se l'avouer et s'entêter ! 
D'où aussi cette "idylle" avec l'Italie de la part de Merz pour "consolider" les accès au gaz et pétrole entre autre. 

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Il y a 13 heures, Titus K a dit :

Si c'est vrai (torygraph) ca va devenir très difficile de défendre la France quand même ... Les composants britanniques du SCALP/StormShadow doivent être remplacés par des composants Francais ? Ca n'a aucun sens ...

Comme le fait de bloquer l'achat d'intercepteurs pour Patriot aloprs que MBDA ne pourra toujours que livrer 300 Aster en 2028... et combien pour l'Ukraine ? 

 

France opposes EU plan to buy British Storm Shadows for Ukraine

https://www.telegraph.co.uk/world-news/2026/01/26/france-opposes-eu-plan-to-buy-british-storm-shadows-ukraine/?WT.mc_id=tmgoff_tw_post_buy-british-storm-shadows-ukraine/

Funds should be used to boost bloc’s domestic defence industry over Kyiv’s needs, Paris believes

 

La France s’oppose à une initiative visant à faciliter l’achat par l’Ukraine de missiles britanniques Storm Shadow, peut révéler The Telegraph.

Une coalition de 11 capitales de l’UE a proposé d’assouplir les règles permettant à Kyiv d’utiliser un prêt de 90 milliards d’euros (78 milliards de livres) pour acheter des armes britanniques, mais la France souhaite que cet argent soit dépensé au sein de l’UE.

Le plan actuel pour ce prêt – dont les deux tiers seront consacrés à l’achat d’armes pour les forces armées ukrainiennes – prévoit de donner la priorité aux industries de défense européennes et ukrainiennes avant tout achat à l’étranger.

Cependant, des responsables ukrainiens de la défense estiment qu’ils auront besoin cette année de 24 milliards d’euros d’équipements militaires provenant de pays hors UE, selon des documents consultés par The Telegraph.

Ce montant concerne principalement la fourniture de systèmes de défense aérienne Patriot fabriqués aux États-Unis et d’intercepteurs PAC-3, mais les missiles longue portée ont également été identifiés comme un besoin que les pays européens pourraient ne pas être en mesure de satisfaire.

Des responsables européens de la coalition ont identifié le missile de croisière britannique Storm Shadow comme une option potentielle pour combler ce manque.

Le missile de croisière longue portée de la RAF est équipé d’une ogive pénétrante spécialisée conçue pour détruire des cibles durcies et enterrées à longue distance. Il est conçu pour être monté sur des avions de chasse de fabrication occidentale, mais peut être adapté aux appareils de l’ère soviétique.

Les partisans du projet proposent un système à quatre niveaux qui pourrait, en pratique, placer le Royaume-Uni devant les États-Unis, si le pays est en mesure de répondre aux besoins défensifs de l’Ukraine.

Cependant, la France est apparue comme un opposant « évident » à ces propositions, selon une source diplomatique.

Paris est au centre des efforts visant à rendre l’UE stratégiquement autonome de ses alliés, principalement des États-Unis, en raison des tensions avec Donald Trump liées à ses menaces de s’emparer du Groenland.

La France a fait valoir que tout fonds destiné à l’Ukraine devrait être utilisé pour renforcer l’industrie de défense interne du bloc plutôt que de répondre en priorité aux besoins défensifs immédiats de Kyiv.

Cette position a suscité des plaintes internes selon lesquelles cette approche entraverait la capacité de l’Ukraine à se défendre, notamment face aux bombardements aériens russes.

Dans le cadre du dispositif, les responsables ukrainiens soumettraient des plans d’achat, qui seraient ensuite examinés selon une série de critères.

D’abord, l’UE vérifierait si l’industrie de défense ukrainienne peut honorer les commandes, avant d’explorer les fabricants du bloc pour trouver des options possibles.

Le Royaume-Uni occuperait le troisième niveau de ce système en cascade, les États-Unis se situant au quatrième et dernier niveau.

La coalition concentre ses efforts sur l’assouplissement des règles afin de faciliter l’accès de l’Ukraine au troisième niveau, qui pourrait aussi inclure le Canada et d’autres pays ayant des accords de défense avec Bruxelles.

« Nous essayons de faire deux choses », a déclaré une source diplomatique au Telegraph.
« Premièrement, veiller à ce que le système soit suffisamment ouvert pour que le Royaume-Uni y trouve facilement sa place. Deuxièmement, faire en sorte que la charge administrative imposée aux Ukrainiens pour atteindre ce niveau de la cascade ne soit pas trop lourde. »

La dernière tentative pour limiter l’influence française est menée par les États baltes et scandinaves, ainsi que par la Pologne, la Roumanie, la République tchèque et les Pays-Bas.

Huit autres pays, dont l’Allemagne, ont exprimé leur soutien à une approche plus favorable au Royaume-Uni, sans rejoindre officiellement la coalition.

L’une des raisons pour lesquelles le Royaume-Uni est considéré comme une option plus avantageuse est son rôle de chef de file de la « coalition des volontaires », qui prévoit de déployer des troupes en Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix.

Avec des soldats britanniques appelés à servir aux côtés de leurs homologues européens, en l’absence de troupes américaines, investir des fonds de l’UE au Royaume-Uni est vu comme une occasion de renforcer la sécurité autour de la mission élargie.

Des diplomates britanniques seraient en discussion avec des représentants du groupe de l’UE, mais ils sont encouragés à intensifier leurs contacts avec la Commission européenne et le Parlement européen, où la France dispose d’une forte présence dans les commissions axées sur les questions de sécurité.

Pourquoi les Anglais ne prêtent pas eux-mêmes l’argent nécessaire à ces missiles ? 

A part dans les cas où il n’y a aucune alternative possible, cet argent devrait servir qu’à acheter du matos de l’U.E.

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Le 16/01/2026 à 12:33, Alexis a dit :

« La situation en matière de sécurité exige d'établir de manière cohérente des procédures d'approbation et de certification réglementées au niveau de l'Union européenne pour les nouvelles installations de production et les licences d'exportation pour les produits de défense », est-il écrit dans le rapport publié un peu avant Noël (22 décembre) sur la proposition de modification des directives 2009/43/CE et 2009/81/CE (simplification des transferts intra-UE de produits liés à la défense et simplification des marchés de sécurité et de défense).

Je reviens sur le rapport, car j’ai trouvé le lien sur le site du parlement européen :

https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/A-10-2025-0275_EN.pdf

Citation

***I

REPORT

on the proposal for a Directive of the European Parliament and of the Council

amending Directives 2009/43/EC and 2009/81/EC, as regards the

simplification of intra-EU transfers of defence-related products and the

simplification of security and defence procurement

(COM(2025)0823 – C10-0120/2025 – 2025/0177(COD))

Committee on Security and Defence

Committee on the Internal Market and Consumer Protection (…)

Contrairement à ce que pourrait laisser croire l’article d origine, pour le moment, c’est un rapport adopté par un comité (celui sur la Sécurité et la Défense). Le parlement européen doit ensuite adopter une résolution ou un avis sur le sujet. Et personnellement, j’ignore si ce genre de rapport est repris tel quel par le parlement (j’ai un doute)

Ensuite, la Commission est libre d’en tenir compte- ou pas- avant de négocier avec le Conseil des ministres. Il reste à savoir si ce dernier doit se prononcer sur le sujet à l’unanimité ou à la majorité qualifiée, mais j’ai exposé sur ce fil la position du Quai d’Orsay qui opte pour la première hypothèse.

On est loin d’une imminente mise sous tutelle de nos exportations d’armes.

Révélation

Par contre vous pourrez trouver à la dernière page du rapport (nº45) la liste nominative de ceux qui ont approuvé ce rapport.

Je ne vais pas la retranscrire ici, car je pense que ça serait contraire à la charte, mais un copier coller est très simple à effectuer.

Personnellement, j’ai commencé à regarder lesquels étaient français, et je pense que je garderai l’information en mémoire pour les prochaines élections…:dry:

Révélation

Maintenant, si certains sont particulièrement remontés, rien ne les empêchera de contacter directement les élus en question. C’est peut être l’Europe :wink: mais c’est nous qui votons pour eux, et ils nous doivent des comptes 

 

 

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Il y a 6 heures, Desty-N a dit :

Je reviens sur le rapport, car j’ai trouvé le lien sur le site du parlement européen :

https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/A-10-2025-0275_EN.pdf

Contrairement à ce que pourrait laisser croire l’article d origine, pour le moment, c’est un rapport adopté par un comité (celui sur la Sécurité et la Défense). Le parlement européen doit ensuite adopter une résolution ou un avis sur le sujet. Et personnellement, j’ignore si ce genre de rapport est repris tel quel par le parlement (j’ai un doute)

Ensuite, la Commission est libre d’en tenir compte- ou pas- avant de négocier avec le Conseil des ministres. Il reste à savoir si ce dernier doit se prononcer sur le sujet à l’unanimité ou à la majorité qualifiée, mais j’ai exposé sur ce fil la position du Quai d’Orsay qui opte pour la première hypothèse.

On est loin d’une imminente mise sous tutelle de nos exportations d’armes.

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Par contre vous pourrez trouver à la dernière page du rapport (nº45) la liste nominative de ceux qui ont approuvé ce rapport.

Je ne vais pas la retranscrire ici, car je pense que ça serait contraire à la charte, mais un copier coller est très simple à effectuer.

Personnellement, j’ai commencé à regarder lesquels étaient français, et je pense que je garderai l’information en mémoire pour les prochaines élections…:dry:

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Maintenant, si certains sont particulièrement remontés, rien ne les empêchera de contacter directement les élus en question. C’est peut être l’Europe :wink: mais c’est nous qui votons pour eux, et ils nous doivent des comptes 

 

 

De toutes façons Vautrin a été claire, c'est hors de question.

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Il y a 8 heures, Patrick a dit :

De toutes façons Vautrin a été claire, c'est hors de question.

On est d’accord sur ce point. Un des objectifs de mon message, c’était de donner accès à la source d’origine. Et aussi de vérifier la prise de position des députés français. On peut critiquer l’UE, mais les décisions qui y sont prises relèvent d’un certain nombre de décideurs. Et ceux que nous avons élus nous doivent des comptes, c’est une des bases de la démocratie.

Il y a 9 heures, Ronfly a dit :

« Ce système, dont la taille et la masse au décollage sont comparables à celles d’un avion de chasse, sera opérationnel d’ici fin 2027 », a-t-elle ensuite promis.

Dans même pas 2 ans, pour un type de véhicule jamais développé jusqu’ici ?:blink: Je veux bien être indulgent et considérer qu’il s’agit des propos d’une petite entreprise qui vient de décrocher un marché et qui se montre très enthousiaste (et commerciale :rolleyes:) mais ce délais me semble quelque peu optimiste …

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Le 27/01/2026 à 00:10, Titus K a dit :

Si c'est vrai (torygraph) ca va devenir très difficile de défendre la France quand même ... Les composants britanniques du SCALP/StormShadow doivent être remplacés par des composants Francais ? Ca n'a aucun sens ...

Comme le fait de bloquer l'achat d'intercepteurs pour Patriot aloprs que MBDA ne pourra toujours que livrer 300 Aster en 2028... et combien pour l'Ukraine ? 

 

France opposes EU plan to buy British Storm Shadows for Ukraine

https://www.telegraph.co.uk/world-news/2026/01/26/france-opposes-eu-plan-to-buy-british-storm-shadows-ukraine/?WT.mc_id=tmgoff_tw_post_buy-british-storm-shadows-ukraine/

Funds should be used to boost bloc’s domestic defence industry over Kyiv’s needs, Paris believes

 

La France s’oppose à une initiative visant à faciliter l’achat par l’Ukraine de missiles britanniques Storm Shadow, peut révéler The Telegraph.

Une coalition de 11 capitales de l’UE a proposé d’assouplir les règles permettant à Kyiv d’utiliser un prêt de 90 milliards d’euros (78 milliards de livres) pour acheter des armes britanniques, mais la France souhaite que cet argent soit dépensé au sein de l’UE.

Le plan actuel pour ce prêt – dont les deux tiers seront consacrés à l’achat d’armes pour les forces armées ukrainiennes – prévoit de donner la priorité aux industries de défense européennes et ukrainiennes avant tout achat à l’étranger.

Cependant, des responsables ukrainiens de la défense estiment qu’ils auront besoin cette année de 24 milliards d’euros d’équipements militaires provenant de pays hors UE, selon des documents consultés par The Telegraph.

Ce montant concerne principalement la fourniture de systèmes de défense aérienne Patriot fabriqués aux États-Unis et d’intercepteurs PAC-3, mais les missiles longue portée ont également été identifiés comme un besoin que les pays européens pourraient ne pas être en mesure de satisfaire.

Des responsables européens de la coalition ont identifié le missile de croisière britannique Storm Shadow comme une option potentielle pour combler ce manque.

Le missile de croisière longue portée de la RAF est équipé d’une ogive pénétrante spécialisée conçue pour détruire des cibles durcies et enterrées à longue distance. Il est conçu pour être monté sur des avions de chasse de fabrication occidentale, mais peut être adapté aux appareils de l’ère soviétique.

Les partisans du projet proposent un système à quatre niveaux qui pourrait, en pratique, placer le Royaume-Uni devant les États-Unis, si le pays est en mesure de répondre aux besoins défensifs de l’Ukraine.

Cependant, la France est apparue comme un opposant « évident » à ces propositions, selon une source diplomatique.

Paris est au centre des efforts visant à rendre l’UE stratégiquement autonome de ses alliés, principalement des États-Unis, en raison des tensions avec Donald Trump liées à ses menaces de s’emparer du Groenland.

La France a fait valoir que tout fonds destiné à l’Ukraine devrait être utilisé pour renforcer l’industrie de défense interne du bloc plutôt que de répondre en priorité aux besoins défensifs immédiats de Kyiv.

Cette position a suscité des plaintes internes selon lesquelles cette approche entraverait la capacité de l’Ukraine à se défendre, notamment face aux bombardements aériens russes.

Dans le cadre du dispositif, les responsables ukrainiens soumettraient des plans d’achat, qui seraient ensuite examinés selon une série de critères.

D’abord, l’UE vérifierait si l’industrie de défense ukrainienne peut honorer les commandes, avant d’explorer les fabricants du bloc pour trouver des options possibles.

Le Royaume-Uni occuperait le troisième niveau de ce système en cascade, les États-Unis se situant au quatrième et dernier niveau.

La coalition concentre ses efforts sur l’assouplissement des règles afin de faciliter l’accès de l’Ukraine au troisième niveau, qui pourrait aussi inclure le Canada et d’autres pays ayant des accords de défense avec Bruxelles.

« Nous essayons de faire deux choses », a déclaré une source diplomatique au Telegraph.
« Premièrement, veiller à ce que le système soit suffisamment ouvert pour que le Royaume-Uni y trouve facilement sa place. Deuxièmement, faire en sorte que la charge administrative imposée aux Ukrainiens pour atteindre ce niveau de la cascade ne soit pas trop lourde. »

La dernière tentative pour limiter l’influence française est menée par les États baltes et scandinaves, ainsi que par la Pologne, la Roumanie, la République tchèque et les Pays-Bas.

Huit autres pays, dont l’Allemagne, ont exprimé leur soutien à une approche plus favorable au Royaume-Uni, sans rejoindre officiellement la coalition.

L’une des raisons pour lesquelles le Royaume-Uni est considéré comme une option plus avantageuse est son rôle de chef de file de la « coalition des volontaires », qui prévoit de déployer des troupes en Ukraine dans le cadre d’un éventuel accord de paix.

Avec des soldats britanniques appelés à servir aux côtés de leurs homologues européens, en l’absence de troupes américaines, investir des fonds de l’UE au Royaume-Uni est vu comme une occasion de renforcer la sécurité autour de la mission élargie.

Des diplomates britanniques seraient en discussion avec des représentants du groupe de l’UE, mais ils sont encouragés à intensifier leurs contacts avec la Commission européenne et le Parlement européen, où la France dispose d’une forte présence dans les commissions axées sur les questions de sécurité.

Je reviens là-dessus.

J'ignore la crédibilité de ce tweet:

Dont voici le texte complet traduit en Français:

 

DÉMYSTIFICATION : La France s'oppose-t-elle au projet de l'UE d'acheter des missiles britanniques Storm Shadow pour l'Ukraine ?

Cet article piège à clics @Telegraph circule partout, affirmant que la France empêche l'Ukraine d'acquérir des armes. En réalité, cet article est une aberration : il est trompeur et délibérément confus. Il mélange intentionnellement plusieurs éléments.

Tout d'abord, Storm Shadow et SCALP sont le même missile de croisière, produit par MBDA, une société franco-britannique (européenne).

Il n'existe pas de variante française ou britannique : ils sont IDENTIQUES.

Cependant, il existe deux chaînes de production : une en France (Selles-Saint-Denis) et une au Royaume-Uni (Stevenage).

L'été dernier, la France et le Royaume-Uni ont convenu conjointement de relancer la production de ce missile très sophistiqué.

La question clé est donc évidente : quelle chaîne de production est actuellement la plus efficace ? Laquelle est réellement capable de livrer plus rapidement des missiles à l'Ukraine ? La réponse est claire : la chaîne de production française.

Par conséquent, l'affirmation selon laquelle « les missiles à longue portée ont été identifiés comme un autre besoin que les pays européens pourraient ne pas être en mesure de satisfaire, et les responsables européens de la coalition ont identifié le missile de croisière britannique Storm Shadow comme une option potentielle pour combler cette lacune » n'a aucun sens. Il s'agit tout simplement d'une fausse nouvelle.

Encore une fois : il s'agit du même missile. Une fois de plus, cela ressemble à une critique gratuite de la France : « Si l'Ukraine ne peut pas obtenir d'armes, c'est forcément la faute de la France. »

Par conséquent, cher @Telegraph, la véritable question aurait dû être la suivante : si la chaîne de production française est tout à fait capable de fournir des missiles de croisière SCALP (encore une fois, équivalents aux Storm Shadow) à l'Ukraine dans les mêmes délais, faut-il dépenser l'argent de l'UE pour une production hors UE ? 

 

Je ne sais pas quelle chaîne est la plus à même de produire le missile rapidement, mais je note que la France, qui vend des Rafale, vend aussi, avec ces avions, des SCALP. Et non pas des "Storm Shadow"...

 

édit:

Et un article mis en lien par le compte twitter ci-dessus:

https://www.aerotime.aero/articles/france-eu-plan-british-storm-shadow-ukraine-fact-check?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=organic

Traduction:

La France s'est-elle opposée à un projet de l'UE visant à acheter des missiles britanniques Storm Shadow pour l'Ukraine ?

Par Clément Charpentreau

27 janvier 2026, 13h15 (UTC +3)

Un article du Telegraph affirme que la France s'est opposée à un projet de l'UE qui permettrait à l'Ukraine d'utiliser des prêts garantis par l'UE pour acheter des missiles de croisière Storm Shadow de fabrication britannique. 

Selon des documents consultés par le journal, les besoins de l'Ukraine en matière d'armement dépassent ce que l'Union européenne peut actuellement fournir au sein du bloc, les responsables ukrainiens de la défense estimant qu'ils auront besoin de 24 milliards d'euros d'équipements militaires provenant de l'extérieur de l'UE en 2026. Ce chiffre s'expliquerait principalement par la demande de systèmes de défense aérienne Patriot de fabrication américaine et de missiles intercepteurs PAC-3 associés. 

L'article ajoute que les missiles à longue portée ont également été identifiés comme un besoin que les pays européens pourraient ne pas être en mesure de satisfaire en quantité suffisante. Les options de l'Europe dans cette catégorie sont en effet limitées. Le Taurus KEPD 350 allemand est un autre missile de croisière à longue portée lancé depuis les airs, largement comparable au Storm Shadow, mais Berlin a jusqu'à présent refusé de le livrer à l'Ukraine.  

Dans ce contexte, les responsables européens impliqués dans cette initiative envisageraient le Storm Shadow britannique comme une option potentielle pour combler cette lacune. 

Mais qu'est-ce que le Storm Shadow exactement, et s'agit-il vraiment d'une solution britannique unique que seul le Royaume-Uni peut fournir ? 

Ce que propose réellement le programme de prêt de l'UE 

En janvier 2026, la Commission européenne a proposé un prêt de soutien à l'Ukraine de 90 milliards d'euros pour 2026-2027. Environ 60 milliards d'euros serviraient à financer des dépenses liées à la défense avec deux objectifs parallèles : maintenir l'approvisionnement de l'Ukraine et renforcer la base industrielle de défense européenne. 

Le projet de règlement fixe les règles d'éligibilité pour les produits de défense financés dans le cadre de ce programme. Il stipule que les critères doivent orienter les dépenses vers « la reconstruction, la relance et la modernisation de la base technologique et industrielle de défense ukrainienne », en vue de son intégration progressive dans la base technologique et industrielle de défense européenne.

En termes simplifiés, il donne la priorité aux fabricants et aux sous-traitants clés établis dans l'UE, les États de l'EEE-AELE ou l'Ukraine. Le Royaume-Uni, en tant que pays non membre de l'UE et de l'EEE, se trouve en dehors du périmètre d'éligibilité par défaut. 

Dans le même temps, il autorise des dérogations lorsque la guerre menée par la Russie crée un « besoin urgent » et qu'aucun produit équivalent ne peut être livré à l'échelle requise, ou lorsqu'une option non conforme peut être livrée beaucoup plus rapidement. 

Qu'est-ce que le Storm Shadow ? 

Le Storm Shadow est un missile de croisière à longue portée lancé depuis les airs, conçu pour effectuer des frappes de précision contre des cibles de grande valeur et bien défendues. Il vole à basse altitude pour réduire sa détectabilité, navigue à l'aide d'un système combinant navigation inertielle, GPS et reconnaissance du terrain, puis utilise un autodirecteur infrarouge à imagerie dans la phase finale pour se verrouiller sur la cible.

Cette méthode de guidage terminal est l'une des raisons pour lesquelles il reste utile dans les environnements de guerre électronique fortement contestés, car il ne dépend pas uniquement du GPS pour frapper avec précision. 

Son ogive, appelée BROACH, est un pénétrateur à deux étages destiné aux cibles renforcées. La première charge ouvre un passage ; la charge principale suit et explose à l'intérieur. Concrètement, il est conçu pour des cibles telles que des bunkers, des postes de commandement, des dépôts de munitions et des infrastructures protégées, que des ogives plus simples ou des drones plus petits ont du mal à détruire de manière fiable. 

L'Ukraine a intégré ce missile à ses bombardiers tactiques Su-24M, et les chasseurs Mirage 2000-5 donnés par la France ont également été modifiés pour pouvoir effectuer des frappes Storm Shadow. 

Lieu de production 

Le missile Storm Shadow a été développé par MBDA dans le cadre d'un programme franco-britannique. En France, il est connu sous le nom de SCALP-EG. Les deux versions ont déjà été fournies à l'Ukraine grâce à des dons nationaux.  

L'empreinte industrielle de MBDA est importante ici, car elle donne à Paris un contre-argument très simple : si l'UE souhaite dépenser des fonds européens au sein de l'UE, il existe une filière industrielle européenne pour ce missile. 

En France, l'intégration du SCALP est liée au site MBDA de Selles-Saint-Denis, dans le Loir-et-Cher, qui abrite les lignes d'intégration finale et de pyrotechnie. Au Royaume-Uni, le Storm Shadow est lié au site MBDA de Stevenage. La France et le Royaume-Uni ont tous deux déclaré vouloir redémarrer ou augmenter leur production afin de reconstituer leurs propres stocks après avoir fait don de missiles à l'Ukraine.

Un article paru dans Le Monde suggère que la question de la reprise était particulièrement pertinente du côté britannique, car Stevenage n'était pas pleinement opérationnel comme l'est Selles-Saint-Denis. 

Alors, à quoi la France s'oppose-t-elle ? 

La France semble rejeter l'idée selon laquelle les prêts accordés par l'UE devraient être structurés de manière à faciliter l'utilisation des fonds européens pour financer une chaîne de production britannique, même lorsqu'il existe une chaîne de production européenne offrant les mêmes capacités.  

Dans son discours du Nouvel An aux forces armées, le 15 janvier 2026, le président français Emmanuel Macron a adressé un message inhabituellement direct à l'industrie nationale de la défense, avertissant qu'« il n'y a pas de marché garanti, pas de territoire protégé » et demandant aux fabricants de cesser de traiter les forces armées françaises comme des clients captifs. Macron a ajouté que la France pourrait rechercher « des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces ».

La seule question qui importe vraiment pour l'Ukraine est de savoir si les missiles peuvent être livrés rapidement et en nombre suffisant. Si Selles-Saint-Denis peut produire suffisamment de missiles SCALP assez rapidement alors que la France reconstitue également ses propres stocks, alors la logique de priorité à l'UE semble cohérente. Si ce n'est pas le cas, le règlement prévoit déjà un mécanisme permettant de faire des exceptions pour des raisons d'urgence. 

AeroTime a contacté le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères pour obtenir ses commentaires. 

 

Modifié par Patrick
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il y a une heure, Patrick a dit :

Dans son discours du Nouvel An aux forces armées, le 15 janvier 2026, le président français Emmanuel Macron a adressé un message inhabituellement direct à l'industrie nationale de la défense, avertissant qu'« il n'y a pas de marché garanti, pas de territoire protégé » et demandant aux fabricants de cesser de traiter les forces armées françaises comme des clients captifs. Macron a ajouté que la France pourrait rechercher « des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces ».

Toujours autant choqué et énervé par ce message.

Il a de le chance d'être dans le public.. Tu sors ça dans le privé alors que TU es directement responsable et comptable des "difficultés" (annulation de commandes, commandes anémiques, absence de vision et par conséquent de développement de certain matériels etc etc) c'est la porte avec effet immédiat et impossibilité de retrouver quoi que ce soit à ton niveau car tricard.

 

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il y a 5 minutes, elannion a dit :

Toujours autant choqué et énervé par ce message.

Il a de le chance d'être dans le public.. Tu sors ça dans le privé alors que TU es directement responsable et comptable des "difficultés" (annulation de commandes, commandes anémiques, absence de vision et par conséquent de développement de certain matériels etc etc) c'est la porte avec effet immédiat et impossibilité de retrouver quoi que ce soit à ton niveau car tricard.

Voir le cas des drones/MTO. Beaucoup de constructeurs Français jeunes dynamiques avec des solutions innovantes et intéressantes, mais très peu de commandes Françaises.

Seul l'export est une planche de salut malgré des capacités de production en capacité de monter à des niveaux importants, et des coûts très réduits par rapport à des missiles de croisière haut de gamme et autres ATGM.

Enfin bon, quand on se souvient de ce qu'il s'est passé pour les masques durant le covid, est-ce si étonnant?

...Mais on a dit "pas de politique".

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Il y a 23 heures, Titus K a dit :

Chef du National security Bureau de Pologne :laugh:

Je suis préoccupé par les déclarations des représentants du gouvernement qui affirment que nous ne pouvons pas acheter d'équipements américains ou coréens auprès de SAFE. À la lumière de la stratégie de défense nationale américaine, cela nous place dans une situation plutôt difficile, car l'objectif de la politique du département américain de la Défense est que les alliés achètent des équipements américains.

 

Le laquais Polonais en remet une couche

Au sujet des capacités de production européennes et polonaises que SAFE doit financer, nous en discuterons volontiers à l’occasion de la loi que j’attends avec impatience.

Oui, j’ai des doutes à ce sujet… sachant à quoi cela ressemble aujourd’hui.

Oui, je regrette que SAFE ne permette pas de poursuivre les achats aux États-Unis et en Corée, comme l’a mentionné Madame la Ministre.

Oui, je considère que les restrictions de SAFE concernant la coopération avec l’industrie américaine sont néfastes pour la Pologne et peuvent accentuer la rupture politique entre l’UE et les États-Unis, tout en affectant nos relations avec le seul véritable allié militaire de la Pologne.

La Stratégie américaine de défense indique cette opportunité de coopération militaire avec les alliés, que la Pologne devrait exploiter et poursuivre (et cette approche des États-Unis ne changera probablement pas, à mon avis, « après Trump »).

Je doute que ce processus puisse se développer en parallèle : SAFE (capacités de production européennes/polonaises) et poursuite de la coopération avec les États-Unis et la Corée du Sud.

Je crains un saut dans l’inconnu, c’est-à-dire l’entrée dans un processus pluriannuel de construction de capacités européennes (allemandes) et nationales (ce qui est bien !), accompagné d’un conflit politique croissant avec les États-Unis et d’une réduction de la coopération avec le secteur militaire américain, sans vision claire de ce que doit être notre armée aujourd’hui, de la manière dont elle doit répondre à la menace « ici et maintenant », et de ce qu’elle devra être dans un avenir proche (et pas seulement en 2039).

 

Modifié par Titus K
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il y a 9 minutes, pascal a dit :

D'un autre côté quand tu factures aux forces une échelle d'accès le prix d'une petite voiture ou un marteau le prix d'une caisse à outil complète faut pas venir râler quand on te rappelle certains fondamentaux.

il y a aussi un peu de ça aussi :

 

 

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Il y a 4 heures, Patrick a dit :

Je reviens là-dessus.

 

 

édit:Et un article mis en lien par le compte twitter ci-dessus:

https://www.aerotime.aero/articles/france-eu-plan-british-storm-shadow-ukraine-fact-check?utm_source=twitter&utm_medium=social&utm_campaign=organic

Traduction:

La France s'est-elle opposée à un projet de l'UE visant à acheter des missiles britanniques Storm Shadow pour l'Ukraine ?

Par Clément Charpentreau

27 janvier 2026, 13h15 (UTC +3)

Un article du Telegraph affirme que la France s'est opposée à un projet de l'UE qui permettrait à l'Ukraine d'utiliser des prêts garantis par l'UE pour acheter des missiles de croisière Storm Shadow de fabrication britannique. 

Selon des documents consultés par le journal, les besoins de l'Ukraine en matière d'armement dépassent ce que l'Union européenne peut actuellement fournir au sein du bloc, les responsables ukrainiens de la défense estimant qu'ils auront besoin de 24 milliards d'euros d'équipements militaires provenant de l'extérieur de l'UE en 2026. Ce chiffre s'expliquerait principalement par la demande de systèmes de défense aérienne Patriot de fabrication américaine et de missiles intercepteurs PAC-3 associés. 

L'article ajoute que les missiles à longue portée ont également été identifiés comme un besoin que les pays européens pourraient ne pas être en mesure de satisfaire en quantité suffisante. Les options de l'Europe dans cette catégorie sont en effet limitées. Le Taurus KEPD 350 allemand est un autre missile de croisière à longue portée lancé depuis les airs, largement comparable au Storm Shadow, mais Berlin a jusqu'à présent refusé de le livrer à l'Ukraine.  

Dans ce contexte, les responsables européens impliqués dans cette initiative envisageraient le Storm Shadow britannique comme une option potentielle pour combler cette lacune. 

Mais qu'est-ce que le Storm Shadow exactement, et s'agit-il vraiment d'une solution britannique unique que seul le Royaume-Uni peut fournir ? 

Ce que propose réellement le programme de prêt de l'UE 

En janvier 2026, la Commission européenne a proposé un prêt de soutien à l'Ukraine de 90 milliards d'euros pour 2026-2027. Environ 60 milliards d'euros serviraient à financer des dépenses liées à la défense avec deux objectifs parallèles : maintenir l'approvisionnement de l'Ukraine et renforcer la base industrielle de défense européenne. 

Le projet de règlement fixe les règles d'éligibilité pour les produits de défense financés dans le cadre de ce programme. Il stipule que les critères doivent orienter les dépenses vers « la reconstruction, la relance et la modernisation de la base technologique et industrielle de défense ukrainienne », en vue de son intégration progressive dans la base technologique et industrielle de défense européenne.

En termes simplifiés, il donne la priorité aux fabricants et aux sous-traitants clés établis dans l'UE, les États de l'EEE-AELE ou l'Ukraine. Le Royaume-Uni, en tant que pays non membre de l'UE et de l'EEE, se trouve en dehors du périmètre d'éligibilité par défaut. 

Dans le même temps, il autorise des dérogations lorsque la guerre menée par la Russie crée un « besoin urgent » et qu'aucun produit équivalent ne peut être livré à l'échelle requise, ou lorsqu'une option non conforme peut être livrée beaucoup plus rapidement. 

Qu'est-ce que le Storm Shadow ? 

Le Storm Shadow est un missile de croisière à longue portée lancé depuis les airs, conçu pour effectuer des frappes de précision contre des cibles de grande valeur et bien défendues. Il vole à basse altitude pour réduire sa détectabilité, navigue à l'aide d'un système combinant navigation inertielle, GPS et reconnaissance du terrain, puis utilise un autodirecteur infrarouge à imagerie dans la phase finale pour se verrouiller sur la cible.

Cette méthode de guidage terminal est l'une des raisons pour lesquelles il reste utile dans les environnements de guerre électronique fortement contestés, car il ne dépend pas uniquement du GPS pour frapper avec précision. 

Son ogive, appelée BROACH, est un pénétrateur à deux étages destiné aux cibles renforcées. La première charge ouvre un passage ; la charge principale suit et explose à l'intérieur. Concrètement, il est conçu pour des cibles telles que des bunkers, des postes de commandement, des dépôts de munitions et des infrastructures protégées, que des ogives plus simples ou des drones plus petits ont du mal à détruire de manière fiable. 

L'Ukraine a intégré ce missile à ses bombardiers tactiques Su-24M, et les chasseurs Mirage 2000-5 donnés par la France ont également été modifiés pour pouvoir effectuer des frappes Storm Shadow. 

Lieu de production 

Le missile Storm Shadow a été développé par MBDA dans le cadre d'un programme franco-britannique. En France, il est connu sous le nom de SCALP-EG. Les deux versions ont déjà été fournies à l'Ukraine grâce à des dons nationaux.  

L'empreinte industrielle de MBDA est importante ici, car elle donne à Paris un contre-argument très simple : si l'UE souhaite dépenser des fonds européens au sein de l'UE, il existe une filière industrielle européenne pour ce missile. 

En France, l'intégration du SCALP est liée au site MBDA de Selles-Saint-Denis, dans le Loir-et-Cher, qui abrite les lignes d'intégration finale et de pyrotechnie. Au Royaume-Uni, le Storm Shadow est lié au site MBDA de Stevenage. La France et le Royaume-Uni ont tous deux déclaré vouloir redémarrer ou augmenter leur production afin de reconstituer leurs propres stocks après avoir fait don de missiles à l'Ukraine.

Un article paru dans Le Monde suggère que la question de la reprise était particulièrement pertinente du côté britannique, car Stevenage n'était pas pleinement opérationnel comme l'est Selles-Saint-Denis. 

Alors, à quoi la France s'oppose-t-elle ? 

La France semble rejeter l'idée selon laquelle les prêts accordés par l'UE devraient être structurés de manière à faciliter l'utilisation des fonds européens pour financer une chaîne de production britannique, même lorsqu'il existe une chaîne de production européenne offrant les mêmes capacités.  

Dans son discours du Nouvel An aux forces armées, le 15 janvier 2026, le président français Emmanuel Macron a adressé un message inhabituellement direct à l'industrie nationale de la défense, avertissant qu'« il n'y a pas de marché garanti, pas de territoire protégé » et demandant aux fabricants de cesser de traiter les forces armées françaises comme des clients captifs. Macron a ajouté que la France pourrait rechercher « des solutions européennes si elles sont plus rapides ou plus efficaces ».

La seule question qui importe vraiment pour l'Ukraine est de savoir si les missiles peuvent être livrés rapidement et en nombre suffisant. Si Selles-Saint-Denis peut produire suffisamment de missiles SCALP assez rapidement alors que la France reconstitue également ses propres stocks, alors la logique de priorité à l'UE semble cohérente. Si ce n'est pas le cas, le règlement prévoit déjà un mécanisme permettant de faire des exceptions pour des raisons d'urgence. 

AeroTime a contacté le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères pour obtenir ses commentaires. 

 

Quand je lis cet article, je comprends que c'est MBDA qui pousse pour que ce soit sa ligne britannique qui fournisse les missiles plutôt que sa ligne française, pour une simple question d'équilibre industriel. Si c'est le cas, c'est un détournement de l'aide européenne. L'alternative est que legouvernementy GB offre les mêmes conditions que SAFE.

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3 hours ago, Patrick said:

Voir le cas des drones/MTO. Beaucoup de constructeurs Français jeunes dynamiques avec des solutions innovantes et intéressantes, mais très peu de commandes Françaises.

Les commandes commencent à tomber sur la partie drones/MTO (cf le fil UAV) ... et c'est surtout des petits acteurs qui font preuve d'initiative. Je suis sur le c*** de voir que Thalès par exemple semble complètement dépassé sur les drones d'observation et les MTO alors qu'ils sont historiquement positionné sur ce créneau et avaient annoncé des projets (genre Toutatis déjà il y a deux ans). C'est des petites boites (start-up) qui mènent le bal sur l'IA, des PME qui sont les plus rapides à sortir des démonstrateurs (encore il y a pas longtemps un proto de drone intercepteur rapide par une PME de mécanique de précision). 

Je ne serai pas étonné que le coup de gueule vise certains acteurs en particulier (qui évidement ne sont pas cités) qui ne bougent pas assez vite. Pour un Naval Group, un Dassault voir un MBDA qui font feu de tous bois en ce moment, il y a d'autres acteurs que l'on ne voit pas beaucoup ou semblent ne rien proposer de vraiment nouveau (genre Thalès hors radar ou Arquus/Cockerill).

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il y a 24 minutes, Rivelo a dit :

Les commandes commencent à tomber sur la partie drones/MTO (cf le fil UAV) ... et c'est surtout des petits acteurs qui font preuve d'initiative. Je suis sur le c*** de voir que Thalès par exemple semble complètement dépassé sur les drones d'observation et les MTO alors qu'ils sont historiquement positionné sur ce créneau et avaient annoncé des projets (genre Toutatis déjà il y a deux ans). C'est des petites boites (start-up) qui mènent le bal sur l'IA, des PME qui sont les plus rapides à sortir des démonstrateurs (encore il y a pas longtemps un proto de drone intercepteur rapide par une PME de mécanique de précision). 

Je ne serai pas étonné que le coup de gueule vise certains acteurs en particulier (qui évidement ne sont pas cités) qui ne bougent pas assez vite. Pour un Naval Group, un Dassault voir un MBDA qui font feu de tous bois en ce moment, il y a d'autres acteurs que l'on ne voit pas beaucoup ou semblent ne rien proposer de vraiment nouveau (genre Thalès hors radar ou Arquus/Cockerill).

C'est le phénomène expliqué par @Picdelamirand-oil ou un petite équipe est plus réactive qu'une très grosse malgré ses multiples compétences.

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1 hour ago, Alberas said:

Quand je lis cet article, je comprends que c'est MBDA qui pousse pour que ce soit sa ligne britannique qui fournisse les missiles plutôt que sa ligne française, pour une simple question d'équilibre industriel. Si c'est le cas, c'est un détournement de l'aide européenne. L'alternative est que legouvernementy GB offre les mêmes conditions que SAFE.

Si c'est le cas, et après l'histoire des cadences anémiques du Mistral, MBDA se fout vraiment de notre gueule en essayant de se faire payer un redémarrage de sa chaîne UK avec l'argent du contribuable Européen. 

À mettre en lien avec les critiques de Macron a l'encontre de certains acteurs de la BITD ainsi que certaines précisions intéressantes et concrètes de @LetMePickThat

Modifié par Glenans29
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Il y a 4 heures, elannion a dit :

... Tu sors ça dans le privé alors que TU es directement responsable et comptable des "difficultés" (annulation de commandes, commandes anémiques, absence de vision et par conséquent de développement de certain matériels etc etc) c'est la porte avec effet immédiat et impossibilité de retrouver quoi que ce soit à ton niveau car tricard.

 

Tu idéalises un peu beaucoup le privé :-))

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il y a 12 minutes, Glenans29 a dit :

Si c'est le cas, et après l'histoire des cadences anémiques du Mistral, MBDA se fout vraiment de notre gueule en essayant de se faire payer un redémarrage de sa chaîne UK avec l'argent du contribuable Européen. 

MBDA a souvent été pointé du doigt oui ...

https://www.lefigaro.fr/societes/comment-le-fabricant-de-missiles-mbda-se-met-en-ordre-de-bataille-pour-repondre-a-l-explosion-de-la-demande-20240313

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