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CortoMaltese

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Tout ce qui a été posté par CortoMaltese

  1. On est totalement dans la politique-fiction, mais si, ça peut changer un truc. C'est que le mec qui prend sa suite, même en ayant exactement les mêmes idées que lui, n'est pas responsable du lancement de l'opération, et peut donc y mettre fin sans que ça soit "son" échec. Poutine est aujourd'hui dans une situation où il est quasiment impossible pour lui de reculer, alors que son successeur le pourrait théoriquement. C'est d'ailleurs pour ça que souvent les négociations commencent par un changement de chef. Bon, maintenant, je ne vois absolument pas Poutine se faire destituer, et c'est pas une pétition de 3 conseillers municipaux de St-Petersburg qui vont mettre à mal son pouvoir (même si ça peut être le signe indirect de flottements en interne)
  2. En lisant les Telegram russes, il semble même qu'à la base il y ai eu des troupes régulières (du fusilier motorisé sans doute) qui se sont barrées pour des raisons mal comprises, en tout cas sans coordination avec la Rosvgardia (qui dépend pas du même ministère que l'armée). Ces troupes régulières auraient "léguées" leur matos lourd (BMP sans doute) à la rosgvardia, qui ne savait évidemment pas s'en servir.
  3. Après peut-être que Kherson se passe très mal et qu'à l'inverse Kharkiv se passe beaucoup mieux que prévu. Difficile de dire quelles étaient les attentes de l'EM ukrainien, mais il faut aussi voir que les défenses autour de Kherson sont quand même beaucoup plus sérieuses que vers Balaklia et Koupiansk où il semble que les ukrainiens n'aient eu à affronter que des supplétifs de la Rosgvarida et quelques centaines de parachutistes isolés
  4. https://t.me/romanov_92/27109 Le compte Telegram pro-russe Romanov annonce que les ukrainiens seraient dans Staroverivka, où des combats se poursuivent, à 10km de Koupiansk.
  5. Ca me semble frappé au coin du bon sens. Quand bien même il n'y aurait "rien" en face d'eux aujourd'hui, il faudra bien s'arrêter à un moment pour ne pas se manger une contre-attaque dévastatrice. Prendre Koupiansk, ça coupe les lignes logistiques non seulement d'Izium (dont on voit mal comment les russes pourraient la conserver dans pareilles circonstances) mais aussi de tout le Donbass, puisque Koupiansk est un immense hub ferroviaire. Et en plus, effectivement, l'Oskil de par sa largeur, est une parfaite barrière naturelle vers l'est, ce qui permet de concentrer la défense vers le nord dans l'intervalle avec le Donets
  6. Merci ! mais ouais sur Twitter, j'avais déjà ma petite liste. Mais en fait, puisque la plupart des infos viennent d'abord de Telegram avant d'atteindre Twitter, j'aimerai aller aux sources russes directement
  7. D'ailleurs, j'en profite pour demander : Est-ce que vous avez de bons comptes Telegram pro-russes à me conseiller, avec des infos à peu près fiables et "fraiches" (pas juste du repost de Rybar). ? Merci d'avance !
  8. J'ai lu que c'était un ancien site (d'avant la guerre) qui a été évacué dès les premiers jours du conflits, les systèmes restants étant irrécupérables/décommissionnés/trop abimés. EDIT : J'ai retrouvé la source. Donc non pardon ça serai bien des systèmes en état de fonctionnement à l'époque, mais la frappe date du tout début du conflit, entre le 24 et le 28 février probablement, d'où l'aspect presque "anachronique" de l'installation
  9. Dont 14 Tanks et 32 IFV, pour une offensive de 9 000 hommes en 48h. Ca commence quand même à piquer, même pour la Russie.
  10. A vrai dire, c'est même ça qui est le plus inquiétant pour les russes, plus encore que les pertes territoriales. Les ukrainiens, même quand ils souffraient beaucoup dans le Donbass avec Lysychansk, Popasna, Severodonetsk et co. n'ont jamais laissés tant de matos que ça en reculant (un peu bien sûr, mais peu). Là ça signale quand même des positions qui s'effondrent totalement, alors que les ukrainiens parvenaient la plupart du temps à retraiter en bon ordre. Autant Kherson j'ai été (et je suis toujours) très sceptique sur la possibilité pour les Ukrainiens d'accomplir des gains significatif, autant il faut admettre que cette offensive vers Kharkiv commence à avoir beaucoup de gueule et est pas très loin d'atteindre des résultats opératifs sensibles (s'ils prennent et tiennent Koupiansk, Izium est virtuellement condamnée à terme)
  11. C'est à la fois prometteur et risqué. Si ça permet de saisir la ville dans un coup de main, c'est brillant, mais en cas de résistance, même molle, ça implique de combattre avec l'ennemi derrière soi et ses propres lignes beaucoup plus loin. En cas de contre-attaque ça peut être catastrophique. EDIT : D'ailleurs il semble que Balakliya soit en passe de tomber
  12. 3e Corps d'Armée, une nouvelle unité crée à partir notamment de bataillons de volontaires. Elle est a priori bien équipée (BMP-3, T-80BVM) mais la valeur combative de ces fameux volontaires, qui semblent n'avoir eu que quelques semaines d'entraînement, reste douteuse.
  13. C'est le soucis quand tu as un hiatus de presque 20 ans sans sortir de véhicules neufs, il faut tout réapprendre. Et quand tu dois réapprendre, avec en plus des outils industriels non modernisés et laissés dans leurs jus, rependre des projets déjà dessinés et basés sur des véhicules qui existent (Su-34, BMD-4, T-90, ect.) est sans doute sécurisant. C'est une étape avant d'être de nouveau capable de partir de zéro. C'est pas déconnant en soi, juste que visiblement l'étape suivante n'est pour l'instant pas à la portée des russes.
  14. La survie de l'équipage déjà. Après oui, globalement, si le projet c'est de s'enfoncer de 300km en territoire hostile sans reconnaissance ni sécurisation des flancs, ça change pas grand chose, je suis d'accord.
  15. C'est tout le problème des tentatives de modernisations du matos russe à partir de la décennie 2010 : trop ambitieux industriellement, frappé par les sanctions de 2014, ils n'ont vraisemblablement jamais réussi à transformer leurs prototypes en produits fiables pouvant être construits à un prix raisonnable. D'où les multiples revalorisations progressives du matos soviétique, puisqu'il est parti pour rester.
  16. Oui, mais bon dans les faits, bien souvent, le nationalisme, c'est le patriotisme des autres, ou alors le patriotisme, c'est son propre nationalisme. J'entends les distinctions théoriques hein, mais dans la réalité, quand on parle d'un amour de son pays qu'on estime dangereux, on l'appellera nationalisme, et à l'inverse on l'appellera patriotisme si on le trouve vertueux. Bref, c'est surtout deux mots qui désignent concrètement généralement la même chose, l'un avec une connotation péjorative, l'autre méliorative.
  17. Peu importe, j'ai toujours trouvé les distinctions formelles entre les deux termes ("le patriotisme c'est l'amour de son pays, le nationalisme c'est la haine de l'autre", ect.) assez artificielles de toute façon. Tout dépend son degré et sa direction (revenchiste, défensif, conquérant, ect.) et de son objet fondamental (identité culturelle, ethnique, religieuse, linguistique, constitutionnelle, idéologique, ect.). En l'occurrence, en Ukraine, je ferai la différence entre un nationalisme (ou plutôt patriotisme si on accepte la distinction) diffus mais puissant, de nature défensive et dont l'idée fondamentale est la défense de l'Ukraine contre la Russie, peu importe tous les débats qu'il peut y avoir sur "c'est quoi l'Ukraine". Bref, typiquement un patriotisme de guerre, relativement horizontal et peu idéologique. A côté on a un nationalisme plus radical et idéologique qui s'est vraiment déployé durant Maidan et dont Azov, Secteur Droit et autres mouvement radicaux sont des figures de proue. Celui là, pour le coup, me semble à la rigueur compréhensible mais en fin de compte assez néfaste et nauséabond sur pas mal d'aspects.
  18. C'est aussi ça d'avoir un peuple qui se considère comme en guerre depuis 8 ans. Forcément, le conditionnement mental (couplé au renouveau nationaliste) n'est pas le même qu'un occidental pour qui l'éventualité de vivre un jour une guerre dans son pays semble totalement incongrue. C'est d'ailleurs ce qui ressort de pas mal de témoignages ukrainiens à propos de l'invasion du 24 février : "oui on a été surpris, évidemment, mais en même temps on savait que c'était une possibilité, ça faisait parti du domaine du commensurable, et on le savait" (je résume à grand trait la teneur moyenne des discours)
  19. C'est là qu'on voit qu'on est revenu à une (petite) guerre de mouvement : on a beaucoup de pertes photographiées de près. Au plus fort de la guerre d'attrition au Donbass, les pertes constatées c'était plus que des bouillies de pixel sur l'écran d'un Stugna-P ou d'un drone.
  20. Oui, enfin les américains peuvent bien dire ce qu'ils veulent, si les ukrainiens veulent négocier et déposer les armes, je vois pas très bien ce que Washington va faire, puisque justement le levier principal de Washington, ce sont les armes/munitions, nettement moins utiles quand il s'agit de négocier la paix. En fait, autant les USA pourraient facilement contraindre l'Ukraine à négocier même si elle veut se battre, autant elle peut difficilement contraindre l'Ukraine à se battre si elle veut négocier. On me parlera de l'aspect financier (reconstruction post-guerre), mais à mon avis, c'est louper le fait que la reconstruction de l'Ukraine c'est les européens qui la paieront, pas les US.
  21. Oui enfin à un moment donné, tu peux aussi donner la moitié du pays en signe de bonne volonté, peut-être que les Russes, grands seigneurs, t'en seront reconnaissant. Honnêtement, il n'y a pas eu un seul signe sérieux de la volonté russe de négocier depuis le 24 février. Alors les ukrainiens ont bien raison de partir du principe que la meilleure chance qu'ils ont d'être en paix, c'est de la gagner sur le terrain.
  22. Ils nous copient forcément, la preuve, ils gagnent.
  23. Produire des canons n'est pas une fin en soi. Regarde l'armée russe, son problème aujourd'hui c'est pas le manque de canons, et il n'est même pas certain en l'état qu'elle pourrait "digérer" plus de canons avec le personnel et la logistique dont elle dispose aujourd'hui. Je comprends ce que tu veux dire : Oui, un pays comme la Russie a un potentiel industriel certain si l'état se décide à le mobiliser. Mais je ne crois pas que ça soit le "besoin" principal des russes : leurs stocks peuvent les faire vivre encore longtemps, et c'est pas pour autant que leurs opérations se passent bien.
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