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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. https://money.cnn.com/2018/08/09/media/tribune-sinclair/index.html La grande fusion de Sinclair Broadcast Group avec Tribune Media est annulée par la FCC, suite aux doutes émis par les experts sur les dispositions prises par Sinclair pour éviter d'enfreindre les lois antitrust américaines, en termes d'emprise sur le marché des médias locaux. Sinclair était supposé vendre certains réseaux et chaînes afin d'acquérir ceux de Tribune Media, et il est apparu que ces cessions étaient, au moins en partie, d'apparence seulement, des partenaires/affiliés/actionnaires de Sinclair gardant le contrôle des dits réseaux et chaînes, ce qui aurait vidé de telles cessions de toute réalité autre que purement juridique. Le Board de Tribune a donc profité de la première date légale pour se retirer de la négociation, et en a profité pour intenter un procès à Sinclair pour les pertes et dommages encourus pendant le processus finalement infructueux, affirmant que Sinclair avait sciemment évité la procédure recommandée par la FCC et n'avait pas respecté ses obligations contractuelles, poussant le vice jusqu'à menacer le Department of Justice de multiples procès.
  2. 180 roquettes et obus ont frappé Israël, qui s'est mis à répondre, tapant 150 cibles à Gaza entre mercredi soir et jeudi. Un genre de trève semble avoir été conclu, "pour éviter l'escalade". https://www.reuters.com/article/us-israel-palestinians/hamas-fires-rockets-israel-bombs-gaza-amid-talk-of-truce-idUSKBN1KT1I7
  3. Juste sur ce point; il est peut-être plus facile pour un musulman citoyen israélien d'avoir certains accès (phénomène de minorité? Est-ce pour tout les musulmans ou certains pans de la population? Quotas ou politiques incitatives?), mais certainement pas pour un palestinien. Au final, la situation renvoie Israël face à la réalité de terrain: vu que la solution à deux Etats est depuis un bail devenue juste un argument creux pour blablater à la télé, ou un fantasme pour abrutis et doux rêveurs, la question se pose en termes différents, à savoir la solution à un Etat, ou continuer la politique du pire menée actuellement jusqu'à sa conclusion logique (un bain de sang ou quelque chose du genre). Les deux sont inacceptables, mais pas pour les mêmes personnes: Israël ne pourra aucunement se résoudre à la première, et la seconde lui posera un nombre de problèmes exponentiels et une pression accrue de l'extérieur, dans un contexte (actuellement) qui tend au raidissement de chacun sur les fondamentaux de ses positions, et à une radicalisation tous azimuths. .Dans cette optique, la récente loi telle qu'elle a été votée va poser beaucoup de problèmes pour quelque chose qui ne visait sans doute qu'à satisfaire les hurleurs de l'ultra-droite: s'aliéner un nombre croissant de musulmans effectivement citoyens ne va aider personne, et va au contraire amplifier tous les sujets de contestation sur les discriminations, petites et grandes, au sein de la société israélienne. Si même les Druzes se mettent à râler, y'a comme un problème.
  4. L'une des causes fut la longue sécheresse (plusieurs années de suite) qui a frappé la Californie jusqu'à l'an dernier, permettant à une vaste masse de bois mort et de broussaille (type Chaparral/maquis) de s'accumuler, qui n'a pas été traitée/liquidée comme elle aurait du l'être. C'est la part légitime de ce que Trump pointait. Il a ensuite merdé en twittant sur les rivières et la quantité d'eau disponible pour traiter les incendies, en alignant connerie sur connerie, disant que les rivières étaient détournées pour aller se vider inutilement dans l'océan.... Outre le fait que c'est la trajectoire naturelle des rivières, apparemment, personne ne lui a dit que très peu d'eau des rivières californiennes parvient effectivement à l'océan, tant l'usage préalable en est massif, principalement pour l'agriculture, les lacs de retenue, la production électrique, la consommation domestique et industrielle et..... La constitution de réservoirs de grande taille pour combattre les incendies. Avec maintenant plus de 14 000 pompiers occupés par les incendies actifs, dont plus de la moitié pour les 2 principaux (Carr, et Mendocino, qui est passé devant le premier depuis une semaine, et bat tous les records de superficie et intensité), c'est à se demander comment tous ces gens opèrent s'il n'y a pas assez d'eau: ils pissent sur les flammes? La MB est censée avoir des conseillers scientifiques... Encore faut-il que quelqu'un écoute.
  5. Trudeau a du sérieusement prendre en compte le fait qu'il a gravement besoin d'un boost en termes d'image, pour lancer cette polémique débile qui sort vraiment de nulle part: c'est pas comme si il était pas en place depuis un bail et si l'AS n'avait pas un comportement hautement criticable sur ces sujets depuis bien plus longtemps. Comme souvent, le timing parle bien plus que le fait. Et y vont faire quoi les Saoudis, à part ces trucs de bourses universitaires? Un embargo sur les importations de poutine? Y z'oseraient pas......
  6. J'ai essayé de formuler mon avis: la méthode est dégueulasse, mais je comprends l'objectif. Je ne prononce pas de jugement moral vu que c'est pas mon pays ni mes impôts. Ils ont essayé de résoudre une contradiction fondamentale avec une méthode pourrie, sans doute parce que politiquement, il aurait été impossible d'établir un tel changement officiellement. Et sans doute illégal. Mes posts essayaient simplement de pointer qu'ils sont en face de contradictions qui, dans leur situation (surtout démographique, mais pas que), sont purement et simplement irréconciliables, à moins d'imposer, on ne sait trop comment, un changement structurel. Quand au numerus clausus, disons qu'il faut voir les problèmes qu'il pose en France, qui se ramènent au final en grande partie aux budgets dispos, à la taille du marché et à ce qu'il peut payer les médecins à l'arrivée (ce dernier point étant une des grandes causes du manque de médecins). J'ai pas dit que ce qui s'est passé était bien, juste que les systèmes de santé des pays développés, un peu partout, se retrouvent actuellement en face de beaucoup de leurs contradictions et problèmes intrinsèques, et que personne ne sait réellement quoi faire, surtout dans la limite des moyens effectivement disponibles. Et en attendant, pour opérer au jour le jour, ceux qui administrent ces systèmes font des rustines, des arbitrages pourris.... L'indignation morale ne sert pas à grand-chose, sinon à se voiler la face. Et comme d'habitude, c'est la seule chose à laquelle les médias se limiteront, parce que l'outrage est l'essence de leur business model actuel.
  7. Ou comment Adolf s'est fait coureur de rallye en Alaska après une fuite discrète? Dans ta gueule, la thèse éculée du refuge des ex-nazis au Paraguay et en Argentine! Personne n'a vu venir l'hypothèse de l'Alaska, hein?
  8. J'attends d'avoir des observations d'un des journalistes indépendants que je suis (je crois que j'ai montré une vidéo de lui sur le forum récemment): il anticipe l'événement depuis quelques semaines, et a suivi le "build up" préalable des deux côtés de la barrière, avant de se rendre sur place. Il a déjà sorti des vidéos live de l'événement, mais j'attends ses premières synthèses (ce soir), parce qu'une chose est sûre, la version des grands médias suivra l'axe narratif dominant, avec peu de variations. Les mouvements impliqués, à droite, n'ont pas vraiment droit au qualificatif "extrême droite". Tout au plus "droite dure", et certainement pas à caractère ethnique: les "Proud Boys" de l'humoriste (notion débattable) Gavin McInnes sont un mouvement sans connotation raciale (pourcentage significatif de gens dits "de couleur".... Si, si, ça se dit encore aux USA) mais à vocation claire anti-PC, "occidentaliste" (pour les "valeurs" invoquées, et avant tout la liberté de parole) et assez clairement conservatrice. Le groupe "Patriot Prayer" est lui aussi multi-ethnique, plus difficile à cerner, même s'il est clairement entre nationalisme pur et dur et affirmation patriotique (trouve le juste milieu qui peut), plus religieux et tout aussi militant. Principalement, ce sont des groupes qui concentrent une bonne part de leur activité sur la côte ouest qu'ils jugent "passée au communisme" et discriminatoire à l'encontre de l'essentiel du spectre politique (selon eux, tout ce qui s'y trouve à la droite de Lénine est "l'ennemi" de la gauche militante). Il est tout aussi clair qu'il y a une proportion de membres purement d'extrême droite dans leurs rangs (qu'ils essaient d'exclure, percevant le danger médiatique) qui essaient de joindre un "mouvement qui marche" et évitent les "hate groups" qui (contrairement à ce que clame la presse, la gauche....) ne font pas du tout recette même à l'ère Trump. Pour la note, même le très idéologique (depuis quelques années, c'est devenu leur business model) et militant Southern Poverty Law Center, une organisation censément "neutre" (heum) recensant groupes et individus à voir comme "hate groups", n'arrive pas à les classer comme tels (et c'est pas faute de le vouloir). Mais ça n'empêche pas les médias de le faire à la première occasion, parce que hein.... En face, on a tout ce qui se regroupe plus ou moins sous l'étiquette "antifa", soit une litanie de groupes plus ou moins formalisés, dont le "by any means necessary" qui a déjà moultement clashé avec les groupes susmentionnés. Eux béénficient d'un assez large soutien de facto de la presse qui leur pardonne tout et reste aveugle à l'idéologie prônée, tant qu'on la planque sous le noble slogan de "anti-fascisme" ("fascisme", ces jours-ci, voulant dire "est en désaccord avec moi"). De même du côté d'une certaine portion des foules étudiantes: on va dire qu'une part des étudiants (et beaucoup de profs, qui sont souvent membres) en sciences sociales et humanités leur passent aussi tout et constituent à l'occasion des bataillons (assez passifs) dans les événements de rue ou sur campus, parce que l'étiquette "antifasciste" marche (même s'il n'y a pas de fascistes en face.... On les cherche toujours, en fait) et que l'effet de troupeau est plus de ce côté ces temps-ci. Au final, on a surtout une grande impression que ces groupes n'existent réellement que pour clasher dans la rue et se troller en ligne et dans le monde réel, parce qu'ils ne mènent pas vraiment beaucoup d'actions concrètes promouvant autre chose que le fait de gueuler contre l'adversaire réel ou perçu, et se pointer quand quelqu'un qu'ils n'aiment pas va parler, pour foutre la merde. Les "Proud Boys" se la jouent un peu "fight club" hors des événements de rue, essaient de fonctionner comme un mouvement de jeunesse, mais à part ça, tous sont là pour être du muscle pour de l'action concrète à visée médiatique (souvent par des tactiques plus ou moins au point), des manoeuvres pour donner une mauvaise image à l'adversaire (false flag....) et autres joyeusetés assez improductives, mais spectaculaires réunissant des gens avec un trop plein d'énergie mal dirigée, beaucoup de frustrations et de rancoeur. Il est difficile aujourd'hui d'arriver à évaluer les effectifs de ces organisations, et leur capacité réelle à mobiliser des militants actifs dans la rue, mais ils ont connu une certaine croissance, et des événements comme Portland (en fait, là, c'est Portland II: c'est une ville "chaude" pour ces rencontres) servent en définitive surtout à se faire de la pub, à attirer l'attention sur eux et à faire venir du monde. Parce que si vraiment Antifa & co voulait que les soi-disant "fascistes" se plantent, ils n'avaient qu'à rester chez eux: personne, aucune caméra n'aurait daigné s'intéresser à quelques bandes de militants conservateurs défilant dans une rue, et la journée se serait vite effacée comme un samedi d'été de plus à Portland, sans rien de notable. Mais c'est le jeu que ces organisations jouent: elles visent à grandir, à pratiquer la politique du pire et à manoeuvrer la perception des médias et de la population. Elles VEULENT aller au clash. Elles VEULENT que les choses partent en sucette. L'extrême gauche pour recruter, se légitimer et influer, la droite pour exposer le décalage entre réalité et discours médiatique (et casser du gauchiste). Les antifas ont pour l'instant un vaste avantage institutionnel (médias, staffs universitaires, perception des étudiants militants), mais ça ne semble pas prendre aussi largement qu'ils veulent, sans doute parce que l'adversaire n'est pas suffisamment ce qu'ils disent qu'il est et que les médias sont de nos jours trop décrédibilisés pour influer à ce point sur l'opinion. Sans doute aussi parce qu'il est difficile de convaincre quand la méthode est de foutre la merde, de balancer du gaz lacrymo, de frapper avec des barres à mine.... Qu'on ne se trompe pas: tous ces gens veulent cogner, quel que soit le prétexte invoqué, et/ou ils sont là pour faire passer leurs adversaires pour des monstres. République de Weimar-style... En minature et fait par des gamins aimant leur confort et sécurité , jusqu'à un certain point seulement parce qu'à force, l'escalade devient la règle à chaque événement.
  9. Avec tous ces poils et ce cholestérol dont je suis pas sûr qu'on puisse en filtrer assez au chinois? Ouuuaaaaaiiiiif. Je vais passer. Préfère encore schnourfler de la fumée de Balrog. Tu vois Juncker comme un nain? Chais bien qu'il est pas super grand, mais quand même.... Ou alors c'est l'alcoolisme qui te fait faire le rapprochement? Ceci dit, comme pour les nains, on sait que Juncker n'est pas mélomane: s'il l'était, il saurait que c'est le bateau qui est ivre, pas le capitaine.
  10. On a vu récemment (je crois que c'est mentionné dans le topic sur la santé) qu'il manquait plus de 20 000 médecins en France.... La manière de compter est imparfaite: il faudrait aussi regarder la chose sous l'angle du nombre d'heures de médecine disponibles à l'année (et aussi la ramener à chaque "tête de médecin") pour mieux piger le tableau, parce que le nombre de médecins pris tout seul, à un certain point, permet de cacher une partie du problème. Et ce problème va empirer, parce que ça veut dire qu'il va falloir dépenser beaucoup plus en formation et en salaires (et installations....) pour avoir une quantité de service équivalente ou même inférieure (sans même compter les autres coûts inhérents à l'inflation médicale: coût du matos et de la formation continue, des procédures et médocs....). Honnêtement, à moins qu'on repère dans les actes de ces décideurs japonais des motivations purement liées à un préjudice sexiste, j'ai du mal à les pointer du doigt. C'est dur, à un certain degré très injuste, mais c'est aussi assez pragmatique, dès lors que la formation est payée en grande partie par la collectivité, qui a le droit à un certain retour sur investissement. Ou alors il faut changer la nature du "contrat" avec les candidats et étudiants en médecine: ceux qui sont admis dans de tels cursus doivent un nombre donné d'heures, de jours, d'année de travail, proportionné à l'investissement public dans leur éducation (ceux qui ne veulent pas d'une telle obligation paient leur propre formation). Y'a un moment où le droit au libre épanouissement de chacun rencontre la dure réalité des besoins et des ressources disponibles.
  11. C'est un problème observé un peu partout: en moyenne, les femmes dans de telles professions tendent à bosser beaucoup moins d'heures, surtout quand le cap des 30 ans se pointe: quelques années sabbatiques ou en semi activité pour les enfants, plus des horaires moins lourds après, ce qui, au niveau macro, réduit très significativement le nombre d'heures de travail de médecins disponibles, et tend dans certains cas à disproportionnellement surcharger ceux qui n'optent pas pour de tels changements de vie (surtout les hommes, plus une proportion donnée de femmes). Si les individus en question financent leurs études par eux-mêmes, la question n'a pas lieu d'être: ça les regarde. Si les études sont financées au moins en partie par la collectivité, le procédé est puant, mais il a une logique légitime, surtout dans un pays où à la fois la natalité et le besoin de médecins sont des questions aussi vitales. Dans une culture où le besoin du collectif est un impératif plus puissant qu'ailleurs, j'imagine que de tels arbitrages sont plus fréquents. Former des médecins est cher, l'effectif voulant et pouvant suivre cette voie est limité, il faut donc concilier des impératifs en bonne partie incompatibles: garantir l'accès de ces gens ET maximiser les chances d'obtenir d'eux la plus grande disponibilté sur la plus longue durée. Quoiqu'il arrive, vu la situation démographique et et la somme des choix et impératifs individuels.... Les Japs sont dans la merde.
  12. Le problème avec de tels investissements, c'est qu'il faut que de l'activité économique durable s'installe pour transformer l'essai, sinon ce sont des ressources dépensées en pure perte, et des espoirs brisés. C'est là où on retrouve le problème présent partout dans les sociétés post-industrielles: trop peu de jobs, surtout pour les moins qualifiés (qui sont très nombreux).
  13. J'ai qu'une presse pour le canard au sang.... Tu crois que ça marcherait ?
  14. Dieu merci je m'emmerde plus à essayer de suivre la télé française et ses changements depuis bientôt 8-9 ans.... Tout par le net, et la vie est plus simple.
  15. Je ne veux absolument pas savoir par quelle méthode tu obtiens la moindre goutte d'un quelconque jus d'un balrog. Je sais qu'on est samedi soir (et le premier du mois .... Les anciens abonnés Canal+ comprendront), mais c'est dégueulasse. Même pour un nain. Toi, tu viens de te marquer à vie comme souffrant de geekisme aigu . Grillé!
  16. Sauf qu'aujourd'hui, ça impliquerait des nanas en toge, ce qui ne marche pas du tout: non seulement ce n'est pas convenable (étiquette romaine), mais en plus ce serait assez ridicule. La toge est un (sur) vêtement qui ne pardonne pas à ceux qui ne sont pas grands, plutôt fins, et larges d'épaules. Ca, ce n'est pas le cas: les commentaires composant De Bello Gallico ont été écrits par César et son général/homme de lettre Aulus Hirtius, et ce en latin dès l'inception. Quel intérêt y'aurait-il eu de les écrire en grec étant donné qu'il s'agissait d'ouvrages destinés à être lus au public romain (Sénat, classe équestre ET le peuple, ce dernier plus voué à l'entendre dit sur le forum qu'à lire) aussi vite que possible après leur écriture (César entretenait une navette qui ne le plaçait jamais à plus de deux, parfois trois, semaines de Rome pour la correspondance, afin de garder connaissance et contrôle de la situation politique, sans quoi il était fini) pour assurer sa continuelle popularité. C'était au contraire fait pour être le plus rapidement disponible et le plus aisément compréhensible pour le plus grand nombre. Et le grec n'était pas sa langue maternelle: pourquoi l'aurait-ce été? Toute personne éduquée à Rome se devait de parler, lire et écrire parfaitement le grec, mais le latin primait, surtout dans un Etat aussi nationaliste et chauvin que Rome, avec, déjà à ce stade, une forte culture de raffinement en matière de lettres. En bref, l'élite romaine était à ce stade comme les ricains aisés de la fin du XIXème siècle: ils faisaient apprendre le français à leurs gamins parce que ça se fait, que c'était utile, que ça faisait chic, que c'était un marqueur social et que ça ouvrait le champ de la culture, mais le business principal se faisait dans la langue du lieu. Non, non, je préconise, pour l'Europe, le Volapûk. Parce que le nom est marrant. Pas le klingon, c'est américain..... Ou alors on prend l'elfique? Les fans de Tolkien apprécieraient, et ça a été inventé par un linguiste sérieux, en plus d'avoir déjà un début de bagage littéraire disponible.
  17. Tout n'est pas encore clair: la cession des droits est généralement quelque chose qui a une durée limitée. Pour celle de SW au réseau Turner (donc AT&T) c'est jusqu'en 2024 si ils ne revendent pas le bouzin à Disney, avec en plus des droits limités à Netflix, Amazon et HBO (donc AT&T aussi) pour certains produits (les films "non trilogiques" notamment) jusqu'à une date que je n'ai pas vérifiée. Mais la donne du marché est claire maintenant: tous les producteurs de contenus et câblo-opérateurs essaient de créer leur propre service streaming, et beaucoup des premiers le font même avec un catalogue limité et/ou amputé, parce qu'ayant cédé des droits de rediff (comme Disney) pour une durée donnée (tels DC Comics et Studios, donc Warner, donc AT&T, qui a cédé pas mal de droits pour des séries télés qui ne lui appartiennent pas, et va devoir créer son propre contenu avec de telles contraintes). Il est clair que dans les années à venir, on va voir beaucoup de services de streaming payants émerger, faire beaucoup de marketing, produire des centaines de séries et films dont 99% seront des gouffres à fric, rien que pour essayer de gagner des parts de marché (désormais compté en audiences mondiales sur une durée donnée, et non plus l'audimat sur le jour de diffusion, ou même les 7 premiers jours), et une bonne partie de ces services disparaîtra en quelques années, purement et simplement, ou probablement plus rachetés (cad juste le catalogue) par la concurrence qui survivra, jusqu'à ce qu'un certain équilibre soit trouvé avec un nombre limité d'offreurs, et sans doute une certaine hiérarchie d'offreurs, entre les vraiment "mondiaux", les "continentaux (peut-être) et les nationaux, même si j'ai de forts doutes pour ces deux derniers, qui n'existeront vraisemblablement que via des législations particulières préservant certains pans de marchés, donc dépendant de circonstances et politiques locales (Europe? Chine?). En attendant, oui, il est clair que le marché est à la fois en explosion via le fait qu'il devient de plus en plus mondial (relative unification du gâteau général), et limité par le fait que la plupart des ménages n'ont pas un portefeuille infiniment extensible pour s'abonner à tous les services: si on part d'une moyenne tournant autour de 10$ ou euros/mois pour l'accès standard, il va y avoir un plafond atteint rapidement vu l'ampleur de l'effort de production déjà en cours, et celui qui risque d'accompagner ce développement du marché du streaming tel qu'il se profile. Qu'on pense juste au point auquel Netflix est endetté (à cause de leur effort de prod débridé de ces dernières années), alors même que sa part de marché a montré les premiers signes de plafonnement sérieux. Jusqu'à l'explosion de Netflix, et encore jusque très récemment (et c'est en fait encore en cours), une bonne part de l'effort de production venait de chaînes télés "traditionnelles" et du câble (et en plus grand nombre), ce qui avait conduit la somme totale de séries télés faites en Amérique du Nord a représenter, en 2016 5 fois ce qu'elle était en 2001 (et le marché n'a pas vu le nombre de clients ou les sommes dépensées par client multipliés par 5, très loin de là), il semble que la valeur par produit soit appelée à chuter encore plus, et que les sommes nécessaires pour se faire une place, elles, augmentent encore. Beaucoup de signes de bulle bien mature, mais comme on est aussi dans un marché en phase de prise de forme, beaucoup d'investissements nécessaires: seuls les déjà géants avec de sérieuses réserves financières sont appelés à avoir les reins nécessaires à la survie. Maintenant que Disney, AT&T et Comcast (via NBCUniversal) sont dans la course avec des intentions claires et des moyens dédiés, ça va rouler moins facilement pour Netflix et Amazon. Et tous les acteurs petits et moyens qui essaient de faire leur propre streaming pour des catalogues beaucoup plus limités vont avoir du mal à moins de se faire épauler par un grand, du moins une fois que la bulle actuelle aura décru (pour l'instant, beaucoup doivent pouvoir encore attirer des investisseurs assez facilement, ce qui explique l'extrême profusion de services et produits). Quand ce marché entrera en phase de concurrence vraiment rude, les prix devront normalement beaucoup baisser, précisément parce qu'on va découvrir combien les gens sont prêts à payer pour leur offre de loisirs vidéos, à combien de services ils sont prêts à souscrire en même temps. Baisse des prix, diversification de l'offre, promos.... Et, in fine, offres jointes par plusieurs de ces services (chez les survivants). Et sans doute aussi compression relative du nombre de productions, parce que le rythme actuel et celui qui est à prévoir ne seront pas soutenables, surtout alors même que la concurrence se fera plus dure, que l'endettement s'accumulera et que les retours seront du coup bien moindres. Y'a encore une petite décennie, j'arrivais à suivre la majorité des séries qui sortaient (au moins faire un check des premiers épisodes pour voir si j'aime): aujourd'hui, si je peux sampler 10% de ce qui sort et suivre celles que j'aime déjà (en ayant fait, aussi une nouveauté, une sélection beaucoup plus rude qu'avant), c'est le bout du monde. Et je suis plutôt série-vore. L'offre est maintenant tout simplement illisible, difficile à suivre pour tout un chacun. Si en plus il faut se limiter à un nombre réduit de services payants, oui, la piraterie sera un phénomène florissant sur fond de concurrence réellement déchaînée. Mais les premières victimes risquent d'être les chaînes de télé traditionnelles et câblées/TNT, en tant que productrices de contenus. Bon débarras.
  18. Un détail amusant dans la saga SW sous le pavillon Disney: Les droits de retransmission télé des films de la saga ne sont pas la propriété de l'Empire du divertissement, mais dans celle du réseau câblé de Ted Turner, depuis peu la propriété d'AT&T. Disney les avait en effet vendu en 2016, pour une durée de 8 ans, et le deal inclue les droits de retransmission sur les 3 trilogies, y compris celle en cours. Et ce alors même que Disney est en train d'opérer un virage massif vers le streaming pour bouffer le repas de Netflix et Amazon avec son propre service qui sera lancé l'an prochain à partir du service Hulu (changement de nom) qui vient de passer sous le pavillon de Mickey via le rachat de la Fox. Ca la fout mal de ne pas avoir les droits d'une de ses principales franchises (aussi houleuse que sa santé soit actuellement) pour mettre en ligne ses produits. Ce nouveau service de streaming sera de toute façon un titan dès sa naissance, vu le catalogue désormais énorme de Disney (toutes les prods ciné/télé de la marque proprement dite, tout Marvel -y compris la part détenue par Fox, désormais rattachée à l'univers mainstream-, Star Wars, et tout le vaste catalogue Fox), et surtout, l'exclusivité qui sera imposée: toutes les productions (ciné, télé, web) possédées par Disney disparaîtront de Netflix, Amazon et autres en 2019. La bataille des chaînes télé à l'ère du Web prend forme. Mais à ce jour, pour Disney, ce sera sans les films SW jusqu'en 2024, sauf, j'imagine, s'ils choisissent de raquer sec. Mais vu qu'AT&T a décidé de développer son propre service de streaming et sa production, à partir de ses rachats de TimeWarner et Lionsgate , ils pourraient décider de faire chier et de profiter pleinement de tels items pour les débuts de son service. Parfois, avoir de grandes oreilles rondes ne suffit pas...
  19. Tout le monde sait, depuis que Deep Purple a composé et chanté Smoke on the Water, qu'il y a le feu au Lac Léman.... FAKE NEWS.... Comme dirait l'autre.
  20. Pfff, la commodité l'emportera: le latin et ses dérivés n'ont pas eu besoin du maintien de l'Empire Romain, et une bonne partie de l'Afrique utilise encore français et anglais longtemps après la fin de la colonisation. Un véhicule acquis est un véhicule acquis, et il va se passer du temps avant que l'anglais cesse d'être la première langue étrangère enseignée aux enfants en Europe.
  21. Je sais, je sais! J'ai pas vu l'épisode, mais en fait, les deux gars dans la voiture sont là pour un épisode de la caméra cachée! Et à la fin, ils font "tadaaa, on vous a eu"..... Mais ils se font mitrailler.
  22. Et la photo vient d'une pitoyablement mauvaise série (un cumul de mauvais clichés comme on en voit rarement) annulée après une saison..... Mais la vidéo de l'article m'a fait raisonnablement marrer. Ce qui m'a rappelé ce qu'une humoriste américaine revenant d'une tournée USO disait sur son audience militaire: "they want dick jokes, and they want them NOW!" .
  23. Je veux bien, mais seulement si tu trouves un acronyme qui sonne marrant et si possible infantile et scato. Merde, après tout je suis déjà plus ou moins pastafarien, ce qui est un peu la version (pas vraiment) religieuse de la chose. All praise His Holy Noodleness! Ce n'est évidemment pas un débat si facilement manichéen, mais la lumière reste le meilleur, ou le moins mauvais, désinfectant, et une quantification réelle limiterait pour beaucoup (évidemment pas tous) le sentiment de peur, et surtout son caractère non distinctif: les démagogues prospèrent sur les grandes affirmations abstraites, le maniement de généralités, le matraquage de platitudes.... Tout comme, en fait, leurs adversaires (soient de fait d'autres démagogues, déguisés en faux "raisonnables" ou non). Outre qu'on a besoin de telles quantifications pour tirer de meilleurs diagnostics, on en a encore plus besoin pour casser les apprentis tribuns de tous bords dans leurs élans. Cela posera t-il une autre gamme de problèmes? Sans doute, mais je ne les crois pas pire, au contraire, que ceux qu'on se paie maintenant. Et depuis quand faut-il avoir peur des vérités qu'on a les moyens de connaître? Quand au caractère identitariste de la chose, avec risque de segmentation accrue, j'ai bien peur que ce dentifrice là soit déjà hors du tube, qu'on en parle ou non. Décrire la chose ne veut pas dire communautariser la société plus qu'elle ne l'est déjà, surtout si on se mettait à réaffirmer la nation un peu plus sérieusement. Martine, celle des RH, te regarde d'un sale oeil....
  24. La volonté affichée est de "développer le tourisme", et c'est pourquoi ils vont le faire là, dans une des mers les plus polluées du globe (aaaaah, toutes ces maladies de peau des baigneurs aux Emirats, au Qatar.... Que les autorités locales empêchent de devenir médiatiques), et y installer en plus une poubelle nucléaire et une base militaire.... Y'a pas à dire, la logique est imparable.
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