Aller au contenu
Fini la pub... bienvenue à la cagnotte ! ×
AIR-DEFENSE.NET

Wallaby

Members
  • Compteur de contenus

    25 741
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    69

Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://responsiblestatecraft.org/rubio-speech-munich/ (14 février 2026) Rien de tout cela n'est particulièrement nouveau : certains de ces points, voire la plupart, ont été soulevés l'année dernière par le vice-président J.D. Vance et sont repris dans la section consacrée à l'Europe de la nouvelle stratégie américaine en matière de sécurité nationale. C'est la manière dont Rubio les a présentés, en évoquant Mary Poppins lorsqu'elle chantait « une cuillerée de sucre aide à ingurgiter l'amère potion » (a spoonful of sugar helps the medicine go down), qui a fait la différence. Mais plus révélateur encore que les propos de Rubio, ce sont ses actes. La veille de son discours, il a annulé une réunion prévue avec les dirigeants européens sur l'Ukraine. L'explication officielle était un conflit d'horaires. Les responsables européens interrogés par le Financial Times ont donné une évaluation plus directe : cette décision signalait que Washington « perdait tout intérêt pour une coopération étroite avec ses alliés afin de mettre fin à la guerre ». L'un d'eux a qualifié cela de « folie ». Un autre a fait remarquer que la réunion n'avait aucun sens sans la participation des États-Unis. Si le ton conciliant de Rubio peut atténuer les tensions transatlantiques, la réalité incontournable est que le souhait du président Donald Trump de mettre fin à la guerre en Europe est en contradiction flagrante avec les préférences des principaux dirigeants européens et du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
  2. https://www.journaldequebec.com/2026/02/16/industrie-militaire-ottawa-ambitionne-de-creer-jusqua-125-000-nouveaux-emplois Ottawa ambitionne de créer jusqu’à 125 000 nouveaux emplois dans le secteur de la défense d’ici dix ans dans sa stratégie pour libérer l’armée canadienne de sa dépendance à l’industrie militaire américaine. La semaine dernière, notre Bureau d’enquête révélait que l’armée canadienne a accordé 1094 contrats d’une valeur totale de plus d’un milliard de dollars à des compagnies américaines depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump en janvier 2025. Dans sa stratégie industrielle de défense qui sera présentée mardi, le gouvernement Carney promet de changer la donne: il veut créer une industrie militaire canadienne pour que l’armée puisse faire 70% de ses acquisitions auprès d’entreprises canadiennes d’ici dix ans. Cette stratégie attendue depuis l’automne dernier est présentée comme une manière de stimuler l’économie, malmenée par la guerre tarifaire avec les États-Unis, où va 75% de chaque dollar dépensé pour notre défense actuellement. Les États-Unis n’étant plus un partenaire fiable, «ce n’est pas intelligent» que nous soyons autant dépendants de l’industrie militaire américaine, a admis Mark Carney lui-même l’an dernier. Les investissements en recherche et en développement privilégieront dix secteurs clés, dont ceux de l’aérospatiale, des munitions, des drones et de la construction navale, où évoluent plusieurs compagnies du Québec, dont Bombardier, Chantier Davie ou encore Volatus Aerospatial. Le gouvernement estime qu’il s’agit de secteurs essentiels à la sécurité nationale qu’on ne peut donc pas laisser aux mains de fournisseurs étrangers. Ce discours n’est pas étranger au débat en cours sur l’achat d’une flotte d’avions de chasse F-35 au géant américain Lockheed Martin. Même si plus d’une trentaine de compagnies canadiennes fabriquent des pièces de cet appareil, la technologie demeure sous licence américaine. À l’avenir, « le Canada accordera la priorité au contrôle souverain ainsi qu’au développement et à la conservation de la propriété intellectuelle essentielle », promet la stratégie.
  3. Parmi ces eurosceptiques et europhobes, il y a des trumpophiles qui devraient réaliser que Wadepuhl ne fait qu'appliquer à la lettre la règle trumpienne des 5% de PIB.
  4. C'est bien pour ça qu'il faut dire "be careful what you wish for" aux enthousiastes du réarmement allemand.
  5. Je me disais : c'est pas normal qu'un ministre SPD tire à vue comme ça sur le social. C'est alors que je me suis rendu compte que Wadephul n'était pas SPD mais bien CDU. C'est normal dans un gouvernement de coalition que le chancelier et le ministre des affaires étrangères soient du même parti (CDU) ? J'étais habitué aux coalitions où Merkel (CDU) était chancelière et où le ministre des affaires étrangères était SPD (Steinmeier et d'autres) ou encore la coalition où Scholz (SPD) était chancelier et Baerbock (Verts) ministre des affaires étrangères.
  6. https://fr.euronews.com/2026/02/15/ukraine-arrestation-de-lex-ministre-de-lenergie-alors-quil-cherchait-a-quitter-le-pays L'ancien ministre ukrainien de l'Énergie, Herman Halouchtchenko, impliqué dans un scandale de corruption retentissant, a été arrêté par le NABU alors qu'il tentait de se rendre à l'étranger. Halouchtchenko est l'un des ministres qui ont démissionné en 2025 après que le NABU a découvert un système de corruption à grande échelle visant à détourner des fonds dans le secteur de l'énergie du pays, qui, selon les enquêteurs, aurait été organisé par un associé du président Volodymyr Zelensky. La NABU a déclaré que les conspirateurs avaient organisé un système de pots-de-vin de 100 millions de dollars pour retirer des fonds, ce qui a suscité l'indignation du public pendant une période de coupures d'électricité massives causées par les attaques russes. Les enquêteurs ont déclaré que Halouchtchenko avait bénéficié d'un "avantage personnel" à la suite de ces transactions illégales. Début novembre, le NABU a perquisitionné les domiciles de Halouchtchenko, alors ministre de la Justice, et de l'homme d'affaires Timour Minditch proche de Zelensky. Minditch a réussi à fuir à l'étranger quelques heures avant les perquisitions. Plus tard, des perquisitions ont également été menées chez le chef du bureau présidentiel ukrainien, Andriy Yermak, qui a ensuite démissionné.
  7. N'ayant pas été à l'école depuis de longues années, je pose la question non pas de manière rhétorique, mais complètement ouverte : en France, les programmes scolaires parlent-ils de l'Allemagne autrement que pour brandir le danger des méchants nazis ? Je rappelle que la ministre de l'Éducation Nationale Najat Vallaud-Belkacem avait supprimé les classes "bilangue" [1]. C'est rien, mais c'est tout un symbole, de la part d'une Young Leader de la French-American Foundation [2]. L'Amérique est tout. L'Allemagne n'est rien. L'Atlanticisme est tout. L'Européisme n'est rien. [1] https://www.franceinfo.fr/societe/education/reforme-du-college/enseignement-de-l-allemand-ce-qu-annonce-la-ministre-de-l-education-et-ce-qu-elle-ne-dit-pas_1280903.html (22 janvier 2016) Mais ce que ne dit pas Najat Vallaud-Belkacem, c'est le nombre de classes bilangues supprimées à la rentrée. Or, la suppression de ces classes, qui permettent l'enseignement de deux langues étrangères dès la 6e, est un des éléments-clés de la réforme du collège. C'est aussi une mesure qui a provoqué, au printemps 2015, de vives protestations de la part des professeurs d'allemand, qui craignent l'effritement de l'apprentissage de cette langue, au profit de l'anglais. [2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Najat_Vallaud-Belkacem#Conseillère_régionale_du_Rhône
  8. 12 février 2026. Il est suffisamment rare que l'analyse des États-Unis aille au-delà de l'éternel "Trump, il est méchant" pour que cela se remarque lorsque quelqu'un essaie d'approfondir. C'est le cas de Jean-Marc Jancovici dans cette interview. 20:55 Comment est-ce que vous qualifiez cette nouvelle offensive trumpienne : il a détruit en même pas un an, toute amorce de transition aux États-Unis ? Alors, les États-Unis, moi je ne sais pas s'ils avaient jamais amorcé une transition. Les accords de Paris ? Oui, mais cela n'engage, comme disait Pasqua, les promesses n'engagent que ceux qui y croient. Vous avez plein de pays qui ont signé l'accord de Paris et qui n'ont absolument pas respecté... l'Espagne, par exemple, n'a pas respecté la trajectoire pendant longtemps et il ne lui est rien arrivé. Donc la question est plutôt de savoir ce qui se passe en pratique. Sous Obama, la production pétrolière aux États-Unis a progressé de 80%. Donc les États-Unis, c'est un pays qui s'est construit par la violence, sur un territoire immense, doté de ressources immenses. La culture américaine, est hostile à la limite globale, de manière générale. C'est comme ça. Moi, ça fait 10 ou 15 ans que je dis que ce sera le dernier pays à s'occuper sérieusement de la question du réchauffement climatique. Culturellement, la limite est un truc qui ne leur parle pas. Là on a un président des États-Unis qui est climatosceptique, et qui agit par ailleurs comme une sorte de désinhibiteur pour d'autres pays dans la lutte contre le réchauffement climatique... 22:12 Il est climatosceptique parce que 80% des Républicains sont climatosceptiques. Trump n'est pas l'homme qui façonne l'Amérique, Trump est l'émanation d'une partie de l'Amérique. Aux États-Unis, vous avez une différentiation extrêmement marquée, je dis bien extrêmement marquée sur le rapport aux faits et à la science. Extrêmement marquée. Qu'on n'a pas du tout chez nous, et heureusement, donc 80% des Républicains sont climatosceptiques et 20% des Démocrates. C'est très très très marqué en fonction de la préférence partisane. Et la façon dont moi, je vois la chose, c'est que, en gros, cette histoire-là, c'est pas que les gens ne croient pas à la science, c'est que c'est le prétexte, c'est le cache-sexe qu'ils trouvent, pour dire : en fait le programme politique qui va avec le respect de la limite ne me convient pas. En fait c'est ça le vrai sujet. Et ça leur convient pas parce qu'aux États-Unis, la question du respect de la limite globale, est un truc qui est culturellement très compliqué pour eux. Un pays qui nous ressemble beaucoup plus de ce point de vue, à mon avis, c'est la Chine. La Chine est un vieux pays qui a connu la famine, la maladie, qui est dirigé par des ingénieurs. Et on voit bien qu'eux sont en train de s'occuper du problème d'une manière qui est radicalement différente de celle des États-Unis. Aux États-Unis, comme la limite, ça leur parle pas, en fait Trump est assez cohérent avec ça, et il cherche à s'approprier par tous les moyens possibles, toutes les ressources qui permettent de continuer la trajectoire comme avant.
  9. https://www.eurotopics.net/fr/353008/conference-de-munich-le-message-de-rubio-aux-partenaires Un loup en peau de mouton Der Spiegel (15 février 2026) n'arrive pas à comprendre que le discours de Rubio ait pu rassurer les Européens : « Comment faire preuve d'autant de naïveté ? A Munich, Rubio ressemblait à une sorte d'assistant de tortionnaire. Le genre qui tend un verre d'eau au condamné après un passage à tabac. Or Rubio n'a pas dévié du cours politique de Trump d'un seul millimètre. Il s'est employé à défendre sa politique des droits de douane et son impérialisme. Il s'est fait le chantre d'une politique arcboutée sur les intérêts nationaux en affirmant que 'l'ordre mondial fondé sur les règles' était une notion galvaudée. ... La seule différence entre Rubio et Trump ou Vance, c'est sa capacité à enrober une politique absolument implacable dans un langage plus doux ».
  10. https://www.eurotopics.net/fr/353011/trump-sonne-t-il-le-glas-de-la-protection-environnementale# Quand la Chine devient le modèle à suivre En matière de protection climatique, les Etats-Unis enclenchent la marche-arrière alors que la Chine passe à la vitesse supérieure, fait observer The Guardian (15 février 2026) : «La semaine même où les Etats-Unis ont pris cette décision aussi inconsciente que funeste, la Chine a fait savoir que pour le 21e mois d'affilée, ses émissions de CO2 étaient stables ou en léger recul. A l'heure où Washington déchire toute régulation environnementale, Pékin durcit les obligations de rendre compte des émissions carbones. ... L'an dernier, les énergies propres ont représenté plus de 90 pour cent des nouveaux investissements faits en Chine. Au demeurant, personne ne peut compenser le revirement fatal des Etats-Unis en matière d'émissions. ... Les premiers bénéficiaires en seront les milliardaires américains, qui peuvent se réjouir d'affaires juteuses en perspective, au détriment des porte-monnaie et des vies humaines - aux Etats-Unis comme dans le reste du monde.»
  11. Est-ce que justement on n'a pas passé la barre du simple sycophantisme mais qu'on entre dans une idéologie officielle et une politique officielle de culte de la personnalité, qui réprime les contrevenants. Lorsque les gens parlaient de néo-monarchisme ou néo-royalisme, je pensais que c'était exagéré, mais je commence à en douter : https://legrandcontinent.eu/fr/2026/02/02/neo-royalisme-le-nouvel-ordre-mondial-de-donald-j-trump/
  12. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/14/les-declarations-fort-peu-diplomatiques-de-l-ambassadeur-americain-en-pologne_6666772_3210.html L’ambassadeur américain à Varsovie, Thomas Rose, a décidé de rompre tout contact avec le président de la Chambre basse polonaise, qui s’était dit défavorable à l’attribution du prix Nobel de la paix à Donald Trump.
  13. Personne ne doutait qu'on pouvait faire dire à une IA ce qu'on a envie de lui faire dire. Wagner a participé à la répression de l'insurrection des Shebabs mettant en danger la province de Cabo Delgado où se trouvent les investissements de Total qui s'y trouvent et où ne se trouvent pas les investissements que Total voudrait y faire. Je constate l'absence de production par les Occidentaux de récits - de "narratifs" comme on dit en mauvais franglais pour faire branchouillard et jargonneux - anti-Wagner durant la présence de Wagner au Mozambique.
  14. Donc par exemple lorsque Wagner sécurisait les installations pétrolières de Total au Mozambique, c'était en pratiquant l'enlèvement, le meurtre, l'intimidation de journalistes, de la population, de politiques et en contraignant les travailleurs ?
  15. Un peu comme les "mercenaires américains" au Congo Kinshasa ? Les membres de la société de sécurité privée d'Erik Prince sont déjà déployés dans le pays pour sécuriser les mines et améliorer la collecte des recettes fiscales en découlant.
  16. https://forbiddenstories.org/fr/secrets-reseau-russe-influence-moscou/ (14 février 2026) À partir de 2019, le journaliste centrafricain Ephrem Yalike est devenu un « petit télégraphiste » au service de la propagande russe dans son pays. Soupçonné d’être une taupe et menacé de mort par ses employeurs russes, il a fui la Centrafrique en pirogue, au péril de sa vie. En novembre 2024, Forbidden Stories publiait son témoignage et détaillait son activité durant ses deux ans et demi passés au service des spécialistes russes de la propagande en Centrafrique. Aujourd’hui, une fuite de données inédite révèle le rôle essentiel du pays pour les Russes : une « plateforme stratégique » et idéologique. Plus qu’un banc d’essai, la Centrafrique est une « carte de visite pour les pays africains dans le cadre de leur coopération avec la Russie » soulignent les auteurs d’un rapport inédit intitulé « Confédération de l’indépendance ». Ce document n’est pas daté, mais les références à des événements passés et à des projets à venir permettent de situer sa rédaction en août 2023. Ces archives, composées de 1 431 pages en russe, comprennent des plans stratégiques, des biographies de collaborateurs, des rapports opérationnels, des documents comptables ainsi que des bilans de campagnes de désinformation menées entre janvier et novembre 2024. Près de 90 politologues – autrement dit des spin doctors russes, spécialistes des relations publiques et experts des campagnes sur les réseaux sociaux, sillonnent l’Afrique et l’Amérique latine en lien direct avec les bureaux de l’organisation située à Saint-Pétersbourg. Quant à la radio centrafricaine Lengo Sengo, qui avait qualifié la première enquête de Forbidden Stories « d’allégations mensongères », les documents internes révèlent son rôle central de la campagne russe en Centrafrique. En mai 2024, un budget tutoyant les 100 000 dollars était en partie destiné à financer le fonctionnement de ce média. La République centrafricaine est, à cette période, le pays où les dépenses sont les plus élevées, suivie par le Mali, l’Afrique du sud puis le Niger. En Afrique du Sud, par exemple, des mugs à caractère raciste ont été commandés par les Russes pour l’anniversaire du chef de l’Alliance Démocratique (DA), parti d’opposition au Congrès National Africain (ANC) et historiquement perçu comme majoritairement soutenu par des électeurs blancs, dans le but de ternir encore davantage l’image du « parti blanc ». En Namibie, à l’approche des élections présidentielles de 2024, les opérateurs russes ont fabriqué et diffusé une fausse lettre attribuée au Royaume-Uni, l’accusant de financer secrètement l’opposition en échange d’avantages liés à l’extraction pétrolière. L’effet fut immédiat et massif : selon leurs propres estimations, la nouvelle a touché 1,7 million de personnes sur les réseaux sociaux, provoquant un démenti officiel. L’objectif visant à discréditer l’opposition et renforcer l’image du parti au pouvoir pro-Russe a ainsi été atteint.
  17. https://forbiddenstories.org/fr/gangs-haiti-rony-celestin/ (4 juillet 2025) Un nouveau juge vient d’être désigné pour reprendre l’enquête sur l’assassinat du journaliste [Néhémie Joseph, en 2019]. C’est le quatrième juge instructeur en cinq ans. L’ancien sénateur Rony Célestin reste inculpé dans cette affaire. A Belladère, à la frontière avec la République dominicaine, des chauffeurs de camions révèlent être très peu contrôlés par les douanes. Des armes et produits de contrebande passent par le poste frontière. Des sources impliquent le sénateur Rony Célestin dans ces trafics. En plus d’une villa au Canada, Rony Célestin et son épouse auraient possédé un immeuble à Port-au-Prince, ainsi qu’une villa dans une luxueuse station balnéaire en République dominicaine. Rony Célestin, déjà sanctionné par les Etats-Unis et le Canada, est aussi dans le viseur du comité d’experts des Nations Unies. Ce dernier aurait recommandé sa mise sous sanctions. Dans la nuit du 30 au 31 mars 2025 en Haïti, deux gangs, les « Talibans » et les « 400 Mawozo » mènent une attaque inédite et prennent Mirebalais, une ville de 100 000 habitants, à 60 kilomètres au nord de Port-au-Prince. Plus de 80 personnes sont tuées, le commissariat est en partie incendié, la prison attaquée, 532 détenus s’évadent. La population fuit. Les hommes armés se pavanent devant les blindés abandonnés par la police sur lesquels ils ont tracé les noms de leurs groupes en lettres rouges. Dans la foulée, les gangs renomment la station de radio locale « Taliban FM ». Sur la fréquence 97.5 FM, le leader des « Talibans » de Canaan, Jeff Larose, alias Jeff Gwo Lwa, envoie des messages à la population et diffuse ses sons de rap. Il en a créé un spécialement pour la ville qu’il vient de prendre : « Mirebalais nous appartient (…) On va marcher sur des cadavres. Manger de la viande de vos chèvres et tirer sans arrêt ». À peine trois semaines plus tôt, Mirebalais était encore une ville paisible. Avant d’être rebaptisée, la radio s’appelait Panic FM. Un studio discret, au premier étage d’un bâtiment en parpaing gris, accessible par une échelle en fer. Parmi les journalistes vedettes de la station figurait Néhémie Joseph, réputé pour son émission « tanbou vérité » qui n’épargnait pas le PHTK, le Parti haïtien Tèt Kale alors au pouvoir. Corruption, favoritisme, contrebande à la frontière : Néhémie Joseph dénonçait ces pratiques qui règnent en Haïti et qui ont contribué à l’essor des gangs. Des critiques qui dérangent. Le 10 octobre 2019, il est retrouvé assassiné. Depuis l’an 2000 et l’assassinat toujours non élucidé du journaliste le plus réputé d’Haïti, Jean-Léopold dominique, plus de seize journalistes ont été tués. D’autres, menacés, ont dû se résoudre à quitter le pays. C’est le cas de quatre anciens collègues de Néhémie Joseph. Cet article est le premier d’une série consacrée aux meurtres de journalistes en Haïti et à leurs prédateurs. Engrais, riz, farine, huile, haricots, fer, ciment… Haïti dépend de la République dominicaine pour son approvisionnement. Le pays ne produit pas assez et vit grâce à ses importations. « Lorsque j’habitais au Cap Haitien, même les glaçons provenaient de République dominicaine ! », se remémore Jean-Marie Théodat, directeur du département de géographie de Paris 1 Sorbonne. Étranglé par la double dette imposée par la France suite à l’indépendance d’Haïti en 1804, le pays n’a jamais pu déployer de politiques agricoles et industrielles fortes, contrairement à son voisin. Le coup de grâce survient en 1991 avec un embargo de l’Organisation des États Américains (OEA), qui sanctionne le coup d’État contre Jean-Bertrand Aristide, tout juste élu président. « L’embargo a cassé ce qui restait de l’industrie à Haïti, on a vu disparaître les dernières usines car il n’y avait plus d’accès au matériel », explique Jean-Marie Théodat. Sa levée en 1994 signe quant-à elle le saut dans l’économie néolibérale : « Haïti est rentré dans le libre échange sans garde-fou », analyse le chercheur haïtien. La taxe sur l’importation de produits agricoles est levée, les producteurs sont laissés seuls face aux forces du marché globalisé. La petite paysannerie (la taille moyenne d’une ferme en Haïti est de moins de 1,5 Ha, NDLR) ne peut pas rivaliser avec les grandes fermes américaines et dominicaines : « Il devient plus rentable d’importer : c’est comme ça qu’Haïti est devenu le troisième importateur de riz américain ! », explique le politologue Frédéric Thomas, auteur du livre Haiti : notre dette.
  18. En tout cas, ça a super-bien réussi, puisque aujourd'hui les Européens sont persuadés que l'Ukraine est leur problème, alors que c'est George W. Bush qui a lancé cette histoire d'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN, contre l'avis de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.
  19. https://www.eurotopics.net/fr/352847/hongrie-peut-on-envisager-la-fin-de-l-re-orban Les Hongrois éliront un nouveau Parlement le 12 avril. Le Parti Tisza, dirigé par Péter Magyar et principal rival du Fidesz de Viktor Orbán, est donné en tête des intentions de vote par plusieurs sondages. Si le programme électoral du parti Tisza a des traits technocratiques, c'est déjà mieux que pas de programme du tout, fait valoir hvg : «Tisza promet pratiquement tout, de la restauration de l'Etat de droit à la relance économique, sans oublier la fin de la dépendance de la Russie pour l'approvisionnement du pays en énergie. ... Le programme semble être parfait pour séduire les sensibilités de centre-gauche, et pourrait aussi être approprié pour amorcer le développement du pays. Reste à savoir si cela suffira pour remporter des élections. Car le programme du Tisza a l'inconvénient d'être honnête, et même presque technique. ... Il est difficile pour le parti Fidesz de faire abstraction du fait que son dernier programme électoral, écrit et consultable, remonte à 2010. Une différence que Tisza ne manquera pas d'exploiter dans sa campagne.» Il faudrait plus qu'une simple victoire pour briser le pouvoir d'Orbán, écrit Gazeta Wyborcza (Pologne) : «La campagne électorale en Hongrie est inéquitable, car le Fidesz dispose de la plupart des ressources, structurelles et financières. Pour arriver au pouvoir, le Parti Tisza devra remporter une nette victoire. … En raison du redécoupage électoral au profit du Fidesz, le parti de Magyar devra tabler sur une avance de dix points environ pour obtenir la majorité au Parlement. Et même cela pourrait ne pas suffire pour démanteler les mécanismes qui protègent l'appareil d'Orbán. Les principales lois, comme celle qui place les actifs de l'Etat sous le contrôle de personnes loyales au Premier ministre, sont tributaires d'une majorité des deux tiers au Parlement.» Les électeurs de Tisza pourraient nous plonger dans l'imprévisibilité, estime le journal pro-Fidesz Vasárnap : «Si on a le sentiment que la situation est catastrophique au point que tout, y compris l'incertitude la plus totale, serait préférable, alors votons crânement pour Tisza. Si l'on n'a rien à perdre, on peut prendre ce risque. Mais si on a le sentiment que la vie est prévisible et facile à gérer, qu'on a une vision d'avenir, mieux vaut songer à ce qu'il en coûterait de détruire tout ce qui a été fait jusque-là et de repartir de zéro. … Un changement de système et de gouvernement radical ne préserve pas les bonnes choses et n'améliore pas les mauvaises. … Difficile de dire ce qui serait susceptible d'en ressortir.» L'inamovible Premier ministre n'est plus un garant de stabilité, assure Népszava : «Le combat ne cessera pas le 12 avril, il ne fera que commencer. Dans un système électoral hongrois particulièrement faussé et coupable de milliers de manipulations, l'identité du vainqueur n'est pas primordiale, car celui-ci sera de toute façon confronté à une nouvelle donne. … Le système Orbán est à bout et commence à se déliter. La constellation qui avait permis à Orbán d'obtenir une hégémonie inédite et surprenante – profusion de fonds européens, conjoncture économique mondiale, soutien de l'Allemagne, faible opposition – ont disparu ou sont en train de s'évaporer. Et Orbán, même s'il restait au pouvoir, n'est pas en mesure de garantir la stabilité de son système.» Le programme de l'opposition en matière de politique étrangère est insuffisant, estime le portail Index : «Le message le plus manifeste du Parti Tisza, c'est que le pays, sous sa gouvernance, adopterait un cap pro-européen. … Or il est difficile de dire ce que l'avenir réserve à l'Europe. … On peut critiquer la stratégie du gouvernement Orbán en matière de politique étrangère, mais on ne peut prétendre qu'elle n'existe pas, qu'elle n'a pas été élaborée ou rendue publique. … Dans un monde où l'ancien ordre des choses ne fonctionne plus et où le nouveau ne s'est pas encore formé, l'option la plus funeste pour un Etat, c'est de n'avoir aucune vision stratégique, ou de se cramponner aux règles de l'ordre ancien.»
  20. https://www.eurotopics.net/fr/352922/conference-de-munich-quid-de-la-securite Diena (Lettonie) se rappelle l'édition 2011 de la conférence de sécurité, où Hillary Clinton, alors ministre américaine des Affaires étrangères, et son homologue russe Sergueï Lavrov avaient ratifié le traité de réduction des armes stratégiques : «L'échec de prolonger le traité New Start ou de conclure un nouveau traité marque non seulement la fin abrupte de l'ordre mondial tel que nous le connaissions, mais présente aussi un risque réel de multiplication du nombre des puissances nucléaires. ... La tendance générale à vider de sa substance le droit international, le montée de la peur et de la méfiance entre les Etats sont autant de facteurs qui poussent au réarmement et incitent à songer à se doter de ses propres arsenaux d'armes nucléaires. Ce n'est nullement un gage de sécurité pour le monde.» La Stampa (Italie) observe une tendance générale au réarmement : «On distingue trois facteurs principaux : l'usage éhonté de la violence que font les grandes puissances, l'effondrement des derniers restes du système de contrôle des armes nucléaires et l'intensification des attaques russes contre l'Ukraine. ... Ce concours de circonstance a déclenché une course aux dépenses de défense, y compris dans les pays qui se disent pacifistes et pour lesquels le pacifisme est ancré dans la constitution, comme l'Allemagne ou le Japon. Ou les pays qui étaient jusqu'à présent non alignés, tels que la Suède. Ou encore les pays neutres comme la Suisse. Faute d'architecture de sécurité multilatérale, de confiance dans la pax americana dans l'espace transatlantique et l'espace pacifique, il ne nous reste plus qu'à réfléchir aux moyens d'assurer notre défense par nos propres moyens.» L'Opinion (France) revient sur les propos tenus l'an dernier à Munich par le vice-président américain J. D. Vance, qui avait dénoncé des déficits de l'Europe en termes de démocratie et de liberté d'expression : «Depuis, l'esprit munichois n'est pas retombé. Perdure ce sentiment de panique devant un nouvel ordre mondial imposé par des prédateurs. ... Dans ce clair-obscur géopolitique [1], les Vingt-Sept ne peuvent plus se laisser bercer par la douce tergiversation. Ils doivent se donner les moyens d'accélérer leur autonomie. Sur la sécurité. Sur l'énergie. Sur la technologie. Sur la finance. Après les désaccords de Munich, un anti-américanisme primaire ne saurait servir de ciment. C'est autour du couple franco-allemand, soumis à un dangereux délitement, qu'il faut réarmer l'Europe. Avec un souffle et une vision partagés.» [1] D'après Antonio Gramsci : https://fr.wikiquote.org/wiki/Antonio_Gramsci Le vieux monde se meurt. Le nouveau monde tarde à surgir. Et dans ce clair-obscur les monstres surgissent. paraphrase anonyme de : La crise consiste justement dans le fait que l’ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître : pendant cet interrègne on observe les phénomènes morbides les plus variés.
  21. Münchner Sicherheitskonferenz : https://www.france24.com/fr/europe/20260213-en-direct-ukraine-russie-europe-etats-unis-marco-rubio-munich-europeens-jd-vance-trump-macron Pistorius et Zelensky inaugurent une production de drones en Allemagne La Chine se dit prête à apporter "une nouvelle aide humanitaire" à l'Ukraine "Un fossé" culturel "s'est creusé entre l'Europe et les États-Unis", selon Merz Le chancelier allemand Friedrich Merz a indiqué avoir "entamé des discussions confidentielles avec le président français au sujet de la dissuasion nucléaire européenne". Rubio rencontre son homologue chinois Wang Yi en marge de la Conférence de Munich Le gouvernement danois va rencontrer Marco Rubio à Munich Le Danemark va fournir quatre avions de combat F-35 à l'opération "Arctic Sentry" de l'Otan https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/13/un-an-apres-la-conference-de-munich-sur-la-securite-que-reste-t-il-du-discours-hostile-de-j-d-vance-contre-l-europe_6666583_3210.html [Attention ! le 14 février 2025, pas 2026] Christoph Heusgen s’effondre. Les larmes surgissent. L’ancien conseiller diplomatique de la chancelière Angela Merkel, ancien ambassadeur auprès des Nations unies (ONU), fait ses adieux. Dans la salle du Bayerischer Hof, le palace Art déco qui accueille l’événement, le public comprend que le patron de la conférence dit aussi adieu à un monde où l’Europe et les Etats-Unis prétendaient faire triompher ensemble la paix et la démocratie. « Cela devient difficile », dit M. Heusgen, la voix chevrotante, redoutant que le Vieux Continent n’ait plus « en commun un certain nombre de valeurs » avec son allié américain. Deux jours avant, en moins de vingt minutes, le vice-président américain, J. D. Vance, a plongé l’Europe dans la stupeur, provoquant un schisme dans la relation transatlantique.
  22. https://www.lemonde.fr/histoire/article/2026/01/28/iouri-dmitriev-l-historien-russe-emprisonne-pour-avoir-denonce-la-reecriture-du-passe-par-le-kremlin_6664396_4655323.html Iouri Dmitriev, l’historien russe emprisonné Au fil de trois décennies de recherches au milieu des pins du nord de la Russie, dont la forêt de Sandarmokh, l’historien et ses collègues de Memorial ont trouvé les restes de milliers de victimes de la Grande Terreur, en 1937-1938. Iouri Dmitriev a dressé la liste de 12 189 personnes condamnées, dont 10 779 à mort. A Sandarmokh, l’historien a créé un lieu de mémoire. De génération en génération, les familles étaient nombreuses à le remercier d’avoir retrouvé la trace de leurs ancêtres fusillés. De sa prison, M. Dmitriev avait, au début de son incarcération, poursuivi son travail avec Anatoli Razoumov, son ami et collègue, toujours en liberté. Deux volumes sont parus, en 2020 et 2021. M. Razoumov en est convaincu : un jour, son collègue sera réhabilité. « Soyez forts », assure lui-même M. Dmitriev dans sa lettre du 2 octobre 2025, conclue par un « salut de détenu ». Il lui reste encore six ans à purger. Lorsqu’il sortira de prison, en 2032, Iouri Dmitriev aura 76 ans.
  23. https://www.aei.org/op-eds/four-fatal-problems-in-the-new-us-approach-to-china/ (6 février 2026) Hal Brands 1) Il est insensé de vendre des puces Nvidia H200 avancées que l'armée chinoise pourrait utiliser pour combattre les troupes américaines. 2) Les accords conclus par Trump sur les minéraux critiques sont prometteurs, mais il faudra probablement des années avant qu'ils ne permettent de réduire significativement la dépendance vis-à-vis de la Chine. Même dans ce cas, d'autres dépendances préjudiciables pourraient persister, par exemple vis-à-vis des ingrédients pharmaceutiques chinois. Pékin ne restera pas les bras croisés pendant que les États-Unis renforcent leur puissance. Il pourrait menacer de renouveler son emprise sur les terres rares si Trump ne réduit pas davantage les contrôles à l'exportation ou ne suspend pas les ventes d'armes à Taïwan. 3) L'attention particulière accordée par le Pentagone au scénario du jour J, à savoir une invasion totale de Taïwan, inquiète les dirigeants taïwanais qui craignent que la coercition quotidienne et insidieuse n'érode progressivement la souveraineté de l'île et la volonté de résistance de la population. 4) Plus le Pentagone se concentre sur les États voyous, moins il a de marge de manœuvre pour faire face à ses rivaux parmi les grandes puissances : le groupe aéronaval qui menace actuellement l'Iran a été retiré de la mer de Chine méridionale.
  24. La production de gaz britannique est inférieure à la seule demande britannique depuis 20 ans : source : https://europeangashub.com/report-presentation/uk-gas-output-decline-widens-supply-gap-and-accelerates-import-dependence
  25. 19 janvier 2026. Gary Marcus est un sceptique de l'intelligence artificielle sous sa forme actuelle. Pour lui un événement clé a été la sortie de GPT5 l'été dernier, qui n'a été que très modestement supérieur à GPT4, ce qui tend à prouver que la technologie actuelle est proche d'un plafond, et qu'on ne peut plus en attendre des performances révolutionnaires par rapport à ce qui existe déjà.
×
×
  • Créer...