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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. L'association de l'interprétation allégorique du corbeau comme liée à certains (pas tous) titres de chefs est une spécificité en fait galloise (ni bretonne avant l'immigration massive du VIème siècle qui donne un caractère gallois à la péninsule, ni irlandaise) liée au personnage mythique de Bran le Béni (dont le nom se traduit en fait par "corbeau béni"); en cela, le titre est porteur d'un caractère particulier passant par ce roi mythique de l'ancienne Bretagne, donc l'Angleterre, dont la tradition a fini par se concentrer, avec la conquête saxonne, dans les Marches galloises pour l'essentiel, et de là en partie dans la "petite Bretagne" continentale. Bran le Béni n'a d'importance que dans l'île de Bretagne où la tradition celtique le place ex aequo voire plus haut que l'autre "grand", Arthur. Mais il faut se rappeler qu'il y a un monde celte immense, et que chaque partie a ses traditions, son histoire spécifique, des proximités régionales parfois, des évolutions de langages qui parfois ne partagent que de très lointaines origines tant la séparation depuis les migrations originelles remonte à loin. Et l'histoire mythique ou rélle de chaque endroit diffère. Le fait est pour les langues des Gaules qu'on est aujourd'hui encore infoutus de savoir à quoi elles ressemblaient, pour l'essentiel d'entre elles.
  2. Sauf que là, quand même, contrairement au gouvernement communiste de l'époque, Karzaï n'a déjà pas de position alors même que les occidentaux sont là.... Il n'a qu'un clan, et une vague coalition de clientèle qui ne tient que par la dite présence et le flux de fric qui va avec. Une fois la coalition partie, l'essentiel du fric, donc essentiellement le pavot (dès lors que l'outsourcing militaires et les programmes de reconstruction disparaissent du paysage), est dans les mains du proto-Etat taliban et de ses affiliés.
  3. Les "lumières", c'est un tas de penseurs abstraits réfléchissant à des systèmes élitistes et absolument pas universels (Jefferson a poussé des cris d'orfraies quand il a été question de suffrage universel), réservés à des "hommes éclairés", et ceux que tu mentionnes ont préconisé des choses extrêmement différentes par ailleurs: ils ne se sont pas rassemblés pour "définir" un système unique. Par ailleurs, leurs trucs venaient de cogitations purement intellectuelles et abstraites, sans liens avec les réalités des individus, des situations, des peuples, des cultures.... Se rattachant de plus ou moins loin à un "libéralisme" fait de courants très divers et souvent opposés. Et pour finir, ce que chacun de ces gars a défini est son petit fantasme intellectuel (comme souvent, de la réalité dont on dispose sur le papier où tout fonctionne génialement), pas la constitution actuelle, ni même les principes de bases des régimes actuels qui sont des compromis ayant vécu à travers le temps.
  4. Ca, ça ne veut strictement rien dire: la République est un ensemble de principes fondamentaux, pas un mode de régime, et le contenu peut varier du tout au tout. La démocratie n'est qu'un principe de fonctionnement politique, rien d'autre. Une "démocratie" peut être une "république démocratique", une "monarchie démocratique", voire pourquoi pas une "théocratie démocratique" (jamais essayé, sauf si tu comptes les Amishs :lol:). Tu définis d'abord que tu vis dans un cadre de république, un principe d'essence, mais une fois que c'est fait, faut dire comment elle va fonctionner dans le concret: démocratie, oligarchie/aristocratie (élective, fondée sur la fortune ou héréditaire), gouvernement autoritaire.... Tout est possible.
  5. Travers de penser que tout est maîtrisable et qu'il suffit de le vouloir: la bonne volonté ne fait pas tout, même si elle est indispensable et, il est vrai, pas encouragée en France (1er pays d'achat de matos de bricolage par tête de pioche dans le monde développé quand même ;), donc le Français n'a pas tant de doigts dans son cul que ça :lol:).
  6. Facile à dire pour qui le peut; c'est juste une autre façon de dire "mais pourquoi tout le monde n'est pas beau, intelligent, optimiste, plein de ressource, chanceux, volontaire et/ou créatif", tout en ne voulant pas reconnaître que le fil de raisonnement qui est attenant à cela est juste celui d'une sélection naturelle à grande échelle, sans grande contrepartie. Pour la note, si il n'y a pas de collecte d'un IR sur une grande partie de la population, c'est que le coût de collecte est trop élevé au regard des sommes dérisoires que la dite collecte rapporterait, compte tenu du fait que l'IR, déjà en l'état, rapporte pas des masses, mais plus encore parce que ça mobiliserait des effectifs non employés ailleurs. Ca fait cher le principe de "faire payer tout le monde". Problème de toute démocratie: personne ne veut admettre dans les jolis raisonnements de principe que la démocratie, comme tout régime politique, un coût de fonctionnement. Pas le coût de fonctionnement de l'Etat et ses services, pas le prix à payer en cas d'invasion du territoire (qui est autant en argent qu'en sang), mais bien le coût du fonctionnement politique: les campagnes électorales coûtent cher, l'entretien de la chaîne pyramidale d'obligations qui font qu'il y a une politique aussi, car un politique, à tous les échelons, doit rendre des services, tenir des promesses, avoir de la marge de manoeuvre, et il est en concurrence avec d'autres donc il doit pouvoir surenchérir. Mais personne ne veut payer pour ça, arguant qu'il faudrait que les politiques soient incorruptibles et moralement irréprochables (ça a existé quand dans l'histoire de l'humanité? Réponse jamais donc toute opinion ou théorie qui présuppose ce fait comme dominant/majoritaire est nulle et non avenue); résultat, les politiques prennent le fric où ils peuvent; et même si -mais ce n'est pas le cas- la majorité du fric qu'ils ont venait de donations petites et militantes, les grands donateurs seraient toujours plus écoutés et donc mieux servis (tu écoutes plus 10 personnes qui te donnent chacune 10 000 que 10 000 personnes qui te donnent chacune 10: principe militaire de concentration de l'effort et de schwerpunkt :lol:).
  7. La "liberté" ne profite qu'à ceux qui sont en mesure de le faire; appliqué au sujet, c'est ce qui était dit à propos du secteur financier, "le renard libre dans le poulailler libre". Pour celui qui vit seul et a moins de 30-35 piges, non; pour qui ne répond pas à ces critères, c'est un poil plus compliqué dans le vrai monde tel qu'il est. Pour la note, ce n'est pas condescendant de dire que quelqu'un peut se faire entuber de mille et une façon, et non il n'est pas si évident de l'éviter (les Français sont avec les Japonais les gens les moins endettés du monde développé -individuellement-, ça ne les empêche pas de se faire enfiler dans les grandes largeurs de mille et une façons: prix de la grande distribution, immobilier, modes de consommation en général....) dans une société parfaitement illisible. Parmis les mille et un secteur d'intérêt et d'activité qui composent le quotidien, il faudrait une expertise dans chaque pour l'éviter; et le problème d'une arnaque emballée dans du papier cadeau (oui, depuis la Guerre de Troie, faut se méfier des cadeaux.... Mais qui lit encore l'Illiade ;)?), c'est qu'il peut suffire d'une seule pour vous mettre sur le carreau, alors que par ailleurs vous avez tout fait comme il faut. Faut être au four et au moulin, sachant qu'il y a des experts dans le four et dans le moulin qui y sont en permanence et connaissent mieux la musique. Facile de critiquer l'endettement des ménages américains: sont-ils tous cons? Ou y ont-ils été encouragé par un discours permanent, le désir profond, viscéral et humain d'être proprio de sa tanière, une culture qui y prédispose sans qu'ils le sachent ("l'optimisme" américain, par ailleurs si approuvé par les libéraux de tous poils comme leur grande vertu), des confirmations d'experts sur tous les médias, le sourire du banquier de proximité, le blanc-seing des gouvernants nationaux et locaux, le fait que ça tienne le coup pendant 30 piges, le fait qu'ils ne puissent se pencher sur le sujet plus de quelques heures ou quelques jours avant de se décider sans savoir où se renseigner parce que le marché de l'inf n'est pas vraiment d'une grande clarté et que l'accès à l'info dans ces domaines n'a pas été favorisé pour inciter à avoir 3 pattes sur le recul? Faut arrêter de raisonner dans le confort de l'abstraction atemporelle et acirconstancielle: la réalité est un peu plus contraignante. Les gens "du bas" (tout le monde déteste l'expression mais tout le monde l'emploie, alors stop l'hypocrisie) ont juste infiniment plus de surface vulnérable pour être entubé, moins d'options de recours quand c'est fait. Mais quand l'arnaque, sous divers habillages (adaptée à chaque cible, c'est du marketing: la demande est segmentée), toche une part énorme d'une population, c'est juste pas seulement "ceux du bas", mais un éventail un poil lus large.
  8. Un système de caste correctement organisé (comme l'était initialement la féodalité, au moins en théorie et en pratique pendant un court moment) aurait au moins l'avantage de reconnaître les plus faibles pour ce qu'ils sont et leur accorder le niveau de protections et d'obligations correspondant à leurs possibilités, avec pour fond de puissance politique le regroupement en groupes spécifiques (dans la féodalité, les corporations de métiers, institutions communales.... Le tout chapeauté par l'entité dite "Tiers Etat", censée être consultée régulièrement). Le problème de la démocratie est qu'il s'agit à la base d'un système élitiste qui présuppose arbitrairement beaucoup de choses pour chacun, qui sont en réalité l'apanage d'un petit nombre, mais impose les mêmes obligations à tous. Tout système doit évidemment s'adapter aux réalités que sa théorie ne recouvre pas, mais avec le temps, la dégradation de ce système, et surtout les abus de ceux qui ont les moyens d'abuser, s'accumulent et le déforment de plus en plus.
  9. Au final, c'est pour ça entre autre que je suis pas trop "droit de l'hommiste": cette vision des choses est purement élitiste et présupposerait que chaque individu est capable de comprendre et savoir tout (et l'immense complexité de ce tout) ce qui compose le cadre juridique et technique dans lequel il vit, dans tous ses aspects. "Nul n'est censé ignorer la loi", mais qui est capable d'en connaître même 5%? Et il faudrait au même titre comprendre le système financier, l'économie, l'ensemble des paramètres qui composent ta consommation (système de prix, composition et chaîne économique des aliments.... Ne serait-ce que pour ne pas se faire arnaquer et empoisonner), l'immobilier (droit et fonctionnement), la politique.... Une gageure pour un individu très éduqué et disposant d'un background culturel, de temps et d'argent, une utopie pour 90% d'une population. Le déclarer "majeur et vacciné" par principe, c'est peut-être se donner une bonne conscience morale, mais c'est surtout fermer l'oeil sur ce qui n'arrange pas. L'information pertinente est rare ou trop abondante selon les cas (mais toujours difficile à cerner) sans juste milieu, le monde est illisible et les experts s'engueulent sur chaque sujet. Et le péquin moyen a des journées de 24h dont certaines doivent encore être consacrées au sommeil, à la bouffe, aux corvées diverses voire aux gamins. Illusoire de penser que beaucoup de monde soit capable d'aquérir assez de bagage pour se prémunir sur la majorité des domaines où se faire enfiler à sec est possible. Seule alternative: le regroupement, la structuration des groupes sociaux, mais ça serait reconnaître une société de classe, soit pas vraiment un truc en vogue.... Je retourne au XIIIème siècle maintenant :lol:. Pas besoin d'être diplômé d'HEC pour enfiler quelqu'un: suffit d'être celui qui sait un truc de plus que le pigeon.... Ca marche à tous les échelons de la société, et pas forcément du haut vers le bas (même si c'est quand même l'écrasante majorité des cas); combien de "grands" se sont fait entuber par socialement plus bas qu'eux.... l'histoire des grands conseils d'administration est remplie de pigeons qui se sont obsédés pour ce qu'un frais émoulu de HEC leur a vendu.... Dernier mirage en date: "la Chine, il faut absolument aller en Chine, à tout prix, je veux de la Chine" :P :lol:. Autre classique récent: "bonjour M. Maddof" :lol:.
  10. Attention avec les conclusions sur les langues celtiques anciennes, pour l'essentiel disparues ;) :lol:, c'est un poil plus complexe. Brennus, si tu gicles le -us qui traduit une interprétation romaine bien avant que Goscinny y apporte son expertise phillologique :lol:, peut venir de divers mots, pas forcément si apparemment proches (entre autres parce que personne ne sait comment étaient prononcées les dites langues, notamment avec en plus la variation des prononciations et accents et la retranscription écrite romaine, pas forcément "phonétiquement correcte" vu le gap linguistique oral et l'absence de vernaculaire celte écrit) et qui supposent aussi l'inscription dans un contexte politique et culturel. Les (relatifs) consensus successifs sur le terme de "Brenn", tronc commun artificiel retrouvé à plusieurs époques pour plusieurs personnages (2 en particuliers: le dit Brennus, et un autre qui a participé à la grande et contestée invasion de la Grèce au IIIème siècle avant JC), ont été "roi" (proximité avec le terme gallois ancien "brenin") puis "personnage éminent", "qui sort de la masse", "extraordinaire" (dernier terme qui peut renvoyer aussi au caractère temporaire d'un commandement politique et de guerre chez les Celtes), et l'interprétation semble se cantonner au minimum syndical pour faire équivaloir le terme à "chef de guerre" (donc un titre plus temporaire). "Rix/rex" indique déjà un cran au-dessus, moins en terme d'importance en soi que de permanence du titre. Le problème d'une définition exacte étant rendu insoluble par l'absence de langue celte écrite, par la variété des peuples et coutumes, et surtout par les réinterprétations d'époque, aussi bien grecques que romaines, peu regardantes sur la rigueur de la description culturelle, surtout de peuples jugés "barbares". Emanation du conseil des oligarques d'un peuple gaulois, le titre tournait en fait dans un nombre restreint de familles, celles qui avaient à la fois des terres, un oppidum (moins une ville en soi qu'un "hub" commercial, un centre d'artisanat et de production, et surtout un entrepôt géant pour les réserves avant tout alimentaires), des réseaux commerciaux et le contrôle local des axes de circulation, et une importante clientèle personnelle qui déterminait entre autres la capacité à lever des troupes (dont une part qualifiées et permanentes, aristocrates, ambacts et associés, une part de conscrits un peu entraînés en milices, et une part de levées de pégus et serfs). Ca limitait la chose à un nombre si restreint d'individus dans chaque peuple que ca a encouragé César à appeler souvent les vergobrets "Consuls" et ces groupes aristocratiques "sénateurs".... Ce que par ailleurs il a retranscrit en faisant entrer certains de ces aristos des provinces nouvellement romaines au Sénat romain :lol:, chose mal vécue par les optimates traditionnels même après la fin de la guerre civile.
  11. Attention distinction/contresens: - les vergobrets sont les aristos parlementaires dirigeant collégialement pas mal d'Etats des Gaules. César les qualifie souvent de classe sénatoriale. Ils ont tendance, peu avant les Guerres des Gaules, à remplacer graduellement les monarchies qui étaient avant le régime dominant. Il s'agit de régies oligarchiques/aristocratiques correspondant surtout à l'accroissement en superficie et population, au développement économique et à la complexification de pas mal d'entités proto-étatiques celtes qui sont sur le chemin de "l'Etat moderne" à ce moment (défrichement, sédentarisation, urbanisation, capitalisme, grand commerce surtout avec le monde grec, hellénisation des élites....). Bref, les grands aristos se sentent souvent pousser des ambitions et contestent les monarchies (jusqu'ici, les Vergobrets étaient des sortes de "conseillers", l'assemblée des dignitaires auprès du roi), parfois violemment comme dans le cas des Arvernes où le jeune prince Celtill, futur Vercingétorix, voit dans sa jeunesse son oncle Gobanicio établir les vergobrets après un coup d'Etat aux dépends de son père qui est exécuté. - vercingétorix (grand roi de tous les guerriers) est un titre exceptionnel, plaçant son titulaire même au-dessus du titre de cingétorix (roi des guerriers), sorte de leader temporaire, de chef de guerre d'une coalition de peuples/tribus élu pour l'occasion. Celtill a obtenu cette dénomination par le lobbying important de l'assemblée des druides des Carnutes, centre religieux et culturel de grande autorité. Le mot "chef" se traduit plus, pour la zone gauloise, par "brenn", d'où vient le nom "Brennus" attribué par les Romains au chef des gaulois Sénons qui rançonna Rome au IVème siècle avant JC, mais dont le vrai nom était Ambigat.
  12. Tout est une négociation permanente; la guerre est une négociation avec des moyens spécifiques ;) :lol:. La politique, ce n'est qu'un nom pour qualifier la multiplicité des natures de deals simultanés et des moyens pour les conclure selon ses intérêts (ou d'essayer de le faire). Pour les attributs du politique: il n'en manque pas, la vraie question qu'il faut se poser, c'est de savoir pour quels intérêts ils tournent. Leur réélection, la perpétuation de leurs "lignées" et de leurs groupes au pouvoir ou pas loin, la consolidation de leurs réseaux pyramidaux d'obligations et donc de contrôle et le capital politique qui en découle (qui s'appelle aussi le pouvoir), le profit personnel parfois, l'ambition souvent, l'entrisme fréquemment, et acessoirement le financement.... Un des trucs hallcinants en France est que personne ne semble demander, sur la scène publique, comment sont financées les campagnes électorales dont les tarifs sont démentiels (la présidentielle n'est que la plus chère, mais regardez les campagnes de TOUTES les élections), alors qu'il faudrait les comparer aux revenus dérisoires des appareils de partis, théoriquement astreints à des cotisations individuelles et des donations plafonnées.... Les 2 ensembles sont juste pas dans la même dimension. Accessoirement, la campagne de NS "aurait" :P reçu des financements importants de Berlusco son idole (et de Bongo, et de Khadaff.... Outre les innombrables contributions de grandes entreprises, ce dont Mme Bettencourt ne faisait pas mystère), lequel Berlusconi a -ô étrange- décriminalisé et le plus souvent même dépénalisé totalement tout ce qui est considéré comme de la délinquance financière en Italie (l'abus de bien social, par exemple, n'existe plus), vidé/asséché les budgets de la justice dans les domaines financier et anti-maffia (le si emblématique tribunal de Palerme n'a quasiment plus de fonds, et avant tout pour la protection des juges; il va leur falloir un autre tryptique Borsellino/Della Chiesa/Falcone?) et a tenté de se faire blanchir par referendum. Crois-tu une seconde que les politiques manquent de couilles.... Alors qu'ils sont plutôt dans le bain/soutenus par le secteur financier? Leurs couilles sont juste au service de quelqu'un qui n'est pas le "peuple souverain".
  13. Ouais, mais t'as été en avance, j'ai été plus imagé ;) :lol:. Pour revenir à la proposition initiale, je proposais juste que les Etats amènent leurs avantages propres dans leurs négos avec le secteur financier, pour avoir leur vraie capacité de négociation en lieu et place de la position de rats soumis qui est la leur actuellement: la force armée n'est qu'un outil de négo parmi d'autres après tout, dans ce business qui n'est rien d'autre que de la politique (quand les montants se comptent en dizaines, centaines ou plus de milliards, c'est de la politique) ;). Le chantage à la délocalisation auquel les "grands noms" de la City soumettent le gouvernement anglais n'est qu'un exemple du comportement méprisable en tout point du secteur financier et de l'avidité de ses grands acteurs.... Autant négocier en retour avec la même absence de restriction.
  14. Les marchés, ce sont ceux qui prennent les décisions de mouvements sur les grandes masses d'argent et/ou celles qui sont repérées et font la tendance, ce sont ceux qui "donnent le ton" de l'information financière (sur commande la plupart du temps) ou l'instrumentalisent purement et simplement. Bref, ce sont ceux qui ont des rênes, pas ceux qui fournissent une partie de l'avoine des chevaux.
  15. En quoi? T'as déjà vu comment fonctionne une salle de marché? Des Etats n'ont pas intérêt à acquérir d'importants leviers sur d'autres, donc à utiliser tous les moyens à leur disposition, surtout quand ils sont indirects et peu coûteux en soi? Pas le temps de développer, là, on verra ce soir.... Lesquels?
  16. Quelques morts "mystérieuses" de décideurs de tels fonds d'investissement devraient faire partie de l'arsenal des Etats, au final, et je le dis sans vanner entièrement: la crise grecque, quoiqu'ayant des fondements très réels dans la gabegie de la politique grecque, n'aurait pas du devenir ingérable même pour la Grèce seule, et ce marché de la spéculation pour elle-même, avec jeu de désinformation et chantage en grand, a des effets réels sur les populations, y compris des morts. Le terme de "guerre" n'est pas inapproprié, et il s'agit d'une version plus feutrée de conflits avec des entités non étatiques; autant y répliquer avec l'intégralité des moyens des Etats au lieu de faire semblant de compartimenter les choses, vu que c'est pas un jeu. Parce que de 3 choses l'une: - soit il s'agit d'opérateurs privés agissant pour le compte d'un ou de plusieurs pays voulant acquérir des moyens de pression financiers sur les pays ciblés (suivez le regard vers très à l'est) - soit il s'agit d'opérateurs privés jouant les "idiots utiles" sans le savoir réellement pour ces pays agressifs - soit il s'agit d'opérateurs privés purement rapaces faisant des conneries en abusant dans la lettre et dans l'esprit des règles du marché et des imperfections du système, mais avec des effets cataclysmiques qu'aucun principe ne peut moralement défendre Dans les 3 cas, il s'agit d'actes si dangereux et dommageables qu'ils appellent à faire des exemples durs pour signaler une limite, pour qu'une règle s'impose de fait avant de voir si une législation/un code de conduite international est politiquement faisable. La loi commence toujours comme ça. Mais en attendant, il s'agit de fait d'actes portant atteinte tant à la souveraineté qu'à la sécurité et, en fait, aux intérêts vitaux d'entités étatiques responsables de la vie de communautés humaines. Et un ch'tit financier retrouvé dans du latex avec une plume dans le cul, et un autre, le même jour, retrouvé pendu sous un pont de Londres, et un autre en morceaux envoyés par colis séparés à son CA.... Nan, ça c'est des classiques, du déjà fait; faut être créatif....
  17. Parce que les Teutons n'ont aucune protection à offrir, étant eux-mêmes un protectorat US ;) :lol:? Le deal révèle que les Teutons se font payer pour une contrepartie déjà aboulée ou à venir (mais sur laquelle une garantie existe), ou en compensation de quelque chose (une crasse dont il faut atténuer le choc).
  18. C'est marrant qu'ils poussent si loin: à ce stade, est-ce encore de la simpl négo au chantage pour obtenir des lois et du fric, ou sont-ils assez forts pour tenter le coup du vrai grand clash qui posera cash (cad avec décision et vote à la clé) la queston de la Belgique elle-même? Parce que si leur attitude actuelle vise à faire poser la question en grand, même en cas de refus, au final, le processus aura été douloureux et saignant, et marquera un précédent à partir duquel les courants d'opinions et mouvements politique devront penser et se restructurer, qu'ils le veuillent ou non.... Le jeu franchirait alors un vrai cap. Sinon, question aux Belges sur le nationalisme flamand: leur position à l'égard de Bruxelles m'interpelle en ce qu'ils semblent la revendiquer comme flamande tout en niant faire reposer leur idéologie sur base ethnique. Les Bruxellois sont des Flamands qui parlent français si j'ai bien pigé la nuance, et la différence Flamands-Wallons telle qu'elle est affirmée est culturelle, et non ethnique ou religieuse.... Donc c'est quoi un Flamand qui parle français de naissance (un Bruxellois vous allez me dire ;) :lol:) dans leur vision? Ou est-ce tout connement de l'hypocrisie pour ne pas oser appeler un chat un chat et dire à voix haute qu'il y a une conception purement ethnique/raciste (sans fondement en plus) à la base de leur débilité idéologique?
  19. C'est parfaitement logique (voire plus haut dans ce topic): c'est de la diplomatie, pas la constitution d'une armée opérationnelle dont les Séouds ne veulent surtout pas et que le pays ne peut pas constituer vu qu'il ne s'agit pas d'un pays, et surtout pas d'un peuple avec une mentalité collective. L'armée sert à aménager le territoire, faire du keynésianisme, arroser les systèmes pyramidaux de clientèles politiques en "objets" de corruption.... La Garde Nationale sert à maintenir l'ordre dans le pays (ou accessoirement chez les voisins proches qui demandent un coup de main, mais pas à l'échelle du Yémen où l'opposition rend les coups un peu professionnellement), et la Garde Tribale sert à protéger les Séouds de leur population, en dernier recours (y'a pas à se tromper, ce sont uniquement des Séouds qui la commandent). L'armée US s'occupe de la défense du pays. Acheter des armes, c'est avec le pétrole le moyen d'avoir une marge de manoeuvre par rapport à Washington. Acheter des Léos, ça veut dire que Ryad a obtenu un truc de Berlin, ou qu'ils attendent un truc de Berlin.
  20. Ils les planquent: soit elles restent à mélanger l'huile et le lubrifiant, ou c'est surtout qu'elles sont si canons qu'il y en a qui ne baveraient pas que de la bouche s'ils les voyaient.... A voir les réactions de certains humains devant certains types de bagnoles ou de véhicules militaires (ou des artefacts plus dédiés à un usage d'ordre fantasmo-onanistique :lol:), l'idée d'un accouplement bio-mécano (l'avenir de la technologie ) ne semble pas si aberrante, tout d'un coup :-[.... Les autobots sont pas tarés, et ils sont comme tous les mecs.... Territroriaux :lol:. Ou alors les Decepti-pas-cons les ont enlevé et se les gardent au frais.... Ils sont pas méchants, en fait, c'est juste que les Autobots en ont gros sur la patate à cause de ça et leur ont fait une sale réputation. Pour les femmes nains, en revanche, les hypothèses restent trop nombreuses et la science ne s'est pas prononcé.... L'option d'une pilosité équivalente au mâle qui les camouflerait dans la masse reste rasoir-d'Ockhamienne, mais révolte pas mal l'esprit.... Reste l'outsourcing reproductif (le nain étant dans cette hypothèse une sorte de mulet stérile, issu de croisements d'autres races), la thèse d'humains ayant pris trop de coups sur la tête, d'une peuplade d'enfants qui n'ont pas mangé leur soupe.... L'horizon est vaste, la Moria est profonde....
  21. D'abord, comme il a été dit, tu juges pas :lol:! Ensuite, t'en sais rien avec ces robots là.... Tu sais à quoi servent toutes ces protubérances, ou s'il y a pas un vérin dédié à cet usage? Après tout, quand un papa robot et une maman robot s'aiment très fort, ils font quoi :lol:?
  22. T'es homo ;)? Shia LaBeouf, c'est le perso principal, le geek présent depuis le 1er film .... Cochonne, va! EDIT C'est vrai, pol:itiquement, ce n'est pas correct.... Et puis accuser ce nerd boutonneux -un pléonasme?- d'être refait, c'est pas correct non plus.
  23. T'a rien pigé à la finesse du script: ça bouge et y'a une nana qui s'exhibe sous tous les angles! C'est subtil, il faut en convenir, mais on va au cinéma aussi pour s'élever l'esprit ;) :lol:. Pareil avec GI Joe, un film grandiose injustement snobé par les grands festivals et la critique: Sienna Miller et Rachel Nichols en tenues moulantes qui jouent à la bagarre.... Imparable! Quelle recherche dans l'écriture! Ah oui, et en plus quelqu'un avait le bon sens de dégommer la Tour Eiffel.
  24. Ah? A part la 2ème GM où les USA pouvaient produire encore plus d'avions qu'ils n'en perdaient, quand est-ce qu'une aviation opposée à une DA de niveau technologique et quantitatif grosso merdo du même ordre a produit du résultat? Oups, c'est vrai, même les résultats des bombardements ricains et anglais de la 2ème GM ont été douteux vu leur peu d'impact sur le otentiel de guerre et la volonté de guerre allemande (voir les chiffres de production industriel allemand, en pleine croissance continue jusqu'à la fin) et japonaise (pour eux, il a fallu une autre arme).... Non seulement les pertes étaient effrayantes, mais l'effet (dans l'absolu, il a certainement concouru de l'impact général) était dérisoire s'il est rapporté au coût. Combien de cas depuis? Israël vs Egypte en 73: partout où la DA égyptienne portait, l'aviation israélienne était mal, et les pertes égyptiennes au sol n'ont commencé à s'empiler que quand ils sont sortis de la couverture SAM. VietNam? Ben.... Euh.... Mesurer les pertes des bombardiers ricains, les rapporter à l'effet obtenu et constater qui dirige le Vietnam maintenant. A part ça, pas vraiment beaucoup de cas d'un duel aviation-DA de niveaux équivalents.... Sans être du tout un connaisseur, j'ai plutôt eu l'impression générale de lire que beaucoup doutaient du caractère si décisif des technologies furtives, et que la tendance était plutôt du côté des radars pour l'avenir visible.
  25. Pour être concret, les lignes logistiques étaient déjà impossibles longtemps avant Smolensk: à force de caricaturer "l'hiver russe", on oublie que c'est, avant cela, l'été dans le grand marécage de 2000km entre la Pologne et Moscou qui a tué, débandé, mis hors de combat l'essentiel de l'armée qui s'est mise en marche vers la Russie. Il n'y a que moins de 100 000h qui atteingnent Moscou, et encore les comptes sont flous en raison d'un nombre incertain de suiveurs d'armée qui se trouve là aussi. Le train logistique était déjà terriblement insuffisant pour le demi-million d'hommes de l'armée au départ, et passé la moitié de la distance, les flux étaient à mille lieues d'être suffisants. S'il faut y ajouter l'insécurité sur les arrières, ne serait-ce que celle occasionnée par les irréguliers, soit essentiellement des centaines d'escadrons de cosaques faisant du hit and run, le principe même est illusoire. Ne pas oublier que ce n'est pas la Russie de l'époque du rail et de la route (et c'est déjà laborieux, ça), mais une Russie sous-développée dont la grande plaine occidentale n'est pas mise en valeur: c'est du marais pour l'essentiel sur 2000km, avec quelques ilôts de terres cultivées. Pas de routes, peu ou pas de stocks de grain, peu de centres de population.... Le grand que dalle. Et plus au sud, dans la grande plaine ukrainienne, le futur "grenier à blé de l'Europe", c'est plus vide encore. Moscou n'a plus aucun stock de bouffe quand Napoléon y entre, en tout cas rien de comparable avec le dixième des besoins. Et l'armée de Napoléon n'a plus de stocks de munitions à ce stade, en tout plus assez pour envisager de choc poussé ou de combats prolongés.... Essentiellement parce qu'il n'y a plus de chevaux et qu'il a fallu laisser les stocks en arrière. La cavalerie et le train sont donc virtuellement inexistants à l'échelle suffisante pour avoir autonomie et mobilité, et pour avoir une arme de choc et de poursuite, ainsi qu'une capacité de reco suffisante. De l'autre côté, les Russes souffrent aussi, mais ils ont des appros, une mobilisation de la population et avant tout pour le recrutement, des subsides britanniques en argent et en nature. Enfin autre contrainte: l'empire ne se dirige pas par correspondance pendant trop longtemps! Napoléon ne peut s'absenter loin de l'Europe occidentale pendant un temps indéfini.... Il suffit de voir les tentatives de coup d'Etat pendant son absence lors de cette campagne, mais aussi et surtout l'agitation en Prusse (la désertion du corps de Yorck en cours de campagne est révélatrice) et en Autriche. Et pour quoi? Une probabilité limitée de voir les Russes venir au contact, une encore plus limitée d'avoir de quoi les affronter vu l'état de l'armée? Et une ville, Moscou, qui n'est alors qu'une coquille vide, pas un centre logistique et en aucun cas le "centre de l'échiquier" dont aurait besoin la tactique opérative napoléonienne.... Si la connerie de vexer, d'acculer et d'envahir les Russes avait quand même été faite, la seule occasion d'en finir (peut-être) a existé à un seul moment, à Borodino, et Napoléon l'a foirée par une pusillanimité assez rare et soudaine chez lui.
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