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Tout ce qui a été posté par Wallaby
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Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce genre d'argutie ne convaincrait pas l'actuel directeur de la CIA William Burns pour qui : http://www.air-defense.net/forum/topic/18760-otannato/page/76/#comment-1374130 (Entretien avec PBS, 14 juin 2017) l'Ukraine était la plus rouge des lignes rouges du point de vue de Poutine Ou comme le résume Wolfgang Streeck : L'Ukraine fait partie de "l'intégralité territoriale" de l'État moscovite de 1949, à savoir l'URSS. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Une bonne partie de l'histoire de l'Ukraine fait émerger la différence Ukrainienne de la volonté de sauvegarder l'orthodoxie face au papisme et à la polonisation : -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui mais encore une fois, ce qui s'est passé en 1991 n'est à mon avis pas principalement une séparation de l'Ukraine et de la Russie. Ce n'est pas un divorce en raison d'incompatibilités ethniques. La suppression des institutions de l'Union Soviétique a juste été un moyen expédient de changer de régime (et pour Eltsine de se débarrasser de Gorbatchev). De même l'Empire Romain a éclaté, mais la raison principale n'était pas la haine ou l'incompatibilité d'humeur des Gaulois envers les Italiens. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
En particulier il y a un certain monsieur Dick Cheney, qui n'avait pas été tout à fait écouté à l'époque de George H W Bush le père, qui a peut-être été un tout petit peu plus écouté par George W Bush le fils : -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Mais les Russes aussi étaient pour supprimer l'Union Soviétique. Tous les Soviétiques, Russes et Ukrainiens voulaient tourner la page du communisme. Vouloir opposer les uns aux autres est un anachronisme. -
énergie Avenir du nucléaire civil en France et dans le monde ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de LBP dans Economie et défense
https://www.euractiv.fr/section/energie/news/leak-agnes-pannier-runacher-demande-a-la-commission-dintroduire-lhydrogene-issu-du-nucleaire-dans-la-strategie-hydrogene-de-lue/ (16 septembre 2022) Agnès Pannier-Runacher demande à la Commission d’introduire l’hydrogène issu du nucléaire dans la stratégie hydrogène de l’UE -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Les Ukrainiens de l'époque soviétique aussi avaient ce que tu appelles une "vision déformée de l'Ukraine". Les Ukrainiens se considéraient comme des soviétiques comme les autres. Pour le président des Etats-Unis George H W. Bush, favorable à Gorbatchev, c'est la "vison déformée" qui était la bonne vision, et l'ethno-nationalisme qui était l'erreur : -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Les Ukrainiens ont remporté des batailles récemment dans l'oblast de Kharkiv, et je ne peux m'empêcher de repenser à ce que disait Mearsheimer : -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Pourrais-tu expliciter le "bug" et le "refus de comprendre" russe de 91 ? J'ai du mal à voir à quoi cela peut faire référence. Qui sont "les Russes" de cette phrase ? Est-ce Gorbatchev ? Est-ce Yeltsine ? Sont-ce les putschistes qui ont démis temporairement Gorbatchev de ses fonctions ? -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Comme on peut le voir dans le fil "Europe nos projets son futur", j'ai presque terminé la lecture du livre de Jean Nurdin sur l'Europe des penseurs allemands de 1700 à 1950. En résumé, pour assurer la paix en Europe il y a deux grands schémas : 1) l'équilibre des puissances : la politique de Metternich, Bismarck, jusqu'à Brejnev, Nixon, Willy Brandt 2) l'hégémonie : (Alexandre, Jules César, Charlemagne), Napoléon, Hitler, jusqu'à Clinton-George W. Bush-Joe Biden Sarkozy et Merkel s'inscrivent dans le premier schéma. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Je me suis un peu emmêlé les pinceaux et de toute façon la première guerre mondiale est un sac de noeuds inextricable. Mais l'Allemagne avait bien un traité d'alliance avec l'Autriche : https://fr.wikipedia.org/wiki/Triplice Ainsi, en 1879, l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie conclurent un traité garantissant une assistance militaire mutuelle en cas d'une agression de la Russie ainsi qu'une neutralité réciproque en cas d'une agression d'un autre pays européen (sous-entendu la France, avec laquelle l'Autriche-Hongrie dut alors rompre toute relation diplomatique amicale). Je ne sais pas trop pour la Roumanie, et je veux bien lui donner le bénéfice du doute. Mais en ce qui concerne la Pologne et les pays Baltes, ce sont des pays qui ont poussé à cette politique "téméraire" (Robert Gates, 2014) d'élargissement de l'OTAN à l'Ukraine, caractérisée par son successeur actuel à la tête de la CIA William Burns de "la plus rouge des lignes rouges du point de vue de Poutine" (Entretien avec PBS, 14 juin 2017) : http://www.air-defense.net/forum/topic/18760-otannato/page/76/#comment-1374130 La France et l'Allemagne de Merkel et Sarkozy se sont opposés à l'entrée de l'Ukraine et de la Géorgie dans l'OTAN. Les pays Baltes et la Pologne n'ont pas suivi la France et l'Allemagne. La France n'a pas à subir les conséquences d'une politique qui n'est pas la sienne. Si ces pays se font agresser par la Russie, ils l'auront bien cherché. Donc la réponse de la France face à une telle éventualité doit être du type "toutes les options sont sur la table", mais pas "automatique", comme le stipule d'ailleurs l'article V de l'OTAN. Plus que jamais, ces pays, Baltes et Pologne, méritent ce que leur a dit Jacques Chirac en 2003, à savoir qu'ils ont : https://www.liberation.fr/evenement/2003/02/19/jacques-chirac-jette-un-froid-a-l-est_431400/ « été à la fois pas très bien élevés et un peu inconscients du danger que comportait un trop rapide alignement sur la position américaine ». C'est à cette politique néoconservatrice de George W. Bush que la France est opposée et doit continuer à s'opposer, que ce soit en Irak ou en Ukraine. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est le genre de logique qui a entraîné la première guerre mondiale. L'Allemagne était obligée de se porter au secours de l'Autriche agressée par la Serbie. La Russie était obligée de se porter au secours de la Serbie agressée par l'Autriche. -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.theguardian.com/politics/2022/sep/20/no-us-trade-deal-on-the-horizon-admits-truss-as-she-flies-in-for-biden-meeting Aucun accord commercial américain à l'horizon, admet Mme Truss alors qu'elle s'envole pour une réunion avec M. Biden. La Première ministre admet que les négociations n'ont même pas encore eu lieu et minimise les espoirs des Brexiters qu'elles pourraient commencer "à court ou moyen terme". Finalement, Barack Obama avait raison : https://www.theguardian.com/politics/2016/apr/22/barack-obama-brexit-uk-back-of-queue-for-trade-talks Barack Obama a prévenu que le Royaume-Uni serait "à l'arrière de la file d'attente" pour tout accord commercial avec les États-Unis si le pays choisissait de quitter l'UE. -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.t-online.de/region/hannover/id_100053186/-der-ofen-ist-aus-baecker-aufstand-in-hannover-politik-verspricht-loesungen.html (15 septembre 2022) Les responsables politiques du Land promettent des solutions rapides Révolte des boulangers à Hanovre : "Une partie de notre culture" en danger Les boulangeries ont besoin de beaucoup d'énergie pour leurs activités quotidiennes, mais celle-ci coûte - actuellement beaucoup trop cher pour les entreprises. L'État va-t-il apporter son soutien ? De plus en plus de boulangeries de Basse-Saxe craignent de graves problèmes financiers, voire leur disparition, en raison des prix élevés de l'énergie. Lors d'une manifestation à Hanovre, plusieurs milliers de participants ont réclamé une aide rapide et déterminée de l'État. Les employés du secteur de l'artisanat se sont réunis mercredi après-midi devant l'hôtel de ville, puis plusieurs d'entre eux ont défilé en cortège de camionnettes dans le centre-ville. "Nous avons besoin d'une aide immédiate, rapide et non bureaucratique", a déclaré l'initiatrice Caterina Künne de l'entreprise Herzensbäcker Künne. On ne peut pas attendre longtemps la décision d'instruments complexes, car de nombreuses entreprises sont déjà au bord du gouffre et paient parfois dix fois plus que leurs factures d'énergie normales. Un fonds pour les cas de rigueur doit désormais venir en aide à ces boulangeries, mais aussi à d'autres artisans en difficulté. "Et nous avons besoin très rapidement d'un frein au prix de l'électricité". Les boulangeries ont besoin d'énergie pour leurs fours, mais aussi pour réfrigérer les ingrédients et les aliments, ainsi que pour les trajets de livraison aux filiales. En outre, le secteur se plaint de l'augmentation des frais de personnel due à l'adaptation du salaire minimum et au renchérissement des matières premières. Le coorganisateur Axel Oppenborn a déclaré pendant son discours : "Nous représentons 45.000 employés dans toute l'Allemagne. Et nous fournissons un demi-milliard de recettes fiscales. Il ne faut pas l'oublier, même sur le plan arithmétique". Oppenborn avait réalisé la semaine dernière une vidéo qui a été partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux [ https://www.facebook.com/100037609335964/videos/moinhier-spricht-unser-geschätzter-kollege-und-bäckermeister-axel-oppenborn-von-/590347362747089/ ] . L'entrepreneur de boulangerie y appelait ses collègues à venir à Hanovre ce mercredi - et avait également invité le chancelier fédéral Olaf Scholz (SPD) et le ministre de l'Économie et de l'Énergie Robert Habeck (Verts) à Hanovre. Ces derniers n'ont pas répondu à l'invitation, mais les principaux candidats de la politique du Land de Basse-Saxe l'ont fait. L'entreprise familiale d'Oppenborn existerait, selon ses propres dires, depuis plus de 250 ans. La crise fait partie de l'entreprise. L'entreprise a ainsi survécu à la Première et à la Seconde Guerre mondiale. Mais depuis qu'il a repris l'entreprise avec son frère en 2001, la crise est permanente, selon Oppenborn : "Crise de l'euro, période de l'avarice, crise financière mondiale, crise bancaire, crise de Corona et maintenant crise énergétique", explique-t-il, considérant la crise actuelle comme le plus grand défi économique depuis la Seconde Guerre mondiale. Les organisateurs de la manifestation avaient déjà mis en garde contre les graves conséquences, notamment pour les petites entreprises, si aucun allègement n'était accordé. "La crise énergétique frappe actuellement de plein fouet les boulangeries", disaient-ils. "Les signes sont à la tempête". Les boulangeries "font partie de notre culture" Le ministre-président [de Basse-Saxe] Stephan Weil (SPD) a déclaré devant les manifestants qu'un peu plus de 40.000 personnes dans le secteur craignaient pour leur emploi rien qu'en Basse-Saxe. Il est de notre devoir de préserver ces emplois - les boulangeries font "partie de notre culture". Un plafonnement des prix de l'énergie doit être mis en place et les bénéfices excessifs des producteurs d'énergie doivent être prélevés. En outre, une réforme du marché du gaz et de l'électricité est indispensable. "Nous avons besoin d'un certain niveau de prix garantis par l'État", a demandé le chef du gouvernement à Hanovre. "Nous ne pouvons pas nous contenter de parler d'aides d'urgence, nous devons nous attaquer aux causes". [comme par exemple la guerre d'Ukraine ?] -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/09/19/l-universite-de-strasbourg-compte-fermer-ses-portes-deux-semaines-cet-hiver-face-aux-prix-de-l-energie_6142304_3224.html L’université de Strasbourg compte fermer ses portes deux semaines cet hiver compte tenu des prix de l’énergie. Mais cela a-t-il bien un rapport avec l'Ukraine ? Les journalistes du Monde lient l'article précédent au suivant : https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2022/09/09/pourquoi-le-prix-de-l-electricite-depend-de-celui-du-gaz-et-autres-questions-sur-les-factures-a-venir_6140985_4355770.html Pourquoi le prix de l’électricité dépend de celui du gaz, et autres questions sur les factures à venir Une accumulation de facteurs a abouti à l’explosion du prix de l’électricité, qui touche l’Europe dans son ensemble, et n’épargne pas la France. La reprise économique et industrielle. La guerre en Ukraine. Une part importante de l’électricité en Europe est produite à partir de gaz naturel, ce qui entraîne un couplage des prix entre le gaz et l’électricité. Or le prix du premier a augmenté avec l’embargo européen sur le gaz russe, puis début septembre (+ 30 %) avec la prolongation, pour une durée indéterminée, de l’arrêt du gazoduc Nord Stream 1. [Quid de Nord Steam 2 ?] En France, l’état du parc nucléaire. -
Ukraine 3
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Jojo67 dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.lepoint.fr/debats/arno-klarsfeld-l-ukraine-ne-doit-plus-encenser-les-nationalistes-qui-ont-collabore-11-09-2022-2489518_2.php Si les Ukrainiens veulent faire partie de la famille de l'Union européenne, ils doivent cesser de glorifier les nationalistes ukrainiens présentés comme des héros, et qui ont collaboré avec les nazis et les ont assistés dans l'extermination de dizaines de milliers de familles juives en Ukraine. Une des premières mesures de la municipalité de Kiev après la révolution de 2014 a été de débaptiser la longue avenue qui mène au site de Babi Yar, et qui portait le nom d'avenue de Moscou, pour l'appeler avenue Bandera, dont les fidèles ont assisté les nazis dans l'extermination de plus de 30 000 juifs, hommes, femmes et enfants dans le ravin de Babi Yar, les 29 et 30 septembre 1941, lorsque les troupes allemandes accompagnées des Einsatzgruppen sont entrées à Kiev. Le tribunal administratif du district de Kiev avait ordonné à la municipalité d'annuler le changement de nom de deux rues principales au profit de Stepan Bandera et Roman Shukhevych, qui lui aussi était un massacreur de Juifs, et dont un stade porte le nom dans la grande ville de Ternopil. Mais le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a fait appel de la décision et la cour d'appel lui a donné raison. À Lviv, il y a encore deux ans, des centaines d'hommes ont défilé en uniforme SS de collaborateurs ukrainiens lors d'un événement approuvé par la ville. Ces dernières années, au moins trois municipalités ukrainiennes ont dévoilé des statues pour l'adjoint de Bandera, Yaroslav Stetsko, qui, pendant la Shoah, approuvait « l'extermination des Juifs ». La devise des nationalistes ukrainiens collaborateurs de nazis de Bandera affichée dans les rues de Kiev en 1941 était : « Tes ennemis sont la Russie, la Pologne et les Youpins. » Il est tout à fait inapproprié que les grandes artères qui mènent au site des massacres et qu'empruntent les dirigeants européens venus apporter leur soutien à l'Ukraine portent le nom de tels monstres. Il est tout à fait immoral que de tels hommes soient glorifiés. Il est tout à fait anormal que personne n'en parle dans les instances européennes alors que l'Ukraine a demandé son adhésion et que le processus (long, peut-être) a été approuvé. Laisser sans s'y opposer l'Ukraine continuer à glorifier ces nationalistes ukrainiens qui ont collaboré avec les nazis contre les Soviétiques et massacré de manière si horrible tant de familles juives signifierait en fin de compte que Hitler avait raison de voir les Russes comme les véritables ennemis de l'Occident, et que son attaque préventive était justifiée. Quant aux Juifs, ils seraient des victimes collatérales des soubresauts de l'Histoire. L'Europe et l'Union européenne se sont bâties sur la victoire sur le nazisme. Elle doit s'en souvenir. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.spiegel.de/wirtschaft/erdoel-embargo-gegen-russland-schwer-durchzusetzen-a-9a3d8e99-c8a4-431a-96c3-c1551ad801ec (19 septembre 2022) Le remplacement des livraisons de pétrole russe devrait être une entreprise difficile pour le monde occidental. C'est l'avis de la Banque des règlements internationaux (BRI) dans son dernier rapport trimestriel. La BRI s'attend à ce qu'une limitation des exportations de pétrole russe s'accompagne de fortes et durables hausses de prix. En outre, cela pourrait avoir des répercussions sur d'autres domaines comme les prix des denrées alimentaires. En raison de la guerre en Ukraine, de nombreux pays occidentaux veulent éviter à l'avenir le pétrole brut russe, l'UE a décidé début juin d'un embargo qui n'a toutefois encore que peu d'effet en raison des délais de transition. La part de marché importante de la production pétrolière russe constitue un problème fondamental. La Russie représente à elle seule dix pour cent de toutes les exportations mondiales de pétrole, a expliqué la BRI. Une disparition importante des produits pétroliers russes serait donc un choc négatif majeur pour l'économie mondiale. Il est peu probable que d'autres producteurs aient les capacités suffisantes pour compenser cette perte. De plus, les investissements dans la découverte et l'exploitation de nouvelles sources de pétrole sont toujours inférieurs au niveau pré-Corona. La BRI estime que les hausses de prix du pétrole brut pourraient être atténuées par l'utilisation accrue de biocarburants. A cela s'ajoute le fait que le secteur des biocarburants souffre déjà de la crise énergétique. Le producteur Cropenergies se plaint ainsi d'une pression accrue sur les coûts face à l'évolution des prix de l'énergie et des matières premières. De plus, l'augmentation actuelle des importations d'éthanol dans l'UE et en Grande-Bretagne en provenance du Brésil et des États-Unis réduirait les prix de vente du biocarburant, fait savoir la filiale de Südzucker. [ce qui constitue un aveu du fait que les biocarburants, loin d'être "écolos" sont en fait dopés au pétrole] -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.theguardian.com/business/2022/sep/19/recession-fears-germany-energy-costs-business-olaf-scholz-gas La semaine dernière, l'institut de recherche économique Ifo, basé à Munich, a revu à la baisse son pronostic pour la croissance allemande, déclarant que "nous nous dirigeons vers une récession hivernale". Il prévoit que la plus grande économie d'Europe se contractera de 0,3 % en 2023, après une croissance de seulement 1,6 % cette année. L'inflation devrait atteindre 8,1 % cette année et 9,3 % en 2023. Les chefs d'entreprise, les dirigeants syndicaux, les commerçants et les employés de tout le pays expriment ouvertement leurs craintes d'une crise de la plus grande économie d'Europe qui risque de devenir incontrôlable. Ils remettent en question l'optimisme apparent de M. Scholz. À Hanovre, dans le nord de l'Allemagne, le boulanger Eckehard Vatter, qui possède 35 succursales et emploie 430 personnes, s'est récemment adressé à la presse après que sa facture de gaz a augmenté de 1 200 % pour atteindre 75 000 € (65 800 £) par mois. "Sont-ils fous ? Nous allons devoir éteindre les fours", a-t-il déclaré, en descendant dans la rue avec environ 1 000 autres boulangers mercredi, qui brandissaient des pancartes accusant les politiciens de "nous conduire vers la plus grande crise de tous les temps" et demandant une aide urgente de l'État. Yasmin Fahimi, le chef de la Fédération des syndicats allemands (DGB), a déclaré qu'elle craignait les conséquences de tant de défis arrivant en même temps. "Certaines entreprises sont au bord du gouffre. Cela risque de provoquer un effet domino qui pourrait conduire à la désindustrialisation de l'Allemagne, ce qui serait une catastrophe", a-t-elle déclaré au Spiegel. Les aciéries d'ArcelorMittal situées dans les ports de Hambourg et de Brême prévoient de fermer leurs portes "jusqu'à nouvel ordre". Le scénario se répète dans toute l'Allemagne, touchant surtout les industries à forte intensité énergétique - acier, matériaux de construction, verre, papier, produits chimiques - qui constituent l'épine dorsale de l'économie allemande. La "désindustrialisation" que craint M. Fahimi est ce qui pourrait se produire si elles fermaient définitivement. Parallèlement, les coûts énergétiques et de production moins élevés ailleurs - le gaz est dix fois moins cher aux États-Unis - poussent certaines entreprises à délocaliser leur production. Mais dans le cas des centaines de milliers d'entreprises du Mittelstand, qui sont des petites et moyennes entreprises, souvent familiales et fidèles à un site spécifique, et qui ont été le principal moteur de croissance de l'Allemagne depuis la seconde guerre mondiale, cette option n'est guère envisageable. Dans le cas de l'ammoniac - vital pour l'industrie agricole pour la production d'engrais - les producteurs tels que BASF ont réduit leur production au minimum et ont été contraints d'acheter le produit chimique sur des marchés moins chers ailleurs dans le monde. Une autre enquête récente a montré que la confiance des consommateurs est à son plus bas niveau depuis la fondation de la République fédérale d'Allemagne en 1949. Face à la hausse des factures d'énergie, les ménages repensent leurs dépenses, qu'il s'agisse de vacances, d'achats domestiques ou de repas à l'extérieur. -
Allemagne
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Annalena Baerbock devient une redoutable praticienne du langage orwellien : https://www.n-tv.de/politik/Baerbock-Panzer-Entscheidung-nicht-lange-hinauszoegern-article23589199.html (14 septembre 2022) "Les armes aident à sauver des vies" Cet hiver elle ajoutera probablement que la glace et la neige "aident à chauffer les maisons". -
Royaume-Uni
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.independent.co.uk/news/world/americas/us-politics/joe-biden-queen-funeral-mother-b2170117.html (19 septembre 2022) On a ensuite demandé à M. Biden pourquoi il avait déclaré que la reine lui rappelait sa mère, Catherine Finnegan, connue sous le nom de Jean et d'origine irlandaise. Georgia Pritchett, scénariste et coproductrice de la comédie télévisée Veep, a écrit dans son autobiographie intitulée My Mess is a Bit of a Life qu'elle a rencontré M. Biden à la Maison Blanche lorsqu'il était le vice-président de Barack Obama. Elle a écrit qu'elle était en train de parler au vice-président au sujet d'un voyage en Ukraine, ce qui a été rapidement interrompu par ses conseillers. "Il a changé de sujet pour dire à quel point sa mère détestait les Anglais. Ses parents étaient irlandais et elle avait écrit plusieurs poèmes sur sa haine des Anglais. Il est parti les chercher et est revenu avec des centaines de poèmes décrivant comment Dieu devait frapper les Anglais et faire pleuvoir du sang sur nos têtes", écrit-elle, selon The Guardian. Et elle a poursuivi en disant que M. Biden avait décrit comment sa mère avait eu un problème en séjournant dans un hôtel au Royaume-Uni où la reine avait déjà séjourné. "Elle était tellement consternée qu'elle a dormi sur le sol toute la nuit, plutôt que de risquer de dormir dans un lit où la Reine avait dormi", a écrit Mme Pritchett. -
Guerre Russie-Ukraine 2022+ : géopolitique et économie
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Skw dans Politique etrangère / Relations internationales
Texte savoureux qui rappelle « Le conseil de Napoléon de ne pas interférer avec un ennemi en train de se détruire lui-même ». Les grands gagnants de la guerre du Vietnam ont été la Thaïlande, la Malaisie et Hong Kong. La Thaïlande est passée d'un État en faillite avec une demi-douzaine d'insurrections partout en dehors de sa vallée centrale à un paradis touristique riche et heureux pendant le Vietnam. Qui a gagné la guerre de Trente Ans ? La France et l'Angleterre, les puissances européennes qui sont restées à l'écart ou qui se sont contentées de barboter. La France a joué cette guerre un peu comme l'Iran a joué celle-ci : elle a bricolé, trafiqué, espionné et chuchoté à tous les prétendants, mais n'a jamais risqué une grosse somme d'argent ou de force. Et apparemment, la règle qui établit que le gagnant est souvent celui qui reste à l'écart, s'élargit au delà des affaires humaines à l'ensemble du vivant, d'où l'émergence dans ce vivant de techniques pour régler les conflits par des moyens non violents, bref par la diplomatie : Parce que le territoire compte, et parce que les meilleurs endroits sont toujours rares, la recherche de territoires entre animaux est source de conflits. Le conflit, à son tour, engendre un autre problème : comment gagner ou perdre sans que les parties en désaccord aient à supporter un coût trop élevé. Ce dernier point est particulièrement important. Imaginons que deux oiseaux se disputent une zone de nidification souhaitée. L'interaction peut facilement dégénérer en combat physique pur et simple. Dans de telles circonstances, l'un des oiseaux, généralement le plus gros, finira par gagner, mais même le vainqueur peut être blessé par le combat. Cela signifie qu'un troisième oiseau, un spectateur indemne et avisé, peut intervenir, de manière opportuniste, et vaincre le vainqueur maintenant paralysé. Ce n'est pas du tout une bonne affaire pour les premiers deux premiers oiseaux. Au cours des millénaires, les animaux qui doivent cohabiter avec d'autres sur les mêmes territoires ont donc appris de nombreuses astuces pour établir leur domination, tout en risquant le moins de dégâts possible. Un loup vaincu, par exemple, se retournera sur le dos, exposant sa gorge au vainqueur, qui ne daignera pas l'arracher. Après tout, le loup désormais dominant peut encore avoir besoin d'un futur partenaire de chasse, même s'il est aussi pathétique que son ennemi vaincu. Jordan Peterson - 12 règles pour une vie : Un antidote au chaos -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
https://books.openedition.org/septentrion/53844 Jean Nurdin - Le rêve européen des penseurs allemands (1700-1950) , 2003 Chapitre II. L’idée européenne sous la Révolution et l’Empire Immanuel Kant Le philosophe de Königsberg avait connaissance du Projet de paix perpétuelle de l’Abbé de Saint-Pierre. Kant va définir sa position dans un opuscule de 1793 : Sur l’expression courante : il se peut que ce soit juste en théorie, mais pour la pratique cela ne vaut rien. Il s’efforce d’y définir le juste milieu entre l’utopie et l’empirisme des juristes et des partisans de l’équilibre des puissances. Kant expose dans Idée d’une histoire universelle du point de vue cosmopolitique, que l’humanité tend vers une constitution civile parfaite et vers une confédération des peuples (Völkerbund) selon les principes de la Raison et du Droit. C’est là, précise-t-il, un « plan caché de la nature ». L’essentiel de la théorie kantienne est contenu d’une façon très lapidaire dans les deux Articles définitifs en vue de la paix perpétuelle. Le premier dispose que : « Dans tout Etat, la constitution civile doit être républicaine. » Le second que : « Le droit international doit être fondé sur un fédéralisme d’Etats libres. » Le problème que le philosophe cherche à résoudre est la question fondamentale qui se pose depuis toujours à l’Europe, à savoir : comment assurer l’unité des peuples tout en garantissant leur autonomie. Dans ce but, il écarte la notion d’équilibre des forces d’une part, la notion d’Etat universel, monarchie ou république mondiale (Völkerstaat) d’autre part. De même que dans la société civile, la liberté des individus doit être assurée, de même la confédération reposant sur un pacte librement conclu doit garantir l’autonomie des Etats contractants. L’idée fédéraliste n’était pas, lors de la publication de Zum ewigen Frieden, une idée neuve. Montesquieu, Rousseau l’avaient déjà évoquée et, outre la Suisse, l’Allemagne et les Provinces Unies, les Américains avaient appliqué le principe fédératif dans leur constitution de 1787. De plus, Kant restait très concis et ne précisait pas la théorie juridique du fédéralisme. Et pourtant son essai fut très discuté, traduit en français dès 1795 et 1796, en danois et en anglais. Il devint vite un événement de portée internationale, car il apportait, outre les bases d’une organisation moderne et rationnelle de la société internationale, une vision nouvelle de l’Europe. Avec Kant, c’est le passage de l’Europe des Princes, de l’Europe médiévale et œcuménique à l’Europe des peuples et des citoyens. Johann Gottlieb Fichte N’étant ni monarchiste, ni catholique, ni mystique, Fichte a eu avec les Romantiques des démêlés retentissants, ce qui n’a pas empêché son influence de s’exercer sur eux, et inversement. Les circonstances historiques expliquent la réaction de tous ces auteurs contre l’adversaire commun : l’impérialisme napoléonien et l’hégémonie de la civilisation française, auxquels on oppose, dans ces premières années du siècle, une germanité idéale, un sentiment national fortement imprégné d’esprit philosophique. Fichte part du kantisme, plus précisément de Zum ewigen Frieden. Dans son écrit de 1796 Von Kant zum ewigen Frieden (De Kant à la paix éternelle), il attend encore de la France la création de l’Etat de droit (Rechtsstaat), en d’autres termes la paix. Il est en effet convaincu qu’entre Etats de droit la guerre est impossible, et il croit trouver dans les États-Unis d’Amérique et dans la future « grande république des Etats européens » (die große europäische Staatenrepublik) des preuves irréfutables. Sur la voie du fédéralisme républicain, il pousse même plus loin que Kant la limitation de la souveraineté des Etats. Mais il constate qu’il existe entre les Etats européens, en dehors de la fragmentation politique, beaucoup de liens qui rendent leur autonomie difficile, à commencer par la lutte pour la concurrence et la liberté du commerce. Le philosophe y voit les causes principales des conflits, des crises et des guerres, et préconise en conséquence un système d’économie autarcique propre à chaque Etat. Il perçoit dans l’histoire du continent la lutte incessante des Etats de la « République chrétienne » pour la prédominance, pour la « monarchie universelle » et pour le maintien de l’équilibre des puissances. Il va même jusqu’à considérer la rivalité pour l’hégémonie comme le ressort profond de toute notre histoire. Le philosophe constate en outre, dans ces cours de 1804-1805, une tendance générale des Européens modernes à l’uniformité, ce qui, pense-t-il, faciliterait le processus d’unification : « ... les Européens chrétiens par leur nature même ne sont qu’un seul peuple... ils reconnaissent l’Europe pour leur vraie patrie commune, et d’un bout de l’Europe à l’autre, ils cherchent à peu près la même chose... Ils cherchent la liberté personnelle, un droit et une loi qui soient égaux pour tous... ». Le contraste est grand avec l’opinion de F. Schlegel, qui discerne dans l’évolution de l’Europe moderne un processus de diversification croissante. Fichte, toutefois, est conscient que le phénomène d’homogénéisation qu’il décrit risquerait de mener à la stagnation. Il y remédie en faisant de l’effort et de l’émulation un principe essentiel de la civilisation européenne. Ces cours de 1804-1805 illustrent de la manière la plus évidente la coexistence du cosmopolitisme et du sentiment national chez Fichte. A la question : « Quelle est donc la patrie de l’Européen chrétien vraiment cultivé ? », il répond : « En général, c’est l’Europe, en particulier c’est à chaque époque l’Etat d’Europe qui est à l’apogée de la culture... ». Le philosophe s’achemine ici, sans aucun doute, vers les Discours à la nation allemande, qu’il prononcera en 1807-1808 à Berlin et où il fondera la supériorité de l’Allemagne sur des critères linguistiques, religieux, philosophiques, culturels et historiques. Il y exprimera des conceptions proches de la pensée romantique, telles que le rôle des Germains dans l’histoire de l’Europe, l’idée que l’Allemagne est la « Mère » (Mutterland) des peuples européens, la description de la dissociation de l’unité médiévale, l’hostilité au libre-échangisme, au système de l’équilibre européen et à l’impérialisme napoléonien. Mais c’est précisément sur le point de la « monarchie universelle » que Fichte se sépare des Romantiques, car il écarte non seulement le Super-Etat napoléonien, mais aussi le mythe d’un « Reich » renouvelé du Saint-Empire et inféodé au papisme. Il reste en effet jusqu’au bout luthérien et démocrate. L’auteur des Discours tient l’Europe pour une « nation commune » rassemblant les peuples « néogermains » (neugermanisch), c’est-à-dire germaniques et latins, en un tout à la fois un et divers, animé par une émulation et un enrichissement réciproques. La situation politique de son temps a poussé Fichte à mettre l’accent sur l’antagonisme plus que sur la solidarité des peuples occidentaux, et ses derniers écrits proclameront toujours la vocation d’une Allemagne unifiée à régénérer l’Europe et à transformer radicalement l’homme et le monde. -
Corée du Sud
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://laviedesidees.fr/Antifeminisme-et-garcons-fleurs-en-Coree.html (16 septembre 2022) Le président Moon – qui ne pouvait se représenter – part avec un bilan controversé, mais non dans la débâcle qui a marqué en France la fin du quinquennat Hollande. Simplement, les mesures sociales-démocrates qu’il a prises, pour augmenter le salaire minimum d’un tiers et étendre l’assurance-maladie par exemple, n’ont pas fait le poids face à l’uberisation tous azimuts et à la hausse vertigineuse de l’immobilier. Ce n’est donc pas que la rhétorique antiféministe du candidat de droite populiste, Yoon Suk-yeol, expliquerait à elle seule sa victoire. En revanche, on peut lui attribuer le glissement de toute une catégorie de jeunes électeurs, décisif pour dégager la marge de 250 000 voix où le vote s’est joué. En ce sens précis, son élection marque l’avènement de l’antiféminisme en tant que force politique. -
La technologie contre la démocratie ?
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
https://thewalrus.ca/fighting-ai-with-ai-the-battle-against-deepfakes/ (18 août 2022) Pendant trois mois entre 2019 et 2020, Facebook (aujourd'hui Meta) a coorganisé le Deepfake Detection Challenge, demandant aux participants d'automatiser le processus permettant de déterminer si une photo a été manipulée avec une intelligence artificielle. Le concours a attiré 2 114 participants et a attribué un million de dollars (US) de prix aux candidats dont les algorithmes étaient les plus performants. Mais, même avec certains des esprits les plus brillants de l'intelligence artificielle travaillant avec une grande motivation, le meilleur programme n'a pu détecter les "deepfakes" que dans 65 % des cas. Andy Parsons, directeur principal de la Content Authenticity Initiative chez Adobe, qui travaille à la mise au point d'outils permettant de lutter contre la montée de la désinformation et de la mésinformation, estime que cette solution ne sera pas éternellement viable. "Si nous faisons un zoom arrière, à quoi ressemble l'horizon de cinq ou dix ans pour la détection ? Je pense que c'est une bataille perdue d'avance", dit-il. "Faute d'un meilleur terme, les méchants vont probablement gagner celle-là". Mais une nouvelle solution, appelée "provenance du contenu", pourrait offrir un meilleur moyen de s'adapter à l'évolution du monde de la désinformation. Cette initiative, dont le nom est emprunté au monde de l'art, vise à établir une chaîne de provenance qui documente ce qui est arrivé à une image tout au long de sa vie numérique, y compris qui l'a prise, quand elle a été prise et quelles modifications ont été apportées. Plutôt que de travailler à rebours pour voir si une image a été altérée, le logiciel tente de garantir l'authenticité d'une image dès sa création. Ces données sont ensuite regroupées et, lorsque l'image est publiée en ligne, elles sont partagées dans une boîte d'information à côté de la photo. Adobe a commencé à faire pression pour ce type de vérification à travers son initiative Content Authenticity, annoncée pour la première fois en 2019. Le programme, qui a déjà été déployé dans Adobe Photoshop, offre aux créateurs un moyen de suivre les modifications apportées à une photo et aux organisations - comme Twitter et le New York Times - un moyen d'être plus transparent avec leur public. -
Russie et dépendances.
Wallaby a répondu à un(e) sujet de Tactac dans Politique etrangère / Relations internationales
https://www.dorchesterreview.ca/blogs/news/what-is-russian-conservatism (printemps-été 2019) Qu'est-ce que le conservatisme russe ? Par Paul Robinson Dans un discours prononcé devant le Conseil mondial des peuples russes le 1er novembre 2017, le président russe Vladimir Poutine s'est plaint des "efforts [qui] sont déployés aujourd'hui pour "reformater" le monde et détruire les valeurs traditionnelles et les espaces culturels et historiques qui se sont formés pendant des siècles." La Russie, a-t-il dit, se définit par "notre tradition et notre culture spirituelle interne, notre identité, et enfin par l'histoire de notre pays en tant que civilisation authentique. ... il est impossible d'imaginer l'histoire de l'humanité sans des civilisations aussi uniques que l'Inde, la Chine, l'Europe occidentale, l'Amérique et bien d'autres. Il s'agit vraiment d'une complexité aux multiples facettes où chaque facette complète et enrichit les autres." Poutine a ensuite cité le penseur russe conservateur du XIXe siècle Nikolaï Danilevsky (1822-1885), qui a déclaré qu'"aucune civilisation ne peut se dire suprême, la plus développée." Poutine a réitéré son désir maintes fois exprimé d'un monde multipolaire fondé sur "la complexité du développement des civilisations", qu'il a implicitement opposé à l'ordre unipolaire dirigé par les États-Unis, au mondialisme et aux effets homogénéisants de l'universalisme libéral. La vision de Poutine d'un monde divisé en civilisations distinctes (dont la Russie fait partie) et sa référence à Danilevsky sont issues de la philosophie conservatrice russe et témoignent de l'influence de cette philosophie sur la politique russe récente. Il est largement admis que la Russie a pris un tournant conservateur au cours de la dernière décennie. Mais qu'est-ce que le conservatisme dans le contexte russe ? Le conservatisme en général défie toute définition facile. Il a été qualifié de philosophie "réactionnaire" ou "réflexive", dans le sens où le conservatisme, à tout moment, est une réaction ou un reflet d'autres courants idéologiques prévalant dans la société. Il est donc plus facilement défini par ce à quoi il s'oppose que par ce à quoi il est favorable. Le conservatisme a également été décrit comme une idéologie "positionnelle", dont le contenu varie considérablement d'un endroit à l'autre et d'un moment à l'autre. Pour la plupart, les conservateurs acceptent la nécessité du changement, mais insistent sur le fait que le changement doit être "organique", c'est-à-dire qu'il doit être progressif et respecter le contexte et la tradition. C'est cette vision organique du monde, plutôt qu'un ensemble fixe de valeurs ou de propositions politiques, qui constitue le cœur du conservatisme. Ce n'est qu'à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle que les philosophes européens ont commencé à transformer cette vision organique du monde en une idéologie politique formelle. Leur principale impulsion a été la Révolution française, que beaucoup en Europe considéraient comme la preuve du danger d'élever le raisonnement abstrait au-dessus de la tradition. Le conservatisme russe est apparu au début des années 1800 et peut également être considéré comme une réaction à la pensée des Lumières, à la Révolution française et aux guerres napoléoniennes. Cependant, dès ses débuts, le conservatisme russe s'est distingué de ses homologues d'Europe occidentale sur un point important, à savoir que le processus d'occidentalisation imposé à la Russie par Pierre le Grand et ses successeurs au 18e siècle a constitué un facteur causal supplémentaire majeur. En 1800, les réformes de Pierre avaient si profondément européanisé l'élite russe que nombre de ses membres parlaient mieux le français que le russe. Dans le même temps, la masse de la population russe - la paysannerie - n'a pratiquement pas été touchée par l'occidentalisation, ce qui a créé un énorme fossé culturel entre les dirigeants et les dirigés. Il en résulte ce que l'on a appelé une "crise d'identité". La Russie était l'une des nations les plus puissantes d'Europe. En 1814, son armée avait avancé jusqu'à Paris. Et pourtant, elle semble s'être "dénationalisée" ; elle n'a pas d'identité culturelle forte qui lui soit propre ; et les processus de modernisation et d'occidentalisation ont créé des divisions dans la société russe qui menacent de provoquer des troubles révolutionnaires si rien n'est fait. Face à ces problèmes, certains membres de la classe dirigeante russe ont décidé que la seule façon d'aller de l'avant était de rejeter l'occidentalisation, de forger une identité nationale russe distincte et de progresser de manière organique, sur la base de modèles russes de gouvernement et d'économie. En bref, ils sont devenus conservateurs. Depuis les premiers contacts importants entre la Russie et l'Europe occidentale au XVIe siècle, la Russie est perçue par beaucoup comme étant à la traîne de l'Occident sur les plans culturel, politique et économique. Les questions auxquelles les conservateurs russes ont tenté de répondre sont les suivantes : comment rattraper l'Occident et créer une société moderne tout en préservant les "valeurs traditionnelles" de l'orthodoxie russe ; comment développer une culture avancée et influente tout en préservant une identité nationale russe distincte ; comment construire un État puissant, capable de défendre la Russie et son peuple et d'assurer la stabilité nécessaire au progrès culturel et économique, sans déclencher de processus révolutionnaires destructeurs ; et comment forger une économie moderne, sans déclencher de la même manière des forces d'agitation sociale. Le conservatisme russe n'est pas opposé à la réforme et à la modernisation, mais il cherche une voie typiquement russe qui ne consiste pas à copier aveuglément les exemples occidentaux. Il est favorable à un type de progrès graduel et organique qui contraste avec les efforts répétés des dirigeants russes (tsaristes, soviétiques et post-soviétiques) pour transformer le pays par des explosions rapides de modernisation forcée sur la base de modèles occidentaux. Le désir de changement organique a exigé des conservateurs russes qu'ils définissent ce qui est organique dans le cas de la Russie. Cela signifie que les conservateurs ont pris la tête du processus de définition de l'identité nationale russe. Ils ont souligné la spécificité de la Russie. Les slavophiles du milieu du 19e siècle, comme Aleksei Khomiakov (1804-1860) et Ivan Kireevsky (1806-1856), ont joué un rôle particulièrement important en affirmant que la Russie ne pourrait jamais apporter une contribution valable à la culture mondiale si elle ne faisait que copier ses voisins occidentaux. Elle devait au contraire encourager ce qu'elle avait d'unique. Les générations suivantes de conservateurs russes ont ressenti le besoin d'affirmer non seulement que la Russie était différente, mais qu'elle avait le droit de l'être. À cette fin, ils ont développé l'idée que la diversité civilisationnelle est à la fois naturelle et souhaitable. Une figure clé est Nikolaï Danilevsky, qui, dans un ouvrage de 1869 intitulé La Russie et l'Europe, propose que l'histoire de l'humanité ne consiste pas en une marche universelle vers un avenir unique, mais plutôt en la progression de multiples civilisations distinctes, chacune évoluant dans une direction différente. Selon le contemporain de Danilevsky, Konstantin Leontyev, cette diversité est une très bonne chose. Il faisait l'éloge de ce qu'il appelait la "complexité florissante" et mettait en garde contre les dangers du libéralisme occidental qui, selon lui, avait tendance à tout homogénéiser et menaçait ainsi de mettre fin à tout progrès. En matière culturelle, l'orthodoxie est le facteur le plus souvent cité pour distinguer la Russie de l'Europe occidentale. Selon les slavophiles, le catholicisme occidental (et par conséquent aussi son rejeton, le protestantisme) était excessivement rationaliste et individualiste. La Russie, en revanche, avait préservé une "globalité de l'être" qui intégrait la foi et la raison, ainsi qu'un esprit collectif (sobornost'), qui faisait défaut à l'Occident. La mission de la Russie était de préserver et d'entretenir ces caractéristiques afin de pouvoir, le moment venu, les exporter vers l'Occident et ainsi le sauver de lui-même. Les conservateurs russes ont souvent considéré que le destin de leur pays était intimement lié à celui-ci. Plutôt qu'un antioccidentalisme pur, le conservatisme russe est donc une interaction complexe de sentiments à la fois anti- et pro-occidentaux. En matière politique, le principal trait qui distingue la Russie de l'Occident est l'autocratie. Ce concept est souvent mal compris et confondu avec le despotisme ou, après l'expérience soviétique, le totalitarisme. Ce n'est pas ce que les conservateurs russes entendent par là. Littéralement parlant, autocratie (samoderzhavie en russe) signifie simplement "le pouvoir d'une seule personne". Le principe de l'autocratie est donc que tous les pouvoirs de l'État central doivent être confiés à un seul individu. Mais cela ne dit rien de ce que doivent être ces pouvoirs. Aux yeux des conservateurs russes, ils doivent être résolument limités. Dans la théorie conservatrice, l'autocratie est donc une forme de gouvernement centralisé, mais limité. L'historien Nikolaï Karamzine (1786-1826) a exposé la doctrine conservatrice en la matière au début du XIXe siècle. Selon lui, lorsque le pouvoir en Russie a été divisé, les résultats ont toujours été catastrophiques. Lorsqu'il a été concentré, la Russie a prospéré. Mais l'autocrate ne peut pas faire tout ce qui lui plaît. Il est lié par les exigences morales du christianisme ainsi que par la coutume et la tradition. Selon le penseur slavophile Konstantin Aksakov (1817-1860), l'autocrate doit avoir un contrôle total sur des questions telles que la défense de l'État, mais pas du tout sur les affaires locales ou les questions concernant la vie privée des gens. Le peuple ne devait pas se mêler des affaires de l'autocrate, mais l'autocrate ne devait pas non plus se mêler des affaires du peuple. Le principe directeur devait être la "non-interférence mutuelle". Aksakov, qui croyait fermement à l'autocratie, a donc été décrit comme une sorte d'anarchiste. Plus tard, les conservateurs russes, tels que Lev Tikhomirov (1852-1923), se sont élevés contre l'expansion de la bureaucratie tsariste et ont cherché à trouver des moyens de combiner un État fort et centralisé avec une autonomie locale. Ces idées ont influencé le célèbre dissident soviétique Alexandre Soljenitsyne (1918-2008), qui a également tonné contre le totalitarisme qu'il considérait comme une conséquence inévitable de l'idéologie communiste. L'anti-totalitarisme de Soljenitsyne s'inscrivait dans la lignée de la pensée conservatrice russe qui soulignait l'importance de la liberté individuelle. Bien que favorables à l'autocratie, de nombreux conservateurs russes se sont opposés à la censure du régime tsariste dès le début du XIXe siècle. Les conservateurs russes ont toujours souligné l'importance de la dignité de la personne. Des penseurs tels que Tikhomirov, Soljenitsyne et Ivan Ilyin (1883-1954) ont rejeté les conceptions occidentales des droits de l'homme, considérées comme excessivement individualistes, mais ont en même temps insisté sur le fait que la dignité de la personne exigeait que l'État respecte certains droits et libertés, tels que la liberté d'expression, le droit de réunion, la liberté de religion, la liberté d'être arrêté arbitrairement et les droits de propriété. De même, l'Église orthodoxe russe moderne, normalement considérée comme une institution profondément conservatrice, affirme que les individus jouissent d'une pléthore de droits, notamment le droit à la vie, la liberté de conscience, la liberté d'expression, la "liberté de création", le droit à l'éducation, les droits civils et politiques, y compris le "droit d'élire et d'être élu", et une série de droits socio-économiques tels que le droit à la propriété, le droit à l'emploi, le droit à la protection contre le traitement arbitraire d'un employeur. Tout en soutenant l'autocratie et en rejetant les versions occidentales du libéralisme, le conservatisme russe n'est pas intrinsèquement illibéral. La défense des droits sociaux et économiques par l'Eglise orthodoxe attire l'attention sur le fait qu'en termes économiques, le conservatisme russe est très différent du conservatisme de la plupart des pays occidentaux. Dans ces derniers, le conservatisme est très souvent associé à une croyance dans l'économie de marché. En revanche, les vues des conservateurs russes sur les affaires économiques ont été façonnées par leur aversion pour les politiques descendantes de modernisation rapide mises en œuvre par l'État russe. À la fin du XIXe siècle, Sergei Sharapov (1855-1911) et Lev Tikhomirov soutenaient que la Russie devait se concentrer sur le développement de son marché intérieur plutôt que sur la production de biens destinés à l'exportation, étaient favorables au protectionnisme, plaidaient en faveur d'une politique monétaire souple et suggéraient que la Russie réduise sa dépendance à l'égard des capitaux étrangers. À l'époque soviétique, un mouvement écologiste conservateur exigeait des limites à la croissance économique au nom de la protection de l'environnement. Et l'ère post-soviétique a vu l'émergence de ce qu'on appelle le "conservatisme de gauche". Les conservateurs de gauche plaident pour une répartition plus équitable des ressources au nom de la justice sociale et exigent que la Russie limite son exposition à la mondialisation économique. Les conservateurs russes n'ont cessé de proposer des idées de développement culturel, politique et économique qui, selon eux, tiennent compte de la culture, des traditions, de l'identité et des formes de gouvernement et de vie économique et sociale existantes en Russie. Plus précisément, les conservateurs russes rejettent l'universalisme occidental et mettent en avant les avantages de la diversité des civilisations ; ils soutiennent un modèle de gouvernement hautement centralisé, mais en même temps limité, et favorisent des politiques économiques qui, en Occident, seraient normalement décrites comme étant de gauche. La force durable de la pensée conservatrice pose un défi important à toute suggestion visant à ce que les Russes adoptent les institutions politiques, économiques et sociales occidentales. Même si cela déplaît à l'Occident, c'est une réalité avec laquelle les pays occidentaux doivent apprendre à vivre.