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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Sous l'impulsion de ses citoyens, le Royaume-Uni est en train de sortir de l'Union européenne. Du fait de la désorganisation et de l'incompétence de la majorité si ce n'est plus de sa classe politique tous bords confondus, il sort dans de mauvaises conditions notamment en mettant en cause ses relations commerciales avec des pays représentant la moitié de son commerce extérieur. Il en résulte et en résultera naturellement une très sévère perte d'influence dans le reste de l'Europe, ainsi sans doute que des problèmes économiques sérieux pendant plusieurs années. Cela dit, le degré de succès ou d'échec d'une stratégie "de 500 ans" ne s'apprécie pas sur une période de quelques années. La stratégie diplomatique séculaire de la Grande-Bretagne qui a aussi été bien souvent, et depuis plus longtemps, celle de la France aura échoué si et seulement si le projet qui fut celui de Charles Quint, de Philippe II, de Napoléon, de Guillaume II et de Hitler, c'est-à-dire amener le plus clair voire l'ensemble de l'Europe sous une même puissance directrice voire une même souveraineté, réussit de manière définitive dans les années voire décennies qui viennent. La stratégie britannique aura alors d'autant plus complètement échoué que Londres aura non seulement été incapable d'empêcher la réunion du continent, mais s'en sera exclu lui-même. Oui, mais... il est tout à fait possible que ce ne soit pas ce que l'Histoire réserve. Il y a d'ailleurs bien des raisons de le penser. (comme le veut la formule consacrée, je ne suis "pas en désaccord" avec cet auteur... peut-être parce qu'on a le même prénom ) Je ne suis pas dans la peau de 67 millions de Français - chacun ne connaît vraiment que la sienne propre - mais tel que je vois les choses, le fait qu'une majorité des Français soit mécontents de la direction suivie par l'UE n'empêche pas qu'une majorité soit favorable à l'UE sur le principe. Il y a donc : - à côté d'une forte minorité "pro-européenne quoi qu'il arrive" - et d'une forte minorité "souverainiste convaincue", une troisième partie de la population française qui joue le rôle du pivot. Ces personnes ont choisi en 2017 - 50% contre 46% au premier tour, 66% contre 34% au second du fait de l'incompatibilité entre l'électorat de Mélenchon et la personne de Marine Le Pen - de "remettre une pièce dans la machine", c'est-à-dire de tenter une nouvelle fois de trouver une solution en terme de réforme de l'Union européenne - pour en faire quelque chose qui marche mieux - plutôt que de la ranger au magasin des fausses bonnes idées et de commencer un démantèlement ordonné. Qu'on soit d'accord ou pas avec le choix de cette partie "pivot" de la population, je trouve difficile de nier que ces personnes font un choix adulte. Ils ne sont pas passifs ("votent pour ce qu'on leur propose"), ils exercent pleinement leur responsabilité de citoyen - en faisant erreur ou non, ça c'est une autre question, mais ce n'est pas ce dont je parle. Emmanuel Macron a été élu pour à la fois : - réformer la France dans le sens libéral lui permettant de s'adapter au cadre de l'UE, - et réformer l'Union européenne dans un sens qui lui permette de devenir bénéfique et acceptable pour l'ensemble de ses pays - la réformer donc surtout pour ce qui est de la gestion économique. Comme il le disait en 2015, «Si rien ne bouge, il n'y a plus de zone euro dans dix ans» et encore «l'absence de proposition est un choix: c'est la sortie de l'euro» Il ne réussira que s'il réussit suffisamment sur les deux tableaux - et bien sûr si la stratégie est bonne, si elle n'est pas une erreur condamnée d'avance, ce que soutiendrait plus d'un membre de la minorité "souverainiste convaincue" ! Pour l'instant, il a engrangé des succès partiels sur le premier tableau et semble notamment en passe de surmonter le mouvement gilets jaunes. Sur le second tableau - là où cela ne dépend pas que des Français - les résultats sont pratiquement inexistants. Les programmes de coopération militaire peuvent être une bonne chose, mais du point de vue de la réforme économique de l'UE c'est hors sujet. Nul ne connaît l'avenir évidemment, mais il y a une probabilité significative que Emmanuel Macron soit le dernier président français pro-européen. Surtout s'il échoue. Je soupçonne qu'il en est parfaitement conscient, et que cela ne contribue pas peu à son activité et son énergie. Je te trouve trop dur avec Emmanuel Macron.
  2. C'est vrai, et c'est nouveau. Je suis tenté d'y voir la conséquence du refus du gouvernement allemand des propositions de réforme de l'Union européenne adressées aux autres gouvernements européens, et en priorité à l'allemand, par Emmanuel Macron depuis le début de son mandat. Le président français change d'approche, parce que sa première tentative a échoué. Et elle a échoué en grande partie parce que l'Allemagne a refusé. C'est un fait, entre un gouvernement allemand attaché au statu quo qui lui réussit si bien et un président français qui sait qu'il ne dispose que de cinq ans - trois, maintenant - pour mettre en place un changement majeur de la stratégie économique européenne afin - l'espère-t-il - que l'euro en vienne à bénéficier à tous les pays plutôt qu'à quelques-uns... il ne peut y avoir d'entente que de façade. L'un tire à hue, l'autre résiste à dia. Je me demande combien de temps durera le rapprochement franco-allemand mis en scène pour le public.
  3. C'est pratiquement un kōan que tu nous proposes là Il y a en apparence deux possibilités seulement, dont chacune semble impossible... Méditons là-dessus, et en avant vers le satori !
  4. Oh, s'il s'agit de la technique "à farceur, farceur et demi" - nan, faut rester correct, hein... surtout quand on s'apprête à en sortir une grosse - le plus simple serait de faire remarquer que le siège permanent de l'Union européenne au Conseil de sécurité existe déjà... puisque c'est celui de la France. Bien sûr, il y a des choses à améliorer. Notamment, il n'est pas acceptable que les membres de l'UE aient une politique étrangère différente de celle définie par la France au Conseil de sécurité. Le problème peut être simplement résolu : il suffit qu'ils s'engagent à s'aligner. C'est bien ce que suggérait Madame la Future-Chancelière ?
  5. De fait... Appel à une grève générale de cinq jours en Algérie Reste à voir dans quelle mesure cet appel sera suivi.
  6. La lettre de Macron «Pour une Renaissance européenne» avait été publiée en français dans le Parisien.
  7. Quelques réflexions et réactions... L' "alliance transatlantique étroite" construit un "mur sûr". C'est donner la priorité à la protection américaine, et renouveler la confiance allemande en cette protection. Un choix comme un autre, même si je ne suis pas sûr que je partagerais cette confiance si j'étais allemand. Confirmation de la stratégie économique et monétaire de l'UE suite à la crise financière, même au vu de ses conséquences concrètes. C'est certes attendu venant de la chef de la CDU, mais cela reste remarquable. Il est vrai que Kramp-Karrenbauer a raison : c'était en effet la bonne stratégie... pour l'Allemagne. Je ne suis pas certain que l'ancien ministre de l'économie français qui s'était fait "sortir" d'un round de négociations par Angela Merkel parce qu'il comparait la politique imposée à la Grèce à "une version moderne du Traité de Versailles" soit d'accord. Je parle de celui qui disait en 2015 que «Si rien ne bouge [en matière économique et monétaire] il n'y a plus de zone euro dans dix ans.». Ce ministre s'appelait Emmanuel Macron. Le "marché intérieur commun pour les banques"... je soupçonne que c'est important, mais pour être franc je n'en vois pas bien les implications Refus net et clair. Donc honnête. On ne pourra pas reprocher à Kramp-Karrenbauer de louvoyer en ménageant la chèvre et le chou - tout en s'arrangeant en coulisses pour que le "Nein" s'impose de lui-même - comme le fait la chancelière actuelle. Personnellement, je préfère ça : "Que votre oui soit oui, que votre non soit non" La phrase suivante commençant par "Mais"... est la version AKK du "et en même temps" d'Emmanuel Macron Un objectif général dépourvu de stratégie moindrement précisée. Autrement dit, un trompe-l’œil. Ce label pourrait être un gadget de communication, comme il pourrait être un véritable levier... tout dépend de savoir si de nouveaux projets, dotés de nouveaux budgets, et à la bonne échelle, seraient lancés. Quant à la deuxième phrase elle est sans équivoque : soutien au refus par la Commission européenne de la fusion Siemens / Alstom, et de la politique consistant à susciter des "champions européens". La "politique industrielle" poussée notamment par la France en prend un coup sur le bec. Et de nouveau une phrase en "Mais"... qui n'engage à rien car il n'y a aucun moyen ni méthode ni stratégie en face. Objectif intéressant et qui devrait faire l'unanimité je pense. Du moins parmi les populations. Le problème bien sûr... c'est que suffisamment d'Etats sont intéressés et bénéficiaires de l'évasion fiscale pour qu'il soit permis de douter qu'une réforme dans ce domaine soit possible. Irlande parmi d'autres... notamment évidemment le Luxembourg. Ah voilà un vrai point d'accord ! Il en fallait un. C'est un appel du pied à tous les gouvernements qui refusent que leur soit imposée une immigration musulmane qu'il considèrent comme culturellement incompatible avec leurs sociétés - le groupe de Visegrad en premier lieu. Cette idée de proposer "à la carte" aux Etats de contribuer soit à la politique de co-développement, soit à la protection des frontières, soit à l'accueil des réfugiés me semble intéressante. De deux choses l'une : - Soit Kramp-Karrenbauer propose un quatrième siège européen au Conseil de sécurité, après les deux sièges français et britannique et celui que l'Allemagne demande pour elle-même... ce qui va commencer à faire un peu beaucoup - Soit c'est le retour de cette lubie allemande comme quoi la "mise en commun" du siège de la France au Conseil de sécurité aurait le moindre sens Idée originale à ma connaissance. Du point de vue "symbolique" comme le dit le chef de la CDU, ce serait quelque chose de bien visible en effet. Mais du point de vue opérationnel ? Un tel moyen militaire majeur - qui ne se conçoit d'ailleurs pas sans accompagnement par plusieurs frégates et au moins un SNA - ne peut être utilisé que pour défendre une certaine politique étrangère. Comment s'entendre à ce sujet ? S'il faut attendre que tout le monde soit d'accord... il ne servira pas à grand chose ce porte-avions européen, il n'aurait d'ailleurs guère de fonction dissuasive non plus. En voilà une bonne idée démanteler la politique agricole commune pour aider au développement de l'Afrique (est-ce que ça aiderait vraiment, d'ailleurs ? Pas sûr...) C'est une bonne idée... pour l'Allemagne, du moins. La France serait l'un des pays, voire le pays qui en pâtirait le plus. Sur le plan du principe, c'est un message qui semble assez parallèle à celui de Laurent Wauquiez de LR en France. Sur le plan pratique ? La représentation au niveau européen des logiques fédérale et inter-gouvernementale est ce qu'elle est. Si l'on souhaite vraiment donner plus de poids à la seconde, il faut des propositions concrètes de réformes pour modifier l'état des choses, que Kramp-Karrenbauer se garde bien de formuler. ... Sinon, ne s'agit-il pas de propositions en trompe-l’œil, voire tout à fait creuses ? Faire perdre tout rôle à Strasbourg en déplaçant le parlement européen à Bruxelles. Voilà une idée sûre d'emporter l'agrément des Français ! L'idée peut sembler intéressante à des Etats qui ont une conception de la séparation des religions et de l'Etat moins exigeante que celle de la France. Même pour ces Etats, je ne vois pas tellement l'avantage à créer de telles chaires d' "islam compatible avec la tolérance" au niveau européen plutôt qu'au niveau d'un pays... ne serait-ce que pour question de langue ! Je ne pense pas que ce serait une bonne idée pour la France. Ce sont pas nos principes ni notre culture. C'est là encore un "Et en même temps" de type macronien. Cela dit, Kramp-Karrenbauer me semble là avoir raison de rappeler que quelles que soient les différences d'approche, les pays doivent être respectés, même quand il s'agit de la Pologne ou de la Hongrie. Ce rappel n'est pas tout à fait inutile.
  8. Emmanuel Macron s'est adressé dans une lettre ouverte à l'ensemble des habitants de l'Union européenne afin de proposer un ensemble de réformes à l'UE - après avoir largement échoué à faire avancer de telles réformes au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement. ===> L'Allemagne répond Annegret Kramp-Karrenbauer, chef de la CDU le parti de Merkel, a publié une tribune dans Welt am Sonntag "Faire l'Europe maintenant". Ce n'est pas Angela Merkel qui se charge de la réponse, et c'est assez logique puisque Kramp-Karrenbauer ("AKK") est son successeur désigné, qui sera probablement chancelière à terme pas trop lointain et en attendant a la haute main sur le parti et le groupe parlementaire - donc une influence majeure et peut-être directrice sur la politique de la chancelière actuelle. Elle appuie certaines propositions de Macron, en repousse fermement d'autres et en ajoute de son cru. Quoi qu'on en pense, il me semble que c'est un important discours d'orientation générale. (j'ai marqué les passages qui me semblent particulièrement notables. Et oui, il y en a pas mal. Ce discours est riche, encore une fois qu'on soit d'accord ou pas)
  9. Cette information date de 2016. S'il n'y a pas eu d'autres nouvelles plus récentes sur le sujet, il me semble raisonnable de supposer que c'est tombé à l'eau ?
  10. La dépêche d'origine vaut d'être citée Je dis : c'est magnifique ! (pour la France, j'entends ...)
  11. @kalligator @Skw @g4lly @Fusilier @herciv @Yankev C'est quand même un bon signe Si ce fil est maintenant rempli de posts qui n'ont rien, mais alors rien à y faire, c'est bien que le Brexit est maintenant parfaitement clarifié, sans aucune dispute, zone d'ombre ni truc pas net. Sinon, cette conversation sur le camion, sa vie & son œuvre irait dans la partie CO2. Non ?
  12. "Masses de migrants ensauvagés"... j'ai cherché cette expression, je n'ai rien trouvé. C'est une citation de quel journal ?
  13. La thèse d'Eric Brunet, c'est que Bouteflika - ou bien tel qui serait désigné pour le remplacer, en fait il parle avant tout du FLN et de l'armée - est indispensable à la stabilité de l'Algérie. Je ne crois pas qu'il soit seul à la défendre. Et certes la guerre civile des années 1990 suite à la victoire du FIS aux élections législatives de 1991 et les 60 à 150 000 morts doivent être un souvenir cuisant. Je ne connais pas la situation sur le terrain en Algérie - la seule fois que j'y suis allé c'était en 1990 - mais j'aurais imaginé plutôt que le souvenir de ces souffrances limiterait l'audience des islamistes et salafistes locaux et dissuaderait en tout cas la majorité de voter à nouveau pour un néo-FIS ? ===> Connaissez-vous des raisons pour penser que le risque de nouvelle poussée islamiste est important, ou au contraire petit ? Sinon, une affaire qui pourrait être embarrassante pour le président algérien
  14. ...Me dis pas que je vais manquer d'oxygène ?
  15. Bon, le tout c'est de boire sa bière tranquille... et de réconcilier la droite et la gauche
  16. C'est un peu la même situation qu'Israël, en fait : un petit pays de 8 millions d'habitants seulement, qui ne peut rester indépendant que parce qu'il n'a aucune menace extérieure tangible à ses frontières. Mais ça ne l'empêche pas d'être un nain sur la scène internationale, dépourvu de toute influence internationale significative, que ce soit sur les Etats-Unis ou dans des négociations avec la Russie. ...
  17. Normalement, une patrouille SNLE dure environ 70 jours, et chaque bâtiment hors IPER - donc trois - en réalise trois par an, une par période de 120 jours. On arrive à 9 patrouilles de 70 jours chaque année, soit 630 jours de patrouille. On peut donc estimer que la France a 1 SNLE en patrouille environ (365 * 2 - 630) / 365 = 27% du temps, et 2 SNLE en patrouille (630 - 365) / 365 = 73% du temps. Lorsqu'un seul SNLE est en patrouille, un deuxième doit rester prêt à appareiller à délai très court. A noter que l'intervalle entre 2 patrouilles soit 50 jours est historiquement long, comparé à ce qui se faisait par exemple du temps de la guerre froide avec les Redoutable. Le réduire en dessous de 35 jours permettrait de passer à 2 SNLE en patrouille en permanence. J'imagine que la raison principale de ne pas le faire est que la discrétion exceptionnelle (*) des Triomphant rend vraiment excessivement improbable leur suivi par un SNA hostile. D'où peut-être un choix de privilégier la durée de vie de ces bâtiments en "économisant" leur potentiel ? (*) Rappelons l'accident entre un Triomphant et un Vanguard britannique, aucun des deux SNLE pourtant équipés des meilleurs dispositifs d'écoute n'ayant réussi à détecter l'autre même à quelques centaines de mètres de distance (suffisamment tôt pour éviter la collision) ! Comme le disait le MinDéf de l'époque Ça correspond assez bien au chiffre de 280 armes opérationnelles cité dans le rapport du Sénat, moins les 54 ASMP-A évoqués par Hollande. La différence divisée par 3 donne à peu près 75 armes. Peut-être 80 si on imagine que tous les ASMP-A n'ont pas leur arme nucléaire attitrée (avec des missiles de test) On peut imaginer par exemple 12 M-51 à 6 TN + 4 à 1 TN pour un lot de missiles, soit 76 armes au total. Ou bien 13 + 3 mono-tête pour un total de 81.
  18. On parle de centaines de Français qui ont émigré vers l'E.I. et ont survécu. Et une bonne partie d'entre eux sont des enfants, la plupart de juste quelques années. Des bouts d'chou qui n'ont aucune responsabilité dans la trahison de leurs parents, et que seule la France peut se soucier de protéger de la captivité et surtout du lavage de cerveau que leur préparent leurs parents. L'annulation de tous les droits de leurs parents biologiques suivie de leur adoption par des familles françaises correctes s'impose d'évidence. Quant aux adultes, il faudrait probablement agrandir les prisons de haute sécurité, mais on parle d'un petit nombre de centaines, ça reste quand même pas si excessif du point de vue logistique. Désolé (*) si je te trolle un peu, mais ce passage m'a bien plu. La Suisse, ce pays d'Extrême-Orient... à moins qu'il ne soit en Afrique ? (*) Nan, pas désolé du tout en fait !
  19. Il y aurait dans l'UE 27 (*) pays différents, chacun avec des habitudes et des manières de penser différentes... et surtout des intérêts distincts, parfois divergents ? Qu'est-ce que c'est que cette théorie du complot ? Faut arrêter avec les fèque niouze ! (*) Bon les Grand-Bretons sont presque partis hein, j'anticipe à peine Faire une union politique, dotée de sa propre politique indépendante, décidée par des institutions démocratiques, appuyée sur une souveraineté reconnue, un corps solide de citoyens, une culture commune, défendue par des forces armées existantes, coopérant sans se soumettre à quiconque, cela pour la totalité d'un groupe humain comptant 67 millions de personnes ? Hmmm ... Bon, l'avantage, c'est que ça existe déjà... ça s'appelle la France
  20. Comme l'a rappelé Trump à l'issue du sommet de Hanoï Parfois il faut rompre une négociation (pour mettre la pression). Je n'ai pas lu The Art of the Deal, mais j'imagine que Trump l'auteur y rappelait cette vérité. Faut croire que Kim Jong Un aussi a lu ce bouquin ! Trump n'a pas compris - ou refuse de comprendre, ou fait semblant de ne pas comprendre - que la Corée du Nord considère sa capacité nucléaire comme son indispensable "assurance-vie", et qu'elle ne l'abandonnera pas entièrement, même en échange de la levée de toutes les sanctions. Je vois deux objectifs de négociation réalistes envisageables pour les Etats-Unis : 1) Échanger la levée de toutes les sanctions contre le démantèlement d'une partie du programme nucléaire nord-coréen et une "discrétion" nord-coréenne sur le reste, Pyongyang conservant une capacité de dissuasion effective mais que Washington et ses alliés puissent faire semblant de ne pas voir 2) (plus difficile) Échanger la levée de toutes les sanctions, plus un traité de paix, plus la fin de la présence militaire américaine en Corée du Sud, contre le démantèlement total vérifiable du programme nucléaire nord-coréen. La sécurité de Séoul resterait assurée par son armée et son économie beaucoup plus fortes que celles du Nord. Pékin entrerait dans l'accord en garantissant qu'il n'établira pas à l'avenir de base militaire en Corée du Nord même si Pyongyang est demandeur La première option aurait pour avantages d'établir une "détente" militaire, de bloquer la transformation de la force nucléaire nord-coréenne de régionale à globale et de favoriser à long terme la transformation de la Corée du Nord en dictature orientée vers le développement économique, plutôt que vers la puissance militaire. La seconde y rajouterait la fin de la guerre de Corée, le démantèlement d'un arsenal nucléaire construit contre les ordres du conseil de sécurité des Nations Unies et la diminution des dépenses militaires américaines. Mais si Washington cherche vraiment à atteindre des objectifs irréalistes, il risque de tout rater.
  21. A verser au débat Barbe et rasage à l'époque romaine Un Romain républicain ne dédaignait pas de se distinguer des Moyen-Orientaux esclaves de leurs rois avec leurs barbes envahissantes. De ce que j'ai compris, le rasage de près avait aussi une fonction dissuasive, pour impressionner les ennemis. En effet, la capacité à se raser de près dépend de la disponibilité d'aciers suffisamment bons, faisant des lames suffisamment aiguisées. Un peuple rasé de façon impeccable c'était donc aussi un "avertissement sans frais" sur la qualité de ses armes... Eh oui... et c'est pour cette raison que cette superbe moustache fut remplacée par ce balai à ch..ttes supra-labial Le principal intéressé préférant garder sa moustache dans l'état où les masques à gaz avaient forcé à la réduire. En souvenir, sans doute...
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