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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Pour compléter ce qui a déjà été dit notamment par @herciv et par @Patrick, je voudrais rappeler ces quelques points : 1. Nous avons des alliés en Europe. Pologne, Baltes, Roumanie peuvent demain être victimes d'agression, suite à quoi nous devrons contribuer à leur protection, afin de respecter la parole de la France. Il nous faut en conserver la capacité 2. Nous avons des alliés en Afrique. Tchad, Niger, Côte d'Ivoire et quelques autres peuvent demain faire appel à nous, suite à quoi nous devrons les aider, afin de respecter la parole de la France. Il nous faut en conserver la capacité 3. Nous avons des alliés en Méditerranée. Grèce ou Chypre peuvent demain être victimes d'agression y compris de la part d'un autre membre de l'OTAN, suite à quoi nous devrons contribuer à leur protection, afin de respecter la parole de la France (traité de 2021). Il nous faut en conserver la capacité 4. Nous avons des alliés dans le Golfe persique. Les Emirats arabes unis peuvent demain être victimes d'agression, notamment si la région s'embrase entre Iran et Etats-Unis, suite à quoi nous devrons les aider, afin de respecter la parole de la France. Il nous faut en conserver la capacité 5. Nous avons des départements et territoires Outre-Mer. Comme la Grande-Bretagne en 1982 aux Malouines, nous pourrions demain être victimes d'une surprise, suite à quoi nous devrions nous défendre probablement seuls (ce fut le cas pour les Britanniques), parce que des citoyens français et des territoires français seraient victimes d'agression. Certes, il resterait possible de traiter le problème à grands coups d'ASMP-A (il se dit que Thatcher l'aurait envisagé en 1982), mais il serait souhaitable d'avoir des options conventionnelles avant d'en arriver là. Il nous faut en conserver la capacité Ce n'est pas une mince affaire, d'être une puissance du Conseil de sécurité, avec la politique étrangère qui va avec ! Il est d'ailleurs évident que les forces françaises sont sous-dimensionnées par rapport à notre politique étrangère. Donner du surplus à l'Ukraine ? Nous l'avons fait (VAB, Milan...) et nous avons même fait davantage, nous avons coupé dans le vif en donnant un quart de nos meilleurs canons ! Davantage serait très imprudent. D'autant que quelque sympathie qu'on ait pour l'Ukraine - et il est évidemment dans l'intérêt de la France qu'elle sauvegarde son indépendance - il ne faut pas perdre de vue ce simple fait : l'Ukraine n'est PAS un allié. Non seulement les territoires français, mais la Roumanie et la Pologne, la Grèce et la Côte d'ivoire, le Tchad et les Emirats, la Lituanie et Chypre, et encore le Niger et le Bénin... passent d'abord.
  2. Une analyse riche et intéressante de Chen Feng, dans le journal chinois L'Observateur D'une manière générale, la Chine devant cette guerre "mange des melons", l'expression chinoise paraît-il pour notre "manger du pop corn". Ils savent déjà qu'ils en seront les grands gagnants, avec une Russie qui leur mangera dans la main, une Europe économiquement affaiblie, l'Amérique aussi à un moindre degré. Résumé des points que je retiens plus particulièrement : - Tous les belligérants Ukraine, Russie et Occident se préparent à une guerre longue, pour des années voire davantage - L'armée ukrainienne a triplé en taille depuis le début de la guerre, elle est bien commandée et renforcée par les armements occidentaux - La victoire ukrainienne près de Kharkiv est remarquable, embarrassante pour la Russie - comment ont-ils pu ne pas la voir venir ? - mais cependant limitée et la Russie n'a pas dit son dernier mot - Le soutien européen est incertain parce que la crise économique sera grave en Europe et des gouvernements démocratiques ne peuvent pas totalement négliger les intérêts de la population - Une guerre sanglante peut induire des changements politiques en Russie, comme en leur temps la première guerre mondiale ou la guerre d'Afghanistan. Or, la Russie ne peut pas se le permettre. C'est pourquoi Poutine refusera la mobilisation générale. Cependant, la Russie n'a pas besoin d'écraser l'Ukraine, seule une victoire plus limitée lui est indispensable - La Russie n'a guère attaqué jusqu'ici les infrastructures civiles de l'Ukraine - ses réseaux électriques, eau, télécommunications, ponts etc. qui sont pourtant très vulnérables. C'est donc ce qu'elle fera maintenant, afin d'atteindre son objectif limité en intensifiant la guerre mais sans prendre de risque politique majeur Quelques extraits : "Quelles qu'aient été les intentions de la Russie lorsque la guerre d'Ukraine a éclaté, depuis le début de la guerre, la situation politique et militaire internationale a contraint la Russie à changer sa façon de penser et à renoncer à une solution rapide. Maintenant, la Russie, l'Ukraine et l'Occident sont tous prêts à mener une guerre prolongée, qui peut durer des mois, des années ou plus. (...) L'Ukraine dépend entièrement de l'aide occidentale, mais l'enthousiasme de l'Europe et des États-Unis pour l'aider s'évapore à vue d'œil. L'aide des pays européens tombe en avalanche, et les grands pays d'Europe de l'Ouest sont directement "coupés" en juillet. La crise de l'énergie affecte non seulement gravement la vie européenne, mais frappe également durement les industries européennes. Les industries manufacturières telles que la métallurgie, l'industrie chimique et la verrerie qui consomment beaucoup d'énergie sont contraintes d'arrêter le travail. impact, ce qui affecte fondamentalement la durabilité de l'aide européenne à l'Ukraine. Les Européens en ont aussi assez de continuer à soutenir l'Ukraine à tout prix. Les Tchèques se sont rendus sur la place Venceslas au centre de Prague : "Nous leur avons tout donné (aux Ukrainiens), mais nous n'avons gardé que deux pulls". Le ministre allemand des Affaires étrangères a prêté serment : "indépendamment de ce que pensent les électeurs allemands, l'Allemagne soutient fermement l'Ukraine". Cela ne tient pas compte des principes démocratiques et reflète la frustration face au retournement de l'opinion publique allemande. (...) Par rapport au début de la guerre, l'armée ukrainienne a triplé de taille. Après avoir reçu une grande quantité d'armes, de munitions, de renseignements et de soutien à la formation de l'OTAN, la force de l'armée ukrainienne a été considérablement renforcée. Le niveau de commandement de l'armée ukrainienne est également bon. On dit que des officiers de l'OTAN ont secrètement participé à l'opération du commandement de l'armée ukrainienne. Lors de la "contre-attaque de Kharkov", la Russie a affirmé que l'armée ukrainienne avait un avantage de huit contre un sur l'armée russe. Bien sûr, elle n'a pas mentionné comment l'armée ukrainienne a réussi à rassembler une force aussi importante et à échapper à la reconnaissance du renseignement russe. (...) Cependant, le blocus économique prolongé et les effusions de sang militaires sont susceptibles d'induire des changements en Russie, la Première Guerre mondiale a induit la révolution de février et la révolution d'octobre qui a suivi, la guerre d'Afghanistan a induit les réformes et la nouvelle pensée de Gorbatchev et l'effondrement ultérieur de l'Union soviétique. La guerre d'Ukraine n'échouera pas nécessairement à conduire au même changement. (...) La plus grande contribution de Poutine à la Russie n'est pas la réforme, mais la reconstruction de la stabilité. La Russie ne peut pas se permettre un autre bouleversement politique majeur. Par conséquent, malgré le manque de puissance militaire, la Russie a toujours refusé de consacrer tous ses efforts à la guerre ukrainienne, et a même refusé de la mobiliser pleinement (...) La Russie n'a pas besoin d'une victoire écrasante en Ukraine, seulement d'une victoire sans défaite en Ukraine, qui est le fondement de la stabilité politique et économique intérieure de la Russie. Ce qu'il faut protéger, c'est Louhansk, Donetsk, la Crimée, qui s'étend jusqu'au couloir côtier de la mer d'Azov et à l'embouchure du Dniepr, mais pas Kharkov. (...) La guerre dure depuis six mois et l'armée russe a longtemps hésité à attaquer les installations d'eau, d'électricité et de téléphone de l'Ukraine. Abandonnez maintenant l'illusion, puisqu'il s'agit d'une guerre globale, elle doit être partagée par les militaires et le peuple. Il va de soi que la première vague de l'attaque russe sur le réseau électrique ukrainien a généralement été réparée après quelques heures, ce qui était plus rapide que la réparation. Il existe de nombreux nœuds dans le réseau électrique, et ils sont tous fixes. Il ne sera pas inattendu de sévir contre la normalisation. Non seulement les réseaux électriques, les réseaux d'eau, les ponts, les voies ferrées, les centres de communication seront attaqués. Après l'épuisement des pièces de rechange des équipements de réseau électrique et des équipements ferroviaires de fabrication soviétique en Ukraine, la question de savoir comment utiliser les équipements européens et américains pour entretenir et maintenir le fonctionnement sera une question intéressante. (...) N'oubliez pas : après la "contre-offensive de Kyiv", le monde extérieur s'attendait également à ce que "Poutine soit sur le point de tomber". Suite à quoi l'armée russe a pris d'assaut Marioupol et le bataillon Azov, salué par Zelensky comme le héros national ukrainien, a été anéanti."
  3. C'est pas des répercussions géopolitiques ? Peut-être, mais ça pourrait bien en avoir. Du moins si les œuvres de ce chanteur sont indicatives d'un état d'esprit. Voire éventuellement d'un état d'esprit que certaines personnes à Moscou voudraient favoriser dans la population russe (oui je sais, ça ressemble à du complotisme... que je suis vilain !) Je parle naturellement de Yaroslav Dronov. Alias Shaman, chanteur russe, auteur notamment de "Levons-nous" en janvier dernier, et plus récemment de "Je suis russe". Et qui répondait il y a un mois à une question sur son potentiel opportunisme Question - Vous savez probablement que beaucoup de gens ont immédiatement vu une sorte de conjoncture dans "Levons-nous" et "Je suis russe". A la fin du mois de février, les choses ont vraiment changé et il y a eu une sorte de demande pour des chansons que certains appellent patriotiques, d'autres plus sérieuses. Que pensez-vous de l'idée selon laquelle ces chansons sont bonnes pour les affaires de nos jours ? Shaman - Je crois que toute conjecture se brise instantanément sur les rochers de l'opinion populaire. Le peuple, heureusement, n'est pas dupe. (...) Pourquoi le mot "levons-nous" m'est-il venu à l'esprit le 2 janvier ? Je ne sais pas. Je suppose que ça m'est venu d'en haut d'une certaine manière, je n'ai jamais écrit de chansons comme ça. Et je n'aime pas vraiment l'expression "chanson patriotique". Pourquoi essaient-ils de faire entrer les chansons dans un cadre de genre ? Peut-être que c'est plus facile pour les gens de cette façon, il y a une certaine certitude. Mais pour moi, ces chansons viennent de mon âme. C'est donc quelqu'un qui croit que ses œuvres pourraient lui être inspirées par Dieu, ou du moins qui affirme le croire (A moins qu'il ne faille comprendre "en-haut" comme indiquant le Kremlin ? Non, non, j'arrête sur le complotisme !) 1) De fait, "Levons-nous", sa chanson de janvier dernier, parle de Dieu et de vérité. Parmi beaucoup de performances devant beaucoup d'audiences différentes, en voici une - et il arrive au final à les faire se lever ! Les paroles sont là. En voici une traduction Levons-nous. Tant que nous sommes encore avec vous, et que la vérité est derrière nous... Il y a quelqu'un qui nous regarde d'en haut avec des yeux semblables. Ils ont souri comme des enfants et sont montés dans le ciel. Levons-nous. Et rapprochons-nous d'eux Levons-nous. Aussi longtemps que Dieu est avec nous et que la vérité est avec nous. Nous vous remercierons de nous avoir donné la victoire. Pour ceux qui ont trouvé leur paradis et ne sont plus avec nous Levons-nous. Et chantons Levons-nous. Et notre mémoire éternelle, entre nous, bat plus fort dans nos poitrines. Levons-nous. Les héros de la Russie resteront dans nos cœurs Jusqu'à la fin Levons-nous. Et souvenons-nous de tous ceux que nous avons perdus dans cet incendie Qui sont allés mourir pour la liberté, pas pour des médailles. Je sais que nous serons sûrs de vous rencontrer. Levons-nous. Et nous allons nous resserrer à nouveau Levons-nous. Et notre mémoire éternelle bat plus fort dans nos poitrines, entre nous. Levons-nous. Les héros de la Russie resteront dans nos cœurs Jusqu'à la fin ! Nous nous lèverons Nous nous lèverons Nous nous levons... Les messages sont assez clairs : Dieu est avec nous, la vérité est avec nous, ceux qui tombent iront en Paradis Je trouve ces messages "intéressants". Surtout le mois d'avant celui de février. Disons que... ça tombait bien ? 2) Mais Dronov a publié récemment une nouvelle chanson à succès "Je suis russe" Et les paroles sont intéressantes. D'autant plus si l'on fait l'hypothèse - ouais, complotiste, je sais - qu'elles pourraient correspondre à l'état d'esprit que la Présidence voudrait favoriser dans la population russe. Car il s'agit de fierté certes, ça se devine au titre. Mais plus précisément Je suis russe. Je respire cet air Le soleil dans le ciel me regarde Il y a un vent libre au-dessus de moi Il est comme moi. Et je veux juste Aimer et respirer Et je n'ai pas besoin d'autre chose Juste comme je suis Et on ne me brisera pas Et c'est parce que Je suis russe Je vais jusqu'au bout Je suis russe. Mon sang vient de mon père Je suis russe. Et j'ai de la chance Je suis russe. Au détriment du monde entier Cette chanson s'envole dans le ciel Et m'appelle avec elle Et mon cœur brûle à l'intérieur de moi Éclairer le chemin du retour Où je veux juste Aimer et respirer Et je n'ai besoin de rien d'autre C'est comme ça que je suis. Et on ne me brisera pas Et c'est parce que Je suis russe. Je vais jusqu'au bout Je suis russe. Mon sang vient de mon père Je suis russe. Et j'ai de la chance Je suis russe. Au détriment du monde entier Là encore, les messages sont assez clairs. Une fois mis de côté le soleil, le vent et les petits oiseaux, il reste : être russe c'est aller jusqu'au bout, au détriment du monde entier, qui ne me brisera pas Je soupçonne fort que Poutine n'a aucune intention de renoncer face aux difficultés. Lui aussi pense sans doute qu'être russe, c'est aller jusqu'au bout. ==>Cette guerre va s'intensifier
  4. @U235 @herciv Le paragraphe ""les États-Unis et l'Europe devraient continuer à fournir à l'Ukraine le soutien dont elle a besoin pour rester dans la lutte et, surtout, pour rester à l'offensive. Dans le même temps, l'Allemagne et la France peuvent utiliser la diplomatie téléphonique, malgré sa maladresse, pour faire comprendre à Poutine la futilité de sa guerre et de ses tentatives de saper le soutien à l'Ukraine en organisant des crises énergétiques en Europe et des crises de la faim dans le monde"" est de fait une injonction : faîtes ceci et cela. Personnellement ça ne me choque pas. Un analyste peut proposer une politique, cela n'empêche pas les institutions auxquelles il s'adresse de suivre son conseil... ou pas. Si je devais rédiger ma version d'injonction à destination des pays du bloc atlantique, je dirais : - États-Unis et Europe devraient intensifier leurs livraisons d'armes à Kiev dans les 6/8 prochains mois en préparation des assauts russes du printemps 2023. Washington devrait accepter d'en réaliser le principal, les Européens s'organisant pour multiplier en urgence par 3, 4 ou 5 le rythme de production de leurs industries militaires afin de prendre progressivement le relais à partir de 2023 et les années suivantes - Europe et États-Unis devraient cesser leur guerre économique contre la Russie, dont l'impact risque surtout d'être le rapprochement du peuple russe de son dirigeant (résultat classique des guerres économiques) tandis que le contrecoup sur l'économie européenne sera dévastateur, et indirectement débilitant pour l'économie américaine, sans parler du contrecoup sur l'alimentation mondiale - Américains et Européens devraient clarifier ouvertement qu'ils soutiendront la reconquête par l'Ukraine de tout son territoire, à l'exception de la Crimée dont le sort ne pourra être réglé que par les négociations. Si les forces armées ukrainiennes tentent de reconquérir la Crimée, elles perdront le soutien matériel et en renseignements du bloc atlantique L'objectif de ces mesures est évidemment de permettre à l'Ukraine de se libérer de l'invasion, tout en minimisant les risques que Poutine choisisse l'escalade - nucléaire, ou plus probablement autre - ainsi que l'impact potentiellement brisant sur les pays proches (Europe de l'ouest) ou lointains (pays en développement) Évidemment, ma version d'injonction est tout aussi puissante que celle dont nous parlions plus haut. Si le président Biden et les différents chefs d'État et de gouvernement européens s'en tamponnent comme de leur première paire de chaussettes, je n'en serai pas autrement surpris
  5. C'est anecdotique, oui. La guerre contre la Russie n'est pas la seule cause, non. Le système énergétique de bien des pays européens - ici la Grande Bretagne - était déjà fragile même avant la guerre. Mais enfin voici la facture d'énergie de la maman d'un contributeur Twitter. Ça donne une idée de l'échelle de ce qui nous arrive dessus Oui, nous. Bien sûr la France est dans une situation moins dangereuse, grâce à ses centrales nucléaires et à l'équilibre entre ses quatre fournisseurs de gaz - dont un seul fait aujourd'hui défaut. Mais quand nos principaux clients - nos voisins - boivent la tasse, quand chez nous aussi le prix de l'énergie devient "fou" car le marché est continental avec effet sur (ce qui nous reste) d'industrie lourde, quand la consommation chez nous aussi part en capilotade... Impossible d'espérer échapper vraiment à l'impact
  6. Le rôle du Bismarck du XXIème siècle, c'est à dire un dirigeant ambitieux qui cherche à reconstituer un Empire du passé par "le sang et le fer"... est déjà pris. Je ne pense pas que Olaf pourra supplanter Vladimir... Ni même qu'il essaiera Y a du boulot. Après, il est vrai que "Wo ein Wille ist, ist auch ein Weg" - là où il y a volonté, il y a aussi un chemin. Mais autant il me semble que les Allemands ont bien la volonté de remédier aux déficiences les plus criantes de leurs forces armées (et qui pourrait leur donner tort ?)... autant je ne suis pas sûr que l'ambition "On veut être le Numéro Un, Deutschland muss Nummer Eins" soit tellement partagée outre-Rhin. Affirmation qu'on entend bien souvent... Et qui est pourtant extrêmement contestable : - La concurrence serait une mauvaise chose ? Ça vient de qui, ça ? Lénine ? - Les Allemands, Britanniques et Français ont tous leurs propres chars de modèles différents. Et alors ? Où est le problème ? - Les canons français sont différents des polonais, eux-mêmes différents des allemands, sans compter les slovaques et d'autres. Et alors ? Ils marchent moins bien ? - Le Rafale et le Typhoon ne sont pas le même avion. Bon. C'est grave, Docteur ? Il n'ira pas jusque là, d'ailleurs pas besoin. Il suffirait qu'il mette les bouchées doubles sur la reconstitution de marges de puissance pour les forces armées, munitions, réserves... et allongement des séries de blindés, canons, frégates, sous-marins etc afin aussi de rentabiliser les investissements et les avoir à meilleur prix. Afin que l'armée française retrouve de l'épaisseur - écueils de "l'armée d'échantillons" - dans une logique d'autonomie et de souveraineté. L'alternative à l'autonomie stratégique européenne, qui ne convainc décidément que nous en Europe, c'est... l'autonomie stratégique française, tout simplement
  7. Ce que je trouve encore plus intéressant, c'est l'idée de détruire une constellation prévue pour au final 12 000 satellites, dont plus de 2 500 ont déjà été déployés. Que le camarade Utopitch travaille dessus s'il n'a pas mieux à faire, pourquoi pas. Mais comment les dirigeants russes peuvent-ils brandir cette menace, alors que tout le monde sait que la Russie n'a pas la capacité de la mettre à exécution ? Faut-il poser la question à Georges ? Je ne vois pas, don, de quoi tu parles, don ... Absolument. Je suis d'ailleurs en train de lire "Commencer une guerre - 100% des perdants ont tenté leur chance" par George W Bush
  8. Je note que l'un est chef d'État major de l'armée de son pays. L'autre n'est plus en poste, et semble s'être transforme en guerrier Twitter.
  9. D'un autre côté, l'emploi comme mercenaires de repris de justice est un grand classique des armées professionnelles du XVIIIème siècle. Demander au Grand Frédéric pour les détails. Et aux autres souverains de l'époque. Ça s'est fait, ça doit pouvoir se refaire. En revanche, la discipline doit littéralement être de fer, avec ce type de soldats. L'exécution pour désertion, ça paraît dur comme ça, mais ça fait partie de l'image. Vu la motivation - leur libération - vu les risques qu'on leur fera courir - l'assaut à outrance très possiblement - si la punition de la désertion n'est pas l'exécution immédiate... Cette époque s'appelait paraît il la "guerre en dentelles". Hmmmouais ...
  10. C'est là qu'on mesure à quel point feu le gunnery sergeant Hartmann était en fait un humaniste Je le dis sans ironie aucune. C'est littéralement vrai.
  11. Oh il est à jour oui. Y a juste un zéro qui manque La communication, oui. Voici les données de l'Index de démocratie établi par le britannique The Economist Ce n'est pas le moment de leur chercher des poux dans la tête. Ils subissent une agression brutale, et c'est le plus important. Le régime de l'Irak de Saddam Hussein était d'ailleurs largement pire, et l'agression qui les visait était tout aussi injuste, sans rapport avec le type de régime. Mais il faut quand même être conscient qu'il s'agit de propagande. L'Ukraine n'a pas un régime démocratique, ni autoritaire, mais un "régime hybride"
  12. Je crois que tu as raison... surtout par rapport à l'option alternative "Pas de douche du tout, d'ailleurs" Cela dit, ma remarque initiale était une plaisanterie. Je ne crois pas qu'on en soit rendus là. Je ne commencerai à m'inquiéter que lorsque paraîtront les premières publicités gouvernementales "Les bienfaits de la douche froide en hiver" Voici un aperçu des futurs open spaces
  13. "L'Ukraine c'est en Europe. On s'en... on te laisse décider. Le Kazakhstan c'est un voisin et ils ont des matières premières eux aussi, alors pas touche !"
  14. C'est vrai. Ils ne mangent pas tout à fait des melons. Cela dit, la part de l'Europe géographique dans les exportations chinoises était en 2020 de 592 milliards / 2,65 trillions = 22%, important mais pas prépondérant. Et il faut compter les avantages de pouvoir remplacer certaines des productions que les Européens ne pourront plus assurer (des concurrents se cassent la figure), du pétrole à "prix d'ami" acheté en Russie (en fait, prix de vassal)... Le total est peut-être négatif (?) mais alors pas forcément de beaucoup. La bulle immobilière semble être un gros souci en Chine oui. Mais c'est problème quand même plus courant - et moins grave - qu'une récession d'ampleur provoquée par une guerre économique.
  15. A condition que certains chantiers avancent à bon rythme - l'exploitant est optimiste mais ce n'est pas encore fait. la France souffre de la mise en pause d'une grande partie de ses réacteurs (26 sur 56) pour diverses opérations de maintenance, dont certaines ont pris beaucoup de retard à cause de la pandémie de Covid-19. Pour ne rien arranger à la situation, des problèmes de corrosion ont été détectés début 2022, contraignant EDF à entreprendre un contrôle quasiment général des centrales. Cédric Lewandowski, directeur exécutif d'EDF, a par ailleurs déroulé le calendrier prévisionnel de la remise en service des réacteurs. Cinq doivent repartir en septembre, cinq en octobre, suivis de sept supplémentaires en novembre, trois en décembre, trois en janvier puis deux en février. Le 26e réacteur, situé dans la centrale du Bugey (Ain), se trouve actuellement en arrêt "fortuit" mais devrait redémarrer rapidement. Et même ainsi, cela n'assurera que le "moins catastrophique". En effet : - Allemagne, Italie etc. sont parmi nos principaux clients - l'effondrement de la demande chez eux aura évidemment un impact pour nous - Beaucoup de nos entreprises sont intégrées à leurs chaînes de valeur industrielle - elles aussi devront débrayer si telle pièce n'a pas été produite en Rhénanie ou dans le Milanais, parce que le producteur n'a pas l'énergie pour, voire parce qu'il a mis la clé sous la porte - Les prix de l'énergie au niveau européen ont cours aussi chez nous. Nos entreprises industrielles aussi risquent débrayage forcé voire faillite si les prix de leurs entrants notamment énergétiques restent au niveau actuel déjà semi-démentiel (il est vrai que nous en avons moins que l'Allemagne, et aussi que l'Italie, mais bon...) Si l'Allemagne et l'Italie connaissent une récession à - X %, et que nous connaissons "seulement" une récession à - X/2 %, deux fois moindre, il est vrai que ce sera "moins catastrophique" chez nous. Mais bon... ça restera bien mauvais Et je ne parle pas de l'hiver 2023-24, qui pourrait être largement pire. Les réserves de gaz sont presque pleines aujourd'hui, parce qu'on a pu faire des réserves avant que Moscou ne commence son offensive économique contre nous. L'année prochaine... il sera beaucoup plus délicat de faire des réserves. Et les fournisseurs alternatifs ne pourront vraiment prendre la place de la Russie (déshabillant leurs autres clients parce que nous aurons gagné aux enchères sur le prix du gaz) que lorsque les infrastructures de transport de GNL auront été largement agrandies, ce qui prendra plusieurs années (si les projets lancés ne connaissent pas de retard) Dans les années qui viennent - Il faut s'attendre à ce que la situation économique de la Russie se dégrade progressivement, car le manque de pièces détachées se fera de plus en plus cruellement sentir, même si l'augmentation du cours de pétrole et gaz compense sur le plan strictement monétaire la baisse des volumes exportés - et remplacer tout cela par les équivalents chinois ou indiens prendra bien du temps - Il faut s'attendre à ce que la situation économique européenne reste fortement dégradée, du fait du manque de gaz naturel surtout pour la production de composants industriels qui manqueront au reste de l'économie, qui pourront certes être remplacés par des importations depuis des régions du monde où l'énergie reste disponible à prix correct, mais avec pertes d'activité, d'emplois et de richesses ==>Ce sera, en un sens, une double réussite. A la fois l'offensive économique européenne contre la Russie, et l'offensive économique russe contre le reste de l'Europe, auront brillamment réussi. Pendant ce temps bien sûr, à Pékin, on mange des melons - l'expression chinoise équivalente paraît-il à notre "manger du popcorn" ... J'espère qu'ils ne sont pas racistes en Chine. Parce que sinon, s'ils expriment les situations en termes de couleur de peau, ils diront "Les Blancs sont c..."
  16. Der Spiegel vient de publier dans son édition anglophone un tour d'ensemble de ce qui se profile pour l'économie allemande Je conseille la lecture complète de ce roman d'horreur cette description riche et sourcée. Voici seulement quelques extraits Quelle sera l'ampleur de la récession allemande ? Les premières entreprises allemandes ont commencé à jeter l'éponge et la consommation s'effondre face aux retombées de la flambée des prix de l'énergie. L'économie glisse de manière quasi incontrôlée vers une crise qui pourrait affaiblir durablement le pays. (...) Les PDG des entreprises et les dirigeants syndicaux parlent désormais ouvertement de leurs craintes. "Le pire est encore à venir", déclare Klaus-Dieter Maubach, PDG du géant allemand de l'importation de gaz naturel Uniper, en faisant référence aux prix de l'énergie. Et Yasmin Fahimi, chef du puissant syndicat DGB, a prévenu dans une interview accordée à DER SPIEGEL que si le gouvernement ne prend pas rapidement des contre-mesures, il y a un risque d'effet domino qui pourrait conduire à la désindustrialisation de l'Allemagne. "Ce serait un désastre". La question n'est plus de savoir si la crise va arriver. Il s'agit de savoir quelle sera sa gravité et combien de temps elle durera. (...) La question est de savoir si les responsables politiques parviendront à atténuer les conséquences - ou si la menace d'une crise économique pouvant durer plusieurs années avec "des pertes de prospérité d'une ampleur inimaginable auparavant", comme l'a dit Peter Adrian, le président de l'Association des chambres de commerce et d'industrie allemandes (DIHK). En d'autres termes, une crise qui pourrait ronger la substance du pays, miner les caisses de sécurité sociale et la capacité d'action de l'État. Elle pourrait également conduire à la disparition définitive de nombreuses entreprises. Une crise qui rendrait les Allemands plus pauvres. Ces jours-ci, il est difficile de savoir où se situe la limite entre le pessimisme et la panique justifiée. Ce qui est certain, c'est que la guerre économique de Poutine frappe l'Allemagne là où ça fait le plus mal : un prix du gaz qui a déjà plus que quadruplé écrase la compétitivité, dans presque tous les secteurs. La crise actuelle du gaz a tous les "ingrédients pour que ce soit le Lehman Brothers de l'industrie de l'énergie", a déclaré récemment le ministre finlandais des affaires économiques, Mike Lintilä. En 2008, les banques d'investissement ont déclenché une crise financière et économique mondiale en vendant des hypothèques immobilières toxiques liées à des constructions de titres sauvages. Cette fois, ce sont les prix élevés du gaz et de l'électricité qui pourraient déclencher un effondrement systémique. (...) L'année dernière, la société a payé 120 millions d'euros pour l'électricité et le gaz. Si les prix restent au niveau actuel, les coûts grimperont en flèche pour atteindre 1,2 milliard d'euros l'année prochaine. Au pire, une perte d'un milliard d'euros serait enregistrée l'année prochaine. "Nous serions immédiatement en faillite", déclare M. Becker. Pour éviter cela, GMH devrait augmenter ses prix de l'acier de 50 %. "Les clients ne seront pas d'accord avec cela", dit Becker. (...) "Notre production a été complètement arrêtée", déclare Torsten Klett, le codirecteur de SKW Stickstoffwerke Piesteritz. "Et nous ne pourrons redémarrer que si le prix du gaz baisse considérablement ou si les politiques nous apportent un soutien massif." L'entreprise chimique est l'un des principaux producteurs d'engrais et d'AdBlue en Allemagne. (...) Ce qui l'inquiète, c'est la nature des faillites d'entreprises. Alors que la pandémie a principalement touché le secteur des services, la crise actuelle frappe désormais le cœur industriel du pays. Quarante pour cent des emplois touchés par les plus grandes faillites sont des emplois industriels. (...) "Nous ne pouvons pas traverser la crise énergétique à coups de plans d'aide", prévient Stefan Kooths, vice-président du respecté think tank économique IfW Kiel. Selon lui, l'Allemagne a besoin d'une "réorientation stratégique" de sa politique énergétique. "Comptons-nous sur le GNL à long terme ? Autorisons-nous le fracking ? Réévaluons-nous l'énergie nucléaire ?" Selon lui, les entreprises ne sauront à quels prix de l'énergie elles peuvent s'attendre à l'avenir que lorsque ces décisions fondamentales auront été prises. On va rentrer dans le dur. Ce n'est pas la très "années 1970" stagflation (stagnation + inflation). Plutôt un combo forte récession + forte inflation. Les Allemands, sans doute, davantage que nous, ou du moins plus tôt. Mais il ne faut pas imaginer une seconde que la France puisse en sortir indemne.
  17. J'ai le premier ministre grec au téléphone, qui souhaite partager quelques doutes Ca n'est pas impossible, en fait. C'est juste que l'étape préalable est celle-là
  18. J'étais moi aussi intrigué par l'échec russe à repérer suffisamment tôt une offensive de taille conséquente - on parle de 10 à 20 000 hommes de ce que j'en ai lu. N'ont-ils pas des satellites d'observation... en pagaille ? Vérification faite, non ! La Russie a renouvelé son alerte précoce avec pas moins de 5 satellites d'alerte du nouveau modèle Toundra, le 6ème restant à lancer. Ils se trouvent en orbite de Molniya à haute altitude et très elliptique et sont destinés à détecter des lancements de missile balistique. Mais en ce qui concerne l'observation optique depuis l'orbite basse - qui permet d'analyser les déploiements et manœuvres au sol, notamment - ils ne disposent que de deux Persona le troisième étant hors service. Soit autant que la France en avait avec les deux Hélios II, et moins que les trois CSO qui les remplacent, le dernier devant être mis en orbite l'année prochaine. Si on en croit ce lien (sous toutes réserves), leur résolution spatiale serait équivalente à celle des Hélios II. ==>Donc non, l'observation spatiale russe n'est en fait pas tout à fait équivalente à celle de la France ... Ca reste quand même bizarre qu'ils aient pu manquer une offensive assez importante. Les temps de revisite ne suffisent pas à l'expliquer, ils doivent être au pire de l'ordre de la journée avec deux satellites (soit de l'ordre de 30 orbites au total par jour à eux deux) - Faut-il incriminer une incompétence des services d'exploitation de ces images, ou encore de la chaîne de commandement à qui leurs analyses étaient présentées ? - Ou peut-être un scénario plus "exotique", sachant qu'il y a les Etats-Unis en face, qui ne sont pas exactement des amateurs en matière spatiale, et dont seulement une partie des capacités spatiales sont connues ? Les satellites Persona sont-ils tout à fait opérationnels ? Peut-être est-ce que je vais un peu loin, mais enfin l'explication par l' "incompétence russe" me laisse dubitatif. On l'utilise trop souvent. J'entends bien que la Russie a connu des échecs durant cette invasion, et des ratages retentissants, mais est-ce que tout peut s'expliquer ainsi ? Des moyens cruciaux pour la guerre moderne seraient opérés par des jean-foutre, ou bien les généraux russes penseraient que puisque Staline a gagné sans satellite, eux non plus n'en ont pas besoin ? Et si la guerre spatiale avait déjà commencé ?
  19. Selon l'IISS édition 2014, les pilotes de combat russes bénéficieraient de 60 à 100 heures de vol par an. Sauf erreur, la norme dans l'AAE comme dans les autres forces aériennes occidentales est 180 heures par an.
  20. C'est utile à noter, mais il ne faut pas se tromper sur le poids politique des signataires de cet appel. Il s'agit d'élus locaux. L'équivalent de conseillers départementaux ou municipaux. A l'échelle de la Russie, il y en a évidemment beaucoup. La douzaine qui ont appelé à la destitution de Poutine sont à l'évidence courageux, mais leur poids est très faible. Sauf bien sûr s'ils sont rejoints par des milliers d'autres. J'y crois personnellement assez peu à court terme. Après une mobilisation beaucoup plus large, et plusieurs années de guerre, ça deviendrait probablement beaucoup plus vraisemblable oui En fait le raisonnement montrant l'inanité d'un "plafond des prix" est beaucoup plus simple, et il n'est guère besoin d'un "analyste énergétique indépendant" pour le comprendre L'autre jour je suis aller chez M'sieur le boucher, et il m'a dit que l'entrecôte était à 20 € le kilo. Je l'ai informé naturellement que j'applique un prix plafond pour la viande, donc je le paierai seulement 15 € le kilo. Et là, il est arrivé quelque chose de très surprenant ! ==>Au lieu de me vendre l'entrecôte à mon prix plafond comme je m'y attendais, le boucher m'a conseillé d'aller me faire... je veux dire d'aller chercher ailleurs de la viande d'entrecôte à 15 € le kilo !!! Je n'en suis pas encore revenu... Je m'en vais demander aux dirigeants du G7 ce qu'ils en pensent Αυτός είναι ο λόγος για τον οποίο τα πυρηνικά όπλα είναι απαραίτητα C'est de Thucydide aussi, mais le passage est moins connu. Comme l'a rappelé @olivier lsb, le contenu de cet article est le simple relais d'une analyse issue du renseignement américain. Il ne s'agit en aucun cas d'une investigation. A la limite, l'article du Washington Post aurait pu être remplacé par un lien vers le site de la CIA. C'est le moment de rappeler que la mission de la CIA, comme celle du MI6, de la DGSE, du FSB et de tous les autres, n'est PAS de fournir au public une information fiable et impartiale. Cette information doit bien être produite, mais elle est destinée au pouvoir politique national. Ce qui est diffusé au grand public obéit à d'autres logiques. Il est tout à fait normal que les SR remplissent leur mission. Donc influencent les opinions dans le sens des intérêts du pays, tels que définis par le pouvoir politique. Il est vrai que la stratégie d'influence des services français pourrait laisser à désirer. Il faudrait probablement davantage d'analyses DGSE destinées au grand public, et en mesure de contribuer à former les opinions, surtout internationales, dans le sens des intérêts français. Ces analyses pourraient être relayées dans les Figaro et autres Monde.
  21. Mise à jour de techniques de psyop qui étaient déjà utilisés par les Etats-Unis à la fin de la seconde guerre mondiale Bon bien sûr à l'époque, y avait pas le numéro de téléphone... A noter la précision toute administrative des services américains : on explicite bien que le laisser-passer est valide non seulement pour un soldat désirant se rendre, mais même pour plusieurs à la fois ! Des fois que certains auraient des doutes Y en a une pleine page ici C'est chez Goya que je l'ai lu en premier. Je trouve que l'AMX-10RC aurait du sens : - Il est assez léger, donc logistique plus légère, tout en étant équipé d'un canon puissant de 105 mm - Adapté de toute évidence à la guerre de mouvement, c'est bien ce que les Ukrainiens ont réussi une fois à imposer, et ils chercheront certainement à recommencer - Moins protégé qu'un char lourd naturellement, mais ce n'est peut-être pas trop grave sachant qu'en face il ne semble pas y avoir trop d'infanterie bien formée et bien équipée en antichars - La production de son remplaçant le Jaguar bat son plein. Il est donc probablement possible de se séparer d'un nombre significatif d'entre eux, disposant encore d'un peu de potentiel, sans obérer les capacités militaires (déjà limitées ) de la France Au 1er juillet 2021, l'AdT avait 247 AMX-10RCR en dotation. En janvier dernier, elle a reçu 20 Jaguar. Sachant que 150 sont prévus en 2025, on doit être à une production de l'ordre de 30 ou 40 par an, avant accélération si elle est possible. Il doit donc être possible de livrer à l'Ukraine 50 à 60 AMX-10RCR cette année sans faire de trou dans les capacités militaires françaises. Bref, plus confortablement que pour la livraison des 18 Caesar, ce qui est souhaitable effectivement ! 50 à 60 chars légers, bien mobiles, et capables de faire des trous y compris dans les chars lourds d'en face, je crois que ça ferait une contribution très solide à la reconquête ukrainienne - si Kiev parvient effectivement à passer dans ce mode NB : les blindés ce n'est pas ma partie... si un sachant trouve de grosses erreurs dans ce qui précède, qu'il n'hésite pas à faire de gros trous dedans
  22. Oui. En même temps, sur le fond tout cela n'est pas grave. C'est simplement le signe que la France aura intérêt dans les prochains arbitrages budgétaires à pousser pour un budget du Fedef le plus bas possible, idéalement nul. La chasse au gaspi, c'est important.
  23. Pas de bon voisinage non. Juste du maintien de l'ordre «Nous ne laisserons s'installer aucun désordre, en particulier en Méditerranée orientale» Qui dit cela ? Eh bien la personne qui reçoit aujourd'hui le premier ministre grec Mitsotakis au 55 rue du Faubourg St Honoré
  24. Discours du premier ministre indien Shri Narendra Modi au forum économique oriental 2022 Extraits de la traduction anglaise, traduits en français L'Inde souhaite renforcer son partenariat avec la Russie sur les questions arctiques. Il existe également un immense potentiel de coopération dans le domaine de l'énergie. Outre l'énergie, l'Inde a également réalisé d'importants investissements dans l'Extrême-Orient russe dans les domaines de la pharmacie et des diamants. La Russie peut devenir un partenaire important pour l'industrie sidérurgique indienne en lui fournissant du charbon à coke. Nous pouvons également avoir une bonne coopération dans le domaine de la mobilité des talents. Les talents indiens ont contribué au développement de nombreuses régions développées du monde. Je pense que le talent et le professionnalisme des Indiens peuvent entraîner un développement rapide dans l'Extrême-Orient russe. (...) Le conflit en Ukraine et la pandémie de Covid ont eu un impact majeur sur les chaînes d'approvisionnement mondiales. Les pénuries de céréales alimentaires, d'engrais et de carburants sont une préoccupation majeure pour les pays en développement. Depuis le début du conflit en Ukraine, nous avons souligné la nécessité d'emprunter la voie de la diplomatie et du dialogue. Nous soutenons tous les efforts pacifiques visant à mettre fin à ce conflit. À cet égard, nous nous félicitons également du récent accord concernant l'exportation sécurisée de céréales et d'engrais. Heureusement que la Russie est isolée du monde ... Qu'est-ce ce serait, sinon !
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