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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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Valérian et Laureline
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Conan le Barbare dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Beaucoup de ces aides non-CNC ne sont qu'en partie directement financières; il peut s'agir de facilités, de délais, de soutiens en nature.... Pour ce qui est du CNC, on fait grand cas de "millions en subventions", et il est vrai que l'attribution de son aide mérite un débat en raison de ses problèmes (la mafia qui préside à la décision, le non remboursement dans la plupart des cas....), mais il s'agit uniquement de l'avance sur recette (en théorie un bon mécanisme, avec un tout pitit problème.... A qui on le file), qui est, quand on en regarde la réalité, une somme souvent dérisoire puisqu'il s'agit d'un montant plafonné autour de moins d'un demi-million d'euros par film, pour un total annuel d'aides attribuées qui tourne autour de 25 millions (prélevés essentiellement sur le secteur audiovisuel/culturel -producteurs et consommateurs-, et non "le contribuable" en général). Le montant de cette aide a d'ailleurs été largement contesté depuis une quinzaine d'années, et à raison, étant donné que cette somme ne couvre plus, comme elle le faisait avant, les besoins de base d'un tournage (essentiellement mettre la machine en marche pour crédibiliser le projet: avoir un script, des acteurs, commencer le tournage, attirer des financements privés); l'inflation des coûts de prod n'a pas été suivie, ce qui désormais rend l'aide insuffisante pour obtenir cette "masse critique" de moyens et d'élan à laquelle elle suffisait jadis.... Autorisant même des anomalies comme certains réalisateurs tournant avec 3 bouts de ficelle qui garnissaient leur compte en banque avec l'avance sur recette, la remboursant ou non ensuite (oui, y'a des noms). Mais aujourd'hui, cette insuffisance se combine au caractère contestable de l'attribution pour alimenter la polémique.... Pour un truc qui ne touche en fait pas le contribuable et représente une somme assez dérisoire, par film et en général. -
Valérian et Laureline
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Conan le Barbare dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
.... Aux Etats-Unis! -
Valérian et Laureline
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Conan le Barbare dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Tu regardes pas assez de séries US, Gally: ils mettent du cul et/ou de la nudité partout, maintenant, de la violence gratuite et assez souvent de la bien vicieuse, et beaucoup de langage très ordurier. Le cul n'est plus vraiment un tabou dans la société US mainstream, maintenant, seulement pour certains networks de plus grande audience (où on le suggère quand même), et encore juste en prime time, et sur certains cable networks orientés famille et culs-bénis. Pour le reste, c'est un free for all dans pas mal de séries qui se gênent pas pour en rajouter, souvent d'ailleurs avec mauvais goût et peu d'intérêt (merci Spartacus Blood and Sand pour le cul qui sert à rien et gâche encore plus le récit), juste pour radiner de l'audience et/ou faire style "on est une série choquante et pas pour les gamins". Depuis que beaucoup de chaînes US du câble ont atteint une taille suffisante pour avoir des prods ambitieuses (US, canadiennes et anglaises en co-prod), elles ont envahi le format série et fait exploser l'offre. Mais la question, maintenant, c'est de savoir si Laureline va le faire avec les 3 shingouz.... Voire Valérian avec M. Albert. -
Valérian et Laureline
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Conan le Barbare dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Ben oui, mais à une époque où le lectorat BD était avant tout fait de mecs, une série où le héros mec a de plus en plus l'air d'un con fini bon à rien n'a pas tendance à retenir l'essentiel de l'audience chromosomée XY, sans pour autant suffisamment compenser avec du lectorat féminin, alors nettement plus dur à ramener, surtout avec de la SF (encore une fois, années 70). L'identification est le vecteur essentiel de l'appropriation d'une oeuvre. Qui a envie de s'identifier à Valérian pendant une bonne partie de la série? Même s'il se fait Laureline. -
Valérian et Laureline
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Conan le Barbare dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Oui, enfin, ta série si britonne est écrite par un Américain de Bayonne dans le New Jersey, le bouquin d'origine comme le script de la série (GRR Martin est de métier un scénariste/script pour le petit écran)..... Ensuite, il s'agit d'une production HBO (pas très british); c'est la structure physique de production qui est au RU, et donc ressort du droit anglais qui, dans sa douce étreinte, contient une obligation formelle d'embaucher une majorité d'acteurs et personnels de prod anglais (ou du Commonwealth dans une certaine proportion)..... L'exception culturelle vue d'un autre angle, quoi. Et puis faut pas noircir les ricains à tout bout de champ: ils sortent plein de trucs (outre GoT) sans puritanisme, morale.... En séries comme en film. C'est ça le truc avec eux: ils produisent une telle proportion de ce qui se regarde qu'il y a de tout, et qu'ils peuvent rentabiliser plusieurs grands types de productions -dont le cucu la praline moralisant, avec ou sans violence. Bon, sinon, pour contribuer au sujet (fin, y'a un sujet à la base, non? Si?), mon pronostic: c'est Besson, donc nana toutes puissantes, mecs cons et bons à rien, autorités ridicules, fascisantes, brutales et imbéciles. Essentiellement, il va reprendre le Valérian de la moitié de la série: étroit d'esprit, gaffeur, bon à pas grand chose (même si Valérian est censé être diplômé en toutes les sciences, expert en tout, tacticien supérieur, combattant d'élite, espion....), infidèle, fonçant dans le tas et dogmatique (soit le Valérian après les 3-4 premiers albums dont Christin et Mézières ont fini par se détourner tant ils l'avaient réduit à rien, pour le remettre au centre -ou co-centre), juste pour mettre en valeur une Laureline invincible et parée de toutes les vertus. Les deux vont débarquer dans un problème à haute dimension morale (où Laureline aura raison d'emblée sur tout), y'aura de l'action, un peu de sexe, beaucoup de seins.... Et une fin avec vaisseau partant vers le soleil couchan.... Ah, non, merde, ils sont dans l'espace, le soleil (celui qui est en vue) se couche pas. Combien d'albums j'ai résumé? Je m'en tape s'il y a M. Albert et les Shingouz.... Et le Tumtum de Lüm. Et un Alflololien qui fout la merde partout. -
Valérian et Laureline
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Conan le Barbare dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Quoi? Tu n'as jamais, même dans ta jeunesse, passé des heures à la FNAC (ou un équivalent) à lire intégralement des piles de BD avec un vendeur à côté qui s'en fout complètement, voire encourage la chose? Avant même Internet, le téléchargement illégal ou le streaming, les experts de la vente savaient que ceux qui lisaient le plus ainsi (des resquilleurs en quelque sorte), étaient aussi ceux qui achetaient le plus. De mauvaises langues me disent qu'il y a aussi des bibliothèques, mais y'a jamais ce qu'on veut au moment où on le veut, et pis c'est un peu tristouille. Valérian et Laureline, je dois avoir 40% de la collection (dans un stock de BD qui doit dépasser les 400), mais j'en ai lu 100%.... Comment se peut-ce? Mais bon, si après t'es jamais réellement rentré dans le trip, c'est encore autre chose. -
Oui, la 1ère GM offre cependant un caractère particulier dans ce débat, quasi transitionnel entre 2 époques, à la fois déjà la "modernité" (déjà vue avant cependant, dans quelques conflits, surtout de "projection") par la quasi disparition de la dépendance au terrain sur lequel on est, à la fois ancienne par les concentrations statiques de masses d'hommes avec une logistique très limitée pour beaucoup de leurs besoins. Donc, pour être illustratif, tu peux littéralement vivre et dormir dedans, et respirer une atmosphère saturée de merde, c'est pas comme ça que tu risques des contaminations importantes? Parce que le facteur espace et densité d'hommes à l'espace est une chose, mais il y a aussi le facteur temps sur un front essentiellement statique pour plusieurs années: en 1918, la majorité des positions dans le front continu sont essentiellement une accumulation de 4 ans d'urine, excréments et autres déchets. Ne connaissant rien à la biologie de la chose, j'avoue que ça me semble toujours hallucinant (et j'entends bien que c'est sans doute un phénomène purement psychologique). Pareil pour le niveau de pollution de l'environnement (et de l'eau surtout), aussi dilué que soit le dispositif de presque 1000km du front nord est (mais concentré sur une étroite bande), même si j'imagine que c'est un non sujet de préoccupation à côté de la saturation de cette bande par la quantité de métal et diverses substances chimiques. Oui, les gigantesques camps d'entraînement et manoeuvre des troupes françaises et étrangères (surtout les camps géants créés pour accueillir les troupes US.... Qui parait-il chopaient la vérole à un rythme de milliers chaque jour.... Pour d'autres raisons que l'hygiène du camp :-X ) devaient pas être joyeux de ce côté.
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Valérian et Laureline
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Conan le Barbare dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
L'aspect générationnel n'est pas forcément un handicap: le seigneur des anneaux quand il a été adapté en film n'était plus vraiment un phénomène chez les "jeunes" de l'époque, et il y avait longtemps que les ventes du bouquin (à ce stade autour de 50 à 60 millions d'exemplaires depuis sa création) n'étaient plus un fond de roulement pour les éditeurs. Hors du public des geeks absolus, c'était même pas un classique. Les 2 ou 3 générations de lecteurs chez qui ça avait été un truc important (et encore) étaient des adultes déja bien grandis. Et en plus, à cette époque, l'heroic fantasy était un truc que les producteurs de ciné évitaient et dont le lectorat était beaucoup moins étendu qu'aujourd'hui (je sais, je dis "à l'époque" alors qu'il s'agit du début des années 2000). Le film a changé ces logiques apparemment incontournables, y compris pour les bouquins, qui ont, des premières bandes annonces du premier film à aujourd'hui, été vendus à 100 millions d'exemplaires de plus (oui, 2 fois plus de bouquins vendus depuis 2000 qu'entre la parution initiale et 2000), avec un lectorat brutalement rajeuni et plusieurs générations pour qui le truc est devenu un classique.... Phénomène qui s'entretient avec la suite/prequel du Hobbit. Valérian et Laureline pourraient-ils bénéficier du même effet, à une échelle plus limitée? Après tout, malgré le grand spectacle, c'est pas comme si la trilogie LoTR était faite de films en soit excellents: c'est grand spectacle, c'est dépaysant, enthousiasmant par moments.... Mais pas génialement écrit, assez platement joué, plein de larmoyance nauséeuse (et d'une histoire d'amour de nains gays qui ne dit pas son nom) et avec des deus ex machina en pagaille qui sont autant de facilités de scénario pas toujours si appréciées même du plus facile des publics. Besson est plutôt bon dans ces registres là , et il vient de réussir un énorme coup avec Lucy. -
Toute l'eau était amenée de l'arrière? C'est un des trucs que je me demandais sur cette époque: y'avait-il la capacité de transport pour ça (les volumes nécessaires pour boire, se laver.... Sont énormes, et la surface du front gigantesque)? Par quel moyen l'eau était-elle amenée? Même au plus fort de la capacité logistique, soit en 1918, si on regarde les quantités de camions et les besoins quotidiens en munitions et en transport d'artillerie et d'hommes (qui ont une priorité absolue, et sont même à ce stade en quantités ajustées au besoin), on se dit que de ce côté, c'est plutôt saturé; restent le train (si on peut faire assez de voies pour un appro irriguant tout le front dans sa longueur), les animaux (pour les plus courtes distances j'imagine, afin d'avoir une densité de trafic suffisante) et d'éventuelles canalisations (limitées par le risque d'artillerie, ce qui doit les cantonner à une certaine distance du front). Et en complément diverses méthodes de recueil de l'eau de pluie, comme pis aller suivant que la saison l'autorise ou pas? Mais j'avoue que la question que tu soulèves sur les latrines est difficile (pour moi) à visualiser: les volumes "évacués" doivent être conséquents, et même si on fait des latrines bien aménagées, elles doivent déboucher quelque part, et on ne peut faire circuler ça sur des kilomètres (dans un front qu'on espère encore potentiellement mobile à tout instant, et susceptible d'être bouleversé par un bombardement tous les quatre matins), ce qui veut dire que les quantités de déchets humains et animaux s'accumulent très vite dans une zone plus ou moins réduite, avec des moyens très inégaux d'évacuation et de drainage (essentiellement les cours d'eau et sources). Pouvait-il y avoir des genres de fosses septiques sur l'arrière du réseau défensif (avec un mode d'évacuation plus artificiel -pompage et évacuation par train....), là où se trouvent les réserves, les concentrations d'artillerie et de log.... Histoire de relativiser les problèmes? L'aspect pratique et l'échelle de la chose me turlupinent dès que j'essaie de me représenter le tout; peut-être est-ce là encore mon obsession pour cette idée que le sol est vite saturé et propice à convertir les déchets humains en insalubrité porteuse de maladies après un court délai. Les populations de l'époque (surtout les appelés) avaient déjà quelques vaccins sous la peau, une logistique faisant attention à la régularité de l'appro (et à une meilleure qualité sanitaire du dit appro qu'à des époques précédentes), des services de santé sérieux et prenant les problèmes dans une boucle temporelle plus courte (un fait au final assez récent: en Crimée, ou même en 1870, les services de santé étaient encore une chose limitée dans leur taille et/ou dans leurs moyens -rappelons le différentiel des pertes non combattantes entre Anglais et Français en Crimée: les 2 services de santé avaient des savoirs et méthodes comparables, mais pas le même niveau d'importance accordé au sujet).... Mais rien que s'imaginer, effectivement, qu'urine et excréments étaient "redistribués" partout dans le paysage à chaque bombardement, ça calme....
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Sinon, pour le côté pratique autant qu'écologique, je me posais la question de l'impact de la 1ère GM dans le nord est de la France, et des méthodes de traitement des déchets: pendant 4 ans ou presque, la ligne de front a été globalement statique, et elle a vu des millions d'hommes concentrés sur une bande de terre assez étroite (même si le dispositif de chaque côté ne fait que quelques kilomètres de profondeur); certes, les effectifs sont moins concentrés que dans l'antiquité, et re-certes, la pollution humaine et animale doit pâlir en comparaison des autres quantités de déchets que cette guerre moderne inflige à l'environnement, ou encore comparé au piétinement massif et incessant (animal et mécanique) sur une grande surface, mais ça représente quand même une putain de masse humaine qui vit au même endroit pendant 4 ans. Sans compter les problèmes de court terme: la masse de déchets en question est énorme, et pour éviter/limiter les maladies, la pollution de trop de sources d'eau.... Quelqu'un sait-il comment l'organisation de l'époque gérait la chose à une échelle pareille, dans un front continu où il n'y avait que peu le luxe de choisir le bon emplacement?
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"Auxiliaire" n'est pas un terme subalterne: il naît avec la réforme militaire post-guerre civile lancée par Auguste quand il inaugure l'ère dite du Principiat. C'est un terme plus à comprendre comme "spécialiste", ou "complément", puisqu'il s'agit dès cette création de former des effectifs spécialisés (qui comprendront aussi assez vite de l'infanterie de ligne) aussi professionnels qu'une légion pour compléter la dite légion, devenue trop centrée dans ses unités sur l'infanterie de ligne (même si une légion est aussi en soi un panel de capacités d'ordre opératique/stratégique), et former des armées suffisamment diverses (ainsi, quand on voit la carte des légions, il faut se dire que chacun des quelques 30 points sur la carte, c'est une légion plus un effectif équivalent d'auxiliaires de divers types, soient autour de 12 000 combattants..... Une division romaine, quoi). En conséquence, ils ne sont pas astreints à des rôles subalternes que la légion n'aurait pas, même si la légion est réservée aux citoyens et l'auxiliat aux pérégrins (hommes libres de l'empire) pour encore un moment (en fait, dès le Ier siècle après JC, les lignes se brouillent de plus en plus). Avant Auguste, avant l'auxiliat, on trouve les socii ("alliés": essentiellement les autres peuples d'Italie avant la guerre sociale, qu'ils soient de statut "latin" ou "italien") et "amici" (statut plus distinct, attribué aux Etats plus ou moins satellites), qui dénotent plus une hiérarchisation politique qu'une définition par métier ou rôle Fourrager, c'est autant le taf des légionnaires que des socii/amici/auxiliaires. Mais surtout, un général romain table peu sur le fait de pouvoir ou non vivre sur le pays: les Romains sont des logisticiens, des organisateurs. Ils ne se lancent pas dans une campagne sans avoir prévu l'approvisionnement minimum à l'avance. Donc taper dans les réserves adverses, c'est pour emmerder l'ennemi, et/ou pour se faire un supplément (plus souvent pour la revente), voire au cas où un pépin maousse est arrivé. Merci. C'est juste que, outre l'exemple que j'ai évoqué avec le siège de Rome, j'ai aussi celui du "double siège" de Dyrrachium en Epire (Dürres en Albanie actuelle) de Pompée par César: 15-20 000h en assiégeant 45-50 000 (oui, le Jules était couillu) dans un endroit assez étroit et très vallonné. Le tout dure moins de 3 mois, entre le printemps et l'été 48 av JC, mais la bande littorale occupée par Pompée est saturée par les déchets de ses troupes et sa très importante cavalerie (plus l'énorme train qu'il a avec lui, bien approvisionné). Les pâtures sont vite bouffées, ce qui constitue le seul vrai problème des optimates, qui les contraindra à chercher la bataille (pour briser le siège et percer vers l'intérieur de la Grèce) début juillet. L'autre raison semble avoir été l'hostilité croissante des habitants, non en raison de la faim ou du pillage de leurs ressources (Pompée tient la mer et reçoit de bons approvisionnements: c'est César qui jeûne), mais bien en raison de la pollution extrême que ces quelques 45-50 000h (et Jupiter seul sait combien de bêtes) font subir à une zone assez grande (bien plus que le périmètre de la ville, elle-même pas petite à cette époque; c'est une civitates tournant autour de 20 000 habitants libres -donc plus dans les faits). Si je suis ton raisonnement, et que j'essaie de l'accorder avec la véracité de cette histoire, la pollution évoquée n'est pas celle des sols, mais aurait uniquement trait aux problèmes liés à l'eau?
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La pâture est de toute façon plus prévue à l'extérieur du camp (ce qui doit représenter un incessant ballet pour faire sortir et rentrer les animaux chaque jour): la surface intérieure d'un camp d'hiver ou d'un camp permanent ne table pas sur le fait de pouvoir faire paître les bestioles, en tout cas pas pour longtemps (surtout qu'il faut de la surface d'exercice/revue à l'intérieur); une partie de l'espace de stockage leur est dédiée.
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Merci. J'ai juste du mal à imaginer que la concentration en un lieu n'ait pas d'impact sur le sol (sans moyen d'évacuation) quand on parle d'un séjour de plusieurs semaines/plusieurs mois. Même si je parle de la pollution du sol effectivement sous les pieds de la dite légion, soit le périmètre du camp lui-même, guère plus (sauf pour ce qui concerne l'eau, qui circule plus). Pareil pour l'impact sur un cours d'eau (parce que c'est pas toujours le Rhin, le Danube ou l'Euphrate à côté d'un camp). Pour illustrer, je prendrais l'exemple du camp romain (on va dire pour une légion, encore une fois) dans ses différentes itérations: - le camp d'étape (ou "camp d'été": castra aestiva), celui dans lequel une légion reste une nuit ou un peu plus, fait dans les 150-160m de côté (c'est pas un carré; la forme générale est plus celle de la carte à jouer, mais je donne juste un ordre de grandeur) pour 5-6000h: l'aspect sanitaire est limité au creusement de trous à la plus grande distance possible des sources/puits d'eau et/ou des cours d'eau, émergés ou souterrains) - le camp d'hivernage (castra hiberna), celui qui grosso modo est fait pour quelques mois (donc pour passer l'hiver, assiéger une place difficile, préparer une position défensive -de futur assiégé- quand on a pu voir venir à l'avance....) est 5 fois plus grand (donc de l'ordre de 800m) et exige absolument de l'eau courante pour les latrines, un système d'égouts et d'évacuation des déchets (qui incluent un volume important lié à certaines activités particulières: forges et tannerie, cuisines, déchets animaux....), des raffinements dans la fortification (des tours notamment, des positions d'artillerie....) et les besoins supplémentaires d'un séjour prolongé (établir un hôpital, des étables, des entrepôts....). - le camp permanent (castra stativa) est encore plus grand (variable, mais 2 fois plus grand est un ordre de grandeur raisonnable), étant donné que lui sera essentiellement construit en dur, cad en pierre, et incluera des logements encore plus spacieux et plus de bâtiments liés à des fonctions étendues (gouvernance d'une zone, fourniture de certains services non limités à la légion -comme l'hôpital-, de plus grandes capacités de stockage, des fortifications beaucoup plus complexes....). L'aspect sanitaire implique obligatoirement un aqueduc (amenant l'eau du plus loin possible) et l'eau courante (par les cours d'eau et sources locales) pour l'évacuation; les égouts sont là autant que possible construits en dur et recouverts, et suffisamment nombreux pour couvrir toute la superficie occupée (chaque zone, chaque unité, a ses chiottes), ainsi que des bains. A noter que dès qu'une troupe a de la cavalerie, la taille nécessaire par cavalier est triplée: un camp de cavalerie a une logique plus contraignante. Comme une légion ne se balade que rarement seule (effectif équivalent d'auxiliaires, à pied et à cheval, et les effectifs de soutien afférents), et que la place nécessaire varie selon d'autres impératifs (taille du bagage logistique, présence de butin -y compris sous forme d'esclaves et de prisonniers-....), les dimensions que j'évoque sont purement illustratives.
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Merci, ça m'aide à avaler mon goûter . Ma compote n'a jamais eu ce goût là avant! Donc ça fait une masse considérable (putain, ces végétariens sont de sacrés chieurs, avec toutes ces fibres), et en fait, pour éviter de digresser et revenir à mes questionnements initiaux, j'essaie de comprendre à partir de quelles quantités concentrées sur un endroit réduit en superficie, à partir de quel seuil, ce genre de "fertilisation" cesse d'être un avantage pour le sol local, et commence à devenir un problème: les sources d'eaux, d'une part, sont les premières à souffrir, mais ensuite, les sols eux-mêmes en pâtissent plus qu'ils n'en bénéficient, et enfin (ou est-ce avant), l'impact sur les humains vivant dessus arrive (contaminations, bestioles, maladies....), qu'il s'agisse des populations locales ou des troupes stationnées si elles sont dans l'optique d'un séjour relativement prolongé. Donc quels sont ces seuils critiques selon les types de sol et les effectifs stationnés, quelles sont les capacités d'absorption de différents environnements, combien de temps pour qu'ils s'en remettent, quels sont les aménagements possibles/souhaitables par une troupe comptant rester quelques semaines/mois à un endroit et quelles sont leurs limites (en temps, en quantités produites....)? Ce sont ces ordres d'idées que j'essaie de piger; mon seul outil d'analyse/évaluation, c'est la somme des cas historiques que j'ai en mémoire: y'en a pas mal, mais difficile de trouver les règles générales avec seulement ça. L'exemple initial que j'ai donné avec Pompée Strabo au second siège de Rome de la guerre civile m'a par exemple mis ce délai d'à peine 2-3 semaines pour une troupe de 15-17 000h environs (qui pollue toute l'eau de deux collines de Rome et déclenche une épidémie majeure dans les quartiers nord de la ville). En même temps, il y avait déjà pas mal de vaccins à l'époque, et le camp était bien organisé, avec surtout le fait qu'il était bien irrigué: une rivière conséquente et des collines saturées de sources pour évacuer vers le bas.
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200g en moyenne, admettons; donc pour une légion, combattants et non combattants compris, on parle d'environs 6000h au bas mot, sans compter les suivants d'armée, beaucoup moins organisé et attentifs aux exigences de la vie en groupes importants. Mais rien que 6000h, ça fait autour d'1,2 tonnes d'excréments (pisse non comprise: mine de rien, c'est beaucoup d'acide, surtout avec le vinaigre -la posca- qu'ils buvaient tous les jours pour couper leur eau) par légion, auxquels il faut ajouter les animaux. Le train légionnaire type post Marius, pour une campagne en terrain pas trop différent de l'Italie (c'est plus si on parle de zones désertiques/arides, ou d'expéditions lointaines en terres peu civilisées où il faut tout apporter), c'est: - le train immédiat des unités combattantes: 1 à 2 mule par décurie, soient 600 mules de bât minimum, auxquelles s'ajoutent 2 chariots à 4 boeufs ou 6 mules par centurie, soient 480 boeufs ou 720 mules de trait par légion. Ajoutons les petites unités de cavalerie légionnaire: 240 cavaliers, à deux chevaux (remonte incluse) par tête, plus d'autres chevaux pour divers usages (officiers notamment), plus les mules et boeufs qui vont avec, quelque chose comme 550 chevaux, 24 mules de bât, et 64 boeufs ou 96 mules de trait. Total d'environs 624 mules de bât, 550 chevaux, et 544 boeufs ou 816 mules de trait. - le train de légion (et/ou d'armée): il ne s'agit là que de chariots, généralement plus lourds. Le chiffre dépend en grande partie de la campagne entreprise, mais pour donner une idée, un jour d'autonomie en grain pour une légion, c'est environs 20 à 25 chariots tirés par 4 boeufs (ajouter encore 10-12 chariots pour le reste des besoins alimentaires d'un seul jour). Le légionnaire porte sur lui une dizaine de jours de grain au maximum. Avoir 30 jours d'autonomie en plus du paquetage individuel est un standard de base, donc on dit un strict minimum de 900 chariots rien que pour la bouffe, soient 3600 boeufs. Et évidemment, avec ça vient le bagage "lourd" de la légion, soit le matériel non transporté par les hommes: artillerie, pièces détachées de tous types, matériel de siège, outils, matériaux de construction, fours divers (alimentaires, pour la forge....). 400 à 600 chariots environs, suivant ce qui peut être trouvé sur place. Mais au minimum, environs 1600 boeufs de plus. Soit un total à minima de 5200 boeufs par légion pour 30 jours d'autonomie en terre étrangère. Ou une combinaison de boeufs et de mules dans le rapport 4 pour 6; l'Italie produisait peu de boeufs, les Romains n'en aimant pas la viande et ayant peu d'usage de grande échelle pour les bovidés (animaux pour quelques sacrifices spécifiques, certains cuirs....). Les mules étaient nettement plus en faveur, élevées en masse dans quelques zones (Gaule Cisalpine, Campanie et surtout la Rosea Rura). Alors les Romains utilisaient au maximum le transport par voie fluviale pour limiter leur train, et il devait y avoir un va et vient incessant entre les bases logistiques marquant la progression et la troupe avançant (dès lors qu'un itinéraire pouvait être sécurisé, sinon c'est tous groupés), si bien que le total d'animaux faisant étape avec la légion à un moment donné était sans doute inférieur. Mais l'ordre d'idée est là: on est bien dans l'ordre de grandeur de milliers de boeufs et mules, plus les chevaux (n'oublions pas non plus qu'une légion républicaine ou impériale est structurellement accompagnée d'auxiliaires d'infanterie et de cavalerie d'un effectif équivalent.... Et la cavalerie, c'est au moins 2 fois plus de chevaux que d'hommes, remonte oblige). Donc la quantité de merde et autres déchets qui se concentre sur une petite zone donnée à un moment donné, c'est quand même assez conséquent; je veux bien qu'une nuit ou deux, ça favorise l'humus, mais qu'on ne me fasse pas croire, aussi peu botaniste que je sois, que l'effet fertilisant continue longtemps. Au fait, Akhi.... Tu as la moyenne de production excrémentale des unités individuelles de production bovine, équine et muletière :P ?
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Le plan en damier est le fait de toute nouvelle agglomération dès que les choses peuvent se faire un peu au calme et que des moyens peuvent être débloqués: on dépend moins de sites défensifs naturels, opportuns pour cette préoccupation mais peu pratiques et coûteux pour l'occupation humaine durable (et limités en potentiel de croissance), et on peut penser l'organisation à plus grande échelle, avec un site défensif principal pour une zone donnée, au cas où les fortifications des villes nouvelles ne suffisent pas, et/ou qui en constitue le point d'appui (d'où des renforts peuvent arriver), plutôt que l'agglomérat irrégulier, incohérent et peu commode constitué par le réseau féodal tel qu'il s'est développé, fait de constructions ad hoc et d'entrelacs disjoints de lieux liés seulement par leur propriétaire et ses alliances (appelons ça le résultat du libre marché et de sa main invisible :-[ ). Il faut quand même noter que côté hygiène, ces villes nouvelles sont, à l'époque de leur création et pendant de longues périodes (encore aujourd'hui pour beaucoup), de petites agglomérations loin d'être insupportables pour l'écosystème local, et évidemment pensées -dans la mesure des possibilités du temps et du lieu- pour y exister dans la durée en ne l'endommageant pas ou peu. Mais le tout est simplifié par cette petite taille des dites communautés: ce sont alors des villes de quelques centaines d'habitants pour la plupart, rarement quelques milliers. Aigues Mortes, pas une bastide, mais un port voulu par St Louis pour préparer une grande expédition, donc un grand projet pour l'époque.... Et qui n'a eu de son temps que quelques centaines d'habitants (même si un plus grand nombre de résidents temporaires). Ceci dit, là on parle de ville: restons sur le sujet qui est une chose sérieuse! Le caca et les armées dans leurs camps temporaires ou saisonniers ! Moi je veux te parler d'excrétions, et toi tu ne me parles que d'urbanisme.... Tu veux que je te dise? Tu sais pas rêver ??? !
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Émirats arabes unis
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Les trucs qui sont assez souvent reportés qu'on chope dans l'eau tournent généralement dans le registre des conjonctivites et divers problèmes de peau. Sinon, désolé pour la formulation: je voulais pas dire que tous les immeubles -ou les villes elles-mêmes- étaient vides, juste que le taux d'occupation était très bas par rapport au bâti; et je parlais surtout des grands immeubles, la foule de super projets et trucs visibles: ces villes ne sont pas faites que de ça. Mais l'eau est quand même un goulot d'étranglement vu la concentration de population que l'endroit représente malgré tout..... Et ce que l'écosystème local extrêmement limité peut soutenir; c'est un putain de désert: qu'est-ce qu'on croit? Que les nappes phréatiques locales sont immenses? Que la désalinisation résout tout et n'a pas de coût? Sans compter que l'urbanisation locale est gaspilleuse, veut créer des espaces verts partout.... -
J'entends bien, et on peut aussi s'émerveiller des ambulances et très pointus hôpitaux de campagne de Larrey sous Napoléon.... En oubliant que les médecins de l'époque: - sont très rares en proportion de l'effectif à couvrir - sont pas très bons pour l'essentiel, surtout quand on compare à l'époque romaine; la médecine a beaucoup régressé en occident après le Vème siècle, et dans le monde méditerranéen en général. Mais plus encore, le niveau qualitatif (et quantitatif) de soins à disposition des populations, et a fortiori des armées, a drastiquement diminué dans le monde méditerranéen en général (hors quelques ilots d'expertise, statistiquement négligeables). Il faut attendre le milieu du XIXème siècle (soit déjà une période où le progrès a accéléré) pour que la médecine se reprenne en main et constate qu'elle fait autant de mal que de bien et a un bilan général nul (c'est un médecin français qui a fait et médiatisé ce constat dans la profession: j'ai oublié son nom). - ne bénéficient pas d'une organisation aussi intégrée dans le système combattant d'une armée: dans l'armée romaine, la médecine, comme la log, sont des commandements et font partie intégrante de la façon dont on conçoit l'armée et la campagne Et c'est pareil pour le service d'ambulance: une goutte d'eau face à l'océan du besoin concret. Donc oui, il y en a.... Mais on se focalise sur l'arbre en oubliant la forêt. C'est pas seulement les limites techniques de l'époque; ce sont aussi les limites de ce que les pouvoirs de l'époque sont prêts à dépenser pour la partie non combattante, eux qui sous-dépensent déjà pour la partie combattante (ils ne peuvent pas plus: les armées croissent quantitativement et techniquement plus vite que les structures étatiques, économiques et fiscales chargées de les mettre en campagne). L'essentiel des effectifs de "soutien" dans ces armées Renaissance/moderne, ce sont des bras: juste des personnels pas à peu qualifiés chargés du transport, avec une densité de personnels qualifiés et experts beaucoup plus faible que ce que tu trouverais, à effectif équivalent, dans une armée romaine (et le niveau des expertises n'est tout simplement pas dans la même catégorie), sans même compter le niveau d'instruction moyen des soldats eux-mêmes: dans une armée romaine, tout combattant, en plus de son savoir-faire de fantassin ou cavalier (et des spécialités qui vont avec), est aussi un terrassier/sapeur/"ouvrier du bâtiment", et a développé une spécialité (qui dans chaque légion a son parcours et ses grades de progression) utile (médecine/herboristerie, chasse, compta, log, maintenance, cordonnerie, armurerie, métallurgie....). La densité de savoirs-faire et de niveau de qualification dans chaque est sans commune mesure. Le soldat romain est beaucoup plus instruit et soutenu que le soldat de la Renaissance, lui plus considéré comme de la chair à canon sacrifiable et baignant dans le faible soutien et une organisation très limitée. Une des multiples raisons pour lesquelles les légionnaires (et les auxiliaires sous l'Empire) meurent beaucoup moins en bataille et en campagne. Et pour revenir au sujet, une des raisons pour lesquelles les guerres de la Renaissance et de l'époque moderne (mais aussi avant, au MA, ou encore au XIXème siècle) sont chroniquement sujettes aux épidémies, ont des camps qui sont bien souvent des cloaques, ont des proportions énormes de troupes hors de combat pour maladies (et ce souvent tôt en campagne), et ont des taux de pertes pour raisons non combattantes que les chefs romains n'ont jamais connu (sauf accident). Quelles raisons structurelles peuvent tenir à cette différence? - les Romains, comme les Grecs, sont avant tout des citadins: ils s'y connaissent bien plus que des populations essentiellement rurales (comme les sociétés européennes de l'époque moderne) sur le sujet des grandes concentrations humaines, et, plus encore que la médecine, l'organisation, l'hygiène, la prévention.... Sont des disciplines très développées pour ce qui concerne ce sujet, non seulement en termes de métiers en découlant et d'attention consacrée au sujet, ou encore de quantités de spécialistes disponibles, mais aussi en termes de connaissances moyennes dans les populations concernées. La ville a une importance pratique et religieuse fondamentale dans leur mentalité: tout ce qui y est lié en termes pratiques est donc un sujet d'attention. - le camp romain a une énorme importance pratique, psychologique et religieuse: le camp romain est la reproduction miniature et mobile d'une ville (c'est du coup une terre consacrée, aussi court que soit le temps d'occupation), qui doit donc avoir l'organisation et les exigences (même a minima, même si c'est juste symbolique) d'une ville: tracé, disposition des lieux, commodités à trouver.... Et le camp est le marqueur de civilisation: les armées sérieuses font un vrai camp chaque soir, et seuls les barbares ne le font pas. Essentiellement, seuls les Grecs (et plus à la période hellénistique qu'après) le faisaient, hors des Romains/Italiens. C'est une fierté, c'est le confort moral "d'emporter quelque chose de la maison avec soi", c'est une nécessité pratique, militaire (sécurité contre la surprise, protection du bagage), autant que sanitaire beaucoup d'hommes en un seul lieu; impossible de boire de l'eau propre et de bouffer sain si c'est pas organisé). - la culture militaire romaine découle de la mentalité du citoyen soldat, avec une certaine conception de l'égalité en terme de dignité (on est dans une république oligarchique avec un système de classes qui définit droits politiques et devoirs, mais le statut de romain est lui égalitaire): le soldat ne peut pas être traité comme une chair à canon, et pas seulement pour la raison pratique qu'un soldat entraîné ne doit pas être gaspillé. Si la professionnalisation croissante, symboliquement attribuée à Marius, a impliqué une rationalisation du train (diminution du nombre de chariots et animaux de bât et de trait pour accélérer la manoeuvre), il n'en reste pas moins que le soldat a un droit qu'aucun officier, aussi autocratique soit-il, à un traitement et un soutien conséquent. En découlent une définition rigoureuse des bagages et soutiens nécessaires, et leur organisation, et donc les moyens consacrés à ces choses, avec à l'arrière plan une réalité impérieuse pour les décideurs: si ces conditions ne sont pas réunies, on ne lance pas une unité, on ne lance pas une campagne (et les officiers réellement militaires -non décideurs- comme les soldats ne l'accepteraient pas). A contraster avec les armées et unités de la Renaissance et de l'époque moderne, où la conception de l'humain et du soldat n'a pas vraiment ce seuil plancher en deçà duquel on n'attend pas d'un soldat qu'il parte en campagne, reste dans l'armée ou se batte correctement. - conséquence directe: la conception des budgets des campagnes et des armées découle de cette conception: un dirigeant romain ne songerait pas à sous financer ce qui tient à un effectif donné, préférant plutôt diminuer l'effectif mis en campagne pour qu'il bénéficie du quota de soutien voulu. Les priorités semblent inversées par rapport à la période de comparaison. Tout ça pour dire qu'un Romain accorde nettement plus d'importance aux chiottes.
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A cette époque, l'armée turque, en tout cas dans le monde "européen" au sens large, est de loin la plus professionnalisée (en tout cas sa partie centrale, la partie permanente commandée par le sultan; le reste étant plus des hosts féodaux des régions de l'empire); oui, à toutes les époques, il y a évidemment un certain degré d'organisation logistique et de toutes les préoccupations liées au soutien. Ce que Berezecj entendait par sa remarque, c'est que le niveau des savoirs-faires et l'importance de cette organisation dans l'armée (en effectifs dédiés, en termes de procédures, de moyens, de temps consacré....) étaient infiniment supérieurs dans l'armée romaine. On ne commence réellement à retrouver ce niveau qu'au XIXème siècle. Par exemple, dans les armées de la Renaissance/période moderne, oui tu trouveras un service médical.... Mais ce sera essentiellement un "barbier" chargé d'amputer, et tu en auras un par régiment (équivalent de plusieurs bataillons), avec au mieux deux assistants et pas de service d'ambulancier; niveau de qualification zéro par rapport aux medicus d'une légion et à leur service très organisé. Niveau de capacité zéro par rapport à l'hôpital de campagne complet qu'une légion a toujours avec elle, qui a non seulement un personnel abondant et qualifié, mais aussi tout un service dédié au transport rapide du blessé vers l'hosto, avec une capacité à soigner au plus près du combat, les Romains ayant tôt constaté l'importance du traitement immédiat pour pour un bon taux de survie. Et côté comparaison de l'organisation logistique, y'a pas photo entre les époques: l'époque renaissance/moderne, ce sont des amateurs bordéliques. A moins qu'on ait un expert sur le traitement des excréments dans les armées d'une époque et d'un lieu donné..... Ce qui serait une chierie d'expertise :-X . Une spécialisation chiément pointue. L'angle méta-historique nous apporte une vision plus large et diverse, et il nous donne beaucoup plus de "matière" :-[ .
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La guerre médiévale en occident
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Berezech dans Histoire militaire
La Compagnie Blanche, c'est celle de John Hawkwood (il ne l'a pas fondée, mais il l'a reprise et c'est lui qui l'a portée à sa plus grande notoriété), précisément un de ces types qui a commencé tout en bas (que je mentionnais plus haut), se faisant remarquer comme escaladeur de murailles, puis comme archer ou fantassin avant de se faire anoblir et de devenir un capitaine, essentiellement mercenaire. Elle n'est pas spécifiquement lombarde (à la base, elle est faite d'Allemands), mais plutôt, comme souvent ces groupes, très internationale. Mais comme je l'ai dit avant, ce type de mercenariat n'existe pas vraiment de façon très organisée avant le XIVème siècle en occident: on cite quelques cas pendant une brève période au XIIème siècle, mais ce sont la Guerre de Cent Ans, d'une part, et l'évolution des rivalités en Italie (jointes à l'aristocratisation/féodalisation des systèmes républicains des cités-Etats: le système de milice décline au profit d'une professionnalisation de plus en plus teintée par le mercenariat) d'autre part qui lui permettent d'éclore. S'agit-il au final de la création de marchés atteignant une taille et une permanence suffisante pour justifier l'émergence de tels groupes et leur maintien dans le temps, surtout en les faisant venir d'autres régions (les populations d'un lieu n'aiment pas forcément se mobiliser, surtout pour faire plus que défendre un périmètre régional) où elles se retrouvent étrangères et sans solution de repli proche une fois la paix venue? La société "avant" cette période pouvait-elle réabsorber facilement de plus petits contingents de pros relâchés par leurs employeurs? Les conflits impliquaient-ils moins de monde, donc en fait des effectifs que les employeurs pouvaient solder à l'année (le reste étant fourni par la milice et/ou le système féodal), n'en relâchant que peu dans la nature? Le système féodal a t-il dès ce temps moins bien marché (il s'agit d'une mobilisation limitée dans le temps: un certain nombre de jours par an) ou trouvé ses limites par rapport aux exigences des guerres du XIVème? Quand suffisamment de troupes et de soldats individuels sont ainsi mobilisés pour une saison et relâchés ensuite, il se crée une masse permanente, souvent hors de sa terre, qui peut commencer à se considérer comme un groupe distinct, mais surtout, peut, dans un espace donné (France, Italie du Nord), se concerter: des groupes se forment, des relations.... Et des leaders émergent, qu'ils viennent de la dite troupe, qu'il s'agisse d'aristos la connaissant et ayant des ambitions.... Essentiellement, la main d'oeuvre peut se syndiquer et commencer à mieux se négocier, et poser plus de conditions, voire les imposer. Il y a cependant eu une forte réaction aux quelques problèmes de ce type au XIIème siècle, soit la dernière période de concentration des grands domaines dans la période post-carolingienne: les ensembles qui finissent de se constituer à ce stade sont réellement grands, atteignant un seuil critique en terme de taille et d'organisation qui voient une volonté politique (donc des lois qu'on peut imposer) toucher à de nombreux sujets, dont apparemment celui des mercenaires, qui fait l'unanimité assez vite, tant côté Eglise que côté aristocratie/élite (féodale ou citadine) ou côté population paysanne. Il n'y a donc que très peu de temps entre les premières inquiétudes sur quelques bandes foutant la merde, et la réaction législative/répressive. Et on entend plus parler de telles bandes pour plus d'un siècle (et pourtant, le XIIIème siècle, c'est tout sauf pacifique). Plus prosaïquement, on peut se dire que les grands seigneurs/rois ont profité de ces troupes dans le dernier grand affrontement structurel (la lutte Capets-Plantagenêts), les mobilisant (ce qui les calmait un temps) puis en détruisant une grande partie tout en en anoblissant/intégrant une autre. -
Jusque dans les années 60-70, la qualité moyenne de l'eau de ville en France était encore pas terrible (au mieux), si bien qu'on consommait encore le vin comme on l'avait toujours fait, et pour les mêmes raisons: pour couper l'eau ou la remplacer. D'où la production en masse de vin de qualité médiocre à passable, qui a depuis disparu. L'autre raison pour laquelle le vin était autant consommé jadis: c'était une des seules sources facilement accessible (disponibilité, coût) de sucres rapides. Donc 3 raisons (énergétiques, sanitaires, poivrotales) de boire du vin.... Et d'alimenter le problème traité dans le sujet, puisqu'il n'y a pas que l'objet stratégique n°2 dans la vie . "Dans la durée", tu entends quoi par là? J'avoue que je parle surtout des infrastructures de campagne, pas des garnisons permanentes. Par exemple, chez les Romains: - le camp de marche typique, celui qu'une troupe romaine en marche fait tous les soirs et dans lequel elle reste une nuit à quelques jours: les latrines sont un système strictement réglementé (espacements, profondeur, nombre, dispositions dans le camp....) mais limité à des trous dans le sol. J'imagine évidemment que ça peut pas être la même chose pour une légion ou 4 ou plus, même si chacune fait autant de trous réglementaires et espacés comme il faut qu'elle a à en faire selon la méthode; l'impact environnemental est tout simplement différent. Dans la configuration d'un camp de marche, on parle encore typiquement d'une nuit, donc en moyenne moins d'une "commission" par homme (tout le monde n'a pas le même "réglage", la constipation frappe....). Ca doit être largement tolérable, sauf à avoir vraiment beaucoup de troupes - le camp d'hivernage, ou de garnison "longue" (mais pas encore permanent), de tête de pont en territoire ennemi.... Là aussi la réglementation romaine frappe dès la conception du camp, avant même qu'il s'agisse encore de creuser le périmètre: le choix du site implique une réflexion par rapport à l'eau.... Il en faut pour boire évidemment (et suffisamment pour l'effectif concerné et les animaux qui viennent avec), mais il en faut aussi pour évacuer la merde, donc généralement un cours d'eau à proximité, avec des ruisseaux apparents ou souterrains qui serviront d'égout. Sachant en plus que le dit camp doit être sur une hauteur (si possible dégagée même si la légion romaine déboise comme un grand propriétaire brésilien), on voit que le processus est complexe, implique du monde et des qualifications pointues. Une fois le choix fait, la construction est lancée, et en même temps que le périmètre du camp est creusé (un fossé dont la terre extraite forme un remblai constituant la base de la future muraille), tout un système d'égouts et de puits l'est aussi, devant à la fois préserver des sources d'eau potable (difficilement coupables en cas de siège) ET garantir l'évacuation des déchets non seulement humains, mais aussi animaux. Comme toutes les armées jusqu'aux guerres mondiales, les armées romaines se trimbalent une foule d'animaux qui sont autant de centrales de production de déchets sur pattes.
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Désolé pour le tire; il est fait pour racoler. Je peux le changer rapidement -s'il y a une politique sur le forum- en "Une histoire de chiotte" . Sujet méta-historique et bassement concret, j'ai hésité à en créer un plus général sur les petites contingences des armées à travers l'Histoire, mais j'avoue n'en avoir aucune autre assez développé à l'esprit pour l'instant. L'histoire des vivres et matériels, bref, du train ou bagage accompagnant une armée (un enjeu, une cible, une nécessité stratégique, un élément du moral des troupes....) pourrait en faire partie, de même que l'histoire de l'hygiène ou celle de la discipline interne des armées (et des rapports internes), celui des communications avec l'arrière.... Bref, tout ce qui concourt de "l'intendance" au sens large. Peut-être que ça viendra, auquel cas il faudra fusionner celui-là avec: ces aspects peu sexy étant généralement pas ce que la plupart d'entre nous aimons aborder, les avoir regroupés en un seul pourrait être de bonne politique. Bref, il s'agit ici de l'histoire de l'hygiène dans les armées, et particulièrement de cette fonction dont les héros de fiction n'ont jamais à s'occuper, mais qui n'en finit pas d'être une réalité plusieurs fois par jour pour la plupart d'entre nous, répartie en deux productions stratégiques appelées n°1 et n°2 :-X , mais qui toutes deux finissent au même endroit (avec d'occasionnelles autres productions passant par un orifice situé plus haut, généralement à la suite d'une soirée de relâche accordée par l'officier supérieur). Ca fait partie des trucs qu'on peut se demander à un moment ou à un autre quand on s'intéresse au fonctionnement des armées, qui sont avant tout de gigantesques concentrations humaines sur une toute petite superficie, et ce surtout en campagne, où elles sont une concentration humaine dans une série de petites superficies successives, traçant leur chemin.... Et laissant, pour voir la chose sous l'angle du sujet, une trace en pointillé qui n'est pas celle pour laquelle le Petit Poucet a opté. Quand on commence à parler d'armées de 10, 20, 50 ou 100 000h, on se dit que l'impact sur l'écologie locale est assez dramatique (d'ailleurs pas que sous cet angle des excrétions naturelles: voir la quasi extinction d'espèces animales dans certains lieux, comme en Egypte pendant la 2ème GM où troupes de l'ANZAC et des Indes ont décimé les écosystèmes simplement parce que chasser était le loisir principal), en tout cas dès que l'armée en question restait plus que pour une étape d'une nuit. Dans un environnement sauvage, c'est une chose, mais quand on se déplace dans un environnement où vivent d'autres humains, principalement des communautés agricoles, une armée est une catastrophe à bien des égards, et ses excrétions accumulées sur ne serait-ce que quelques jours doivent avoir un impact démentiel, de la pollution des nappes phréatiques à celle des rivières, en passant par la saturation des sols. Un autre angle est celui de la nécessité de la chose pour une armée qui veut éviter de polluer son propre environnement si elle est appelée à y rester un moment (je ne parle pas des garnisons permanentes où la chose peut être organisée plus durablement), comme par exemple la longue nécessité à travers l'histoire d'avoir à hiverner à un endroit (les campagnes toutes saisons sont une chose très récente: XIXème siècle). Les épidémies et les problèmes de pollution d'un sol où on peut se faire pousser de la bouffe (encore une fois, une réalité jusqu'au XXème siècle) sont deux inconvénients majeurs qui forcent à réfléchir. Encore un autre angle: les problèmes que cela pose avec les populations locales, parfois au point de la rupture, mais aussi les problèmes que cela cause aux armées elles-mêmes, qui doivent ou en subir les conséquences (épidémies notamment), ou disposer de solutions dont les moyens concrets ont toujours un coût: supplément d'entraînement, d'organisation, de discipline et de diffusion des savoirs, temps supplémentaire à consacrer à ce problème pendant une campagne, coût de matériels adéquats, mais aussi des travaux nécessaires pour aller avec (adduction d'eau, accès aux sources, protection de celles pour l'alimentation, terrassement....). Donc voilà tout le trip: comment, à travers l'Histoire, ce problème a t-il été abordé et l'est encore? Quand a t-il été refusé ou minimisé et quels problèmes cela a t-il causé? Questions subsidiaires: à quelle vitesse un écosystème local se sature face à cet "afflux"? quels types de pollutions et dommages sont ainsi produits? Quelle quantité de déchets produit un homme (et par extension une armée) chaque jour? A partir de quel effectif concentré en un lieu cela devient-il problématique de préserver l'hygiène, nécessitant donc une organisation et des préparatifs très spécifiques? Quelques exemples pour lancer.... Les armées médiévales étaient peu organisées et vivaient sur le pays: elles chopaient et diffusaient toutes les maladies possibles et imaginables -et je ne parle même pas des vénériennes-, et un camp médiéval n'était souvent pas une chose très ordonnée, portant une grande attention aux nécessités sanitaires. A l'inverse, nous avons mes chers Romains. Un contre exemple initial avec le cas particulier de Pompée Strabo ("Pompée le bigleux", parce qu'il louchait), le père du grand Pompée (Pompeius Magnus, l'ami, gendre puis adversaire de César); grand potentat aristocrate du Picénum (centre nord est de l'Italie, sur l'Adriatique; l'actuelle Marche), il a joué les opportunistes pendant la 1ère guerre civile entre les Marianistes (partisans de Marius, entre autres) et les Optimates (aristocratie conservatrice menée par Sulla). Quand Sulla, après avoir pris Rome une première fois et fait fuir Marius, s'en est allé pour combattre Mithridate (le grand; Mithridate VI Eupator, celui qui s'immunisait contre tous les poisons possibles) en Asie Mineure, Marius et ses potes (Lucius Cornelius Cinna, qui prendra la suite après la mort de Marius, Quintus Sertorius, grand général, qui se taillera un quasi royaume espagnol pendant une dizaine d'années) reviennent après avoir levé des troupes, et assiègent Rome. La seule protection que les Optimates (ou "Boni" comme ils se qualifiaient) ont à ce moment, hors des remparts de la ville et de quelques petits effectifs (la milice de la ville n'est pas trop une option: Marius est très populaire, et la ville n'est que peu favorable aux Boni), consiste dans 3 légions de troupes issues du Picénum et commandées par Pompée Strabo (qui commande plus leur loyauté que la République Romaine; dans le nord du Picénum, les Pompées sont de véritables seigneurs féodaux) qui, comme il en a pris l'habitude, négocie à son avantage et attend de voir où celui-ci a intérêt à se porter, en l'absence prolongée de Sulla, le seul à pouvoir s'opposer à Marius. On est en 87 av JC, l'Italie sort à peine de l'immense guerre civile qu'a été la guerre sociale (qui l'a autant dépeuplée que la 2ème Guerre Punique), le Trésor romain est vide, l'activité économique anémique, l'orient ne paie plus tribut, les échanges sont au point mort et il y a une pénurie de troupes (le corps expéditionnaire de Sulla, très petit, a été réuni à grand peine et reste sous financé).... Commence alors un siège sans mouvement, où les messagers font des va et viens permanents, où la population s'affame, où les tractations entre les deux camps sont aussi tendues que celles au sein de chaque camp: entre Pompée et les optimates, tout comme entre un Marius devenu à moitié fou (il commettra des atrocités sans nom à la prise de la ville), Sertorius et Cinna. En tout, il doit y avoir autour de 7 légions, plus une troupe d'esclaves libérés commandés par Marius (ceux qui commettront ses atrocités), autour de la ville, qui y campent dans des fortifications de campagne. Soient autour de 40 000h non prévus par l'aménagement du territoire local, immédiatement accolés à une ville qui doit alors abriter pas loin d'un demi million d'habitants, le tout dans et sur le pourtour d'une cuvette pas gigantesque. Pompée Strabo se trouve au nord, sur la colline du Quirinal, devant la Porte Colline des fortifications de Rome. Apparemment, ses 3 légions ont bien fait un camp, mais sans aménager de système d'évacuation des eaux usées, n'allant pas plus loin que des latrines temporaires, c'est-à-dire essentiellement une forme organisée de trous profonds creusés dans le sol et dont le contenu est régulièrement saupoudré de chaux. Passé un certain délai (quelques semaines), plusieurs choses se sont produites: - la maladie a commencé à frapper ses troupes - toutes les sources d'eau du Quirinal et du Viminal (voisin) ont été polluées, handicapant son approvisionnement en eau, mais aussi condamnant celui des habitants de la partie nord de la ville - une épidémie s'est répandue dans cette partie nord de la ville Outre que ses troupes n'ont plus été en mesure de sortir de leur camp, la ville n'a plus aidé à son approvisionnement et a viré plus marianiste que jamais, mais surtout, quand lui-même a été atteint par la maladie et en est mort (ou il se dit aussi qu'il a été frappé par la foudre), la population est sortie par la Porte Colline pour aller voler son corps, le mutiler et le traîner dans les rues. Son fils, le futur Grand Pompée, a remballé les troupes et décampé. N'ayant plus d'option, même merdiques, les optimates ont capitulé. Nouvel adage militaire: LA MERDE, C'EST STRATEGIQUE! C'est pourquoi "fait chier" est une phrase à double sens pour tout planificateur militaire, qui doit se demander "où va le caca?", "à qui profite la chiasse?".... Ou pour l'armée française: "on a des commissaires aux armées, mais qui est le "commissionnaire", le chargé de "commission"? Je sais, je devrais avoir honte de celle-là.... Mais même pas.
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L'avenir de la péninsule coréenne
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Andromeda dans Politique etrangère / Relations internationales
Va falloir qu'on t'explique les finesses de la liturgie chrétienne, toi =( ! pour commencer à comprendre, garde ce principe de base: si t'es pas en état de te sentir coupable et honteux après, c'est pas un procédé chrétien (regarde qui fait le meilleur/pire porno au monde: les chrétiens et les Japonais, deux cultures éminemment basées sur la culpabilisation et la honte de soi). L'exécution au canon a une longue et glorieuse ??? tradition historique, des condamnés attachés à la bouche du canon aux répressions de masse (souvenirs de Lyon en 1793). Les Nords Coréens ne font qu'ajouter leur pierre à ce triste édifice. -
Émirats arabes unis
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Wallaby dans Politique etrangère / Relations internationales
Côté Yemen, c'est vrai que c'est maintenant un grave problème qui doit renvoyer ce truc quelque part entre les limbes et les calendes grecques, mais côté Afrique, ce coin là, malgré ces problèmes, est en train de se développer: les industries de main d'oeuvre cheap (textiles surtout) y poussent à vitesse grand V (Soudan, Erithrée et Ethiopie notamment), et peuvent avoir besoin de toutes les infrastructures commerciales possibles, notamment les grands ports de la corne arabique (surtout qu'il n'y a pas d'autre choix, étant donné l'insécurité et le faible développement des côtes de cette partie de l'Afrique, et les grandes distances sans infrastructure côtés ouest et nord). Mais l'absence de visibilité sur le Yemen rend ceci caduc. -
[Séries TV]
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Philippe Top-Force dans Livres, magazines, multimédia, liens et documentation
Si t'es encore dans la première saison, lâche-toi; elle vaut le coup. Y'a encore du mystère dedans, elle crée de l'atmosphère; entre ce qu'on ne sait pas, ce qu'on sait (parce qu'on le voit dans des scènes, parce qu'on connaît les contes....) et qu'on a envie de hurler aux personnages, le fait de ne pas savoir totalement qui est qui (qui est quel personnage de conte) et ce qu'on sait qui va arriver mais qui n'en finit pas de ne pas encore arriver, ça ne laisse pas indifférent, et peu de persos sont réellement à baffer.... Ca, ça vient dans les saisons suivantes, qui au lieu du mystère et de l'ambiance, donnent dans la surenchère de persos et de mythes issus de tous horizons (y compris des princesses Disney), et la fuite en avant dans le mélo cheap et les trucs scénaristiquement bancals et abracadabrantesques (et j'utilise ce mot alors que j'accepte totalement le caractère magie/heroic fantasy).