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CortoMaltese

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Tout ce qui a été posté par CortoMaltese

  1. Je me tâte vraiment à écrire un truc qui s'intitulerai "La France, une diplomatie à la dérive". Et ça s'explique largement je pense par le fait que la France ne sait pas (plus) ce qu'elle est, ce qu'elle veut, qu'elle place elle veut occuper et comment. Quelle place dans le monde ? Quelle place au sein de l'Europe ? Personne en France n'en a aucune idée. À part des idées creuses et des phrases toutes faites qui ne renvoient à rien ("puissance d'équilibre") et ne nous aide absolument pas à nous positionner sur les grandes questions internationales contemporaines, on a rien à proposer. On est en permanence à la remorque des évènements, naviguant à vue au grès des présidents et de l'ambiance du moment. On peut penser ce qu'on veut des anglais, mais eux ont une identité géopolitique marquée et cohérente : ils sont les brillants seconds des américains et le font très bien. Leur diplomatie est lisible et relativement constante. Sur l'Ukraine ils ont pris un leadership à leur échelle, l'assument, et le revendiquent.
  2. Ouais ça pue le fake à plein nez. On peut toujours imaginer du bricolage un peu baroque mais bon, très dubitatif.
  3. La plupart ont les armatures pour installer les Briques de blindage, afin de les transformer en T-80BV (qui n'est rien d'autre qu'un T-80B avec du blindage réactif).
  4. Le twittos mili Def Mon, qui fait un gros travail sur l'Orbat russe (et ukrainien) en Ukraine, vient de publier une carte de son estimation de la répartition des BTG russes par secteurs. Comme on le voit, et à supposer bien sûr que la figure soit à peu prêt correcte, l'effort dans le Dombass semble désormais terminé et on retrouve une densité de force russe relativement homogène tout le long du front, avec des extrêmes de 17km/BTG dans le sud Donbass et 9km/BTG au nord Donbass. Tout le reste du front maintient des densités comprises entre 11 et 13km/BTG. Ca signifierait que les combats qu'on voit aujourd'hui à Bakhmut et dans la Banlieue de Donetsk ne constituent qu'un effort "secondaire" et que les russes ont visiblement laissé tomber, pour l'instant, l'idée de prendre Kramatorsk et Sloviansk. C'est assez cohérent également avec la baisse sensible du volume d'artillerie tiré dans la zone depuis la prise de Sievierodonetsk/Lyssytchansk. On remarque par contre que toute la zone à l'est du Dniepr à proximité de Kherson grouille de troupe russe, avec 27 BTG en attente ne sécurisant à priori rien du fait de l'extrême largeur du Dniepr dans la zone. C'est le signe que le prochain effort russe (défensif ou offensif) se concentrera à priori dans le sud, à Kherson ou (moins probablement) vers Zaporizhzhia. Pour comparaison, la distribution des forces russes calculé par le même twittos à la fin juin :
  5. Pour Kyiv, Paris progresse mais peut mieux faire Stéphane Siohan Correspondant à Kyiv Appréciant le soutien de la France, l'Ukraine demande un peu plus d'aide militaire et économique de la part de l'Elysée, considéré comme trop complaisant avec la Russie. Officiellement, tout va bien entre l'Ukraine et la France. Dans la capitale ukrainienne, les officiels ont apprécié la réaction sans ambiguïté de l'Elysée et de la diplomatie française au «massacre perpétré par les forces armées russes à Olenivka». 53 prisonniers de guerre ukrainiens ont péri dans le bombardement de ce centre pénitentiaire, près de Donetsk, imputé aux forces russes. Un événement qualifié de «sidérant» par une source française. «Survie». Cependant, dans l'opinion ukrainienne, la France n'émarge pas naturellement au rang des alliés les plus fiables. «On dénote chez les Français et chez Macron une attitude de beaux parleurs, mais on ne sait pas trop où ils veulent en venir, s'ils ont réellement compris les enjeux de cette guerre, qui, pour l'Ukraine et le peuple ukrainien, est une question de survie. On a l'impression que Paris croit qu'on peut encore parler, alors que c'est le temps de l'action», confie un journaliste politique de Kyiv. Du côté gouvernemental, on salue la «décision responsable» des dirigeants français et allemands, lorsque ces derniers sont venus à Kyiv le 16 juin, apportant aux Ukrainiens le statut de pays candidat à l'UE. «La relation avec la France est forte, mais il serait possible d'ajuster un peu le focus sur la manière dont Paris et Berlin envisagent [l'invasion russe] et y répondent», confie à Libération un officiel du gouvernement ukrainien. «La France est une amie et un partenaire de l'Ukraine et nous apprécions vraiment son soutien militaire, économique, politique et l'appui aux sanctions contre la Russie», ajoute-t-il. Mais, selon cette source dans l'appareil d'Etat, «[Paris et Berlin] doivent changer leur logique et passer du "nous n'allons pas laisser l'Ukraine perdre" à "nous allons tout faire pour que l'Ukraine gagne", car on voit encore certains qui espèrent convaincre Poutine de stopper la guerre en lui présentant une seconde chance, en lui permettant de sauver la face. Or, c'est une stratégie perdante, cela fait huit ans que la diplomatie ne marche pas et que Poutine ne comprend que le langage de la force». Canons. Quant à la «perception française» de la guerre, le haut responsable estime que «[la France] a essayé à plusieurs reprises d'être constructive dans le dialogue avec Poutine, Macron a fait de son mieux, mais ça n'a pas marché. Les résultats de cette approche parlent pour eux-mêmes». Citant l'exemple des canons français Caesar, déployés sur le front ukrainien, et qui procurent une grande satisfaction aux artilleurs ukrainiens, le responsable appelle la France à «livrer plus d'armes et de munitions». «Bien entendu, nous ne pouvons dicter leurs décisions à nos partenaires, nous discutons. Mais il y a des pays plus petits [que la France] qui ont apporté plus de soutien si on le mesure par habitant. Or, c'est également dans l'intérêt de la France que cette guerre se termine le plus rapidement possible», conclut la source interrogée, alors qu'à Kyiv, l'humeur est à accélérer l'effort de guerre et obtenir une victoire militaire et psychologique décisive à Kherson, avant que le froid et la neige n'embourbent les fronts.
  6. vidéo amateur d'une 20aine de T-80B/BV montés sur des wagons.
  7. Tout à fait d'accord, au delà de la prolifération d'armes "complexes" post conflit, type MANPAD/JAVELIN et autres, le gros problème va être le risque de développement par des organisations terroristes/criminelles de petits drones bricolés dont la guerre d'Ukraine a montré l'efficacité et le potentiel de destruction, même contre une armée régulière très bien dotée en moyens anti-air.
  8. Il y avait une histoire comme quoi les missiles Minuteman III américains tournaient avec un système à base de disquette et que ça posait un vrai problème entre le manque de pièces de rechange et l'utilisation d'obscures langages de programmations des années 80 que plus personne ne maîtrise vraiment
  9. Quand l'objet de la guerre est d'emporter l'adhésion d'une population (c'était le cas en Algérie et ça l'est devenu de facto en Irak à partir de 2004), probablement. Quand ton mari/frère/fils s'est fait torturé/tué par l'occupant, t'es rarement prompts à le soutenir.
  10. Après il est plus simple, si ça fonctionne, de se fournir en composants civils pas chers et largement produits, surtout quand on est un pays sous embargo.
  11. Lorsque l'adversaire est l'envahisseur et l'initiateur de cette guerre, si, on s'offusque qu'il rase la zone en question, pour la simple et bonne raison que la zone en question n'aurait pas été rasé s'il était resté sagement chez lui. A partir du moment où tu démarres une guerre, tu es par définition responsable de tous les tords qu'elle causera. Mais on s'égare du sujet.
  12. Amnesty a raison. Il est honteux que les soldats ukrainiens se permettent de chercher des couverts et de s'appuyer sur le tissu urbain pour se battre. Ils devraient plutôt se mettre en rang serré au milieu des champs pour être bien sûr que la Russie puisse les viser sans faire de dommage collatéral. Plus sérieusement, je trouve le rapport d'Amnesty ridicule. Autant il peut y avoir des choses très limites quand on défend une ville (prendre les civils en otage, utiliser des hopitaux comme base, ect.) autant reprocher à une armée, qui plus est en position défensive et attaquée, de se retrancher dans les villes est ridicule, surtout que les ukrainiens essayent vraisemblablement de les évacuer dans la mesure du possible.
  13. Peut-être qu'elles ont pu être perçues, mais il faut voir aussi le scénario d'emploi. Au-delà de la propagande officielle, les militaires russes s'estimaient ils prêts à lancer une guerre de haute intensité avec 80% de l'ORBAT russe mobilisé ? On en sait rien.
  14. On a quelque part un peu le même problème en Europe pour d'autres raisons que la corruption : quand on a dégraissé l'armée à partir de 1991, on a essayé de maintenir au maximum les unités nobles de 1ère ligne tout en bazardant les arrières. Après tout, en temps de paix, une logistique faiblarde ne se remarque pas et il est moins couteux en terme de prestige de dissoudre un régiment du train qu'un régiment blindé.
  15. Très longue et intéressante interview de Leonid Kuchma, Président ukrainien de 1994 à 2005, donnée à la BBC. Il fut aussi à la tête de la délégation ukrainienne lors des accords de Minsk. C'est la première fois qu'il s'exprime depuis le début du conflit. Traduction automatique depuis le russe mais ça se lit assez bien. https://www.bbc.com/russian/news-62419765
  16. Bon après Christo il est gentil mais il construit quand même beaucoup d'hypothèses sur pas grand chose (comme Telenko d'ailleurs). Récemment il a fait un très long thread sur le moral des soldats russes et leur entrainement à partir d'un seul témoignage anonyme posté sur un forum russe. Le témoignage est peut-être vrai (il est "crédible" en tout cas), mais ça fait peu pour tirer des conclusions sur une armée de 200 000 hommes.
  17. En attendant à Taiwan, il y a un bipartisme qui fonctionne (le parti aujourd'hui au pouvoir étant le parti de centre-gauche opposé au Kuomintang) et tous les indicateurs concernant les droits humains et les libertés individuelles sont au vert. En plus de ça, il y a eu depuis les années 80 et la fin de la loi martiale un vrai effort de mémoire concernant la période dictatoriale. Le Kuomintang a admis la réalité de l'incident 228, de la terreur blanche, et a présenté ses excuses officielles. Bref, dire de Taiwan que c'est une démocratie de façade me semble très excessif. Surtout quand, en comparaison, on voit la gueule de techno-dictature totalisante dystopique que prend de plus en plus la RPC.
  18. Par exemple oui, et la construction de nouveaux Arleight Burk modernisés me semble aussi aller dans cette direction.
  19. En même temps, je vois vraiment vraiment mal les autorités russes donner leur feu vert à un truc pareil. Ca pouvait être qu'une erreur (ukrainienne ou russe) ou bien un dégoupillage complet au niveau local.
  20. Ce genre de discours ont été la norme depuis le début du conflit côté ukrainien. Suffit de voir les déclarations de l'Etat-Major UA au plus fort des combats dans la poche de Severodoneskt/Lysychansk qui se plaignait continuellement du manque de munition et de puissance de feu à sa disposition. Bref, je peux me tromper, mais ça me semble pas être très nouveau et je ne vois pas de rupture nette avec la communication ukrainienne traditionnelle dans ce conflit.
  21. Le problème que j'identifie avec l'US Navy est qu'elle n'est pas efficiente économiquement : Elle dépense beaucoup plus d'argent que la Chine pour obtenir le même résultat. Bien sûr, les salaires américains sont plus élevés que les salaires chinois, mais c'est aussi sans doute due au fait qu'à trop chercher la suprématie technologique à tout prix, elle s'embarque dans des programmes trop ambitieux qui accaparent une bonne part du budget pour des résultats douteux (Classe Seawolf, classe Zumwalt, ect.). Au final, le budget de la Navy n'a jamais été aussi élevé et elle n'a pourtant jamais eu aussi peu de bateaux. Ne vaudrait il pas mieux accepter de ne faire que du "state of the art" mais pouvoir produire plus, plus vite et avec moins de risque de dérapage budgétaire ?
  22. Au moins, on peut pas accuser les chinois de jouer un double jeu.
  23. Peut-être que la Russie pense que les allemands sont assez cons pour les croire, ou que, désespérés comme ils sont au niveau énergétique, ils sont prêts à avaler pas mal de couleuvre pour peu que les apparences soient sauvegardés et que le chantage ne soit pas explicite
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