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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
De ton temps aussi? Décidément.... Ouais, y'en a trop. Possibilités: - tu trouveras que tout le monde est con - tu y penseras, puis la seconde d'après, tu auras oublié et..... Oooooh, il est joli le zoziau, et pourquoi maman m'apporte pas mon quatre heure?- 2 408 réponses
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Depuis maintenant quelques semaines, on a vu fleurir dans les meetings de Trump des pancartes "Blacks for Trump", généralement portées par des blancs, et renvoyant à une association dont les stands sont aussi généralement tenus par des blancs. Donald Trump s'est fait une habitude de faire des sorties dessus (essentiellement pour dire "regardez, pas raciste"), les humoristes se sont lâchés dessus, même s'il apparaît qu'il y a aussi des noirs dedans, L'association est en fait tenue par un petit groupe d'afro-américains, menés par un type haut en couleurs qui, jusqu'à hier, n'avais pas fait parler de lui: des journalistes se sont penchés sur son cas et..... Deux choses apparaissent: - c'est un ancien membre d'une secte basée à Miami, "Nation of Yahweh", une dissidence "black supremacist" du déjà très controversé courant des "Noirs hébreus israélites" (à dérives/tendances racistes et suprémacistes), dont le leader prétendait être tout simplement.... Le Messie. La secte a d'abord été connue, à partir des années 80, pour son énorme succès financier, en venant à constituer un empire commerciale de plus de 250 millions de dollars et à avoir une présence dans plus de 1300 villes et 16 pays hors des USA. Mais elle s'est surtout fait connaître au début des années 90 pour une série d'au moins une quinzaine de meurtres rituels: apparemment, pour accéder au cercle supérieur de l'organisation, assassiner un blanc était le ticket d'entrée, ce pourquoi le leader et quelques autres se sont fait choper. Ca plus des charges de racket et d'incendies volontaires. Pour la note, la secte existe toujours et se porte apparemment très bien. - il est à fond dans le trip de la secte, même s'il n'y appartient plus, et, interviewé, s'est lancé dans une grande diatribe de pseudo théologie/histoire imaginaire/théorie du complot pour "démontrer" que Clinton et ses supporters sont des "canaanites", un truc dont j'ai pas compris grand-chose sinon qu'il s'agit d'hybrides vampire-albinos à sang bleu (pas métaphorique) qui ne sortent pas le jour, et dont le nom a évolué au fil de l'histoire: canaanites, hyksos, Egyptiens, Babyloniens..... Et aujourd'hui illuminatis. Et je crois que là, on a le tableau de la seule forme organisée de soutien noir à Trump. Ah oui, et une église noire de Greenville, Mississippi a été incendiée et couverte de graffitis "vote Trump" (on pourra se rassurer en apprenant que la page de crowdfunding pour la reconstruction de la paroisse a levé 10 fois la somme qu'ils espéraient obtenir en moins d'une journée); à ce stade, personne ne sait si c'est l'oeuvre d'électeurs Trump ou d'anti-Trump. Mais je signale l'événement pour faire comprendre l'ambiance qui règne dans certains Etats américains actuellement: cet incendie est représentatif, ce qu'on pouvait voir dans le débat pour une élection sénatoriale de Louisiane à Dillard University (Nouvelle Orléans) où, parmi les 6 candidats ayant passé le seuil de voix nécessaire, se trouvait, pour la première fois depuis 20 ans, David Duke, ex-élu du parlement de Louisiane, condamné pour fraude et évasion fiscale, interdit de séjour dans l'espace Shengen, ex chef du KKK et inspirateur du très controversé site Stormfront (dont la fréquentation a explosé pendant cette campagne), sous l'étiquette républicaine. On se souviendra des rapports ambigus entre lui et Trump, pour qui il a plus que nettement pris parti et fait campagne auprès de son "segment" démographique. .
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Bon, ils le font ou pas ? Qui les Américains éliront-ils le 8 novembre ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Je me demande à quoi ressemblerait un système où non seulement le vote blanc serait comptabilisé, mais où en plus, passé un seuil donné, mettons de 1/3 à 40% des suffrages exprimés, l'élection en serait annulée avec -et c'est tout le point- un dégagement des candidats (ou au moins des candidats n'ayant pas passé un seuil de vote suffisamment élevé, pas juste symbolique), afin d'amener de nouveaux entrants, potentiellement plus à même de rassembler du monde derrière eux. En somme, un vrai moyen de sanction contre une classe politique endogame et endogène, contre le symptôme des éternels même tronches à la télé. "One strike and you're out", et on favorise ainsi le renouvellement de la vie politique, surtout si en plus cela s'inscrit dans un panel plus large de mesures visant cet objectif: limitation du nombre de mandats consécutifs, sévère règlementation des va-et-vient public-privé (du moins dans certaines formes et certains types d'activité) pour certaines professions et mandats électifs (des délais prohibitifs d'attente pour la reconversion notamment), encadrement à la loupe des financements de campagne et revenus de catégories de personnels (élus et fonctionnaires de certaines catégories).... Une élection sur siège éjectable induite par une telle conception du vote blanc risquerait d'être sanglante au début, avant de trouver son équilibre, et présenterait certainement un risque d'instabilité au moins potentiel pour la gouvernance d'un pays, mais il donnerait une réalité à la capacité de sanction par le vote, qui est pour l'instant plus théorique qu'autre chose dès lors que l'offre politique est très limitée, dans la forme (nombre de partis réellement capables de gouverner) comme dans le fond (entrisme et interchangeabilité des courants politiques en terme de gouvernance effective et de lignes idéologiques.... Qui fait qu'il faut atteindre un niveau de ras le bol tel avant de voir une vraie chance de changement, qui n'existe de ce fait que chez les extrêmes). Un facteur limitatif des risques d'un tel système serait de ne l'avoir que pour, par exemple, une présidence forte, et pas pour tout ou partie du parlement: le chef de l'Etat est un personnage fondamental, mais son mode de désignation est radicalement contraint par ce type de processus à haut risque pour un candidat, tandis que le parlement est au moins en partie plus stable. Juste histoire de pas verser dans l'atomisation de la vie politique et une instabilité gouvernementale tout aussi improductives qu'un duopole de grands partis aiguillés par une pensée unique de la gouvernance.- 253 réponses
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co² Effondrement écologique et civilisationnel en ce siècle ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Quand on est con.... On est con.... Popopoom.... C'est bon, au moins on se sentira pas seuls; je suis donc dans les premières années de QI déclinant, donc j'espère avoir évité l'essentiel des dommages . Et pour ceux d'après, c'est bien connu par tout être humain depuis l'aube des temps: les jeunes sont cons, et de mon temps, c'était mieux.- 2 408 réponses
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Les 25 millions sont allés à Trump via la fondation de la famille Ricketts: Ricketts avait d'ambord, comme Adelson, dépendé beaucoup pour faire barrage à Trump pendant les primaires (à hauteur de 6 millions), et a depuis, toujours comme Adelson, changé d'avis assez radicalement. Ces 25 millions sont directement partis dans une vaste campagne publicitaire aussi anti-Clinton (pubs négatives) que pro-Trump, et Adelson avait annoncé en fin de semaine dernière qu'il refoutrait jusqu'à 25 autres millions pour plus de la même chose d'ici au jour J, histoire de maintenir le "media blitz" de fin de course. Ricketts lui-même a contribué un million en septembre avant de vraiment rentrer dans le processus de façon conjointe avec Adelson, dont la donation massive est de la semaine dernière, mais après celle de 10 millions faite en septembre (en fait 2* 5 millions, par lui et sa femme). Qui sait, peut-être que c'est l'étonnante série de victoire des Cubs de Chicago (dont Ricketts est propriétaire) qui a changé son humeur? Après une "malédiction" de plus d'un siècle qui a fait du nom des Cubs un synonyme de défaite et des après-midi de match à leur stade une tradition familiale (aller les voir se faire rétamer), ça a été suffisant pour faire opérer la magie de la conversion.
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Sinon, dans la foulée du scandale des prix de l'Epipen, la nouvelle du secteur pharma, ou comment mettre un couteau sous 30 millions de gorges dans le pays: http://www.nbcnews.com/business/consumer/insulin-new-epipen-families-facing-sticker-shock-over-400-percent-n667536
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La faible participation des afro-ricains semble déjà un acquis, aux racines trop profondes et fortes pour qu'un coup de pub de dernière minute même par le président iconique sur le sujet fasse la différence. Mais ça fait maintenant plusieurs semaines qu'Obama est sorti de la réserve et se paye la tronche de Trump, faisant activement campagne comme "surrogate" de Clinton, au même titre que sa femme: il a multiplié les interviews et les meetings géants qui sont aussi, le ground game démocrate étant très développé, des centres mobiles d'inscription sur les listes et de vote anticipé (dans tous les Etats où l'une et/ou l'autre de ces choses sont légalement possibles. Il a été un peu moins vu que son épouse, tout en étant plus visible quand il est présent, parce qu'il a juste un agenda plus chargé, mais il a été très actif néanmoins.
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Obama est dans l'équipe Clinton depuis au moins le début 2015: il y a eu suffisamment de fuites et de témoignages pour ne pas avoir de doute à ce sujet: avant même que les candidats à la primaire démocrate soient connus (y compris Biden, alors encore un "potentiel"), l'entente était déjà conclue (obligation précédente?), malgré l'inimitié notoire entre les Clintons et les Obama (House Clinton versus House Obama.... Et les Lanisters?), et la Maison Blanche a prêté son concours -discret dans un premier temps- au processus dès son début, sous les auspices très partiaux du DNC de Debbie la terrible. C'est quoi ce délire selon lequel Trump serait peu perméable aux influences des poids lourds de l'économie? J'entends ça à tort et à travers chez les pro-Trump et certains anti-Clinton, et je ne reviens pas de cette assertion sans fondement, contre laquelle pointent toutes les indications du contraire. Il a eu des gros donneurs comme tout le monde, qui pèsent significativement dans son financement de campagne, en hard money comme en soft money; le fait est qu'il en a fait fuir beaucoup et s'est retrouvé avec une campagne sous financée selon les critères américains habituels, en grande partie compensé ceci dit par le système médiatique (dont il a su user) qui finance de fait beaucoup de publicité gratuite, ce qui est somme toute logique dans une élection qui concentre disproportionnellement (comparé à son importance: les autres élections ne focalisent pas autant) toute l'attention de la population (cad devient un marché par elle-même) et qui n'a que deux candidats (donc deux produits) qu'il faut maintenir en concurrence crédible aussi longtemps que possible (plus de suspense = plus de désirabilité = plus d'audience). Au premier rang de ses financiers se trouve Robert Mercer, qui est aussi le sugar daddy de Breitbart (sans qui le média ne pourrait exister, vu son business model minable) et un enragé du système politico-financier qui achète les dispositions juridiques qu'il souhaite. On trouve aussi le magnat des casinos Sheldon Adelson qui, s'il a eu un moment de déception face à Trump, renonçant à son annonce de mettre 100 millions dans le cycle électoral, et s'est plus concentré sur les courses au Congrès, a néanmoins foutu plus de 5 millions sur le cheval Trump, plus 25 millions dans un de ses SuperPACs, devenant de ce fait le plus gros donneur individuel de la campagne. Le nom de Joe Ricketts, fondateur d'Ameritrade, figure aussi en haut de cette liste. En outre, l'équipe Trump est déjà une longue liste de tristes sires, de pourris, de barons-brigands et d'insiders de première bourre: Chris Christie comme chef de l'équipe de transition (cad le comité qui va attribuer tous les postes fédéraux du ressort exclusif de la présidence: c'est ZE liste à pourriture, la corne d'abondance de la redistribution aux copains et soutiens) résume l'essentiel. Une pourriture de première pour les gouverner tous. J'avais évoqué plusieurs pages plus haut qui se trouvait dans l'équipe de financement de campagne de Trump, et c'était une longue liste de businessmen (et women) tous plus escrocs les uns que les autres, dont l'un des pires charognards de l'immobilier américain, qui avait organisé la prédation en masse sur le logement post crise de 2008 (incluant les évictions de milliers de propriétaires PAS en défaut de paiement, mais impuissants face aux organismes employés par les banques). pour la note, Trump est loin derrière Clinton en fonds récoltés en petites donations: elles pèsent relativement plus lourd en proportion de son financement, mais pas suffisamment.... Et c'est toujours le hic avec ces contributions: à moins qu'elles ne pèsent de façon écrasante, elles ne pèsent rien, parce qu'elles plafonnent plus vite que les contributions "organisées", collectives, corporate et individuelles, des poids lourds de l'économie, qui peuvent être mobilisées très vite, être agitées sous le nez du candidat en permanence et aux moments cruciaux (surtout quand il en a besoin), se faire représenter par des insiders présents ou au bout du fil à chaque instant, et qui viennent toujours à être nécessaires à un moment ou un autre. Un dollar de contribution d'un puissant, c'est un dollar beaucoup plus productif et efficace pour être entendu qu'un dollar de petit contributeur, qui est beaucoup plus long et cher à faire venir et se trouve fondu dans une masse qui a beaucoup plus de mal à se faire entendre et représenter, dans l'absolu, mais surtout aux moments utiles et cruciaux, où se prennent des décisions.... Et on ne risque de payer la déception que 4 ans plus tard pour ce dollar de petit contributeur, avec beaucoup d'occasions de se rattraper entre-temps, de faire oublier les choses, ou de ré-enfumer l'expéditeur qui a, de toute façon, une offre politique très limitée, et se trouve donc forcé d'accepter beaucoup de déceptions.... Contrairement au gros donateur qui a beaucoup plus de multiplicateurs de puissances pour son dollar contribué, de moyens de pressions pour rappeler qu'il a contribué et qu'il pourrait ne pas le refaire.... Un Trump président est tout autant sous le pouce des grands du système que Clinton, et sans doute même plus vu le bagage qu'il trimballe (haine des médias, beaucoup plus d'inimitiés soulevées, aliénation de pans entiers du parti et de l'électorat conservateur) et l'absence totale de connaissance du métier, aussi bien la direction d'un pays (les décisions, les orientations politiques) que la gouvernance politique (la capacité à rassembler les soutiens nécessaires pour implémenter ces décisions). Vu le fonctionnement du gouvernement US, un président n'a pas par lui-même une latitude suffisante pour produire de la direction sans le Congrès, surtout s'il veut faire des changements vraiment significatifs. Et un Trump élu est singulièrement mal armé pour ça, lui qui n'a comme expérience de direction que le fait d'être un autocrate dans la boîte dont il a hérité.
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Pour faire un résumé simple de ce post auquel tu fais référence, je renvoie aux interactions, dans Les Rois Maudits, entre Robert d'Artois et le banquier siennois Tolomei: le second finance le premier à fonds perdus pendant des décennies avant de revoir un fifrelin en retour, bénéficiant cependant dans l'interstice de quelques infos d'un insider et de quelques clients prestigieux que lui envoie le grand baron spolié. C'est essentiellement ça que font les Clinton (et d'autres). Un journaliste s'est amusé à calculer combien les Clintons ont canalisé comme fric en 40 ans de carrière politique; c'est évidemment un chiffre trompeur, parce qu'il englobe beaucoup de choses et court sur une longue durée: salaires (une goutte dans l'océan), droits d'auteur, "speaking fees", honoraires de "consultants" , mais surtout contributions pour leurs campagnes politiques (pas les collectes pour le parti ou d'autres candidats) et donations pour la Fondation. En tout, on dépasse les 3 milliards de dollars. Pour 8 ans de présidence (sans doute plus, maintenant), 8 ans de mandat de gouverneur d'un Etat vide, 8 ans de mandat sénatorial et 5 ans d'un poste de ministre. Ca donne une idée des tarifs pratiqués par les grands joueurs du système.... Et il faut bien se rendre compte que malgré les sommes en apparences impressionnantes, ça continue à démontrer qu'acheter un politique en vue (ou plutôt, devenir actionnaire d'un politique: y'a du monde au portillon), ou un qui arrive à continuer à faire croire qu'il a un avenir, reste ridiculement bon marché et d'un niveau de risque très bas pour les grands acteurs économiques, au regard des retours estimés. C'est bien plus rentable (par une marge astronomique) que d'investir, de risquer, de faire de la recherche, d'aller conquérir des marchés.... Rien que ce qui se négocie en ce moment à Washington sur un nouveau "grand pardon" fiscal pour rapatrier les masses d'avoirs des multinationales ricaines, est sans doute une pluie d'argent sur Washington, représentant des milliers de carrières et de vies confortables..... Mais qui pèse peanuts par rapport aux trillions qui attendent de revenir et d'être félicités pour avoir échappé à toute imposition. Les révélations wikileaks sur le fonctionnement de Teneo, la boîte de l'ex-assistant de Clinton, en révèle beaucoup sur le fonctionnement de "Clinton Inc" et, par là, sur la réalité du business politique. On y voit surtout le niveau d'enrichissement personnel du couple au passage, et plus encore la vraie raison d'être de la fondation Clinton: agence d'intermédiation, outil de réserve pour garder l'équipe Clinton groupée et prête à repartir en campagne, SuperPAC déguisé, outil de carnet d'adresse et d'entretien et développement des contacts....
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Bon, ils le font ou pas ? Qui les Américains éliront-ils le 8 novembre ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Et Cthulhu dans tout ça? Où en est sa campagne? Pourquoi il a pas une case à cocher dans le sondage? Qui est son colistier? A t-il bénéficié des scandales sexuels de Trump ou des révélations wikileaks?- 253 réponses
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Bon, ils le font ou pas ? Qui les Américains éliront-ils le 8 novembre ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Non, pas de nouvelles élections: dans ce cas de figure, Mike Pence devient président, et, aussi tôt que possible, doit proposer un candidat pour la vice-présidence au Congrès, qui devra être élu à la majorité simple des deux chambres. Autant dire que dans le climat actuel, et si les démocrates reprenaient la Chambre haute dans ton scénario, ce serait un sacré bordel. S'il arrivait quelque chose à Pence entre-temps, l'ordre de succession normal s'appliquerait, et le Speaker de la Chambre deviendrait président, cad Paul Ryan, qui le serait sans doute encore si tout cela arrivait vite, le processus de changement de Speaker pouvant être assez long dans un climat politique difficile (et Ryan a indiqué que rester Speaker le faisait bander moyen, donc même si la majorité à la Chambre demeure après le 8, il essaiera sans doute de se retirer).- 253 réponses
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Très! Tu seras perpétuellement en colère, énervé par tous les commentaires et remarques entendus ici et là, tu auras des sensations désagréables, parfois proches de la syncope, t'indigneras en permanence, voudra répondre à tout et à tous au point de ne plus percevoir de différences entre tes interlocuteurs, car tous en viendront à être coupables de connerie à tes yeux. Puis, tu glisseras lentement dans la paranoïa et la folie..... Et tu achèteras un chihuahua pour te donner la réplique. Savoir si lui aussi tu le trouveras con dépasse les capacités prédictives actuelles de la médecine. Ah, oui! Tu mangeras aussi beaucoup de saletés, pour compenser ces accès permanents de colère et le sentiment d'isolement et de fatigue qui en résulte après coup. Content?- 2 408 réponses
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Ca va reposer la question déjà lancinante dans les forces US du niveau réel actuel et de la "battle readiness"..... Mais en fait même pas: imposé du "haut", ce sera passé sous silence, et l'impact ne se constatera que quand il y aura des problèmes trop visibles pour être ignorés, ce qui prendra du temps, et, pour ceux qui regarderont attentivement sous cet angle précis (donc certainement pas la presse), dans les coûts moyens par soldat. S'il faut plus de temps pour mettre une recrue au standard, s'il faut plus fréquemment, et pour de plus longues périodes, procéder à des "remises en forme" de soldats se laissant aller.... A partir de quand cela devient-il prohibitif de procéder ainsi? Je suis le premier à dire que pour plus recruter (et potentiellement mieux), une armée d'aujourd'hui doit arrêter de se penser encore au temps de la conscription, où il y avait d'office un vivier inépuisable de recrues (volontaires ou non, ce n'est pas le propos ici) parmi lesquelles ont pourrait faire le tri et sélectionner celles qu'on veut pour chaque type de poste. On est dans un univers de ressource très contrainte, auquel il faut s'adapter. Mais les ricains, surtout dans la mentalité actuelle qui fait des armées un champ d'expérimentation sociale ainsi qu'un joujou budgétaire, et dont la bureaucratie fuit la responsabilté et la clarté, ont tendance à noyer les problèmes sous l'argent et pas trop se préoccuper du tableau après coup, du moins pas avant longtemps.
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Bon, ils le font ou pas ? Qui les Américains éliront-ils le 8 novembre ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Politique etrangère / Relations internationales
Moi, je m'en tiens à la partie du titre du sujet qu'on voit depuis la page principale: "bon, ils le font ou pas?"..... Et ma prédiction est NON, Hillary et Donald ne le feront pas: je ne crois pas que HRC ait une vie sexuelle, et Donald dira "non, je ne baise que des 10.... Des 8 au pire".... She's not even a five!- 253 réponses
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
D'après ce que j'ai compris de ce débat, on ne peut le résumer à une famille de facteurs dominants, surtout que le "changement vers un régime à base de céréales" n'est pas si absolu que cela, surtout selon les endroits: en zone méditerranéenne, par exemple, l'alimentation est depuis très longtemps fondée sur les céréales bien plus que sur les légumineuses (par rapport aux régions septentrionales de l'Europe qui reposaient proportionnellement bien plus sur la viande), et l'augmentation (récente historiquement) massive de l'apport en viandes et produits laitiers a eu tendance à largement accroître l'apport global en protéines. Par ailleurs, on peut aussi souligner, pour revenir à l'environnement: - le rôle massif des pollutions environnementales dans ce qu'on respire et touche dans la rue - la pollution domestique: toutes ces surfaces, objets, produits.... Qu'on touche, qu'on se fout sur la gueule, qu'on respire, qu'on lèche.... Partout dans nos domiciles, en permanence, dans tous nos gestes du quotidien - l'accroissement des niveaux de stress moyens et leur impact sur notre santé et sur la croissance des enfants: disruption des rythmes de vie, peu de temps pour se remettre de pics de stress, sollicitation permanente par l'environnement (cerveaux saturés, en alerte constante: télé, ordis, radio, téléphones, publicité, foule....), pollution visuelle (surtout la nuit, dans notre "paysage" quotidien) et sonore.... Un tas de micro (et moins micro) facteurs qui forment l'environnement quotidien d'un être humain qui n'a pas une biologie ayant évolué pour vivre ainsi. - et évidemment, on l'a mentionné, l'ensemble des choses qu'on avale et qui ne devraient pas se trouver dans la bouffe (on pourrait aussi pointer le rôle des médocs, dont encore aujourd'hui on étudie très peu l'impact sur le corps, surtout les impacts croisés des cocktails de pilules qu'on ingère, et qui ont des interactions) J'ai effectivement vu passer la thèse dominante actuelle (assez récente) du milieu des allerguologues, selon laquelle notre environnement moderne procure trop peu de stimuli (en tous cas de stimuli auxquels le corps soit capable de s'adapter), entraînant un surfonctionnement du système immunitaire qui, tel un faucon du Congrès, cherche à inventer des menaces à combattre pour justifier son existence et son "budget" en énergie, voire, dans certains cas, combatte son propre corps.- 2 408 réponses
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Alexis dans Economie et défense
Y'a aussi ce truc devenu réellement massif et dont on ne parle que très peu: quel pourcentage des générations nées dans les 30 dernières années est allergique à quelque chose, là où les allergies étaient un phénomène rare, statistiquement anecdotique, avant? Je lis et vois des pourcentages inquiétants dans ce domaine qui, s'il n'est pas forcément fondamental et reflète des réalités très différentes pour les individus concernés, m'interpelle en tant qu'indicateur général: ça n'existait quasiment pas avant comme fait de société, et en moins d'un demi-siècle, c'est devenu une norme.- 2 408 réponses
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Et je dormirai pourtant comme un bébé: 99,9% de chances que ce soit le cas. 0,1% restent en balance, parce qu'on sait jamais: l'absolu n'est pas de ce monde, et je pourrais bouffer un truc qui posera problème pendant la nuit....
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Parce qu'elle n'a pas engendré que des scientifiques et des artistes.... Comme tous les autres pays. Sinon, quelques faits de la campagne.... Il semblerait, en tout cas dans l'Etat crucial de Floride, que les Afro-Américains ne se ruent pas aux urnes; si le vote latino a explosé par rapport à 2012 (quasiment doublé: 99% d'électeurs en plus) grâce à un important effort d'inscription sur les listes, qui commence à faire refléter le changement démographique sur la réalité électorale, le vote noir connaît un grave "enthusiasm gap" qui serait assez grave pour inquiéter la campagne Clinton. Il ne s'agit encore que de la période "d'early voting", mais de nombreux facteurs convergent pour indiquer que ça n'améliorera pas la participation de cette communauté le jour J: les noirs tendent à être plus représentés dans les zones où le vote est plus difficile d'accès (surtout dans les Etats gouvernés par des républicains, qui pratiquent des mesures actives de "voter suppression"), dans les groupes ayant plus d'obstacles pour aller voter (hauts taux d'incarcération et de privation de droits civiques), dans les CSP modestes (avec des emplois souvent précaires où la difficulté de s'absenter pour voter est beaucoup plus grande), et plus généralement dans les catégories qui votent moins (règle générale de l'histoire électorale mondiale depuis plusieurs milliers d'années: les populations modestes ou marginalisées votent peu). Qui plus est, le niveau d'enthousiasme pour Clinton est très nettement en-dessous de celui qu'a eu Obama, et la campagne Clinton semble avoir considéré le vote noir comme acquis, et n'a pas en conséquence fait beaucoup d'efforts pour l'obtenir, surtout après les primaires. Le facteur mitigeant reste néanmoins que les dits afro-Américains, quand ils voteront, voteront Clinton, sans doute à plus de 90%. Dans l'ensemble, la course semble se rapprocher, dans la veine du mouvement entamé depuis plus d'une semaine, mais avec une marge d'écart qui reste confortable pour Clinton Etat par Etat. Par ailleurs, le travail du "ground game" démocrate produit ses effets, boostant la participation de ses électorats-clés là où ça compte, allant grapiller les quelques pourcents qui font la différence. Mais le fait demeure que les chances de victoire au Sénat se sont largement amenuisées depuis bientôt deux semaines, un certain niveau de dissociation entre Trump et les candidats républicains ayant apparemment réussi à opérer, phénomène de plus aidé par le moindre niveau d'attention sur Trump. Loin des scores mirobolants d'il y a encore 10 jours, la probabilité démocrate estimée d'empocher la chambre haute serait maintenant autour de 60%, et les courses importantes (surtout 6 en fait) se sont beaucoup resserrées. Le parti en place -plus assimilé à celui qui a la présidence que toute autre chose- a toujours du mal et trimballe ainsi structurellement un désavantage qu'on assimile commodément à "l'usure du pouvoir", un facteur avant tout psychologique (désir de changement pour le changement, même fondé sur des motifs irrationnels) qui est d'autant plus multiplié que l'opinion du pays désapprouve ce qui se passe à Washington (et ce niveau de désapprobation est, comme on le sait, très élevé en ce moment, malgré la très bonne cote de popularité et de "job approval" d'Obama). Autre indicateur amusant en Floride: parmi ceux qui ont déjà voté (plus d'un quart de l'électorat total), 28% des votants républicains auraient choisi Clinton.
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Disons que le niveau d'avidité démontré par les Clinton, acertainé par les échanges dévoilés par Wikileaks, relayé par les confirmations volontaires ou involontaires (par wikileaks entre autres: cf Colin Powell) de pas mal d'insiders, et certainement constaté de façon purement empirique, semble quelques crans plus haut que la "norme" washingtonienne, pour euphémiser un peu. Et le fait est que le couple Clinton baigne dedans depuis beaucoup plus longtemps, avec un objectif en vue -le pouvoir- qu'il a fallu garder "à niveau" pendant des années de "désert", continuant à faire croire les soutiens effectifs et potentiels qu'il restait atteignable, voire certain: si on pouvait faire une équation indiquant le nombre de casseroles et obligations acquise sur une durée donnée dans le "grand jeu" du game of thrones américain, les Clinton battraient des records vu le temps passé au service de cet objectif qui est comme un bonsaï..... Faut l'entretenir constamment, sans arrêt l'alimenter avec des apports extérieurs qui, dans ce cas, sont pour l'essentiel acquis à crédit, ce qui fait vite monter l'addition, avec pour seul facteur mitigeant le niveau de latitude et de capital polititiques que vos soutiens pensent que vous aurez (et que le candidat fait tout pour maximiser). Et dans le cas Clinton, ça fait beaucoup de soutiens à conserver (le soutien en politique est une chose hautement périssable), à acquérir, à garder motivés.... Et bien peu de marge de manoeuvre qu'ils peuvent crédiblement promettre, vu la situation politique à Washington depuis maintenant un bail, vu les haines, rancunes et méfiances accumulées par le couple ex et futur présidentiel, la perspective certaine d'un Congrès hostile, les obligations contractées et la cote d'amour et surtout de confiance anormalement basse de HRC. Même une fois élue, elle devra commencer immédiatement à réunir des masses de soutiens et de pognon pour les prochaines mid-terms qui risquent d'être sanglantes (plus que d'habitude), vu qu'elle semble avoir besoin de sommes plus élevées que la moyenne (déjà outrancière dans le système politique américain) pour pouvoir obtenir des résultats, et que la suite ne va pas démentir ce principe. Je doute réellement de la "liberté" acquise par les Clintons: certes, ils sont devenus pleins aux as et vivent en plus aux frais de la princesse depuis 2000, et c'est une marge de confort appréciable, mais ce sont deux requins avides de pouvoir et d'être au coeur des choses, d'être "là où ça se passe" (pour qui n'a jamais rencontré ce genre de personne, c'est une expérience dérangeante, je peux le confirmer personnellement), ce qui veut dire que leur marge de liberté réelle est déterminée par le besoin de soutiens et de frics dont ils ont besoin non pour vivre, mais pour se maintenir au pouvoir.... Et ils n'ont pas l'échelle de fric qui permet ça (sauf s'ils retournaient dans la politique de l'Arkansas, ou ne visaient qu'un -ou deux- sièges d'élus au Congrès), loin s'en faut. Dès lors qu'on voit que leurs besoins se déterminent à cette aune, et pas à celle de savoir s'ils ont de quoi vivre confortablement, on se rend compte qu'ils sont entièrement dépendants, et eux d'autant plus qu'ils ont à la fois beaucoup d'ambition (pas seulement être au top, mais faire la pluie et le beau temps, et repayer leurs soutiens pour se maintenir au top) et beaucoup de casseroles et d'adversaires (dont beaucoup à un niveau viscéral, personnel), ce qui fait de la survie et de la prospérité politique un exercice hors de prix, qui demande toujours plus de soutiens. Les soutiens comprennent le jeu et comment il est joué: à ce niveau, l'essentiel de ce qu'on paie n'a pas 100% de garantie de retour direct, et on paie surtout pour l'accès, l'oreille de la personne, et un niveau minimum de retours, qui est lui certain tant que la dite personne a encore une élection devant elle, une faction à tenir pour gouverner (qui elle aussi est faite d'individus avec des ambitions, des élections en vue, des plans de reconversion....), des accords à trouver, y compris avec l'adversaire (lui aussi soutenu par les mêmes entités). Et il ne faut pas oublier l'un des principaux vecteurs et vices de ce fonctionnement politique: obtenir ces soutiens, surtout financiers (mais les financiers aident ou contraignent de bien d'autres façons: les lobbyistes réunissent des politiques adverses sur les questions qui les intéressent, rédigent des articles de lois, trouvent des formules politiques pour les voter....), est un effort constant et très long, qui tend à monopoliser le temps et l'attention des politiques. Ceux-ci baignent littéralement à H24 dans les propos, idées et marchandages des financiers, de leurs factotums plus ou moins déguisés (think tanks et autres, dont aujourd'hui bien peu sont ce qu'ils étaient censés être à l'origine), et d'autres politiques, soit ce qu'on appelle souvent "la bulle". Et cette bulle, si elle n'est pas totalement sur un mode de pensée unique, a un registre très limité, notamment dans les registres comme l'économie ou la politique extérieure: il est aujourd'hui impossible à Washington de trouver un seul avis qui ne soit pas radicalement anti-iranien (et "anti" au point de considérer la guerre comme la perspective la plus probable) et plus ou moins extrêmement favorable à l'Arabie Saoudite et à ses vues sur le MO. De même qu'en économie, il n'y a pas réellement de débat, dans ces sphères: les vues dominantes de Wall Street (trucider l'imposition, libre-échangisme sans restriction, pas de protection du consommateur ou autre forme de régulation, pas de transparence..... On connaît le catéchisme) sont la doxa unique et absolue qu'on assimile au terme de "réalisme", tous ceux qui en dévient étant immanquablement considérés comme débiles ou au mieux "économiquement illettrés". Il y a une vraie "bulle" sur le sujet économique (et la politique extérieure) dans Washington, que même le Wall Street Journal (pourtant majoritairement penchant vers ces idées) a pointé du doigt. Et politiques, lobbyistes, analystes et journalistes sont à fond dedans. Et Clinton est réellement l'incarnation de ce moule de pensée, ce qui a été confirmé de toutes les manières possibles: elle baigne en continu dans cet univers depuis 30 ans, sans même la légère soupape qu'avait son mari, qui a le sens du contact et ne dédaigne pas la rencontre avec l'électeur, là où elle n'a aucun sens du contact et a, de notoriété publique (et par confirmation wikileaks) peu d'estime pour la population. Avec les Clintons, c'est moins un problème de différence de principe avec les autres requins politiciens: c'est plus un problème d'échelle. C'est tout, en cent fois pire: beaucoup plus de bagage accumulé à plus haut niveau, à plus grand coût, pendant beaucoup plus de temps, avec trop peu de comptes à rendre et trop peu de responsabilité (et donc possibilité de sanction) directe vis-à-vis du public. Sans doute aussi, à leur décharge, trop de dures leçons de la décennie 90.
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Moins pourris parce qu'ils ont juste accès à moins de masses de fric. Plus équilibrés? Que Trump sans doute, mais pour le reste....
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C'est encore une "campagne à 4-5%" (la moyenne des écarts), en baisse par rapport aux sondages des semaines passées, pendant que Trump se faisait marteler; mais Clinton a encore un plancher qui reste plus haut que le plafond de Trump. On notera cependant que cette semaine, le décalage des niveaux d'enthousiasme est repassé du côté de Trump, avec 52% des électeurs du candidat orangé qui vont voter POUR lui (pas contre l'autre, ou contre quelque chose), contre 48% pour Clinton.... Dans les deux cas, ça reste lamentablement bas: Obama en 2012 (où l'enthousiasme était en baisse par rapport à 2008) était dans une fourchette de 65-70% en moyenne. La polémique des mails, déjà en train de s'effacer (et d'être efficacement retournée contre James Comey) n'a pas eu d'effet terrible sur les scores: le rééquilibrage était déjà entamé la semaine dernière, et les seuls que ce nouveau sursaut d'une vieille polémique sollicite, ce sont les déjà anti et pro Clinton, dont les choix électoraux sont depuis longtemps déterminés.
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[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
J'ai même eu du mal à finir le premier épisode tellement c'était chiant, générique, plat, vu cent mille fois, mal écrit et re-chiant. Les personnages, héros compris, sont inexistants, et il n'y a rien dans cette série qui ne soit pas une "trope" bien établie, de la recette commerciale usée et abusée, appuyée sur les supposées préférences du moment (enquête marketing à l'appui, j'imagine); le plus grave sans doute ayant été de "diluer" le personnage principal dans une équipe permanente, lui dont les "fondamentaux" en font avant tout un mec qui y va solo. Le bricolage devient juste un petit gimmick participant à l'édifice de l'équipe, une compétence parmi mille autres, donc banalisée à l'extrême, si bien qu'on se demande pourquoi ce gamin par ailleurs sans grand relief serait le chefton de la dite équipe, plutôt par exemple que le vétéran des opérations spéciales qui a du voir passer 15 ou 20 ans de métier, mais se retrouve à jouer le débile de service juste bon à flinguer. Et évidemment, la/les nanas sont de purs clichés sans plus de personnalité, concentrant tout ce qui est désormais exigé d'un personnage féminin dans une série (et si on le fait pas on est un sale sexiste)..... Mais non, ne pas blâmer l'entourage: la première faute est de loin dans le personnage titre.... Ils l'ont foutu en l'air, jusque dans la baston où ils ne peuvent apparemment pas s'empêcher d'en faire une espèce de "martial artist" (insistance sur "artist") parce que les codes du moment le commandent, là où l'essence même de McGyver était d'être un autodidacte bricoleur reposant dans toutes ses actions sur l'impro, le système D.... Un démerdard qui ne planifie pas grand-chose et réussit avec trois bouts de ficelle..... Merci de chier sur mon enfance, producteurs de merde! Notez bien que je suis conscient que la série originale n'était pas du matériel de haut niveau ni un summum d'écriture.... Une grande part de la colère est donc liée au fait d'une comparaison avec des souvenirs d'une époque et d'une série vue avec de jeunes yeux, un esprit non formé, une âme encore fraîche et une conscience presque innocente..... N'empêche que cette nouvelle série est quand même nulle. Et ils ont vraiment raté l'effet de contraste qu'ils auraient pu ambitionner de viser entre un monde ultra tech et le mec qui y va à la primitive, s'insérant dans tous les intestices et espaces que la technologie moderne et le monde digital ne couvrent pas. Mais même pas: ils font un mauvais cul entre deux chaises, ce qui ne produit.... Que du caca! Edit: j'ai oublié un élément fondamental de critique..... Toute la stratégie (ou absence de stratégie) de Mac pour être Mac repose sur le fait de toujours avoir sur lui un rouleau de chatterton: Mac sans chatterton, c'est Axtérix sans potion magique.... Y'a pas d'histoire possible. -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Oh merde! Je l'avais oubliée celle-là! J'ai pourtant fait une revue de la série plus haut dans ce topic. D'un autre côté, je dois mentalement plus la classifier comme série historique..... On va dire que c'est mon exception dans le registre des séries médicales.... The Knick's the shit! On peut aussi la différencier d'une série médicale en ce que l'histoire des personnages va bien au-delà du contexte habituel des persos des séries du genre: il y a là un roman, centré sur un personnage excessif et une gallerie de personnages plus ou moins secondaires présentant chacun une "problématique" et une aventure personnelle plus ou moins travaillée. C'est plus une série historique centrée sur un parcours individuel, avec un contexte médical très développé, parce que fortement consubstantiel du personnage principal et du pourquoi de sa conduite et de son caractère. Les séries médicales sont généralement plus centrées sur le milieu médical, sur la scène de l'hôpital autour de laquelle gravite une équipe (généralement sans qu'il y ait un seul personnage trop principal). -
Je dois avoir chopé une trumpite aigue quelque part: j'ai essayé de lire l'article, mais mon attention s'est vite détournée, parce qu'il y avait une photo pour un publi-reportage sur les meilleurs kouign-amanns juste en-dessous.... 'Fin bon, rien de bien original: la planète finance soutient Clinton: on peut -et on doit- leur reprocher tout et son contraire, mais on peut pas les accuser de pas savoir de quel côté leur tartine est beurrée.
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Surtout avec un Ted Cruz qui ne rêve que de relancer un "government shutdown" massif, et avec lui la soixantaine d'hurluberlus du Tea Party à qui la leçon de la dernière fois n'a pas suffi..... Les ordures seront là au (mal)propre comme au figuré. C'est sûrement les Angliche qui plombent le score . Soit dit en passant, je me demande surtout quel est le pourcentage, dans ces réponses, de ceux qui balancent au hasard: les différences entre pays sont à mon humble avis à trouver dans la masse de ces gens-là.... Selon le moment, y'en a qui se gourrent, y'en a qui ont bon, et si on interrogeait à différentes périodes de l'année, ou d'une année sur l'autre, on aurait des résultats hautement variables, dans chaque pays. Même si c'est pourtant simple de se souvenir que c'est le soleil qui orbite autour de la voie lactée: putain, y'a rien de compliqué là-dedans, merde! Nan, j'déconne; il orbite autour de moi. Il se trouve juste qu'en ce moment, je suis sur Terre. A peine...... Où est ma marie-jeanne médicinale? C'est encore Shorr Kan qui l'a chopée? J'ai pas encore vu d'enquête concernant les motivations des militaires pour leurs préférences politiques, mais il y a quelques constantes: - une majorité sont "d'appartenance" républicaine (familiale/culturelle), ou proche de milieux conservateurs - c'est surtout vrai dans l'Army et l'USMC: plus de la moitié des effectifs viennent d'un nombre très réduit d'Etats, essentiellement dans le Vieux Sud et le Midwest (je sais plus où je l'avais lu, mais je crois avoir vu passer qu'un tiers des effectifs venait de 4 Etats, dont la Georgie et la Caroline du Nord, sans doute les 2 Etats les plus militarisés du pays) - l'Air Force est en bonne partie une "colonie" très politiquement et religieusement marquée - c'est dans la Navy qu'on trouve plus de noyaux conséquents de "progressistes" - Air Force et Navy sont proportionnellement plus techniques et "top heavy" (plus d'officiers), avec un niveau moyen d'éducation nettement plus élevé et des taux de féminisation plus conséquents; c'est donc là qu'on verra plus de nuances dans les choix de candidats (ce qui revient aussi à dire que si on regarde les préférences par service, les groupes qui ont les flingues et les "boots on the ground" n'aiment vraiment PAS Clinton) Je ne suis pas sûr que les préférences des candidats en matière d'interventionnisme jouent si lourdement par rapport à d'autres facteurs: les soldats sont aussi des citoyens, ne vivent pas (beaucoup de gens le regrettent, trouvant les forces actuelles peu "martiales") du tout déconnectés de la population, et sont, comme les autres Américains, touchés par le niveau de polarisation actuel et la façon viscérale d'appartenir à une obédience politique qui est caractéristique aux USA (même si un peu moins pour les dernières générations). D'un autre côté, une armée qui ne veut pas d'un candidat qui risque de l'envoyer faire quelque chose.... Est-ce unilatéralement un bon signe? Une armée, c'est pas censé être agressif et voulant aller botter des culs et tirer partout? Pas littéralement, mais quand même un petit peu?