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Wallaby

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Tout ce qui a été posté par Wallaby

  1. Alliance entre le gouvernement ukrainien et des indépendantistes tchétchènes : https://www.lemonde.fr/international/article/2022/10/27/en-ukraine-un-bataillon-tchetchene-se-bat-contre-l-imperialisme-russe_6147495_3210.html Les jours suivant la reconnaissance ukrainienne de l’Itchkérie – nom donné à la Tchétchénie indépendantiste entre 1991 et 2000 –, les combattants pro-Kiev ont été ramenés à la dure réalité de la guerre : leur bataillon, qui porte le nom du premier président indépendantiste, un ancien général soviétique tué par un missile russe en 1996, a été déployé, samedi 22 octobre, dans les environs de Bakhmout, dans l’est de l’Ukraine, où se déroulent depuis le mois de juillet des combats de très forte intensité. https://fr.wikipedia.org/wiki/République_tchétchène_d'Itchkérie Le 18 octobre 2022, le parlement ukrainien adopte une résolution reconnaissant la république tchétchène d'Itchkérie comme un territoire « occupé temporairement par la fédération de Russie », un vocable que l'Ukraine emploie également pour parler de ses propres territoires annexés ou occupés par la Russie dans le cadre de la guerre qui l'oppose à cette dernière.
  2. Sur les dossiers franco-russes liées à la Tchétchénie, à la date du 25 octobre 2023 : https://www.lemonde.fr/societe/article/2023/10/25/les-expulsions-de-tchetchenes-voulues-par-darmanin-le-retour-d-une-ligne-deja-ancienne_6196360_3224.html Depuis l’attentat d’Arras, le ministre de l’intérieur dit vouloir reprendre les renvois vers la Russie, interrompus depuis la guerre en Ukraine. Il dit vouloir s’affranchir des condamnations, ces dernières années, de la France par la justice européenne. La Place Beauvau vise notamment soixante Russes en situation irrégulière, inscrits au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Parmi eux, selon le ministère de l’intérieur, quarante sont en prison, neuf font l’objet d’un contentieux et « onze pourraient être expulsés » dès à présent. Le 11 décembre 2020, Daoud Mouradov – demandeur d’asile jamais condamné en France – avait été expulsé vers la Russie, soupçonné d’accointances avec l’organisation Etat islamique. Incarcéré dans la prison de Grozny, il est mort le 6 février 2022, officiellement d’un arrêt cardiaque, selon la branche française de l’ONG Memorial. Au total, la France a fait l’objet de quatre condamnations par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) – en 2021 et 2022 – pour avoir expulsé ou voulu expulser des ressortissants tchétchènes, en violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui interdit aux Etats de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou à des traitements inhumains ou dégradants. La Cour a considéré, à chaque fois, que la France n’avait pas apprécié suffisamment les risques encourus par la personne en cas d’expulsion.
  3. Auquel cas je contrerai en rappelant les propos tenus par Brzezinski dans le Nouvel Observateur le 15 janvier 1998 http://web.archive.org/web/20071209235954/http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p19980115/articles/a19460-.html Posté(e) le 30 décembre 2008 Pourquoi les Russes sont Intervenus en A-STAN Le 15 janvier 1998, Zbigniew Brzezinski est interviewé par Le Nouvel Observateur. Cet homme a dirigé la politique étrangère des USA sous Carter. C'est lui qui a financé et utilisé Ben Laden pour abattre un régime progressiste qui avait accompli une réforme agraire et émancipé les femmes (le régime afghan de DAOUD avant le 24 décembre 1979). Brzezinski le reconnaît ici. Pire, il en est fier. Eclairant... Il tord le cou au mythe qui va suivre : c'est bien la CIA qui a piégé l'URSS pour l'attirer en Afghanistan.
  4. Sur un éventuel lien entre djihadisme et guerre d'Ukraine, voilà ce qu'on pouvait lire fin 2022 : https://www.20minutes.fr/monde/4007723-20221030-djihadistes-al-qaida-ukraine-soutenir-troupes-kiev-peu-plus-complique-ca (30 octobre 2022) Des djihadistes sont bien présents en Ukraine pour lutter contre les forces russes, mais il est peu probable qu’ils soient envoyés par Al-Qaida La présence de djihadistes en Ukraine est attestée, mais il s’agit de combattants islamistes tchétchènes qui affirment vouloir se battre contre la Russie, pour se venger des deux guerres de Tchétchénie. Le groupe Ajnad al-Kavkaz, présent depuis des années en Syrie, s’est déclaré « neutre » à plusieurs reprises et aurait refusé l’allégeance à Al-Qaida et à l’Etat islamique. Selon plusieurs médias du Moyen-Orient, dont Al-Monitor, des djihadistes se seraient bien rendus en Ukraine ces derniers jours. Mais ils ne seraient pas envoyés par Al-Qaida. Il s’agirait de combattants tchétchènes membres du groupe Ajnad al-Kavkaz et menés par Rustam Azhiev. Plus connu sous le nom de Abdul Hakim al-Shishani, ce vétéran des guerres de Tchétchénie et son bataillon étaient présents en Syrie depuis de nombreuses années et luttaient contre les forces de Bachar Al-Assad dans une coalition de forces islamistes armées, principalement dans la région de Idlib. Si le groupe a un temps fait partie de la coalition Al-Nosra, fondée par un envoyé de l’Etat islamique et liée pendant plusieurs années à Al-Qaida, il s’est à plusieurs reprises déclaré « neutre » dans les différentes guerres d’influences entre les mouvements qui formaient cette coalition, ne revendiquant que le combat contre les forces de Bashar Al-Assad. Cette neutralité semble entérinée en 2015 lorsque des membres de l’Emirat du Caucase prêtent allégeance à l’Etat islamique et que Ajnad al-Kavkaz déclare ne plus faire partie de l’Emirat (dont les dirigeants ont refusé l’allégeance à l’EI). Mais de fait, en poursuivant les combats contre le gouvernement syrien, le groupe continuera à se battre aux côtés de groupes liés à l’Etat islamique. Mais les forces qui gouvernent la région d’Idlib depuis 2020 apprécieraient peu Ajnad al-Kavkaz et plusieurs chefs auraient été arrêtés. Selon le journaliste canadien Neil Hauer, le chef du bataillon serait parti au mois de mars de Syrie pour rejoindre l’Ukraine, rejoint ensuite par plusieurs autres combattants avec pour but de combattre les forces russes. Si le nombre de membres du groupe arrivés en Ukraine diffère selon les sources, ils sont estimés entre 25 et 70 combattants. Un autre journaliste cité par Al-Monitor, et basé à Idlib, Human Issa, décrit Ajnad al-Kavkaz comme « un groupe modéré, bien que djihadiste, qui n’a pas interféré avec les combats internes syriens et n’a pas interféré dans les affaires de la communauté locale syrienne », mais principalement préoccupé par le combat contre les troupes syriennes et leur allié russe. Ce serait la raison de leur présence en Ukraine selon Human Issa qui cite un autre commandant du groupe, Abu Abd al-Rahman al-Shishani : « Nous espérions combattre les Russes en Syrie, malheureusement ce n’est pas arrivé. Là-bas, ils ne sont présents que par la force aérienne. Mais en Ukraine, nous pourrons les affronter directement sur le champ de bataille. Tous les ennemis de la Russie sont nos amis. » Si la présence en Ukraine de ces djihadistes ne les rend pas plus fréquentables, il est tout de même erroné de faire croire à une alliance entre l’Ukraine et Al-Qaida.
  5. Le réseau Haqqani allié des Talibans est un ancien allié des États-Unis financé par la CIA. https://fr.wikipedia.org/wiki/Réseau_Haqqani Le réseau Haqqani est un groupe armé islamiste faisant partie des talibans. Il était dirigé par Djalâlouddine Haqqani, avec l'aide de son fils Seraj Haqqani. Il est l'un des principaux groupes contribuant à la guérilla dans le cadre de la guerre d'Afghanistan. Le groupe est soutenu dans les années 1980 par les États-Unis et le Pakistan.
  6. Cet article est très discret quant au fait que lesdits bastions sunnites étaient souvent des bastions djihadistes. Je pense à la ville d'Alep tenue par Al Nosra. Le front Al Nosra qui a rompu avec l'État Islamique (Daech) en 2013.
  7. J'espère qu'un certain nombre de lecteurs, quand bien même ce ne serait pas ton cas, auront compris que l'expression "semble s'imposer" que j'ai employée est plus nuancé que l'expression "s'imposer" tout court que je n'ai pas employée.
  8. Lorsque la France avait été victime d'attentats terroristes en 2015, la Russie avait participé aux condoléances : https://www.lemonde.fr/societe/article/2015/01/11/ils-participeront-a-la-marche-republicaine-dimanche-a-paris_4553608_3224.html Près d'une cinquantaine de dirigeants d'Etats du monde ont confirmé leur présence, dimanche 11 janvier, à la manifestation en hommage aux victimes des attentats qui ont frappé la France le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov Mais Grozny n'est pas Charlie : https://www.monde-diplomatique.fr/2018/04/LE_HUEROU/58581 Des millions de personnes défilaient en France, le 11 janvier 2015, en hommage aux journalistes de Charlie Hebdo assassinés quatre jours plus tôt par les frères Kouachi. Une soixantaine de chefs d’État et de dirigeants politiques étaient venus à Paris témoigner leur solidarité. Huit jours plus tard, une voix brise cette communion internationale : 800 000 musulmans venus de tout le Caucase du Nord participent à Grozny, capitale de la Tchétchénie, à un rassemblement contre la caricature du Prophète qui a fait la « une » du « numéro des survivants », le 14 janvier. « We love prophet Muhammad », peut-on lire sur de nombreux ballons rouges en forme de cœur flottant au-dessus des têtes. « Jamais nous ne laisserons salir le nom de Muhammad », avertit Ramzan Kadyrov, chef de la République tchétchène et initiateur de l’événement. Deux ans plus tard, à la veille d’une manifestation contre la répression de la minorité rohingya en Birmanie, il lance : « Si Moscou soutient les démons qui commettent ces crimes aujourd’hui, je serai contre la position de Moscou. » https://www.lemonde.fr/europe/article/2015/01/19/des-milliers-de-personnes-manifestent-en-tchetchenie-contre-les-caricatures-de-charlie-hebdo_4558837_3214.html Un rassemblement prévu à Moscou pour le 25 janvier, similaire à celui de Gozny, a été interdit par les autorités russes.
  9. La raison pour laquelle les États-Unis sont très sensibles au prix du pétrole, c'est qu'une importante proportion des Américains sont pauvres, et que pour eux chaque dollar compte :
  10. https://www.lemonde.fr/afrique/article/2024/03/22/election-presidentielle-au-senegal-karim-wade-appelle-a-voter-pour-bassirou-diomaye-faye_6223578_3212.html Karim Wade appelle à voter pour Bassirou Diomaye Faye
  11. https://www.foreignaffairs.com/europe/more-european-nato (21 mars 2024) Max Bermann Le principal problème, celui qui rend les autres plus difficiles à résoudre, réside dans la trop grande dépendance de l'OTAN à l'égard des États-Unis. Avec la montée en puissance de la Chine et le début d'un changement de génération dans le leadership à Washington, il est peu probable que les États-Unis apportent le niveau de soutien dont l'Europe a besoin. Quel que soit le président de la Maison Blanche, il est presque certain que l'engagement des États-Unis auprès de l'OTAN s'affaiblira dans les années à venir. En 1998, la France et le Royaume-Uni sont parvenus à ce qui semblait être une percée historique dans la déclaration de Saint-Malo, qui comprenait un accord pour que l'UE mette sur pied une armée de 60 000 hommes. Mais Washington s'est opposé à ce projet. Quelques jours après l'annonce de la déclaration, la secrétaire d'État Madeleine Albright a exposé une nouvelle position américaine, connue sous le nom des "trois D" : toute politique de défense de l'UE ne doit pas découpler la défense européenne de la structure de l'OTAN, dupliquer les capacités de l'OTAN ou faire preuve de discrimination à l'égard des membres de l'OTAN qui ne font pas partie de l'UE. Les États-Unis ont clairement indiqué qu'ils conserveraient leur rôle central dans la sécurité européenne, et leur décision d'exclure l'UE allait freiner l'intégration de la défense européenne au cours des décennies suivantes. La résistance à l'évolution de cette dynamique au sein de l'OTAN est toujours présente à Washington, au siège de l'OTAN à Bruxelles et dans de nombreuses capitales européennes. En échange de la sécurité assurée par les États-Unis en Europe, les capitales européennes soutiennent largement les objectifs américains ailleurs dans le monde. L'armée américaine a pu compter sur des coalitions européennes intégrées lors des guerres en Afghanistan et même en Irak, ainsi que lors des efforts conjoints américano-européens plus récents pour sécuriser la mer Rouge. Les gouvernements européens achètent consciencieusement des armes américaines et sont habitués à faire des concessions sur des questions politiques épineuses, telles que les contrôles à l'exportation sur les ventes de technologies à la Chine. Les décideurs politiques qui travaillent à l'OTAN ou avec l'OTAN sont naturellement très attachés à l'alliance telle qu'elle est et sont peu enclins à modifier le statu quo. Ils veulent croire que l'engagement des États-Unis envers l'OTAN ne changera pas. De nombreux Européens espèrent qu'en répondant aux demandes de rançon de M. Trump - en dépensant 2 % du PIB pour la défense et en achetant des armes américaines - ils pourront également acheter le soutien perpétuel de Washington. Ils pourraient avoir raison, mais s'en tenir à cette approche est un pari de plus en plus dangereux. Même le président Joe Biden, dont le mandat au sein de la commission des affaires étrangères du Sénat remonte à la guerre froide et qui reste profondément attaché à l'OTAN, a semblé traiter l'Europe comme une question secondaire au cours de la première année de son mandat. Son administration a à peine coordonné avec l'Europe le retrait des États-Unis d'Afghanistan et a signé l'accord sur les sous-marins AUKUS avec l'Australie et le Royaume-Uni sans tenir compte des répercussions sur les relations des États-Unis avec la France, qui s'est sentie prise au dépourvu lorsque l'accord a remplacé son propre accord sur les sous-marins avec l'Australie. Les planificateurs du Pentagone se concentrent sur un conflit potentiel avec la Chine, et si une telle guerre devait éclater, les États-Unis redéploieraient sans aucun doute des capacités clés, telles que des systèmes de défense aérienne et des avions conçus pour le transport et le ravitaillement, vers l'Indo-Pacifique. La dépendance de l'Europe à l'égard d'une industrie de défense américaine hypertrophiée constituerait une vulnérabilité majeure, car la production américaine donnerait la priorité au réapprovisionnement en munitions et en équipements de remplacement pour les forces américaines engagées dans un combat actif. Si les États-Unis devaient s'engager dans des hostilités avec la Chine, une Russie révisionniste pourrait également saisir l'occasion pour défier le flanc oriental de l'OTAN. Privés des moyens de se défendre, les pays européens pourraient se retrouver dans la même situation que l'Ukraine, leurs efforts de guerre étant sapés par une pénurie de fournitures américaines. Les planificateurs de l'OTAN devraient élaborer un schéma directeur montrant comment les forces européennes peuvent acquérir les capacités dont elles auront besoin pour réduire leur dépendance à l'égard des États-Unis. Les États-Unis devraient user de leur influence pour plaider en faveur de l'intégration européenne et apporter leur soutien aux efforts de défense de l'UE auxquels Washington s'est historiquement opposé. Une Europe plus forte et moins dépendante rencontrerait les États-Unis comme un véritable partenaire, ce qui donnerait à Washington de nouvelles raisons de s'engager dans cette relation. Après tout, l'OTAN aura plus de valeur en tant qu'alliance entre deux puissances militaires qu'en tant qu'équipe dirigée par une seule.
  12. Et pour approfondir, un podcast de 38 minutes : https://www.cfr.org/podcasts/new-us-grand-strategy-case-us-retrenchment-overseas-stephen-wertheim (19 mars 2024) Stephen Wertheim, chercheur senior au sein de l'American Statecraft Program de la Carnegie Endowment for International Peace, s'entretient avec James M. Lindsay sur la question de savoir si et où les États-Unis devraient se désimpliquer dans le monde. Cet épisode est le premier d'une série spéciale de The President's Inbox sur la grande stratégie américaine.
  13. Cela n'incommode pas Trump que le prix du pétrole puisse devenir matière pour lui à critiquer son adversaire.
  14. https://www.ft.com/content/b1f5a276-c1c8-44fc-9d07-d0d42b578314 (EU looks to bypass treaty ban on buying arms to support Ukraine, 21 mars 2024) La Commission européenne, l'exécutif de l'Union, a proposé qu'un groupe de travail juridique réexamine une disposition cruciale - connue sous le nom d'article 41(2) - qui empêche le budget commun de l'UE de financer des "opérations ayant des implications militaires ou dans le domaine de la défense", selon quatre personnes familières avec les discussions. Le débat juridique porte sur la question de savoir si l'article 41, paragraphe 2, s'applique uniquement aux opérations militaires de l'UE. Si tel est le cas, affirment les partisans de cette proposition, il pourrait permettre à Bruxelles d'acheter des armes pour des opérations menées par d'autres entités, telles que les forces armées ukrainiennes. Intéressant : des gens qui se targuent d'État de droit, et qui s'empressent de chercher un moyen de contourner le traité.
  15. Tu n'as pas pris en compte les émissions dues à la fabrication de l'avion, ou de l'aéroport.
  16. https://responsiblestatecraft.org/niger-us-drone-base/ (21 mars 2024) La visite s'est mal déroulée. Initialement prévue les 12 et 13 mars, la délégation a prolongé son séjour d'un jour dans l'espoir de rencontrer le chef de l'État militaire, le général Abdourahamane Tiani, mais cela lui a été refusé. Il est également possible que les Américains aient involontairement insulté leurs hôtes en envoyant ce que les États-Unis considéraient comme une équipe de "haut niveau", mais que les Nigériens ont peut-être considéré comme n'étant pas assez haut placée. La délégation était dirigée par la secrétaire d'État adjointe aux affaires africaines, Molly Phee, et le commandant de l'AFRICOM, le général Michael Langley, et comprenait d'autres hauts fonctionnaires tels que la secrétaire adjointe à la défense pour les affaires de sécurité internationale, Celeste Wallander. Cet épisode m'a ramené à mon stage d'un an au département d'État en 2013-2014. À cette époque, une chose m'avait choqué et consterné : le poste de secrétaire d'État adjoint était implicitement considéré au sein du département d'État comme un poste de rang équivalent à celui d'un chef d'État africain. Dans leurs déclarations de position annuelles, les commandants successifs de l'AFRICOM dépeignent l'Afrique comme un endroit où les étrangers (Al-Qaïda, l'État islamique, la Russie, la Chine, etc.) causent des ravages, auxquels s'oppose une coalition solide des États-Unis et de leurs "partenaires". C'est une vision de l'Afrique qui offre peu de place aux Africains pour exister autrement qu'en tant que victimes d'une force extérieure ou qu'en tant que partenaires juniors des États-Unis. Cette vision pourrait être bien accueillie par le Congrès, mais elle n'a pas été bien accueillie à Niamey et le serait encore moins à Bamako ou à Ouagadougou. Alors que les critiques de l'AFRICOM à l'égard des juntes sont en grande partie justes (je les partage en grande partie), les responsables américains ne peuvent pas rejeter les juntes comme étant malveillantes et incompétentes, puis leur demander des services.
  17. https://www.foreignaffairs.com/united-states/why-america-cant-have-it-all (14 février 2024) Stephen Wertheim Le retrait de l'Europe présente un défi différent : le risque de perte est plus délétère pour les intérêts américains, mais les chances d'un résultat idéal - une transition ordonnée vers le leadership européen de la défense européenne - sont plus élevées qu'elles ne le sont au Moyen-Orient. La guerre en Ukraine a rendu cette transition plus réalisable en incitant les alliés européens à dépenser davantage pour la défense et, malgré les efforts de M. Biden, en leur montrant le danger qu'il y a à dépendre des caprices de Washington. Alors que les forces russes restent concentrées en Ukraine, l'alliance transatlantique a une occasion unique de transférer la majeure partie du fardeau de la défense à l'UE et aux membres européens de l'OTAN, sans laisser à Moscou une fenêtre d'opportunité pour une nouvelle agression. Un président favorable au retrait conclurait un nouveau marché qui maintiendrait les États-Unis au sein de l'OTAN, mais qui, sur une décennie, remplacerait progressivement la plupart des forces et des capacités américaines par des forces et des capacités européennes. Sauf volte-face, l'administration Biden n'adoptera pas cette approche si elle remporte un second mandat. Mais elle devrait le faire, et ses successeurs pourraient encore le faire. Le regain de confiance dans la primauté des États-Unis à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie s'est avéré de courte durée, et les générations d'Américains qui n'ont aucun souvenir de la guerre froide arrivent au pouvoir. Pour préserver la possibilité d'un repli responsable, M. Biden ne doit toutefois pas assumer de nouvelles obligations en matière de défense. Un traité obligeant les États-Unis à défendre l'Arabie saoudite, comme il l'envisage actuellement, nuirait aux intérêts américains. Si M. Trump revient à la Maison Blanche l'année prochaine, il pourrait éventuellement devenir un président de repli, mais cela impliquerait de changer une grande partie de sa vision et de sa conduite. Au cours de son premier mandat, les engagements des États-Unis en matière d'alliances et les dépenses de défense n'ont fait qu'augmenter. Malgré toutes ses critiques à l'encontre de ses alliés, M. Trump s'est efforcé d'obtenir un meilleur accord avec les accords de sécurité existants, et non de les rétracter. À moins qu'il ne manifeste une préférence plus forte et plus cohérente pour le repli et qu'il ne nomme le personnel approprié, la deuxième administration Trump pourrait bien ressembler à la première. La promesse de M. Trump de rétablir "la paix par la force" - son mantra de campagne - participe de l'imaginaire même qui a conduit la politique étrangère des États-Unis à ce point bas. En fait, aucune dose de force américaine ne fera reculer le reste du monde dans la peur et accepter la paix selon les conditions de Washington. Et c'est très bien ainsi. Les États-Unis n'ont pas besoin d'une domination militaire mondiale pour prospérer. Ce qu'ils doivent faire, c'est sauver leur démocratie libérale, reconstruire leurs partis politiques et restaurer la confiance de leurs citoyens. Le fait de s'accrocher à la primauté fait obstacle à cette grande tâche. Elle crée une politique étrangère qui échappe perpétuellement à tout contrôle et un pays qui perd le sens de la maîtrise de soi.
  18. p.5 Derrière ceci se cache la question de la place du risque dans l’action militaire. Les combattants d’aujourd’hui ne sont plus ceux de la « mort certaine », de l’héroïsme et du sens du sacrifice comme valeurs premières, comme nous le démontrent bien des travaux sociologiques autour des armées postmodernes (Moskos, Joana et Burk). Malgré une vision médiatique simpliste et maladroite autour de la notion de « faits divers » où « mourir au combat » devient une « insulte au principe de précaution », la question de la légitimité des actions et de l’importance à donner au sacrifice ne peut être gommée, comme l’illustrent les cortèges funèbres sur le pont Alexandre III à Paris, dans d’autres capitales à visibilité variable p.15 Le problème est bien que les armées modernes émanent d’une société qui rejette l’idée même de risque ; les multiples polices d’assurance étant, à cet égard, des plus révélatrices. Quant au principe de précaution, il devient incontournable dans les diverses politiques ! La volonté de tout vouloir maîtriser, la distanciation face à la mort et l’importance attachée à l’individu unique et « irremplaçable » (parce qu’exclusif) sont ainsi les matériaux permettant de construire le mental « zéro morts » ou plutôt « moindre mort » par « moindre risque ». Nous sommes loin de l’année 1915 où le haut commandement français faisait creuser des fosses communes avant l’assaut ; le pire étant à Mourmelon où les soldats montant en ligne passèrent devant les fosses encore vides, « prêtes à les accueillir » ! Au final, il peut y avoir contagion dans le champ militaire qui est éventuellement obnubilé par la protection de ses propres troupes – ce qui, en soi, peut paraître nécessaire en termes « d’économie de forces » et d’éthique. p.16 Les sociologues du champ militaire36 nous indiquent que le nouveau paysage mondial et les nouvelles missions et opérations extérieures ont mis à mal la culture classique du militaire : traditions37, partage de mémoire, commémorations, sens du devoir, altruisme, patriotisme38 et autres récits légendaires. p.17 Mieux, dans certains conflits post-guerre froide, la question de la légitimité à tuer ou à être tué fut posée39 : « missions à ce point délégitimées par des conditions politiques, idéologiques et tactiques d’engagement que la symbolique du sacrifice n’avait plus aucune efficience ». Le « Faut-il dès lors sacrifier la vie de ses hommes et de ses femmes ? » devient « la » question fondamentale de l’officier mais aussi du politique à travers les allocutions lors de cérémonies d’hommage aux militaires tués (voir annexe 2). Aussi, il est certain que ces dernières années, et ce sera plus encore le cas à l’avenir dans l’espace des guerres asymétriques, la rhétorique sacrificielle a été davantage nuancée, surtout si « les conditions politiques de l’engagement en font une tâche aux finalités obscures ou douteuses, lorsque la tactique n’articule pas l’exécution de cette mission avec l’objectif concret d’un échelon supérieur » Dans ce contexte, le sacrifice n’a plus de sens et l’objectif premier de la victoire pourrait être le « zéro morts », certes illusoire, chez soi, pour soi et ses hommes. p.18 Reste que dans nos sociétés postmodernes, l’homme n’est plus la matière première, la denrée consommable44 de la guerre comme durant les guerres 14-18 et 40-4545. p.19 Dans tous les cas, la question qui est posée en multinational reste : pour qui et avec qui meurt-on ? « Meurt-on pour une opération commune menée avec les partenaires allemands, britanniques ou hollandais ? Meurt-on pour les Balkans ? Pour des principes que l’Europe s’est engagée à défendre quand bien même sa sécurité n’est pas menacée ? » p.24 Pour Gérard Chaliand, l’analyse sur le faible et le fort est insuffisant : « en pratique, le faible est prêt à perdre dix hommes, et le fort ne veut pas en perdre un seul. À partir de là nous sommes à égalité, je dirais même que le conflit est inégal : le temps travaille en faveur du camp d’en face, prêt à payer le prix du sang, alors que nous, nous ne sommes plus dans les conditions qui nous permettent de le faire »75 p.32 Les médias, toutefois, ne sont pas de simples canaux de communication, ils sont également des acteurs politiques, avec leur propre agenda103 et, comme tels, remplissent en particulier des fonctions de cadrage et de sélection des informations dans la sphère publique. p.35 En Belgique, nous constatons une remise en question partielle de la valeur de la défense, suite à l’absence de toute menace territoriale concrète116. Les eurobaromètres indiquent également le manque de centralité (salience) des problèmes de défense pour les citoyens en général. p.36 Ainsi, en Allemagne, le consensus fut recherché en mettant l’accent en 2010 sur la formation des forces de sécurité et la reconstruction civile à propos de la présence résiduelle de la Bundeswehr en Afghanistan. Reste que toute la difficulté est de maintenir la légitimité des interventions si celles-ci perdurent et que la situation sur le terrain n’est pas celle qui avait été imaginée par les citoyens. Rechercher, a posteriori, des arguments capables de justifier d’une présence aboutit parfois à complexifier les explications, créer la confusion et rendre le « narratif illisible »121. Chaque mort médiatisé devient alors contre-productif face à l’argumentaire. p.41 Selon une étude de la RAND Corporation140 datant de 1996, les cinq facteurs de soutien de l’opinion publique seraient les bénéfices anticipés de l’intervention, la perspective de succès, les coûts réels ou anticipés humains et matériels, les changements dans la mission et le discours des dirigeants politiques. Nonobstant, l’étude indiquait qu’une augmentation des pertes humaines provoquerait une érosion du soutien de l’opinion publique sauf si les bénéfices tirés de l’intervention ou les chances de succès apparaissent simultanément plus grands. p.44 Le slogan « zéro morts », très signifiant, devient le maître-mot des commentateurs des missions de type Petersberg lorsqu’il est question de l’opportunité d’intervenir, du choix des systèmes d’armes, des stratégies opératoires ou de la façon de sortir de la crise. Le degré de prise de risque devient l’alpha et l’oméga des débats politico-médiatico-militaires dans ce type de missions non vitales pour les États intervenants sous couvert légaliste ou légitimiste de l’ONU. p.45 Aussi, lorsqu’une compagnie allemande subit le feu léger en Macédoine (2001), Berlin décida souverainement de transférer quelques blindés Léopard 2 de la Bundeswehr déployés au Kosovo sans demander l’autorisation à l’OTAN, la protection des citoyens militaires allemands primant sur le reste152. p.48 Pour Michel Goya, il peut aussi y avoir une prudence militaire ‒ avec des solutions plutôt conformistes ‒ associée à la gestion à long terme des carrières hiérarchiques163. Le « zéro morts » pourrait s’avérer être à géométrie variable, tout comme il y a quelques années, une littérature spécialisée imagina même un partage des tâches entre Européens et Américains, avec codification de la guerre des « fantassins » réservée aux Européens et la guerre informationnelle et logistique aux États-Unis. p.49 Du point de vue des alliances, la question fondamentale est bien de savoir si une Alliance peut survivre à un différentiel de solidarité dans la mort en ce qui concerne ses différentes composantes nationales, même s’il s’agit d’opérations non article 5. p.50 [la spirale technique et conceptuelle] érode la dimension du guerrier169 qui est celle de l’acceptation du « déjà mort » ; le militaire étant moins que par le passé « un mort en sursis », une victime sacrificielle170, surtout dans l’esprit des nouveaux engagements au sein des armées professionnelles, même si la dimension « peur » joue un rôle essentiel dans l’étude psycho-médicale du comportement du militaire171. L’esprit de dévouement, de courage et d’abnégation généralement propre à la culture militaire pourraient être mis à mal par le mythe du « zéro morts » dans ces missions complexes. À l’autre côté du spectre, « la passion et la haine » de la part des forces d’intervention occidentale deviennent interdites172, inadmissibles, incongrues, vulgaires. Ce bouleversement du mental militaire post-guerre froide dans les sociétés modernes évoluant vers le non-martial et le post-héroïsme (François Géré) est formidablement interpellant, car il y a dorénavant déséquilibre entre la prise de risque nécessaire et le souci de se préserver. p.53 Pour Michaël Walzer, en tout cas, dire que les autres vies peuvent être sacrifiées, mais pas les siennes propres, est une affirmation dépourvue de sens moral190. p.54 Et tout en niant l’ennemi194, le « zéro morts » fait partager l’idée selon laquelle la guerre humanitaire ne vaut pas un coût humain occidental.
  19. https://inkstickmedia.com/lets-face-it-sanctions-are-warfare-by-another-name/ (19 mars 2024) Coécrit par une équipe d'écrivains issus de différents domaines, dont Narges Bajoghli, Vali Nasr, Djavad Salehi-Isfahani et Ali Vaez, "How Sanctions Work" explore le cas des sanctions contre l'Iran et la façon dont leur impact s'apparente à une guerre. L'étude se penche également sur les conséquences politiques et économiques des sanctions contre l'Iran. Par exemple, les élites sont à l'abri des effets des sanctions et les Iraniens ordinaires en subissent les conséquences, alors que le pouvoir a été consolidé entre des mains moins nombreuses et plus brutales. Une analyse économique examine des indicateurs tels que le niveau de vie, les salaires, l'impact sur la nutrition et la classe moyenne iranienne qui ne cesse de se réduire. Mais là où le livre a le plus d'impact, c'est dans ses récits humains. En présentant les histoires de personnes réelles et l'impact des sanctions au-delà des gros titres sur l'inflation, les prix élevés des denrées alimentaires et le manque de médicaments spécialisés, le lecteur est exposé à la façon dont les sanctions peuvent changer le tissu d'une société. Ce sont les histoires d'artistes qui ont dû chercher d'autres sources de revenus et consacrer moins de temps à leur art, de militants qui se sont détournés de leur engagement alors que l'État devenait de plus en plus répressif, et de femmes qui ont perdu leur indépendance financière alors que leurs boutiques sont devenues un luxe que peu de gens peuvent s'offrir.
  20. Oui mais par définition, les militaires qui meurent sur le champ de bataille, ne votent pas. Par contre les familles... les familles elles invoquent le fameux "principe de précaution".
  21. N'est-ce pas la conclusion qui semble s'imposer à la lecture des sources que j'ai citées, à savoir Gérard Chaliand sur France Culture et André Dumoulin de Institut royal supérieur de défense belge ?
  22. Napoléon le disait déjà de son temps. Mais personnellement, je suis sceptique. Napoléon Ier avait donné l'ordre de publier une série d'articles pour montrer que "l'Europe est inévitablement en train de devenir la proie la Russie" [2] [2] Alfred Rambaud, Histoire de la Russie, 1878, p.570 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65675z/f583.item
  23. Nos dirigeants marchent sur des oeufs à chaque fois que la théorie du "zéro morts" est ébréchée. Donc on fait de grandes cérémonies pour essayer d'apaiser les dieux en colère.
  24. https://www.rfi.fr/fr/europe/20240321-un-sommet-à-bruxelles-pour-acter-le-retour-en-grâce-du-nucléaire-dans-l-ue Une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement sont attendus à Bruxelles ce jeudi 21 mars pour le premier sommet international sur l’énergie nucléaire, comme le présente l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui organise avec la Belgique cet événement. https://www.sudouest.fr/environnement/nucleaire/energie-un-sommet-a-bruxelles-marque-le-retour-en-grace-du-nucleaire-dans-l-union-europeenne-19038590.php « Le + SMR + sera prêt à horizon 2035, les réacteurs EPR nouvelle génération vers 2040 : c’est loin, mais c’est maintenant qu’il faut tracer le cadre, les plans de financement » qui s’annoncent colossaux, rétorque Christophe Grudler. Avec 100 réacteurs en service dans 12 États, le nucléaire produit un quart de l’électricité de l’UE, quasiment la moitié de son électricité décarbonée. Une soixantaine de nouveaux réacteurs sont programmés ou envisagés, dont un tiers en Pologne. https://www.welt.de/politik/ausland/article250678026/Atomkraft-30-Staaten-kuendigen-beschleunigten-Ausbau-an.html Lors du sommet sur le nucléaire à Bruxelles, une trentaine d'Etats s'engagent à "exploiter pleinement le potentiel de l'énergie nucléaire". Ils se prononcent en faveur de la construction de nouvelles centrales nucléaires et de la prolongation de la durée de vie des installations existantes. Des militants écologistes ont perturbé la rencontre, à laquelle l'Allemagne n'a pas participé. L'électricité produite par les centrales nucléaires est indispensable pour réduire les émissions de CO₂ nocives pour le climat, a-t-on ajouté. Des chefs d'État et de gouvernement de France, des Pays-Bas et de Pologne ainsi que des représentants de haut niveau des États-Unis, de la Chine et du Japon ont notamment participé à la réunion. Dans leur déclaration, les hommes politiques se sont prononcés non seulement pour la construction de nouvelles centrales nucléaires, mais aussi pour la prolongation de la durée de vie des installations existantes. Ils ont également plaidé pour l'utilisation rapide de réacteurs plus récents et plus petits. Les participants ont appelé les institutions financières internationales telles que la Banque mondiale à soutenir davantage les projets nucléaires et ont laissé entendre que, de leur point de vue, les autres sources d'énergie alternatives bénéficiaient jusqu'à présent d'un traitement préférentiel de la part des banques de développement. L'Allemagne, qui est sortie du nucléaire, n'a pas participé à la réunion, qui a été accompagnée d'une protestation de l'organisation environnementale Greenpeace. Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique, 415 réacteurs sont en service dans le monde pour produire de l'électricité. Lors de la conférence mondiale sur le climat qui s'est tenue à la fin de l'année dernière, une vingtaine d'Etats avaient déjà annoncé leur intention de tripler les capacités de production d'énergie nucléaire d'ici 2050. Auparavant, les partisans de l'énergie nucléaire au sein de l'UE ont fait une nouvelle tentative pour imposer un financement européen de la technologie. La recherche nucléaire devrait en tout cas être financée par le budget de l'UE - "peut-être aussi des projets nucléaires", a déclaré le Premier ministre belge Alexander de Croo à l'agence de presse Reuters. "Je pense que c'est quelque chose qui devrait être possible", a-t-il ajouté. La Belgique assure actuellement la présidence du Conseil de l'UE. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l'énergie nucléaire pouvait jouer un rôle important dans la transformation vers une économie respectueuse du climat. Dans le droit européen, l'énergie nucléaire est considérée comme l'une des technologies permettant à l'UE d'atteindre ses objectifs climatiques. Son avenir dépend toutefois de "la discipline de l'industrie nucléaire", a averti von der Leyen. "Bien trop souvent, la construction de nouvelles centrales nucléaires s'est accompagnée de surcoûts et de retards considérables", a-t-elle expliqué. Von der Leyen est la tête de liste de la famille des partis conservateurs PPE pour les élections européennes et se présente donc pour un deuxième mandat. L'un des activistes a été arrêté par la police avant l'action. Un autre a réussi à descendre en rappel et a protesté pendant une quinzaine de minutes au-dessus de l'entrée en brandissant une pancarte sur laquelle étaient inscrits les mots "Nuclear Fairytale" ("conte de fées nucléaire"). D'autres manifestants ont également tenté de bloquer l'accès au sommet avec des vélos et des voitures. Greenpeace demande que les gouvernements atteignent leurs objectifs énergétiques grâce aux énergies renouvelables. https://korii.slate.fr/tech/energie-smr-mini-reacteurs-nucleaires-small-modular-reactors-mirage-inefficacite-cout-retards-edf (28 janvier 2023) Par ailleurs, toujours selon Barnard, l'histoire montre qu'un développement nucléaire réussi demande un «alignement des planètes» particulièrement exigeant. «Un [pays] doit s'engager dans une stratégie nationale de production nucléaire, généralement concomitante avec le développement d'armes nucléaires, tranche-t-il. Le pays doit s'engager [à construire] des dizaines de réacteurs en trente ans ou moins. Ceux-ci doivent utiliser la même technologie dans chaque réacteur, sans ingénierie ni innovation “sur mesure”. Ce concours de circonstances a brièvement existé aux États-Unis, en France et en Corée du Sud avant de disparaître.» Les SMR sont moins efficaces sur le plan énergétique que les gros réacteurs type EPR. Ils représentent donc une sorte de retour en arrière pour l'industrie nucléaire… qui a privilégié jusqu'ici le développement de «gros» réacteurs précisément pour cette raison. https://www.lalsace.fr/economie/2024/03/20/les-mini-reacteurs-smr-prones-par-macron-sont-ils-vraiment-la-solution-miracle Dernier en date, un rapport détaillé et synthétique, rédigé par l’ingénieur et consultant Antoine Bonduelle : L’auteur détaille ce qu’il qualifie de « fiction industrielle », avec des appareils « trop chers, trop risqués et trop incertains ». Exemple : l’investissement dans les SMR serait « 2,5 fois plus cher par unité pour un réacteur de 200 MW par rapport à un réacteur [classique] de 1 000 MW ». Et il n’est pas le seul : le chercheur américain Charles Glaser, qu’il cite, estime qu’il faudrait produire au moins 700 SMR identiques avant de les rentabiliser. Même chose pour le consultant canadien Michael Barnard, très critique depuis des années : avec le danois Bent Flyvbjerg, l’un des plus grands spécialistes mondiaux en termes de « méga-projets », ils pointent la moindre efficacité énergétique des SMR par rapport à leur coût. Reste, enfin, aussi la question de la sécurité. Installer un peu partout ces réacteurs, même « petits », disséminerait le risque d’accident majeur, le transport de combustible, ou encore la production de déchets.
  25. Il n'y a pas eu de cérémonies aux Invalides ? Sur la réticence de nos pays à accepter de lourdes pertes : https://www.defence-institute.be/wp-content/uploads/2020/04/ss-121.pdf p.13 La préservation des vies est partie prenante d’un mental post-guerrier et la culture du « dédommagement » atteint le militaire au point de voir quelques familles (des civils) porter plainte si leurs fils militaires venaient à décéder en mission19 ! L’investissement familial et sociétal dans les sociétés postindustrielles est important d’autant plus que les familles nombreuses sont l’exception et que l’enfant-adulte est « unique ». Dès lors, « le refus de la mort des soldats s’inscrit dans un rejet de la mort jeune pour une société attachée à la culture de la longévité »20. Cela expliquerait la volonté familiale de privatisation de la mort du soldat au combat21 quand bien même cette mort n’est pas ordinaire, puisqu’elle doit être associée à un « grand récit » propre à l’identitaire militaire22. On en vient alors à considérer (médiatiquement et politiquement) que la mort est venue par hasard, dans un inacceptable accident de travail, une sorte d’aberration ! 19 Cf. les plaintes contre X « pour mise en danger de la vie d’autrui » déposées en France par sept familles des dix soldats français tués en août 2008 dans une embuscade dans la région de Saroubi, dans l’est de l’Afghanistan (classées sans suite par le parquet du tribunal aux armées de Paris) 22 L’organisation des hommages et autres cortèges militaires funèbres sur le pont Alexandre III vers Les Invalides (Paris) ces dernières années participerait d’une héroïsation des défunts autant qu’un enjeu de communication politique ou une forme de remède à l’indifférence ressentie par les militaires de la part de la société civile. (...) Cf. également les cérémonies patriotiques publiques à la base aérienne de Lyneham lors du rapatriement des corps britanniques tués en Afghanistan).
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