Alzoc Posté(e) le 22 août Share Posté(e) le 22 août (modifié) Il y a 3 heures, greg0ry a dit : Quelqu’un pour éclairer ma chandelle? Trump ne comprend rien au fonctionnement de l’UE ( il n’est pas le seul au demeurant) mais avant l’entrevue il y a eu échange de documents . Que son administration soit aux ordres et que tous préfèrent rester dans le rang que montrer une compétence et une connaissance du dossier je le conçois. mais côté européen on a bien du avoir des documents en amont , et donc se rendre compte que Donald comptait négocier sur des sujets dépassant les prérogatives de l’UE: Pourquoi personne n’en a fait mention dans les documents préparatoires ou durant la négociation? Ça me semble ubuesque Si Trump et son administration sont à ce point incompétents pour ignorer le fonctionnement de l'UE, ce n'est pas à nous de les éduquer sur ce point. On ne parle pas de simple citoyens qui ont du mal à comprendre les règles byzantines du fonctionnement interne de l'UE, mais bien de politiciens et fonctionnaires (supposément) de haut-rang issus de la première puissance mondiale. S'ils veulent continuer à se faire manipuler et rouler dans farine par les fonctionnaires Européens parce qu'ils sont incapables de lire les petites lignes sur le contrat c'est leur problème ... Et je précise que le même scénario peux se reproduire ad-nauseam dans le cadre de n'importe qu'elle autre relation internationale (Trump-Poutine ; Chine-US ; Japon-US ; Israël/Iran - US ; etc) Modifié le 22 août par Alzoc Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) le 22 août Share Posté(e) le 22 août il y a 10 minutes, Alzoc a dit : Si Trump et son administration sont à ce point incompétents pour ignorer le fonctionnement de l'UE, ce n'est pas à nous de les éduquer sur ce point. On ne parle pas de simple citoyens qui ont du mal à comprendre les règles byzantines du fonctionnement interne de l'UE, mais bien de politiciens et fonctionnaires (supposément) de haut-rang issus de la première puissance mondiale. S'ils veulent continuer à se faire manipuler et rouler dans farine par les fonctionnaires Européens parce qu'ils sont incapables de lire les petites lignes sur le contrat c'est leur problème ... Et je préciser que le même scénario peux se reproduire ad-nauseam dans le cadre de n'importe quelle autre relation internationale (Trump-Poutine ; Chine-US ; Japon-US ; Israël/Iran - US ; etc) Trump a une conception des USA et du monde où ses règles deviennent la vérité. A minima du point de vu US. La vérité/réalité ne l’intéresse pas. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
greg0ry Posté(e) le 22 août Share Posté(e) le 22 août Il y a 2 heures, Alzoc a dit : Si Trump et son administration sont à ce point incompétents pour ignorer le fonctionnement de l'UE, ce n'est pas à nous de les éduquer sur ce point. On ne parle pas de simple citoyens qui ont du mal à comprendre les règles byzantines du fonctionnement interne de l'UE, mais bien de politiciens et fonctionnaires (supposément) de haut-rang issus de la première puissance mondiale. S'ils veulent continuer à se faire manipuler et rouler dans farine par les fonctionnaires Européens parce qu'ils sont incapables de lire les petites lignes sur le contrat c'est leur problème ... Et je précise que le même scénario peux se reproduire ad-nauseam dans le cadre de n'importe qu'elle autre relation internationale (Trump-Poutine ; Chine-US ; Japon-US ; Israël/Iran - US ; etc) Je serais d’accord avec toi si le pendant n’était pas les droits de douanes liés aux promesses qui ne seront jamais tenues….. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Paschi Posté(e) dimanche à 20:18 Share Posté(e) dimanche à 20:18 https://www.blick.ch/fr/suisse/39-karin-keller-sutter-aurait-humilie-trump-au-telephone-id21164023.html Karin Keller-Sutter a mis le président américain sur les nerfs en réagissant à sa remarque sur le déficit de 40 milliards dans le commerce avec la Suisse. Au lieu de flatter Trump et de lui promettre un déficit plus faible, elle l'a corrigé, une erreur diplomatique fatale. «Elle ne m'a pas écouté», s'est plaint Trump plus tard. Conséquence de cette blessure narcissique: la Suisse est pratiquement le seul pays à avoir un droit de douane plus élevé qu'annoncé, malgré un lobbying intensif. Mais selon les informateurs de Blick, l'esclandre a pris une tournure bien plus dramatique que nous le pensions. Karin Keller-Sutter n'a pas seulement corrigé Trump, mais l'a humilié – selon Washington – en lui donnant un cours accéléré d'une demi-heure sur l'économie nationale et l'économie politique. L'exposé a dû le mettre tellement en colère que, selon ces sources, il a signalé à ses collaborateurs immédiatement après la conversation téléphonique qu'il ne voulait plus jamais traiter avec cette femme politique. La veille du 1er août, la Maison Blanche avait décidé que tant que Karin Keller-Sutter serait présidente, la Suisse n'obtiendrait pas de droits de douane plus bas. «Il en a définitivement assez d'elle», confie un informateur. Une autre source ajoute: «Jamais un président américain en exercice ne s'est laissé traiter de la sorte pendant plus d'une demi-heure par la présidente d'un autre pays. Bill Clinton aurait raccroché au bout de dix minutes. Même Barack Obama ne se serait pas laissé faire». 1 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mardi à 16:49 Share Posté(e) mardi à 16:49 Modi très fâché avec Trump. Il ne décroche plus. 1 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Boule75 Posté(e) mardi à 18:30 Share Posté(e) mardi à 18:30 (modifié) Il y a 1 heure, herciv a dit : Modi très fâché avec Trump. Il ne décroche plus. A l'heure où Trump remet en cause l'accord (pas encore en vigueur mais bien moisi) consenti par la Commission de l'UE, remet sur la table une ouverture du marché agricole UE aux délicieux produits américains dont il s'empifre et nous vante les vertus civilisatrices des GAFAM dont il est l'emblême, j'espère qu'Ursula Van den Leyen, Vincent Bolloré et Bernard Arnaud prennent des notes. Modifié mardi à 18:31 par Boule75 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Patrick Posté(e) mardi à 18:46 Share Posté(e) mardi à 18:46 Il y a 1 heure, herciv a dit : Modi très fâché avec Trump. Il ne décroche plus. Bon après FAZ question fake news ne sont pas les derniers non plus. Mais si c'est vrai ça s'explique très bien par les propos délirants qu'est allé balancer le chef de l'armée paki devant trump aux USA, menaçant l'Inde d'anihilation nucléaire (et "la moitié de la planète" avec, rien que ça). Bref. Pas malin de la part des US de se mettre à dos un membre du QUAD. Mais ça fait nos affaires c'est très bien. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Alexis Posté(e) mercredi à 09:09 C’est un message populaire. Share Posté(e) mercredi à 09:09 Il y a 13 heures, Patrick a dit : Pas malin de la part des US de se mettre à dos un membre du QUAD. Mais ça fait nos affaires c'est très bien. Bon, cela dit, le type à la casquette rouge n'est pas très malin sur certains sujets... mais il réussit mieux sur d'autres ! Sabine Weyand, directrice générale du commerce et de la sécurité économique de la Commission européenne, a évoqué avec une "franchise inhabituelle" (oh la jolie litote ... en réalité elle a tout simplement craché le morceau, elle a tout dit) comment l'accord commercial entre Etats-Unis et Commission a été "négocié" « Ce n’étaient pas des négociations » Si vous ne m'avez pas entendue utiliser le mot “négociation”, c'est qu'il n'en s'agissait pas (...) « Il n'y a eu aucun échange de demandes ou d'offres », déclare Mme Weyand. Lors d'un entretien avec SZ Dossier au Forum européen d'Alpbach, elle a donné un aperçu rare de la conclusion de l'accord avec Trump. « La partie européenne était soumise à une pression énorme pour trouver une solution rapide afin de stabiliser les relations transatlantiques, notamment en ce qui concerne les garanties de sécurité. » (...) « Nous sommes engagés dans une guerre terrestre sur le continent européen. Et nous dépendons entièrement des États-Unis. Les États membres n'étaient pas prêts à prendre le risque d'une nouvelle escalade, qui aurait été la conséquence des contre-mesures européennes. » (...) Le prix économique est élevé, mais le calcul politique était clair "Le danger était que les Etats-Unis en retour ne remettent en question le partenariat de sécurité". C'est là la Realpolitik du Zeitenwende (du changement d'époque) Que cela plaise ou non, Trump qui échoue avec l'Inde réussit avec l'Europe à transformer le "partenariat de sécurité" - c'est-à-dire le protectorat américain sur de nombreux pays européens - en racket de protection - Le prix de la "protection" accordée à ceux de nos voisins qui font reposer leur sécurité sur la présence de bases américaines chez eux inclut pour l'instant des droits de douanes inégaux entre EU et UE, 15% dans un sens 0% dans l'autre. Il inclut des engagements d'investissements européens énormes aux Etats-Unis - engagements que la Commission européenne n'a certes pas le droit de prendre, mais qui ont cependant été entendus comme tels à Washington. Et comme ce sont les Etats membres qui ont décidé - Sabine Weyand le dit elle-même ! - c'est eux-mêmes qui auront à coeur de pousser leurs entreprises à réaliser ces investissements, afin de "ne pas prendre le risque". C'est le prix... pour l'instant - Le prix augmentera bien sûr rapidement. Car il n'y a aucune raison pour que Trump se retienne ! Bien au contraire, la faiblesse attire le mépris et le désir d'aller plus loin. Puisque j'ai obtenu la main, j'obtiendrai aussi le bras. Déjà il est question de baisser les standards sanitaires afin d'accepter la "bonne" nourriture américaine (- 3 ans d'espérance de vie, pour plusieurs raisons certes, mais celle-là en est une), et d'accepter tout ce que les GAFAM décideront, etc. etc. Et pas seulement l'Amérique ! La faiblesse des Européens sera évidente pour tous, y compris à Pékin, Moscou etc. "Les Européens sont faibles, profitons-en !" Tout cela pourquoi ? Parce que plusieurs de nos voisins (Madame Weyand est de même nationalité que Madame Von der Leyen, je dis ça en passant bien sûr...) non seulement n'ont pas été foutus de penser un tant soit peu leur sécurité en dehors du protectorat américain, mais ne sont toujours pas capables de le faire ! (l'Allemagne n'est probablement pas le seul pays européen derrière la décision de "ne pas prendre le risque", mais c'est le plus influent) ==>A cause d'eux, et à cause de l'existence de l'UE, la France va se retrouver à payer le pizzo des vassaux européens de l'Amérique alors que Paris a justement fait le nécessaire depuis soixante ans pour ne plus être un protectorat américain, comme nous l'étions entre 1945 et 1966 Le résultat final est que l'UE, au lieu d'être comme l'imaginaient les européistes un levier pour obtenir de meilleures conditions commerciales vis-à-vis des pays tiers devient pour la France un levier de soumission aux appétits d'une puissance tierce... Je ne sais pas ce que deviendra cet accord Etats-Unis - Commission. Il peut encore être refusé par le Conseil européen, où siègent les chefs d'Etat et de gouvernement. Malheureusement, le système de la "majorité qualifiée", qui a remplacé l'unanimité, fait que la France n'a pas le pouvoir à elle seule de refuser l'accord, il lui faut le soutien d'autres Etats pour construire (contre Berlin) une minorité de blocage. Ce n'est pas perdu d'avance, le fait même que Sabine Weyand crache le morceau et dise la vérité montre que même outre-Rhin il existe des réticences et un malaise, mais le succès n'est pas certain Mon impression est que nous nous trouvons à l'un de ces croisements où l'Histoire peut prendre une direction, ou l'autre. Si l'accord est adopté par le Conseil, je ne pense pas que l'UE cessera d'exister le lendemain, les choses humaines ont une forte inertie. Mais je ne suis pas sûr que l'UE y survive au final L'option de transformer l'UE en quelque chose de plus conforme à l'objectif initial d'une "Europe des nations" disparaîtra pratiquement, et le coeur n'y sera plus. La radicalisation des eurosceptiques en mode Caton l'ancien "Unio Europaea delenda" est probable à terme, et pas seulement en France 1 5 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
nemo Posté(e) mercredi à 09:18 Share Posté(e) mercredi à 09:18 (modifié) il y a 8 minutes, Alexis a dit : Bon, cela dit, le type à la casquette rouge n'est pas très malin sur certains sujets... mais il réussit mieux sur d'autres ! Sabine Weyand, directrice générale du commerce et de la sécurité économique de la Commission européenne, a évoqué avec une "franchise inhabituelle" (oh la jolie litote ... en réalité elle a tout simplement craché le morceau, elle a tout dit) comment l'accord commercial entre Etats-Unis et Commission a été "négocié" « Ce n’étaient pas des négociations » Si vous ne m'avez pas entendue utiliser le mot “négociation”, c'est qu'il n'en s'agissait pas (...) « Il n'y a eu aucun échange de demandes ou d'offres », déclare Mme Weyand. Lors d'un entretien avec SZ Dossier au Forum européen d'Alpbach, elle a donné un aperçu rare de la conclusion de l'accord avec Trump. « La partie européenne était soumise à une pression énorme pour trouver une solution rapide afin de stabiliser les relations transatlantiques, notamment en ce qui concerne les garanties de sécurité. » (...) « Nous sommes engagés dans une guerre terrestre sur le continent européen. Et nous dépendons entièrement des États-Unis. Les États membres n'étaient pas prêts à prendre le risque d'une nouvelle escalade, qui aurait été la conséquence des contre-mesures européennes. » (...) Le prix économique est élevé, mais le calcul politique était clair "Le danger était que les Etats-Unis en retour ne remettent en question le partenariat de sécurité". C'est là la Realpolitik du Zeitenwende (du changement d'époque) Que cela plaise ou non, Trump qui échoue avec l'Inde réussit avec l'Europe à transformer le "partenariat de sécurité" - c'est-à-dire le protectorat américain sur de nombreux pays européens - en racket de protection - Le prix de la "protection" accordée à ceux de nos voisins qui font reposer leur sécurité sur la présence de bases américaines chez eux inclut pour l'instant des droits de douanes inégaux entre EU et UE, 15% dans un sens 0% dans l'autre. Il inclut des engagements d'investissements européens énormes aux Etats-Unis - engagements que la Commission européenne n'a certes pas le droit de prendre, mais qui ont cependant été entendus comme tels à Washington. Et comme ce sont les Etats membres qui ont décidé - Sabine Weyand le dit elle-même ! - c'est eux-mêmes qui auront à coeur de pousser leurs entreprises à réaliser ces investissements, afin de "ne pas prendre le risque". C'est le prix... pour l'instant - Le prix augmentera bien sûr rapidement. Car il n'y a aucune raison pour que Trump se retienne ! Bien au contraire, la faiblesse attire le mépris et le désir d'aller plus loin. Puisque j'ai obtenu la main, j'obtiendrai aussi le bras. Déjà il est question de baisser les standards sanitaires afin d'accepter la "bonne" nourriture américaine (- 3 ans d'espérance de vie, pour plusieurs raisons certes, mais celle-là en est une), et d'accepter tout ce que les GAFAM décideront, etc. etc. Et pas seulement l'Amérique ! La faiblesse des Européens sera évidente pour tous, y compris à Pékin, Moscou etc. "Les Européens sont faibles, profitons-en !" Tout cela pourquoi ? Parce que plusieurs de nos voisins (Madame Weyand est de même nationalité que Madame Von der Leyen, je dis ça en passant bien sûr...) non seulement n'ont pas été foutus de penser un tant soit peu leur sécurité en dehors du protectorat américain, mais ne sont toujours pas capables de le faire ! (l'Allemagne n'est probablement pas le seul pays européen derrière la décision de "ne pas prendre le risque", mais c'est le plus influent) ==>A cause d'eux, et à cause de l'existence de l'UE, la France va se retrouver à payer le pizzo des vassaux européens de l'Amérique alors que Paris a justement fait le nécessaire depuis soixante ans pour ne plus être un protectorat américain, comme nous l'étions entre 1945 et 1966 Le résultat final est que l'UE, au lieu d'être comme l'imaginaient les européistes un levier pour obtenir de meilleures conditions commerciales vis-à-vis des pays tiers devient pour la France un levier de soumission aux appétits d'une puissance tierce... Je ne sais pas ce que deviendra cet accord Etats-Unis - Commission. Il peut encore être refusé par le Conseil européen, où siègent les chefs d'Etat et de gouvernement. Malheureusement, le système de la "majorité qualifiée", qui a remplacé l'unanimité, fait que la France n'a pas le pouvoir à elle seule de refuser l'accord, il lui faut le soutien d'autres Etats pour construire (contre Berlin) une minorité de blocage. Ce n'est pas perdu d'avance, le fait même que Sabine Weyand crache le morceau et dise la vérité montre que même outre-Rhin il existe des réticences et un malaise, mais le succès n'est pas certain Mon impression est que nous nous trouvons à l'un de ces croisements où l'Histoire peut prendre une direction, ou l'autre. Si l'accord est adopté par le Conseil, je ne pense pas que l'UE cessera d'exister le lendemain, les choses humaines ont une forte inertie. Mais je ne suis pas sûr que l'UE y survive au final L'option de transformer l'UE en quelque chose de plus conforme à l'objectif initial d'une "Europe des nations" disparaîtra pratiquement, et le coeur n'y sera plus. La radicalisation des eurosceptiques en mode Caton l'ancien "Unio Europaea delenda" est probable à terme, et pas seulement en France Je maintiens qu'il n'y a pas véritablement de différence de nature avec la situation précédent Trump. Il y a la différence de "style" de "l'agent orange" et le moment historique qui fait que les dirigeants tazus ont décidés qu'il fallait faire cracher au max les vassaux. Le reste c'est juste le bruit des éclats des illusions fracassées. Je suis pas convaincu que les dirigeants européens actuels aient la capacité de changer quoi que ce soit même après la perte de ces illusions. Zut je parie qu'une bonne part d'entre eux continuent d'entretenir les mêmes illusions (que ce soit de bonne foi ou juste pour tromper leur population). Modifié mercredi à 09:18 par nemo 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) mercredi à 09:30 Share Posté(e) mercredi à 09:30 il y a 6 minutes, nemo a dit : Je suis pas convaincu que les dirigeants européens actuels aient la capacité de changer quoi que ce soit même après la perte de ces illusions. Zut je parie qu'une bonne part d'entre eux continuent d'entretenir les mêmes illusions (que ce soit de bonne foi ou juste pour tromper leur population). C'est en fait assez simple. Une solution possible en deux étapes pourrait être 1. Décider la règle "Taux de douane UE uniforme sur tous les produits américains = Taux de douane américain maximal sur une catégorie quelconque de produits UE" 2. Ne plus prendre les appels de Trump - sur l'exemple de Modi On peut toujours rajouter des fioritures et décorations, comme une démarche vers Pékin afin de négocier un accord commercial euro-chinois, ou un responsable allemand qui lance le débat faut-il démanteler la base américaine à Ramstein est-ce qu'on a vraiment toujours besoin des Américains. Juste pour enfoncer le clou Mais ces deux étapes 1. et 2. suffiraient à elles seules 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
nemo Posté(e) mercredi à 09:44 Share Posté(e) mercredi à 09:44 il y a 12 minutes, Alexis a dit : C'est en fait assez simple. Une solution possible en deux étapes pourrait être 1. Décider la règle "Taux de douane UE uniforme sur tous les produits américains = Taux de douane américain maximal sur une catégorie quelconque de produits UE" 2. Ne plus prendre les appels de Trump - sur l'exemple de Modi On peut toujours rajouter des fioritures et décorations, comme une démarche vers Pékin afin de négocier un accord commercial euro-chinois, ou un responsable allemand qui lance le débat faut-il démanteler la base américaine à Ramstein est-ce qu'on a vraiment toujours besoin des Américains. Juste pour enfoncer le clou Mais ces deux étapes 1. et 2. suffiraient à elles seules Et tu vois des signes que ça va se produire bientôt? Pour ma part je n'en vois aucun. Mais j'avoue que je ne suis ça que de très loin parce que tout ça m'exaspère donc ma question est sérieuse. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akilius G. Posté(e) mercredi à 09:57 Share Posté(e) mercredi à 09:57 il y a 28 minutes, Alexis a dit : Que cela plaise ou non, Trump qui échoue avec l'Inde réussit avec l'Europe à transformer le "partenariat de sécurité" - c'est-à-dire le protectorat américain sur de nombreux pays européens - en racket de protection cette situation est en effet problématique et contre-productive pour tout le monde. Le sujet de la défense européenne - quoi que l'on mette derrière ce terme - va se trouver pollué voire torpillé par diverses considérations. Le contexte est pourtant favorable avec une montée des risques internationaux et une similitude de raisonnement / perception sur de nombreux sujets européens. Sur un plan de politique intérieur, on peut je pense expliquer une montée des budgets de la défense dans le contexte actuel. Il reste à trouver des économies ou à augmenter les impôts mais cela me semble accessible avec de la pédagogie. En revanche, le cocktail racket économique des Etats-Unis et soumission envers ces derniers, augmentation des budgets militaires et soutien financier de l'Ukraine me semblent impossibles à faire passer auprès de la population. Si l'on prend la situation interne en France, la durée de vie du gouvernement actuel et sa capacité à faire passer un budget semblent faibles, alors que nous sommes un peu plus épargnés. Je ne sais pas pour l'Allemagne sur un plan politique interne, mais le cocktail m'y semble intenable avec une industrie qui souffre, des Etats-Unis qui l'attaque frontalement, des soutiens plus forts que nous sur l'Ukraine... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) mercredi à 10:08 Share Posté(e) mercredi à 10:08 il y a 23 minutes, nemo a dit : Et tu vois des signes que ça va se produire bientôt? Pour ma part je n'en vois aucun. Mais j'avoue que je ne suis ça que de très loin parce que tout ça m'exaspère donc ma question est sérieuse. Franchement, non, je n'en vois pas. Et ça m'exaspère aussi, grandement. D'où ma tirade, sans doute... 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akilius G. Posté(e) mercredi à 11:20 Share Posté(e) mercredi à 11:20 Il y a 1 heure, Alexis a dit : C'est en fait assez simple. Une solution possible en deux étapes pourrait être 1. Décider la règle "Taux de douane UE uniforme sur tous les produits américains = Taux de douane américain maximal sur une catégorie quelconque de produits UE" 2. Ne plus prendre les appels de Trump - sur l'exemple de Modi On peut toujours rajouter des fioritures et décorations, comme une démarche vers Pékin afin de négocier un accord commercial euro-chinois, ou un responsable allemand qui lance le débat faut-il démanteler la base américaine à Ramstein est-ce qu'on a vraiment toujours besoin des Américains. Juste pour enfoncer le clou Mais ces deux étapes 1. et 2. suffiraient à elles seules le diktat américain est inadmissible sur la forme. Sur le fond, le sujet droit de douanes est moins net : - c'est un pouvoir souverain des Etats-Unis d'imposer des droits de douanes - la réciprocité est de bon sens - mais la souveraineté prime - c'est avant tout un impôt sur les acheteurs américains, plutôt sur la consommation. - la répartition de la fiscalité aux Etats-Unis entre types d'impôts et personnes, n'est pas la même qu'en France ou en Europe ou la TVA est très puissante. Le panier fiscal américain peut gagner en cohérence avec une dose plus forte de droits de douanes sortant des prérogatives des différents Etats - le mécanisme en tant que tel permet de cibler certaines catégories de produits pour des motifs spécifiques (environnementaux, sociaux, etc) et pas uniquement le pays de départ et l'acquéreur envisagé. Je ne commenterais pas les droits de douanes établis au doigt mouillé ... L'Occident libéral a un peu trop dévalorisé ce mécanisme d'imposition au profit d'autres ressources fiscales. Il est un peu difficile au POTUS de dire aux américains : l'Etat à besoin de votre argent - je souhaite vous taxer. Mettre en avant la compétitivité est un moyen d'embobiner l'électeur. Néanmoins, la méthode revient de facto à une guerre commerciale ... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mercredi à 11:40 Share Posté(e) mercredi à 11:40 (modifié) Via Zonebourse : https://www.zonebourse.com/actualite-bourse/l-ue-proposera-la-suppression-des-droits-de-douane-americains-pour-satisfaire-une-exigence-de-trump-ce7c50dedd88f626 L'UE proposera la suppression des droits de douane américains pour satisfaire une exigence de Trump L'Union européenne compte accélérer l'adoption d'une législation visant à supprimer tous les droits de douane sur les produits industriels américains, afin de répondre à une demande du président Donald Trump. Cette initiative intervient alors que les États-Unis conditionnent la baisse de leurs taxes sur les exportations automobiles du bloc à cette mesure. Brendan Murray rapporte pour Bloomberg Television. J'ai de plus en plus de mal à décorréler les tarifs US envers l'Europe de leur engagement neutre dans l'OTAN. Modifié mercredi à 11:42 par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) mercredi à 12:30 Share Posté(e) mercredi à 12:30 Un tweet très illustratif de l'ambiance entre Trump et Modi : Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) mercredi à 12:34 Share Posté(e) mercredi à 12:34 La réalité alternative. Quel dommage qu'il soit si inefficace avec la Russie et Israël et la guerre contre la drogue ! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Nicks Posté(e) mercredi à 13:38 Share Posté(e) mercredi à 13:38 Il y a 4 heures, Alexis a dit : L'option de transformer l'UE en quelque chose de plus conforme à l'objectif initial d'une "Europe des nations" disparaîtra pratiquement, et le coeur n'y sera plus. La radicalisation des eurosceptiques en mode Caton l'ancien "Unio Europaea delenda" est probable à terme, et pas seulement en France Le plus vite sera le mieux. Penser que ce serait pire si nous étions libre de déterminer notre politique extérieure relève de l'aveuglement idéologique (dont on accuse toujours les autres bien évidemment). Et en attendant, Trump réussit à faire en sorte qu'il n'ait à se concentrer que sur les Brics, la Chine en particulier, en nous marchant dessus. On appelle ça un partenaire fiable il paraît. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
FATac Posté(e) mercredi à 14:17 Share Posté(e) mercredi à 14:17 Il y a 2 heures, Akilius G. a dit : [...] - c'est un pouvoir souverain des Etats-Unis d'imposer des droits de douanes - la réciprocité est de bon sens - mais la souveraineté prime [...] L'Occident libéral a un peu trop dévalorisé ce mécanisme d'imposition au profit d'autres ressources fiscales. [...] L'opinion libérale (et pas seulement occidentale) est que les droits de douanes sont une mesure protectionniste avant même d'être une ressource fiscale. Partant de là, cette ressource n'étant pas saine et nuisant aux mécanismes de commerce, notamment par distorsion de concurrence, il n'y a eu de cesse que de négocier des accords de libre-échange entre partenaires (i.e. sans droits de douanes, ou avec des droits réduits et réciproques). La création de l'OMC visait, justement, à réduire l'usage de ce pouvoir souverain au strict nécessaire. La souveraineté des états participants étant, sur ce point, déléguée à l'OMC. Donald Trump balaye, d'un gribouillis de marqueur, 70 ans d'âpres négociations au sein du GATT initialement, et de l'OMC par la suite. On peut, et on doit donc s'attendre à de graves répercussions économiques. Il ne faut pas oublier l'effet délétère de la précédente guerre des tariffs déclenchée par les Etats Unis au cours des années 20. Le libéralisme économique global (incluant les USA) est mort. Localement, au sein de l'Union européenne, il pourra cependant persister. Par contre, à partir de maintenant, le moindre américain qui vante le libéralisme économique tout en soutenant les tariffs de Donald Trump ne peut plus être sincère. C'est, au mieux, un prédateur hégémoniste... un qui ne voit le libre échange qu'en mode "je taxe ce que je t'achète, mais je t'interdis de taxer ce que tu m'achètes". 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
gustave Posté(e) mercredi à 15:53 Share Posté(e) mercredi à 15:53 Il y a 1 heure, FATac a dit : L'opinion libérale (et pas seulement occidentale) est que les droits de douanes sont une mesure protectionniste avant même d'être une ressource fiscale. Partant de là, cette ressource n'étant pas saine et nuisant aux mécanismes de commerce, notamment par distorsion de concurrence, il n'y a eu de cesse que de négocier des accords de libre-échange entre partenaires (i.e. sans droits de douanes, ou avec des droits réduits et réciproques). La création de l'OMC visait, justement, à réduire l'usage de ce pouvoir souverain au strict nécessaire. La souveraineté des états participants étant, sur ce point, déléguée à l'OMC. Donald Trump balaye, d'un gribouillis de marqueur, 70 ans d'âpres négociations au sein du GATT initialement, et de l'OMC par la suite. On peut, et on doit donc s'attendre à de graves répercussions économiques. Il ne faut pas oublier l'effet délétère de la précédente guerre des tariffs déclenchée par les Etats Unis au cours des années 20. Le libéralisme économique global (incluant les USA) est mort. Localement, au sein de l'Union européenne, il pourra cependant persister. Par contre, à partir de maintenant, le moindre américain qui vante le libéralisme économique tout en soutenant les tariffs de Donald Trump ne peut plus être sincère. C'est, au mieux, un prédateur hégémoniste... un qui ne voit le libre échange qu'en mode "je taxe ce que je t'achète, mais je t'interdis de taxer ce que tu m'achètes". Il faut tout de même ajouter que les droits de douanes et l'OMC ont été complètement distordus depuis des décennies, le statut de la Chine n'en étant que le symptôme le plus visible. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akilius G. Posté(e) mercredi à 16:18 Share Posté(e) mercredi à 16:18 Il y a 1 heure, FATac a dit : Donald Trump balaye, d'un gribouillis de marqueur, 70 ans d'âpres négociations au sein du GATT initialement, et de l'OMC par la suite. Entièrement d'accord et je ne pense pas que ce soit une bonne méthode. En revanche, les droits de douanes sont un outil qui peut présenter un intérêt pour traiter différentes situations. Le tout étant de savoir ce que l'on veut faire par ce mécanisme, c'est sans doute plus un moyen de compensation (éviter un dumping étranger, des biais monétaires, compenser la prise en compte de surcout spécifiques par exemple environnementaux) que de générer des recettes pérennes. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) il y a 9 heures Share Posté(e) il y a 9 heures (modifié) Le 27/08/2025 à 11:09, Alexis a dit : Les propos de Sabine Weyand — « ce n’étaient pas des négociations » — confirment que l’UE a surtout accepté un compromis géo-économique pour éviter une escalade tarifaire et préserver le parapluie sécuritaire US. C’est exactement ce qu’elle a expliqué, très ouvertement, à Alpbach et dans SZ Dossier. SZ DossierEuropean Forum Alpbach Où en est « l’accord » et ce qu’il contient vraiment Cadre US-UE de juillet 2025 : plafond 15 % sur la plupart des exportations européennes vers les USA (autos incluses), métaux conservant des droits plus élevés ; en contrepartie, l’UE s’engage à réduire/supprimer des droits sur les biens industriels US et à faciliter des achats d’énergie US importants. Ce cadre est politique et doit être mis en œuvre par des actes législatifs EU. The White HouseTrade and Economic Security Étape d’implémentation (28 août) : la Commission propose formellement de retirer des droits sur des biens industriels US afin de déclencher la baisse US des droits autos de 27,5 % à 15 %, rétroactive au 1ᵉʳ août. Il faut encore l’aval des États membres et du Parlement européen. Reuters+1 Donc ta formule « 15 % dans un sens, 0 % dans l’autre » reflète bien l’asymétrie voulue par Washington, mais techniquement l’UE parle surtout de zéro sur l’industriel (pas nécessairement tout l’agro). Côté sanitaire/SPS, Bruxelles répète que les standards restent une ligne rouge (pas de “baisse” acceptée dans ce paquet-là). ReutersFood Safety News Pourquoi Weyand dit que ce n’était « pas une négociation » Parce que l’UE a agi en logique de risque : menace US d’un tarif généralisé à 30 %, guerre en Europe et dépendance aux garanties US — d’où un « prix » économique assumé pour stabiliser la relation. C’est la Realpolitik du Zeitenwende… mais elle laisse un goût amer, surtout côté États membres qui n’adhèrent pas à l’asymétrie. ReutersSZ Dossier Et maintenant : que peut faire la France concrètement ? Jouer la procédure : ce paquet doit passer au Conseil (QMV) et au Parlement européen. Une minorité de blocage requiert au moins 4 États représentant > 35 % de la population UE. Paris peut bâtir une coalition sur cette base si le contenu reste trop asymétrique. Consilium Exiger de la symétrie mesurable : clause de revue annuelle liant toute baisse EU à des réductions US équivalentes (y compris sur autos/parts), avec snap-back automatique en cas de divergences (les écarts d’application sont déjà visibles, cf. fromage italien). Financial Times Bétonner l’agro/SPS : verrouiller par écrit qu’aucun alignement vers le bas n’est inclus ; maintenir des exclusions sensibles et des quotas stricts. Food Safety News Encadrer l’énergie/achats “patriotiques” : plafonds d’offtake, calendrier et révision si les conditions de sécurité changent (le cadre mentionne des volumes US très élevés). Trade and Economic Security Clause de caducité (sunset) liée à la montée en puissance d’un pilier européen de défense : plus l’Europe finance sa propre sécurité, plus l’asymétrie tarifaire doit se refermer. Compensation industrielle intra-UE : flécher des outils (IPCEI, aides d’État ciblées) pour neutraliser l’aspiration d’investissements vers les USA induite par l’accord. Mon verdict Oui, le récit de « racket de protection » trouvera un écho tant que l’asymétrie 15 %/0 % (sur l’industriel) perdure. Mais le dossier n’est pas ficelé juridiquement : il y a de la négociation interne à mener maintenant pour rééquilibrer, à droit constant de l’UE. Reuters Modifié il y a 9 heures par Picdelamirand-oil Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Alexis Posté(e) il y a 8 heures Share Posté(e) il y a 8 heures il y a 37 minutes, Picdelamirand-oil a dit : Et maintenant : que peut faire la France concrètement ? C'est évidemment la question qui compte. Ce que fait la superstructure UE n'est pas la question, la question c'est comment limiter les conséquences pour la France des actes de cette superstructure il y a 37 minutes, Picdelamirand-oil a dit : Jouer la procédure : ce paquet doit passer au Conseil (QMV) et au Parlement européen. Une minorité de blocage requiert au moins 4 États représentant > 35 % de la population UE. Paris peut bâtir une coalition sur cette base si le contenu reste trop asymétrique. Consilium C'est la solution idéale, mais l'option est fragile, il faudrait trouver >= 3 pays avec au moins 90 millions d'habitants. A part l'Espagne (et encore, je suis peut-être optimiste ?) je ne vois pas de chance vraiment sérieuse, certainement pas en tout cas les PECO qui donnent la priorité à l'Ukraine, ni l'Italie où Meloni semble dans la poche de Trump il y a 37 minutes, Picdelamirand-oil a dit : Exiger de la symétrie mesurable : clause de revue annuelle liant toute baisse EU à des réductions US équivalentes (y compris sur autos/parts), avec snap-back automatique en cas de divergences (les écarts d’application sont déjà visibles, cf. fromage italien). Financial Times Bétonner l’agro/SPS : verrouiller par écrit qu’aucun alignement vers le bas n’est inclus ; maintenir des exclusions sensibles et des quotas stricts. Food Safety News Encadrer l’énergie/achats “patriotiques” : plafonds d’offtake, calendrier et révision si les conditions de sécurité changent (le cadre mentionne des volumes US très élevés). Trade and Economic Security Clause de caducité (sunset) liée à la montée en puissance d’un pilier européen de défense : plus l’Europe finance sa propre sécurité, plus l’asymétrie tarifaire doit se refermer. Compensation industrielle intra-UE : flécher des outils (IPCEI, aides d’État ciblées) pour neutraliser l’aspiration d’investissements vers les USA induite par l’accord. Toutes ces idées ont un inconvénient, il faudrait pour les implémenter mettre sous contrôle la superstructure. Or elle est en mode "Si Trump gronde, on cède, c'est lui Daddy qui nous protège !" Je ne m'illusionnerais pas sur la capacité à placer sous contrôle, ou du moins à limiter les dégâts de la superstructure, sans passer par une épreuve de force C'est d'ailleurs ce qu'a fait Trump ! En menaçant de conséquences effrayantes. La France pourrait se chercher un levier comparable - même si ce ne serait certes pas sur le même plan il y a 37 minutes, Picdelamirand-oil a dit : Mais le dossier n’est pas ficelé juridiquement : il y a de la négociation interne à mener maintenant pour rééquilibrer, à droit constant de l’UE. Reuters Je ne vois guère que la compensation pour la France au moyen d'une négociation "dure" sur un sujet concret rapportant un argent sonnant et trébuchant Le prochain budget pluriannuel de l'UE 2028-34 pourrait être l'occasion de poser le principe d'une contribution nette égale à zéro de la France, en mode Thatcher "I want my money back", et de tout bloquer tant que ce principe n'est pas adopté. Margaret Thatcher, rappelons-le, l'avait emporté Il s'agirait d'une compensation de 9 milliards par an - le montant de la contribution française actuelle nette à l'UE - que j'imagine suffisante pour nous payer du manque à gagner en exportations aux Etats-Unis (asymétrie des taxes) comme en diminution des investissements directs (puisque nos partenaires se sentiront obligés de les diriger vers les Etats-Unis pour espérer leur protection) Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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