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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. https://fr.wikipedia.org/wiki/Grandes_Purges Entre 1929 et 1931, plus de 250 000 communistes sont exclus du Parti, beaucoup pour « déviationnisme droitier »[5]. De quoi s'agit-t-il ? https://en.wikipedia.org/wiki/Right_Opposition La tendance de droite était identifiée aux partisans de Nikolaï Boukharine et Rykov. On affirmait qu'ils représentaient l'influence de la paysannerie et le danger d'une restauration capitaliste. [citation nécessaire] Leur politique était étroitement liée à la Nouvelle politique économique (NEP), l'ancien communiste de gauche Boukharine se déplaçant lentement vers la droite du Parti bolchevique et devenant un fervent partisan de la NEP à partir de 1921. Les politiques de l'Opposition de droite encourageant les koulaks et les NEPmen à « s'enrichir » étaient considérées par les partisans de l'Opposition de droite comme encourageant les koulaks et les NEPmen à « évoluer » vers le socialisme. Staline et sa faction « centriste » s'allièrent à Boukharine et à l'Opposition de droite à partir de la fin de l'année 1924, Boukharine développant la théorie de Staline sur le socialisme dans un seul pays. Ensemble, ils expulsèrent Trotsky, Kamenev, Zinoviev et l'Opposition unifiée du Parti communiste en décembre 1927. Cependant, une fois Trotsky écarté et l'Opposition de gauche déclarée illégale, Staline s'inquiéta rapidement du danger que représentait pour l'État soviétique la montée en puissance des koulaks capitalistes et des NEPmen, enhardis par l'illégalité de l'Opposition de gauche. Conscient de ce danger, Staline s'est alors retourné contre ses alliés de l'Opposition de droite. Boukharine et l'Opposition de droite ont à leur tour été écartés et démis de leurs fonctions importantes au sein du Parti communiste et du gouvernement soviétique entre 1928 et 1930, Staline mettant fin à la NEP et lançant le premier plan quinquennal. Contrairement à Trotsky, qui a créé un mouvement anti-stalinien, Boukharine et ses alliés ont capitulé devant Staline et ont admis leurs « erreurs idéologiques ». Ils ont été temporairement réhabilités, mais n'ont obtenu que des postes mineurs et n'ont pas retrouvé leur ancienne notoriété. Boukharine et ses alliés ont ensuite été exécutés lors des procès de la Grande Purge. En Tchécoslovaquie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustáv_Husák En 1950, il est victime des « purges » au sein du parti et il est condamné à la prison à vie, pour nationalisme slovaque bourgeois [1] alors qu'il avait joué un rôle déterminant dans sa liquidation. De façon générale, le communisme, dans sa phase révolutionnaire, met en oeuvre la formule de Pierre Vergniaud : « la Révolution dévore ses enfants ». Elle ne se contente pas de guillotiner les seuls royalistes. Les révolutions passent par des phases de "terreur" qui sacrifient les révolutionnaires eux-mêmes.
  2. C'est pourtant ce dont il s'agit dans la prose de Nicolas Tenzer, qui est pour moi l'archétype du néo-néoconservatisme européen, lorsqu'il dénonce ceux qui refusent d'« envisager la perspective d'une Russie libre » : https://desk-russie.eu/2024/01/27/preparer-la-chute-de-lempire-russe.html Mais la défaite de Poutine, qui devrait entraîner sa chute, est aussi la condition nécessaire à un travail de conscience des citoyens russes sur les crimes commis. Il faudra un jour écrire leur histoire exhaustive. Cela sera une expérience d’écriture insoutenable et une plongée dans un univers, pourtant largement connu, que les dirigeants démocratiques non plus n’ont jamais daigné contempler. Ils ont voulu rester aux portes de l’enfer, mais celles-ci étaient grand ouvertes. Cette conscience est la condition, nécessaire mais non suffisante, pour que le peuple russe accomplisse progressivement un mouvement vers la vérité par la compréhension de ses fautes, sans laquelle aucun changement de la société russe ne pourra survenir. C’est le fondement de toute possible implication des Occidentaux dans le futur de la Russie, car la Russie ne pourra pas seulement se réformer de l’intérieur. D’abord, il faudra que le peuple russe — nous en sommes loin — demande pardon et assume cette culpabilité historique et morale. Il ne saurait s’auto-amnistier. Enfin, du côté des dirigeants de l’ouest, ne pas envisager la perspective d’une Russie libre est un fatalisme habité par le même genre de déterminisme que celui qui concerne la domination des dictatures sur une partie du monde. Combiné avec la crainte mécanique et impensée d’un éclatement de la Russie, il justifie le maintien au pouvoir de Poutine ou d’une autre régime d’oppression. On notera l'insistance sur la culpabilité et la demande de pardon qui correspond bien à ce que Mathieu Bock-Côté appelle la « rédemption démocratique ».
  3. https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/repliques/la-crise-de-l-occident-5090346 (20 décembre 2025) Mathieu Bock-Côté 38:18 Il n'est jamais agréable d'être le voisin d'un empire qui a un réflexe prédateur et qui se sent humilié dès lors qu'il ne vassalise pas ses voisins : premier élément. Donc je ne trouve aucune circonstance atténuante à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, aucune d'entre elles, donc on ne me trouvera pas dans ce camp de ceux qui trouvent des raisons à la volonté prédatrice de la Russie. Deuxième élément, je m'inquiète néanmoins de l'instrumentalisation de la menace russe qui est réelle par l'extrême centre européen qui en profite pour accélérer la centralisation fédérale de l'Europe. Troisième élément, par ailleurs, parce que je m'inquiète de ceux que j'appelle les néo-néo-conservateurs européens, qui rêvent d'une forme d'affrontement global avec la Russie, alors qu'on oublie que c'est un empire autoritaire avec la puissance nucléaire. Je pense qu'un système international qui fonctionne à peu près correctement est un système de pare-feu qui fait en sorte que les conflits régionaux ou locaux ne deviennent pas mondiaux. Je pense à la lumière de cela qu'il faut savoir que la Russie n'est certainement pas un ennemi, est un ennemi parce qu'elle se comporte comme telle s'il le faut très bien, j'entends, mais il ne faut pas courir au conflit parce qu'il y a une forme de nostalgie wilsonienne dans l'extrême-centre qui est à peu près la chose suivante, l'Ukraine soutenue par l'Europe réussit à reconquérir tous les territoires occupés par la Russie, j'en doute sérieusement que ça arrive, parce que la Russie échoue, Poutine tombe, Poutine tombe, la démocratie s'installe en Russie et finalement à terme, le nouveau pays est gagné à la démocratie, la Russie post-poutinienne. Je ne crois pas du tout à ce scénario. 43:00 Et j'ajoute par ailleurs que la référence à Munich a un défaut, c'est qu'elle nous ramène toujours systématiquement aux années 30, aux années 40, et je pense que nous devons affranchir la réflexion politique de l'obsession des années 30 et 40, et je m'explique sur ça : la paix dans l'histoire du monde n'a pas toujours eu le même visage, la paix n'est pas toujours kantienne, c'est le moins qu'on puisse dire, la paix n'est pas toujours wilsonienne, ce que j'appelle faire tomber le régime fauteur de guerre et semer la démocratie partout, la paix consiste quelquefois à s'entendre sous le mode du réalisme avec un empire que nous désavouons fondamentalement mais que nous ne ferons pas tomber. Le réalisme n'est pas l'autre nom de la capitulation et de ce point de vue, soutenir l'Ukraine ne veut pas dire par ailleurs tomber dans cette idée que seul l'affrontement global nous permettra d'arriver à la rédemption démocratique. 45:04 Si nous sommes dans un affrontement qui relève de la « guerre froide » à la rigueur, faisons tout pour que ça ne bascule pas à la guerre chaude.
  4. Non on ne peut pas "employer les mêmes méthodes" car ce sont les étudiants ukrainiens de Zaporijia qui en sont les victimes. Et cela finira par se retourner contre nous. Car le jour où ces étudiants s'apercevront qu'on les a manipulés, qu'on leur a inculqué une vision du monde avec des œillères idéologiques au lieu de leur apprendre à analyser le monde avec un regard critique, c'est à dire en dernière analyse, un regard autonome et libre, ils nous en voudront. Ils nous détesteront.
  5. Bart de Weber devrait aussi réclamer sa médaille de l'ordre de Lénine auprès du ministre des affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski : https://www.n-tv.de/politik/Polens-Aussenminister-verleiht-Orban-den-Lenin-Orden-id30165974.html Le ministre polonais des Affaires étrangères décerne l'ordre de Lénine à Orban Vendredi, Sikorski a répondu à un message d'Orban sur le service en ligne X par des « félicitations » et une photo de l'ordre de Lénine, la plus haute distinction civile pour services rendus à l'Union soviétique. Dans ce message, ce dernier se vantait d'avoir « réussi à écarter le danger immédiat d'une guerre » grâce à la décision prise lors du sommet européen de ne pas utiliser les avoirs russes gelés pour soutenir l'Ukraine. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a immédiatement répondu à Sikorski, reprochant à son homologue polonais de provoquer une guerre avec Moscou : « Vous êtes en faveur d'une guerre entre l'Europe et la Russie. Nous ne serons jamais d'accord », a-t-il écrit sur X.
  6. Imposer une orthodoxie idéologique officielle financée par l'argent public, comme en Chine, ce n'est pas libéral. L'université devrait former les étudiants à l'esprit critique et non les formater dans une orthodoxie. De plus en plus, l'Union Européenne donne raison à Margaret Thatcher, qui dans son discours de Bruges, comparait la Communauté Européenne à l'Union Soviétique : https://www.margaretthatcher.org/document/107332 (20 septembre 1988) En effet, il est ironique qu'au moment même où des pays comme l'Union soviétique, qui ont essayé de tout diriger à partir du centre, apprennent que le succès dépend de la dispersion du pouvoir et des décisions hors du centre, certains membres de la Communauté semblent vouloir aller dans la direction opposée. Nous n'avons pas réussi à faire reculer les frontières de l'État britannique pour les voir ensuite réimposées au niveau européen avec un super-État européen exerçant une nouvelle domination à partir de Bruxelles.
  7. https://brussels.mcc.hu/uploads/default/0001/02/39e8927fbb1c64e9fce4cb4c2a2aedf2493d2a2c.pdf (septembre 2025) Thomas Fazi, Professors of Propaganda: How the EU's Jean Monnet Programme corrodes academia p.27 Comme indiqué, le programme Jean Monnet est aujourd'hui présent dans plus de 70 pays, où il fait partie intégrante des efforts plus larges de diplomatie publique ou de soft power de l'UE, façonnant la perception de l'UE à l'échelle internationale et promouvant les intérêts géopolitiques du bloc. Ceci est ouvertement reconnu par la Commission européenne elle-même, qui affirme : « Les actions Jean Monnet s'efforcent également de servir de vecteur de diplomatie publique envers les pays tiers, en promouvant les valeurs de l'UE et en renforçant la visibilité de ce que représente l'Union européenne et de ce qu'elle entend réaliser »[37]. Il s'agit là d'un aveu franc des objectifs promotionnels du programme. p.28 Comme on pouvait s'y attendre, les opérations étrangères du programme ont tendance à se concentrer sur les pays qui jouent un rôle central dans la stratégie géopolitique de l'UE. Il n'est donc guère surprenant que, ces dernières années, des centaines de projets Jean Monnet aient été mis en œuvre en Ukraine, dont beaucoup visaient explicitement à « intégrer la société ukrainienne dans le cadre axiologique européen », comme le décrit sans détour l'un d'entre eux[39]. Il s'agit là d'une nouvelle corruption flagrante du monde universitaire, où les professeurs sont en fait transformés en vecteurs de messages institutionnels et d'instrumentalisation (géo)politique. Au lieu d'agir en tant que chercheurs indépendants encourageant la réflexion critique, ils sont incités à aligner leur enseignement et leurs activités de sensibilisation sur les priorités de l'UE, souvent sous le couvert de la neutralité. [39] https://ec.europa.eu/info/funding-tenders/opportunities/portal/screen/opportunities/projects-details/43353764/101176663 Building European Identity Resilience for Ukrainian Society Université nationale de Zaporijia ; 1er octobre 2024-30 septembre 2027 Le projet relève de la priorité « Identité européenne ». L'expérience européenne de construction d'une société multiculturelle et multinationale fondée sur le concept d'une identité européenne commune est une pratique extrêmement utile qui peut être transposée en Ukraine, où la question de l'identité européenne et de l'appartenance à la culture européenne est un élément important de la résilience nationale face à l'agression russe, qui tente de s'opposer à l'intégration européenne de l'Ukraine. Le contexte du projet est déterminé, d'une part, par le processus crucial d'intégration de la société ukrainienne dans le cadre axiologique européen, qui est l'un des objectifs stratégiques de la réforme nationale de l'éducation. D'autre part, le contexte du projet est déterminé par la nécessité de lutter contre la propagande russe anti-européenne qui tente de promouvoir un message niant l'existence d'une identité européenne commune en Ukraine. Par conséquent, les objectifs fixés aux établissements d'enseignement supérieur, en tant qu'acteurs clés de l'adaptation progressive des nouvelles générations d'Ukrainiens au paradigme de l'identité européenne, consistent à lancer un débat productif entre la communauté universitaire et la société civile sur le thème des transformations axiologiques et à renforcer l'identité européenne en tant que source de résilience de la société ukrainienne en temps de guerre.
  8. Apparemment ils naviguent à vue. Et Trump reste imprévisible.
  9. https://www.irsem.fr/rapport.html Les opérations d’influence chinoises, un moment machiavélien 2eme édition mise à jour, octobre 2021, 654 pages Pendant longtemps, on a pu dire que la Chine, contrairement à la Russie, cherchait davantage à être aimée que crainte ; qu’elle voulait séduire, projeter une image positive d’elle-même dans le monde, susciter l’admiration. Pékin n’a pas renoncé à séduire, à son attractivité et à son ambition de façonner les normes internationales, et il reste essentiel pour le Parti communiste de ne pas « perdre la face ». Mais, en même temps, Pékin assume de plus en plus d’infiltrer et de contraindre : ses opérations d’influence se sont considérablement durcies ces dernières années et ses méthodes ressemblent de plus en plus à celles employées par Moscou. C’est un « moment machiavélien » au sens où le Parti-État semble désormais estimer que, comme l’écrivait Machiavel dans Le Prince, « il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Ce qui correspond à une « russianisation » des opérations d’influence chinoises. Ce rapport s’intéresse à cette évolution, avec l’ambition de couvrir tout le spectre de l’influence, de la plus bénigne (diplomatie publique) à la plus maligne, c’est-à-dire l’ingérence (activités clandestines). Pour ce faire, il procède en quatre parties, présentant successivement les principaux concepts ; les acteurs mettant en œuvre ces opérations, notamment la base 311 de l’Armée populaire de libération ; les actions conduites par Pékin à l’égard des diasporas, des médias, de la diplomatie, de l’économie, de la politique, de l’éducation, des think tanks et en termes de manipulations de l’information, entre autres leviers ; et enfin quelques études de cas (Taïwan, Singapour, Suède, Canada, et les opérations ayant visé les manifestants hongkongais en 2019 ou cherché à faire croire à l’origine américaine de la Covid-19 en 2020). La conclusion revient sur cette « russianisation », qui a trois composantes : Pékin s’inspire de Moscou dans plusieurs registres, il subsiste évidemment des différences entre les deux, et il existe aussi un certain degré de coopération. Ensuite, la conclusion cherche aussi à faire une évaluation de l’efficacité de cette nouvelle posture chinoise et conclut que, si elle implique certains succès tactiques, elle constitue un échec stratégique, la Chine étant son meilleur ennemi en matière d’influence. La dégradation brutale de l’image de Pékin depuis l’arrivée de Xi Jinping, en particulier ces derniers années, pose à la Chine un problème d’impopularité qui prend des proportions telles qu’il pourrait à terme indirectement affaiblir le Parti, y compris vis-à-vis de sa propre population. Auteurs : Paul Charon (directeur du domaine « Renseignement, anticipation et stratégies d'influence » de l’IRSEM) et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer (directeur de l’IRSEM).
  10. https://www.en-attendant-nadeau.fr/2025/12/16/contre-limpunite-38-rue-de-londres/ (16 décembre 2025) 38, rue de Londres de Philippe Sands Philippe Sands aime à rappeler que « tout est lié ». Nul hasard si le criminel nazi Rauff, réfugié en Équateur puis au Chili après la Seconde Guerre mondiale, a échappé en 1962 à son extradition, qu’avait demandée l’Allemagne fédérale. Accusé de complicité de meurtre – haut gradé des renseignements de la SS, il avait conçu des camions d’extermination à gaz dont il suivit les opérations en Europe orientale –, il le fut ensuite de génocide. La Cour suprême du Chili rejeta la demande d’extradition de l’Allemagne fédérale au motif que, selon la loi chilienne, le délai de prescription de quinze ans ne permettait pas de juger des actes commis en 1942. L’ambassadeur de la RFA au Chili, un ancien membre du parti nazi, avait, de sa propre initiative, pris conseil auprès du professeur de droit chilien Miguel Schweitzer Speisky. Ce dernier deviendra ministre de la Justice de Pinochet ; son fils, Miguel Schweitzer Walters, devait plus tard assurer le conseil juridique de l’ancien dictateur face à la justice britannique. Lors des successifs jugements autour de l’extradition de Pinochet à la Cour d’appel des Lords, il sera l’aimable et parfumé voisin de siège de Philippe Sands, lequel défendait la partie adverse.
  11. https://thehill.com/opinion/international/5648323-britain-royal-navy-decline/ (15 décembre 2025) Supposons que l'Argentine réoccupe les Malouines comme elle l'a fait en 1982. La Grande-Bretagne et la Royal Navy pourraient-elles réagir en espérant récupérer leur territoire ? Lorsque l'opération Corporate a quitté Portsmouth le 5 avril 1982 sous le commandement du contre-amiral John (Sandy) Woodward, la force opérationnelle comptait 127 navires. Quarante-trois d'entre eux étaient des navires de guerre, dont deux porte-avions, des destroyers, des frégates, des sous-marins et des navires amphibies, parmi lesquels figuraient des navires logistiques et des navires marchands « réquisitionnés ». La force comprenait 42 avions à décollage et atterrissage verticaux Harrier et environ 200 hélicoptères provenant de la flotte totale de 250 de la Royal Navy, et 30 000 marins, soldats et Royal Marines. Il est évident que la Royal Navy d'aujourd'hui est incapable de réitérer cette mission. Malheureusement, il en va de même pour l'armée britannique et la Royal Air Force, qui ne sont plus que l'ombre de ce qu'elles étaient autrefois.
  12. https://therecord.media/czechia-accuses-china-cyber-espionage-apt31 (28 mai 2025) La République tchèque a accusé mercredi le gouvernement chinois d'avoir tenté de pirater son ministère des Affaires étrangères à la suite d'une « enquête approfondie » sur cette campagne, qui aurait débuté en 2022.
  13. https://www.en-attendant-nadeau.fr/2023/12/09/chine-espionne-alex-joske/ (9 décembre 2023) Quand la Chine vous espionne, d'Alex Joske L’effort de renseignement chinois (...) est au contraire organisé, professionnel et pensé sur le temps long. Il est aussi discret, souvent dans les limites de la légalité, ce qui lui a permis de passer sous les radars du contre-espionnage. Il s’appuie sur des individus soigneusement ciblés dont des agents sous couverture flattent l’ego : ils leur offrent des opportunités, leur entrouvrent les portes du pouvoir chinois, voire les aident à gravir des échelons professionnels dans leur propre pays. Ce sont des relations construites sur la durée, à bas bruit mais d’une efficacité redoutable. Car le MSE dispose d’une multitude de canaux pour exercer ses activités qui touchent à la politique, l’économie, la culture, la recherche, la religion. Alex Joske dévoile ainsi les liens avec le MSE d’institutions a priori au-delà de tout soupçon. Ainsi, le Centre d’échanges culturels internationaux (CECIC), « façade civile du MSE », a réussi à la fin des années 1980 à prendre le contrôle du Fonds Chine créé par George Soros. Sous couvert de contribuer à une meilleure connaissance mutuelle, le CECIC a ensuite créé des liens avec la fondation politique États-Unis-Chine, point d’accès pour le renseignement chinois à des hommes d’affaires et représentants politiques américains de premier plan. L’auteur australien pointe également bon nombre d’institutions universitaires chinoises, notamment la célèbre Académie chinoise des sciences sociales, comme étant pourvoyeuses d’agents infiltrés du MSE. Les étrangers, individus et institutions, ne sont pas épargnés, même s’ils sont plus souvent présentés comme des victimes de leur naïveté que comme des agents actifs : George Soros, Henry Kissinger, la fondation Carnegie, la Rand Corporation… Plus proche de nous, l’Institut français des relations internationales (IFRI) est pointé du doigt pour avoir organisé de nombreuses conférences en partenariat avec le forum pour la Réforme et l’Ouverture. « Le CECIC travaillait avec la Fondation pour faire venir en Chine des collaborateurs de congressistes et d’autres politiciens pour des voyages d’étude. En retour, le MSE envoyait ses agents et officiers aux États-Unis pour étudier le pays, rencontrer leurs agents, faire du réseautage de haut niveau et étendre l’influence du Parti. Les officiers du MSE se sont certainement émerveillés des portes qui s’ouvraient à eux, sans la moindre résistance apparente des autorités américaines. » Or, l’influence fonctionne souvent à double sens, et les Américains ne sont pas les derniers à y avoir recours : leur candeur en la matière est probablement exagérée. On apprend d’ailleurs une centaine de pages plus tard que le lien entre l’Institut de relations internationales contemporaines de Chine et le MSE est bien connu des États-Unis puisque « les télégrammes diplomatiques américains le notent consciencieusement chaque fois qu’ils mentionnent des chercheurs de cet institut ». Et l’espionnage américain n’a pas été totalement floué par les actions du MSE, Joske reconnaissant lui-même que « les vecteurs d’influence et les organismes de façade comme l’Institut chinois de stratégie et de gestion (ICSG) ont souvent la vie courte. Ceux du MSE ont pris un sacré coup lorsque celui-ci a commencé à découvrir à quel point la CIA avait infiltré ses rangs, vers 2010 ». Le rapport de l’IRSEM, « Les opérations d’influence chinoises, un moment machiavélien », publié en 2021, a apporté un précieux éclairage sur les modes opératoires internationaux, en pointant quelques exemples français. À la suite de cette publication, une mission d’information du Sénat sur la recherche et l’université puis une commission de l’Assemblée nationale sur les ingérences étrangères ont été lancées. Mais leurs travaux n’ont eu que peu d’écho et encore moins de répercussions concrètes. À lire Alex Joske, on se dit que la France n’a peut-être pas tout à fait pris la mesure du problème.
  14. https://unherd.com/2025/12/the-uk-is-falling-into-chinas-trap/ (17 décembre 2025) Sir Ken McCallum a averti en 2023 que pas moins de 20 000 Britanniques avaient été approchés sur LinkedIn par des profils liés à des acteurs étatiques chinois. Ce phénomène a fait la une des journaux le mois dernier lorsque le MI5 a émis une alerte parlementaire officielle concernant deux individus accusés d'utiliser LinkedIn pour approcher des personnes appartenant à l'écosystème parlementaire au nom du ministère chinois de la Sécurité d'État (MSS). Le génie réside dans la banalité de tout cela. La chorégraphie du recrutement moderne est conçue pour paraître normale : un message soigné, une invitation flatteuse à rédiger un court document « politique », des honoraires, un voyage payé, la promesse d'« opportunités » futures. Ces approches ne sont pas des pièges grossiers, mais les appâts de ce qui devient des campagnes de conditionnement à long terme qui s'intensifient lentement et exploitent les vulnérabilités quotidiennes. C'est une option peu coûteuse et très efficace pour les agents de Pékin. LinkedIn se charge de la reconnaissance. Des dizaines de milliers d'invitations peuvent être envoyées. Et une seule piste peut justifier des centaines d'impasses. Vous vous souvenez peut-être du scandale de l'« espionnage » du prince Andrew, dans lequel les tribunaux ont refusé un visa au ressortissant chinois Yang Tenbo pour des raisons de sécurité nationale. Yang s'était rapproché de certaines des activités caritatives du prince Andrew, et des dizaines de photos le montrant en grande complicité avec l'ancien prince ont fait surface. Ceux qui suivent de près l'affaire se souviendront peut-être également que Xuelin Bates (née Black), aujourd'hui mariée à un pair conservateur, avait mis en place des « centres d'acquisition de talents » pour Pékin. Selon le FBI, les programmes chinois de recrutement de talents « incitent leurs membres à voler les technologies étrangères nécessaires à la réalisation des objectifs nationaux, militaires et économiques de la Chine ». Yang et (aujourd'hui) Lady Bates ont tous deux été accusés d'être affiliés au « Front uni ». Le Front uni mobilise les forces non membres du Parti, telles que les Chinois d'outre-mer, les intellectuels, les groupes religieux, les minorités et les hommes d'affaires, afin de les aligner sur les objectifs du PCC, de renforcer l'unité nationale et d'élargir la base sociale et l'influence du Parti. Ses méthodes sont presque impossibles à détecter et rarement illégales : menaces codées à l'encontre des dissidents ; services offerts aux Chinois d'outre-mer qui permettent au parti d'exercer un contrôle à distance ; offres commerciales préférentielles assorties de conditions invisibles ; infiltration des institutions économiques et civiques britanniques ; recours à des faveurs obtenues au fil d'une longue période de conditionnement minutieux. Comme l'ont montré les recherches minutieuses d'Alex Joske, [le MSS et le Front uni] sont les rouages centraux d'une stratégie délibérée visant à brouiller les pistes en matière d'influence et de collecte de renseignements. Elles montrent comment les réseaux du Front uni, composés de groupes de la diaspora, de liens universitaires et d'associations professionnelles, fournissent une couverture institutionnelle et une dénégation plausible, permettant ainsi la cooptation des structures civiques et universitaires à des fins étatiques. Pour replacer les choses dans leur contexte, ces deux organisations disposent de budgets colossaux. Au cours de l'exercice financier 2022-2023, nous avons dépensé 3,6 milliards de livres sterling pour le GCHQ, le MI5 et le MI6 réunis. Bien qu'il n'existe pas de chiffres fiables concernant les flux de trésorerie du MSS (comme on pouvait s'y attendre), une publication a estimé ce montant à 20 milliards de dollars. En ce qui concerne le Front uni, la Jamestown Foundation a constaté en 2020 que les dépenses consacrées aux institutions essentielles au Front uni dépassaient largement le budget total du ministère chinois des Affaires étrangères, avec près de 600 millions de dollars réservés aux seuls bureaux chargés d'influencer les étrangers et les communautés chinoises à l'étranger.
  15. https://www.nytimes.com/2025/12/18/world/europe/russia-putin-aide-dmitri-kozak-ukraine-war.html M. Kozak, âgé de 67 ans, a démissionné de son poste de chef de cabinet adjoint de M. Poutine en septembre dernier, un mois après que le New York Times ait rapporté ses critiques privées à l'égard de la guerre. Dans des interviews accordées depuis lors, six Russes proches de M. Kozak ont décrit la transformation d'un confident de Poutine depuis 30 ans en un foyer de sentiment anti-guerre au sein de l'élite russe. Au début de l'année 2022, avant l'invasion, M. Kozak négociait avec l'Ukraine au sujet de la guerre par procuration dans l'est du pays. Il a tenu une session de huit heures à Paris en janvier, des pourparlers qui, selon l'Ukraine, ont envoyé un « signal très positif ». Plusieurs anciens responsables ukrainiens et américains familiers avec ces pourparlers ont déclaré qu'ils pensaient que M. Kozak recherchait sincèrement une solution diplomatique plutôt que de gagner du temps pendant que la Russie préparait son invasion. Alors que M. Poutine rassemblait ses troupes, M. Kozak a rédigé une longue note exposant les conséquences négatives probables d'une guerre, selon ses proches. Selon une personne qui l'a vue, cette note mettait en garde contre la possibilité que la Suède et la Finlande rejoignent l'OTAN, une prédiction qui s'est avérée prémonitoire. Le 21 février, M. Kozak s'est à nouveau adressé au Conseil de sécurité lors d'une partie de la réunion qui n'a pas été télévisée, selon plusieurs personnes proches de lui. Les Ukrainiens résisteront, a déclaré M. Kozak. Les sanctions seront sévères. La position géopolitique de la Russie en souffrira. Certains médias ont rapporté que M. Kozak avait appelé Andriy Yermak, alors chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, quelques heures après l'invasion, pour exiger la reddition de Kiev. M. Kozak a insisté auprès de plusieurs de ses collaborateurs sur le fait que cette histoire était fausse. Il leur a dit que c'était en fait M. Yermak qui l'avait appelé ce jour-là. M. Kozak a déclaré qu'il souhaitait parvenir à un accord de paix négocié le plus rapidement possible, ont rapporté ces personnes. Dès le deuxième jour de l'invasion, M. Kozak négociait un éventuel accord de cessez-le-feu avec Davyd Arakhamia, un autre responsable ukrainien, selon trois personnes proches de M. Kozak. L'accord aurait prévu que la Russie garantisse la sécurité de l'Ukraine et se retire de toutes les régions du pays, à l'exception de la Crimée et de la région orientale connue sous le nom de Donbass. Ces négociations ont provoqué la colère de M. Poutine. Le soir du 25 février, M. Kozak a informé M. Poutine via le système téléphonique sécurisé du Kremlin, selon les trois personnes interrogées. M. Poutine a reproché à M. Kozak d'avoir outrepassé son mandat en discutant de questions territoriales, et lui a demandé d'informer Kiev que la Russie ne négocierait que la capitulation de l'Ukraine. Pour M. Kozak, M. Poutine semblait changer radicalement sa position dans les négociations. Il a déclaré qu'il ne pouvait pas négocier s'il ne connaissait pas les objectifs finaux de la Russie. M. Poutine a balayé ces préoccupations et a ordonné à M. Kozak de négocier conformément aux instructions. M. Kozak a refusé. C'est lors de cet appel que M. Kozak a déclaré à M. Poutine qu'il était prêt à être arrêté ou fusillé pour son refus, ont déclaré ces personnes. À la fin de cet appel tendu avec M. Poutine, M. Kozak a accepté d'informer l'Ukraine de la demande de reddition formulée par la Russie. Il a appelé M. Arakhamia, sous le regard silencieux de M. Poutine. M. Arakhamia a refusé. Le lendemain, le 26 février, la position de M. Poutine semblait avoir changé une deuxième fois, selon les trois personnes. Dans la matinée, le premier adjoint du chef de cabinet de M. Poutine, Sergueï V. Kirienko, a appelé M. Kozak pour lui annoncer qu'un autre conseiller du Kremlin, Vladimir R. Medinsky, dirigerait désormais les négociations russes avec l'Ukraine. Tard dans la soirée, M. Medinsky et Roman Abramovich, un milliardaire russe, se sont rendus au domicile de M. Kozak. Ils lui ont dit qu'ils se rendaient en Biélorussie pour négocier avec l'Ukraine dans le cadre d'un nouveau mandat confié par M. Poutine : discuter des garanties de sécurité, mais pas des frontières de l'Ukraine. M. Kozak ne retrouvera jamais son rôle officiel auprès de l'Ukraine. Il a perdu son pouvoir au profit de M. Kiriyenko, qui a repris cette année le portefeuille de M. Kozak chargé de gérer les relations avec les autres pays de l'ex-Union soviétique. Mais il n'a pas perdu son emploi. Il a conservé son bureau dans le bâtiment de l'administration présidentielle de l'ère soviétique, à quelques pâtés de maisons du Kremlin, où il a rencontré des émissaires occidentaux par des voies détournées, selon plusieurs personnes au courant des événements. À un moment donné, le président a suggéré à M. Kozak de faire des propositions pour améliorer le climat économique en Russie. Plusieurs proches qui ont vu la note de service rédigée par M. Kozak en réponse à cette suggestion se sont dits stupéfaits. Selon eux, la note proposait à M. Poutine de mettre fin à la guerre, de négocier avec l'Ukraine et de mener des réformes libérales au niveau national. M. Kozak proposait que le pouvoir judiciaire russe soit rendu indépendant du contrôle de facto des forces de l'ordre, une idée quasi hérétique compte tenu du statut des services de sécurité russes, qui constituent les forces les plus puissantes du pays. Comme beaucoup d'élites russes, M. Kozak continue de faire preuve de loyauté envers M. Poutine en s'abstenant de toute critique publique. Et M. Poutine lui a également témoigné une certaine loyauté.
  16. https://www.spiegel.de/ausland/eu-kompromiss-fuer-die-ukraine-presse-kommentiert-gipfelergebnis-als-peinlich-a-b7523199-8510-4653-a01d-0d097bb58d9b (19 décembre 2025) 90 milliards d'euros pour l'Ukraine : après de longues négociations, l'UE s'est mise d'accord sur un nouveau financement pour ce pays attaqué par la Russie. La presse ne mâche pas ses mots pour qualifier ce compromis. Ce compromis serait « une victoire pour le Premier ministre belge Bart De Wever, après que l'Allemagne et la Pologne aient été contournées par un « plan B » initialement soutenu par la France et l'Italie. ... Depuis septembre, le chancelier fédéral Friedrich Merz s'était engagé en faveur de la saisie des avoirs gelés de la Russie pour financer l'Ukraine, ce qui avait effrayé la Belgique et d'autres pays qui craignaient des turbulences financières. » [Times, Londres] « La Repubblica » parle d'une défaite pour von der Leyen et Merz Au sujet du compromis trouvé lors du sommet européen à Bruxelles, le journal italien « La Repubblica » écrit qu'il s'agit d'une « défaite politique pour Ursula von der Leyen et Friedrich Merz, qui avaient insisté jusqu'au bout pour utiliser les ressources provenant des avoirs de Moscou. En ce qui concerne les avoirs russes, la Commission poursuivra son examen technique afin de déterminer si cela pourrait devenir une option viable dans les mois à venir. Pour l'instant, cependant, cette question est reportée sine die et, dans les faits, classée sans suite. « Aftonbladet » : « C'est embarrassant » Le quotidien social-démocrate suédois « Aftonbladet » y voit « à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Bonne, car l'Ukraine a un besoin urgent d'argent. Mauvaise, car aucun accord n'a pu être trouvé sur l'utilisation des avoirs russes gelés. Et inquiétante, car cela montre que l'Europe manque encore de conscience de la crise. La Russie ne veut pas la paix. Le régime russe a besoin de la guerre pour rester au pouvoir. L'impérialisme est l'idéologie d'Etat russe. Ce n'est pas un phénomène nouveau. Depuis son arrivée au pouvoir il y a 25 ans, Vladimir Poutine n'a cessé d'intervenir dans d'autres pays et de déclencher de nouvelles guerres. ... Une certaine lassitude face à la guerre semble également s'être installée parmi les chefs d'État et de gouvernement de l'UE. C'est embarrassant, car la guerre se déroule en Ukraine et c'est la population ukrainienne qui en souffre. La question se pose donc de savoir si l'Europe va céder à court terme face à la terreur russe. ... La Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie agissent comme les chevaux de Troie de Poutine. L'économie européenne est en difficulté et les partis populistes gagnent en influence dans un nombre croissant de pays. Le gouvernement américain semble désormais se ranger du côté de Moscou dans le conflit ukrainien. Nous n'avons d'autre choix que d'aider l'Ukraine à vaincre l'armée russe, au pire avec les États-Unis comme spectateurs dans les tribunes. » « Rhein-Neckar-Zeitung » : un pari risqué, des risques banalisés « Merz vise un succès dans les négociations lors du sommet européen. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a également déclaré que les discussions se poursuivraient jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée. Au final, ce sont toutefois les contribuables allemands qui devront passer à la caisse – que ce soit pour 50 milliards d'euros ou bien plus encore ? Et cela en pleine crise économique. Bien sûr, on peut se interroger sur l'objectif politique réel de cette mesure de confiscation. La majorité des États membres de l'UE semblent prêts à jouer gros – les risques sont banalisés. »
  17. https://www.politico.eu/article/european-council-summit-eu-agrees-e90b-ukraine-loan-russian-assets-plan-fails/ (19 décembre 2025) Les gouvernements européens n'ont pas réussi à trouver un accord sur le transfert des avoirs gelés de la Russie vers l'Ukraine après un sommet de 16 heures à Bruxelles, ce qui constitue un revers majeur pour le chancelier allemand Friedrich Merz et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Les pays ont été contraints de se mettre d'accord sur un plan de secours d'urgence basé sur la dette commune de l'UE, qui a été défendu pendant des semaines par le Premier ministre belge Bart De Wever et qui était considéré comme peu probable jusqu'à quelques heures avant la conclusion de l'accord. Portant un nouveau coup à l'unité de l'UE, trois pays ― la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ― ne participeront pas à cet accord. Bien que l'accord permette à chacun de crier victoire, ce n'était pas la solution que l'Allemagne et la Commission avaient défendue avant le sommet. « Bien sûr, certaines personnes ne l'ont pas apprécié... elles veulent punir [le président russe Vladimir] Poutine en lui prenant son argent », a déclaré M. De Wever, faisant référence au projet initial d'utiliser les actifs de la Russie. Mais « la politique n'est pas une affaire émotionnelle » et « la rationalité a prévalu ». Si cette option plaisait aux pays du sud, elle n'avait pas les faveurs de l'Allemagne et de ses alliés d'Europe du nord, qui se sont traditionnellement opposés à la garantie des obligations de leurs homologues fortement endettés.
  18. https://www.lowyinstitute.org/the-interpreter/washington-s-china-consensus-breaking (18 décembre 2025) Trump adhère à une conception étroite de la concurrence, avec peu de griefs persistants au-delà de l'ampleur de l'excédent commercial chinois et de ses exportations de précurseurs du fentanyl. Il semble considérer Xi non pas comme un autocrate impérial, mais comme un rival commercial, avec lequel il peut établir une relation durable et asseoir les relations bilatérales sur des bases plus stables. En effet, le respect de Trump pour Xi semble s'être accru au cours de l'impasse commerciale qui a dominé les relations entre les États-Unis et la Chine depuis qu'il a lancé son offensive tarifaire « Liberation Day » début avril. Avant leur rencontre à Pusan fin octobre, Trump a déclaré que le « G2 » se réunirait, faisant apparemment ce qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait envisagé – ou jugé nécessaire – d'accepter : reconnaître le statut de Pékin comme un égal de Washington. La nouvelle stratégie de sécurité nationale reflète cette conclusion, estimant que les relations entre les États-Unis et la Chine « se sont transformées en relations entre deux puissances quasi équivalentes ». Contrairement à la première NSS de l'administration Trump, qui mettait l'accent sur la « concurrence entre grandes puissances » avec la Chine et la Russie, et à la NSS de l'administration Biden, qui déclarait que la Chine était « le seul concurrent ayant à la fois l'intention de remodeler l'ordre international et, de plus en plus, le pouvoir de le faire », les dernières orientations stratégiques ne donnent plus la priorité à la résurgence de Pékin, mais accordent plutôt la priorité aux menaces provenant de l'hémisphère occidental. Un nombre restreint mais croissant de travaux universitaires remettent en cause l'hypothèse largement répandue selon laquelle la Chine serait déterminée à remplacer les États-Unis en tant que première puissance mondiale et à établir un ordre sinocentrique [1]. Le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, a déclaré dans un discours prononcé ce mois-ci lors du Forum Reagan sur la défense nationale que Trump recherchait « une paix stable, un commerce équitable et des relations respectueuses ». Quelques jours plus tôt, le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, avait déclaré que « la décision actuelle est... d'assurer la stabilité dans cette relation ». [1] https://direct.mit.edu/isec/article/50/1/46/132729/What-Does-China-Want (1er août 2025) En nous appuyant sur les données issues de 12 000 articles et de centaines de discours de Xi Jinping, nous analysons trois termes ou expressions tirés de la rhétorique chinoise afin de discerner les intentions de la Chine : « lutte » (斗争), « ascension de l'Orient, déclin de l'Occident » (东升西降) et « aucune intention de remplacer les États-Unis » (无意取代美国). Nos conclusions indiquent que la Chine est une puissance du statu quo soucieuse de la stabilité du régime et davantage tournée vers l'intérieur que vers l'extérieur. Les objectifs de la Chine sont clairs, durables et limités : elle se soucie de ses frontières, de sa souveraineté et de ses relations économiques extérieures. Les principales préoccupations de la Chine sont presque toutes régionales et concernent des parties de la Chine que le reste de la région a reconnu comme chinoises : Hong Kong, Taïwan, le Tibet et le Xinjiang. Notre argumentation a trois implications principales. Premièrement, la Chine ne représente pas le type de menace militaire que la sagesse conventionnelle prétend qu'elle représente. Ainsi, une posture militaire hostile des États-Unis dans le Pacifique est imprudente et pourrait créer des tensions inutiles. Deuxièmement, les deux pays pourraient coopérer sur plusieurs questions négligées. Troisièmement, la vision conventionnelle de la Chine minimise les domaines économiques et diplomatiques auxquels une approche guerrière n'est pas adaptée.
  19. https://www.lowyinstitute.org/the-interpreter/china-s-dispute-india-over-arunachal-pradesh (17 septembre 2025) À la fin du mois dernier, une citoyenne indienne nommée Prema Thongdok, qui voyageait de Londres au Japon, a été détenue pendant 18 heures lors de son escale à Shanghai. Les autorités chinoises ont déclaré que son passeport n'était pas valide car il indiquait comme lieu de naissance l'État indien d'Arunachal Pradesh, que la Chine revendique comme faisant partie de son territoire. L'intéressée a également rapporté que les autorités lui avaient dit qu'elle n'était pas indienne, mais chinoise, et qu'elle ne pouvait pas poursuivre son voyage vers le Japon.
  20. https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gendinfo/actualites/2025/le-major-general-de-la-gendarmerie-nationale-en-deplacement-en-nouvelle-caledonie (18 décembre 2025) Le général de corps d’armée André Petillot, Major général de la Gendarmerie nationale (MGGN), s’est rendu en Nouvelle-Calédonie, du 12 au 15 décembre 2025 Afin d’assurer sa mission de sûreté publique, le Commandement de la gendarmerie pour la Nouvelle-Calédonie, armé par quelque 700 militaires, s’appuie notamment sur quatre compagnies, une Section de recherches (S.R.), une Section d’appui judiciaire (SAJ), deux Brigades motorisées (B.Mo.), une Brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA), une Brigade nautique (B.N.), un Peloton de surveillance et d'intervention à cheval (PSIC), une Cellule prévention technique de la malveillance (CPTM), ainsi qu’une Maison de protection des familles (MPF). Le COMGENDNC bénéficie du renfort de 17 EGM et de l’appui de nombreux réservistes.
  21. https://la1ere.franceinfo.fr/les-mangroves-de-wallis-et-de-nouvelle-caledonie-menacees-d-effondrement-1653368.html Les mangroves de Wallis sont en danger critique, le dernier stade avant l'effondrement, et celles de Nouvelle-Calédonie sont évaluées comme vulnérables, selon un rapport publié le 11 décembre. En cause : le changement climatique et l'urbanisation.
  22. Personne ne sait ce que les Ukrainiens veulent. Cela fait des années qu'il n'y a pas eu d'élections. S'il y en a eu elles n'étaient pas forcément libres. Il y a des partis politiques interdits. Il y a des prisonniers d'opinion. Il y a un contrôle et une censure de l'information...
  23. https://www.eurotopics.net/fr/350038/belarus-loukachenko-libre-des-detenus-politiques L'assouplissement des sanctions américaines ne profitera que partiellement au pays, analyse Evropeïska Pravda (Ukraine, 15 décembre 2025) : « L'absence de port empêche Loukachenko de bénéficier pleinement de la levée des sanctions sur le potassium. En effet, le transport ferroviaire 'engloutit' les recettes, et les capacités d'accueil des ports maritimes russes ne suffisent pas pour venir en aide à la Biélorussie. La levée de ces sanctions pourrait avoir des effets plus tangibles si la Lituanie acceptait d'autoriser à nouveau le transit des engrais biélorusses vers Klaipėda, ce qui permettrait à Loukachenko d'augmenter considérablement ses exportations. Mais Vilnius a déjà fait savoir qu'aucune concession ne serait faite au régime biélorusse. » Sur Facebook, l'historien Andreï Zoubov (13 décembre 2025 ; russe exilé en République Tchèque ?) explique comment Loukachenko en profitera : «Le dictateur bélarusse a indéniablement amélioré son image politique et celle de son régime. Désormais, il apparaît presque comme un humaniste et un homme sensé. D'autant qu'il a décidé de ne pas s'impliquer dans la guerre de la Russie en Ukraine. … La levée des sanctions ciblant le principal secteur d'exportation du pays – l'extraction et le traitement du potassium –, ravivera cette production, créera des milliers de nouveaux emplois et apportera des recettes considérables au pays, via la vente aux Etats-Unis et, de là, vers le monde entier. … Cette disposition favorable au dialogue avec l'Occident permettra au régime de Loukachenko de se stabiliser et de réduire sa dépendance vis-à-vis de Poutine.» Dans un post Facebook repris par Censor.net, le politologue Serhiy Taran (Ukraine, 13 décembre 2025) explique quelles sont, selon lui, les motivations de Trump : «L'accord entre le Bélarus et les Etats-Unis doit théoriquement éloigner Loukachenko de Poutine et lui donner une marge de manœuvre. Loukachenko est prêt à jouer le jeu. … Trump croit toutefois que le Bélarus aura ainsi davantage de souveraineté et que les options de Poutine seront restreintes. Les Etats-Unis partent du principe qu'il est préférable d'avoir à faire à deux petits dictateurs plutôt qu'à un seul grand – ce que Poutine deviendrait s'il absorbait définitivement le Bélarus de Loukachenko.»
  24. https://www.ft.com/content/616d7c24-fbb6-4830-aa6c-77d362b5fddb (18 décembre 2025) Putin’s retaliation threat over frozen assets rattles EU capitals Italy, Belgium and Austria worry about Russia moving against their companies Selon l'Institut KSE, bien que 1 903 entreprises étrangères se soient retirées de Russie ou aient réduit leurs activités dans ce pays depuis le début de l'invasion à grande échelle de l'Ukraine il y a près de quatre ans, 2 315 restent actives dans le pays. Parmi celles-ci figurent les succursales russes de banques telles que l'autrichienne Raiffeisen et l'italienne UniCredit, qui ont généré d'importants bénéfices en temps de guerre qu'elles ne peuvent rapatrier en raison de l'interdiction de verser des dividendes. Selon l'Institut KSE, les entreprises étrangères ont réalisé 19,5 milliards de dollars de bénéfices en Russie l'année dernière. Andrea Orcel, directeur général d'UniCredit, a déclaré lors d'une audition devant le Sénat italien le mois dernier que la banque n'avait pas l'intention de se retirer de Russie, même si elle y avait environ 3,5 milliards d'euros de capitaux bloqués. « S'ils me nationalisent, c'est une violation de la loi, et je conserve un crédit à perpétuité auprès de la Fédération de Russie », a déclaré M. Orcel. La semaine dernière, le gouvernement italien a soutenu la décision de l'UE de geler indéfiniment les avoirs russes, mais a également fait part de ses inquiétudes quant aux risques potentiels liés à leur utilisation pour financer l'Ukraine. Le sénateur italien Claudio Borghi, membre du parti d'extrême droite Ligue, partenaire pro-business et pro-russe de la coalition de Giorgia Meloni, a mis en garde contre les répercussions si l'UE allait de l'avant avec ses projets. « Comment pouvez-vous penser que voler l'argent d'un autre pays n'entraînera pas d'autres catastrophes ? », a déclaré M. Borghi au FT. « La première conséquence est que la Russie se sentira libre de confisquer tous les actifs étrangers. » L'Autriche craint également que Moscou ne décide de saisir Raiffeisen, la plus grande banque du pays, qui a déclaré un chiffre d'affaires de 2,9 milliards de dollars en Russie l'année dernière. « Il s'agit d'un domaine juridique inexploré, et franchement, on comprend de moins en moins pourquoi la Commission ne communique pas davantage avec les États membres et ne leur donne pas au moins le sentiment que leurs préoccupations sont prises au sérieux », a déclaré un responsable autrichien. Ces saisies pourraient affecter les investisseurs occidentaux qui détenaient des titres russes cotés en bourse avant l'invasion, ainsi que les entreprises occidentales ayant des participations dans des sociétés russes ou des activités dans le pays. Après que les pays occidentaux ont gelé environ 300 milliards de dollars d'actifs souverains russes au début de la guerre, Moscou a réagi en interdisant aux investisseurs occidentaux de vendre leurs titres russes et d'en retirer les bénéfices. Les dividendes et les coupons sont conservés dans des comptes dits de type C sous le contrôle de la Russie. La Russie a autorisé certains investisseurs occidentaux à retirer une partie des fonds. Mais la valeur des comptes de type C a probablement augmenté de manière significative depuis mars 2023, date à laquelle la Russie a révélé que 500 milliards de roubles (6,3 milliards de dollars) d'actifs occidentaux gelés y étaient détenus, selon Alexandra Prokopenko, ancienne responsable de la banque centrale. La Sberbank, la plus grande banque russe, a déclaré avoir versé l'année dernière environ 25 % de ses 787 milliards de roubles de dividendes pour 2024 sur des comptes de type C. Les sommes ont continué à s'accumuler même si de nombreuses entreprises occidentales ont amorti leurs investissements. Les dividendes de BP provenant de sa participation de 19,75 % dans Rosneft s'élèvent probablement à environ 340 milliards de roubles, a déclaré Mme Prokopenko, tandis qu'une décision de justice de 2024 a établi que JPMorgan détenait 243 milliards de roubles d'actifs russes « principalement » dans des comptes de type C. « C'est l'un des atouts de Moscou. Si l'Europe décide de s'attaquer aux réserves russes, la Russie peut simplement transférer les fonds des comptes de type C vers le budget », a déclaré Mme Prokopenko. « Cela lui procure une source de revenus directs alors qu'elle est en déficit et dépense trop dans le domaine de la défense. » Cette mesure montrerait également que la Russie est « prête à rendre la pareille », a-t-elle ajouté. « Contrairement à l'Europe, le Kremlin peut agir rapidement sans s'empêtrer dans des procédures judiciaires. »
  25. Y avait-il une alliance militaire ? Une coopération militaire entre l'Ukraine et la Russie ? En 1998, le parti communiste ukrainien gagne les élections : https://en.wikipedia.org/wiki/1998_Ukrainian_parliamentary_election Cela constitue un fort désalignement avec la Russie qui, suite à l'élection controversée de 1996 (1) a mis le parti communiste en minorité. Si l'Ukraine avait voulu faire plaisir à Boris Eltsine, elle n'aurait pas voté communiste. (1) voir le documentaire de Madeleine Leroyer "1996, hold-up à Moscou" et les autres références que j'ai postées ici : - B https://www.facebook.com/mdesarnez/videos/audition-dhélène-carrère-dencausse-secrétaire-perpétuel-de-lacadémie-française-s/10155968761522184/ Hélène Carrère d'Encausse A 00:25:55 (B 10:35) "Il [Boris Eltsine] a été réélu [en 1996] tout simplement parce que les Etats-Unis ont manipulé l'élection aux Russes, et je crois que c'est le moment de le dire puisqu'on s'intéresse à qui manipule les élections". A 00:30:30 "On peut raconter ce qu'on veut, mais et le chancelier Kohl et James Baker avaient admis que oui, l'OTAN n'aurait pas de raison de s'élargir à l'Est, dès lors que tout le système changeait". A 43:30 "les révolutions de couleur ont été ressenties dès 2003-2004 comme des révolutions manipulées, c'est à dire non pas directement par les Etats-Unis mais par les ONG... enfin l'argent américain a largement circulé, largement de George Soros aussi, et caetera". A 43:50 "2014 c'est beaucoup plus flagrant : j'ai été à Maidan... l'argent se distribuait, la spontanéïté était largement entretenue par une aide, l'aide à la démocratie étant le prétexte officiel". -
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