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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Nous sommes désormais exactement à quarante jours du Brexit. Laps de temps symbolique s'il en est... "Et Moïse fut devant le Seigneur quarante jours et quarante nuits ; il ne mangea pas de pain et ne but pas d'eau (...)" (Exode 34, 28) "Et le Philistin (Goliath) s’avançait le matin et le soir et il se présenta pendant quarante jours" (1 Samuel 17, 16) "Et lui (Elie), comme il s'était levé, mangea et but et il marcha avec la force de cette nourriture quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, l'Horeb" (1 Rois 19, 8) "Alors Jésus fut monté dans le désert par l’Esprit pour être éprouvé par l'accusateur. Il jeûna quarante jours et quarante nuits ; après quoi il eut faim." (Matthieu 4, 1-2) Bon... ce petit délire cette petite réflexion suggère que @Patrick pourrait avoir raison qui sait ? Il va peut-être se passer something weird : un truc bizarre On laissera à chacun le soin d'imaginer ce que ce truc pourrait être : - La victoire contre Goliath ? (qui comme chacun sait se cache derrière les douze étoiles sur fond azur de la couronne de Marie ...) - L'arrivée à la montagne de Dieu ? (à moins que ce ne soit un retour à la demeure divine, celle qui a déjà 27 autres membres ...) - Les tentations de l'accusateur ? (bref, un temps de mise à l'épreuve... que j'estime personnellement plus réaliste)
  2. Il y a aussi la sortie du nucléaire, décidée dans la foulée de l'accident de Fukushima, là encore sans concertation ni réflexion préalable de fond et sans plan alternatif détaillé ni validé. Une réaction brutale à l'urgence perçue, un "On ne peut pas ne pas", appuyé d'un "Si, si, on PEUT le faire" ("Wir schaffen das") de principe. L'une comme l'autre décision ayant des ramifications dangereuses, le nucléaire en matière de gaz à effet de serre et de coût de l'énergie, les migrants en masse en termes de finances, de criminalité, d'unité nationale ainsi qu'en termes de politique européenne. Cette deuxième décision en particulier a coûté vraiment cher à l'UE... Soit Angela Merkel a trompé tout son monde et est en réalité une "taupe" souverainiste ayant toujours cherché à faire exploser le système, soit c'est bien une politicienne pro-UE... mais d'une incompétence effarante.
  3. En fait c'était une question tout à fait claire. Et la réponse aussi. Une question qui ne fut posée aux Britanniques que parce qu'ils l'avaient eux-mêmes décidé - ils avaient donné la majorité à un parti qui en faisait un élément central de son programme. Une question sur laquelle ils n'ont voté qu'après des mois de campagne électorale où chacun des deux camps a eu la possibilité de faire valoir toutes ses vérités - et toutes ses demi-vérités voire ses mensonges, eh oui c'est le monde réel et le débat politique c'est aussi ça L'erreur, c'est de ne pas avoir discuté immédiatement après le référendum, et de manière réaliste, de la façon dont le choix de sortie allait être implémenté. Au lieu de prendre acte calmement de la décision populaire et de débattre sérieusement des options réalistes de sortie - visant à arriver plus ou moins "loin" ou "proche" du Marché unique - y compris leurs avantages et leurs inconvénients respectifs, puis une fois obtenu une majorité dans le pays sur une certaine option - par débat au Parlement, voire élections ou pourquoi pas nouveau référendum - démarré les deux ans prévus par l'Article 50 avec une stratégie claire et réaliste de négociation de l'accord de sortie... ... les Britanniques ont passé neuf mois après juin 2016 à faire du rien, puis déclenché l'article 50 sans véritable stratégie de négociation sinon d'exiger le maximum sur tout à la fois sans tenir aucun compte des intérêts que les autres pays n'allaient évidemment pas manquer de défendre, avant de se retrouver deux ans et demi plus tard avec un accord qui mécontente à peu près tout le monde chez eux - forcément, les 27 ont défendu leurs intérêts, quelle surprise ! - et qu'ils semblent être dans l'incapacité pratique d'approuver, tout en s'étant mis tous seuls dans une situation où la seule alternative serait une très dangereuse sortie sans accord aucun - par manque de temps pour préparer autre chose. Pour ne rien arranger, il y a eu un double mouvement de radicalisation, d'une part des pro-Brexit citant autrefois l'arrangement norvégien en exemple et considérant aujourd'hui tout compromis avec les 27 comme une trahison à la Couronne, et la Norvège comme un esclave de l'UE, d'autre part des pro-Remain essayant toujours deux ans après de faire annuler une décision démocratique parce qu'elle ne leur plait pas. Les deux formes de radicalisation s'entretiennent évidemment l'une l'autre, elles rendent encore plus difficile de décider dans la situation déjà très périlleuse où les Britanniques se sont mis. Il y aurait un bouquin à écrire "Comment NE PAS sortir de l'UE - L'exemple britannique" Il faut souhaiter que le prochain pays à sortir s'y prenne mieux que nos amis d'outre-Manche ...
  4. Pour plus de clarté peut-être, voici les même cinq options exprimées autrement 1. "Et une cuillerée d'huile de foie de morue, c'est pour ton bien !" - Pas la peine de faire la grimace petit chenapan, tu n'y couperas pas ! 2. "Mes chéris, cette fois, c'est décidé : je reste !" - T'as aussi l'air un peu bête... et qui sont ces gens en foule avec des piques ? 3. "Encore un moment, Monsieur le Bourreau" - Mais après ces trois mois, tu seras revenu au même point... 4. "May Day! May Day!" - "You only live twice or so it seems, One life for yourself and one for your dreams (...) This dream is for you, so pay the price, Make one dream come true, you only live twice"... 5. "And how can this be?" - "For he IS the Kwisatz Haderach !"
  5. Bon c'est pas tout, mais à force de reporter l'heure de la décision, arrive le moment où ça devient impossible. Le vin est tiré, il faut le boire... ou le vomir, ou le jeter à la figure de l'aubergiste.
  6. Les gens bien - les tremendous guys - font construire des ponts - de très grands ponts. Ainsi Monsieur Vladimir pour un double pont de 19 km de long reliant la Crimée à la Mère Patrie. Mais les Etats-Unis sont Number One Fuck Yeah - pas Numero Uno Hijo de Puta attention, sinon Monsieur Donald va être colère ! - et seul un pont beaucoup plus long leur permettra de le démontrer Scénario plutôt réaliste il faut reconnaître... puisque parmi les Anglais ce sont les islamistes que Monsieur Donald refuserait à coup sûr donc ce sont bien eux qui resteraient sur place. Alors, après l'opération Barkhane dans le Sahel, l'opération Entente Cordiale dans la verte campagne anglaise ? Hmmmm... sinon, puisque t'as trouvé la réserve personnelle de brandy de l'Empereur, tu peux en passer s'te plaît ? Ça a l'air d'être du bon ! Bonne idée ! J'y vais, j'y cours, j'y vole et je n'oublie pas de fermer la porte en sortant
  7. Oh ne t'en fais pas, les trois principaux concernés n'ont pas l'air de trop accuser le coup... il se pourrait même qu'ils en rigolent un peu
  8. Concernant les victimes, une estimation donne 85 000 enfants de moins de cinq ans morts de faim ou de maladie entre mars 2015 et novembre 2018. Ceci n'incluant pas bien sûr les 10 000 morts "officiels", ni les enfants de plus de cinq ans morts de malnutrition ou de maladie, ni les adultes morts des mêmes causes, ni les civils tués par les bombardements. Exemple concret, la petite Fatima Qoba, 12 ans, pesait 10 kg à son arrivée dans une clinique pour malnutrition (image choquante)
  9. Un peu plus de détails dans cet article du Jerusalem Post de mercredi 13
  10. On pourrait pas mettre ces discussions dans un fil "Comment voter", par exemple dans la partie Détente ? Nan, parce que sinon, le monstre du Brexit va venir vous manger tout cru !
  11. Oh non, il ne faut jamais attendre avant de bien faire ! Je ne sais pas où la trouver. En tout cas, il existe aussi une présentation par un mannequin féminin (bon, j'ai utilisé le bon levier je crois ... normalement, @Shorr kan ne devrait pas tarder à se matérialiser )
  12. Bon, pour garder son calme, rien de tel que de prendre un petit thé Et une bonne journée !
  13. Eh oui... Avec l'Iran, pas de compromis, très peu de retenue, de la pression encore et encore. C'est dommage, sur le fond. Ce serait pourtant pas mal, une séquence insultes ordurières + rencontre au sommet + grandes tapes dans le dos entre ces deux-là : C'est bien pourtant ce qui est arrivé entre le même grand blond et ce petit gros qu'est Kim Jong Un. C'est quand même bizarre que ça ne marche pas avec le barbu à lunettes de Téhéran ? ... Au temps pour moi. J'oubliais la différence essentielle. Kim Jong Un a des armes nucléaires, lui.
  14. Je sais pas trop comment on en est arrivé à parler du white vote et des institutions of the fifth French Republic sur le fil Brexit Je me permets de rappeler que quoi que puisse en avoir pensé un certain Guillaume, duc de Normandie au XIème siècle, les Anglais ne sont pas une sous-espèce de Français J'm'en vas recentrer tout ça sur le sujet ! Un "sympathique" (surtout pour les Britanniques) potentiel effet "Kiss Cool" d'une sortie sans accord de l'UE - si le troupeau de babouins les députés de Westminster n'arrive pas à se résoudre à approuver un accord de retrait - serait de carrément remettre en selle la question de l'unité irlandaise. Suivant les accords du Vendredi Saint qui mirent fin à la guerre en 1998, le Secrétaire d'Etat a obligation d'organiser un référendum en Irlande du Nord s'il "lui paraît probable qu'une majorité des votants exprimerait le souhait que l'Irlande du Nord cesse de faire part du Royaume-Uni et forme part d'une Irlande unie" Or, même s'il s'agit pour l'instant de sondages sur un événement futur éventuel, donc forcément plus incertains que des sondages sur une situation présente, le fait est que les sondages sur les souhaits des Nord-Irlandais en cas de sortie "à la dure" sans accord du RU de l'UE ont bougé, et beaucoup Sous cette condition, les chiffres passent - De 28% pour l'Irlande unie et 61% contre en septembre 2016 - A 48% pour et 48% contre en décembre 2018 (si la sortie était organisée et sans désordre, la majorité continuerait de vouloir appartenir au Royaume-Uni) Même si les chiffres peuvent varier suivant la date, les instituts de sondage (et j'imagine la formulation de la question), la tendance est là. Si le Royaume-Uni sort de l'UE sans accord, et si ça se passe particulièrement mal du point de vue économique - ce qui n'est nullement exclu - il y aura donc un risque assez majeur que le Secrétaire d'Etat devant des sondages qui basculeraient vers un souhait d'unification irlandaise se retrouve obligé d'organiser un référendum ...
  15. Les Allemands vont bien finir par comprendre le message, mince ! C'est du gaz américain qu'il faut acheter, le russe il est tout pas bô, tout rouge et communiste et dangereux et diabolique comme Poutine et beaucoup moins cher mais chut
  16. Les blanches falaises de Douvres ... C'est vrai, il y a toujours le scénario d'un nouveau débarquement normand. Ou alors viking du Danemark, comme au IXème siècle. Et puis il y a ceux qu'on n'attend pas
  17. Oui enfin ça ne ressemble pas tant à des "confidences gênantes" qu'à des... fuites organisées Un coup de pression sur les partisans du Brexit "dur" pour leur faire craindre s'ils rejetaient l'accord de retrait de voir un report significatif du Brexit, voire qui sait son annulation ? D'autre part, pour reporter la date du 29 mars, il faut obtenir le feu vert de 28 acteurs : non seulement le gouvernement de Sa Majesté mais également les 27 autres gouvernements de l'UE. En effet, un report ne peut être décidé qu'à l'unanimité. Ce qui n'est pas forcément si facile. Soit la chose a déjà été décidée en secret entre les 28 gouvernements (qui sait ?)... soit elle risque de s'avérer infaisable si décidée au tout dernier moment. Le seul choix restant aux députés de Westminster en mars risque d'être plutôt de soit approuver l'accord de retrait existant sans modification substantielle, soit le refuser... et déclencher le dangereux No Deal Brexit. C'est ainsi que je comprends le jeu du gouvernement britannique pour circonvenir les députés. Un jeu dangereux... mais à partir du moment où Theresa May a refusé l'option d'annuler le Brexit, quel autre choix a-t-elle ? C'est mignon tout plein, mais parmi les cinq choix en bas du schéma il n'y en a que deux qui sont moindrement réalistes. - La renégociation n'aurait aucun sens - à trois ou quatre semaines de l'échéance ? - Le référendum a été exclu par le gouvernement, et le parlement ne peut pas à lui seul forcer son organisation - sans parler de l'important report de la date du Brexit qui serait nécessaire, et ficherait un énorme boxon dans le prochain parlement européen - L'élection ne ferait pas avancer la question du Brexit, de plus elle est impossible avant le 29 mars donc soit elle aurait lieu après le Brexit, soit il faudrait reporter grandement sa date - voir l'argument précédent sur le boxon innommable au parlement européen Reste : - D'une part l'option consistant à d'abord renverser le gouvernement, puis s'entendre en très peu de temps sur un nouveau gouvernement dont la première mission serait d'annuler le Brexit... moui, et le réalisme politique de ce scénario, sachant que le parlement britannique n'arrive à s'entendre sur rien ? - D'autre part l'option de continuer à criailler et à faire du rien. Alors, Brexit sans accord le 29 mars En réalité, on travestirait à peine la réalité en remplaçant les "5 options" dans le schéma ci-dessus par "NO DEAL BREXIT" Je m'attends à ce que la stratégie de la tension de Theresa May fonctionne, que le Labour craque et vote l'accord de sortie (je dirais 60%) Mais le scénario Brexit sans accord est tout à fait réaliste (39%) Je laisse 1% pour le renversement du gouvernement, l'annulation du Brexit et le débarquement des Martiens... mais c'est parce que je suis gentil
  18. Absolument. Il me semble que c'est l'un des deux grands problèmes d'une sortie sans accord, l'autre étant logistique avec la voie de communication Douvres-Calais (tunnel + ferries) dont la capacité pourrait diminuer de 75 à 88% du fait des contrôles qui deviendraient légalement obligatoires, alors qu'elle assure la grande majorité du trafic RU-UE, représentant lui environ la moitié du total du commerce britannique. Le problème des accords commerciaux avec des pays tiers est aggravé du fait des manquements du gouvernement britannique à son devoir de prévoyance - ils ne semblent pas avoir fait beaucoup d'efforts, et en tout cas pas du tout assez, pour négocier les accords futurs avec leurs principaux partenaires commerciaux hors UE. Sans compter que signer ces accords - et en théorie les négocier - est interdit tant que le RU est membre de l'UE... c'est la période de transition avril 19-décembre 20 qui doit permettre de les signer, lorsque le RU sera d'une part sorti de l'UE, d'autre part encore inclus pour un temps dans sa zone commerciale. Mais s'il y a sortie sans accord... il n'y aura pas de période de transition ! Là c'est la lettre au Père Noël. Il n'existe aucun mécanisme qui permette de "faire une pause". Il est possible d'annuler le Brexit oui, il faudrait pour cela que le gouvernement envoie une révocation de leur décision du 29 mars 17. Mais c'est très difficile à imaginer politiquement tant ce serait un renoncement humiliant pour le gouvernement ("I will deliver Brexit"), tandis que le Parlement ne peut forcer le gouvernement à envoyer une telle révocation qui est du domaine réservé de la Couronne - à supposer même que le parlement britannique soit capable de trouver une majorité dans ce sens ce qui est tout sauf certain. Il pourrait être possible de reporter le Brexit, à condition d'obtenir l'accord unanime de chacun des 27 pays de l'UE - ce qui n'est pas certain. Mais ce ne serait guère pour plus de trois mois vu le problème du nouveau parlement européen qui commencera ses travaux le 1er juillet. Autant dire que la situation ne changerait pas fondamentalement. La dernière option est tout simplement d'approuver l'accord de retrait qui a été négocié... à condition que le parlement soit capable de trouver une majorité pour cela, ce qui dépend essentiellement des députés travaillistes et de Jeremy Corbyn, et c'est pas gagné. Aucune de ces trois options ne représente une "pause". Et si aucune d'entre elles n'est appliquée, c'est Brexit sans accord le 29 mars, automatiquement.
  19. Autre mécanisme, un peu moins brutal : on refait l'élection en interdisant à tous les candidats de s'y représenter. Note que ça pourrait faire du sport Maintenant que tu le dis ...
  20. Tu penses qu'il b...e pour la Maison Blanche ? Faire plus trash que Trump, ce serait possible ? (Je soupçonne que oui)
  21. Oui enfin il faut aussi parler des avantages. La politique économique italienne des années 2010 a atteint son objectif, permettre à l'Italie de rester dans l'euro. C'est une réussite incontestable. L'émigration d'une bonne partie de la jeunesse italienne, subissant un chômage à grande échelle, en a certes été le prix. Mais bon, on n'a rien sans rien ! Pour l'Italie, ça reste une réussite incontestable. Seuls des europhobes, populistes, souverainistes et autres types peu recommandables pourraient y trouver à redire. Le mauvais qui a réalisé la traduction en anglais a écrit que le premier voyage autour de la Lune était en 1978 ... c'était 1968. L'éducation, bon D... de m.... !
  22. Mais ? Et le lien ? T'as oublié le lien !
  23. Une solution magique, non. Un complot secret de nos élites, non. Mais des décisions qui seraient très bonnes pour la collectivité peuvent être écartées par la partie centrale de nos gouvernants - le « cercle de la raison » - pour raison de manque d'imagination ou d'idéologie rigide à la limite de la pseudo religion. C'est ainsi que des souverainistes peuvent analyser le refus de l'option de la sortie de l'UE pour la France. Et ce n'est pas le seul exemple. Je m'arrête là, parce qu'on n'est pas censés discuter directement de politique ici
  24. "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde. Ne pas nommer les choses, c'est nier notre humanité." (Albert Camus)
  25. Leur conclusion est "un effort intense et mondial est indispensable pour arrêter puis renverser ces tendances épouvantables" C'est un clairon qui sonne la charge. Pas un défaitiste pleurnicheur qui sème la panique, ni un béni-oui-oui répétant qu'avec la ligne Maginot c'est sûr l'Allemagne ne passera pas
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