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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://www.globaltimes.cn/page/202601/1353853.shtml (21 janvier 2026) « Ce forum [Davos] envoie un signal politique clair quant à la prise de conscience stratégique croissante de l'Europe », a déclaré mercredi Zhao Junjie, chercheur principal à l'Institut d'études européennes de l'Académie chinoise des sciences sociales, au Global Times. La pression maximale exercée par les États-Unis sur la question du Groenland a ébranlé le consensus de longue date entre l'Europe et les États-Unis sur les valeurs. Ses actions unilatérales et intimidantes ont suscité une forte crainte et une grande inquiétude dans toute l'Europe, ce qui explique en grande partie les émotions exacerbées et les réactions intenses des représentants européens à l'égard des États-Unis lors du forum de cette année. Comme l'ont fait remarquer des banquiers et des dirigeants d'entreprise de haut rang à Davos, ils estiment que les réactions actuelles des dirigeants européens à l'égard des États-Unis sont plus émotionnelles que pragmatiques. De plus, en raison de contraintes structurelles de longue date - son profond enchevêtrement avec les États-Unis dans les domaines de la sécurité, de l'énergie et des affaires économiques - la réponse de l'Europe est faible et limitée. M. Zhao a en outre fait remarquer que l'Europe manque encore de mesures systématiques pour contrer efficacement l'unilatéralisme américain, les efforts actuels se limitant largement à des mécanismes multilatéraux souples. La réponse de l'Europe aux pressions unilatérales des États-Unis a été lente et manque de coordination interne. Les pays de l'UE ne sont pas parvenus à un consensus sur l'activation de l'instrument anti-coercition. Pendant ce temps, l'Europe continue de se débattre avec le « double standard » dans ses engagements multilatéraux. Malgré les appels des dirigeants en faveur de la diversification commerciale, les politiques restrictives d'accès au marché à l'égard de certains produits étrangers ont alimenté les tensions commerciales actuelles. Cette contradiction est illustrée par l'appel de Macron en faveur des investissements chinois dans des secteurs clés, alors même que l'UE s'apprête à supprimer progressivement les composants et équipements provenant de fournisseurs technologiques tels que Huawei dans certains secteurs - une politique qui soulève inévitablement des questions sur la cohérence et la sincérité de l'Europe dans la poursuite de partenariats coopératifs. Le Canada a déjà pris des mesures. Le premier ministre Mark Carney a déclaré que les puissances moyennes ne sont pas « impuissantes » face à « une rupture de l'ordre mondial ». Il a appelé à « l'honnêteté sur le monde tel qu'il est » et à la construction de « quelque chose de plus grand, de meilleur, de plus fort et de plus juste ». Récemment, le Canada a établi des partenariats stratégiques avec la Chine et le Qatar afin de promouvoir la diversification de ses relations étrangères. Une telle sobriété stratégique pourrait inspirer l'Europe. Confrontée à des pressions extérieures, l'Europe ne peut véritablement préserver ses propres intérêts et défendre l'ordre multilatéral international qu'en renforçant la solidarité interne, en menant des actions pragmatiques et en élargissant la coopération multilatérale. C'est seulement ainsi qu'elle pourra réellement protéger ses intérêts dans un contexte de profonds changements. L'histoire n'attend pas les indécis : il est temps pour l'Europe d'agir.
  2. Or le problème, c'est que l'Europe est américaine. Jean Monnet est un "américain". p.,543 De Gaulle : Cela se fera plus facilement lorsque les pays d'Europe seront indépendants et qu'ils seront décidés - en particulier et surtout l'Angleterre - à se rendre maîtres de leur propre destin. (...) Or l'Angleterre n'a pas renoncé à maintenir des liens particuliers avec l'Amérique, ni l'Allemagne pour de tout autres raisons. Aussi lorsqu'on parle au Chancelier ou à M. Macmillan de faire quelque chose d'européen, on n'aboutit à aucun résultat, car tous les deux en réfèrent toujours aux États-Unis, et l'on se retrouve à l'OTAN. Ce n'est pas un reproche que de constater cet état de fait qui a été imposé par la dernière guerre. Pour gagner celle-ci, l'Angleterre a dû accepter le leadership de l'Amérique, puis elle est restée liée à celle-ci pour des raisons d'ordre politique aussi bien que militaire. L'Allemagne, elle, a peur de l'URSS. Elle a donc besoin d'être protégée par les États-Unis. Ni l'Angleterre, ni l'Allemagne n'ont encore fait assez de chemin en direction d'une Europe indépendante. p.,543 De Gaulle : Je ne vois pour l'instant que la Russie et les États-Unis qui soient réellement indépendants. Un jour peut-être verrons nous l'Europe le devenir. Pour l'instant elle ne peut pas se faire, car les pays qui la composent n'y sont pas résolus. S'il y a des gens en Allemagne, en Belgique et en France même pour réclamer une fédération, à la suite de M Jean Monnet, c'est précisément pour se dispenser d'avoir une politique nationale et, au moyen d'une Commission de sages, faire celle que souhaitent les États-Unis. Quand les Anglais seront redevenus assez anglais pour n'être que cela, les Français français, et les Allemands allemands, on pourra faire beaucoup de choses, mais on n'en est pas encore là.
  3. https://www.20minutes.fr/economie/4197070-20260122-guerre-economique-si-etats-unis-coupaient-acces-visa-mastercard-comment-europe-sortirait Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, les États‑Unis ont multiplié les sanctions individuelles, principalement via l’Office for Foreign Assets Control (OFAC), une agence du département du Trésor des États-Unis. Visé par ces sanctions, le juge français de la Cour pénale internationale (CPI) Nicolas Guillou, impliqué dans le dossier du mandat d’arrêt visant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, a témoigné en octobre des difficultés auxquelles il était confronté dans sa vie quotidienne. « Ces sanctions […] interdisent à toute personne physique ou morale américaine, y compris leurs filiales à l’étranger, de fournir des services à une personne sous sanctions, que ce soit à titre onéreux ou à titre gratuit », expliquait-il. Ainsi, les comptes de ce juge auprès d'« entreprises américaines sont fermés », comme « Airbnb, Amazon, Paypal », et « les paiements sont la plupart du temps supprimés ». La raison tient en ce que les entreprises américaines Visa et MasterCard représentent 69 % des transactions par carte en zone euro, selon la Banque de France. Quant aux solutions de paiements Apple pay et Google Pay, elles sont aussi américaines. En cas de rétorsion contre les Européens, les Etats-Unis pourraient-ils décider de couper les services de Visa et MasterCard aux Européens, comme cela a pu être fait pour Nicolas Guillou ? « Non seulement c’est techniquement possible, mais c’est aussi très simple, rapporte Joël‑Alexis Bialkiewicz, président de DeluPay et expert des infrastructures de paiement en France. Visa et Mastercard étant soumises au droit américain, si demain l’OFAC décide de sanctionner un pays ou toute l’Union européenne, ces réseaux devront obéir. On l’a vu notamment avec l’Iran. Des entreprises européennes parfaitement légales au regard du droit européen ont été coupées des réseaux de paiement américains, du jour au lendemain ». « Ce serait économiquement douloureux pour les États-Unis, mais sans commune mesure avec le coût pour l’Europe », selon Joël‑Alexis Bialkiewicz, qui évoque une « asymétrie totale » dans les relations transatlantiques, au profit des Etats-Unis. Si le scénario d’une coupure est aujourd’hui hypothétique, il illustre la dépendance européenne aux systèmes de paiements américains. Car 25 ans après l’introduction de la monnaie unique, une solution numérique de paiement paneuropéenne et souveraine reste à construire. L’alternative la plus avancée, aujourd’hui, est Wero, un portefeuille de paiement numérique paneuropéen basé sur les virements instantanés SEPA développé par l’European Payments Initiative (EPI), un consortium de banques européennes. Utilisable en magasin, en ligne et entre particuliers, elle fonctionne dans l’Union européenne et est indépendante de Visa et MasterCard. Selon Martina Weimert, la patronne de la société chargée du développement de Wero, European Payments Initiative (EPI), Wero comptait à la mi-2025 en France « 15,9 millions » d’utilisateurs actifs, c’est-à-dire ayant déjà utilisé le service, « 2,3 millions » de clients en Allemagne et « proche de 7 millions » en Belgique. Reste que son déploiement est lent à l’échelle européenne, et l’acceptation des commerçants est encore limitée. « Wero n’est pas encore au point pour les paiements, contrairement à DeluPay », indique Joël‑Alexis Bialkiewicz [président de DeluPay, donc son avis est peut-être un tout petit peu biaisé ?] Quant à l’euro numérique, soutenu par la Banque centrale européenne, le cadre législatif de la version dématérialisée des pièces et des billets fait actuellement l’objet d’un débat au Conseil et au Parlement européen. La mise en circulation de l’euro numérique n’interviendrait pas avant 2028. Un temps infini, au regard des déclarations menaçantes quasi quotidiennes des Etats-Unis.
  4. https://www.huffingtonpost.fr/politique/video/a-l-assemblee-nationale-un-incident-diplomatique-entre-la-france-et-l-argentine-evite-grace-a-un-simple-bout-de-papier_259492.html (22 janvier 2026) Tout en remerciant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée de le recevoir, l’ambassadeur argentin en France, Ian Sielecki, a signalé dès l’ouverture de l’audition « un petit problème »... « Je viens de constater que je suis assis devant une carte qui montre les îles Malouines comme faisant partie du Royaume-Uni de Grande-Bretagne », a-t-il déclaré L’ambassadeur a comparé la situation au fait de demander à l’ambassadeur d’Ukraine de s’exprimer devant une carte montrant Louhansk ou la Crimée comme faisant partie légitimement de la Russie. À sa demande, cette partie de la carte a été masquée à l’aide… d’un bout de papier jaune.
  5. https://www.lefigaro.fr/international/japon-verdict-attendu-mercredi-pour-l-assassin-presume-de-l-ex-premier-ministre-shinzo-abe-20260121 L'enquête a révélé des liens étroits entre l'Église de l'Unification et plusieurs élus du Parti libéral-démocrate (PLD, droite nationaliste) au pouvoir au Japon, entraînant à l'époque la démission de quatre ministres. Une enquête interne du PLD avait montré en septembre 2022 que la moitié de ses 379 élus d'alors au Parlement avaient des relations avec la «secte Moon». En avril 2025, un tribunal a ordonné la dissolution de la branche japonaise de l'organisation, évoquant des «dommages sans précédent» causés à la société nippone. https://eastasiaforum.org/2025/05/03/the-unification-church-dissolution-and-japans-evolving-religious-governance/ En mars 2025, le tribunal de district de Tokyo a ordonné la dissolution de la Fédération des familles pour la paix mondiale et l'unification (anciennement l'Église de l'unification) après des décennies de controverses autour de ses pratiques commerciales et de ses « ventes spirituelles ». Bien que l'Église ait fait appel de cette décision et puisse continuer à fonctionner sous une autre forme, ce jugement soulève des questions plus larges sur les limites de la liberté religieuse au Japon. Cette décision est le dernier rebondissement en date d'un conflit qui oppose depuis plusieurs décennies l'Église et d'anciens membres privés de leurs droits, conflit qui a été largement médiatisé au Japon après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en 2022. L'Église de l'Unification est présente au Japon depuis la fin des années 1950. Pendant la majeure partie de cette période, elle a entretenu des relations de travail avec des politiciens conservateurs, en particulier au sein du Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir. Le fondateur de l'Église, Sun Myung Moon, était farouchement anticommuniste et la vision antagoniste de l'Église à l'égard des groupes politiques de gauche a survécu à la fin de la guerre froide. C'est sur cette base que s'est fondée la collaboration de l'Église avec les législateurs du PLD. En vertu de l'article 20 de la Constitution japonaise de 1947, il est interdit aux fonctionnaires de mener des « activités religieuses », mais rien n'empêche les organisations religieuses de s'engager en politique, à condition qu'elles n'« exercent aucune autorité politique ». En échange de leur bonne volonté, l'Église de l'Unification a soutenu les législateurs conservateurs pendant les campagnes électorales, notamment en leur fournissant un nombre important de bénévoles. C'est ce partenariat de plusieurs décennies qui a été révélé au grand jour après l'assassinat d'Abe et qui a contraint le Premier ministre de l'époque, Fumio Kishida, à distancier publiquement le PLD de l'Église. Dans le même temps, l'opinion publique a pris conscience des diverses accusations de mauvaises pratiques visant l'Église de l'Unification et ses filiales, en particulier ses pratiques commerciales et ses « ventes spirituelles ». Bien que les controverses autour de ces pratiques remontent aux années 1980, ce n'est qu'après l'assassinat d'Abe que la pression publique a contraint le gouvernement à envisager des poursuites judiciaires contre l'Église. La plainte visant à dissoudre l'Église de l'Unification a été déposée par le ministère de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie, qui enregistre les organisations religieuses actives à l'échelle nationale. Contrairement aux affaires Aum Shinrikyo et Myokakuji, cette action en justice a été intentée en vertu du Code civil japonais. Bien que cela place cette affaire dans la même catégorie que l'affaire Dainichizan Hokekyoji, c'est la première fois qu'un organisme public engage une procédure de dissolution d'une organisation religieuse sans poursuivre pénalement ses responsables. L'Église peut toujours transférer ses actifs à une société amie et poursuivre ses activités comme avant. À la suite de cette décision, les représentants légaux de l'Église ont promis de faire appel devant la Haute Cour de Tokyo. Il est donc trop tôt pour conclure quel sera l'effet de cette décision à long terme. Mais les liens historiques entre l'Église de l'Unification et les législateurs conservateurs continueront probablement à troubler la direction du PLD dans un avenir prévisible.
  6. https://www.adn.com/politics/2026/01/18/the-us-arctic-is-woefully-unprepared-murkowski-says/ La sénatrice américaine [républicaine] de l'Alaska Lisa Murkowski suggère que l'attention devrait se concentrer davantage sur l'Arctique américain existant, où « nous sommes malheureusement mal préparés ». Murkowski s'est entretenue avec Arctic Today à Copenhague alors qu'elle voyageait avec une délégation bipartisane élargie du Congrès pour assurer les responsables danois et groenlandais et les chefs d'entreprise qu'ils empêcheraient Trump de prendre des mesures hostiles à l'encontre de cette nation arctique. De nombreux observateurs affirment que le meilleur moyen de répondre aux préoccupations sécuritaires concernant la Russie et la Chine est de renforcer la préparation dans son propre arrière-cour, à savoir l'Arctique américain en Alaska. Murkowski est d'accord. On considère à tort que nous avons déjà tout ce dont nous avons besoin, a-t-elle déclaré. Pourtant, « regardez notre flotte de brise-glaces, et vous comprendrez que je dis cela avec ironie, car nous n'avons pas de flotte. Nous avons un seul brise-glace, et il se trouve en Antarctique », a-t-elle déclaré. « La réalité est que nous n'avons toujours pas de port en eaux profondes dans l'Arctique. » « Oui, je pense que nous devons nous concentrer davantage » sur la côte de l'Alaska, a-t-elle déclaré. « La Russie est juste là. À 57 miles du continent. Nous faisons face à des incursions aériennes, parfois chaque semaine. Les bombardiers russes pénètrent simplement dans notre espace aérien pour frimer. »
  7. https://www.theguardian.com/commentisfree/2026/jan/20/tragedy-greenland-independence-denmark-trump-us Il existe deux récits sur les relations entre le Groenland et le Danemark ; tous deux contiennent une part de vérité et d'aveuglement. L'un est celui raconté par les classes dirigeantes danoises, l'autre est le récit qui unit les progressistes et les nationalistes du Groenland. La morale de la première histoire est que le Groenland, en tant que partie intégrante du royaume danois, a réussi la transition extrêmement difficile vers une société moderne sans sacrifier sa culture ni son identité. Il s'agit là d'une réussite rare et impressionnante. Les Groenlandais font partie des seuls peuples autochtones au monde à disposer de leur propre parlement, de leurs propres institutions politiques et de leur propre système éducatif, et à avoir conservé leur langue. Ils ont également accès aux mêmes services sociaux que les autres citoyens danois. Ce résultat a été obtenu dans des conditions difficiles par seulement environ 55 000 habitants sur une vaste île située dans l'océan Atlantique Nord et l'océan Arctique, isolée du reste du monde. Il est vrai que le peuple groenlandais n'a pas été consulté lorsqu'il a été intégré au royaume danois en 1953, après plus de 200 ans de colonisation danoise. Mais lors des référendums de 1979 et 2008, une majorité d'entre eux ont voté en faveur d'un accord révisé leur permettant d'étendre leur contrôle politique sur leur propre territoire et leurs ressources. La constitution du Groenland qualifie la période de 1953 à 1979 de phase de « colonisation cachée », mais reconnaît également que les décennies suivantes constituent une ère de « décolonisation ». Dans ce récit, le royaume danois a servi de formidable vecteur aux Groenlandais pour parvenir à l'autodétermination. Dans cette perspective, la liberté du Groenland ne consiste pas en une indépendance formelle ou en une libération vis-à-vis d'anciens maîtres, mais plutôt en la mise en place progressive d'institutions et de capacités d'autodétermination, sous la couronne danoise. L'autre récit considère l'histoire récente du Groenland comme une simple continuation de la colonisation. Il affirme que les Danois n'ont jamais respecté les Groenlandais comme des égaux et qu'ils ont toujours été des dirigeants illégitimes. C'est là en fait que réside la « colonisation cachée » en question : un terme qui reflète l'inégalité salariale entre les Danois et les Groenlandais, les attitudes négatives des employeurs danois au Groenland et la manière dont les médias danois parlent du Groenland en général. Ceux qui racontent cette histoire évoquent des scandales tels que la pratique, dans les années 1960 et 1970, consistant pour des médecins danois à implanter des stérilets contraceptifs dans l'utérus de milliers de femmes et de filles groenlandaises sans leur consentement ni leur connaissance, dans le cadre d'une campagne visant à limiter le taux de natalité au Groenland. Le gouvernement danois a présenté des excuses officielles, mais environ la moitié des femmes en âge de procréer au Groenland ont été contraintes à la contraception à l'époque. Il y a aussi les 22 enfants qui ont été retirés à leurs familles au Groenland et transportés au Danemark, où ils devaient être éduqués pour devenir la prochaine génération de dirigeants compétents de la colonie. Le Premier ministre danois a reconnu ces échecs moraux. Mais selon ce récit, ces épisodes sombres révèlent que les Danois se considéraient comme les maîtres blancs ayant pour mission d'apporter la civilisation aux sauvages. Alors que le discours des classes dirigeantes fait souvent référence aux progrès institutionnels et à la réforme de l'aide sociale, celui des partisans de l'indépendance du Groenland évoque le racisme institutionnel persistant dont sont victimes les Groenlandais au Danemark. Ce phénomène est largement documenté et je pense que toute personne ayant vécu ici au Danemark a été confrontée à des exemples de racisme à l'encontre des Groenlandais. Le fait qu'il existe une expression péjorative pour désigner une forte intoxication alcoolique, qui fait référence au fait d'être « aussi ivre qu'un Groenlandais », si couramment utilisée qu'elle figure dans le dictionnaire officiel danois, témoigne de l'humiliation continue et du déni de dignité humaine dont sont victimes les Groenlandais. On pourrait dire que le peuple groenlandais a été décolonisé sur le plan institutionnel, mais qu'il continue de rechercher la dignité et la fierté d'être son propre maître. Les classes dirigeantes insistent donc sur le fait que le consentement du Groenland est la condition préalable essentielle à l'accord actuel. Il existe un large consensus public selon lequel le Danemark ne peut gouverner le Groenland contre la volonté de ses citoyens. Dans le même temps, de nombreux Danois affirment que le Groenland n'a toujours pas la capacité de gérer ses propres problèmes sociaux ou économiques. Ils soulignent que les 600 millions d'euros que le Groenland reçoit chaque année du Danemark prouvent que leur liberté est financée par leurs soi-disant colonisateurs, et affirment que tout mettre sur le compte du colonialisme danois est un moyen d'échapper à la responsabilité de leurs propres échecs. Ces deux discours peuvent caractériser toute société ayant connu un processus de modernisation rapide. Mais dans le cas du Groenland et du Danemark, les tensions ont été exacerbées par la distance culturelle et géographique. Il est moralement et politiquement difficile de défendre un arrangement dans lequel une immense île est gouvernée par un petit pays avec une histoire sociale et culturelle totalement différente, situé à des milliers de kilomètres, à moins que le peuple groenlandais ne choisisse cette voie collective vers une plus grande autodétermination. Je ne dis pas qu'il faille choisir entre ces deux récits. La plupart des gens acceptent que ces deux perspectives font partie d'une même histoire complexe. Et le clivage politique au Groenland ne se situe pas entre ceux qui veulent l'indépendance et ceux qui veulent rester dans le royaume du Danemark. Il se situe plutôt entre ceux qui veulent une autonomie formelle dans un avenir proche et ceux qui considèrent cela comme un objectif à long terme. Le gouvernement, large mais fragile, souligne qu'il souhaite rester dans le royaume, mais seulement « pour l'instant » ; il s'agit d'un arrangement temporaire. Même après la menace directe d'annexion par l'administration Trump, la plupart des personnalités publiques du Groenland ont refusé de reconnaître explicitement le royaume du Danemark comme leur patrie politique. La distance entre les gouvernements danois et groenlandais a été révélée dans de nombreuses déclarations publiques ces derniers mois. Les dirigeants danois ont insisté sur un « nous » uni, tandis que les voix groenlandaises ont répété qu'elles n'étaient ni danoises ni américaines. Cela a changé mardi dernier, lorsque le chef du gouvernement groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre danois que le Groenland choisirait le Danemark plutôt que les États-Unis si on lui demandait de choisir « ici et maintenant ». Pour la première fois, les deux parties ont presque réussi à parler d'une seule voix. Le week-end dernier a marqué un autre moment de solidarité historique, lorsque les habitants des deux territoires se sont rassemblés pour manifester contre les menaces de Trump. Les manifestants de plusieurs villes danoises ont brandi des drapeaux groenlandais. La grande ironie de cette histoire est que l'administration Trump, qui mène une guerre culturelle contre l'idéologie postcoloniale « woke » dans les universités américaines, a compris le potentiel polarisant de la division entre l'ancien colonisateur et les colonisés. C'est pourquoi Trump fait appel aux forces anticolonialistes du Groenland. L'argument selon lequel les États-Unis ont besoin du Groenland pour ses minéraux et ressources rares n'est pas convaincant non plus. Le Groenland est depuis longtemps ouvert aux affaires et invite les investisseurs à s'y installer. Mais les Américains n'ont pas saisi ces opportunités. Le défi décisif ici n'est pas l'accès aux ressources, mais la construction des infrastructures nécessaires à leur exploitation. Il s'agit d'un investissement à haut risque, et les États-Unis n'ont actuellement pas la capacité d'exploiter les terres rares. Cela place le Groenland dans un dilemme. Son meilleur moyen de pression contre son ancienne puissance coloniale, le Danemark, est qu'il est désormais attractif pour l'administration américaine. Mais sa meilleure défense contre une nouvelle puissance impériale est la reconnaissance de la légitimité de l'ancienne. Soit il utilise Trump pour faire pression sur le Danemark, soit il utilise le royaume danois pour se protéger de lui. À mesure que la véritable nature de l'offensive de Trump se révèle, ce danger devient de plus en plus évident. Il fait appel aux sentiments anticolonialistes du Groenland tout en dévoilant ouvertement ses véritables ambitions impérialistes. Pourtant, il ne divise plus les Danois et les Groenlandais, mais nous unit. Du point de vue danois, il est difficile de réfuter le défi lancé par Miller. Le statu quo est le résultat d'un accord arbitraire qui a fait du Danemark la puissance dominante au Groenland. En tant que Danois, nous ne « méritons pas le Groenland » ; ce sont les Groenlandais qui méritent la liberté dans les conditions qu'ils choisissent. Mais pour les habitants du Groenland, il s'agit d'une question existentielle. Leurs conditions de vie fondamentales seront radicalement bouleversées s'ils intègrent l'empire américain de Trump. Ils perdront leurs droits et leurs protections. Peut-être seront-ils généreusement rémunérés le premier jour et auront-ils accès à d'autres opportunités. Mais leur vie sera moins sûre, plus vulnérable et moins digne. Ils se verront proposer un accord par un homme qui ne respecte aucun engagement politique et ne se soucie pas des gens. Il ne célèbre même pas les droits humains et la liberté politique en principe. Il n'est pas transactionnel, il est extractif. Nous savons désormais que ce qu'il veut au Groenland est absolument inacceptable, mais pas impossible. Il veut la propriété, c'est « psychologiquement nécessaire », dit-il. Il ne s'agit pas de sécurité ou de minéraux, mais de l'ambition que les Français appellent « la gloire ». Il aspire à devenir un président historique, à étendre le territoire américain. Telle est la tragédie du peuple groenlandais : alors qu'il a enfin acquis le pouvoir nécessaire pour affirmer sa dignité et exiger la reconnaissance de son ancien maître, il se retrouve confronté à un nouveau maître colonial, bien plus puissant et impitoyable. Tout cela se déroule dans un nouveau contexte géopolitique, où une vieille phrase de Thucydide semble décrire la vision du monde des dirigeants actuels : « Les forts font ce qu'ils peuvent, et les faibles souffrent ce qu'ils doivent. » Rune Lykkeberg est rédacteur en chef du quotidien danois Information.
  8. https://www.asahi.com/ajw/articles/16300024 (21 janvier 2026) AstraZeneca, BP, HSBC, Intercontinental Hotels Group, Jaguar Land Rover, Rolls Royce, Schroders et Standard Chartered font partie des entreprises britanniques qui devraient rejoindre un « Conseil des PDG Royaume-Uni-Chine » remanié. Ce conseil a été initialement conçu par Theresa May, alors Première ministre, et Li Keqiang, alors Premier ministre, en 2018, à une époque où les deux parties qualifiaient leurs relations d'« âge d'or ». La partie chinoise devrait être représentée par la Banque de Chine, la Banque chinoise de construction, China Mobile, la Banque industrielle et commerciale de Chine, la China Rail and Rolling Stock Corporation, le China National Pharmaceutical Group et BYD, entre autres entreprises, ont ajouté les sources. Les négociations sont en cours depuis un certain temps, mais la visite de Starmer dépend en grande partie de l'approbation mardi de la construction par la Chine de sa plus grande ambassade en Europe à Londres. Starmer s'apprête à effectuer la première visite d'un dirigeant britannique depuis 2018, dans le but de renouer les liens avec la deuxième économie mondiale après que les gouvernements conservateurs successifs aient fait passer le Royaume-Uni du statut de l'un des plus fervents soutiens de Pékin en Europe à celui de l'un de ses plus virulents détracteurs. Dans un discours prononcé à la fin de l'année dernière, le chef du parti travailliste a accusé les précédents gouvernements conservateurs de « manquement à leur devoir » en laissant se détériorer les relations avec Pékin, soulignant que le président français Emmanuel Macron s'était rendu deux fois en Chine depuis 2018 et les dirigeants allemands quatre fois. Les relations commerciales se sont détériorées après que le Royaume-Uni a interdit à l'entreprise chinoise Huawei d'accéder à ses réseaux 5G en 2020. En 2022, les législateurs britanniques ont mené un rachat financé par les contribuables de la participation de China General Nuclear Power Corporation (CGN) dans une centrale nucléaire développée par EDF. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/21/le-gouvernement-britannique-approuve-le-projet-controverse-de-mega-ambassade-de-chine-a-londres_6663545_3210.html Le gouvernement britannique approuve le projet décrié de « méga-ambassade » de Chine à Londres L’accord a été donné malgré des inquiétudes quant aux risques de développement d’opérations de surveillance chinoises sur le territoire britannique.
  9. https://www.lalibre.be/international/asie/2026/01/21/loi-martiale-en-coree-du-sud-lex-premier-ministre-han-duck-soo-condamne-a-23-ans-de-prison-FWXAQI4R2VADZO4NKDEVZI67DQ/ L'ex-Premier ministre Han Duck-soo condamné à 23 ans de prison Han Duck-soo, 76 ans, était le Premier ministre du président conservateur Yoon Suk Yeol quand ce dernier avait sidéré les Sud-Coréens le soir du 3 décembre 2024, en annonçant par surprise l'instauration de la loi martiale et en envoyant l'armée au Parlement pour tenter de le museler. https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/16/coree-du-sud-l-ancien-president-condamne-a-cinq-ans-de-prison-dans-un-premier-proces_6662481_3210.html L’ancien président Yoon Suk Yeol condamné à cinq ans de prison dans un premier procès Yoon Suk Yeol était accusé d’obstruction à la justice et d’autres délits dans le premier procès pour sa tentative d’imposer la loi martiale en décembre 2024. Ce procès est distinct de celui intenté pour « insurrection », dans lequel le parquet a requis la peine de mort. Yoon Suk Yeol dispose de sept jours pour faire appel.
  10. Sanae Takaichi sera-t-elle la "Liz Truss" japonaise ? https://www.asahi.com/ajw/articles/16298108 (21 janvier 2026) La Première ministre Sanae Takaichi a convoqué lundi des élections anticipées et mène campagne sur un programme de relance visant à relancer l'inflation et la croissance après des décennies de stagnation. Mais elle a lancé sa campagne - faisant écho à ses adversaires - en promettant de suspendre pendant deux ans la taxe sur les denrées alimentaires, et les marchés obligataires ont réagi négativement à l'incertitude quant à la manière dont le vainqueur des élections pourrait financer le manque à gagner estimé à 5 000 milliards de yens (32 milliards de dollars) sur les recettes annuelles. Selon les courtiers, il n'y avait aucun acheteur, et les rendements à 20, 30 et 40 ans ont donc atteint des niveaux records, dans une déroute qui rappelle l'effondrement des gilts britanniques en 2022 et qui constitue un avertissement pour la confiance des marchés dans le bilan du Japon. « Les marchés assimilent l'idée que tous les partis politiques japonais sont engagés dans une course pour promettre les dépenses les plus élevées », a déclaré Ales Koutny, responsable des taux internationaux chez Vanguard à Londres. « Comme nous l'avons vu au Royaume-Uni, les marchés finissent par en avoir assez et commencent à exiger des coûts de financement beaucoup plus élevés. » https://www.telegraph.co.uk/business/2025/11/21/japan-risks-own-liz-truss-moment-britain-should-take-note/ Le Japon risque de connaître son propre « moment Liz Truss » et la Grande-Bretagne devrait en prendre bonne note Bien que Takaichi professe son admiration pour Margaret Thatcher, elle a accédé au poste de Premier ministre en promettant d'assouplir la politique budgétaire. Son programme annoncé vendredi comprend l'augmentation des seuils d'imposition sur le revenu, la réduction des taxes sur l'essence, l'augmentation des subventions pour les factures d'énergie des ménages et l'extension des aides pour les dépenses courantes. Elle injecte également des fonds dans la construction navale, les semi-conducteurs et les projets spatiaux, ainsi que dans les soins de santé, la défense et la préparation aux catastrophes. Cela pourrait contribuer à éviter un ralentissement des exportations provoqué par les droits de douane imposés par Donald Trump au Japon ou par la réaction agressive de la Chine face à la déclaration de soutien de Takaichi à Taïwan ce mois-ci. L'économie a reculé de 0,4 % au troisième trimestre. La baisse des exportations en est en partie responsable, mais les consommateurs, durement touchés par la hausse des coûts, ont également réduit leurs dépenses. Mme Takaichi espère que son plan de relance stimulera la consommation et l'économie. Mais cela pourrait également déclencher une flambée de l'inflation. Vendredi, le bureau japonais des statistiques a annoncé que l'inflation avait repris en octobre, atteignant 3 %.
  11. https://www.challenges.fr/monde/legislatives-anticipees-au-japon-pourquoi-la-premiere-ministre-joue-son-avenir-politique_637396 La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a ‍annoncé, lundi 19 janvier, la convocation d’élections législatives anticipées le 8 février prochain pour s’assurer une majorité ‍à la chambre ‍basse du Parlement. Une décision qui inquiète les milieux financiers, alors que ses promesses dégraderaient encore les comptes du pays. https://www.bbc.com/news/articles/c1dk0x0v6pdo Mais son parti est en retard dans les sondages et cette décision est risquée. Il s'agit de la deuxième élection générale au Japon en deux ans et elle permettra de tester l'intérêt des électeurs pour ses projets visant à stimuler les dépenses publiques, alors que le coût de la vie est au cœur de leurs préoccupations. Élue Première ministre par les législateurs le 21 octobre, Takaichi cherche désormais à obtenir un mandat populaire à la Chambre des représentants, la chambre la plus puissante du Japon. En décembre, son cabinet a approuvé un budget record de neuf mille milliards de yens (57 milliards de dollars ; 43 milliards de livres sterling) pour la défense. Cette décision intervient dans un contexte d'inquiétude croissante vis-à-vis de la Chine, Tokyo qualifiant les activités militaires de son voisin dans la région de « plus grand défi stratégique ». Les sondages d'opinion montrent que, si le PLD reste globalement impopulaire auprès des Japonais, Takaichi et son gouvernement affichent des taux d'approbation compris entre 60 et 80 %. C'est cette popularité qui, selon Mme Takaichi, pourrait aider le PLD à obtenir la « majorité absolue » au Parlement et à faire adopter plus facilement des politiques plus audacieuses, a déclaré le Dr Seijiro Takeshita, professeur de gestion à l'université de Shizuoka, au podcast Asia Specific de BBC World Service. La direction du PLD est fragile, et Takaichi est le quatrième Premier ministre du pays en cinq ans. Les mandats de ses prédécesseurs ont été écourtés par la baisse de popularité et des scandales. Son prédécesseur immédiat, Shigeru Ishiba, avait également annoncé des élections anticipées peu après son entrée en fonction, ce qui a conduit à l'un des pires résultats jamais enregistrés par le PLD et a coûté au parti sa majorité à la Chambre des représentants. Un autre défi se profile sous la forme d'une nouvelle opposition consolidée, l'Alliance réformiste centriste, formée la semaine dernière par le plus grand parti d'opposition du Japon, le Parti constitutionnel démocratique du Japon, et le parti Komeito, ancien partenaire de coalition du PLD.
  12. https://www.liberation.fr/international/amerique/en-direct-menaces-de-trump-davos-attend-le-president-americain-retarde-par-air-force-one-20260121_7BNZ4QU27VCULOYXS5T32MB5CQ/ Le Groenland publie des consignes à la population, en cas de «crise» Le gouvernement groenlandais a présenté ce mercredi une nouvelle brochure fournissant des conseils à la population en cas de «crise» sur le territoire convoité de manière pressante par Donald Trump. Ce document est «une police d’assurance», a déclaré le ministre de l’Autosuffisance, Peter Borg, lors d’une conférence de presse à Nuuk, la capitale groenlandaise. «On ne s’attend pas à ce qu’il faille y recourir», a-t-il souligné.
  13. https://www.asahi.com/ajw/articles/16299194 (21 janvier 2026) Le 21 janvier, le tribunal de district de Nara a condamné Tetsuya Yamagami à la prison à perpétuité pour le meurtre de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe. Le tribunal, ne montrant aucune clémence envers cet homme de 45 ans qui a avoué avoir tué Abe avec une arme artisanale en juillet 2022, s'est rangé à l'argumentation du ministère public selon laquelle cette attaque constituait « un incident grave sans précédent dans l'histoire de l'après-guerre ». La défense de Yamagami avait fait valoir qu'il devrait être condamné à « 20 ans de prison au maximum », compte tenu du contexte dans lequel s'est déroulée la fusillade. Un élément clé du procès a été l'éducation du prévenu par une mère qui faisait d'importants dons à l'ancienne Église de l'Unification, désormais officiellement appelée Fédération pour la paix mondiale et l'unification. Yamagami a déclaré que ces dons avaient ruiné sa famille et détruit sa vie. Il a expliqué avoir pris Abe pour cible en raison de ses liens étroits avec l'organisation. « Le jugement a reconnu que l'influence de l'Église de l'Unification sur la famille était une cause indirecte (de l'incident), mais a accepté l'argument du ministère public selon lequel elle n'était pas directement liée à celui-ci », a déclaré l'équipe de défense de Yamagami lors d'une conférence de presse après le jugement. « Naturellement, nous devons envisager de faire appel. » Le procès devant jury populaire a débuté en octobre dernier. Douze personnes, dont la mère et la sœur cadette de Yamagami ainsi que des policiers, ont été convoquées pour témoigner. L'accusé lui-même a été interrogé à cinq reprises. Le jugement a souligné que Yamagami en était venu à nourrir de la colère envers l'ancienne Église de l'Unification parce que les dons de plusieurs dizaines de millions de yens effectués par sa mère avaient plongé la famille dans des difficultés financières. Le tribunal a également reconnu que Yamagami avait été profondément choqué par le suicide de son frère aîné en 2015. Yamagami a commencé à fabriquer une arme à feu dans l'intention d'attaquer un responsable de l'Église en visite au Japon. Mais il a finalement eu l'idée de tirer sur Abe, une personnalité influente liée à l'Église, selon le verdict. La Fédération des familles pour la paix mondiale et l'unification a refusé de commenter cette décision judiciaire. En 2023 [?] [2025], le tribunal de district de Tokyo a ordonné la dissolution de l'église à la suite d'une enquête gouvernementale sur ses pratiques financières douteuses, notamment la collecte de dons auprès de ses fidèles. L'enquête a mis en évidence les effets néfastes des activités de l'église sur les enfants des fidèles. Eito Suzuki, un journaliste qui suit les affaires impliquant l'église, a déclaré que la peine infligée à Yamagami était « trop sévère ». « Cette affaire s'est produite dans un contexte où une victime du problème social connu sous le nom de « fidèles religieux de deuxième génération » a été privée de sa place dans la société », a déclaré M. Suzuki. Il a ajouté : « C'est une peine qui ne permet pas à une personne qui a été ainsi privée de sa place dans la société de réintégrer celle-ci. Est-il juste de lui faire porter tout ce poids à lui seul ? »
  14. https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20230901-centenaire-du-séisme-de-la-plaine-du-kanto-les-étrangers-des-pogroms-oubliés-des-hommages-au-japon (1er septembre 2023) Centenaire du séisme de la plaine du Kanto: les étrangers des pogroms oubliés des hommages au Japon Le Japon s'est figé, ce vendredi (1er septembre 2023) à 11h58, heure locale, au moment précis où, il y a 100 ans, le 1er septembre 1923, il subissait la plus grave catastrophe naturelle de son histoire : un séisme de magnitude 7,9 suivi d'un tsunami de 12 mètres de haut, qui dévastèrent Tokyo et son immense banlieue, faisant 105 000 morts. La commémoration de cette tragédie a été très incomplète. Les autorités n'ont en effet pas jugé bon de rendre hommage à la mémoire de milliers d'immigrés qui ont été massacrés dans la foulée du séisme, victimes de pogroms. « J'étais bébé à l'époque, donc j'ai très peu de souvenirs des événements, confie le second immigré. En revanche, jamais je n'oublierai le visage rieur de mon grand frère. Il a été battu à mort par des policiers, qui n'ont jamais été jugés. Il était né et avait toujours vécu au Japon, n'avait jamais fait de mal à personne... Mais après le séisme, le simple fait d'être Coréen faisait de vous un suspect. »
  15. On aurait pu penser que la Suède avec sa tradition social-démocrate tire l'Europe vers le bas du coefficient de Gini. Or il semble que ce soit l'inverse.
  16. https://www.leparisien.fr/international/ukraine/berlin-qualifie-de-crimes-de-guerre-les-frappes-russes-en-ukraine-plus-de-la-moitie-de-la-capitale-encore-privee-delectricite-21-01-2026-GE4DMGGWYJH6NCC3IFA2IAZX24.php Berlin qualifie de « crimes de guerre » les frappes russes en Ukraine, plus de la moitié de la capitale encore privée d’électricité Tiens c'est drôle, ils ne ressortent pas la tirade de Baerbock sur Gaza : "même les lieux civils peuvent perdre leur statut de protection"
  17. https://www.ft.com/content/26428440-672f-4f13-a804-01dee8a330fd Europe must not appease Trump on Greenland, Gideo Rachman, Commentateur en chef des affaires étrangères, 18 janvier 2026 Et c'est dans la rubrique "Opinion Greenland". Chapeau : En capitulant à nouveau, l'UE et le Royaume-Uni signaleraient que nous vivons désormais irrévocablement dans un monde où la loi du plus fort prévaut. Extraits : Face à un éventail aussi déconcertant de scénarios possibles, que doivent faire les dirigeants européens ? La réponse est que pour éviter les pires issues, ils doivent riposter dès maintenant. Au cours de l'année écoulée, ils ont tenté l'apaisement et la flatterie. Voilà où cela les a menés. Ils doivent changer de cap immédiatement. L'UE a atteint son point le plus bas l'été dernier, lorsque les dirigeants du bloc ont docilement accepté de se soumettre à des droits de douane américains de 15 % sans riposter. L'accord commercial entre l'UE et les États-Unis conclu à l'époque a désormais été suspendu par le Parlement européen. Sa ratification est difficile à envisager, du moins jusqu'à ce que les droits de douane supplémentaires brandis par Trump soient retirés. Les Européens devraient plutôt élaborer des droits de douane compensatoires visant les États-Unis, en allant au-delà des cibles clichées que sont le whisky Bourbon et les jeans Levi's. Les nouvelles cibles pourraient inclure les grandes entreprises technologiques américaines et les sociétés de cryptomonnaie qui font partie intégrante de l'univers de Trump. Au cours de la semaine dernière, j'ai reçu plusieurs messages jubilatoires d'un ami nationaliste chinois qui se réjouit à l'avance de l'humiliation de l'Europe. En cédant sur le Groenland, l'Europe confirmerait que nous vivons désormais irrévocablement dans un monde où la loi du plus fort prévaut. Pour la Chine, cette perspective est potentiellement séduisante. Si le Kremlin en conclut que l'Europe est faible et qu'il n'y a qu'à se servir, c'est tout le continent qui pourrait en payer le prix. Pour son propre bien – et pour celui du monde entier –, l'Europe doit rester ferme sur la question du Groenland.
  18. Je crois que ce n'est pas hors-sujet de reposter ceci aussi ici :
  19. Pour les États-Unis l'Europe est une colonie chargée d'absorber les productions américaines, comme l'Inde était obligée d'absorber les productions britanniques. Ou encore c'est une terre « d'extraction de tributs » pour reprendre le langage de Stacie Goddard et Abraham Newman : https://forum.air-defense.net/topic/20791-politique-%C3%A9trang%C3%A8re-des-usa/page/39/#comment-1867584
  20. Et d'ailleurs, dès l'été 1939 le Japon perdait une bataille de chars à Nomonhan, aux confins mongols de la mandchourie, contre les soviétiques, ce qui aura pour résultat de trancher entre la stratégie de l'armée de terre favorable à une expansion vers le nord, dite "hokushinron", qui aurait conquis la Sibérie, et celle de la marine, favorable à une expansion vers le sud, dite "nanshinron". L'armée s'est décrédibilisée, et la marine a dès lors les mains libres pour entraîner le Japon vers le Sud : domination de l'Indochine française, puis Pearl Harbor, les Philippines, Singapour et l'Indonésie. Cela aboutit aussi au pacte de neutralité soviéto-japonais d'avril 1941, qui permettra à Staline de concentrer toutes ses forces à l'Ouest lorsqu'Hitler déclenche Barbarossa. L'espion soviétique Richard Sorge basé à Tokyo confirme en octobre 1941 que le Japon n'a aucune intention d'attaquer l'Union Soviétique, mais se prépare à attaquer les États-Unis.
  21. C'est une métonymie, une synecdoque, la figure de style qui mentionne une partie pour désigner le tout. Car le gâteau, c'est pas juste le Groenland, mais l'Europe tout entière. C'est ce que David Baverez appelle la "yéménisation de l'Europe", que j'avais explicitée ainsi : « au sens d'être une terre d'affrontement entre Chine et Etats-Unis comme le Yémen entre Arabie et Iran » dans https://forum.air-defense.net/topic/25430-la-place-de-la-france-dans-un-monde-de-blocs/page/32/#comment-1807063
  22. https://spectator.com/article/natos-suez-moment/ (20 janvier 2026) En 1969, Charles de Gaulle confiait à son ami André Malraux que « le désir de l'Amérique – et elle le réalisera un jour – est de déserter l'Europe. Vous verrez ». Il aura fallu près de six décennies, mais la prophétie de De Gaulle semble aujourd'hui sur le point de se réaliser. Après des années d'efforts diplomatiques pour gérer, apaiser et charmer les présidents américains successifs – et Donald Trump en particulier –, les dirigeants européens prennent conscience d'une triste réalité : les États-Unis sont, au mieux, indifférents à leurs intérêts et à leurs sensibilités et, au pire, ouvertement hostiles à leur égard. Certains, comme l'Italienne Giorgia Meloni, continuent de croire que Trump peut être amadoué, que les relations transatlantiques peuvent d'une manière ou d'une autre être sauvées. Même Sir Keir Starmer s'est efforcé cette semaine de minimiser les divergences croissantes avec Washington. Pourtant, parmi les responsables de l'UE, une conclusion plus sévère s'impose : cette fois-ci, avec les intimidations de Trump envers l'Europe au sujet du Groenland, la rupture semble réelle. Ils craignent que l'OTAN n'existe plus que de nom et que toute tentative de rationaliser ou d'excuser le comportement de Trump ne risque de n'être qu'une illusion. C'est le moment Suez de l'OTAN. Tout comme le retrait britannique de l'est de Suez à la fin des années 1960 a marqué la fin effective des prétentions impériales, le drame du Groenland pourrait signaler la fin du pacte de sécurité d'après-guerre entre les États-Unis et l'Europe. Si Suez a révélé que la Grande-Bretagne ne pouvait plus agir en tant que puissance mondiale, le Groenland pourrait révéler que les États-Unis ne se considèrent plus comme le garant de l'Europe. Ce que l'on appelle généralement « l'Occident » n'a jamais été une communauté permanente partageant des intérêts communs. Les nations occidentales ont une histoire, une culture et un héritage politique communs. Mais une civilisation commune ne se traduit pas automatiquement par une unité politique durable. Comme l'a fait valoir Owen Harries, réaliste gallois-australien en matière de politique étrangère, dans Foreign Affairs en 1993, les relations entre les nations occidentales ont longtemps été marquées par la rivalité, la division et même des conflits sanglants. Rétrospectivement, les périodes 1917-1918, 1941-1945 et la guerre froide ont été les seuls moments où un « Occident » uni a possédé une réelle légitimité politique. Même alors, le terme est quelque peu impropre, car les principaux ennemis – l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie dans le premier cas, l'Allemagne et l'Italie dans le second – étaient eux-mêmes des puissances occidentales de premier plan. Comme l'a remarqué Harries, l'idée d'un « Occident » politique a séduit les Européens principalement dans les moments de danger imminent. « Le désespoir et la peur, écrit-il, en ont été ses parents, et non les affinités. » Une fois la menace écartée, l'instinct de l'Europe n'a historiquement pas été la solidarité avec Washington, mais la distance. Ce sentiment a souvent été réciproque. Même avant la victoire finale de la Seconde Guerre mondiale en 1945, le modèle mondial dominant n'était pas un Occident unifié, mais les « trois grands », Franklin D. Roosevelt se montrant souvent plus méfiant envers la Grande-Bretagne qu'envers Staline [1]. Après la guerre, le successeur de FDR, Harry Truman, a brusquement mis fin au programme Lend-Lease, sans se soucier apparemment de la Grande-Bretagne ou de l'Europe. George Orwell imaginait un monde tripartite, avec l'Europe se démarquant du capitalisme américain et du communisme soviétique. Comme au début de la guerre froide, il en fut de même à la fin. Après l'effondrement de l'empire soviétique, l'Europe fut à nouveau considérée comme un pôle distinct, l'Asie constituant le troisième. Loin de s'accrocher à l'unité atlantique, de nombreux Européens anticipaient qu'une Europe post-Maastricht, dirigée par une Allemagne réunifiée, rivaliserait avec la puissance américaine, voire la surpasserait. Lorsque les combats ont éclaté en Yougoslavie en 1991, le président de la Commission européenne, Jacques Delors, a parfaitement résumé ce réflexe : « Nous ne nous ingérons pas dans les affaires américaines. Nous espérons qu'ils auront suffisamment de respect pour ne pas s'ingérer dans les nôtres. » Le fait que les États-Unis aient libéré le pays de Monsieur Delors d'un régime totalitaire, puis protégé l'Europe occidentale d'un autre pendant quatre décennies, n'avait apparemment aucune importance. Très vite, l'Europe s'est révélée incapable de gérer la crise bosniaque et dépend depuis lors fortement de l'Oncle Sam pour sa sécurité. Pourtant, l'empire soviétique qui avait justifié la création de l'OTAN s'est effondré il y a plus de trois décennies, et l'affirmation selon laquelle la Russie d'aujourd'hui représente une menace suffisante pour justifier une renaissance de l'Occident est peu crédible. La Russie est une puissance en déclin : démographiquement faible, économiquement dépendante des matières premières et hors du peloton de tête des économies mondiales. Elle est enlisée dans le Donbass et n'a pas les capacités militaires et économiques nécessaires pour conquérir toute l'Ukraine, sans parler des pays de l'ancien Pacte de Varsovie. La Russie ne représente pas une menace sérieuse pour l'Europe occidentale, et encore moins pour les États-Unis, même si les stratèges militaires partagent les inquiétudes de Trump concernant les ambitions de Moscou dans l'Arctique. Vladimir Poutine est un voyou et un autocrate dont le régime n'inspire aucune admiration. Mais ses ambitions sont plus limitées que la renaissance d'un empire. Le Kremlin cherche à détruire l'Ukraine afin qu'elle ne puisse pas rejoindre l'OTAN et devenir, selon l'expression du politologue John Mearsheimer, « un bastion occidental aux portes de la Russie ». Trop de politiciens en Grande-Bretagne et sur le continent se rassurent en pensant que Trump est une aberration : que les responsables de la politique étrangère américaine restent instinctivement attachés à l'Europe. Tout reviendra à la normale, nous assure-t-on, une fois que Trump aura quitté ses fonctions le 20 janvier 2029 – si tant est qu'il le fasse. Mais si une semaine est une longue période en politique, comme l'a fait remarquer Harold Wilson, trois ans sont une éternité. Plus troublant encore, l'histoire montre que l'engagement des États-Unis envers l'Europe n'est apparu que lorsque les intérêts fondamentaux des États-Unis étaient directement menacés : la guerre sous-marine allemande en 1917, Pearl Harbor en 1941, suivie de la déclaration de guerre imprudente d'Hitler, et l'expansionnisme soviétique à la fin des années 1940. La menace communiste a uni les États-Unis et l'Europe pendant quatre décennies. La Russie de Poutine n'atteint pas ce seuil. Entre-temps, l'équilibre mondial des pouvoirs a radicalement changé. Washington doit désormais concilier ses ambitions et ses ressources dans un monde multipolaire. Les États-Unis sont débordés, et même la puissance américaine a ses limites, d'autant plus qu'ils consacrent désormais davantage à rembourser leur dette qu'à leur défense [2]. Ce qui nous ramène à Suez. En 1956, l'administration Eisenhower a coupé les vivres à la Grande-Bretagne pour forcer le gouvernement d'Anthony Eden à mettre fin à son invasion malheureuse de l'Égypte. Suez a contraint la Grande-Bretagne à abandonner l'illusion réconfortante qu'elle restait une véritable puissance mondiale. Dix ans plus tard, le gouvernement d'Harold Wilson annonçait le retrait des forces britanniques « à l'est de Suez ». La Pax Britannica était terminée. Soixante-dix ans plus tard, Donald Trump semble déterminé à mettre fin à la Pax Americana. Cela n'implique pas un retrait américain, mais un réaménagement stratégique : s'éloigner de l'Europe, se tourner vers l'Asie de l'Est et revenir à la défense de l'hémisphère occidental. L'accent mis par Trump sur la protection du « voisinage proche » des États-Unis n'est pas nouveau. La défense de l'hémisphère est la priorité absolue de Washington depuis les années 1820. Les principes qui sous-tendent la doctrine Monroe ont longtemps été tacites, car ils étaient considérés comme acquis. Et n'oublions pas que le Groenland, la plus grande île du monde, est géographiquement nord-américain. Il est également au centre des voies maritimes arctiques stratégiquement disputées et abrite des terres rares. La question la plus pertinente aujourd'hui est de savoir comment Washington perçoit désormais le monde au-delà de son « arrière-cour », c'est-à-dire principalement l'Europe, l'Asie de l'Est et le golfe Persique. Pendant la guerre froide, l'Europe occupait une place prépondérante dans la grande stratégie américaine pour la simple raison que l'Union soviétique représentait une menace existentielle. Ces derniers temps, l'Europe a cessé d'être d'un intérêt vital pour les États-Unis, non seulement parce qu'elle subit une forme d'« effacement civilisationnel », comme l'a récemment averti la déclaration sur la sécurité nationale de l'administration Trump, mais aussi parce qu'elle n'est tout simplement plus un théâtre stratégique ou économique majeur de la puissance mondiale. Compte tenu de l'indifférence de Trump envers l'Europe, de ses fanfaronnades sur l'Amérique latine et l'Arctique et du pivot de Washington vers l'Asie de l'Est, il n'est guère étonnant que les commentateurs des deux côtés de l'Atlantique soient « agressés par la réalité », pour reprendre l'ancienne expression néoconservatrice. Trump n'est pas tant l'auteur de la rupture transatlantique que celui qui l'accélère et la révèle au grand jour. Il a balayé les illusions réconfortantes d'un Occident politique permanent et contraint les Européens à affronter une vérité longtemps différée : l'unité occidentale a toujours été conditionnelle, contingente et motivée par la menace. La franchise de Trump, pour le dire gentiment et poliment, est dérangeante et déstabilisante. C'est certainement un rustre, dont le comportement a choqué beaucoup de ses anciens amis. Mais la vérité la plus choquante n'est pas que l'Amérique ait changé. C'est que tant de responsables de la politique étrangère britannique et européenne aient supposé qu'elle ne changerait jamais [3]. [1] Et l'Institute for Propaganda Analysis recommandait aux Américains de se méfier de la propagande britannique au même titre que l'hitlérienne ou la soviétique : voir ma note [2] ici : https://forum.air-defense.net/topic/19315-guerre-de-linformation-et-propagande/?do=findComment&comment=1730698 [2] Ce qui conduira à terme à la chute de l'empire américain, si l'on en croit la loi de Niall Ferguson https://forum.air-defense.net/topic/11243-usa/page/894/#comment-1719394 [3] On retrouve Palmerston : « Nous n'avons pas d'alliés éternels, ni d'ennemis perpétuels. Nos intérêts sont éternels et perpétuels, et il est de notre devoir de les défendre. ».
  23. Angus Hanton : 7:10 C'est plutôt dingue que les médias sociaux soient dominés par deux entreprises basées en Californie. (...) Le fait qu'ils sont des monopoles signifie qu'il faut un effort soutenu pour les remplacer, mais je pense qu'aujourd'hui l'enthousiasme serait là pour un "Twitter" basé en Grande-Bretagne.
  24. Par exemple les menaces tarifaires de Trump, tu les considères comme de l'économie ou de la diplomatie ?
  25. Ce que Washington perd en influence, il le compense par le bruit. Il masque son impuissance par sa loquacité, sa futilité par son éloquence. Au fil des décennies, les États-Unis ont progressivement construit un univers parallèle. Un univers dans lequel les discours optimistes se réalisent et les actions produisent les résultats escomptés. Dans lequel la mission de Washington en Afghanistan donne naissance à une démocratie moderne et les forces gouvernementales soutenues par les États-Unis peuvent tenir tête aux talibans. Dans lequel les sanctions économiques entraînent les changements politiques souhaités, apprivoisent les Houthis et inversent les progrès nucléaires de l'Iran. Hussein Agha et Robert Malley
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