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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. Je soupçonne Hölderlin de s'inspirer de... la Bible : Là où le péché abonde, la grâce surabonde. (Ubi autem abundavit delictum, superabundavit gratia) Romains, 5:20
  2. Il a écouté Jacques Attali ? 17 mars 2019 10:14 Si vous avez une seule chose à retenir de ce que je vais dire ce soir ou de ce que j'ai commencé à dire, c'est : "nous sommes seuls, nous Européens, nous sommes seuls et nous serons de plus en plus seuls".
  3. Tout n'était pas parfait dans cette offensive russe : https://www.csis.org/analysis/what-does-russias-partial-mobilization-mean (26 septembre 2022) Dans les premiers temps, le soutien logistique russe a été épouvantable, entraînant la famine des troupes et l'abandon des véhicules. Comme de nombreuses armées, les Russes n'étaient pas prêts à faire face aux exigences logistiques de la guerre, qui sont très différentes de celles des exercices en temps de paix. D'autre part les Ukrainiens disposaient des renseignements fournis par les Américains. Donc le choc de la surprise - atténuée par lesdits renseignements américains qui avaient prévu l'attaque, ou parce que ce n'était un secret pour personne que des troupes russes étaient mobilisée le long de la frontière depuis déjà un moment - a dû laisser la place assez vite à une évaluation plus rationnelle du rapport de force réel, et cette évaluation a donné confiance aux chefs Ukrainiens pour résister.
  4. https://www.bbc.com/news/articles/cpdx3wj9dp2o (10 février 2025) Pourquoi certains Ghanéens se battent-ils au Burkina Faso, pays en proie à l'insurrection ? Ils ont nié être principalement motivés par la religion ou avoir été entraînés par les djihadistes, affirmant qu'ils sont allés se battre pour défendre des communautés civiles avec lesquelles ils avaient des liens familiaux et ethniques étroits. « Mon frère aîné, sa femme et ses enfants ont tous été tués par l'armée [burkinabée]. Cela me fait très mal. Les militaires sont venus dans leur communauté dans la forêt. Ils les ont tous tués, toute une famille, dont 29 personnes », a déclaré l'un des hommes. Mais un autre homme a parlé de zèle religieux en disant : « Si vous mourez en combattant avec les djihadistes, alors vous vous dirigez vers la jannah (terme islamique désignant le paradis), sur le chemin des justes ». En 2022, une ONG basée en France, Promediation, a déclaré que ses recherches montraient que les djihadistes avaient recruté entre 200 et 300 jeunes Ghanéens. Dans une déclaration récente au journaliste ghanéen Mohammed Eliasu Tanko, un homme se présentant comme un représentant du JNIM a déclaré que le groupe n'avait aucun intérêt à lancer des attaques au Ghana. Toutefois, une recrudescence des violences communautaires dans une partie du nord du Ghana a fait craindre que les djihadistes ne tentent d'exploiter le conflit à leur avantage.
  5. https://www.lemonde.fr/international/article/2025/02/14/en-coree-du-sud-des-chamans-impliques-dans-le-coup-d-etat-manque_6545924_3210.html Des chamans impliqués dans le coup d’Etat manqué Cet ancien chef des services de renseignement militaire, renvoyé de l’armée en 2018 pour avoir agressé une officière, y exerçait la fonction de « paksu » (« homme chaman ») sous le pseudonyme de « Bodhisattva d’Ansan ». Contacté par son successeur à la tête du renseignement militaire pour participer au coup de force de M. Yoon, il a joué de ses connexions chamaniques pour la réussite de l’opération. Il a notamment consulté Lee Seon-jin, célèbre « mudang » (« chamane femme »), pour identifier les potentiels « traîtres » figurant sur des listes de militaires.
  6. Je ne serais pas étonné qu'à un certain moment, Zelensky ait été briefé par un de ses généraux qui lui aurait expliqué la situation en détail, en allant plus loin dans les explication, et lui aurait démontré par A+B que c'est parfaitement gagnable, vu les moyens mis en oeuvre par les Russes et vu les moyens dont disposent les Ukrainiens. Il y a sûrement un trait de caractère de Zelensky, qui s'est pris au jeu de jouer le rôle du "Churchill ukrainien", mais cela ne me surprendrait pas qu'il y ait aussi une explication parfaitement rationnelle, logique, mathématique, quant à la supériorité ukrainienne sur les Russes durant cette première année de conflit. Peut-être également l'idée de Poutine de nommer l'opération "opération militaire spéciale" et non "guerre" a mis la puce à l'oreille des Ukrainiens par rapport au fait que c'était surtout un coup de bluff psychologique, et qu'à condition de ne pas être dupe de ce coup de bluff, la partie était gagnable.
  7. Ce n'est guère comparable parce qu'en 2022 le rapport des forces entre le nombre d'hommes de l'armée ukrainienne et le nombre d'hommes engagés par Poutine en Ukraine était significativement en faveur de l'Ukraine. https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_de_l'Ukraine_par_la_Russie Russie : ~175 0006 à 190 000 hommes (en février 2022) Ukraine : 300 000 hommes (en février 2022) https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_France Allemagne : 3 350 000 hommes France : 3 300 000 hommes
  8. https://warwriters.com/why-france-lost-in-1940/ (11 octobre 2020) À l'époque, l'idée d'un armistice est apparue à beaucoup comme une option raisonnable. Il serait trop facile de critiquer une telle idée 80 ans plus tard, en connaissant l'issue finale de la Seconde Guerre mondiale, les vainqueurs et les vaincus. Le problème n'est pas l'idée d'un armistice en soi, mais le fait que les dirigeants français ont pris la décision d'abandonner trop rapidement, qu'ils n'ont pas essayé activement de poursuivre le combat un jour de plus et depuis un autre endroit alors que c'était une option possible, et qu'ils n'ont pas évalué objectivement toutes leurs options avant de déclarer que tout était perdu.
  9. Oui, mais nous n'y pouvons rien. John Stuart Mill a dit en 1859 - c'est un plaidoyer contre le "regime change" : https://en.wikipedia.org/wiki/A_Few_Words_on_Non-Intervention Lorsqu'il ne s'agit que d'un conflit avec des dirigeants autochtones et avec la force autochtone que ces dirigeants peuvent mobiliser pour leur défense, la réponse que je donnerais à la question de la légitimité de l'intervention est, en règle générale, non. Le seul test ayant une valeur réelle, pour savoir si un peuple est devenu apte aux institutions populaires, est qu'il est prêt à braver le travail et le danger pour sa libération, ou qu'une partie suffisante de ce peuple est prête à l'emporter dans la compétition. Je sais tout ce que l'on peut dire, je sais que l'on peut soutenir que les vertus des hommes libres ne s'apprennent pas à l'école de l'esclavage, et que si un peuple n'est pas apte à la liberté, pour avoir une chance de le devenir, il doit d'abord être libre. Et cela serait concluant si l'intervention recommandée leur donnait réellement la liberté. Mais le malheur est que, s'ils n'ont pas assez d'amour de la liberté pour pouvoir l'arracher à des oppresseurs purement nationaux, la liberté qui leur est accordée par d'autres mains que les leurs n'aura rien de réel, rien de permanent. Aucun peuple n'a jamais été et n'est jamais resté libre que parce qu'il était déterminé à l'être... Et comme j'ai déjà dit, plus nous mettons la pression militaire sur la Russie, plus nous renforçons le phénomène de ralliement autour du drapeau ( https://en.wikipedia.org/wiki/Rally_'round_the_flag_effect ), qui renforce le pouvoir en place : -
  10. Citant @Alexis Et Vance formule ce qui est effectivement le vrai objectif, "l'indépendance souveraine" de l'Ukraine, celui qu'il n'est peut-être pas encore exclu d'atteindre, plutôt que d'aligner des âneries et des patenôtres sur "l'intégrité territoriale" comme la déclaration européenne - l'irréalisme est signe de faiblesse. C'est la première fois depuis longtemps, qu'un haut responsable américain exprime un objectif tout court. Avoir un objectif réaliste est absolument indispensable, comme l'a dit Clausewitz avec sa formule "la guerre est le prolongement de la politique par d'autre moyens". Le fait de ne pas avoir d'objectif clair cause des dépenses inutiles et des destructions et des souffrances inutiles. Jusqu'à présent l'administration Biden ne formulait pas d'objectif, se contentant de dire "on continuera aussi longtemps qu'il faudra" alors que ce n'était plus réaliste que l'Ukraine ne reconquière des territoires. Le général Mark Milley a dit dès novembre 2022 que c'était irréaliste. Il y a bien un objectif qui a été formulé par Lloyd Austin le 25 avril 2022, qui est de "voir la Russie affaiblie". On est quelques jours après le 9 avril, date de la visite de Boris Johnson à Kiev où il aurait supposément dissuadé Zelensky de négocier : https://www.theguardian.com/world/2022/apr/25/russia-weakedend-lloyd-austin-ukraine Lors d'une conférence de presse en Pologne après une visite surprise à Kiev, il a été demandé à Lloyd Austin s'il définirait maintenant les objectifs américains différemment de ceux qui avaient été définis peu après l'invasion russe. Il a répondu en reprenant la ligne de conduite établie par l'administration, à savoir aider l'Ukraine à conserver sa souveraineté et à défendre son territoire. Puis M. Austin a ajouté un deuxième objectif : « Nous voulons voir la Russie affaiblie au point de ne plus pouvoir faire le genre de choses qu'elle a faites en envahissant l'Ukraine ». Cela signifie que la Russie « ne doit pas avoir la capacité de reproduire très rapidement » les forces et les équipements perdus en Ukraine. On sent l'idée de "régler son compte définitivement à la Russie". Donc si c'était vraiment ça l'objectif, alors tout le reste est secondaire. L'Ukraine peut disparaître de la carte, c'est pas grave du moment que la victoire de la Russie est une victoire à la Pyrrhus, d'où elle ressort considérablement affaiblie, comme l'Angleterre en 1945. Tout le reste est secondaire, cela veut dire également, tant pis si la Russie est transformée en satellite de la Chine. Mais ce n'est pas une idée partagée part tout le monde : Je ne suis pas sûr non plus que les Arméniens soient très heureux de l'affaiblissement de la Russie.
  11. On fait un sondage aux États-Unis sur cette proposition, histoire de voir si cela suscite l'enthousiasme des foules ?
  12. J'ai retrouvé aussi ça dans mes archives : https://forum.air-defense.net/topic/18353-ukraine-ii/page/251/#comment-772558 http://www.newrepublic.com/article/117971/petro-poroshenko-challenges-await-ukraines-president-elect (2 juin 2014) Article de Sergii Leshchenko, vice éditeur en chef d'Ukrainska Pravda, sur Poroshenko. Bien qu'ayant gagné haut la main en pourcentage de voix, Poroshenko a eu 1,8 millions de voix de moins que Ioulia Tymoshenko n'en avait eu au deuxième tour en 2010 lorsqu'elle avait perdu face à Ianoukovytch. L'empire de Rinat Akhmetov produit 20 à 30% du PIB de l'Ukraine. Igor Kolomoiski « contrôle les oblasts de Dnipopetrovsk et Odessa, nomme des procureurs et équipe une armée privée ». L'équipe de campagne de Poroshenko inclut l'ancien maire de Kiev « corrompu » Chernovetsky et l'ancien président de la Rada Vladimir Litvin « impliqué dans le meurtre du journaliste Georgy Gongadze ». Le président de la Douma de Moscou Sergei Naryshkin aurait proposé à Tourchinov de retirer les séparatistes d'Ukraine orientale en échange d'une reconnaissance par l'Ukraine du rattachement à la Russie de la Crimée. Poroshenko est proche de l'église orthodoxe russe, il a une usine de chocolat à Lipetsk en Russie et un chantier naval à Sébastopol.
  13. C'est un bon texte, mais de petites corrections sont à apporter par ci par là : Pratiquement aucun des policiers qui ont tué 106 manifestants pendant la révolution de l’Euromaïdan n’a été puni cinq ans après les événements. Il y a peut-être des policiers qui ont tiré, en légitime défense ou pas, mais il y a surtout des snipers qui tiraient depuis l'hôtel Ukraina situé dans la zone contrôlée par les manifestants pro-européens. Étant daté du 17 avril 2019, l'article de Jean Jaurès aurait dû intégrer ce que USNEWS appelait déjà "des tireurs d'élite non identifiés" dans un article du 15 mars 2018. Sur ce sujet, il faut lire Ivan Katchanovski :
  14. https://euromaidanpress.com/2025/02/13/path-to-dictatorship-zelenskyys-sanctions-on-opposition-leader-poroshenko-draw-critisism-from-ukrainian-journalists-activists-politicians/ Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a également réagi à la décision du CDSN et aux événements survenus à la Verkhovna Rada, avertissant que de nouvelles sanctions contre M. Porochenko et la persécution des dirigeants de l'opposition pourraient menacer la démocratie ukrainienne. https://en.interfax.com.ua/news/general/1047714.html (13 février 2025) La tentative d'écarter le chef du parti Solidarité européenne, Petro Porochenko, du champ politique montre que le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy est prêt à capituler dans la guerre avec la Russie, selon le coprésident de la faction Solidarité européenne, Artur Herasymov. « Nous sommes unis contre la dictature, nous sommes unis contre l'autoritarisme. Et ce qui est essentiel, c'est que nous sommes unis fermement contre la capitulation. Nous l'avons montré en 2019, lorsqu'ils ont essayé de nous 'rendre' à Paris. Et nous le montrons encore aujourd'hui. Mais c'est parce qu'ils veulent nous éliminer de la vie politique en imposant des sanctions absolument inconstitutionnelles, absolument illégales à Petro Porochenko. C'est parce qu'ils veulent éliminer notre faction du parlement par des poursuites pénales, des intimidations, des pressions, que nous nous rendons compte que Zelenskyy se prépare très probablement à la capitulation », a-t-il déclaré lors d'un point de presse jeudi. Les membres de la faction Solidarité européenne ont exhorté les autorités à « revenir à la raison et à réaliser qu'à l'intérieur du pays, il peut y avoir des rivaux, des concurrents, mais pas d'ennemis, et que l'ennemi n'est qu'à l'extérieur », et qu'il s'agit de la Russie.
  15. Petite ambiance de Corée du Sud, où un président ne peut pas quitter sa fonction sans passer au choix par la case prison ou se suicider : https://www.politico.eu/article/ukraine-slaps-sanctions-on-former-president-petro-poroshenko-viktor-medvedchuk/ (13 février 2025) Des tensions éclatent en Ukraine : Zelenskyy sanctionne l'ancien dirigeant Porochenko Le baron du chocolat et ancien président ukrainien Petro Porochenko, opposant politique et ennemi de longue date de M. Zelenskyy, a été sanctionné parce qu'il est soupçonné de « haute trahison » et d'assistance à une organisation terroriste, ce qui a suscité des critiques et des allégations de chasse aux sorcières « politiquement motivée ». M. Porochenko, qui a été accusé par les services de sécurité ukrainiens d'avoir conclu des accords qui ont rendu l'Ukraine dépendante de la Russie sur le plan énergétique, a déclaré dans une vidéo que les sanctions « ne lui étaient pas inconnues » et qu'elles étaient « anticonstitutionnelles » et « motivées par des considérations politiques ». « Il y a de nombreux complices dans ce crime : Toute l'équipe de Zelenskyy, le cabinet des ministres, qui a été contraint de se soumettre à une proposition absurde, les membres de son conseil de sécurité nationale et de défense. Mais le client, l'exécutant et le signataire est un seul : Zelenskyy personnellement », a déclaré M. Porochenko. Suite à la victoire de Zelenskyy, plus de 20 affaires pénales ont été ouvertes contre Porochenko, dont une l'accusant de trahison.
  16. Je me contente de répéter ce que disent les journalistes de la Perfide Albion dans le Financial Times (voir quelques messages ci-dessus).
  17. Et surtout, Trump n'était pas aussi fort politiquement parlant... que Barack Obama, qui lui avait réussi à résister aux pressions du Congrès pour ces ventes d'armes.
  18. https://www.ft.com/content/2bf263a0-9768-4049-8f7d-239940a49efb (Donald Trump opens the door to Vladimir Putin’s grandest ambitions, 13 février 2025) Le plan initial de Vladimir Poutine pour s'emparer de l'Ukraine en quelques jours s'est soldé par un désastre. Mais après que Donald Trump a organisé des pourparlers de paix directs avec Moscou, en contournant Kiev et les alliés européens, le président russe est plus proche que jamais d'obtenir ce qu'il voulait de son invasion qui a duré trois ans. La principale ambition de Poutine, selon des personnes qui lui ont parlé pendant la guerre, est d'établir une nouvelle architecture de sécurité qui donne à la Russie une sphère d'influence en Europe - un peu comme la conférence de Yalta l'a fait pour l'Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Aujourd'hui, les États-Unis sont peut-être prêts à lui laisser cette sphère d'influence. Le secrétaire d'État à la défense, Pete Hegseth, a rejeté les aspirations de l'Ukraine à rejoindre l'OTAN et à reprendre son territoire à la Russie. Poutine et Trump ont discuté de « coopération économique bilatérale », suggérant que les États-Unis étaient prêts à lever leurs sanctions contre Moscou. « La situation semble bien plus favorable à Poutine qu'à n'importe quel moment de la guerre au cours des trois dernières années », a déclaré Alexander Gabuev, directeur du Carnegie Russia Eurasia Center à Berlin. « Si les États-Unis mettent unilatéralement fin à leur soutien militaire et diplomatique, ainsi qu'à l'échange de renseignements, l'Ukraine se retrouvera dans une position très difficile. Et il sera difficile d'en sortir, même si les Européens s'impliquent davantage. » À Moscou, la joie était palpable après l'appel de mercredi entre Trump et Poutine. « Un seul appel peut changer le cours de l'histoire - aujourd'hui, les dirigeants des États-Unis et de la Russie ont peut-être ouvert la porte à un avenir façonné par la coopération, et non par la confrontation », a déclaré Kirill Dmitriev, directeur d'un fonds souverain russe impliqué dans des discussions à huis clos avec les États-Unis sur les échanges de prisonniers. « Enfin, les Américains prennent les choses au sérieux sans les illusions inutiles qu'ils font miroiter aux Ukrainiens depuis le début de la guerre. C'est du bon sens. Et une chance d'arrêter la guerre », a déclaré un ancien haut fonctionnaire russe. « Poutine s'est débarrassé de toute illusion trois jours après le début de la guerre », lorsque la Russie a réalisé que ses plans pour une victoire éclair avaient échoué, a ajouté l'ancien fonctionnaire. « Mais depuis, les Européens et les Américains ont été sujets à ces illusions, et ils commencent seulement à voir clair ». De hauts responsables ukrainiens et occidentaux ont déclaré que Trump et Poutine essaieraient probablement d'obtenir un cessez-le-feu avant l'une des deux dates importantes à venir : Pâques, que les églises orthodoxe et catholique célébreront toutes deux le 20 avril cette année, ou le 9 mai, date à laquelle la Russie célébrera la victoire soviétique sur l'Allemagne nazie. « Poutine voudra [un accord] à une date aussi importante », a déclaré un fonctionnaire ukrainien. Le Kremlin a déclaré jeudi que M. Poutine accueillerait M. Trump à Moscou pour les festivités du 9 mai. Les deux dirigeants ont évoqué l'Arabie saoudite comme lieu potentiel de leur prochaine rencontre. À Moscou, les marchés ont réagi avec joie. Le rouble s'est apprécié de 5 % par rapport au dollar et le principal indice boursier de Moscou a augmenté de 2,8 % pour atteindre son plus haut niveau en neuf mois. Les partisans d'une ligne dure pro-guerre ont salué l'appel comme un signe que la victoire de la Russie était proche. « L'UE et l'Ukraine doivent vraiment souffrir en entendant cela. Mais leur opinion ne compte plus », a déclaré Konstantin Malofeyev, un magnat conservateur qui dirige plusieurs unités de volontaires russes combattant en Ukraine. « L'Ukraine n'est que le prétexte d'un grand dialogue entre deux grands pays sur le début d'une nouvelle ère dans l'histoire de l'humanité ». Étant donné que la Russie a le dessus sur le champ de bataille, M. Poutine pourrait choisir de poursuivre la guerre si M. Trump n'accepte pas toutes ses exigences, a déclaré Dmitry Trenin, professeur de recherche à l'École supérieure d'économie de Moscou. « La Russie prend au sérieux la nécessité de résoudre le problème de l'Ukraine. Elle ne demande pas la paix. Elle sait que les seules garanties sur lesquelles elle peut compter sont celles qu'elle peut elle-même fournir », a déclaré M. Trenin. « Un accord qui ne répondrait pas aux exigences vitales de la Russie en matière de sécurité ne ferait que garantir l'éclatement prochain d'une nouvelle guerre. La Russie ne le permettra pas ». Il a ajouté : « Les combats ne s'arrêteront pas avec le début des négociations ; et s'il n'y a pas d'accord, ils se poursuivront ». La délégation nommée par M. Trump pour négocier avec la Russie ne comprend pas son propre envoyé sur le conflit, Keith Kellogg, qui avait été le responsable américain le plus virulent à réclamer un renforcement des sanctions contre Moscou et le maintien des livraisons d'armes à l'Ukraine. « Cela suggère que l'administration ne va pas prendre au sérieux les principales préoccupations de l'Ukraine », a déclaré un ancien haut fonctionnaire américain. « Poutine y aurait vu une approbation de sa vision du monde et une étape vers la réalisation de son rêve d'avoir des frictions très profondes entre les États-Unis et l'Europe ». « Trump s'avère être aussi mauvais que nous le craignions. Il est prêt à conclure un accord avec Poutine aux dépens de l'Ukraine, et veut toujours que l'Ukraine le paie en ressources minérales », a déclaré Volodymyr Kulyk, professeur de sciences politiques à l'École d'économie de Kiev. « La question est de savoir ce que l'Ukraine et l'Europe vont faire ».
  19. https://www.dw.com/en/romania-drc-who-is-mercenary-leader-horatiu-potra/a-71590938 (13 février 2025) Horatiu Potra est considéré par beaucoup comme la version roumaine d'Evgueni Prigogine, le fondateur russe de la milice privée Wagner Group qui a mené un bref soulèvement en Russie en 2023. Potra a été bien des choses depuis le début des années 1990. La liste comprend membre de la Légion étrangère française, garde du corps, entrepreneur en sécurité, formateur militaire et chef de groupes de mercenaires en Afrique et dans le monde arabe. Fin 2024, Potra a fait les gros titres dans son pays natal, la Roumanie, en raison de ses liens étroits avec Calin Georgescu, l'extrémiste de droite qui a remporté le premier tour de l'élection présidentielle du pays. Potra, qui a même une ressemblance physique avec Prigogine, dirigeait son propre groupe de mercenaires connu sous le nom de RALF, un acronyme pour « Roumains ayant servi dans la Légion étrangère française ». Auparavant, il avait travaillé comme garde du corps pour divers dirigeants politiques et militaires au Moyen-Orient et en Afrique, comme formateur de troupes spéciales et comme gardien des mines de pierres précieuses et de diamants d'hommes d'affaires roumains dans des pays africains, dont le milliardaire minier roumano-australien Vasile Frank Timis. Selon un article publié sur le site d'investigation PressOne en décembre, Potra a commencé à recruter des mercenaires roumains pour le Congo en 2022. Le premier groupe de ces mercenaires, connu sous le nom de « Romeos » et composé d'un peu moins de 100 hommes, a été chargé de protéger l'aéroport de la capitale congolaise, Kinshasa, et de s'entraîner avec les troupes gouvernementales. Certains d'entre eux, comme Potra, avaient été membres de la Légion étrangère française. Toutefois, selon PressOne, il a également recruté des membres des services de sécurité de l'État et des ministères roumains, leur offrant un revenu bien supérieur à celui qu'ils percevaient dans leur pays. Jusqu'à présent, aucune preuve de liens entre Potra et le groupe Wagner n'a été trouvée. Selon le quotidien berlinois taz, Potra aurait toutefois été payé par Moscou en 2016 pour former les gardes du corps de Faustin-Archange Touadera, élu président de la République centrafricaine cette année-là. Potra lui-même ne cache pas ses bonnes relations avec l'ambassade de Russie à Bucarest. On le voit sur plusieurs photos d'événements qui se sont déroulés à l'ambassade, même après que la Russie a déclenché sa guerre totale contre l'Ukraine en février 2022. Depuis sa libération, M. Potra a fait une série de déclarations étranges et incohérentes, notamment celle selon laquelle tant que les hauts responsables de la police arrêteront des personnes comme lui et non les « serviteurs du mondialisme » qui gouvernent la Roumanie, rien ne changera dans le pays et « nos enfants devront aller faire la guerre en Ukraine ».
  20. https://www.lesechos.fr/monde/enjeux-internationaux/les-hommes-de-trump-pour-negocier-le-sort-de-lukraine-2148681 (13 février 2025) Keith Kellogg a disparu de la négociation sur l'Ukraine, malgré son rôle officiel. « J'ai demandé au secrétaire d'Etat Marco Rubio, au directeur de la CIA John Ratcliffe, au conseiller national à la sécurité Mike Waltz et à l'ambassadeur et envoyé spécial Steven Witkoff de mener les négociations », a déclaré Donald Trump. Witkoff est le co-auteur de l'accord de cessez-le-feu à Gaza : Il s'est envolé pour Moscou, où il a longuement rencontré Vladimir Poutine et oeuvré à l'échange de prisonniers de cette semaine, l'Américain Marc Fogel contre le russe Alexander Vinnik. Ses connexions avec le Qatar, qui a servi de médiateur pour le retour d'enfants ukrainiens déportés en Russie, pourraient avoir joué un rôle. De connexions européennes, il n'est en tout cas pas question.
  21. https://www.lavoixdunord.fr/1554629/article/2025-02-13/ce-monde-merite-la-troisieme-guerre-mondiale-la-trahison-americaine-scandalise-l Pour Frédéric Encel, maître de conférences à Sciences Po Paris, « c’est un cas de figure extrêmement classique », qui renvoie à l’époque de la guerre froide. « Moscou et Washington, à la fin des fins, lorsqu’il y avait conflit, lorsqu’il y avait tension, réglaient de manière systématique la question entre eux », explique-t-il à l’AFP. Dans ce contexte, « les Européens, tant qu’ils ne constitueront pas un pôle de puissance, (…), ne compteront pas pour grand-chose », assure-t-il.
  22. Je ne me répète pas. Tu sais ce que je tire du rapprochement entre le discours de Vladimir Poutine au lac Seliger et l'essai « reconstruire la Russie » de Soljénitsyne, de la distinction entre stato-impérialisme et ethno-nationalisme : https://forum.air-defense.net/topic/26223-guerre-russie-ukraine-2022-opérations-militaires/page/2489/#comment-1752938 C'est comme Bismarck qui veut - en gros - prendre avec lui les Lorrains germanophones, mais pas les francophones.
  23. Je ne comprends pas les paroles parce que je ne comprends pas le russe. Mais j'ai regardé la vidéo, j'ai vu passer une faucille et un marteau comme élément purement décoratif dans les spots lumineux, et surtout le public a l'air parfaitement joyeux. Cela semble valider le propos d'Isaiah Berlin quant au fait que pour être heureux, il est probablement nécessaire d'être ignorant. « J'irais même jusqu'à dire que la connaissance est parfois incompatible avec le bonheur » (I would even go so far as to say that knowledge is sometimes incompatible with happiness. https://stevenlukes.net/wp-content/uploads/2012/06/9-isaiah-berlin-in-conversation-with-steven-lukes.pdf p. 101) Je me souviens aussi d'un témoin dans « La Fin de l'homme rouge » de Svetlana Alexievitch, qui se remémore les manifestations à Moscou - pour la libération de Gorbatchev, si j'ai bonne mémoire, quand Boris Eltsine monte sur un char - et se reproche plus tard la naïveté de l'enthousiasme qui l'animait comme manifestante.
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