-
Compteur de contenus
25 639 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
69
Tout ce qui a été posté par Wallaby
-
US vs EUROPE
Wallaby a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
Je crois que ce n'est pas hors-sujet de reposter ceci aussi ici : -
US vs EUROPE
Wallaby a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour les États-Unis l'Europe est une colonie chargée d'absorber les productions américaines, comme l'Inde était obligée d'absorber les productions britanniques. Ou encore c'est une terre « d'extraction de tributs » pour reprendre le langage de Stacie Goddard et Abraham Newman : https://forum.air-defense.net/topic/20791-politique-%C3%A9trang%C3%A8re-des-usa/page/39/#comment-1867584 -
US vs EUROPE
Wallaby a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
Et d'ailleurs, dès l'été 1939 le Japon perdait une bataille de chars à Nomonhan, aux confins mongols de la mandchourie, contre les soviétiques, ce qui aura pour résultat de trancher entre la stratégie de l'armée de terre favorable à une expansion vers le nord, dite "hokushinron", qui aurait conquis la Sibérie, et celle de la marine, favorable à une expansion vers le sud, dite "nanshinron". L'armée s'est décrédibilisée, et la marine a dès lors les mains libres pour entraîner le Japon vers le Sud : domination de l'Indochine française, puis Pearl Harbor, les Philippines, Singapour et l'Indonésie. Cela aboutit aussi au pacte de neutralité soviéto-japonais d'avril 1941, qui permettra à Staline de concentrer toutes ses forces à l'Ouest lorsqu'Hitler déclenche Barbarossa. L'espion soviétique Richard Sorge basé à Tokyo confirme en octobre 1941 que le Japon n'a aucune intention d'attaquer l'Union Soviétique, mais se prépare à attaquer les États-Unis. -
US vs EUROPE
Wallaby a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est une métonymie, une synecdoque, la figure de style qui mentionne une partie pour désigner le tout. Car le gâteau, c'est pas juste le Groenland, mais l'Europe tout entière. C'est ce que David Baverez appelle la "yéménisation de l'Europe", que j'avais explicitée ainsi : « au sens d'être une terre d'affrontement entre Chine et Etats-Unis comme le Yémen entre Arabie et Iran » dans https://forum.air-defense.net/topic/25430-la-place-de-la-france-dans-un-monde-de-blocs/page/32/#comment-1807063 -
US vs EUROPE
Wallaby a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
https://spectator.com/article/natos-suez-moment/ (20 janvier 2026) En 1969, Charles de Gaulle confiait à son ami André Malraux que « le désir de l'Amérique – et elle le réalisera un jour – est de déserter l'Europe. Vous verrez ». Il aura fallu près de six décennies, mais la prophétie de De Gaulle semble aujourd'hui sur le point de se réaliser. Après des années d'efforts diplomatiques pour gérer, apaiser et charmer les présidents américains successifs – et Donald Trump en particulier –, les dirigeants européens prennent conscience d'une triste réalité : les États-Unis sont, au mieux, indifférents à leurs intérêts et à leurs sensibilités et, au pire, ouvertement hostiles à leur égard. Certains, comme l'Italienne Giorgia Meloni, continuent de croire que Trump peut être amadoué, que les relations transatlantiques peuvent d'une manière ou d'une autre être sauvées. Même Sir Keir Starmer s'est efforcé cette semaine de minimiser les divergences croissantes avec Washington. Pourtant, parmi les responsables de l'UE, une conclusion plus sévère s'impose : cette fois-ci, avec les intimidations de Trump envers l'Europe au sujet du Groenland, la rupture semble réelle. Ils craignent que l'OTAN n'existe plus que de nom et que toute tentative de rationaliser ou d'excuser le comportement de Trump ne risque de n'être qu'une illusion. C'est le moment Suez de l'OTAN. Tout comme le retrait britannique de l'est de Suez à la fin des années 1960 a marqué la fin effective des prétentions impériales, le drame du Groenland pourrait signaler la fin du pacte de sécurité d'après-guerre entre les États-Unis et l'Europe. Si Suez a révélé que la Grande-Bretagne ne pouvait plus agir en tant que puissance mondiale, le Groenland pourrait révéler que les États-Unis ne se considèrent plus comme le garant de l'Europe. Ce que l'on appelle généralement « l'Occident » n'a jamais été une communauté permanente partageant des intérêts communs. Les nations occidentales ont une histoire, une culture et un héritage politique communs. Mais une civilisation commune ne se traduit pas automatiquement par une unité politique durable. Comme l'a fait valoir Owen Harries, réaliste gallois-australien en matière de politique étrangère, dans Foreign Affairs en 1993, les relations entre les nations occidentales ont longtemps été marquées par la rivalité, la division et même des conflits sanglants. Rétrospectivement, les périodes 1917-1918, 1941-1945 et la guerre froide ont été les seuls moments où un « Occident » uni a possédé une réelle légitimité politique. Même alors, le terme est quelque peu impropre, car les principaux ennemis – l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie dans le premier cas, l'Allemagne et l'Italie dans le second – étaient eux-mêmes des puissances occidentales de premier plan. Comme l'a remarqué Harries, l'idée d'un « Occident » politique a séduit les Européens principalement dans les moments de danger imminent. « Le désespoir et la peur, écrit-il, en ont été ses parents, et non les affinités. » Une fois la menace écartée, l'instinct de l'Europe n'a historiquement pas été la solidarité avec Washington, mais la distance. Ce sentiment a souvent été réciproque. Même avant la victoire finale de la Seconde Guerre mondiale en 1945, le modèle mondial dominant n'était pas un Occident unifié, mais les « trois grands », Franklin D. Roosevelt se montrant souvent plus méfiant envers la Grande-Bretagne qu'envers Staline [1]. Après la guerre, le successeur de FDR, Harry Truman, a brusquement mis fin au programme Lend-Lease, sans se soucier apparemment de la Grande-Bretagne ou de l'Europe. George Orwell imaginait un monde tripartite, avec l'Europe se démarquant du capitalisme américain et du communisme soviétique. Comme au début de la guerre froide, il en fut de même à la fin. Après l'effondrement de l'empire soviétique, l'Europe fut à nouveau considérée comme un pôle distinct, l'Asie constituant le troisième. Loin de s'accrocher à l'unité atlantique, de nombreux Européens anticipaient qu'une Europe post-Maastricht, dirigée par une Allemagne réunifiée, rivaliserait avec la puissance américaine, voire la surpasserait. Lorsque les combats ont éclaté en Yougoslavie en 1991, le président de la Commission européenne, Jacques Delors, a parfaitement résumé ce réflexe : « Nous ne nous ingérons pas dans les affaires américaines. Nous espérons qu'ils auront suffisamment de respect pour ne pas s'ingérer dans les nôtres. » Le fait que les États-Unis aient libéré le pays de Monsieur Delors d'un régime totalitaire, puis protégé l'Europe occidentale d'un autre pendant quatre décennies, n'avait apparemment aucune importance. Très vite, l'Europe s'est révélée incapable de gérer la crise bosniaque et dépend depuis lors fortement de l'Oncle Sam pour sa sécurité. Pourtant, l'empire soviétique qui avait justifié la création de l'OTAN s'est effondré il y a plus de trois décennies, et l'affirmation selon laquelle la Russie d'aujourd'hui représente une menace suffisante pour justifier une renaissance de l'Occident est peu crédible. La Russie est une puissance en déclin : démographiquement faible, économiquement dépendante des matières premières et hors du peloton de tête des économies mondiales. Elle est enlisée dans le Donbass et n'a pas les capacités militaires et économiques nécessaires pour conquérir toute l'Ukraine, sans parler des pays de l'ancien Pacte de Varsovie. La Russie ne représente pas une menace sérieuse pour l'Europe occidentale, et encore moins pour les États-Unis, même si les stratèges militaires partagent les inquiétudes de Trump concernant les ambitions de Moscou dans l'Arctique. Vladimir Poutine est un voyou et un autocrate dont le régime n'inspire aucune admiration. Mais ses ambitions sont plus limitées que la renaissance d'un empire. Le Kremlin cherche à détruire l'Ukraine afin qu'elle ne puisse pas rejoindre l'OTAN et devenir, selon l'expression du politologue John Mearsheimer, « un bastion occidental aux portes de la Russie ». Trop de politiciens en Grande-Bretagne et sur le continent se rassurent en pensant que Trump est une aberration : que les responsables de la politique étrangère américaine restent instinctivement attachés à l'Europe. Tout reviendra à la normale, nous assure-t-on, une fois que Trump aura quitté ses fonctions le 20 janvier 2029 – si tant est qu'il le fasse. Mais si une semaine est une longue période en politique, comme l'a fait remarquer Harold Wilson, trois ans sont une éternité. Plus troublant encore, l'histoire montre que l'engagement des États-Unis envers l'Europe n'est apparu que lorsque les intérêts fondamentaux des États-Unis étaient directement menacés : la guerre sous-marine allemande en 1917, Pearl Harbor en 1941, suivie de la déclaration de guerre imprudente d'Hitler, et l'expansionnisme soviétique à la fin des années 1940. La menace communiste a uni les États-Unis et l'Europe pendant quatre décennies. La Russie de Poutine n'atteint pas ce seuil. Entre-temps, l'équilibre mondial des pouvoirs a radicalement changé. Washington doit désormais concilier ses ambitions et ses ressources dans un monde multipolaire. Les États-Unis sont débordés, et même la puissance américaine a ses limites, d'autant plus qu'ils consacrent désormais davantage à rembourser leur dette qu'à leur défense [2]. Ce qui nous ramène à Suez. En 1956, l'administration Eisenhower a coupé les vivres à la Grande-Bretagne pour forcer le gouvernement d'Anthony Eden à mettre fin à son invasion malheureuse de l'Égypte. Suez a contraint la Grande-Bretagne à abandonner l'illusion réconfortante qu'elle restait une véritable puissance mondiale. Dix ans plus tard, le gouvernement d'Harold Wilson annonçait le retrait des forces britanniques « à l'est de Suez ». La Pax Britannica était terminée. Soixante-dix ans plus tard, Donald Trump semble déterminé à mettre fin à la Pax Americana. Cela n'implique pas un retrait américain, mais un réaménagement stratégique : s'éloigner de l'Europe, se tourner vers l'Asie de l'Est et revenir à la défense de l'hémisphère occidental. L'accent mis par Trump sur la protection du « voisinage proche » des États-Unis n'est pas nouveau. La défense de l'hémisphère est la priorité absolue de Washington depuis les années 1820. Les principes qui sous-tendent la doctrine Monroe ont longtemps été tacites, car ils étaient considérés comme acquis. Et n'oublions pas que le Groenland, la plus grande île du monde, est géographiquement nord-américain. Il est également au centre des voies maritimes arctiques stratégiquement disputées et abrite des terres rares. La question la plus pertinente aujourd'hui est de savoir comment Washington perçoit désormais le monde au-delà de son « arrière-cour », c'est-à-dire principalement l'Europe, l'Asie de l'Est et le golfe Persique. Pendant la guerre froide, l'Europe occupait une place prépondérante dans la grande stratégie américaine pour la simple raison que l'Union soviétique représentait une menace existentielle. Ces derniers temps, l'Europe a cessé d'être d'un intérêt vital pour les États-Unis, non seulement parce qu'elle subit une forme d'« effacement civilisationnel », comme l'a récemment averti la déclaration sur la sécurité nationale de l'administration Trump, mais aussi parce qu'elle n'est tout simplement plus un théâtre stratégique ou économique majeur de la puissance mondiale. Compte tenu de l'indifférence de Trump envers l'Europe, de ses fanfaronnades sur l'Amérique latine et l'Arctique et du pivot de Washington vers l'Asie de l'Est, il n'est guère étonnant que les commentateurs des deux côtés de l'Atlantique soient « agressés par la réalité », pour reprendre l'ancienne expression néoconservatrice. Trump n'est pas tant l'auteur de la rupture transatlantique que celui qui l'accélère et la révèle au grand jour. Il a balayé les illusions réconfortantes d'un Occident politique permanent et contraint les Européens à affronter une vérité longtemps différée : l'unité occidentale a toujours été conditionnelle, contingente et motivée par la menace. La franchise de Trump, pour le dire gentiment et poliment, est dérangeante et déstabilisante. C'est certainement un rustre, dont le comportement a choqué beaucoup de ses anciens amis. Mais la vérité la plus choquante n'est pas que l'Amérique ait changé. C'est que tant de responsables de la politique étrangère britannique et européenne aient supposé qu'elle ne changerait jamais [3]. [1] Et l'Institute for Propaganda Analysis recommandait aux Américains de se méfier de la propagande britannique au même titre que l'hitlérienne ou la soviétique : voir ma note [2] ici : https://forum.air-defense.net/topic/19315-guerre-de-linformation-et-propagande/?do=findComment&comment=1730698 [2] Ce qui conduira à terme à la chute de l'empire américain, si l'on en croit la loi de Niall Ferguson https://forum.air-defense.net/topic/11243-usa/page/894/#comment-1719394 [3] On retrouve Palmerston : « Nous n'avons pas d'alliés éternels, ni d'ennemis perpétuels. Nos intérêts sont éternels et perpétuels, et il est de notre devoir de les défendre. ». -
US vs EUROPE
Wallaby a répondu à un(e) sujet de herciv dans Politique etrangère / Relations internationales
Angus Hanton : 7:10 C'est plutôt dingue que les médias sociaux soient dominés par deux entreprises basées en Californie. (...) Le fait qu'ils sont des monopoles signifie qu'il faut un effort soutenu pour les remplacer, mais je pense qu'aujourd'hui l'enthousiasme serait là pour un "Twitter" basé en Grande-Bretagne. -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
Par exemple les menaces tarifaires de Trump, tu les considères comme de l'économie ou de la diplomatie ? -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce que Washington perd en influence, il le compense par le bruit. Il masque son impuissance par sa loquacité, sa futilité par son éloquence. Au fil des décennies, les États-Unis ont progressivement construit un univers parallèle. Un univers dans lequel les discours optimistes se réalisent et les actions produisent les résultats escomptés. Dans lequel la mission de Washington en Afghanistan donne naissance à une démocratie moderne et les forces gouvernementales soutenues par les États-Unis peuvent tenir tête aux talibans. Dans lequel les sanctions économiques entraînent les changements politiques souhaités, apprivoisent les Houthis et inversent les progrès nucléaires de l'Iran. Hussein Agha et Robert Malley -
La technologie contre la démocratie ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.theguardian.com/us-news/ng-interactive/2026/jan/18/tech-ai-bubble-burst-reverse-centaur Cory Doctorow Mark Zuckerberg veut vous faire croire qu'il est techniquement impossible d'avoir une conversation avec un ami sans qu'il vous écoute. Tim Cook veut vous faire croire qu'il est impossible d'avoir une expérience informatique fiable sans qu'il ait son mot à dire sur les logiciels que vous installez et sans qu'il prélève 30 cents sur chaque dollar que vous dépensez. Sundar Pichai veut vous faire croire qu'il est impossible de trouver une page web sans qu'il puisse vous espionner. L'IA est une bulle qui va éclater. La plupart des entreprises vont faire faillite. La plupart des centres de données vont fermer ou être vendus pour pièces détachées. Que restera-t-il alors ? Nous aurons une foule de codeurs très doués en statistiques appliquées. Nous aurons beaucoup de GPU bon marché, ce qui sera une bonne nouvelle pour les artistes spécialisés dans les effets spéciaux et les climatologues, par exemple, qui pourront acheter ce matériel essentiel pour quelques centimes. Et nous aurons des modèles open source qui fonctionnent sur du matériel standard, des outils d'IA capables d'effectuer de nombreuses tâches utiles, comme la transcription audio et vidéo, la description d'images, la synthèse de documents et l'automatisation de nombreuses tâches d'édition graphique fastidieuses, telles que la suppression d'arrière-plans ou l'effacement de passants sur des photos. L'éclatement de la bulle de l'IA va être violent. Sept entreprises spécialisées dans l'IA représentent actuellement plus d'un tiers du marché boursier. L'IA est l'amiante dans les murs de notre société technologique, y ayant été introduite sans retenue par un secteur financier et des monopoles technologiques déchaînés. Nous passerons une génération ou plus à nous en débarrasser. Pour faire éclater la bulle, nous devons nous attaquer aux forces qui l'ont créée : le mythe selon lequel l'IA peut faire votre travail, surtout si vous touchez un salaire élevé que votre patron peut récupérer ; la conviction que les entreprises en croissance ont besoin d'une succession de bulles toujours plus extravagantes pour survivre ; le fait que les travailleurs et le public qu'ils servent sont d'un côté de ce combat, et les patrons et leurs investisseurs de l'autre. Parce que la bulle de l'IA est vraiment une très mauvaise nouvelle, il vaut la peine de la combattre sérieusement, et une lutte sérieuse contre l'IA s'attaque à ses racines : les facteurs matériels qui alimentent les centaines de milliards de capitaux gaspillés qui sont dépensés pour nous mettre tous dans la misère et remplir tous nos murs d'amiante high-tech. -
Suède
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://theconversation.com/we-got-lazy-and-complacent-swedish-pensioners-explain-how-abolishing-the-wealth-tax-changed-their-country-272041 (19 janvier 2026) Le coefficient de Gini de la Suède, qui est la façon la plus courante de mesurer les inégalités, a atteint 0,3 ces dernières années (0 étant l'égalité totale et 1 l'inégalité totale), contre environ 0,2 dans les années 1980. L'UE dans son ensemble est à 0,29. -
Bulgarie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Paschi dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260119-en-bulgarie-démission-du-président-avant-les-législatives-du-printemps Le président bulgare Roumen Radev a démissionné lundi Certains analystes lui prêtent l'intention, avec cette démission inédite d'un président en Bulgarie, de participer aux législatives anticipées du printemps, attendues fin mars ou en avril. Avec comme but pour M. Radev d'arriver, avec une nouvelle formation politique, en tête aux législatives afin d'être nommé à la tête du gouvernement. Selon le politologue Parvan Simeonov, directeur de l’institut de sondage Myara, Roumen Radev pourrait ainsi espérer bénéficier de "l'élan lié aux manifestations", qu'il soutient. Depuis le soulèvement d’une partie des Bulgares contre la corruption, ce pays des Balkans — membre de l’Otan et, depuis le 1er janvier, de la zone euro — est plongé dans l'instabilité politique. Ces législatives seront les huitièmes organisées en cinq ans dans ce pays des Balkans, le plus pauvre de l’Union européenne, confronté à une corruption jugée endémique. Avant d’être élu président pour la première fois en 2016, le général Radev avait commandé l'armée de l’air bulgare. Sa candidature avait été soutenue par les socialistes, aux positions pro-russes. Lors des premières manifestations anticorruption en 2020, il avait aussi soutenu les protestataires, ce qui lui avait valu des sympathies chez une partie des électeurs des formations libérales pro-européennes. Ce soutien l’a aidé à décrocher un second mandat en 2021, avec près de 67% des voix au second tour, face au candidat soutenu par GERB. Mais son opposition à l’aide militaire à l'Ukraine a conduit nombre de ses détracteurs à le présenter comme prorusse. Dans un entretien accordé à CNN en juin dernier, il s'était dit "déçu" du faible soutien observé au sein de l'Union européenne pour "les efforts de paix" du président américain Donald Trump. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.politico.eu/article/emmanuel-macron-decoded-text-message-donald-trump/ (20 janvier 2026) « Je peux organiser une réunion du G7 après Davos, à Paris, jeudi après-midi. » « Je peux inviter les Ukrainiens, les Danois, les Syriens et les Russes en marge de la réunion. » [Conversation avec Emmanuel Macron divulguée par Trump] La volonté apparente de Macron d'inviter les Russes à une réunion du G7 à Paris aux côtés des Ukrainiens et des Danois risque de susciter des inquiétudes parmi les Européens. Le président français a répété à plusieurs reprises que les Européens devraient reprendre le dialogue avec le président russe Vladimir Poutine à la suite des pourparlers de paix entre les États-Unis, l'Ukraine et la Russie. Cependant, les Européens sont divisés sur la question de savoir qui devrait mener ces pourparlers et s'il convient de créer un poste d'envoyé spécial européen, alors que les bombardements de l'Ukraine par Moscou se poursuivent sans relâche. Inviter les Russes, même en marge d'une réunion du G7 à Paris, pourrait être interprété comme une réhabilitation de Moscou avant même que Poutine n'ait donné le moindre signe indiquant qu'il prend les pourparlers de paix au sérieux. C'est un pari risqué. -
Le Canada et sa place sur la scène internationale
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Hornet62 dans Politique etrangère / Relations internationales
11 février 2018. Parlez québécois en 5 minutes. -
Le Canada et sa place sur la scène internationale
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Hornet62 dans Politique etrangère / Relations internationales
À ce sujet, il peut être intéressant de prendre connaissance des termes du débat entre anti-indépendantistes et indépendantistes au Québec. En particulier, ce qu'on a tendance à oublier, c'est qu'ils sont d'accord sur à peu près tout, à savoir le type de relation que le Québec devrait avoir avec le reste du Canada. Le militaire et le commercial (union douanière) doivent être partagés avec le Canada. Il n'y a pas photo. Il n'y a pas débat, ils sont d'accord. Le Canada actuel ne laisse pas suffisamment d'autonomie dans d'autres domaines qui tiennent à coeur aux Québécois - en particulier le contrôle de l'immigration - il n'y a pas débat, il n'y a pas photo, ils sont d'accord. Le désaccord entre les Québécois et les non-Québécois est peut-être aussi grand ou plus grand qu'entre les Québécois indépendantistes et les Québécois non-indépendantistes. Alors qu'est-ce qui peut bien distinguer les Québécois indépendantistes et les Québécois non-indépendantistes ? Une seule chose : la patience. Les indépendantistes sont impatients. Ils disent : on a suffisamment attendu, on a suffisamment essayé de négocier avec les Canadiens non Québécois, ils nous prennent de haut, ils n'écoutent pas ce qu'on leur dit. Ça suffit comme ça. On arrête de négocier. On prend notre indépendance. Les non-indépendantistes sont patients. Oui, peut-être que si on rediscute avec les Canadiens non Québécois, on arrivera à quelque chose. C'est ce que j'ai cru comprendre en écoutant ces deux vidéos de Willpluss : 10 septembre 2025 - Farnell Morisset explique pourquoi il s'oppose à la souveraineté (Ma réponse partie #1) 11 septembre 2025 - Farnell Morisset explique pourquoi il s'oppose à la souveraineté (Ma réponse partie #2) -
Le Canada et sa place sur la scène internationale
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Hornet62 dans Politique etrangère / Relations internationales
Chaque époque nécessite une mise à jour des stratégies et des tactiques pour maximiser l'efficacité. En 1832, c'était le canal Rideau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_Rideau À l'époque où il fut proposé, quelque temps après la guerre de 1812, on craignait les attaques en provenance des États-Unis contre les colonies de l'Empire britannique, aujourd'hui le Canada. Afin d'empêcher et de décourager toute invasion future, l'Empire britannique a construit plusieurs forts et canaux pour défendre son territoire. Dans l'axe de navigation Montréal-Ottawa-Kingston on aménagea à la même époque les canaux permettant de franchir les rapides du Long-Sault sur l'Outaouais. L'objectif initial du canal était militaire – sécuriser la voie d'approvisionnement et de communication entre Montréal et Kingston. Vers l'ouest à partir de Montréal, le trajet allait le long de la rivière des Outaouais jusqu'à Bytown (aujourd'hui Ottawa), puis vers le sud-ouest par le canal jusqu'à Kingston (et vice versa le trajet vers l'est de Kingston à Montréal). L'intention était de contourner l'étroit passage du fleuve Saint-Laurent marquant alors la frontière entre le Haut-Canada (aujourd'hui la province de l'Ontario) et l'État de New York, ce qui aurait laissé les bateaux d'approvisionnement britanniques vulnérables aux attaques. -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est ce que dit Wolfgang Munchau : chacun pense pouvoir activer sa propre "special relationship" directe avec les USA. https://unherd.com/2026/01/why-trump-will-get-greenland/ (19 janvier 2026) Lorsque les États membres européens de l'OTAN ont décidé, l'année dernière, de céder à la pression de Trump et d'augmenter leurs dépenses de défense, ils n'ont pas créé une union européenne de défense. Ils ne parviennent à s'entendre sur rien : un projet commun franco-germano-espagnol d'avion de combat est au point mort parce que les trois pays ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la répartition des tâches. Au lieu de cela, chacun n'a fait que renforcer sa dépendance vis-à-vis des États-Unis. Tout le monde pense qu'il vaut mieux conserver sa relation privilégiée (special relationship). -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.eurotopics.net/fr/351423/menaces-tarifaires-de-trump-quelle-parade-pour-l-ue Dans Rzeczpospolita (Pologne, 20 janvier 2026) le politologue Marek A. Cichocki déconseille à la Pologne de braver les Etats-Unis sur la question du Groenland : «La situation est certainement délicate, car il faut aussi tenir compte des sensibilités des Etats scandinaves, qui sont nos principaux alliés dans la Baltique. Mais cela ne veut pas dire qu'il faille emprunter la voie tracée par Paris et Berlin, qui font de la question du Groenland une guerre par procuration avec Trump. Il faut s'en garder. Non pas par amour pour Trump, mais parce que nous avons nos propres intérêts de sécurité.» -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.telegraph.co.uk/business/2026/01/20/bps-use-of-chinese-steel-is-betrayal-british-manufacturing/ L'utilisation d'acier chinois par BP est une trahison envers l'industrie manufacturière britannique Il n'y a aucune excuse valable pour passer une commande de plusieurs millions de livres sterling à un sidérurgiste chinois alors que British Steel s'est déclaré capable de fournir les matériaux nécessaires. Ce qui rend cette décision particulièrement choquante, c'est que Net Zero Teesside est l'un des plus grands projets financés par les contribuables actuellement en cours de construction. -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
Désolé mais tes informations sont invérifiables car tu ne donnes pas l'adresse de l'article. Qu'est-ce qui nous prouve que ce n'est pas un fake news fabriqué par une IA ? -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.newyorker.com/magazine/2024/02/12/a-teens-fatal-plunge-into-the-london-underworld Le 28 novembre 2019, un jeune Anglais de 19 ans, Zac Brettler, était retrouvé mort, défenestré, dans la Tamise, filmé par hasard par les caméras de vidéosurveillance du bâtiment du MI6 situé non loin. L'enquête découvre peu après qu'il menait une double vie, se faisant passer pour un fils d'oligarque russe ou kazakh. Ce long article, superbement rédigé, lève un coin du voile sur la classe oligarchique transnationale, qui transhume entre Londres et Dubai. Contexte : Londres est si belle qu'il est facile d'oublier qu'une grande partie de la ville a été construite grâce au pillage impérial. Cette dissonance entre l'apparence raffinée et les forces sinistres qui palpitent en dessous est devenue particulièrement flagrante au cours des dernières décennies, alors que le Royaume-Uni, dépouillé de son empire, s'est trouvé un nouveau rôle en tant que base confortable pour les kleptocrates mondiaux. Dans son récent ouvrage intitulé « Butler to the World: How Britain Helps the World's Worst People Launder Money, Commit Crimes, and Get Away with Anything » (Majordome du monde : comment la Grande-Bretagne aide les pires individus de la planète à blanchir de l'argent, à commettre des crimes et à échapper à toute sanction), Oliver Bullough explique qu'une combinaison de réglementation laxiste, d'application permissive de la loi, de lois sur la diffamation favorables aux plaignants, de comptables discrets, d'avocats sans scrupules, d'immobilier de luxe et d'écoles vénérables a transformé Londres en une Mecque pour les réprouvés fortunés, une Casablanca des temps modernes. Le marché immobilier londonien offre d'innombrables possibilités à ceux qui cherchent à placer une fortune douteuse. Promenez-vous dans Belgravia ou Regent's Park, et vous remarquerez que de nombreuses demeures valant plusieurs millions de dollars sont inoccupées, leurs stores baissés. Ici, un coffre-fort pour un magnat d'une industrie turbulente ; là, une police d'assurance pour un ministre des mines corrompu. Londres est la capitale des façades immaculées, souvent peintes dans des tons crème ou ivoire rappelant les gâteaux de mariage ; l'esthétique dominante de la ville est littéralement le blanchiment. Comme l'indique un rapport publié en 2021 par le groupe de réflexion britannique Chatham House, le Royaume-Uni est un « refuge confortable pour l'argent sale ». Zac Brettler Ismailov - le nom qu'il utilisait dans sa double vie - s'était lié d'amitié à l'homme d'affaires Akbar Shamj, dont il promenait le chien. Blanchir de l'argent – ou une réputation – consiste à mélanger le sale avec le propre, et l'une des conséquences de la nouvelle identité de Londres en tant que blanchisserie ouverte 24 heures sur 24 est que la ville regorge d'escrocs qui prétendent être honnêtes et d'hommes d'affaires qui semblent un peu malhonnêtes. Akbar Shamji est arrivé à Londres avec sa famille en 1972, alors qu'il avait moins d'un an. Son père, Abdul, était issu d'une famille indienne d'Ouganda, où il avait créé une société commerciale florissante appelée Gomba. Mais Idi Amin, qui est devenu président de l'Ouganda en 1971, a imputé les inégalités économiques du pays à la minorité asiatique prospère, et en 1972, il a annoncé qu'il expulsait tous les Asiatiques. Ils n'avaient que 90 jours pour partir. Lorsque les Shamji sont arrivés en Angleterre, Abdul était déterminé à reconstruire son entreprise. Il a commencé par expédier du whisky Johnnie Walker au Zaïre, puis s'est diversifié dans le transport routier, les mines et l'hôtellerie. Il possédait une usine de sacs à main à Blackburn et une ferme d'élevage de crocodiles en Malaisie. La nouvelle société Gomba fut enregistrée dans le paradis fiscal offshore de Jersey, et ses bureaux se trouvaient à Park Lane, à Londres. À mesure qu'Abdul s'enrichissait, il faisait des dons au Parti conservateur. Margaret Thatcher assista à une collecte de fonds chez lui, dans un manoir de style Tudor situé dans le Surrey, où Akbar avait grandi. Et les Brettler, du moins au début, ont fait confiance aux autorités, pensant que la mort inexpliquée d'un jeune homme de 19 ans originaire de l'ouest de Londres donnerait lieu à une enquête rigoureuse. Cette confiance dans le bon fonctionnement des forces de l'ordre et du système judiciaire peut sembler naïve de nos jours, où que ce soit, mais surtout à Londres. En 2014, un résident de cinquante-deux ans nommé Scot Young est mort dans des circonstances similaires à celles de Zac Brettler, en tombant d'un appartement situé au quatrième étage à Marylebone et en se retrouvant empalé sur une balustrade en fer forgé. Young était un promoteur immobilier qui s'était retrouvé mêlé à des hommes d'affaires russes peu recommandables. Avant sa mort, il avait confié à ses amis et à sa famille qu'il craignait pour sa vie. Mais la police métropolitaine a déclaré que sa mort n'était pas suspecte ; elle n'a même pas relevé les empreintes digitales dans l'appartement. Un mois plus tôt, un ami de Young, Johnny Elichaoff, était mort après être tombé du toit d'un centre commercial à Bayswater. La police avait conclu à un suicide. Un tueur vicieux semblait rôder à Londres : la gravité. L'oligarque russe Boris Berezovsky est mort en 2013, pendu dans sa propriété du Berkshire, après avoir été victime de nombreuses tentatives d'assassinat par des adversaires qui voulaient sa mort. L'année précédente, un autre ami de Young, Robbie Curtis, qui s'était également retrouvé mêlé à des Russes louches, est mort après être tombé devant un métro. Deux ans auparavant, un autre ami de Young, le promoteur immobilier britannique Paul Castle, avait été tué (là encore, par une rame de métro). Dans chaque cas, il existait des circonstances – dettes, drogue, divorce, dépression – qui rendaient le suicide plausible. Mais le fait qu'autant de décès soudains surviennent en si peu de temps parmi des hommes d'affaires londoniens influents ayant des liens avec la Russie semblait douteux à première vue. La presse a qualifié ces prétendus suicides de « cercle de la mort », mais pour Scotland Yard, il s'agissait simplement d'une série d'événements malheureux. En 2017, BuzzFeed News a publié une enquête révolutionnaire identifiant quatorze hommes « qui sont tous morts de manière suspecte sur le sol britannique après s'être fait de puissants ennemis en Russie ». Selon le reportage, les services de renseignement américains avaient partagé des preuves suggérant que de nombreux décès décrits par la police londonienne comme des suicides étaient en fait des meurtres. Mais la culture de la timidité au sein des forces de l'ordre britanniques, combinée à la faiblesse des capacités institutionnelles après des années de coupes budgétaires, avait mis fin aux enquêtes. Certaines personnes ont exprimé un point de vue encore plus sombre : la Grande-Bretagne était devenue tellement dépendante de la générosité des oligarques russes que des décisions avaient été prises à haut niveau de ne pas poursuivre la nouvelle classe mafieuse de Londres, leur accordant ainsi la courtoisie de pouvoir tuer leurs ennemis sur le sol britannique en toute impunité. Un conseiller à la sécurité nationale du gouvernement britannique a déclaré à BuzzFeed que les ministres étaient désespérés de ne pas « s'aliéner les Russes ». Néanmoins, la police a retrouvé un iPad parmi les effets personnels de Zac et a découvert que deux jours avant sa mort, il avait effectué une recherche sur Internet pour « protection des témoins au Royaume-Uni ». Le propriétaire de l'appartement d'où Zac est tombé, témoin clé, meurt un an plus tard : Tout comme il n'y a eu aucun article dans la presse sur le garçon qui s'est tué en se jetant depuis l'appartement 504, il n'y a aucun article sur Internet faisant état d'un deuxième décès, un an plus tard, dans le même appartement. Était-ce un suicide ? Un meurtre ? Un meurtre qui ressemblait à un suicide ? Il s'agissait d'une overdose qui aurait pu être un suicide, a déclaré Wilkinson, ajoutant que l'affaire Sharma était traitée comme « non suspecte ». Lorsque Matthew a insisté pour obtenir des détails, Wilkinson a donné une réponse étrange. « Il a dit : « Je suis tenu à l'écart de l'enquête » », se souvient Matthew. Selon Wilkinson, cela représenterait un conflit d'intérêts pour les personnes enquêtant sur la mort de Zac d'en savoir trop sur la mort ultérieure, au même endroit, de l'homme qui avait été leur principal suspect. Avec le temps et après d'innombrables recherches, ils [les parents de Zac] ont fini par mieux comprendre la vie de leur fils. Ils ont également commencé à voir leur ville sous un tout autre jour. « Cela nous a ouvert les yeux », m'a confié Rachelle [sa mère]. « Tout ce monde que nous ne connaissions pas, cet univers souterrain qui existe à notre porte. » Alors que Matthew [son père] et moi marchions, il a murmuré : « Parfois, cela me fait vraiment détester Londres. Cela me donne envie de partir. » -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
Je ne pensais pas que ce genre de discours avait cours en France. Tout le monde sait que la menace sur le Groenland actuellement c'est uniquement les États-Unis. Cela ressemble au discours sur la production de tracteurs en Union Soviétique : "Il y a une sorte de problème pour l'État britannique, y compris le Labour ainsi que tous ces gouvernements Tory depuis 2016, qui est qu'ils doivent vivre dans le mensonge" [en prétendant que le Brexit est viable], comme l'a déclaré Osborne, qui a voté Remain. "C'est un peu comme les chiffres de production de tracteurs en Union soviétique. Vous devez en quelque sorte prétendre que cette chose fonctionne, alors que tout le monde dans le système sait que ce n'est pas le cas." https://forum.air-defense.net/topic/21512-royaume-uni/page/37/#comment-1711965 -
Espagne ,politique intérieure et extérieure
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.ouest-france.fr/faits-divers/accidents/espagne-un-accident-de-tgv-sur-fond-de-liberalisation-du-rail-et-dexplosion-du-trafic-65beb9d2-f530-11f0-bfca-235f15251990 (19 janvier 2026) La collision entre deux trains à grande vitesse qui a fait au moins 39 morts et 43 blessés graves, dimanche soir, à Adamuz, en Andalousie, survient dans un contexte de concurrence effrénée sur les lignes ferroviaires espagnoles depuis l’ouverture du marché du transport de passagers dictée par l’Union européenne. Trois « corridors » ont été ouverts à la concurrence depuis 2019-2020, de Madrid vers Barcelone, la côte du Levant et le sud du pays, sur lesquels l’offre de sièges a depuis bondi de 55 %. L’Espagne est, avec l’Italie, le pays où la libéralisation de la grande vitesse est la plus avancée. Le train reliant Malaga (côte sud) à Madrid, qui a déraillé en pleine ligne droite, appartient à Iryo, filiale à 51 % de la compagnie italienne Trenitalia, qui s’est lancée en 2022 à l’assaut du rail ibérique, dans le sillage de la française Ouigo. Présidée et codétenue par Carlos Bertomeu, patron valencien de la compagnie aérienne Air Nostrum, Iryo a mis à profit l’ouverture rapide à la concurrence des lignes à grande vitesse pour desservir onze villes. Sur ces trois « corridors », la filiale de Trenitalia a conquis un quart de la clientèle grâce à la flotte la plus récente, vingt ETR-1000 dits Frecciarossa construits par le japonais Hitachi Rail. Toujours en phase de conquête, l’entreprise, qui a investi plus de 800 millions d’euros dans le rail espagnol, doit absorber chaque année des pertes de plusieurs dizaines de millions d’euros. Mise en service en 2022, la rame impliquée dans la catastrophe avait subi sa dernière révision le 15 janvier et son déraillement en pleine ligne droite a conduit le ministre des Transports, Oscar Puente, à qualifier l’accident « d’ extrêmement étrange ». L’Adif, gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol, a bouclé en mai dernier un vaste programme de rénovation, mobilisant 700 millions d’euros pour remettre à niveau la voie à grande vitesse reliant Madrid à Séville, la plus ancienne du pays, inaugurée en 1992. Malgré ces travaux, concentrés principalement sur les viaducs de la sierra Morena, au moins huit incidents occasionnant des retards avaient encore été rapportés par l’Adif ces derniers mois, selon le quotidien El Pais, impliquant pour la plupart la signalisation ou des problèmes de caténaires. Le dernier, le 23 décembre, mettait en cause un aiguillage entre Adamuz et Cordoue. -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est pas parce qu'il soutient ostensiblement (et non supporte [1]) Trump qu'il adhère aux vues de Trump. [1] (anglais) to support = (français) soutenir (français) supporter = (anglais) to stand / to endure / to put up with https://context.reverso.net/traduction/anglais-francais/I+can't+stand But you know, I can't stand your obnoxious attitude. Mais, tu sais, je ne supporte pas ton attitude odieuse. Because I can't stand to see you walk away from me. Car je ne supporte pas de te voir t'éloigner de moi. And I can't stand the thought of almost losing you again. Et je ne peux pas supporter l'idée de te perdre à nouveau. https://www.linguee.fr/anglais-francais/traduction/put+up+with.html The Congolese people are even less willing to put up with this situation in that their country served for three decades La population congolaise supporte d'autant moins cette situation que, pendant trois décennies, son pays a servi de rempart https://dictionnaire.reverso.net/anglais-francais/endure A steeled heart can endure the harsh realities of life without breaking. Un cœur endurci peut supporter les dures réalités de la vie sans se briser. Autrement dit, Trump a un caractère insupportable, mais comme Vance est patient et résilient, et que c'est le prix à payer pour faire une campagne électorale réussie en 2028, il le supporte. Vance supporte le mauvais caractère de Trump, mais il ne soutient pas forcément ses idées bizarroïdes sur le Groenland ou n'importe quoi d'autre. Vance, à la base est un anti-Trump. « Mon Dieu, quel idiot [ce Trump] », a écrit Vance dans l'un de ses tweets. C'était l'un des nombreux tweets désormais supprimés. -
Venezuela
Wallaby a répondu à un(e) sujet de tharassboulbah dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.eurotopics.net/fr/351425/nobel-de-la-paix-machado-offre-sa-medaille-a-trump Jutarnji list (Croatie, 19 janvier 2026) est révulsé par le geste de Machado : « On aura du mal à oublier une mise en scène aussi pitoyable : Maria Corina Machado, membre de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, a remis à Donald Trump sa propre médaille du Nobel en lui jetant des fleurs de manière éhonté – au motif de son 'dévouement unique pour notre liberté'. Désireuse d'être nommée présidente du Venezuela par Trump, elle a traîné le Nobel ainsi que sa propre personne dans la boue. Face à cela, même la clique de Maduro paraît plus digne, même si elle est coupable d'avoir plombé l'économie d'un pays jadis prometteur. » -
Groenland: l'enjeu Europe - Etats-Unis
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Janus dans Politique etrangère / Relations internationales
Un lien qui date de... 2014. Le grand psychologue Daniel Kahneman a toute une théorie - que je ne résumerai pas parce que je suis prudent et que j'ai trop peur de dire une bêtise - sur la manière dont les mauvaises impressions peuvent être extrêmement marquantes, laisser une profonde trace mnésique, et dominer un souvenir qui devrait objectivement être beaucoup plus nuancé.