-
Compteur de contenus
18 697 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
166
Tout ce qui a été posté par Tancrède
-
Politique étrangère des USA
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Le maire de Londres, Sadiq Khan, qui depuis le début, joue la carte la plus anti-Trump possible et s'en sert d'outil de relations publiques pour booster son image (qui en a besoin vu certains programmes contestés qu'il a lancé.... Et le niveau de criminalité dans la capitales anglaise) a récemment autorisé un groupe militant à faire voler au-dessus de la ville un ballon de 6m représentant la tête de Trump avec un corps de bébé en couches culottes, pendant la visite du président américain. Pas en reste sur le registre de l'humour douteux, un autre groupe a automatiquement réagi à la chose en crowdfundant en une nuit (objectif initial de 10 000 livres) un ballon de même gabarit avec aussi un corps de bébé et la tête de Sadiq Khan. 2 questions sont en suspens: sera t-il possible de fabriquer le truc dans les 6 jours qui séparent la réussite de l'opération de la visite de Trump? Et Sadiq Khan autorisera t-il ce ballon à flotter gaiement aux côtés de celui qu'il a (politiquement et légalement) approuvé? L'humour britannique est mis à rude épreuve. On en tremble. Personnellement, je veux que Lord Buckethead tienne la ficelle des deux ballons et soit l'officiel désigné pour les lâcher..... On peut rêver. -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Et toi, à répandre de la propagande subliminale: une seule de ces deux contrées est "pommée": l'Eure et Loir; je doute qu'il y ait un seul pommier sur l'île de Pâques.... A moins que, à moins que..... Une base secrète souterraine s'y trouverait, vouée à cultiver des pommiers transgéniques ? Donc une faute d'orthographe involontaire? I THINK NOT! Vous, môôôssieur, faites partie de la conspiration (même si je sais touours pas à quoi elle conspire , ce qui est irritant), et avez essayé d'induire Alexis, innocent quêteur de vérité , en erreur, au risque de le faire passer pour un conspirationniste. N'avez-vous pas honte, enfin ??!!! Bon, maintenant je peux aller prendre mes pilules.... Avec un tilleul menthe. -
Sur la scène "grand-médiatique", oui, ça a compté.... Pour ceux qui s'y trouvent et les minorités (socio-économiques, idéologiques, géographiques) qui les regardent et pour qui ces engueulades entres "insiders" et ces galipettes hautement télégéniques sont tout ce qui compte. Pour beaucoup de monde, surtout les électorats-clés dans ces élections (des groupes et types d'individus spécifiques essentiellement dans 4 Etats, principalement des démocrates désabusés, des abstentionnistes fréquents, des CSP moyennes/basses qui souffrent, des patriotes sans attache politique dominante mais en colère....), dont le comportement s'est défini selon les lignes de "voter ou pas voter", "voter mais cocher/valider ou pas la case présidentielle", "voter pour le business as usual ou la possibilité de secouer le cocotier", "balancer une grenade dégoupillée sur tous ces connards de politiques ou crever la bouche ouverte", pour eux, donc, l'élection se ramène à un ou deux sujets dominants. L'électeur de base ne se fait que rarement l'illusion de voir un programme politique comme un menu à la carte où il peut avoir un large choix d'items. Immigration, travail, "culture wars", santé, mécontentement contre la gouvernance en place. Il votera sur un ou deux de ces sujets et A Dieu vat pour le reste. Pour cela, suivant ce qu'il sait ou pas de tels sujets, il votera avec un mélange d'illusion, de sentiments et de connaissance qui se traduisent par une cote de confiance en une personne: HRC en avait une déplorable longtemps avant l'élection, handicapée en plus par la gouvernance démocrate non seulement nationale, mais aussi, souvent, locale (et dans des coins comme le Michigan, le Wisconsin, l'Ohio, ils ont plus d'expérience dans ce domaine), en partie parce que c'est justifié, en partie parce que c'est la gouvernance en place (donc qui perd du crédit pendant l'exercice). Ajoute encore, plus que la gouvernance démocrate, le ton général du discours, la "zeitgeist" médiatico-culturelle et ses travers idéologiques aujourd'hui réellement caricaturaux, qui est trustée par les démocrates/la gauche, et condamne autant le type de population de ces régions qu'elle nie leur problème (vous êtes blanc, et pire encore, vous êtes un homme? Vous êtes donc privilégié, et sans problème, ou alors des trucs ridicules). HRC avait un "ground game" mille fois supérieur à celui de Trump, cad des gens allant faire du porte à porte, organisant des meetings locaux.... Et pourtant n'a pas réussi à convaincre, alors que ce "média" est de loin le plus productif en matière d'efficacité électorale (contrairement à la pub et à tout ce qui passe par l'audiovisuel, qui peut même assez souvent être contre-productif): ça veut peut-être dire qu'il y avait un problème avec la candidate, avec le parti, avec le discours, voire avec les militants eux-mêmes (nombre d'échos indiquant qu'ils écoutaient peu, parlaient beaucoup, donnaient des leçons de morale, jugeaient beaucoup....). Des "révélations" sur des emails ont peu d'effet face à de tels facteurs dominants, surtout auprès d'électorats qui ne sont pas des geeks d'infos, professionnels et/ou CSP+ citadins des côtes, branchés à H24 dans la bulle médiatique. Et même si c'était le cas, il faut bien qu'il y ait eu un problème bien plus grave chez HRC/les démocrates (et les républicains pendant la primaire) pour que ce hurleur de carnaval ait pu se retrouver à portée de tir de la "super candidate déjà élue par anticipation avec tous les avantages dans sa poche". Sérieusement, y'en a encore qui se demandent comment Jospin s'est pris sa gamelle en 2002? Parce que tout d'un coup, y'avait une vague de racisme écrasante? Ou y avait-il un problème dans les partis "de gouvernement"? Y'a un moment où l'argument du "vote utile" ne marche plus parce que trop de monde en a assez, et n'ont pas d'autre exutoire. Que Trump ait pu ratisser plus qu'un électorat d'ultra-droite en colère (peut-être 10 à 15% de l'électorat en poussant la définition au plus large possible) et des républicains votant tribal, ceux voulant la Cour Suprême (cad le vote religieux, un petit tiers de l'électorat républicain actif, soient 10% de l'électorat votant) et ceux ne pouvant se résoudre à HRC malgré tout leur dégoût de Trump (ça ferait quoi? Mettons la moitié du reste), qu'il ait pu faire ça au lieu de se contenter de ce que j'estimerais finalement autour de 35% de l'électorat votant (avec une abstention encore plus forte qu'à l'ordinaire), cela est plus que majoritairement imputable au camp d'en face. Pas aux Russes, pas à une galipette médiatique de dernière minute, pas à la propagande de Breitbart ou aux Illuminati. 12 à 20% des électeurs Sanders ont voté Trump, et 20 à 25% des électeurs de Trump étaient des non républicains pouvant pas le blairer.... Ca devrait dire quelque chose. Mais apparemment pas aux démocrates, et surtout pas à Clinton.
-
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Mmmmmmmmf, l'occurrence est en effet fort étrange.... Quelqu'un est allé enquêter? Cette personne est-elle encore seulement en vie, après avoir approché un tel secret? Comment cela a t-il pu rester hors de l'arène publique si longtemps? Au prix de quelles horreurs sans nom? -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Pourquoi cette citation dans ton post est notée comme venant de moi? C'était un truc d'Alexis. -
J'avoue avoir un biais fort sur ce genre de choses (et pareil si c'était arrivé à l'autre parti): si c'est la vérité, et si c'est important pour l'électeur, je me fous un peu (sans doute trop) de savoir comment c'est arrivé sur la table. La lumière du jour est le meilleur nettoyant pour la saleté. Je sais bien que les méthodes et processus pour arriver à un petit morceau de vérité comptent beaucoup, mais pour un truc de ce genre, j'ai du mal à condamner la chose. Mais je n'ai toujours rien vu de convaincant disant que ça a pesé lourd dans la décision de vote, ou de non vote, de suffisamment d'électeurs: dans les 4 Etats qui furent de fait le "swing vote" (et dans bien d'autres), les motivations étaient à mille lieues de telles préoccupations, et l'impopularité de Clinton et/ou du DNC remontaient à bien plus longtemps, de même que le dégoût de la politique (ou au moins de ses acteurs établis) et l'envie maladive de changement, quelle qu'en soit la nature (une envie sur laquelle a surfé Obama.... Et dont il n'a fait que parler, sans changer grand-chose, même quand il en avait le pouvoir effectif). Les emails étaient un bon truc pour exciter les activistes trumpistes dans des meetings, mais un électorat, c'est beaucoup plus vaste que le public d'un meeting, et sa partie indécise (pour qui voter? Faut-il même aller voter?), surtout dans une zone en difficulté, ne se séduit ou dégoûte pas avec des histoires de Russes ou d'emails.
-
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
I approve this message, I approve of this candidate. Naturalisons-le et mettons-le sans réserve à la présidence absolue et autocratique des destinées de l'Europe. [Mode machiavel/old style ON] Et comme on ne connaît pas son visage, s'il fait chier, on peut remplacer celui qui se trouve sous le seau....Seul le seau compte ! Allez hop, revenons au temps civilisé des tyrannies tempérées par l'assassinat. Avec ici l'avantage que l'assassinat resterait connu d'un tout petit nombre seulement, le "visage" public ne changeant pas. C'est important la continuité gouvernementale.... Si, si. [Mode machiavel/old style OFF] -
C'est ce que tu retiens de ce que j'ai écrit ? J'essaie personnellement de voir ce qui marche et ce qui marche pas électoralement, et je pointe particulièrement, côté démocrate (ou plutôt du côté de la direction démocrate, le parti semblant de plus en plus en flux/conflit), l'obsession sur une instrumentalisation du sujet russe qui semble plus contre-productive qu'autre chose, et ce avant tout parce que ça semble leur permettre d'éviter l'introspection dont ils auraient eu besoin AVANT de choisir Clinton, ou PENDANT les primaires... Et qui a partiellement lieu maintenant, hélas sous de mauvais auspices (confrontationnel, idéologique, mené par des groupes d'excités et sur fond de colère peu encline à écouter) à force d'avoir été étouffée par "le haut". Un "haut" qui s'obsède sur les mauvais sujets et s'aliène du monde (voir les chiffres d'adhérence ou popularité du parti depuis l'élection, particulièrement chez les jeunes adultes et les jeunes: c'est pas brillant, voir pour certaines catégories, c'est l'exode). Que le GOP soit pourri et con, c'est un fait, et ça fait des années que j'ai posté abondamment dessus: pourquoi, à la minute où je pointe 2-3 trucs sur les démocrates, ai-je soudain un "biais cognitif" qui ferait de moi quoi? Un pro-Trump? Je suis en train de voir une évolution en accéléré de la scène politique américaine, ainsi que de leur scène médiatique, mais quelque part, faudrait juste dire que c'est le GOP les méchants? Pourquoi pas "tous méchants", "tous cons", "tous pourris" (je fais pas de fausses équivalences, et les gradations sont difficiles), tous jouent à un jeu d'hypocrites et de dupes parce que c'est de la politique, et à un jeu de corruption parce que tous en croquent, même si selon des modalités différentes?
-
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Quand on se rend compte qu'à l'époque, ces choix ont été faits et/ou préparés en Europe avec des types comme Mitterrand, Kohl et Andreotti..... De purs sphynx roublards comme pas deux et maîtres de leur jeu.... Il y a bien des raisons de ne pas les blairer et d'être en désaccord avec leurs choix, mais côté profondeur et habileté, ils sont durs à battre.... Et le contraste avec ce qui est disponible aujourd'hui est certain. -
Je crois assez peu à l'idée de collusion: même la décision de Trump de se présenter à l'élection fut un truc improvisé, et personne, camp Trump compris, ne lui donnait 1% de chance de survivre aux premiers stades de la primaire républicaine. Un service de rens n'aurait jamais parié sur lui, et c'est d'ailleurs ce qu'on a pu apprendre de ce qui s'est passé du côté russe.... Ils ont pris le train en marche, avec très peu de moyens, et ont en essence fait du trollage pendant un bail, ne commençant à foutre des moyens un peu significatifs que tard dans la course, en fait après que Trump ne soit devenu le candidat désigné du parti. Et même là, malgré ce que la presse américaine veut faire croire des "capacités" russes, c'est resté essentiellement de l'artisanat même pas super élaboré. Que les Russes aient fait quelque chose, c'est certain, mais que ce quelque chose ait réellement compté dans l'élection, c'est plus que douteux; quand on voit que les médias n'ont trouvé à s'en prendre qu'à quelques pages facebook et quelques vidéos youtube qui ont à peine été fréquentées, et en plus en grande partie APRES l'élection, ça fait un peu réfléchir. Alors oui, les Russes ont foutu quelques dizaines de millions dans un trollage exacerbant une polarisation agressive de la scène politique américaine (qui n'en avait pas réellement besoin: ils peuvent se haïr tout seuls, merci Vlady), mais qu'ont-ils fait là que les Ricains eux-mêmes n'ont pas fait depuis très longtemps avec un tas d'autres pays (Joe Biden vantant encore récemment, devant des étudiants, de l'action US qui avait changé élection et décisions gouvernementales en Ukraine, par exemple)? C'est le jeu, au final, aussi débectant que ça nous paraisse. Les seules questions utiles sont: ont-ils pesé dans l'élection? Là, vu les sommes engagées dans l'élection US (plus de 5 milliards -qu'on peut tracer- dans le cycle électoral, rien qu'en pubs) et le degré d'investissement de la population, je crois qu'on peut dire assez facilement "non". Mais continuer à en parler évite aux Clintoniens de se demander comment un clown de la télé réalité, plus impopulaire encore que HRC, a pu n'être pas distancé de 10 ou 15% par une politicienne pro à l'image de marque plus qu'établie, beaucoup plus d'argent et tous les astres alignés pour elle; faudrait quand même pas essayer de voir ce qui va pas dans les partis US. Autre question qui compte; y'a t-il eu collusion? J'ai du mal à le croire, vu l'étroitesse de la fenêtre de tir, et plus encore la bande de pieds nickelés qui constituait l'équipe Trump: s'ils avaient pu, je n'ai aucun doute qu'ils auraient collaboré, comme on a pu le voir avec l'épisode du fils parlant à "l'avocate" russe, mais cette équipe aurait franchement eu du mal à organiser une bataille de pelochons dans un bordel. Alors les imaginer en train d'avoir une collaboration soutenue avec une puissance étrangère à l'insu des services de rens.... Ooouuuaaaaiiiis. C'est peut-être biaisé, mais j'y crois pas trop. M'enfin, tout ce qui compte pour le parti démocrate, c'est de continuer à avoir ce truc à agiter pour hurler dans les médias, pointer des doigts et dire que Trump est le caniche de Poutine. Ce dont, apparemment, la grande majorité de la population votante n'a qu'assez partiellement quelque chose à foutre. C'est assez navrant par beaucoup d'aspects (notamment parce que cela évite de trop fouiller les rapports, surtout financiers, aisés de nombre de candidats avec des puissances étrangères), mais je ne suis pas sûr, au final, que la démocratie soit en danger à cause de cela: je vois en revanche une forte instrumentalisation du sujet à l'ouest pour taper sur un tas de libertés et imposer beaucoup de contrôles, surtout sur l'activité en ligne et les communications en général. Le seul truc que je trouverais réellement préoccupant pour les ricains, ce sont les tentatives, vraisemblablement russes, de pirater des machines à voter, parce que vu la façon dont c'est organisé aux USA (essentiellement du ressort des comtés, soient des entités de peu de moyens), ça offre beaucoup trop de vulnérabilités.
-
Ils passent à côté de bien des sujets cruciaux, notamment: - le fait que la retransmission du sport à la télé connaît beaucoup de problèmes: les gens abandonnent les abonnements télés, le câble en tête, grâce aux nouvelles technologies (par lesquelles les droits sportifs paient moins, voire souvent pas du tout), que beaucoup choisissent de ne voir que les meilleurs moments plutôt qu'un match entier (et tout le monde rebalance ces moments via les médias sociaux), que LA chaîne du sport à la télé, ESPN, est en proie à certains problèmes (avec des présentateurs/commentateurs qui ont décidé que la ligne éditoriale du sport était de discuter politique).... Et les tarifs pubs aussi se ressentent de ce déclin de la télé - le fait que le baseball a depuis longtemps un problème d'attractivité dû au système de la ligue principale du sport: le vainqueur d'une année prends tous les gains, les autres équipes, à part peut-être les 2 ou 3 suivantes, ont des clopinettes. Avec le temps, cela a constitué une ligue où, essentiellement, il y a peu de concurrence, et peu de suspense: 2 ou 3 équipes hyper-financées dominent le jeu de façon écrasante, et les "little leagues" (ligues semi-pro de petites équipes locales, constituant le vivier principal de recrutement) vivotent quasiment sans soutien, avec des athlètes à peine payés qui persistent pendant des années sans rien voir venir (la plupart des sélectionnés sont pris très tôt, sur leur potentiel, et de ceux qui doivent attendre seuls quelques-uns passent au cran supérieur: au final, y'en a beaucoup, mais en faible proportion, et au compte-goutte). C'est assécher la source, bousiller la base où se créent la vitalité et la popularité locale du sport (pas de pub, petits stades, peu d'attractivité....). Difficile de développer un sport quand on lui coupe les jambes et qu'on compte sur la seule passion bénévole des acteurs (pas/peu récompensée, mise à l'honneur) pour continuer à faire vivre la bête. - sur le plan plus "ethnique", ça fait déjà un bail que l'essentiel de la ligue pro est alimenté par des joueurs latinos, en fait principalement Portoricains, Mexicains et Dominicains en tête (beaucoup de pratique de ce sport, des canaux de recrutement établis, et des salaires de départ plus concurrentiels): à force, dans un pays où les divisions ethniques comptent tellement (encore plus renforcé aujourd'hui), cela estampille quelque peu l'activité. Ainsi, côté pratiquants pro, le basket est noir (genre 80% des joueurs pro ou plus), la NFL est encore assez mixte, le hockey et NASCAR sont blancs, le baseball est latino. Mais les autres ligues sportives sont souvent moins "winner takes all" dans leur distribution des gains annuels: la NFL partage nettement plus, empêchant/limitant le goulot d'étranglement du baseball avec 2-3 équipes trustant tout l'argent. Le soccer (notre football) est limite coco de ce point de vue, constituant une entreprise unique dont chaque club est un actionnaire; cad, les bénefs profitent à tous, ce qui constitue un modèle favorisant la concurrence, limitant les disparités de budgets, et profitant mieux de l'image désormais mondiale des grandes stars et grands événements du football pour développer l'activité dans la longtemps réticente Amérique.
-
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Jusqu'à ce que le/les "Uber(s) des flingues et des tanks", peut-être allié(s) avec le/les "Uber(s) de la monnaie et des banques", décide que ce serait encore mieux si les instances de contrôle n'existaient pas et si on pouvait directement quadriller des territoires, considérés comme marchés réservés dont on vendrait l'accès à d'autres prestataires contre un péage. La boucle serait bouclée. Evidemment, si, à ce stade, il y avait encore un embryon de concurrence authentique, et donc pas de monopole ou d'oligopole fonctionnel, les dites entités se foutraient sur la gueule et/ou négocieraient des aires d'influences pour appliquer cette logique: chacun son turf de masses de pégus à tondre, quelques zones sensibles à leurs jonctions (résolution par négo ou baston), et le business continue. Est-ce que ce schéma évoque quelque chose de réellement nouveau? Ou d'assez ancien, en fait? Comment s'appelleraient ces applis Uber-like? Féodalité 2.0? -
Singapour
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Ils ont une antenne d'entraînement en France.... Et, je crois, au moins une dizaine aux USA, au moins une en Australie.... Cazaux ne constitue pas le socle d'une relation si spéciale. -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Conspirations! Conspirations everywhere! Les Illuminati sont de sortie! -
[BREXIT]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Oui, c'est là qu'on se rend compte de façon flagrante des compétences auxquelles les Etats ont sciemment choisi de renoncer.... Mais certains beaucoup plus que d'autres: en France, on a en grande partie aussi perdu ces capacités et services par transfert, mais de ce que j'entends nettement moins que les Gibi, champions du tronçonnage gouvernemental par économie, même si sur le papier (organigrammes gouvernementaux), ça se voit moins, vu qu'eux gardent les noms d'administration et services, et changent ou suppriment tout ce qu'il y a dedans, alors que nous, on fait l'inverse (vite un nouvel acronyme pour nommer ce service, cette branche d'un ministère, cette direction, cette agence, ce conseil....). En l'occurrence, de ce que j'entends, au Quai d'Orsay, au Commerce et à la direction des affaires européennes (direction de l'Union européenne actuellement, mais ça change de nom quasi à chaque gouvernement), une partie significative des compétences demeure, notamment l'expertise "d'ensemble", qui permettrait, si besoin était, d'organiser correctement le travail de négo d'un traité commercial, de piloter les équipes d'experts (et de trouver les experts et personnels en général en premier lieu), sous réserve qu'on puisse trouver la masse de manoeuvre nécessaire (cad la faire revenir de Bruxelles) évidemment. De ce point de vue, il semble que les Anglais se soient nettement plus amputés, beaucoup plus près du centre, que nous, qui gardons au moins les servo-moteurs et les terminaisons nerveuses/transmissions (même si sans doute à une échelle réduite). Ca soulève quand même aussi la question de savoir si les traités internationaux de la période récente ne sont pas devenus des bouzins ingérables, impliquant des dispositifs et organismes transnationaux (de facto partiellement souverains) lourds: les bénéfices en sont-ils si grands comparés aux coûts, contraintes et problèmes (notamment la rigidité)? Comme la "pactomanie" des années 20-30, n'en deviennent-ils pas, dans une certaine mesure, des problèmes politiques permanents ou récurrents impactant par trop la politique intérieure des parties prenantes? En cherchant à réguler l'espace international à un point si avancé, n'en deviennent-ils pas eux-mêmes à maints égards un risque pour ce même espace, à l'heure de la mondialisation plus si heureuse? -
[BREXIT]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Pareil: j'entends quelques trucs ici et là, dans 2 ou 3 domaines d'expertise particuliers. -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Et la reine, hein? Que fais-tu de la reine? -
Singapour
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca sonne au global comme un cocktail qui ne peut durer: pas d'enfants, pas d'espace, une concurrence accrue pour les jobs dont une part croissante de gens a vitalement besoin, une proportion énorme et sans cesse accrue d'étranger pour qui l'endroit est tout bénef, et surtout des étrangers riches qui font monter les prix et trustent la ressource la plus rare de la cité-Etat, l'espace (avec risque de commencer à faire monter la pression sur les classes moyennes et CSP+ via l'immobilier, et l'emploi).... Une dictature semble plus supportable quand elle a la main relativement légère, un bon niveau d'efficacité là où ça compte au quotidien... Et beaucoup de fric pour arroser. Mais outre les problèmes mentionnés, je me demande comment la majorité de la population va vivre ces changements, quand elle est celle qui contribue le plus aux conditions vantées comme idéales de Singapour (surtout pour l'activité économique), non seulement par l'impôt, mais aussi par la conscription: les forces armées, et leur crédibilité par rapport à l'environnement (cad des grands adversaires/emmerdeurs potentiels), reposent sur l'unité nationale, la volonté de participer/contribuer ET le nombre que seule la conscription peut fournir (une armée pro, à budget égal, procurerait nettement moins de capacité, et surtout de résilience potentielle: de bonnes unités de pointe, mais pas grand-chose derrière). Si les nationaux en viennent à représenter 60, puis 50% de la population effective de l'Etat, n'y a t-il pas risque de voir de la grogne d'avoir à contribuer beaucoup plus (dont le temps de service et le risque de mobilisation) que tous les habitants qui viennent juste résider et profiter, et ce alors même que les ressources risquent d'être moins abondantes, que le Singapourien se fera de plus en plus rare, et que plusieurs pans de population auront plus de mal à gagner leur vie? Le pays a une certaine rente (notamment via les détroits), mais ça pourrait ne pas être du tout suffisant. Quand à ouvrir grand les vannes de l'immigration avec nationalisation à la clé, ça ouvre une autre boîte de Pandore dans ces contrées où appartenance ethnique et nationale ont encore un sens fort. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Pas vraiment exact sur le point des "élites" du parti républicain: assez peu sont trumpiens, même si évidemment, un certain nombre de candidats, et une petite portion d'élus, sont maintenant des adhérents du leader supremo à la choucroute rouge jaune bizarre sur la tête. Il y a eu trop peu de temps, il y a beaucoup trop peu d'organisation côté Trump, beaucoup trop peu de personnels.... Il y a, en revanche, une trouille phénoménale chez les élus au Congrès qui les montre pour ce qu'ils (la majorité des élus... Des deux partis d'ailleurs) sont réellement: des arrivistes, carriéristes, profiteurs sans la moindre paire de couille à se partager. Côté hauts fonctionnaires et domaine judiciaire, c'est encore plus caricatural: pas beaucoup de trumpiens là-bas, beaucoup de conservateurs allant du "calme" au hardcore, et quelques trumpiens qui pointent le bout de leur nez et, dans la foulée des nominations depuis l'an dernier, ont commencé à se faire quelques places malgré un manque flagrant de qualifications dans bien des cas. Côté gens qualifiés, pas vraiment beaucoup de trumpiens.... Mais beaucoup de silence et d'essais de camouflage et de retenue de respiration quand ils marchent dans un couloir. Mais il faut se rendre compte d'une réalité, quand on dit que le GOP (dans sa base électorale militante) est devenu plus trumpien qu'autre chose: les blocs électoraux fondamentaux demeurent (essentiellement conservateurs -le plus large groupe-, religieux et populistes), mais une composante nouvelle s'est insinuée dans le mix, rendue possible par le Donald, mais aussi par l'époque et les médias.... Une trouille et/ou un dégoût monumental de l'adversaire, aiguillée par la culture médiatique ambiante et les nouvelles façons de communiquer (dont on est encore en train de comprendre à quel point elles constituent un changement majeur, potentiellement létal pour la démocratie, voire la cohésion sociale d'un pays), dont l'effet principal est de pousser au radicalisme les portions les plus politiquement/médiatiquement engagées de la population. Du côté du GOP, cela induit un braquage complet contre ce qui est vu comme la dangerosité des démocrates (qui sont dans un processus assez similaire), contre laquelle, pour bien des raisons et par le simple fait d'être dans la position du leader, Trump incarne le seul rempart considéré comme viable. L'hystérie ambiante, savamment et commercialement entretenue par toutes les parties actives présentes dans le "jeu", fait l'essentiel du reste du boulot. Le débat sur la crise migratoire et la séparation familiale l'illustre bien: politique commencée sous George Bush Jr, elle a donné des images comme on ne les aime pas depuis bientôt 2 décennies, y compris sous Obama (et beaucoup d'images qu'on voit depuis 2-3 semaines viennent de stocks médias pris sous Obama, particulièrement de la crise de 2014-2016), et personne ne rappelle que la contrainte légale de séparer les familles date d'un arrêt de la cour suprême de 2016 qui visait à empêcher d'avoir les enfants en prison avec leurs parents. Sur le plan technique, ICE a appliqué la loi telle qu'elle était à l'issue de l'administration Obama, le retard de Trump à ordonner une action exécutive étant devenu une faute politique parce que le camp d'en face a décidé d'une attaque médiatique massive sur un sujet dont il était autant coupable, ce qui s'est d'ailleurs vu quand, pendant la première semaine du scandale, les démocrate au Congrès ont refusé de voter deux textes (un issu de la MB, un issu du Sénat, chapeauté ironiquement par Ted Cruz) visant à résoudre la situation sur le sujet des familles. La polémique était politiquement trop bonne pour les démocrates pour qu'ils aient intérêt à ce que les choses changent (et nul doute qu'à leur place, les Reps en auraient fait autant). Qu'est-ce que la souffrance des migrants par rapport à une bonne couverture médiatique et une matraque pour taper sur le camp d'en face et avancer la ligne narrative que les républicains sont rien que des nazis? Et la presse veut ce genre de clicks (vu ses audiences, elle a besoin de tels scandales). Mais à l'intérieur du parti républicain, il y a moins de changement que de gens qui font le dos rond, et surtout d'éltes qui s'écrasent, parfois très lâchement. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
Ou, plus classe que Terence Hill.... Comment on dit "personne" en latin? Mmmmmmh, jeune homme, avez-vous révisé pour le cour de langues anciennes? Mmmmm? Nemo: arce que le capitaine éponyme, c'est plus classe, et plus porteur de sens sociétal qu'un putain de western spaguetti parodique (et pis c'est français, ça monsieur). VOOUUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS! Je suis celui avec un soleil! Et toi? Ca m'étonne toujours, la réaction corporate face à ces mouvements d'opinion: dans la plupart des cas, ce sont des tempêtes dans un verre d'eau, cad assez peu de monde sur Twitter & Co (au pire, quelques milliers/dizaines de milliers, mais de tels chiffres, c'est rare), et très rarement des consommateurs: ce sont surtout des glandus trop souvent en ligne qui donnent leur avis sur tout et rien, consomment peu de ce qu'ils critiquent, se lassent vite et suivent ce qui trend. Et ce genre de polémique ou boycott, dont les effets sont souvent peu impactants, voire pas du tout, disparaissent aussi vite qu'ils sont apparus (l'attention allant à la prochaine indignation), sans laisser de trace. Mais beaucoup de compagnies réagissent avec des mea culpa en direct, de grands battages de poitrines avec des larmes et tout et tout, souvent des décisions économiques au moins symboliques (genre ces entraînements foireux à la "sensibilité ethnique", "anti-harcèlement".... Reposant sur de la pseudoscience et prouvés sans effets. Mais aussi des donations, des renoncements à tel ou tel sponsoring...). Elles font bien plus que faire le dos rond: elles cèdent à une polémique à la minute où elle survient, sans doute par crainte que ça ne grandisse, mais dans les faits, ça revient à encourager la chose plus qu'à la calmer. J'imagine bien que beaucoup reviennent sur leurs décisions à la minute où la colère va voir ailleurs (Hannity, par exemple, comme d'autres, a retrouvé ses sponsors quelques semaines après, sans que ce soit crié sur les toits). Je ne sais pas si ce genre de réactions est gérable à terme, surtout si une société, en tout cas sa portion d'hystériques, trolls et permanents sur internet, se structure toujours un peu plus en "clans" et "méta-clans"/factions online, qui réagissent à tout et rien, parfois juste pour faire chier, se faire un nom, "gagner des points" (visibilité, likes, followers....) ou se sentir important. J'ai plutôt l'impression que les départements com et consultants com/marketing, dans leurs services médias sociaux, gonflent leur propre importance par cette surréaction constante qui justifie leur existence et les fait mousser: travers d'une nouvelle profession encore pas bien rôdée? Ratés dus aux boucles extra-courte de cette forme de communication de crise? J'imagine qu'il doit y avoir quelques travaux, études, mémos et dissert dessus. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
J'ai au final l'impression que tout cela accompagne les changements technologiques et économiques de notre temps, sur fond de disparition (en partie forcée, notamment via l'éducation) du sentiment national: la communauté nationale disparaissant dans de nombreux aspects (la "chose publique" devenue vague/floue, peu mise en valeur ou attractive, l'Etat réduit à un fournisseur de services mis en commun par inertie/habitude plus qu'autre chose, ridiculisation ou démonisation du patriotisme dans ses manifestations....) et avant tout comme référentiel identifiant et structurant, d'autres référents prennent sa place, dans le cadre d'une société où quasiment tous les aspects de la vie sont maintenant ciblés par tel ou tel marketing qui lui vise à segmenter la population en publics cibles pour des produits auxquels tout est fait pour leur donner un caractère identifiant/attachant émotionnellement (pour fidéliser, se démarquer de la concurrence....) dans un assaut quotidient surfinancé et omniprésent dans tout ce qu'on voit, vit, entend.... Bref, la population est atomisée en petits groupes ethniques, socio-économiques, culturels, religieux, idéologiques.... Avec de moins en moins de ciment pour unir ces briques différentes et une concurrence sans cesse croissante pour récupérer une partie de ce marché laissé vacant, pour lequel toute une gamme d'acteurs de tous types (commerciaux, idéologiques, religieux, raciaux, culturels...) se structurent et se renforcent. Où l'on s'aperçoit que l'avenir est à la guerre tribale, à une nouvelle féodalité (avec un centre faible dans beaucoup d'aspects - et autoritaro-technocratique dans d'autres-, des groupes peu coopératifs voire antagonistes, des droits et devoirs différents pour chacun....), à moins d'un réveil, s'il est possible, du national et de la "chose commune". Je sais plus qui disait que le XXIème siècle serait spirituel (ou religieux) ou ne serait pas: je suis assez d'accord avec le principe, si l'on prend la chose au sens large. Ce qu'on voit dans beaucoup de cas, ce sont des groupes proposant du "sens" et de l'identité quasiment au niveau métaphysique (avec toutes les absurdités, croyances sans fondement, raisonnements absolutistes, intolérances, vues généralistes/holistiques du monde.... Que cela suppose), qu'il s'agisse de religions traditionnelles, d'idéologies et opinions politiques.... Pour un public qui en redemande à un degré pas forcément vu dans l'histoire récente (sauf peut-être au moment de la montée du communisme et, brièvement, des fascismes, mais eux s'appuyaient sur le nationalisme et une forme ou une autre de socialisme). Dans le principe, c'est pas si nouveau, mais pour nous, c'est problématique parce que la communauté nationale est très affaiblie, et apparemment pas forcément désireuse de se défendre. -
USA - Criailleries 2 - Rumeurs, controverses, polémiques
Tancrède a répondu à un(e) sujet de rogue0 dans Politique etrangère / Relations internationales
La multiplication de ce genre de problèmes pose actuellement des questions de deux ordres: - la recrudescence de telles instances sur le sujet des opinions politiques et affiliations supposées à telle idéologie, tel courant d'opinion, tel "groupe" électoral et/ou culturel.... Va poser de plus en plus de problèmes au commerce, qui se trouve souvent devoir prendre parti, opérer en damage control parce que tel ou tel événement a été interprété, dans les médias sociaux et/ou les médias, comme ayant un caractère lié à une patate chaude (vraie ou non) politique (voir la récente polémique à Starbucks autour d'un incident supposément raciste, ou celle entourant le PDG de Chick Fill A, toutes deux de pures créations sensationalistes avec de vrais effets politiques et économiques).... Si la consommation et plus encore l'image, parce que ces polémiques sont souvent faites surtout par des non consommateurs) se politise à grande échelle, le business va avoir des problèmes et la chose va encore plus polariser l'opinion et aiguiser la tendance actuelle à la confrontation, parfois physique, comme premier réflexe pavlovien, et à la négation de tout processus d'examen d'un cas invidividuel, ce qui détruit des vies, des commerces, des marques. - dans le principe, cela renvoie au sujet de la discrimination dans les affaires: un commerçant a t-il le droit de choisir ses clients, de refuser de vendre un bien/service? Si oui, dans quelle mesure? Le récent cas d'un pâtisser chrétien ayant refusé de faire un gâteau spécialement pour un mariage gay (à un faux couple qui était là pour provoquer l'incident et en faire une affaire judiciaire) est illustratif à cet égard dans sa complexité, et à mettre en parallèle des cas récemment observés de bars ou restaurants ayant refusé de servir, ou fait partir, des clients républicains et/ou pro-Trump. La différence, au moins aux USA, réside apparemment dans le fait qu'un commerçant n'a apparemment pas le droit de refuser son service à quelqu'un sous prétexte de caractéristiques "inchangeables" (sexe, orientation sexuelle, race, pour l'essentiel). Le cas du pâtisser tournait autour du fait qu'il ne refusait pas de vendre ses gâteaux standards et n'avait jamais refusé un client gay, mais qu'il ne voulait pas faire un gâteau sur mesure pour un mariage gay, contre le principe duquel il avait voté, et était, de par sa religion (ce qui soulève entre autres la question de déterminer légalement si la religion est juste une opinion ou quelque chose à part.... Raison pour laquelle elle est mentionnée spécifiquement dans beaucoup de constitutions), ce qui dans sa vision aurait fait de lui un participant actif (en tant que créateur). Dans cette optique, il n'a pas refusé un client gay, il a juste refusé de participer à un mariage gay (c'est le domaine juridique, donc enculer des mouches est la règle), ce qui n'est pas une caractéristique inaliénable d'un individu, mais un choix (personne vous force à vous marier.... A part Bobonne). Dans le cas d'un bar ou d'un restau qui fout dehors un républicain, aucune de ces "caractéristiques inchangeables" ne joue: les opinions et affiliations politiques ne sont pas couvertes par la loi, et donc la discrimination est tout à fait possible, et légale. Ca soulève un autre débat, mais la loi semble assez claire là-dessus. Bref, on peut se trouver en face de futurs problèmes massifs pour l'activité économique, sous l'impact des changements de culture et surtout de comportements, entre autres encouragés par les (plus tellement) nouvelles technologies, et risquer de voir les clientèles se segmenter aussi selon des lignes politiques, de voir le "dollar voting" devenir une norme de consommation, d'avoir encore moins de choses unifiant une population (si même des marques iconiques doivent choisir un camp).... On a déjà vu pas mal de signes dans div ers secteurs, comme le fait que Ben & Jerry's est devenue une marque purement "liberal" consciemment évitée par une partie du public conservateur (pas à des niveaux choquants ceci dit), que plusieurs marques de bières sont ainsi politiquement connotées, ou, surtout, la fréquentation du football dans les stades ou l'audience télé depuis les incidents répétés et très médiatisés de joueurs prenant la pose pour protester la violence policière pendant l'hymne national, alliés à la politisation de la chaîne sportive dominante aux USA, ESPN (abonnements au câble en chute libre et désabonnements spécifiques d'ESPN aussi, baisse marquée de fréquentation des stades....). Au final, ces choses ne sont bonnes pour personne (ouais, je doute que le temps économisé soit remplacé par la lecture de Guerre et Paix ou de traités de sciences politiques). Pas vraiment: je suis sûr que certaines mouvances réclameraient ce genre de trucs, mais dans l'ensemble, c'est pas vrai. En revanche, il y a une forte position libertarienne, en moyenne plus présente à droite mais pas mal aussi à gauche et chez les divers "indépendants" (où se trouvent une bonne partie des libertariens), qui se méfie beaucoup plus d'actions du gouvernement disant au commerce ce qu'il doit faire jusque dans les plus petites choses, que de ce que les dits commerces peuvent faire dans ce registre, invoquant l'idée, souvent assez juste, que si des gens veulent discriminer de cette façon, ils se tireront une balle dans le pied en se privant de pans de clientèles, et se feront ultimement bouffer par la concurrence, alors même que, surtout dans le cas du commerce de détail, il peut leur être utile de pouvoir refuser des clients (emmerdeurs, dangereux....), y compris pour des raisons de conscience (on est dans le cas de deux subjectivités et consciences: comment arbitrer? Qui est le plus blessé? Celui qu'on force à vendre, ou celui à qui l'on refuse de vendre?), parce que charbonnier a le droit d'être maître chez soi. Evidemment, ce raisonnement ne marche réellement que dans les lieux où il y a de la concurrence plus ou moins rapidement accessible, et l'impératif de ne refuser de service à personne a son utilité quand on parle de certains biens et services plus que d'autres (alimentation de base et eau en premier lieu, par exemple), ce qui amène à poser la question de savoir si, même en l'état actuel des choses, la loi faisant équivaloir tout commerce et toute situation a toute sa pertinence. Cela renvoie aussi à la question évoquée plus haut de savoir si la discrimination, donc le refus de service, pour des opinions politiques réelles ou supposées, ou pour d'autres raisons (aspect physique? Habillement? Odeur? Et mille autres trucs), est acceptable, surtout si on parle de biens et services cruciaux dans des zones avec peu/pas d'alternatives, plutôt que d'un putain de gâteau de mariage. Si elle n'est pas acceptable, alors les bars et restaus évoqués sont en tort (dans quelle mesure une opinion est-elle réellement un choix?). Perso, je m'avoue plus libertarien (droit de refuser et pour le commerçant d'être patron chez lui) pour les villes, grandes et moyennes, et pas du tout ailleurs (où le choix n'existe pas, ou très peu), du moins pour des biens et services essentiels. Et incapable de trancher pour une solution unique entre les deux. -
[BREXIT]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Politique etrangère / Relations internationales
Et Boris est très doué pour casser les oeufs à tout le monde . -
Allemagne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
I'm calling Bullshit: au temps de Talleyrand, les Prussiens n'avaient pas de casque à pointe. Il n'a pas pu dire ça. Tu as été repéré, les drones t'observent, les troupes d'intervention sont en route.... -
N'exagérons rien: les trucages des admissions sont une réalité, parfois une très présente suivant les établissements (certains en Californie n'ont que 20 à 25% de blancs, alors qu'ils sont 40% de la population de l'Etat) en raison de la puissance des motivations idéologiques (entre autres). Mais la démographie locale joue aussi fortement: même si les universités prennent des étudiants de tout le pays, et sont même incitées à prendre plus d'étrangers et d'étudiants d'un autre Etat (tarif plus élevé: ceux de l'Etat ont de forts rabais), loin des clichés de la télé, les universités US sont avant tout une réalité locale, en tout cas à l'échelle de l'Etat où elles se trouvent. Et la démographie dit qu'il y a vraiment BEAUCOUP plus d'Asiatiques en Californie que dans le Massachussets (là où se trouve le MIT).