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Tout ce qui a été posté par Alexis
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[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce qui est remarquable, c'est l'irréalisme de la totalité d'une bonne partie de ces Messieurs "Renégocier avec Bruxelles" ... mais est-ce que ces gens n'ont aucune lucidité politique pour imaginer obtenir quoi que ce soit d'autre qu'une injonction de signer en bas de l'accord de sortie déjà négocié ? Ou est-ce qu'ils n'ont aucun respect même minimal de leurs électeurs, pour faire semblant d'y croire ? Voire les deux à la fois Bon, l'un des bons côtés de Nigel Farage c'est son sens de l'humour Laquelle OMC n'inclut pas de règle de reconnaissance mutuelle des normes, ni des certifications de conformité de produits, ni des validations professionnelles dans X domaines, ni... (etc. etc.) Ni de facilités pour le commerce des services moindrement comparables à celles, non seulement établies avec l'UE, mais établies avec beaucoup d'autres Etats non-UE. Ceci alors que le Royaume-Uni ne compense une partie de son abyssal déficit dans les marchandises que par le commerce des services. L'OMC n'interdit pas non plus des droits de douane variables sur pas mal de catégories de produits - et de services - lesquels ont beau ne se monter "que" à 5% ou 10%, risquent de faire "tout drôle" aux consommateurs et aux entreprises britanniques au cas où ils seraient rétablis, et ceci sans phase transitoire d'aucune sorte. Sans compter que le Royaume-Uni étant depuis 46 ans intégré dans l'UE anciennement CEE, non seulement ses échanges économiques avec les autres membres de l'UE reposent sur les accords établis par l'UE, mais même ses échanges avec les autres grandes économies ! Quant à négocier de nouveaux accords avec ces partenaires, le sujet n'a guère avancé - et pour cause, les pays tiers ont tout intérêt à attendre que le RU se trouve en dehors de l'UE, surtout si c'est brutal, afin qu'il devienne plus "malléable" dans les négociations. Un partisan rationnel de la sortie reconnaîtrait que des liens établis au cours de 46 années de vie commune ne peuvent que très difficilement être défaits en l'espace de deux ou trois ans - sans parler de les défaire d'un coup, façon coup de hache. Sauf à causer des dégâts économiques imprévisibles dans leurs détails mais de toute évidence très étendus. Mais il s'agirait là d'un partisan rationnel de la sortie... qui aurait donné la préférence à la négociation d'une relation commerciale approfondie façon Norvège, Islande ou Suisse, même si pas entièrement idéale du point de vue de la souveraineté, avec le raisonnement qu'un tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Surtout si le "deux tu l'auras" t'arrache le bras. Farage est de toute évidence un excellent propagandiste. Mais il n'est malheureusement que cela ... Ah il y a aussi ces plaisantins-là, qui n'ont pas encore compris que le Royaume-Uni peut parfaitement sortir de l'UE sans vote du Parlement, sans décision du Gouvernement ni de qui que ce soit... puisque c'est l'option par défaut, comme depuis l'invocation de l'Article 50 par Theresa May le 29 mars 2017, et une option aujourd'hui prévue pour le 31 octobre ! On retrouve la même question : est-ce un pois chiche qu'ils ont à la place du cerveau ? Ou bien s'agit-il d'un mépris absolument total des électeurs ? Ou bien imaginent-ils qu'une nouvelle demande de report de l'échéance, sébile en main, "passerait" cette fois-ci au Conseil européen ? Je ne dis pas que c'est impossible, notez bien... d'ailleurs si Emmanuel Macron voulait m'admettre parmi ses conseillers, je recommanderais sans hésiter d'accepter un tel report. Pourvu que Londres y mette le prix, bien entendu. Jersey et Guernesey, ça le ferait -
[OTAN/NATO]
Alexis a répondu à un(e) sujet de zx dans Politique etrangère / Relations internationales
Très intéressant entretien. Je me rappelles de Desportes dans un C dans l'air il y a un ou deux ans, il avait déjà dit que "la meilleure chose qui pourrait arriver à l'OTAN serait que les Etats-Unis s'en retirent". Le visage des autres invités après cette affirmation faisait plaisir à voir ... je veux dire leur air ébahi. Aucun n'y avait pensé, alors que c'est au fond parfaitement logique : - Alors que seule une défense de l'Europe par les Européens pourrait à la fois rassurer les pays qui craignent encore la Russie, négocier une progressive baisse des tensions avec Moscou, assurer une défense fiable de l'Europe - car réalisée par les principaux intéressés, comme De Gaulle l'avait parfaitement compris - et défendre sa liberté d'action, le fait saillant est que comme le dit Desportes, aucune armée européenne ne peut exister aujourd'hui - Il est donc nécessaire de passer par une structure de coopération opérationnelle qui permette aux différentes armées européennes de se coordonner et d'agir ensemble. Problème : établir une structure de ce genre prend du temps et demande des efforts facilement attaqués par les pro-OTAN comme "dupliquant ce qui existe". L'argument est faux bien entendu, puisque l'OTAN n'est pas européen il est dirigé par les Etats-Unis, mais il a une certaine portée - La solution la plus simple et la plus rapide est donc que ce soit l'OTAN lui-même qui devienne cette structure de coopération opérationnelle. Pour cela, une seule condition : il faut et il suffit que les Etats-Unis en sortent ! Hélas, "souvent Trump varie, bien fol est qui s'y fie"... et sur ce sujet le président américain a mis à la poubelle ses promesses de campagne. Là où je pense que le général Desportes anticipe un peu, c'est lorsqu'il appelle les Etats-Unis un "ancien allié". C'est anticiper sur l'extension de la stratégie de guerre économique américaine à l'Europe, une fois qu'elle aura eu l'occasion de suffisamment se déchaîner contre la Chine. Ce qui ne tardera peut-être pas, mais n'est pas encore fait. Bien sûr qu'ils réagiront , le besoin crée l'organe ! Ou plus précisément il suscite la réaction. Pas nécessairement de manière uniforme sur tout le continent. Par exemple, la situation de l'Espagne est "bien tranquille", protégée indirectement qu'elle est par le territoire français lui-même "sanctuarisé" par une dissuasion nucléaire. Mais des pays comme l'Allemagne, peut-être l'Italie, sont sûrs de bouger. En attendant que l'OTAN disparaisse ou que les Etats-Unis en sortent - ce n'est pas forcément demain la veille - il est vrai que la plupart des pays continueront à s'en remettre à l'Amérique du soin de les protéger. Ne serait-ce que parce que c'est la solution la plus commode, en l'absence de tout besoin criant de faire autrement. Comme le dit le général Desportes, l'OTAN pousse à la déresponsabilisation. L'essentiel dans cet "entre-deux" - qui pourrait être très long... - c'est que la France elle ne doit pas se reposer, en s'organisant pour faire vivre et moderniser ce que j'appellerais le "triptyque de la défense" : 1. Base industrielle et technologique de défense qui puisse produire l'ensemble des matériels essentiels au meilleur niveau - soit indépendamment, soit en coopération souveraine c'est-à-dire avec des pays qui sont dans une situation similaire à la nôtre, pas des pays qui risquent de nous vassaliser (en clair Royaume-Uni, Allemagne, Italie oui, Etats-Unis surtout pas) 2. Dissuasion nucléaire petite mais de portée mondiale et à la capacité de frappe en second hors de tout soupçon, en indépendance stricte 3. Force maritime, aérienne et terrestre capable d' "entrer en premier" sur tout théâtre d'opération potentiel, au minimum en Europe, Afrique et Moyen-Orient L'état actuel du triptyque français est sans doute plus satisfaisant que le britannique - dont la dissuasion n'est pas indépendante - sans parler des autres en Europe de l'ouest. Mais il ne faut pas croire que la situation française est si bonne... c'est plutôt que s'applique le proverbe "Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois". -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
De fait, et non seulement Jospin, on peut citer aussi Hollande qui s'est rapidement aligné sur les injonctions de la politique européenne, recoupant les intérêts de la finance et plus généralement des oligarques français. En revanche, Jospin a fait le PACS, et Hollande le mariage homo. Dans les deux cas, il est difficile de ne pas y voir une valeur de compensation : c'est précisément parce que et l'un et l'autre avaient abandonné leurs discours de campagne ainsi que leur positionnement de gauche en matière économique qu'ils se sont sentis obligés d' « en faire des tonnes » sur le terrain « sociétal ». Lequel est incomparablement plus commode que le terrain social - sans parler du financier ! - car il ne dérange pas grand monde, sinon quelques manifestants. Il permet de se poser en grand progressiste, sans rien changer d'important. Il ferait beau voir que la gauche au pouvoir prenne le risque de désespérer le Palais Brongniart ! -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce que je voulais dire, c'est que vu que NDA a pesé si lourd dans le revirement de MLP entre les deux tours sur la question de l'euro, allant jusqu'à en faire une condition de son ralliement, il me paraît un peu difficile de dire que DLF aurait « maintenu la même ligne depuis des années une réforme de UE (et non un frexit) et une sortie de l'Euro » La sortie de l'euro ne fait clairement pas partie du programme de DLF. Si c'était le cas autrefois, il y a clairement eu « évolution » sur le sujet. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Hmmm... c'est pour ça que l'une des conditions du ralliement de NDA à MLP entre les deux tours en 2017 était qu'elle abandonne la sortie de l'euro ? -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Deux : l'UPR d'Asselineau et les Patriotes de Philippot. Mais bon, je pinaille. On fédère avec un projet on est bien d'accord. A la fois UPR et LP en ont un, et pas tout à fait le même. La différence est entre d'une part les gens qui d'une part savent qu'un projet alternatif suppose la sortie du Traité de Lisbonne pour être réalisé - la définition même du Frexit - et qui le disent franchement en prenant les électeurs pour des adultes, d'autre part les gens qui soit par ruse soit beaucoup plus probablement par manque à la fois de lucidité et de courage croient ou du moins font semblant de croire qu'il serait possible de mener une autre politique tout en restant liés par le Traité, qui racontent et vendent du rêve. Entre ceux qui proposent un projet réalisable - qu'on l'approuve ou qu'on le rejette - et qui ont fait moins de 2% au total hier, et ceux qui proposent une chimère irréalisable et qui ont rassemblé plus de 33% en comptant RN, LFI et DLF - même en excluant le PC. C'est dire que la cause d'un projet alternatif ou d'une politique alternative pour la France est mal barrée. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
J'entends bien, mais si on souhaite y voir quelque chose dans le kaléidoscope de 30+ listes, ou même ne serait-ce que dans les treize listes qui dépassent les 1%, il est inévitable de faire des groupements, et forcément on y perdra quelque chose de l'infinité des nuances possibles... pour gagner beaucoup en clarté. En l'occurrence, grouper ensemble des gens comme centristes et droite pro-européenne qui sont d'accord sur la plupart des sujets, en tout cas sur les grandes options, et qui par dessus le marché se regroupent si volontiers d'eux-mêmes ne m'apparaît pas scandaleux. Il y a bien d'autres nuances importantes qu'on pourrait apporter pour "défaire" les groupes que je propose... par exemple les gens de l'UPR se scandaliseraient sans doute d'être groupés avec le RN, LO et la LFI ce n'est pas du tout la même crèmerie, on peut contester le groupement du PCF avec les euro-sceptiques / euro-réformistes "vigoureux" comme l'a fait @rendbo etc. A tout prendre, les différences entre LREM et LR sont plutôt moindres qu'entre ces divers groupements là. Du bonheur de ne pas être allemand Du moins pour qui essaye de regrouper les résultats des différentes listes de son pays pour y voir plus clair. Allez savoir avec qui les regrouper ceux-là ! L'avertissement est moins vif que celui qu'avait reçu François Hollande en 2014 c'est clair. Mais c'est tout de même un avertissement : au premier tour de la présidentielle, la dernière élection en date avec "foultitude de tendances" représentées, Macron avait obtenu 2,7 point de plus que Le Pen. Hier, c'était 0,9 point de plus pour le RN que pour LREM. Le déplacement est clair et il constitue un avertissement, même si certes moins brutal que celui de 2014. Tout dépendra des trois années à venir, et des raisons que la plupart des Français auront d’être satisfaits des résultats de Macron. Ou pas. Sans compter qu’à une présidentielle, contrairement à une élection de liste comme celle-là, on vote pour une personne et non seulement pour un « camp ». Sauf grosse surprise, les représentants des tendances LREM et RN ne changeront pas. Pour LFI, pas nécessairement de surprise non plus - quoique, on ne sait jamais. En revanche, les représentants des autres tendances sont encore indéterminés EELV, LR et même… le PS (pause pour le rire) Le scénario Hollande est encore tout à fait ouvert pour Macron. Il a certes fait « moins catastrophique » que son prédécesseur aux élections européennes de 2014, mais la barre n’était pas bien haute... Surtout, avec le volet européen de sa stratégie économique complètement bloqué par les refus clairs voire brutaux de plusieurs pays y compris l'Allemagne, lui-même comprend probablement que le seul volet « interne » de sa stratégie ne mènera probablement qu’à de mauvais résultats pour la majorité des Français – donc à la fin ignominieuse de sa carrière politique à 44 ans. S’il poursuit son bonhomme de chemin entre mise en place de "réformes" internes et demande encore et encore de réformes économiques au niveau de l'UE malgré les refus répétés ("S'il vous plaît !..."), il sera le fils spirituel et continuateur de Hollande, et connaîtra une fin similaire. Pour être remplacé par qui ? Le Pen reste et probablement restera inéligible, car non seulement la gauche pro-européenne lui préfère la droite pro-européenne, mais même la gauche eurosceptique préfère la droite pro-européenne à la droite eurosceptique. Trois ans, c'est certes suffisant pour que quelqu'un d'autre émerge, mais qui, et de quelle direction, et pour quoi faire ? ... Mystère et boule de gomme. La supériorité de Macron sur son prédécesseur à mon sens, c'est qu'il ne donne pas l'impression - du moins pour l'instant - de se résigner. Je ne m'attends donc pas à ce qu'il poursuive sans bouger. Et je ne parle pas de bouger sur le plan intérieur, les réformes prévues en 2017 continueront mordicus pas de doute, je parle de bouger sur le plan extérieur. Mais que va t il faire maintenant ? Que peut-il faire ? … Mystère et boule de gomme. Vu de ma fenêtre, une certitude : la vie politique française est en flux, et ça ne va certainement pas s'arrêter de sitôt. Les pro-européens français ne sont pas tout à fait unis quand même. LR par exemple tente - même sans beaucoup de succès - de continuer à exister en dehors de LREM alors que celui-ci lui siphonne ses électeurs. De même le PS quoique réduit à pas grand chose n'est pas réduit à rien, 6% ce n'est pas négligeable. D'accord sur le fond de l'argument, c'est-à-dire que la désunion est maximale du côté des eurosceptiques en revanche. Les propositions sont là, elles sont claires... mais réduites à de petits partis. Du côté des poids lourds ou moyens (RN, LFI, DLF) on tournicote et on a peur de son ombre, on vend du rêve (réformer l'UE "de l'intérieur" comme si ces gens-là n'avaient jamais pris connaissance du Traité de Lisbonne) et on se disperse. Il n'est pas nécessairement surprenant que des gens qui défendent le statu quo - les pro-européens - soient plus unis que des gens qui veulent d'autres projets, l'unité est beaucoup plus facile quand la chose qu'on défend est claire et unique. Mais cela reste un handicap majeur des eurosceptiques, en plus d'être en minorité dans le pays. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
J't'offre un pot ? Eh oui : impôts ! -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Tout à fait. En somme : – Même en comptant l’euroscepticisme très large, et en y incluant des gens qui en fait sont des euro-réformistes, les pro-européens sont plus de 60% – Même en comptant la gauche très large, en y incluant la totalité des écologistes, la droite dépasse les 60% A la fois les pro-européens et la droite sont majoritaires. Il n’y a rien d’étonnant à ce que l’intersection de ces deux groupes soit au pouvoir, l’union du centre et de la droite dirigée par Emmanuel Macron. Cette force est le vainqueur de l’élection, même si sans doute elle reçoit un message d’alerte dans le score de la principale formation de droite eurosceptique, et peut d’autre part regarder l’émergence EELV comme un possible terrain de conquête. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Sur la base des résultats fournis par le Ministère de l'Intérieur, on peut essayer de clarifier les équilibres politiques en France en formant des groupes. Je proposerais deux axes droite / gauche et pro-européen / eurosceptique, ce qui fait quatre combinaisons possibles, et un cinquième groupe écologiste (qui est pro-européen). Ça donne : Centre/Droite pro-européenne 33,3% (LREM / LR / UDI) (*) Droite eurosceptique 28,8% (RN / DLF / UPR / LP) Écologistes 17,4% (EELV / Animalistes / UE) Gauche eurosceptique 9,6% (LFI / PC / LO) (**) Gauche pro-européenne 9,5% (PS / Générations) pour un total de 98,6%, sachant que la plus forte liste non classée dans un groupe est l'Alliance jaune avec 0,54% (*) Centre et droite ne sont pas exactement la même chose, sans doute. Il n'empêche que LREM est une union du centre et de la droite, tandis que LR est une union de la droite et du centre ... la différence c'est quel élément domine, mais il n'empêche que ces deux éléments sont toujours associés (**) Oui, leur euroscepticisme est relatif, on pourrait parler dans certains cas d'un simple euro-réformisme un peu vigoureux. Mais c'est vrai aussi du RN et de DLF, que j'ai classé dans l'euroscepticisme... car tout est relatif, RN ou LFI sont quand même moins pro-européens que LREM ou PS -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Bon Dieu, encore un mathématiquement-challengé sur ce fil ! Je rappelle que le sieur Lang, Jack est né en 1939, tandis que le dénommé Bardella, Jordan, est né en 1995. Or, d'après de savants calculs, et surtout des indications biographiques approchées qu'il lui arriva de donner, j'estime au doigt mouillé que Tancrède est né dans la deuxième moitié des années 1970. Tancrède est donc nettement plus proche de Bardella que de Lang. En âge aussi Et là je suis tranquille, avant que quelqu'un prenne la mouche au sujet d'un calcul ... Nenni, l'arme sera incomparablement plus cruelle qu'une bonne vieille pelle à tarte de grand-mère - même en travers de la figure. L'arme, ce sera la craie. Messieurs, au tableau ! Je rappelle au passage que nul n'est jamais assez fort pour ce calcul Pffft... rien ne vaut un GROS canon. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est fort possible. Mais comme ce n'est de toute façon pas le parlement qui fait la loi ... Non, il faut dire « tête à claques » Sinon tu insultes d'honorables péripatéticiennes en les comparant avec ces oiseaux là Une attraction foraine, pour faire rire les enfants ? Remarque, non, plutôt pour un train fantôme... Je ne sais plus qui disait que le centre n'est « ni de gauche, ni de gauche » ... Mitterrand ? -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
!!! Élève Pic, au tableau ! -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Il y a 47,1 millions d'inscrits, donc avec une participation autour de 50,5% le RN avec 24% doit avoir environ 5,7 millions de voix. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
On pourra de toutes façons annoncer ça... ou annoncer autre chose. Au choix Exemple d'applications en France, le duo d'amour entre Madame M et Monsieur E : - Si Monsieur a 24% et Madame 22%, on peut très valablement le présenter comme une victoire de la Dame ! Voyons, en 2017 c'était du 66-34, alors 24-22 quel progrès pour Madame ! - Si Madame a 24% et Monsieur 22%, quelle victoire pour Monsieur ! Mais si voyons, en 2014 la Dame faisait 25% contre 14% à Monsieur F le président d'alors. Alors 22-24 quelle impressionnante progression du Monsieur d'aujourd'hui par rapport à son prédécesseur ! Un peu orientés, les arguments que j'ai cités ? Et pourtant... chacun a une certaine validité. Et puis chacun permet de faire de bruit autour d'une élection sans grand enjeu. A laquelle je me suis personnellement pointé ce matin essentiellement par devoir Et non, je n'ai pas voté blanc. Quel intérêt ? L'une des rares utilités de cette élection est la possibilité d'encourager tel ou tel petit parti récent et de l'aider à enrichir l'offre politique. Je n'allais pas m'en priver ! -
Autriche
Alexis a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Petit intermède "sagesse populaire", en l'occurrence avec ce diction autrichien... ou est-ce autruchien ? A noter que les autruches ne passent pas pour les animaux les plus futés, mais celle-ci m'a bien l'air de rattraper les autres... ... C'est pas bête du tout ce qu'elle dit ! -
Pays-Bas
Alexis a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Sans oublier ceux qui disent plutôt « mouerf, j'irai la prochaine fois » A ne pas négliger non plus. Et puis le degré d'incertitude est aussi mécaniquement augmenté avec une faible participation, du simple fait de la taille de l'échantillon. Par exemple, 1000 personnes sondées qui vont toutes voter, ça donne un écart type de l'ordre de 3%. Mais si 40% seulement vont voter, soit 400, l'écart type sera de l'ordre de 5%. Et un écart type de ce genre, il n'est pas du tout invraisemblable que ça fasse un écart de 7 points entre prédiction et résultat... suffit d'un peu de malchance. A quoi il faut ajouter l'effet de différence de mobilisation dont tu parlais... Autant dire que savoir si c'est Monsieur E ou Madame M qui sera en tête dimanche... c'est tout à fait impossible. (Pour ce qu'on en a à f..... de toute façon ) -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
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[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Sois rassuré. Du moins si le prochain premier ministre est bien le favori des membres du parti conservateur, sans que ses adversaires internes réussissent à lui savonner la planche. Un certain... Boris ! Qui s'exprimant aujourd'hui dans une conférence économique en Suisse a lancé Soirée disco chez Boris ! (Ça date de 1995 !) -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Pareil. Theresa May restera à mes yeux comme un responsable politique qui n'était pas convaincu de la nécessité de sortir de l'UE - elle penchait pour rester - et qui a cependant eu la droiture et la loyauté envers une décision démocratique qui n'était pas la sienne pour faire tous ses efforts pour l'appliquer - car elle n'a pas fait semblant, loin de là. Enfin, quelles que soient les erreurs qu'elle a pu commettre - et certes elle en a commis - c'est celle qui a essayé de définir une solution pour à la fois appliquer la décision de sortie et préserver les relations économiques du Royaume-Uni avec ses voisins, bref pour une solution modérée et intermédiaire, convenant à un pays qui fait la moitié de son commerce extérieur avec l'UE, un pays qui se situe à 30 km du Continent et 6 000 km de l'Amérique - et non pas le contraire - un pays où la sortie a gagné avec 52% des voix et pas 70%. La première femme à être Premier ministre britannique a attiré beaucoup de louanges, dont la plupart étaient imméritées. La deuxième a attiré beaucoup de critiques, dont la plupart aussi sont imméritées. Il est tout à fait possible qu'elle soit regrettée, et amèrement, si un Brexit sans accord ou bien une annulation du Brexit sont appliquées, l'un très destructeur sur le plan économique, l'autre sur le plan démocratique. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
D'une manière générale, les pays européens ont un grand avantage, dont nous sommes souvent à peine conscients, tant il nous paraît évident. Si on parle de la France et de l'Espagne, ou bien de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne, ou encore de l'Italie et de la Suisse, etc et que l'on pose la question de leur relations réciproques dans deux ans, cinq ans ou dix ans, beaucoup de choses sont indéterminées, mais une est certaine. Y aura t il franche coopération, ou disputes voire opposition ? Et sur quel sujet rapprochement, sur lequel un éloignement ? Y aura t il approfondissement de l'Union européenne, affaiblissement voire à l'autre extrême disparition de l'UE ? Beaucoup de scénarios sont ouverts. Mais quoi qu'il en soit un conflit et une opposition militaire, c'est exclu. Plus précisément aussi exclu qu'on peut le rêver, ça a le même genre de probabilité qu'une invasion de zombies. Il y a trois ou quatre ans, Turquie et Russie en étaient à abattre les chasseurs d'en face, et passaient assez près d'une guerre ouverte. Aujourd'hui, ils sont à cul et chemise. Et demain ? En 2013, la Russie organisait les plus grandes manœuvres militaires depuis la chute de l'URSS en Sibérie et en Extrême-Orient, démontrant sa capacité à y déployer rapidement une force blindée considérable. Dès 2014, la Chine était le grand copain. Et demain ? On peut multiplier les exemples, le genre d'avantage dont jouissent les Européens est rare à l'échelle mondiale. Il y a probablement un équivalent en Amérique du Nord entre Etats-Unis, Canada et Mexique mais ça semble être le seul autre cas. Les Asiatiques n'en bénéficient pas par exemple. Le problème de l'Europe il me semble, c'est que ce cercle où le conflit militaire est exclu ne s'étend pas à la totalité du continent, puisque la Russie n'y figure pas. L'étendre jusqu'à l'Oural devrait à mon avis être l'un des objectifs principaux de la géopolitique européenne. Bien sûr, ce genre de choses ne se décrète pas, il y faut avant tout une pacification des relations et leur intensification ainsi qu'une période de décrue des tensions restantes et de montée en confiance réciproque. J'imagine qu'il y faudrait une génération. Raison de plus pour commencer tout de suite, et cela d'abord en parlant publiquement et en s'entendant sur cet objectif, en en parlant avec les Russes et en prenant des mesures mutuelles de "désarmement". Les sujets ne manquent pas entre levée des sanctions économiques réciproques, fin des opérations de cyberguerre offensives, renforcement des échanges d'étudiants, coopérations militaires, etc... une politique de "petits pas" aurait beaucoup d'options à se mettre sous la dent. -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
7% pour la France (cinquième destination) et 6;8% pour l'Allemagne (deuxième destination) A comparer avec presque 50% des exportations britanniques qui sont à destination de l'UE, à regarder ce compte détaillé. La Russie est à peu près dans le même cas que le Royaume-Uni, avec plus de 45% de ses exportations destinées à l'UE. La différence bien sûr, c'est que 80% des exportations russes - voir ce même lien - sont soit des matières premières (énergie fossile, métaux...) soit des produits chimiques directement dérivés. Ce genre de produits ne nécessite guère de montage industriel complexe et de chaîne logistique et de fournisseurs s'étendant sur de nombreux pays, comme par exemple un avion ou une voiture : on produit, on livre. Il n'est donc guère vulnérable au genre de perturbation que créerait une divergence brutale et non maîtrisée des normes et accords de reconnaissance mutuelles de certification, en quoi un Brexit "sec" se résumerait essentiellement. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Alexis a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
En fouillant un peu derrière ce lien, l'article d'un journaliste chinois dont tout est parti semble introuvable et n'est probablement plus en ligne. Mais il a fait réagir en Russie c'est certain ! En cherchant l'URL de cet article chinois... c'est une flopée d'articles en russe qui ressort, parce qu'ils le citent ! Deux points : - L'article avait été publié par le groupe Phoenix Television, fondé en collaboration avec la télévision nationale chinoise et par un homme d'affaires réputé proche du pouvoir. L'interprétation comme quoi cet article serait une "mise en garde" de l'autocrate chinois à la Russie au cas où elle envisagerait pivoter en termes d'alliance ne peut être écartée - Je n'écarterais pas non plus l'hypothèse d'une tempête dans un verre d'eau... je veux dire un enchaînement entre un journaliste à l'imagination trop fertile, un groupe médiatique qui pour être sous forte influence du pouvoir n'en contrôle peut-être pas avec toute la rigueur voulue ce qu'il publie, et une hypersensibilité russe très compréhensible si l'on considère la situation réelle sur le terrain de l'Extrême-Orient russe objectivement pratiquement vide et de la Chine Etat en ascension et à l'ambition vigoureuse Voici les dirigeants du principal allié et de l'adversaire principal de la Russie Question subsidiaire : reconnaître qui est qui -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est plutôt les douanes à la frontière entre République d'Irlande et Irlande du Nord qui sont un souci. Mais bon, dans l'ensemble d'accord avec ce que tu as écrit oui. C'était l'intérêt réciproque des deux parties RU et UE de définir une sortie ordonnée et "douce". Réciproque, et cependant davantage encore du côté britannique... mais c'est aussi de leur côté qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord sur une solution autre qu'extrémiste (sortie sans accord, ou annulation du référendum) -
[BREXIT]
Alexis a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Pourquoi ? C'est bien elle qui est derrière la décision de repousser la date du Brexit au 31 octobre - et encore, elle voulait décaler à 2020 ! - mais ce n'est pas elle qui bloque le Parlement britannique ni qui empêche Theresa May d'appliquer une solution intermédiaire avec un "Brexit doux" qui à la fois respecte la volonté populaire et n'ait pas de conséquences trop graves sur l'économie britannique. Cette responsabilité-là, elle est à Londres et nulle part ailleurs. Surtout du côté d'un certain parti... Un dénommé Jeremy C. pourrait avoir quelque chose à y voir. La meilleure, c'est beaucoup dire. Un Brexit sans accord sera destructeur économiquement parlant. Cela dit, c'est bien de ce côté que ça se dirige. Avec la campagne et la série de votes internes au Parti conservateur pour remplacer un dirigeant, avec les vacances d'été du Parlement, le plus probable est que le remplaçant de Theresa May ne prendrait ses fonctions que vers septembre. Sachant que la date du Brexit est aujourd'hui fixée au 31 octobre, sachant surtout que rien n'aura changé dans la cage aux singes au Parlement britannique, je dirais que les deux scénarios principaux sont : - Un premier ministre partisan de la sortie sèche et qui attend tranquillement le 31 octobre, tout en priant les mânes de Churchill - Un premier ministre plus modéré qui arrive la queue entre les jambes au Conseil européen courant octobre et demande encore du temps.... s'il vous plaît... Il est aussi théoriquement possible que ce premier ministre cherche à organiser un second référendum - mais obtiendrait-il l'assentiment du Parlement ? - ou qu'il révoque carrément la notification de l'Article 50 et le Brexit. Mais ce n'est pas le plus probable.