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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    A noter quand même Gally que je trouve ta formulation étrange ;): le combat libre n'est pas, à mon sens, une "discipline", mais l'étalon de mesure censé être la référence par rapport à laquelle les pratiquants se mesure, puisque l'alpha et l'omega de toute technique/discipline/méthode de combat est supposé être le combat réel. Que d'autres recherches puissent être faites dans la pratique d'arts martiaux ou de méthodes de combat, c'est devenu un truc à part entière dans une société pacifiée, mais ce ne sont plus vraiment des arts martiaux. Cet étalon de mesure qu'est le combat réel (pas le "combat libre" au sens médiatique qui est grosso modo une OPA réalisée par les compètes type UFC/K-1) est le but et la raison d'être de méthodes de combat et autres arts martiaux, donc a priori pas une discipline, mais un fait par rapport auquel toute discipline de combat pertinente est une approche particulière, un package préparatoire aussi complet que possible, et rien de plus. Un art martial ou une méthode de combat visant au combat réel et utilisant pour ce faire la pratique libre (pas des séances avec moitié échauffement, 1/3 répétitions et le reste en assauts plus ou moins libres) a au final un nombre assez limité de "techniques" (en tout cas de réellement utiles), et celles-ci se ressemblent grosso modo pas mal, même si évidemment subsistent des différences. Qu'appelles-tu la technique? Répéter basiquement les mouvements de coups et de prises, les driller pour ne pas se péter quelque chose en foutant un gnon ou le mettre à bonne distance, choper des réflexes musculaires/instinctifs.... C'est la technique. Mais si tu fais référence au contenu en terme de variété de coups et prises, d'enchaînements spécifiques.... Ca c'est juste du contenu théorique, qui a tendance à s'alourdir quand la discipline est ancienne, à se complexifier, à devenir très abstrait, voire complètement irréaliste. La pratique est l'essentiel, et pour ce faire, la méthode pédagogique et le professeur comptent plus que le contenu fondamental de la discipline, de même que l'élève lui-même. Ensuite y'a la question des gabarits, et là je trouve personnellement qu'on a été intoxiqué depuis tout petits par la télé et le ciné, surtout avec la vogue des arts martiaux asiatiques depuis les années 70 :lol:. Je vois rarement le petit gabarit l'emporter sur le maousse à moins vraiment que le dit maousse n'ait strictement aucune expérience ou connaissance du combat, ou très peu (rien au-delà de l'occasionnelle baston dans un bar). Les cours d'arts martiaux peuvent donner à l'occasion l'impression du contraire, mais il s'agit là souvent de sports avec beaucoup de règles, de procédures, de contraintes.... Auxquels les praticiens essaient de se conformer en "combattant". L'environnement réel n'a pas ces contraintes, on n'y a jamais tous ses moyens (stress, adrénaline, peur), les coups ne partent jamais parfaitement, ils ne portent jamais de façon optimale, on a même de la chance si on peut réellement en porter quelques-uns corrects.... Dans cet environnement là, le gabarit joue salement. La "technique" ne remplace pas la force, la résistance, l'absence d'appréhension à "rentrer dedans", à casser la distance, à faire mal, ou encore le fait de garder un minimum la maîtrise de ses moyens et de son esprit. Elle aide pour certaines de ces choses, pour peu que des "techniques" (en fait des gestes et réflexes simples pour l'essentiel) aient été drillées et soient bien dans les réflexes, mais compter sur le fait que le petit gabarit parviendra à éviter ou parer l'essentiel, porter les 2 ou 3 coups super décisifs de la mort qui tue et pourra soit se carapater soit contempler triomphalement son adversaire défait et repentant, cela me semble un calcul très peu convaincant.
  2. En somme, ils ont été utilisés comme est utilisé l'arrosage/défouraillage à l'arme automatique: effet de couverture :lol:, faire "baisser les têtes" (enfin les faire masquer). La question est: au-delà de cet effet tactique local, cela justifie t-il d'avoir des programmes pour ce type d'armes et de détourner une partie de la chaîne logistique pour ces machins là si c'est pour faire autre chose qu'écouler un stock existant?
  3. Autre petit détail qui change beaucoup de données sur les zones probables d'emploi: loin des étendues apparemment vides représentées entre autres par des indices de population au kilomètre carré, l'Allemagne "militairement utile" (/utilisable) est avant tout et pour l'essentiel l'Allemagne des routes et des grands axes qui seuls permettent la mise en oeuvre d'armées mécanisées modernes. Si les chars et quelques unités spécifiques peuvent être essentiellement tout terrain (et en profiter pour des manoeuvres au niveau tactique), la progression de grandes unités ne peut se passer des grands axes; elles seront concentrées dessus et avant tout leur logistique (et sans elle, les unités de chars sont très vite juste des tas de métal immobiles). Un GU soviétique peut peut-être avancer entièrement en tout terrain ponctuellement, mais il est alors lent, bordélique, devant faire des sauts de puce pour attendre régulièrement tout ce qui n'est pas sur chenille (et dans une armée soviétique, c'est beaucoup de choses), offrant alors des concentrations importantes à viser, bref, il renie la doctrine qui fait l'efficacité de l'armée rouge. L'Allemagne des grands axes de conquête, c'est avant tout les parties les plus peuplées et les plus saturées de routes, carrefours et donc d'agglomérations; là où les densités sont plus faibles, c'est plus montagneux et cloisonné.
  4. Si ça avait été le cas, elles auraient été employées (contre les Allemands en l'occurrence, les ricains et anglais ayant largement démontré qu'ils ne reculaient pas devant les dégâts collatéraux massifs ou les bombardements de terreur sans efficacité opérationnelle ou stratégique: la guerre totale fonctionne ainsi), et non, la létalité REELLE n'a rien à voir avec les chiffres théoriques, sinon les dérivés de l'hypérite auraient cessé d'être produits. "Utiliser massivement" ne veut rien dire, surtout dans une guerre de mouvement: le front de la 1ère GM avant 1918 se prêtait bien plus à l'usage d'armes chimiques, et même dans ces conditions, elles ont démontré leur peu d'efficacité. Même employées systématiquement, à supposer qu'il y ait les stocks de munitions/vecteurs énormes (les cadences de feu à cette échelle consomment très vite) adaptés ET la chaîne logistique pour les acheminer sans impacter la chaîne normale d'acheminement des munitions classiques, elles n'auraient pas changé le cours des opérations.
  5. Pas vraiment pour les bouquins; j'attends encore d'en lire un seul qui mentionne ce fait (et j'en ai lu un certain nombre, y compris sur les armes de destruction massive et l'histoire de leur emploi ou de leur non emploi). Pour les documentaires, vu la qualité des productions et le sensationalisme cheap qui y règne en général, j'éviterais de les considérer comme des "sources". En théorie, le sarin a la capacité potentielle de faire du dégât.... A supposer que les cibles soient en paquet, dans un espace restreint et si possible clos ou en tout cas pas exposé aux vents. Ce genre de chiffres purement abstraits ne représentent que la capacité fondamentale, en aucun cas une capacité opérationnelle: le propre des armes chimiques est que si elles avaient une réelle efficacité opérationnelle, elles auraient été employées à une échelle infiniment plus grande dans des opérations militaires: aucune convention ou crainte de représailles n'a jamais empêché un belligérant aux abois d'employer ce qu'il avait à sa disposition, qu'il s'agisse d'une arme, de méthodes ou de stratégies considérées comme moralement dégueulasses ou même contre-productives (sur des plans autres que strictement opérationnels à très court terme) dans des délais assez brefs. Les Allemands sur le front sont un exemple particulièrement éclairant en la matière. Même pendant la guerre de tranchées entre 1915 et 1917 (milieu clos, front statique, concentrations humaines élevées côté allié), leur usage ne fut pas très large, et leur impact pas très important, ni sur les résultats opérationnels ni sur les taux de pertes.
  6. Vu ce qu'était la 2ème GM, surtout sur le front est, désolé de le formuler comme ça, mais ça ne semble pas un postulat très sérieux. Quelles représailles auraient-ils pu subir qu'ils ne prenaient pas déjà dans la gueule? C'était une guerre totale, sans restrictions sur l'emploi des armes et des méthodes vu que le seul objectif avoué était la capitulation sans conditions, pas une paix négociée. Et les Allemands n'espéraient rien des Russes qui aurait pu impliquer certaines façons de faire la guerre. S'imposer de ne pas utiliser une arme ou une méthode efficace au risque de ne pas s'imposer est un fantasme d'écrivains, ou ne correspond dans l'histoire qu'à quelques moments très précis dans des zones très précises.... Dont les GM ne font pas partie. Comme la 1ère GM l'a montré, les armes chimiques ont au final un impact très réduit sur le cours de guerres entre armées organisées: terrifiantes, certes, mais en termes de pertes, d'effets psychologiques concrets (genre paniques massives) ou de dégâts ayant une portée concrète et contraignante, même à échelle réduite, sur les décisions de généraux ou la tenue d'un front, c'est au final peanuts. C'est même assez souvent contre-productif (un ch'tit coup de vent dans l'autre sens, et hop ce sont tes troupes qui morflent ou doivent porter des masques, ce qui les ralentit, limite leur efficacité et leur raccourcit les pattes). Le bactério, c'est une arme à retardement, et plus orientée sur les populations civiles et circuits économiques. Ces armes ne sont pas des martingales magiques qui permettraient à un Etat plus petit de défourailler un plus grand en quelques coups (sauf peut-être le nucléaire tactique en emploi réellement massif et précis, chose inaccessible en 45). Allez Loki, un effort ;); face au raz-de-marée rouge en faveur duquel tu sembles avoir unilatéralement pris fait et cause, tu es par la présente prié et requis de te mettre dans la peau d'Eisenhower et de faire panpan sur les méchants bolcheviks pour sauver le monde occidental décadent de son inévitable chute en 1945. Face à cette offensive massive d'aoüt septembre, quelles cartes peux-tu jouer de la mer du nord au Tyrol? Et non, le repli sur l'Angleterre n'est pas une option stratégique encore valable :lol:. Ca c'est le plan B.
  7. Pfffft, z'êtes tous des branleurs ;). Etape 1: je m'infiltre vers l'est jusqu'à la route (en supposant qu'il y a un peu de couvert genre un petit fossé le long de la route) et observe les hordes asiatiques l'ennemi Etape 2: reconnaissant le risque de l'opération et le coût potentiel en précieux übermensch soldats d'élite, j'appelle pour une frappe aérienne Etape 3: voyant le bombardement aérien aussi massif qu'inefficace et les pertes en avions, j'appelle le tonton au ministère pour lui dire que l'aviation a foiré sa mission une fois de plus, soulignant la nécessité de présenter le rapport de cette façon Etape 4: je rejoins les aviateurs surivants au mess pour leur casser la gueule avec mes troufions, histoire de dire qu'on se casse le cul pour eux (devant témoins) et qu'ils foirent tout, et qu'ils aient une vraie excuse pour mettre des Raybans en sortant du bar pour ramper vers leurs voitures de sport Etape 5: on finit la tournée Voilà, c'était outside the box, non? Ah merde, on n'est pas dans les forces US :-[....
  8. La doctrine MAD est précisément née comme constat que, comme le dit Akhilleus, ce raisonnement ne tenait qu'avec du papier et de "bonnes" intentions, autant dire qu'il valait même pas le prix du dit papier.
  9. Tancrède

    Projet Atlantropa

    Je suis d'accord sur le principe initial et, selon toute vraisemblance, pour ce qui concerne la Méditerranée occidentale. Mais je me pose des questions vu que je peux à peine commencer à évaluer vers quoi évoluerait le côté oriental, surtout à l'aune des évolutions actuelles du monde arabe, finalement pas si gentiment démocratiques que ça, ou en tout cas pas de façon si unilatérale que proclamée. De fait, sur un plan stratégique, il s'agit de mers cloisonnées. Mais le trafic maritime est toujours possible et il faudrait voir quelle capacité de flux le système d'écluses permettrait pour pouvoir déterminer si cet axe resterait aussi important ou perdrait au profit de routes terrestres et du trajet via le contournement de l'Afrique, voire aussi par une éventuelle ouverture plus ou moins permanente de passages commerciaux autour du cercle polaire. Le fait est que les conséquences économiques de moyen et long terme sont carrément inévaluables: quels circuits commerciaux se mettraient en place? Quel impact sur les économies riveraines et, par extension, les pays à proximité? Quelle géo-économie pour cette zone? Quel impact sur la politique, le peuplement, les grandes agglomérations..... Bref, quel impact sur tout ce qui fait changer les intérêts et donc les postures stratégiques? Rien que pour continuer dans l'exemple français, il est clair que cette zone serait d'intérêt vital à maints égards, pas qu'économiques, et que la mission de gendarmerie maritime pour garantir le contrôle effectif de la Méditerranée occidental serait cruciale. Un service très développé pour sécuriser cette zone, avec une capacité crédible de renfort militarisé ou effectivement militaire en arrière-plan, serait une priorité d'autant plus grande que les points de passage et de frictions seraient plus nombreux et plus fréquentés, et le développement de centres-carrefour de cet espace important. L'intégration d'une force multinationale, ne serait-ce qu'avec l'Italie et l'Espagne, deviendrait foncièrement inévitable vu la complexité de cet espace, accrue par la rapidité plus grande des interactions de tous types (économiques, commerciales, criminelles, politiques, de flux humains....). De la capacité de présence en nombre, de la capacité à ne pas s'arrêter aux littoraux, de la capacité de surveillance (du drone, de l'hélico, de la "poussière navale", des réseaux de postes fixes, du satellite dédié....), une marge considérable de manoeuvre pour de la capacité d'intervention en de nombreux points simultanément.... Sont les conséquences d'une telle évolution qui de fait crée un espace spécifique qui ne peut se contenter de continuer "comme avant". Mais la Méditerranée orientale, même séparée, est intrinsèquement liée à cet espace et une bonne partie de l'activité commerciale de l'une affecte celle de l'autre. Les 2 espaces resteraient politiquement perméables, sans doute de façon accrue. Et de ce côté là, il y a de la situation sécuritaire clairement militaire, des zones de friction et de tensions croissantes dont je mesure à peine comment la création de ces barrages pourraient les faire évoluer. La Russie qui se voit plus enclavée sur son versant sud (de sa mer fermée par le Bosphore, elle n'a plus accès qu'à une demi-Méditerranéee elle-même plus fermée). La Turquie et le Moyen Orient: de quelle façon cela les impacte t-il? Cela présuppose en fait de savoir quel accord politique pourrait présider à la mise en oeuvre d'un tel projet, donc déjà à l'ébauche des rapports de force qui s'établiraient dans ces nouveaux espaces: qui met la main à la poche? A qui ce bastringue est-il imposé? Qui au contraire y pousse plus que les autres? Quid de la Chine et des USA? Vraisemblablement, cet espace là nécessiterait une capacité d'intervention, sans doute spécifique, pouvant être éventuellement appuyée par la force océanique si ça tournait vraiment au vinaigre. Mais il faut songer à ce que serait cet espace, géopolitiquement mais aussi sur le strict plan géographique: autre découpage côtier, nouvelles barrières segmentant encore plus les zones maritimes (îles aggrandies ou rattachées entre elles et/ou aux côtes, hauts fonds plus nombreux, profondeurs moindres dans beaucoup d'endroits....), adaptation des acteurs locaux à ce nouveau terrain.... Il me semble que foutre une force océanique là serait plus hasardeux en temps de guerre vu l'espace de manoeuvre réduit que ce théâtre présenterait pour des joujoux qui ont besoin de place pour s'ébattre ;). La proximité des points de passage s'y ajoutant, les SNA par exemple seraient nettement plus traçables, de même que l'élévation des fonds littoraux et la densification des réseaux insulaires et barrières naturelles (avec en plus on imagine l'édification de réseaux sonars pour pas cher) feraient hésiter plus d'un décideur militaire à aller y mettre des engins très chers et pas forcément les plus adaptés. Donc quelle capacité d'intervention à l'est s'il s'avère que cet espace devient plus conflictuel alors que son intérêt économique est grand, ne serait-ce que par risque de contagion, de répercussions et par sa position de point de passage obligé? Surtout si tous les acteurs régionaux n'ont pas forcément été super chauds pour la mise en place de ce projet.
  10. Tancrède

    Projet Atlantropa

    Si on prend un angle politique/militaire (les conséquences économiques sont à mon avis incalculables et inévaluables tant ça bouleverse les circuits d'échanges et change les zones de production/consommation), il y aurait 2 Méditerranées qui seraient des mers militairement fermées et donc avec des Etats riverains adoptant une attitude très différente par l'évolution que cela leur impose. Beaucoup dépendrait de l'évolution des rapports économiques, évidemment, mais des pays comme la France, l'Espagne et le Maroc, mais aussi pour des raisons différentes l'Italie, seraient quasiment forcés d'avoir 2 marines: pour la France en particulier, la capacité de haute mer aurait-elle un intérêt (au regard de son coût) autre que des déplacements ponctuels dans ces nouveaux espaces cloisonnés? Elle deviendrait complètement atlantique et devrait subir une séparation de fait des budgets pour que puisse exister une marine méditerranéenne destinée à un panel de missions différent: - lutte antitraffic massifiée - contrôle de l'immigration clandestine en étroite coopération avec les voisins (Espagne, Maroc, Tunisie, Italie, soit les points de passages désormais plus "ouverts") - capacité de défense "ultima ratio" mais réalisée face à un panel d'adversaire plus réduit, un risque de guerre moins probable Ce dernier aspect pourrait impliquer (si les crédits sont là) une capacité sous-marine spécifique qui verrait, par exemple, des bâtiments non nucléaires de type côtier (SMX-25 like) ou plus grands (Scorpène like). Mais surtout une importante composante de surface faite de petits bâtiments adaptables aux missions de surveillance et pouvant recevoir des modules plus "guerriers" (pour faire simple, des packages de missiles). Le tout accompagné d'une aéronautique basée à terre assez importante dans sa composante pilotée comme non pilotée, avec un besoin de développer des modes de déploiement et mise en oeuvre spécifiques (chaque bâtiment est un petit "porte drone")pour bien maîtriser cet espace à la fois étendu (les "2 Méditerranées" resteraient vastes) et cloisonné.
  11. Tancrède

    Projet Atlantropa

    C'est déjà le cas dans le Golfe de Guinée :lol:! Mais c'est clair pour beaucoup de pays que même si une mer demeure à pas si grande distance des littoraux actuels, ils seront de fait plus enclavés.... Israël, par exemple, verra son appro en pétrole (qui vient en fait via la Méditerranée, ses voisins lui en vendant peu ou pas) quelque peu plus "contrôlable" par d'autres, et potentiellement ralenti. La France elle-même foutrait-elle des SNA ou SNLE dans une "mer intérieure"? Y'aurait une marine de contrôle anti-piraterie et défense côtière dans l'arsenal de "Toulon II" :lol:, et la seule marine de haute mer restante serait dans l'Atlantique.
  12. Plutôt le chimique et bactériologique à mon avis (sauf si leur emploi massif a des bonnes chances d'être connu et de susciter encore plus d'oppositions intérieures à la conquête, bref, refus d'emploi potentiel pour raison stratégique), mais je connais mal l'histoire du développement de la bombe A soviétique: n'a t-elle pas eu un certain besoin/recours à des infos piquées aux USA pour sérieusement accélérer son développement? L'emploi risque de plus d'être limité par la conception dès le début de l'arme atomique comme une arme différente: Truman comme d'autres ne concevaient pas de l'utiliser comme quelque chose de simplement "tactique, en plus gros" :lol:, le bombardement du Japon étant considéré comme le précédent nécessaire à une arme qu'on brandit sans l'utiliser car porteuse de trop de conséquences graves (en général) et contre-productives (stratégiquement, politiquement). Or, pour ce qui est de l'Europe sous la menace russe, on arrive à un endroit avec trop de cibles, trop de centres, trop de distances, pour que l'emploi "modéré" de l'arme à titre d'intimidation puisse porter des fruits: il faudrait directement du massif pour espérer faire plier la volonté adverse et, concrètement, atteindre Moscou/Leningrad et quelques centres majeurs d'une URSS dirigée par un monstre pragmatique. Il n'y a pas encore de SAC ni de moyens d'organiser de telles frappes, ni sur le plan de l'organisation ni sur le plan des moyens aériens. C'est un peu le problème de cette uchronie: le domaine nucléaire doit être sorti, par certains côtés un peu artificiellement (mais bon, c'est une "page blanche"), de l'équation sinon y'a pas de scénario faisable. D'un côté, l'arme nucléaire ne semble pas avoir de possibilités concrètes d'emploi pour les USA, pour des raisons alors principalement techniques et stratégiques, de l'autre, en combien de temps les ricains pourraient rendre ça possible, à savoir avoir de quoi frapper les centres de décision et production soviétique de façon à pouvoir exercer une contrainte crédible sur Staline? Si on veut une uchonie guerrière, mieux vaut sortir ce machin là de l'équation, sinon la vraie histoire reprend ses droits et/ou un scénario de guerre froide accélérée avec intensification du développement de l'arsenal nucléaire américain et essai de rattrapage soviétique pour jouer à un kriegspiel d'intimidation. Mais pour les USA, c'est vital au tournant de 45 que de défendre l'Europe qui est son seul vrai marché potentiel alors que le retour de la paix entraîne le début d'une crise de reconversion économique se greffant sur les restes de la crise des années 30 que la guerre n'a pas totalement fait disparaître. Le plan Marshall est né de ce souci premier, et il n'y avait pas d'alternative pour les USA, sauf à accepter une crise économique. Surtout qu'au moment où le what if est lancé, l'Angleterre est encore une base gigantesque pour le dispositif allié en Europe (américain et anglais surtout), en mode d'administration de guerre avec toutes les infrastructures encore en place pour l'effort de guerre.
  13. Pour essayer de répondre à la question initiale différemment, la question n'est donc peut-être pas de compter les individus pouvant être qualifiés de "combattant" dans la mesure où ce terme peut être très relatif à la situation (types de conflit....) et où beaucoup de spécialités a priori non combattantes se retrouvent en situation exposée et peuvent avoir besoin, voire ont besoin sur une base régulière, de faire le coup de feu et reçoivent donc une formation individuelle en ce sens, et bien souvent une formation collective au moins à petit niveau (groupe, section), voire peuvent être appelées, si le besoin s'en fait sentir, à former des "unités de marche" (vu que beaucoup de personnels non fantassins se retrouvent souvent à faire les fantassins débarqués pour certaines tâches). De ce fait, on peut en revenir à mon avis à la méthode imparfaite mais déjà plus révélatrice du comptage des "pions de manoeuvre" d'une armée, ces pions étant aujourd'hui les GTIA ou battlegroups. Techniquement, l'armée française peut être assimilée à un amas potentiel de 24 battlegroups (en comptant 3 par brigades), même si elle n'a pas les moyens de tous les déployer et les soutenir. Au moins, cette méthode de comptage prend en compte les ensembles opexables pour opérations de combat, une troupe "combattante" dépendant de toutes ses spécialités pour produire l'effet de destruction, de manoeuvre, de menace, de conquête ou de contrôle de zone voulu. Peuvent s'y ajouter quelques unités et sous-unités de combat déployées en permanence outre mer, les FS, et quelques unités spécialisées et non embrigadées ayant des formations de combat au sol (renseignement, guerre électronique, ALAT, log) dont je ne connais pas le compte total. En somme, vu sous cet angle, l'armée "combattante" au sens des unités faites pour aller au combat au sol (donc là en déduisant les unités spécifiques de soutien et appui) peut être simplement assimilée à l'effectif des brigades interarmes moins leurs éléments sédentaires (éléments fixes et en formation): si on dit de façon arbitraire autour de 4000 à 4500h par brigade, on se retrouve autour de 32 000-36 000h, plus les autres éléments "combattants" non embrigadés mentionnés plus haut. Si le critère est ceux dont la formation et la destination première sont le combat au sol, c'est un tout autre comptage, mais à mon avis moins révélateur vu que le combat est un sport collectif. Votre avis?
  14. Tancrède

    Projet Atlantropa

    Le taux de salinisation est-il si aisément gérable? De même que le taux de pollution? Y'a quand même beaucoup de saletés qui se déversent dedans, issues de l'activité humaine (industrielle, agricole, eaux usées urbaines, déchets domestiques et commerciaux): faire couler "un peu d'eau pure" de l'Atlantique permet-il vraiment de compenser de tels volumes, surtout dans une mer du coup séparée en deux mers et au volume global sérieusement abaissé?
  15. Tancrède

    Projet Atlantropa

    Autant faire la même chose avec la Baltique, et hop, plein de terres en plus aussi au nord et surtout une Russie qui va se sentir encore plus enclavée qu'elle ne l'est côté maritime :lol: et devenir encore plus paranoïaque que le caractère russe ne l'est déjà (seule issue: le réchauffement climatique et le dégagement à l'année des mers autour d'Arjhangelsk et Mourmansk ;)). Certains américains (ceux pour les économies et contre "l'empire") seraient super contents et d'autres (les "impérialistes") seraient furax: plus de VIème flotte :lol:. Vaut mieux pas mettre ça dans la section uchronie et partir du principe que le projet est soit lancé (faut déterminer avec qui dedans et qui enrage sans pouvoir rien faire) soit déjà en voie d'être terminé soit carrément terminé, afin de voir les conséquences géopolitiques à partir d'un certain stade.... Quoiqu'il soit à craindre que si c'était lancé, les problèmes apparaissent dès l'évocation un peu sérieuse (avec des pays puissants fermement derrière et des financements débloqués). Sur le plan écolo, les 2 Méditerranées deviendraient vite des cloaques cependant :-[....
  16. Tancrède

    L'assassinat de JFK

    La question est donc plutôt: le tir effectivement réalisé, si l'idée du sniper unique est la bonne, est-il un tir difficile, très difficile, quasi impossible? En tout cas un tir réalisable par un tireur "plutôt bon mais sans plus" (les qualifications de ces tests étant celles d'un fantassin, pas d'un sniper, en plus) dont la période militaire remonte à 4 ans et qui n'a pas vraiment eu ni l'expérience de terrain ni surtout l'entraînement continu et intensif qu'il faut pour un sniper?
  17. Tancrède

    L'assassinat de JFK

    Si l'opinion publique pensait et réagissait comme un seul homme, si l'arène publique (médias, scène politique....) ne fonctionnait pas sur le mode de la contradiction (souvent juste pour la contradiction, s'il n'y avait pas moyen d'y souffler le chaud et le froid, s'il n'y avait pas sans arrêt d'autres sujets d'actualité brûlants, si la mort du président n'arrangeait pas beaucoup de monde (sans qu'ils aient eu besoin de tremper dedans), si une commission d'enquête n'était pas une société en miniature où tous ces mécanismes et d'autres sont amplifiés, si beaucoup de monde n'avait pas son cul à y couvrir parce qu'il faut des responsables, réels ou non, si le besoin de cohérence n'existait pas (résultat, une fois une thèse officielle décrétée, même avec la maladresse de l'urgence, on fait tout pour la soutenir: l'Etat n'a jamais tort, personne ne ment jamais ;)).... Y'a mille et une raisons pour lesquelles un poisson se noit, la confusion règne, même en dehors des facteurs de camouflage volontaire de comploteurs réels ou non. Et l'attention est une chose détournable, qui change vite de sujet. Sans oublier que l'assassinat d'un président, sauf vraiment dans le chaud du moment, cesse vite d'être un "objet" politique et polémique sur lequel des ambitieux peuvent essayer de faire leur carrière, ce qui enlève bien vite l'intérêt d'y voir alloués des moyens conséquents (sans compter toujours les mêmes craintes de voir des personnes mises en causes, non pour complot mais simplement parce qu'on veut voir des têtes tomber: les administrations font de la résistance passive à tous les étages contre les enquêtes de tous types quand des gens craignent pour leur job ou qu'on vienne regarder dans leurs affaires). Mentionné plus haut. Sans compter que si l'assassinat d'Oswald peut encore passer pour beaucoup de choses, si Ruby en plus est tué, là pour le coup ça commence à se voir même pour les aveugles. Mais encore une fois, je ne défends pas une thèse en particulier; là, sur ce point, je précise juste qu'il y a beaucoup de moyens pour faire taire quelqu'un sans avoir à le tuer (avec en plus le facteur omerta pour cette génération de maffieux, qui existe réellement).
  18. Tancrède

    L'assassinat de JFK

    Sauf si tu fais une analyse coût-bénéfice de l'assassinat: dans l'hypothèse d'un complot, même le peu que peut savoir Oswald peut être jugé toujours trop, et sa mort, malgré les spotlights et soupçons, sembler la moins mauvaise option. Je ne dis pas que le buter n'est pas dangereux, attention, juste qu'il ne faut pas juger la chose en termes absolus: ce type d'actions représente toujours un choix venant après un examen des conséquences. On peut toujours exercer toutes formes de pressions, et/ou garantir des avantages, sans compter cette génération de maffieux et son code du silence: les premiers repentis n'arrivent qu'un peu après, mais surtout appartiennent à une autre génération. Encore une fois je ne dis pas que c'est aucune de ces choses, mais que ces éléments (toujours dans l'hypothèse d'un complot) existent réellement. Ses résultats dans l'USMC, sa spécialisation, et plus concrètement, la faisabilité d'un entraînement de haut niveau pour quelqu'un qui avait quand même un métier, une famille, pas de "shooting range" à proximité: les snipers de très haut niveau s'entraînent tous les jours, dédient généralement leur vie à ça depuis longtemps, ont de la pratique et de l'expérience réelle (Oswald en est à son premier coup "pour de vrai", avec le stress et tout le bastringue: c'est pas shooter Larry Flint à la sortie de son tribunal, c'est un président, des circonstances d'infiltration, beaucoup d'inconnues, une cible en mouvement, une mauvaise visibilité....). Complot ou pas complot, on peut pas dire que ce ne sont pas des circonstances extrêmement difficiles et que le tir lui-même soit un truc aisé pour un tireur qui s'entraînerait quand il peut, qui plus est avec un fusil pas forcément exceptionnl.
  19. Et ils referaient la secte des assassins, histoire de faire couleur locale, avec Assassin's Creed comme passe-temps national :lol:? Et fumeries de haschish pour les touristes.
  20. Au prix du mètre carré tel qu'il est actuellement? Oï, ils veulent la mort du business ou quoi ;)?!
  21. Tancrède

    L'assassinat de JFK

    C'est sûr que Ben Laden est totalement innocent dans cette histoire ? La question n'est pas tant là, au final: qu'il y ait divers groupes d'intérêts ayant potentiellement l'envie et les moyens de liquider un président emmerdant pour eux, c'est un fait certain, et les conspirationnistes ont tendance à les empiler tous ensembles comme si ajouter de la matière à la matière allait créer un effet quantité rendant l'affaire incontestable, au détriment de toute cohérence, avec des bouts de ficelle raccrochant les conspirateurs ensemble; oui, Giancana avait des contacts avec Allen Dulles qui voyait régulièrement Howard Hugues, qui "était" littéralement l'acteur individuel le plus lourd du complexe militaro-industriel ET en terrain de connaissance dans le milieu pétrolier texan qui soutenait Johnson qui était le vice-président d'un président élu grâce en partie au contrôle de Giancana sur l'électorat italo-américain et les syndicats (dockers et truckers en particulier) et les "machines" électorales de grands Etats (Illinois en tête) si nécessaires aux mobilisations de campagnes.... C'est sans fin. Si tu ajoutes les anti-castristes, les milieux du renseignement et de l'armée, tu as à peu près tout le monde (manque plus que les martiens revanchards après Roswell). Je trouve l'affaire dérangeante, en fait, sur le plan technique, avec trois aspects: la capacité d'Oswald à tirer aussi efficacement, la faiblesse du dispositif de sécurité pour un voyage prévu de longue date à une époque où l'USSS ne laisse jamais passer ce genre de conneries (point plus discutable) et les événements entre les tirs sur Kennedy et l'assassinat d'Oswald (quelqu'un a t-il trouvé un motif pour qu'un maquereau aille buter oswald devant témoins pour passer sa vie en taule?).
  22. Elle n'a pas gardé Arno Klarfeld quand il a fait son service militaire là-bas. Et son problème avec les Palestiniens a tendance à porter l'estampille "nucléaire", ce qui a tendance à rendre les gens soucieux, surtout dans ce coin du monde où tout se complique très vite. Mais bon, à côté du coup de Klarfeld, franchement, c'est accessoire ;).
  23. Il me semble que l'ordre est Picardie, Champagne, Piémont, Navarre, Normandie, pour le détail. Mais le problème de la préséance dépend aussi de la période (l'ordre que je donne est celui de la Liste de la guerre de Succession d'Espagne): la première fois que la question se pose, c'est sous François Ier, quand les vieilles bandes réclament l'appellation "vieilles" pour se démarquer des corps levés spécialement pour les guerres alors qu'eux sont des professionnels permanents. Dans l'ordre de préséance tel qu'il est sous Louis XIII puis au début du règne de Louis XIV, il me semble que les Gardes Françaises sont considérés, pour le déploiement en bataille, comme un des Vieux, ayant simplement "droit d'aînesse" puisqu'en temps que régiment et de par sa fonction, il est considéré comme prédatant les autres,, sa naissance datant de 1563 (même si les gardes ne deviennent officiellement un régiment qu'en 1569, année de la réforme et de l'ordonnance créant les régiments permanents à partir des "vieilles bandes" existantes). Les noms que tu trouves pour les 6 petits vieux sont les derniers qu'ils ont porté: entre Henri IV et Louis XIV, ils ont pas mal changé de nom. A priori, pour la Marine, il me semble qu'il est à sa place, si on considère l'ordre de bataille fin XVIIème.
  24. La question n'est pas celle du parachute apparemment, mais celle de son utilisation pour des déploiements à grande échelle, avec des troupes nombreuses, des véhicules et un minimum de logistique. Il s'avère qu'il s'agit d'un moyen beaucoup trop coûteux et lourd d'emploi, contraignant au niveau des formats de flottes aériennes, pour une efficacité discutable en tant qu'arme à une certaine échelle. Parachuter quelques compagnies, c'est une chose, parachuter des brigades ou des divisions une toute autre. Pour l'échelle FS/commando/action coup de poing de sous-unités élémentaires, cela reste une arme tout à fait utile et pertinente dans bien des cas, de même que la capacité de parachutage de matériels et consommables jusqu'à une certaine échelle.
  25. Depuis qu'il y a du pouvoir incarné par des individus, il y a de la propagande et du culte de la personnalité: ça va avec le job. Tu peux remonter aussi loin que tu veux, t'en trouveras. Bien avant Ramses, Sargon l'ancien (le premier "roi des rois", c'est-à-dire empereur, recensé par l'histoire) donnait dans ce style. Mais tu trouves aussi la religion organisée (le culte lui-même, avec des professionnels permanents du marketing pour le faire tourner.... Aussi appelés parfois "prêtres" ;)), qui n'est par certains aspects qu'une forme de propagande visant à unir une communauté en la glorifiant/mythifiant, souvent à l'excès.
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