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Alexis

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Tout ce qui a été posté par Alexis

  1. Pas de souci, en 2017 Sarkozy passera la main à Fillon, deviendra premier ministre, puis à nouveau président en 2022 =D !
  2. Alexis

    [Rafale]

    Brazil sets deadline on fighter jet deal Le Brésil remplit ses obligations envers les autres concurrents en leur laissant une dernière chance dans le cadre d'un processus où tous sont à égalité. Vérifiant en même temps que Dassault (entreprise privée) est bien prêt à suivre les engagements pris par le président français.^ (sur ce point, pas de souci ! ils ne sont pas fous !) C'est la dernière fenêtre d'opportunité pour les Etats-Unis pour bloquer l'accord France-Brésil. Il leur faudrait faire un effort extraordinaire en matière de partage de technologies... et il faudrait aussi que les Brésiliens les croient :O ... mais ce n'est pas tout à fait impossible. On travaille sans doute 24 h / 24 dans l'équipe de réponse Dassault maintenant ! Plutôt une bonne chose, car cela permettra de fixer les choses plus rapidement. Mais attention à ce que fait Washington...
  3. Aucun problème ne se pose à la race humaine que la science (un peu) et la coopération (beaucoup) ne puissent résoudre. Les ressources ne sont pas rares dans l'absolu, en tout cas pas par rapport au pic de population à environ 9 milliards prévu vers le milieu du siècle : - Produire une nourriture suffisante et variée pour cette population n'est pas un problème - Les moyens de générer une énergie suffisamment abondante pendant des siècles ont déjà été expérimentés en vraie grandeur : réacteurs surrégénérateurs de type SuperPhénix, ou plus avancés à l'étude. Une énergie disponible de manière pratiquement indéfinie sera fournie par les descendants d'Iter avant la fin du siècle - Les matières premières de type métaux sont éminemment recyclables Le réchauffement de la Terre peut être combattu par des politiques volontaristes. Il le sera prochainement si nous sommes sages, sinon il le sera après les premières catastrophes, qui ne seront de toutes façons pas en mesure de menacer la survie de l'espèce (mais qui pourraient être dévastatrices quand même...) Les hommes s'opposent par l'ethnie, la religion, la classe sociale... Oui, mais les contours grossiers de la solution à ces oppositions sont connus : entre Etats le respect des souverainetés nationales, à l'intérieur des Etats l'égalité de tous les citoyens (en gros l'Etat laïc et démocratique), pour tous le progrès scientifique qui permet de générer l'abondance en même temps que d'élever l'esprit. Bien sûr, de nombreux retours en arrière sont possibles, et même certains. Des armes existent qui pourraient causer de gros ravages. Rien n'interdit de penser que tôt ou tard une guerre nucléaire à grande échelle ne détruira pas d'un coup plusieurs % de la population du globe. Horrible à coup sûr, mais ce ne serait pas sans précédent : les invasions mongoles du Moyen Age ont tué environ 10% de la population mondiale du temps. Surtout, cela ne menacerait pas la survie de l'espèce. Des épidémies pourraient surgir qui ravageraient des continents entiers. Oui, c'est déjà arrivé : l'Europe a perdu un tiers ou plus de sa population au 14ème siècle du fait de la peste, et le pays le plus développé du temps a perdu plus de la moitié de sa population, parce que ses réseaux de communication étaient les plus efficaces. Ce pays était la France. Il a certes fallu une intervention divine pour maintenir l'indépendance de notre pays dans ces conditions (mission de Jeanne d'Arc), mais enfin reconnaissons que la Terre ne s'est pas arrêtée de tourner... En bref, nous avons tout ce qu'il nous faut pour construire un monde stable, pacifique, développé et prospère. Ce qui nous fait le plus défaut, c'est la coopération entre nations, entre classes, entre religions... Mais c'est sans doute ce que tu voulais suggérer ;)
  4. Voici la traduction d'une tribune parue dans le quotidien israélien Haaretz L’erreur fondamentale de vouloir donner une leçon au Hamas, par Tom Segev Preuve que tous les Israéliens ne gobent pas la propagande de leur gouvernement. J'ai souligné deux passages qui me paraissent particulièrement importants.
  5. Pure propagande. Pendant toute la durée de la scène, le personnage en orange soumet le personnage en vert à un blocus qui appauvrit gravement la population civile. Ceci alors que le personnage en vert propose au personnage en orange de cesser de l'embêter, en échange de la levée du blocus. Bref, pendant toute la scène, un état de guerre existe entre les deux personnages, du fait même du blocus, qui encore une fois est un acte de guerre.
  6. Négatif, l'ONU n'a jamais autorisé la colonisation de la Cisjordanie et de l'est de Jérusalem. Pas davantage que le contrôle par Israël de la frontière entre la Jordanie et la partie autonome de la Cisjordanie ou de celle entre bande de Gaza et Egypte. Aucun Etat au monde ne reconnaît à Israël la possession légitime de ces territoires, pas même les Etats-Unis ! Israël occupe depuis 1967 des territoires qui ne lui appartiennent pas, et les habitants de ces territoires vivent sous occupation militaire. La majorité d'entre eux sont nés depuis : c'est la seule vie qu'ils aient connue. L'autonomie de certaines parties de la Cisjordanie est sévérement limitée étant donné que toutes les frontières restent contrôlées par Israël et que les colonies et les routes spéciales pour colons découpent la Cisjordanie de toutes parts. Négatif, ce n'est pas le Hamas qui a rompu la trêve commencée en juin dernier : - d'une part Israël a mené des opérations de guerre dans la bande de Gaza à partir de novembre - d'autre part et surtout, Israël soumettait les Palestiniens habitant Gaza à un blocus, empêchant l'ONU de les secourir et conduisant à un appauvrissement sévère de ces gens qui sont déjà fort pauvres. Rappelons que le blocus est unanimement reconnu comme un acte de guerre Le Hamas a proposé de continuer la trève arrivant à échéance en décembre, en échange de la levée du blocus. Israël a refusé. Puis Israël a déclenché par surprise la campagne de bombardements en cours. Il ne faut se faire aucune illusion sur les acteurs de cette guerre, pas davantage sur les gens du Hamas que sur ceux de Tsahal. Mais la situation présente est clairement de la responsabilité d'Israël, et non du Hamas.
  7. Cet article de Buchanan (en anglais) pose bien l'enjeu, et le drame si ces deux pays commencent une guerre, comme les terroristes le veulent : La Logique de la Terreur (je crois qu'il se trompe sur les origines de la première guerre mondiale, mais ce n'est qu'une remarque en passant) Traduction de quelques extraits :
  8. Ce qui est hilarant à propos de cette nouvelle... c'est que ce n'est pas vraiment une première. Le premier test d'interception d'un missile à longue portée date sauf erreur de 1984. Eh oui... C'était du temps de Reagan. On a su plus tard que le test était truqué : le missile assaillant avait un émetteur radio permettant à l'intercepteur de se guider sur lui. Une pure opération de guerre psychologique... Les tests "réalistes" (pas truqué, m'sieur ! non, non, pas cette fois-ci...) du "bouclier" nouvelle manière ont commencé à la fin des années 1990. Depuis, périodiquement, on fait un test de plus. Toujours plus réaliste. Tenant compte de manière plus poussée des contre-mesures adverses... Ah oui, on a aussi déployé une poignée d'intercepteurs. Opérationnels, eux. Complètement. D'ailleurs, c'est pour ça qu'on n'en a construit qu'une petite poignée : lorsqu'une arme fonctionne vraiment on n'en fabrique que quelques exemplaires, c'est connu. Ce ne sont que les prototypes douteux qu'on lance en grande série, chacun le sait ! Pendant ce temps, on continue à pomper un gros budget annuel. Huit milliards, la dernière fois que j'ai regardé. Il est vrai que l'Etat américain n'est plus à ça près... mais enfin, à la place du contribuable américain, ça me ferait quand même un peu mal. Cela dit, ces dépenses ne sont pas tout à fait inutiles. Elles contribuent à persuader la Chine de mener la modernisation de sa dissuasion au plus vite. Elles permettent de faire de jolies provocations envers la Russie. C'est que du point de vue d'un pays désigné ouvertement comme cible d'une éventuelle frappe nucléaire américaine en premier, ce n'est pas suffisant de soupçonner très fortement que les antimissiles ne marchent pas et ne marcheront jamais... Quand c'est la survie de votre pays qui est en cause, il faudrait en être sûr ! Même dix petits antimissiles à vos frontières sont inquiétants, car cela pourrait être juste un premier pas : impossible pour la Russie de ne pas se demander si dans dix ans le programme antimissile américain n'aura pas fait des progrès inattendus et si Washington n'en profitera pas pour déployer des centaines d'antimissiles en Europe centrale. Alors on modernise les sous-marins. On se tient prêt à mettre des têtes multiples sur les balistiques sol-sol mobiles. Et pour un peu marquer le coup, on annonce le déploiement de sol-sol courte portée à Kaliningrad, comme un signal qu'on ne se laissera pas marcher sur les pieds, et une invitation aux futurs pays hôte à réfléchir un petit peu. Que faire d'autre ?
  9. P....n ! >:( (et je reste poli) Espérons que le seul peuple européen (parmi 27) que nos dirigeants sont forcés de consulter (parce que sa constitution est plus démocratique) avant d'imposer une version à peine modifié de la constitution refusée en 2005 aura un sursaut de fierté et saura rester fidèle à son refus ! C'est le genre d'insulte qui vous dégoûte absolument de cette machinerie antidémocratique qu'on appelle l'Union européenne.
  10. C'est un risque... que les dirigeants russes feraient bien de prendre en compte. Ca n'est pas un fait mathématique, parce que la courbe des bénefs dépend de la quantité exportée ET des prix du pétrole et du gaz. Avec la crise mondiale et la lutte en cours entre facteurs de déflation et facteurs d'inflation, nul ne sait ce que seront ces prix dans un an ni dans trois ans, même à un facteur 2 près ! Mais les deux sont vrais à la fois : la Russie aurait du mal à transporter des forces rapidement en un point éloigné de son territoire (je n'envie pas les logisticiens russes) ...et elle a des capacités de pression très importantes à grande distance. Les Tu-160 sont peu nombreux, mais ils sont puissants et portent loin. Les Tu-22M vont moins loin (quelques millers de km tout de même...) mais ils sont nombreux. Les SSGN Oscar, le seul type de sous-marin que la Russie continuait à produire dans les années 90, seraient une menace sérieuse pour n'importe quel groupe d'action navale. Si on parle de l'aviation de bombardement à long rayon d'action, ou des moyens d'action antinavire, la Russie est la deuxième puissance derrière les Etats-Unis.
  11. Tu veux dire, celle dont disposent les Etats-Unis ? Je suis parfaitement d'accord avec toi sur les manques criants de l'armée française et sur la nécessité d'y remédier. Mais ça n'a aucun rapport avec l'action de la France dans la crise russo-géorgienne. A preuve, le fait que la première puissance militaire du monde elle aussi n'est absolument pas prête à faire la guerre à la Russie pour secourir un allié qui a cru malin de l'attaquer. Quand bien même la France aurait eu 3 porte-avions et 40 bombardiers longue portée, quand bien même il aurait été dans l'intérêt de notre pays d'appuyer l'attaque géorgienne, la politique de la France dans cette crise n'en aurait pas été changée. Oui et non. On respecte même un dirigeant un peu bouffon ...si c'est un dictateur, donc s'il n'est pas dépendant (ou beaucoup moins dépendant) de son image et de sa crédibilité pour mener son pays sur une voie difficile (par exemple, faire la guerre) Les dirigeants des pays démocratiques ont davantage de contraintes. De plus, si l'idée s'installe que tel dirigeant est versatile et peu assuré dans ses convictions, on se sentira un peu plus libre de le bousculer un peu... Cela dit bien sûr, le facteur crédibilité s'applique à une puissance physique donnée. Un bouffon qui commande l'armée américaine aura plus de poids qu'un homme très crédible commandant l'armée française actuelle.
  12. D'accord sur le côté très "poussé" de la stratégie d'image de Poutine. Et il est vrai aussi que l'opinion, souvent excessive dans un sens après l'avoir été dans l'autre, peut surestimer la puissance objective de la Russie d'aujourd'hui, après avoir imaginé il y a dix ans que la Russie était finie pour de bon. Cela dit, les moyens de pression de la Russie ne se limitent pas à l'énergie (ce qui n'est déjà pas négligeable). Il y a aussi par exemple les exportations d'armes et de technologies duales : voir le programme nucléaire iranien, voir la non-exportation vers le Moyen-Orient d'Iskander ou de S-300, voir la non-exportation vers la Chine des meilleures missiles antinavire russes. Voir aussi la route logistique restant ouverte pour le soutien des forces OTAN en Afghanistan (l'autre route étant celle que contrôle le Pakistan) Voir même la non-exportation vers l'Irak comme vers l'Afghanistan de missiles sol-air modernes... Il y a encore les questions économiques. Sans atteindre le niveau japonais ou chinois, la Russie a des réserves importantes en devises. Et à la différence du Japon comme de la Chine, elle a la faculté pratique de rediriger ses réserves plutôt vers telle ou telle monnaie, sans être pieds et poings liés au dollar. Elle peut donc rediriger ses réserves dans un but de maximisation du rendement... ou bien pour faire passer des messages. Il faut aussi prendre en compte le fait qu'on n'a pas besoin d'une aiguille très grosse pour faire éclater une baudruche. La Russie n'a pas engagé beaucoup de forces pour répondre à l'agression géorgienne. Mais l'idée que les Etats-Unis, toute première puissance mondiale qu'ils sont, ferait la guerre ou même soutiendrait un tant soit peu sérieusement tout pays de la périphérie de la Russie qui croit judicieux de se mettre à la remorque de Washington... eh bien cette idée est en morceaux, et les conséquences n'ont pas finir de s'en faire sentir.
  13. En cherchant sur le Net, on trouve des références aux pourparlers entre Russie et Islande pour ce prêt, tous datant d'octobre, sans lien qui parlerait de la conclusion des pourparlers... Ca sent un peu le roussi, effectivement. Tu as un lien qui dise que la Russie a finalement refusé ?
  14. Ce n'est pas par un tic gestuel que Medvedev évoque Sarkozy. C'est en disant qu'"il aime bien parler" On peut trouver le propos "sobre". Il est certain que cela vaut mieux que de dire ouvertement que Sarkozy n'est que paroles ! Mais ça indique comment notre président est vu : le fait même que les rires fusent de toute la salle dès que Medvedev dit que Sarkozy "aime bien parler" montre que chacun reconnait bien là la personnalité de Sarkozy.
  15. Au plus fort de la tourmente qui a englouti l'économie de leur pays en septembre, les Islandais ont été choqués d'apprendre que la Grande-Bretagne avait utilisé une législation anti-terroriste afin de permettre à ses banques de se dégager davantage de leurs partenariats avec l'Islande. Bref, ils ont fait feu de tout bois, toute honte bue. Londres ne s'est pas grandi dans cet épisode... En sens inverse, la Russie a accordé en pleine crise à l'Islande un prêt de 4 milliards de $. Ramené à la population française, c'est comme si un pays étranger nous avait prêté plus de 600 milliards d'euros, au moment où nous étions au fond du trou et alors que tous nos supposés "amis", au mieux jouaient les indifférents, au pire nous enfonçaient. "Au besoin, on connait l'ami". Il est possible que les Islandais s'en souviennent... Il est d'ailleurs possible que le gouvernement russe n'ait pas été motivé par la seule et pure charité chrétienne... mais ait plutôt fait un investissement politico-stratégique intelligent. D'un point de vue russe, l'Islande a une situation stratégique rêvée.
  16. A ma connaissance, les Islandais n'ont pas craché sur quoi que ce soit. Simplement, ils ont choisi de ne pas adhérer à l'UE. Ceci en tout bon voisinage : ils sont membres de l'EEE l'espace économique européen qui inclut aussi Suisse et Norvège, autres pays européens non adhérents de l'UE. La vraie question est de savoir si l'adhésion de l'Islande nous créerait des contraintes financières supplémentaires. Si oui, alors il faut réfléchir... Mais il est possible aussi que les islandais veuillent profiter de la stabilité de l'euro (toute relative... enfin "au pays des aveugles les borgnes sont rois" !) Cela ne nous coûterait pas grand'chose... si c'est le cas, pourquoi refuser ?
  17. Ce n'est pas que ça le décrédibiliserait... c'est simplement un révélateur. L'opinion exprimée sous une forme plutôt bon enfant par le président russe, c'est à dire le président d'un pays généralement proche de la France, on peut imaginer sous quelle forme l'expriment en privé des dirigeants moins favorables à notre pays. Pour ne rien dire d'éventuels hostiles.
  18. Un résumé de ce traité, non je n'ai pas le courage... je n'ai même pas le courage de le lire ! En revanche, le stratège américain (non-conformiste...) William Lind a résumé parfaitement la situation, et en français =) s'il vous plaît : Pas d'argent, pas de Suisse Petit extrait, avec traduction : Retrait raisonnable permettant de limiter les dégâts, ou continuation des folies dépensières avec Obama comme avec Bush... les scénarios varient. Leur point d'arrivée ne varie pas : les USA se retireront d'Irak parce qu'ils n'ont pas les moyens de faire autrement.
  19. La vidéo suivante, sous-titrée en français, se passe de commentaires : http://www.dailymotion.com/video/x7gfnk_quand-medvedev-imite-sarkozy_news Au-delà de cet incident, qui serait plutôt drôle s'il ne s'agissait pas du chef d'Etat de notre pays, je trouve très significatif que le dirigeant d'un pays proche de la France ait ce genre d'opinion sur Nicolas Sarkozy. Qu'attendre alors d'un pays hostile à la France ! L'image qu'un chef d'Etat donne de son pays a un impact bien réel sur l'influence de ce pays, et même sur sa sécurité : si un pouvoir ou un groupe hostile à notre pays évalue lui aussi que le principal trait de Sarkozy est qu'il "aime bien parler", il y a un risque que la détermination de la France soit sous-estimée, ce qui peut être une invite à l'agression. Puisqu'il faut encore tenir ainsi au moins jusqu'en 2012, espérons du moins que le président est conscient de cette déplorable impression qu'il laisse, et qu'il tente de se corriger...
  20. Oh, en vrac : - Le principe d'équilibre budgétaire - Le principe de respect des souverainetés nationales - Le principe concernant à ne pas chercher activement les emm..des, sous peine de les trouver :lol: ! S'il respecte ses promesses de campagne (de préférence au respect des "généreux" donateurs qui ont financé sa campagne...on peut toujours rêver) Obama du moins mettra fin à l'énorme erreur et au scandale moral de la guerre en Irak. Pour l'Amérique, ce sera déjà ça. En revanche, pour nos pays d'Europe, les illusions risquent de coûter cher. =( Illusions d'une "Amérique qui se renouvelle", illusions d'un "nouveau partenariat avec l'Amérique" : retour dans l'OTAN, participation active à la guerre de l'Union soviétique en Afghanistan - euh pardon la guerre de l'OTAN...
  21. Je ne pense pas qu'il s'agissait de rhétorique guerrière de la part de Medvedev. Appeler à changer le système de sécurité international est sans doute un "vaste programme", ce n'est pas un appel à l'agression. Le pétrole avait commencé à baisser avant la guerre Russie-Géorgie. Nul n'a la capacité de contrôler son cours comme on appuie sur un bouton ! Surtout, il y a des raisons de fond qu'il demeure élevé sur le moyen / long terme : production mondiale tendant à un plateau au moment où les besoins continuent à augmenter, et continueront à le faire sauf scénario de dépression mondiale. Dans un marché, le seul résultat possible est que le prix augmente jusqu'au moment où suffisamment de besoins ont été découragés pour que l'offre égale la demande... A court terme, bien sûr, il y a des fluctuations. Mais le pétrole à 50$ comme il y a encore deux ans, ça n'arrivera plus. - L'Ukraine dans l'UE... ça n'est pas demain la veille ! Il y a de minuscules questions économiques à régler d'abord... Au demeurant, il n'est pas sûr que ça dérangerait tant que ça la Russie. Ce qui serait inacceptable pour eux, ce serait d'avoir des unités de la Grande Armée... euh je veux dire de la Wehrmacht... pardon de l'OTAN stationnées en Ukraine, comme à l'été 1812 ou 1941. Mais il y a tellement d'obstacles que le risque en est très faible. Pour commencer, ni l'Allemagne ni la France ne sont dirigés par des fous : l'entrée de la Géorgie comme de l'Ukraine dans l'OTAN avait été bloquée par ces deux pays récemment, et ça ne changera pas. Ensuite, le plus crucial : les Ukrainiens sont fortement contre, et le président ukrainien qui le voudrait est très impopulaire et est de plus en plus attaqué par ses concurrents politiques. Ca n'arrivera pas. - Ce qui était surprenant dans l'intervention de Palin, c'est qu'à la question faudrait-il faire la guerre si un membre de l'OTAN était attaqué par la Russie, elle a commencé par répondre "Peut-être" ! Voir par exemple : http://news.antiwar.com/2008/09/11/palin-wont-rule-out-war-with-russia/ "She said she was in favor of NATO membership for both Georgia and the Ukraine, and when asked if this would require the US to go to war if war broke out between Russia and Georgian again, the governor said “Perhaps so. I mean, that is the agreement when you are a NATO ally”." - On a assisté ces derniers temps à quelques "rappels sans frais" de la part de la Russie. En vrac : a. Décision de cesser de permettre le ravitaillement de la force OTAN en Afghanistan (cette force est ravitaillée par deux routes, l'autre il est vrai est beaucoup plus sûre... elle passe par le Pakistan !), puisque parait-il l'OTAN ne veut plus de coopération ? Finalement, on s'en dispense pour l'instant b. Rappel par le premier ministre Poutine que s'il faut faire pression sur les Etats-Unis, il faut s'en prendre à leur point faible, lequel s'appelle Iran c. Rappel par le même (qui semble aimer ce genre de rôle !) que la Russie prend des risques en investissant une partie de ses réserves en dollar. Une allusion pas trop subtile au fait que si par décision politique la Russie se retirait d'un coup des valeurs libellées en dollars, vu le climat actuel les conséquences seraient potentiellement catastrophiques. Il y aurait au moins un risque de déclencher une fuite internationale face au dollar Tout le monde conserve son calme pour ce qui est des actes (il faut regarder les mains, pas écouter les paroles...) Mais si on en venait aux actes, la Russie aurait de nombreux leviers à sa disposition, qu'elle pourrait mettre en action à brève échéance. En revanche, les menaces en sens inverse sont soit dérisoires (on va bouder les jeux de Sotchi !) soit peu réalisables (Ukraine dans l'OTAN), peu crédibles sauf à très long terme (Ukraine dans l'UE) ou au "mieux" des irritants politiques qui sont des affronts plus que des menaces réelles (dix missiles qui ne fonctionnent guère, installés en Pologne d'ici quoi... dix ans ?)
  22. Le point de vue du président russe sur la signification et les conséquences de la guerre d'août : http://fr.rian.ru/russia/20080912/116743281.html http://fr.rian.ru/world/20080912/116740112.html Le moins qu'on puisse dire c'est que Dmitri Medvedev ne sous-estime pas l'importance de cette guerre... Quant à la réponse à y apporter, il met la barre très haut. Reste à voir ce que donnera tout cela en termes de propositions concrètes. Si Medvedev n'a pas uniquement prononcé des paroles en l'air, on peut s'attendre à des initiatives russes en matière de sécurité dans les mois et années à venir.
  23. Sur la question "Faut-il adopter en France les mêmes lois que les Talibans", je te rassure, nous sommes d'accord... Robespierre disait : "La plus extravagante idée qui puisse naître dans la tête d’un politique est de croire qu’il suffise à un peuple d’entrer à main armée chez un peuple étranger, pour lui faire adopter ses lois et sa constitution. Personne n’aime les missionnaires armés ; et le premier conseil que donnent la nature et la prudence, c’est de les repousser comme des ennemis" Les Soviétiques ont essayé de convaincre les Afghans d'entrer dans le monde moderne, ouvrant des écoles mixtes, etc. Ils ont tué beaucoup d'Afghans, ont perdu environ 15 000 hommes. Et ont échoué au final. Vérifiant (une fois de plus) la maxime de l'Incorruptible. Qu'est-ce qui te fait penser que l'OTAN peut réussir à convertir les Afghans à une pratique modérée de l'islam et plus généralement au monde moderne ? Je ne suis pas du tout d'accord ! De deux choses l'une : - Ou bien une guerre est dans l'intérêt de la France, et dans ce cas le chiffre des pertes ne peut être bloquant. Pendant la première guerre mondiale, la France a perdu en moyenne 10 soldats tous les quarts d'heure, pendant quatre ans - Ou bien une guerre n'est pas dans l'intérêt de la France, et dans ce cas le chiffre des pertes acceptable est exactement égal à ZERO Un soldat est quelqu'un qui accepte que sa vie soit dépensée pour le pays. Le moins qu'on lui doive, c'est de ne jamais la dépenser à tort et à travers !
  24. Les mots peuvent sembler durs, dans l'option "Chirac munichois" comme dans l'option "Sarkozy naïf" Je reste sur l'idée que : "une porte doit être ouverte ou fermée", "que votre oui soit oui, que votre non soit non" Bref, la clarté est nécessaire. Tout spécialement pour une décision aussi grave que faire la guerre, ou ne pas la faire. Nous sommes bien d'accord. C'est ce que j'appelle de la naïveté, qui une faute très grave en politique étrangère. La naïveté de croire que l'on obtiendra quoi que ce soit en échange de cadeaux gratuits. Il n'est dans l'intérêt de la France ni de rentrer totalement dans l'OTAN, ni de participer à la guerre des Etats-Unis contre les insurgés afghans. Aucune de ces concessions majeures aux intérêts américains n'a eu de contrepartie. Sarkozy se comporte comme s'il pensait que faire des faveurs aux Etats-Unis est une fin en soi, ou que l'Amérique nous donnera quoi que ce soit en échange... même si on ne définit pas clairement à l'avance quoi ! Si ce n'est pas de la naïveté :O ... Les relations économiques sont un tout autre sujet. En Afghanistan, l'OTAN combat les Talibans et d'autres groupes afghans qui refusent la mainmise étrangère sur leur pays. L'humiliation d'être occupé, les inévitables "bavures" c'est-à-dire massacres de civils permettent aux Talibans de diffuser mieux leur idéologie dans le pays et de grouper autour d'eux d'autre Afghans. A moyen terme, c'est la majorité des Afghans qui lutteront contre l'occupation, et à partir de ce moment la seule question sera combien de temps l'OTAN continue une guerre désormais sans issue autre qu'une réédition de Kaboul 1989, Saigon 1975 ou Alger 1962. Al Qaida a relativement peu à voir avec tout cela.
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