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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Aaarghh! Un déchirement de plus dans l'opposition entre partisans et antis: Ray Winstone est contre l'indépendance, et Kevin McKidd est pour! Pour ceux qui ont oublié, ce sont (dans l'ordre) Titus Pullo et Lucius Vorenus, de la série Rome. Quelle tragédie de voir des frères d'armes, un quasi couple marié (vu comment ils alternaient engueulades, menaces et loyauté sans faille), s'opposer ainsi. EDIT: ouf, non! Erreur de ma part. Me suis gouré d'acteur (Pullo, c'est Ray Stevenson, pas Winstone).... Dis donc, je suis sensé en avoir rien à taper, mais je dois quelque part être nerveux comme une première communiante.
  2. Le chanteur est très clair dans sa diction -pour un qui cause Glasgow syle-..... C'est loin d'être le pire que j'ai entendu, ou même la norme, donc contrairement à sa prétention dans la chanson, je suis sûr qu'il s'agit d'un érudit, très très éduqué, qui parle sans même avoir plus d'un ou deux trucs dans sa bouche (encore une fois, plutôt rare à Glasgow..... Meunon c'est pas sectaire!). Mais y'a quand même des mots et formulation qu'on ne trouvera nulle part ailleurs, et certainement pas dans un dictionnaire, même du vernaculaire le plus spécifique (y'en a un de Glaswegian, et un d'argaud local, mais ils ne couvrent qu'une partie du problème). Y'a plus qu'à aller dans un pub trouver un barman bilingue anglais-glasgow patter..... Même les Ecossais (les autres) en ont besoin. Le Glasgow patter, c'est comme le Cockney: presque chaque pâté de maison en parle un différent. Et tu t'étonnes après que rien ne se fasse à Glasgow et que personne n'ait envie d'y aller ou d'y rester :-[ . Bon, d'accord, je tiens surtout ça de mecs d'Edimbourg..... Plus sérieux sur le referendum: - j'aurais bien ajouté à ma liste de questions précédentes, le point épineux d'une très courte victoire (ou défaite) de chaque option: le 50,5% tiendra t-il politiquement, aussi bien dans les classes politiques et la scène médiatique que dans la population? L'un des sujets souvent abordés aujourd'hui était le phénomène "coldfeet", à savoir les Ecossais fondamentalement pour l'indépendance, mais qui, devant l'isoloir, ont peur du "saut dans le vide" et votent non, ce qui ne résout rien pour eux et ne change pas leur opinion. Si l'on ajoute ça à la puissance du nouvel indépendantisme, à la distance croissante entre les pivots politiques du Royaume Uni et de l'Ecosse (donc les mécontentements constants à venir en cas de maintien, quelle que soient les majorités à Londres).... Il y a peu de chances qu'un résultat à 50,5% du non soit politiquement tenable très longtemps. Pareil pour un oui avec une faible marge (le phénomène coldfeet jouerait, les pro-UK pèseraient), qui affaiblirait lourdement Salmond (et il le sait sûrement mieux que nous)..... Un tel résultat contraindrait à un nouveau référendum dans un délai relativement court, à moins de changements politiques majeurs d'une autre nature. - combien ça va coûter de réparer le Mur d'Hadrien pour le remettre en service ??? ?
  3. A Glasgow, les gens se déchaînent aussi, mais là, personne ne comprend ce qu'ils disent..... Attention, top départ. Moi très loooooooiiiiiinnnnnnnnn.....
  4. Ce serait le meilleur moyen de se délégitimer, mais ce n'est pas la question, parce qu'il s'agit d'un referendum, non d'un vote du Parlement. Et de toute façon, quel que soit le résultat, elle reste reine d'Ecosse.
  5. Ce terme me semble étrange (et encore plus avec un pays comme la Suisse, qui se rapproche le plus d'une démocratie directe) et prêtant à des interprétation trop diverses pour vraiment être un concept.
  6. Tout d'un coup tu réintroduis la morale pour juger le comportement d'un Etat (oui, le mode est ironique, désolé)? A un moment donné, faut se placer dans une optique ou une autre.
  7. Casseroles? C'est un pays qui a agi à un moment face à une menace imminente pour sa sécurité :-[ ....
  8. Oui mais uniquement dans ce vide (ils sont forts avant tout du vide qu'il y a en face), et toute l'attractivité du monde ne compense pas l'ensemble de ce qu'ils sont incapables de fournir et d'assurer comme biens et prestations, y compris les prestations militaires à terme. Je parle évidemment dans le contexte d'un Etat/proto-Etat: ce jeu là, ils n'ont pas les moyens de l'assurer correctement, et encore moins longtemps, à moins que, le vide durant, leur dite zone de contrôle devienne un véritable théâtre d'horreur (et par "horreur", je parle de quelque chose à l'échelle des Khmers Rouges) pour garder l'autorité.... Ce que les tribus sunnites (très armées il me semble) ne verraient pas d'un oeil consentant. Mon point est surtout de souligner l'énormité de la différence entre les besoins d'un Etat/territoire vaste, et ceux d'un groupe terroriste agissant uniquement par et pour lui-même, et pour des buts nécessairement plus limité: au niveau matériel, on est dans deux réalités complètement différentes, deux échelles à mille lieues l'une de l'autre. Et sur le plan strictement militaire, la CIA a "relevé" les estimations d'effectifs d'ISIS il y a quelques jours, essentiellement pour les besoins de la scène politique washingtonienne et la bataille de l'opinion publique américaine: 31000h environs. Quelle réalité cela reflète t-il? Par extension artificielle et simplisme médiatique, ces 31 000h théoriques sont directement assimilés aux petits groupes opérationnels très aguerris et coordonnés qui ont pris Mosoul (qui semble plus avoir été un one shot qu'un échantillon représentatif de la capacité globale d'ISIS, reposant avant tout sur les ex-baasistes), donc 31 000 super-guerriers/techno-guérilléros à la pointe des "guerres de 4ème génération" (qui permettent entre autre du coup de valider aux USA l'approche politique de vanter les mérites d'une "guerre par proxy" avec peu ou pas de troupes au sol -ce qui reste la super patate chaude aux USA pour l'instant, que le général Dempsey a du hier un peu écorner)..... A votre avis, cela a t-il la moindre crédibilité? ISIS peut-elle aligner 31 000h très entraînés et aguerris, et qui plus est soutenir un effort matériel adéquat à la mise en oeuvre de cet effectif? De ce qu'on sait des combattants étrangers, en tout cas occidentaux (inclus dans cet effectif), la plupart sont assignés à des boulots de grouillots, peu mis au combat. Qu'ils aient plusieurs noyaux durs opérationnels de combattants qualifiés, bien encadrés et expérimentés (se comptant en centaines ou milliers), c'est un fait, quoiqu'il faille le nuancer par le facteur aléatoire des ex-baasistes qui pèsent disproportionnellement à leur nombre dans l'effectif qualifié et l'encadrement. Quid de leur capacité à renouveler leur effectif qualifié, ou à l'étendre? Quid de leur capacité à encaisser des pertes dans cette proportion de combattants qualifiés? Quid de leur capacité à faire durer l'attractivité quand la bouffe va commencer à manquer très visiblement, les services minimum (là où ils sont assurés) à ne plus être rendus, les victoires à être peu nombreuses, peu notables, peu conséquentes et/ou trop coûteuses? Quid de leur capacité à garder les baasistes avec eux (pas vraiment les amis des radicaux religieux)? Beaucoup dépend évidemment de ce qui va être mis en face côté irakien/coalition, tant en terme de moyens militaires qu'en terme de projet politique, c'est sûr: mais le vide qu'ISIS a rempli, peuvent-ils seulement continuer à le remplir pour 6 mois? Conquérir est cher, tenir et contrôler l'est infiniment plus, surtout quand la fuite en avant vient à buter sur des limites (la "zone de pillage" qui devient plus difficile à piller) qui mettent vite en évidence l'économie parasitaire qui a permis les premiers succès, et a masqué trop de réalités (souvent bêtement matérielles). Je ne pense pas qu'anéantir ISIS en tant que groupe soit une affaire de mois, mais en tant qu'Etat sur la zone actuelle de contrôle, c'est nettement plus probable ("sauf si", me dira l'autre....).
  9. C'est ce que révèlent les travaux et renseignements qui commencent à s'empiler depuis quelques mois maintenant: on les a évoqué plus haut dans ce topic et dans d'autres. ISIS peut se maintenir longtemps, sinon éternellement, comme un groupe terroriste/une bande armée parmi d'autres dans le coin, mais s'ils veulent jouer à être un Etat, ils ont pas les pattes pour ce faire. Ils "gèrent" aujourd'hui une zone incluant plus de 8 millions d'habitants, très différents, couvrant une surface énorme, très découpée et très inégalement couverte par des infrastructures à l'état aléatoire, qu'ils ne peuvent entretenir correctement (et surtout pas pour longtemps) et qu'ils semblent démolir en partie pour revendre les matériaux de construction (à vil prix en plus vu que c'est de la contrebande). Leur économie est faite d'expédients dépendant essentiellement d'un flux commercial fragile (la contrebande de pétrole brut: prix inférieurs, routes fragiles à débit inégal -nature de la contrebande), avec une agriculture faible (8 millions d'habitants, ça fait un besoin important et constant) et des possibilités d'importations réduites (frontières trop faiblement poreuses au regard des besoins, capacités d'achat s'épuisant vite dans un tel contexte). Pas très viable, surtout s'ils entendent jouer les bons musulmans faisant l'aumône et les bons administrateurs faisant arriver les trains à l'heure. Ils ont en outre un besoin constant (stratégique et économique) d'une vaste zone de pillages/raids en dehors de leurs "frontières", ce qui nécessite un effort coûteux en capital, matériel et hommes (surtout qualifiés). Ajoute à cela l'équation instable sur laquelle repose leur pouvoir dans la zone contrôlée: victoire militaire, maintien des ex-baasistes à tous les échelons de leurs troupes (qui sont vitaux à l'effort de guerre) et acceptation des tribus sunnites. La majorité de ces choses dépend de leur force militaire et de leur capacité à répondre aux besoins des groupes impliqués (perspectives, besoins matériels....). Grand bruit a été fait sur leur "statut" de plus riche groupe terroriste du monde avec 2 à 3 millions de dollars jours (essentiellement venus du trafic de pétrole) et un "capital" de 2 milliards, mais au regard du besoin global, ça file vite et ça pèse pas lourd, surtout combiné au fait des capacités limitées à acheter des trucs avec ce fric. C'est au final une bande armée (des voyous psychopathes se couvrant d'oripeaux idéologiques) qui s'est lancée dans une grande fuite en avant sans grande perspective, et a rencontré quelques heureuses circonstances qui lui ont autorisé quelques coups d'éclat.
  10. C'est Cameron qui a fait un calcul politicien à la base considéré comme sans risque (vu les estimations de l'époque et de longue durée), mais il a eu affaire aux conséquences de longue haleine de la crise, à un leader nationaliste écossais qui a joué brillamment sa partition (notamment en affirmant très fort la volonté de garder la reine comme chef d'Etat), et à une tendance constatée depuis la création du Parlement d'Edimbourg en 99: le débat politique écossais est très différent du débat britannique, et la différence n'a fait que s'accroître entre les deux. Les deux "blocs" fondamentaux de toute scène politique (y'a de la variété, mais y'a au final toujours 2 "pivots" fondamentaux autour desquels tout s'articule de fait) sont différents à Edimbourg et à Londres, c'est aussi con que ça: Londres voit s'opposer un conservatisme monétariste à un socio-libéralisme plus libéral que social, Edimbourg voit sa scène animée par l'opposition entre un parti de fait social démocrate et un parti de centre légèrement droit, modérément libéral et nettement interventionniste (les nationalistes écossais de Salmond, qui siègent au centre). Dans l'ensemble, les Ecossais sont très nettement plus étatistes que le RU, dont la scène politique actuelle ne peut que les décevoir quelle que soit l'option prise. Difficile de se reconnaître dans une telle équation politique fondamentale, ce qui rappelle que le nationalisme écossais actuel ne puise au final que peu dans le passé lointain, William Wallace, l'oppression anglaise, Rob Roy, Bonnie Prince Charlie.... Ca, c'est aujourd'hui juste pour la déco. Ajoute le fait qu'il y a la perspective bien réelle de devenir d'un coup un Etat peu peuplé avec une manne pétrolière/gazière conséquente qui, au lieu d'aider la politique d'une nation de 60 millions d'habitants, serait (à peine amputée), le bien de 5 millions d'habitants.... Ca fait rêver.
  11. Quelques-unes des grandes questions si l'indépendance est votée demain: - quel prix va faire payer la Gibi (et peut-être d'autres) à l'Ecosse pour l'intégration à l'UE, qui rappelons-le, réclame l'unanimité, malgré un courant minoritaire de juristes (et surtout le fait qu'il y a zéro poids politique derrière la "prolongation" de l'appartenance de fait à l'UE pour une région sécessionniste) - quel impact sur les finances publiques britanniques qui ne tiendront pas sans le pétrole et le gaz (le thatchérisme devra être largement revu et corrigé sans cette rente)? Il y a un authentique risque d'effondrement pour les Brits (avec risque d'appel à l'UE dont personne ne voudrait assumer le coût politique, et qui influera énormément sur le référendum de 2016). D'autant plus que, si les tendances ne changent pas pour ce référendum là, les Brits risquent aussi de voir les 2/3 des activités de la City (liées de fait à l'UE) "rapatriées" sur le continent, ce qui achèverait leur économie. - quelle monnaie pour la nouvelle Ecosse indépendante? Si un processus clair d'intégration à l'UE est établi sans trop de problèmes, l'euro semble pour l'instant leur meilleure option. Sinon, ça coûte cher d'établir une monnaie (la livre écossaise actuelle n'existant que par son caractère d'extension quasi symbolique de fait de la livre britannique) - quel coût et quels délais pour établir tous les mécanismes et organisations nécessaires à un Etat: réseau diplomatique, banque centrale.... Ca coûte cher ces petits trucs. Un ami spécialiste de la chose m'a décrit l'énormité du processus pour établir une "simple" architecture de télécoms (et avoir un indicatif téléphonique propre, au final), c'est hallucinatoirement compliqué, gigantesque.... Et coûteux. - comment va s'organiser le protocole royal pour Lizzie n°2, qui va devoir siéger en deux endroits? Ou ira la pierre de Scone?
  12. Il y a quelques temps, le comédien/journaliste Andy Borowitz avait publié un article sur le sujet des "rebelles syriens modérés", ce concept abstrait qui est devenu un objet politique (donc sans rapport avec la réalité, et sûrement aucun avec la Syrie) par lequel les faucons et néocons pilent Obama et Kerry, et que la classe politique impliquée dans le dossier du MO (entendez "qui essaie de se faire voir à la télé, dans les levées de fonds de campagne et auprès de leur électorat") brandit à tout va..... Cet article, un léger tantinet ironique, est un test: As a Syrian rebel, I think the word or phrase that best describes me is: A) Moderate B) Very moderate C) Crazy moderate D) Other I became a Syrian rebel because I believe in: A) Truth B) Justice C) The American Way D) Creating an Islamic caliphate If I were given a highly lethal automatic weapon by the United States, I would: A) Only kill exactly the people that the United States wanted me to kill B) Try to kill the right people, with the caveat that I have never used an automatic weapon before C) Kill people only after submitting them to a rigorous vetting process D) Immediately let the weapon fall into the wrong hands I have previously received weapons from: A) Al Qaeda B) The Taliban C) North Korea D) I did not receive weapons from any of them because after they vetted me I was deemed way too moderate I consider ISIS: A) An existential threat to Iraq B) An existential threat to Syria C) An existential threat to Iraq and Syria D) The people who will pick up my American weapon after I drop it and run away Complete the following sentence. “American weapons are…” A) Always a good thing to randomly add to any international hot spot B) Exactly what this raging civil war has been missing for the past three years C) Best when used moderately D) Super easy to resell online Thank you for completing the Moderate Syrian Rebel Application Form. We will process your application in the next one to two business days. Please indicate a current mailing address where you would like your weapons to be sent. If there is no one to sign for them we will leave them outside the front door. Source: The New Yorker. Borowitz a publié hier une suite à cet article, sur le même ton, clamant que John Kerry avait enfin trouvé un rebelle syrien modéré (qui se déclare "modérément rebelle"), et donc qu'il allait pouvoir dépenser des millions pour entraîner et équiper ce quidam.
  13. Ca me fait penser au quasi mari de John McCain (ils opèrent comme un couple ces deux là), Lindsey Graham, pas en reste d'hyperbole depuis quelques temps (comme sur d'autres sujets depuis longtemps); apparemment, si Obama n'appelle pas les opérations à venir "guerre", ISIS viendra très vite aux USA et y tuera tout le monde.... Donc Obama est un communiste qui hait l'Amérique, et le président le plus minable de tous les temps. CQFD. Ca vous semble exagéré: c'est la rhétorique courante sur FoxNews. Les autres Networks sont moins délirants et plus "équilibrés", mais tout aussi brasseurs de peurs exagérées, et ce encore plus depuis que la CIA aurait réévalué les effectifs d'ISIS autour de 31 000h; c'est tout juste si ils ne refont pas le coup de l'Irak 4ème armée du monde.
  14. Comment tu fais pour taper en pédalant? Tu coinces ton ordi comment? Je demande à voir la position ??? ! A moins que tu ais bricolé un pupitre sur le guidon? Ca marcherait pas avec le vélo hélicoïdal que j'avais avant, ça..... Si je veux de la distraction en pédalant/ramant (difficile vu que je fais du HIT), je fais à l'ancienne: un truc à regarder..... Putain, j'essaie d'imaginer, mais j'arrive pas: comment on peut taper et se concentrer correctement en pédalant/marchant?
  15. Ca et manger trop de gras: on peut se retrouver avec trop de calories ingérées, pas assez de dépense, et en plus un déficit d'énergie (ce qui semble contradictoire), avec le moral à zéro et un coup de mou permanent. Ironique quand on mange trop, ce qui suggérerait un surplus d'énergie et donc la pêche si on s'en tient à une pure vision quantitative. Et ça renvoie autant au besoin d'une alimentation équilibrée par rapport à son mode de vie et les besoins et process du corps, qu'à l'importance de l'activité physique: plus on bouge, plus on a envie de bouger et d'être actif, moins on le fait, et moins on veut le faire, quelles que soient les quantités ingérés et ce qu'on ingère (ce qui revient à dire au corps: "stocke mon grand"). Entre autre chose, il paraîtrait ainsi que la position assise est l'un des plus grand tueur du monde développé (qu'on ne peut pas entièrement compenser par des heures de sport après les longues heures de bureau: y'a besoin de plus d'intercalage): quand on a un métier "de bureau", il faudrait en théorie se décoller de sa chaise quelques instants tous les quart d'heure (environs) juste pour se "réactiver" et empêcher l'organisme (y compris le cerveau) de se mettre en mode "moins". De l'inconvénient de garder l'organisme d'animaux calibrés pour l'activité physique.
  16. Avant de faire trop HS (on a déjà trop donné, moi y compris), mieux vaudrait que tu crées un fil dédié dans la section "détente". Mais pour faire court, on ne peut pas juste considérer la somme calorique ingérée et la somme dépensée: ce n'est pas un truc purement "quanti". Comme beaucoup de nutritionnistes et diététiciens le résument, "toutes les calories ne sont pas égales". Et particulièrement quand on parle d'aliments particulièrement riches en certains éléments (surtout les 3 "tueurs": sel, sucre et gras), et qu'on bouffe en grande quantité. Bref, le côté "quali" compte aussi énormément. Ce à quoi il faut ajouter l'élément qu'est le corps humain et sa capacité d'assimilation dans un temps donné et pour un type d'aliment donné. C'est encore plus compliqué quand tu ajoutes le fait des combinaisons: plus un repas est complexe, plus l'ordre d'assimilation -la file d'attente, quoi- a de contraintes, des rythmes différents.... Le corps aiguille prioritairement le gras vers la zone de stockage (les bourrelets qu'on n'aime pas, dans des zones précises, et la graisse sous cutanée, sur l'ensemble du corps), c'est son réflexe "homme des cavernes qui ne sait pas quand il pourra tuer son prochain mammouth", et plus tu es stressé, plus il agit en ce sens. C'est aussi pourquoi les régimes protéinés sont souvent recommandés (faut pas en abuser): transformer les protéines en graisse est l'opération la plus demandeuse d'énergie pour le corps, donc c'est la dernière chose qu'il cherche à en faire. Dans ces aliments jugés particulièrement "néfastes" (très simpliste), même sur un raisonnement purement quantitatif, il faut apprendre à se rendre compte de ce que telle ou telle chose représente: quand on apprend à compter les calories (en faisant attention à pas devenir obsédé/maniaque -oui, je suis passé par là), on voit mieux ce que "pèsent" les trucs gras/sucrés/salés (exemple: 50g de biscuit type sablé -c'est rien du tout en volume- = 800g environs de haricots verts; dans un cas, tu t'es juste mis en bouche, dans l'autre, t'as le bide plein.... Sans même parler du volant qualitatif). Mais le point principal est que toutes les calories ne sont pas égales: essaies de faire du sport avec dans le ventre l'équivalent de 500 Kcal en coca cola ou en pâtes, tu sentiras la différence.
  17. Et comme indiqué plus haut, l'état sanitaire lamentable (ce qui est très discutable et à nuancer grandement), ou plutôt les problèmes de santé des pays développés ne sont pas à attribuer aux céréales en soi. Ce sont des phénomènes à mille et une causes. Et avant tout, le manque d'activité physique et le niveau de stress (surtout comparés à ce qui est ingéré et à la proportion de glucides dedans), plus les problèmes de la bouffe industrielle EN GENERAL (ce qui inclue la viande), comptent pour la part du lion. Pour les critiques de la Paleo Diet, j'en ai lu tellement (quand je cherchais à déterminer mon propre programme) que je saurais pas les retrouver là, tout de suite. Mais le NHS britannique (et la British Dietetic Association) a tiré un tas de conclusions dessus (et n'est pas spécifiquement sponsorisé par l'industrie agro-alimentaire), et tu peux te documenter sur les travaux de S. J. Olshansky (lui se focalise plus sur l'espérance de vie) ou ceux de Ferris Jabr (l'un de ceux qui soulignent particulièrement le fait basique que nous ne savons pas grand chose du régime du paléolithique -rien de précis, aucune proportions, manque de données, espèces végétales et animales différentes- ni n'avons de moyens de le reproduire, une évidence qui semble échapper aux fanatiques). Il y a beaucoup de marketing qui délire sur "nos ancêtres", leur forme physique et leur supposé régime, et qui pointe du doigt des phénomènes précis pour les assimiler à des causalités uniques. Et ce n'est qu'un des régimes possibles parmi les "low carbs", eux-mêmes une partie des modes d'alimentation proposés supposés plus sains, mais surtout vendus comme tels. Je me penche en ce moment sur les rythmes alimentaires, avec la mode qui tourne autour de la diète (un jour/semaine, ou 3 jours d'affilée.... Y'a mille formules). Je suis autour de 180g (parfois 200 voire un peu plus) de prot/kg de masse/jour (en 5-6 prises/repas: si j'incluais pas une bonne Whey dedans, le budget s'en ressentirait), avec beaucoup d'inclusion de pâtes (généralement complètes ou à base de blé peu transformé), riz et pain (pas blanc), et je n'ai aucun problème (contrairement à "avant"): dosage, qualité, horaires de repas, type de repas selon l'heure, mode de vie, niveau d'activité, niveau de stress, autres facteurs environnementaux.... Y'a mille trucs à prendre en compte. Question anecdotique façon "petites causes grands effets": au moment de mon dernier post, je me tapais (entre autres) un steack à 5%MG. Quel bilan ressource pour ce "raffinement" de consommateur occidental? Je constate la croissance commerciale de cette alternative (différenciation du steack selon l'indice de MG), y compris jusque dans les boucheries qui proposent ainsi plusieurs niveaux de qualité (plus c'est rouge, plus c'est cher). De telles choses réclament-elles plus d'efforts à la production (plus de Kcal de céréales par exemple) pour obtenir ce résultat (différents animaux, différentes méthodes d'élevage, ou juste un traitement différent de la même viande -avec donc plus de déchet pour évacuer le gras)?
  18. S'ils sont du 13, je crois que l'idée est que tu ouvres ta porte..... Et tu vois rien du tout :-X . FIN DU HS pour moi..... Je vais essayer. Très fort.
  19. Je suis déçu. Moi qui croyais que les hommes du 13 pouvaient survivre des semaines dans la brousse en mangeant des racines et leurs propres excréments..... Tout fout le camp.
  20. Ben oui, mais qu'est-ce que tu veux: entre le dictateur infréquentable (à plusieurs égards: il a une sale gueule, c'est un boucher, on s'est déjà grillé avec lui, et il est le joujou des Russes) et les différents types d'excités islamistes, on n'a plus que les voeux pieux.... Et puis ce concept de "rebelles modérés" en Syrie a cet ineffable attrait de la longue discussion sur la métaphysique (qui permet de remettre à plus tard le fait d'aller regarder la réalité de près.... Comme Air Defense ).
  21. Ouais, et pour ceux qui ont passé 60 ans, ça représente une immobilisation de richesse importante de les maintenir en vie et à peu près fonctionnels. Non, je n'ai pas dit "Soleil Vert".... Et je vous assure que j'y pense pas non plus. Pas trop. Ca me fait penser à un truc que j'ai vu récemment sur une chaîne US: un Américain (Rob Rhinehart) a commencé à promouvoir son invention l'an dernier, une "boisson", sorte de substitut alimentaire, comportant a priori tout ce dont le corps a besoin. Il le teste depuis plus d'un an, sur lui et quelques volontaires (et a levé des fonds conséquents pour le commercialiser), avec deux axes: - c'est pour ceux que cuisiner et prendre du temps pour bouffer emmerde - le but est de réduire la facture d'alimentation: son truc coûte apparemment autour de 150-160 dollars par mois sur base de 2600 Kcal/jour. Le bouzin est censé comporter tout ce qu'il faut (protéines, carbs et gras, minéraux, calcium, sel, acides aminés....); ça s'appelle Soylent, jeu de mots (d'où ce décrochage) renvoyant au tire original de Soleil Vert, qui est Soylent Green. J'ai lu et vu quelques trucs dessus, mais encore rien sur la "macro économie" qui pourrait sous tendre ce produit si jamais il était voué à la production de masse: quel niveau de ressources animales et végétales pour produire quelque chose comme ça? Et quel contexte économique (ne peut-il être avantageux que dans un contexte économique "artificiel" comme une économie développée, qui avantage des productions industrielles dommageables et coûteuses à long terme)?
  22. Les Massaïs, ils marchent tout le temps, au grand air non pollué, mode de vie agro pastoral oblige (et au soleil qui tape bien en plus). Et en plus, il se surgavent pas, mangent à horaires déterminés, et leur viande est pure "bio" (grand air, pâturage, pas élevées pour faire du gras....) et un peu variée (bovins, caprins). Certains experts te diront aussi que de l'eau de bonne qualité non passée par des tuyaux, bouteilles et systèmes de recyclage/filtrage offre des apports de multiples natures que nous autres citadins modernes ne trouvont pas au robinet ou dans l'eau en bouteille, phénomène observé chez nombre de peuplades au mode de vie "traditionnel" (évidemment, la qualité de l'eau est un facteur variable, et plus encore, la garantie d'un maintien de cette qualité est aléatoire). Autre particularité du régime massaï: ils boivent le sang de leurs bestioles, généralement frais, et aussi beaucoup de lait, essentiellement fermenté ou en cours de processus de transformation (vers du beurre), ce qui donne une concentration exceptionnelle de protéines et de minéraux dans l'apport alimentaire (et, avec le mode de vie "actif", donne corps à l'expression d'une copine: "gaulé comme un massaï"). Les compléments de légumes, légumineuses et racines sont apparemment aussi à signaler comme cause de leur niveau de santé exceptionnel. Mais il faut signaler aussi un phénomène important qui limite la validité de la comparaison avec le monde développé, et donc la possibilité de copier leurs recettes: ils ont la longévité de populations vivant dans des conditions difficiles, ce qui limite les possibilités d'avoir des échantillons de comparaisons de même nature (les vieux, plus malades, pèsent moins dans le mix), mais surtout, ils ont une mortalité infantile élevée, qui est un facteur essentiel de sélection naturelle (pas parfait, mais à impact réel et important). Cela aussi fausse de beaucoup la comparaison: dans le monde développé, nos allergiques, rachitiques.... Continuent à vivre. Pour les Romains vs Nordiques: faut pas caricaturer non plus. Oui, les Romains/Méditerranéens étaient en moyenne plus petits, principalement à cause de la différence d'alimentation entre les terres "civilisées", fondées sur l'agriculture, avec une place nettement plus grande des céréales et légumineuses, et les terres "barbares" où l'élevage et la cueillette dominent. Mais les Romains sont pas souffreteux: la nourriture est nettement plus abondante chez eux, et surtout, les légionnaires sont le produit d'un long cycle d'entraînement et d'une intendance bien fournie (incluant une bonne dose de viande, même si beaucoup de fournisseurs aux armées fournissent de la merde et se sucrent sur la différence). On parle pas d'un différentiel entre Tyrion et La Montagne, entre Frodon et un Uruk Hai, mais plutôt d'une différence moyenne d'une demi tête. Faut quand même pas tout ramener à des causalités uniques, qui sont souvent plus, dans ce domaine, le produit du marketing de telle ou telle diète que de la réalité: les régimes "non carbs" type paléo se sont quand même, et très légitimement, fait démantibuler par nombre d'études sérieuses: l'humanité s'est très bien adaptée à un régime fondé sur les céréales et légumineuses sans en hériter plus de problèmes pour la santé dans l'absolu, et seuls les vendeurs intéressés balancent les arguments comme quoi il faut bouffer exactement comme les hommes des cavernes parce que "le corps s'est calibré pour ça". Comme je l'ai très rapidement indiqué pour le cas des Massaïs, il y a mille et une causes dans et hors de l'alimentation qui expliquent le résultat obtenu, et je ne crois pas que pointer du doigt l'état de santé moyen des pays développés en pointant du doigt les céréales ou glucides en général fasse avancer le schmilblick. Il n'y a pas d'épidémies d'obésité, de diabète et de maladies cardio vasculaires parce que l'on mange avant tout des céréales: le manque d'activité physique, de trop longues phases passées assis, la pollution environnementale et domestique, le stress.... Jouent leur rôle, de même que l'abus en général de trop de choses dans l'alimentation: trop en quantité, horaires de repas irréguliers (et mauvaise répartition), et trop de trucs néfastes spécifiques (gras saturés, sucres rapides....). Sans même parler de tout ce qui est induit par la bouffe industrielle: surcharge en sucre (pour le côté addictif), sel et mauvais gras, déséquilibre....
  23. Ho, les chéries, on se met à causer régime?! Faut pas me provoquer: comme tous ceux qui ont changé radicalement de mode d'alimentation et de vie, je peux être obsessionnel sur le sujet. Ouais, enfin quand tu te mets à ingérer beaucoup de protéines: - tu inclues beaucoup de légumineuses (haricots, lentilles, quinoa....) pour modérer la surconsommation de protéines animales: donc tu pètes un max - l'effet du dosage de protéines (surtout animales) n'est pas neutre sur les reins (entre autres) - vu le budget que ça peut vite représenter, tu deviens un surconsommateur de viandes, et une part plus ou moins grande d'entre elles vient nécessairement d'élevages industriels, ce qui renvoie aux problèmes évoqués plus haut.
  24. Yep: ce commandement exceptionnel était à de multiples égards contraire aux usages et à la jurisprudence romaine, et en contradiction avec ce que les patriciens pensaient être la "mos majorum", évidemment jamais pensée pour concevoir autre chose que la politique d'une cité Etat (pas d'un empire aussi vaste). Le nombre de questeurs, tribuns et légats, les effectifs concernés, l'usage de troupes de fait détenues en propre (les légions du Picenium de Pompée), la durée (non fixée) du mandat.... Tout portait en soi beaucoup de germes des événements à venir, déjà largement préparés par Marius, puis Sylla (et quelques autres avant et après eux, à moindre échelle). Y compris le fait que Pompée a forcé, par corruption et contrainte, ce deal, lui qui n'avait même pas le statut légal pour obtenir un tel commandement.
  25. Attention, il faut séparer, ou essayer de le faire (comme indiqué plus haut, c'est pas si évident), entre la politique de l'Etat américain, et les actions d'entités privées américaines (familles, entreprises et organisations): l'Etat US ne peut qu'essayer de faire la police auprès de ces dernières, et c'est évidemment très difficile, comme la situation colombienne le rappelle sans cesse (où le marché des otages est très structuré, avec beaucoup d'intervenants et intermédiaires: les compagnies US sont très au fait des procédures et paient systématiquement, au grand dam du Département d'Etat).
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