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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. En pleine digestion de mon goûter, je suis choqué de ce type d'expressions :-X qui plus est hautement mysogines :P.... Mais que fait la modération :O? Ne peut-elle pas réprimer dans le sang de tels débordements, faisant gicler sur le sol les entrailles déchiquetées des contrevenants alors même qu'ils souillaient de matières fécales leurs fonds de treillis, les accrocher en guirlandes à leurs oreilles, du moins aux moignons qui leur auront été laissés, le reste étant forcés dans l'orifice informe et dûment tuméfié qui leur servait auparavant de bouche? Enfin bon, j'dis ça, c'est pour le côté éducatif....
  2. Encore un sujet sur le troupier, cette fois centré sur lui-même, l'individu, ou les types d'individus. Cela recouvre: - les "profils psychologiques" et types d'hommes que les armées ont voulu, veulent et voudront - l'image ou plutôt les images du soldat dans la société à travers l'histoire; celles qu'il a, celle qui est créée - les stéréotypes flatteurs aussi bien que méprisants - le traitement du soldat, à l'armée et dans la société Le hoplite grec comme le chevaliers étaient des modèles socioculturels, des archétypes mis en avant comme peu d'autres soldats ont pu l'être, le "routier" ou le mercenaire médiéval ont été à l'inverse des objets de haine comme peu d'autres. Le conscrit à partir du XIXème siècle a une image plus ambigue, adulé comme figure abstraite et parfois pointé du doigt dans la société, tout comme le soldat professionnel actuel est l'objet d'attentions très sentimentales (pas tant que ça d'admiration "civique") et d'un discours assez larmoyant, mais pas vraiment toujours souhaité dans l'entourage de la petite dernière ou même au bar du coin. Par ailleurs, quel type d'homme recruter? Pour une armée pro ou une de conscription (quelle qu'en soit la forme; les chevaliers en sont, après tout), l'objectif n'est pas toujours le même, et il est loisible de voir tel ou tel dirigeant à telle ou telle époque essayer de faire venir plus la "classe moyenne" que le bas de la société même si une tendance récurrente des armées pro est de recruter dans ce dernier vivier passé un certain temps. Et même si on peut souhaiter puiser dans les "couches moyennes et supérieures" d'une société, pour avoir des "gens de bonne vie et moeurs" comme il se disait avant, pour limiter l'indiscipline, la rapine, les exactions, ou encore faciliter la bonne entente dans les rangs (que ces objectifs soient liés ou non à la réalité), la taille des armées a aussi souvent fait que, sans que ce soit dit, on prenne des brutes, des salauds, voire des psychopathes (pas la majorité du genre, mais ils peuvent "donner un ton" ici et là) qui, qu'on l'admette ou non, sont parfois nécessaires, utiles ou inévitables. Les armées des pays développés et pacifiés ont perdu, dit-on, de leur caractère "dur", ou "méchant", censément nécessaire à la conduite de la guerre qui restera toujours un business crade.... Cela va de punitions spectaculaires pour tel ou tel acte borderline, expéditif ou simplement accidentel à des mises en exergue de modèles et archétypes parfois franchement naïfs, mais aussi en passant par la sanction de tout comportement un peu "à la one again" (casses-cou et gens un peu agressifs, prise de risque excessifs et aménagements "commode" des consignes de sécurité). Jusqu'où est-ce vrai? De même à certaines époques se crée un décalage très important entre image et réalité: nécessité de propagande pour recruter ou vanter l'image de l'action du pays, idéalisation du métier des armes, action psychologique pour terrifier par anticipation l'ennemi (vikings, Mongols....) voire pur délire de grandeur, ce décalage est de toutes les époques, mais à certaines, il devient énorme et cela peut avoir 3 types de conséquences: - la création d'un "modèle" complètement hors de la réalité: non, les vikings n'étaient pas des super guerriers de la mort qui tue, juste des pillards, certes aventureux, mais dont l'efficacité militaire face à des troupes réelles était plus que douteuse, non, le soldat anglais n'est pas ce que les mythes jingoistes en ont fait, pas plus que le soldat allemand n'est génétiquement supérieur à tout autre ou que l'italien n'est qu'un looser éternel, et le hoplite grec non plus n'est pas ce qui en a été dit, malgré la propagande qui l'a entouré au point d'effacer les autres types de soldats de son époque, parfois bien plus efficaces, ou les autres nations dont, quand elles ont bénéficié d'un entraînement adéquat (avec la conquête alexandrienne et les Etats hellénisants qui ont suivi), les troupes furent aussi efficaces - le casse gueule depuis le mythe: le chevalier face aux archers ou piquiers (flamands, suisses, italiens, gallois) n'est qu'un exemple parmi d'autres, mais il y a en fait à constater à quel point une image peut être développée au point de tromper les professionnels de la guerre eux-mêmes sur leur propre valeur.... Après tout, le premier roman moderne concerne ce fait.... Don Quichotte est l'archétype caricatural du point auquel idéologie, idéalisation et délire peuvent tromper. Au final, les super-héros plus ou moins militaires du genre GI Joe et autres issus des séries US ne sont-ils pas le type de récits qui, par la quantité et la permanence de leur présence dans les esprits (jeunes), finissent, par effet de quantité, par impacter réellement beaucoup de monde, parfois au point d'avoir un effet réel? Peut-être pas aujourd'hui, quoique, mais qui sait pour demain? La façon dont l'occident en particulier semble se considérer encore aujourd'hui n'est-elle pas un miroir déformant qui, à l'usage, pourra jouer des tours? Les Spartiates à Leuctres (et même avant pendant les guerres du péloponèse) ont appris cette leçon qui revient régulièrement, et il n'est pas abusif de dire que généraux comme soldats pourtant pros se sont à certaines époques laissés abuser par leurs propres propagande au point de l'excès de confiance - un impact différé sur le recrutement: entre un mythe trop mythique ;) :lol: et une réalité plus rude ou moins haute en couleurs, le décalage peut être par périodes trop grand et casser nettement plus de vocations, causer plus de départs prématurés et non renouvellements de contrats, démotiver, désabuser nettement trop.... Bref, avoir un effet négatif inversement proportionnel, et en fait aussi abusif et caricatural que la propagande/mythification initiale. Et ce particulièrement dans des civilisations/couches sociales éloignées de la guerre (Rome après le Ier siècle, la chevalerie française pendant la "grande accalmie" de la Guerre de Cent Ans dans les années 1370-1400, l'époque actuelle....).
  3. En même temps, le dit Jamie il fait un peu minet pour avoir passé l'entrée d'une unité de ce type: je veux bien que le gabarit chat maigre soit le plus fréquent, mais lui il doit taper 1,65m à tout péter, pour 60kg tout mouillé. Il fait carrément juvénile par rapport aux autres :lol:, l'aurait fallu lui laisser finir sa croissance! Parce que le frenchie qu'il se mange doit lui mettre 30kg et 20cm dans la vue :lol:....
  4. Fenrir, toi aussi tu trouves l'épisode en retard à l'adresse habituelle :-X? Donc.... Faut qu'tu fais tourner, quoi :lol:.... Putain, sinon rematage de Ultimate Force (la 1ère saison, pas la 2ème, qui doit être bannie des mémoires humaines et même anglaises), qu'est-ce que ça crache mieux que les chieries américaines!
  5. Putain, Gally! Mais comment tu peux le voir aussi tôt :O? Insomniaque :lol:?
  6. Le scientifique n'étant pas vraiment l'espèce majoritaire ou dominante, la plupart des pratiques de langages se décident sans lui.... D'ailleurs, les scientifiques ayant la langue pour objet ou matériau (linguistes, phillologues, historiens, sociologues, anthropologues, tous les trucs avec "psy" devant :lol:....) ne s'en mêlent pas et ne font que prendre des notes :lol:. Et les "philosophes" (ceux pour qui le mot s'utilise sans guillemets sont morts.... Plus quelques exceptions encore en vie) parlent depuis le XXème siècle une novlangue qui n'a jamais pris dans la société, malgré ce que les survivants de mai 68 veulent clamer; mai 68 est devenu mainstream, mais pas ses soi-disants têtes d'affiches :lol:. Donc le scientifique n'a rien à voir avec le langage courant, pas plus que l'expert. Démonstration terminée ;) :lol:. Le théorème est éternel, mais comme toute loi scientifique, elle souffre des micro-exceptions et au moins une infirmation majeure.... Et cette exception est le communicant qui, s'il a son langage d'expert incompréhensible par la majorité des individus, et des sous-groupes de langage absolument imbitables aussi (le marketeur, le spécialiste RP, le lobbyiste, le pubard....), est avant tout tourné VERS la majorité des individus.... Et ce communicant peut aussi être appelé.... Le spin doctor :lol:. La boucle est bouclée! Et ce sont les Espagnols qui en ont fait les frais les premiers....
  7. Pas que à vocation commerciale. Les sources fondamentales sont: - la propagande telle qu'elle a toujours existé et telle qu'elle s'est particulièrement développé pendant la 1ère GM, donnant lieu à de nouveaux champs d'expérimentation et idées - la théorisation principalement commerciale (avant tout aux USA) dans l'entre-deux-guerres avec notamment l'école dite de Chicago, qui fait appel aux premiers travaux en matière de psychologie de l'individu et des foules, de profilage du consommateur, d'études d'impact de la presse.... L'école dite de Bruxelles, quoique plus théorique et moins commerciale, concourt de cet effort - le champ d'expérimentation que fut l'Allemagne nazie, qui fut le laboratoire de la communication de masse et qui apporta en fait les bases les plus solides des communications modernes.... Mais faut pas le dire, parce que ça reviendrait à dire la vérité la plus crue, à savoir que la publicité, mot "gentil", c'est la version privatisée de la propagande, mot "méchant"
  8. T'as jamais entendu l'expression "spin doctors"? Ce sont les conseillers des dirigeants, publics ou privés, spécialisés dans ce qu'en d'autres temps, certains appelaient "la rumeur" ;): bref, le volant agressif de la communication, de l'occupation du terrain médiatique, de la politique d'image, ceux qui font tout pour donner le ton du débat et décider quels sujets doivent occuper le devant de la scène.... Faire le spin, c'est un peu ça, quoi. Les éditorialistes sont les spin doctors des journaux politiques.
  9. Sauf qu'ils sont juste là pour.... Etre là en fait. Allocation et rationnement de ressources rares: les missions comme celles-là sont refilées à des troupes pas vraiment très au point (de pays à armées peu au point), parce que les "punchy" sont en trop petit nombre. C'est kaki partout avec une tache bleue sur la tête, ça squatte un endroit, , ça fait le quota de participation du pays, ça perçoit le financement ONusien et point barre, tel est le mandat.
  10. A accompagner du Petit traité de désinformation de Vladimir Volkoff et du récent bouquin sur le spin à l'américaine, Storytelling (un trou pour l'auteur).... Ca va avec.... Hearst est évidemment une référence importante.
  11. Après sa maman, ça n'est plus jamais arrivé.... En tout cas y'a pas eu de rescapés :-[. Sauf Béria peut-être. Qui parle en absolus :lol:? Le vocabulaire existe quand même avant tout de manière usuelle.... S'il faut relativiser chaque terme, les phrases vont s'allonger et mes propres pavés vont devenir des pages :lol:. Pas que ça: chaque information au niveau du pouvoir est déjà passée entre les mains d'une chaîne de personnes, donc de subjectivités... Chaque personne participant au processus de décision directement ou indirectement appose son opinion, qu'il s'en rende compte ou non, ajoute ses intérêts qui teintent la lumière à laquelle il lit le problème, ses opinions.... Et au final, même un dictateur n'est pas un démiurge ayant ses infos nettes et claires directement depuis la source, sachant tout et voyant tout. Sans compter évidemment qu'avoir un inconscient ne veut pas dire que seul lui est à l'oeuvre ni qu'avoir des certitudes empêche d'être convaincus par certains arguments d'autres personnes présentes, particulièrement dans le domaine militaire (ou toute autre expertise très technique) où il arrive que le galonné soit écouté. Mais généralement, un processus de décision politique a des "checks and balances" qui soumettent la décision finale à un type ou un autre de collégialité, précisément pour éviter les caprices de despote oriental ou l'usage trop "personnel" de la puissance publique, et plus le pays est vaste et développé (donc aux organisations et sous-organisations complexes), plus ce système existe, de facto ou de jure, même si il ya un despote au sommet. Là, il est terrifiant de voir l'attitude et la "méthode sarkozy": le vrai "fait du prince" sur une info limitée et une source douteuse.... Et le problème c'est surtout que ces choses là deviennent vite des précédents.
  12. D'autant plus qu'il ne faut pas non plus mésestimer la propre subjectivité/propension à fausser le raisonnement que peut avoir l'observateur situé à 70 ans de l'événement (ou même quelques mois après): ce qui semble si évident dans un bouquin d'histoire avec cartes et renseignements étalés exhaustivement au grand jour peut ne l'avoir pas été pour le décideur de l'époque, en proie à l'urgence, à l'immensité des incertitudes et de l'absence de renseignement sur mille points face à la surabondance sur mille autres points (arrivant en désordre, avec une temporalité différente, des dates de péremption différentes et peu estimables....), avec peu de possibilités de parfaitement discriminer ces renseignements ou non-renseignements qui font dresser des scénaris alternatifs dont beaucoup sont tout à fait crédibles, même passés au crible d'opinions bien rôdées, nombreuses et contradictoires.
  13. Seuls les Afrikaners urbains parlent anglais sans problème: l'anglais, c'est la langue du colonisateur anglophone, et pour eux, ils se définissent avant tout comme "boers", ce qui veut dire paysan. Ce sont des indépendantistes/individualistes farouches, encore aujourd'hui, dont la mentalité profonde est celle du pégu autosuffisant sur ses terres, raison pour laquelle ils n'ont jamais su réellement se fédérer.
  14. Et l'inconscient, faut pas l'oublier celui-là ;).... Tout ça aussi pour dire qu'effectivement il n'y a pas UNE logique et UNE raison qui dicterait dans l'idéal, si tout pouvait être connu, une réponse une et unique à chaque problème, qui soit parfaite. Rien que dans la "rationalité" scientifique, il y a des divergences d'opinion sur chaque problème donné (en l'état des connaissances sur ce sujet), des remises en question permanentes de certitudes considérées comme acquises.... Et y'a pas plus têtu et agressif que 2 scientifiques en désaccord sur une théorie, sinon 2 religieux de religion différente (ou non :lol:) se crêpant le chignon sur le sexe des anges ou la nature du divin. Les dictatures jouent avant tout sur l'émotionnel, parce que s'il est impossible de séparer émotionnel et rationnel, conscient et inconscient (y'a pas un endroit où on peut dire que l'un finit et l'autre commence), le culturel du naturel.... Il est certain en revanche que jouer sur la corde plus purement inconsciente et émotionnelle (dont beaucoup d'aspects peuvent être identifiés et ciblés) est un ressort politique infiniment plus puissant et facile que faire appel à des processus plus exigeants et à des efforts conscients de mise en perspective (ce qui est le propre du rationnel: un processus conscient, pas un résultat garantissant la bonne réponse). SINON, une idée pour un plan de sortie pour Khadaffi.... Personne se demande s'il est pas possible de convaincre un network américain de lui refiler un talk show? Vu que Glenn Beck vient de se faire virer, il semble que FoxNews ait besoin d'un nouvel excité :lol:!
  15. Y'a quand même pas mal d'experts ici et là qui donnent plus que de quoi turbiner sérieusement sur la question. Ca c'est précisément ce qui est le plus mis en question.... Avec la question de la scission qui y est éminemment liée et soulève entre autres le rôle de l'Egypte dans l'affaire. Aussi et surtout en raison du système tribal qui préempte tout "méta système" d'organisation politique d'une éventuelle future Libye. Les pieds sur terre, il les avait: faut pas confondre son personnage d'histrion public et l'ordure cynique qui faisait sa soupe pour ses intérêts avec des calculs et méthodes tout ce qu'il y a de plus froidement rationnels. Ca c'est sans doute la question la moins importante dans toute l'affaire. Et pour revenir à la question de savoir ce qu'est le CNT, il faudrait voir quelles sont les factions qui l'articulent, leur degré de compatibilité ou les hostilités qui n'attendent que la disparition de Khadaff pour resurgir, les calculs et luttes qui les définissent et préfigurent sans doute les déchirements potentiellement violents qui viendront.... De cela on en déduit qui il faut favoriser (en préférant taper sur les cibles et objectifs qu'ils vise en premier, en montrant que c'est lui qu'on écoute et qui donc a de l'influence sur les otaniens....), qui il faut écouter, qui il faut entraver.... Toute la conduite de la guerre en est affectée. Encore une fois: des pays à ressources limitées comme la France et la Gibi ne peuvent se permettre, comme les USA, de gaspiller beaucoup en pure perte, de subir un revers trop visible (le revers ici n'étant PAS une "défaite" strictement opérationnelle), de ne pas avoir de retours sur investissements conséquents.... Les USA et la Chine ont tout connement BEAUCOUP plus de cartes à jouer, et des meilleures pour la plupart, au point qu'ils peuvent même vexer et emmerder plein de monde tout en limitant les rétorsions ultérieures à du supportable (voire peu sensible) parce qu'ils sont incontournables. Ils peuvent en cramer, ils peuvent en jeter au pif sans du tout savoir ce que ça va donner, en bref, ils peuvent se payer un niveau d'incertitude infiniment plus grand dans leurs actions et gesticulations extérieures. France et Gibi ont peu de cartouches à cramer, et ce genre d'opérations leur coûte cher dans tous les domaines, sans qu'ils aient pour autant énormément de moyens pour exploiter cette action et "transformer l'essai". Pour continuer dans les métaphores, elles font de l'équilibrisme sur un fil là où les USA ont un pont. 1/ C'est toi qui est parti en vrille sur ce terme, comme si quelqu'un, moi en tête, avait parlé des décideurs comme d'ordinateurs réfléchissant 1/ selon un hypothétique processus purement cognitif et réflexif froid, et 2/ En fonction de critères absolus d'une "Raison" ou "Logique" unique qui n'existe pas. Le reste est du délayage à partir de ce point d'origine 2/ Les ensembles appelés "raisons" et "passions", ou "rationalité" et "irrationalité" ne doivent jamais être entendus de façon absolutiste, juste comme des commodités de langage. Quand il est évoqué qu'un chef d'Etat décide en général de façon froide, logique et rationnelle, c'est qu'il le fait de façon plus élevée que la moyenne des gens, moins en raison de son caractère personnel, il est vrai pas très différent de celui du péquin lambda (quoique le milieu politique et plus encore international contraigne à des modes de comportements infiniment plus réfléchis et pondérés qui contraignent les élans spontanés et caprices oedipiens ou culturels, ne serait-ce que parce que toute décision est infiniment plus longue, pesée, mesurée, contredite, entravée, contrainte....), qu'en raison d'un système de décision plus lourds, impliquant plus de paramètres, plus de filtres, d'étapes, de contraintes, de contradictions.... Même le dictateur ou le despote oriental qui n'a pas, tout en haut de la pyramide, de prise de décision collégiale dans une pièce avec une table où tout le monde a un "droit de vote", est contraint par son propre système d'information et de décision, a des formes autres de contradiction et de collégialité d'une prise de décision. Au final, la décision d'Etat tend vers plus de "rationalité" et de froideur en raison de sa nature même, des intérêts en jeu (et de leur degré plus ou moins grand de compatibilité), des contraintes qu'elle implique, du nombre de personnes impliquées, du niveau d'informations contradictoires.... Au final, la somme des rationalités ET irrationalités/subjectivités (au sein de chaque personne) en jeu, la somme DES fils de conduite logiques potentiels (selon les priorisation d'intérêts à favoriser) et du niveau d'incertitude immense quoiqu'il arrive, cette somme fait quand même qu'un degré plus élevé de rationalité/froideur est de mise dans le processus d'une décision d'Etat. 3/ Faut pas mésestimer aussi ce qu'est un adulte: certes des facteurs culturels et naturels agissent au niveau inconscient pour PARTICIPER (et non définir entièrement) à un comportement et une pensée, mais l'adulte normalement constitué a aussi appris, dans une certaine mesure, à mettre bien des choses en perspective, à se connaître, à maîtriser un nombre donné de pulsions.... De même que la confrontation à d'autres systèmes de logiques, par l'éducation, l'expérience, la curiosité.... Lui apprennent précisément à relativiser beaucoup de ces processus imperceptibles dès lors qu'il peut les expliciter et les comparer. Pour le cas stalinien: qui sait si le moustachu n'était pas encore plus méfiant à l'égard de son propre système d'information qu'à l'égard d'Hitler. Sa décision, au final, a pu être parfaitement rationnelle, au sens où (précisons, sinon tu vas encore faire un caca nerveux ;)) il s'est agi d'une réflexion avant tout consciente, pesée et mesurée à l'aune de critères qu'il a mis en priorité, à savoir la crainte d'un coup d'Etat, d'un complot.... Qu'elle ait été justifiée ou non (vu que le gars était salement parano).
  16. Apparemment, pas des masses. Ce sont les brigades d'actives, surtout d'infanterie (c'est à dire peu et pas très nombreuses) qui ont reçu des programmes d'adaptation au combat en zone urbaine et péri-urbaine, dans des configurations type contre-insurrectionnelle, mais en fait dans le plus pur fil suivi actuellement par les armées occidentales, à savoir que pour tout petit "progrès", c'est surtout un ou plusieurs programmes d'armements qui est déclenché.... ou ce qui se passe quand se forme un lobby militaro-industriel qui préempte tout effort de réflexion pour apporter la réponse la plus chère. Ceci dit, le prix d'un F-16 pour entraîner une division de réserviste, c'est le fric à verser EN PLUS du coût habituel et normal de la dite unité, ces coûts ayant il est vrai été abaissés bien en-deça du minimum syndical, au point qu'effectivement, il faille maintenant un investissement en net à un moment donné pour redonner à ces unités une capacité quelconque. Alors que tout le monde sait que c'est le Mossad. Quoi il n'existait pas en 45!!! C'est ce qu'il veut vous faire croire, bande de naïfs :lol:! Mais les baleines sont un bouc émissaire bien commode vu leur absence de représentation à l'ONU (sans doute empêchée par le bien connu lobby nippo-esquimaux ) et leur perte d'importance économique depuis la fin de l'usage massif des produits bio issus des cétacés (la chasse à la baleine étant en fait une opération de vol de cette ressource aux baleines par les pêcheurs européens et nord américains au XIXème siècle, sans quoi les baleines en auraient fait un commerce équitable et de développement durable)..... Vais arrêter de lire des complotistes, moi.
  17. Y'a quand même des moyens d'anticiper, de préparer le terrain, d'estimer ses chances dans tous les domaines, de prendre des garanties au fur et à mesure selon la situation.... C'est pas "on y va d'abord, on tape, et à la fin on regarde ce qu'on obtient/ce qu'on nous donne".... Si tant est déjà, avant toute chose, qu'on puisse savoir et définir ce que serait "la fin"; parce que c'est justement le problème de toute opération mal engagée: on sait pas ce qu'on veut, on sait pas qui on soutient, on sait pas ce qu'ils veulent.... Bref, le bochson à l'aveugle. Quid si on se retrouve avec une guerre civile sur les bras entre entités membres du CNT alors que le cadavre (au moins politique) de Khadaff est encore fumant? Quid si l'Egypte fait une OPA sur l'est libyen? Quid si ricains et chinois nous disent "merci, maintenant on va prendre les choses en main, les petits"? Petit essai de modulations sur un même thème: - qui sont les "groupes" constituant le CNT? Des entités tribales organisées et pesant comme telles? Y'a t-il aussi de la mouvance politique transversale aux tribus et organisées aussi comme entités capables de peser (politiquement, démographiquement, géographiquement, militairement), qu'elle soit "démocrate" ou assimilée, religieuse (de "conservateurs" à "tarés barbus") ou monarchiste? Quelles sont les entités durablement compatibles, quelles sont celles qui se jetteront à la gueule l'une de l'autre sitôt que l'autre excité aura disparu de l'échiquier? - qui sont les "khadaffistes", soit les entités et groupes qui malgré la situation, le soutiennent encore (sans doute peu par conviction ou sympathie personnelle dans la plupart des cas)? Qui sont les irréductibles, qui sont les "potentiellement mouvants" et ceux qui sont simplement contraints par la situation? - comment s'organise la répartition géographique et économique des 2 camps, mais aussi et sans doute surtout au sein de chaque camp? Côté rebelle, par exemple, les villes (ou quartiers de grandes villes), les zones pétrolières, oléoducs, raffineries, points de contrôle et terminaux pétroliers sont répartis sur quels critères entre les forces qui composent ce camp hétéroclite? En somme, comment se répartissent les éléments matériels du pouvoir entre l'ensemble des factions composant ce conflit? - plus important encore: une fois faite la cartographie croisée politique, géographique, économique, sociale et "militaire" du pays, il faut connaître les intentions et projections de chacun, et voire comment elles evoluent face à la situation présente - quel est le rôle de l'Egypte, quel est celui de l'Algérie? Et surtout comment se joue le jeu entre ces 2 voisins et les groupes avec lesquels ils sont en rapport en Libye? Selon chaque modulation de ces paramètres, il faut adapter des objectifs et des modes d'actions allant du politique au militaire, complètement différents: priorisation des objectifs, délais à tenir, groupes à soutenir/privilégier, autres à taper (chez les Khadaffiens) et à écarter/faire attendre/entraver (chez le CNT, voire en faisant pression sur lui).... Et les opérations changent du tout au tout, et ce d'autant plus que la faiblesse des moyens militaires libyens permet de ne pas accorder une immense importance à une priorisation fondée avant tout sur les cibles "techniques" (centres de commandement avant toute chose, puis sites de missiles et armement AA, arme blindée....), ce qui prendrait le pas au moins pour un temps dans le cas d'un adversaire techniquement avancé. A l'aune de ces facteurs, des dizaines de scénaris peuvent se jouer: lesquels sont conformes à nos intérêts? En quoi pouvons-nous agir dessus? Combien ça nous coûte à tous égards, et vraiment pas qu'en dépense opérationnelle militaire comptabilisée en euros du budget Mindef? Jusqu'où c'est rentable? Quels moyens d'obtenir des garanties pour l'après-guerres en termes de contrats, de positions, de stabilité politique? Si par hasard, en l'état de la réalité du conflit, toutes les projections et analyses qu'il est possible de faire révélait que contre toute attente, le moindre mal pour l'occident en général et la France en particulier était un maintien d'un Khadaff un peu "tenu", parce toutes les autres alternatives étaient un ensemble de scénaris de guerre civile, scission en entités faibles,.... Que faudrait-il faire? C'est un peu ça, les "tergiversations" face à une situation militairement très simple si et seulement si on s'en tien aux opérations au sens le plus strict et le plus con.
  18. Alors par pitié évitez-moi les clichés et renvois à l'attentisme, au "si y'a réflexion, y'a pas action", à une hypothétique distinction entre "politiques/diplomates", "businessmen" et "militaires" (tout ça c'est une seule et même chose: la guerre c'est du business) et autres fausses oppositions sur un sujet qui N'EST PAS simple, malgré la facilité des opérations militaires proprement dites. C'est pas pour faire de la parlote gratuite ou de la branlette intellectuelle que j'essaie d'expliciter mon point de vue, mais la réalité de ce business qu'est la guerre ne se limite pas aux apparences qu'on met en avant, tout comme la réalité de ses coûts ne se limite pas à la (petite) dépense immédiate du fond de roulement des opérations qui sont actuellement menées. La guerre est une globalité qui ne se mesure qu'à l'ensemble des coûts et bénéfices d'une opération; ils peuvent être en argent (dépensé/gagné immédiatement, mais aussi sur du "fric à moyen terme": impact sur la dépense militaire dans les années à venir, impact sur les contrats/le commerce extérieur....), en sécurité/positions stratégiques, en "capital politique" (pour simplifier: la position diplomatique, l'état de l'influence du pays, le "solde" des services dus et obtenus, des liens tissés/renforcés et brisés/endommagés....), bref tout un tas de trucs qui vont bien au-delà du petit pic de dépense dans le budget du Mindef pour l'année comptable 2011. Si on m'épargnait ces oppositions là et critiques faciles (au profit d'oppositions et critiques juste un peu plus pondérées), je réagirais nettement moins agressivement (oui, je m'inquiète à relire mes répliques alors que j'ai envie d'attaquer personne).... Ceci dit, remettre en question la décision initiale, c'est aussi quand même pointer du doigt quelque chose de crucial: le processus de décision tel qu'il a dérivé au sein de l'appareil d'Etat. Et donc, en conséquence, voir ce qui pourrait amener à repenser la chose pour pas faire trop de conneries à l'avenir, au-delà de la seule affaire libyenne. Ben oui, mais même si on a jamais les cartes en mains et si, comme le disait Henri IV, "à la guerre, il faut jeter beaucoup de choses au hasard", ça veut pas dire: - qu'il ne faut pas avoir des moyens et de la marge de manoeuvre à tous niveaux pour s'adapter en cours de route (militaire, politique/diplomatique....) - qu'il faut résumer la chose et barrer d'un trait beaucoup de "cartes" comme c'est un peu trop facilement fait, même sur ce forum (notamment sur le sujet des réalités internes à la Libye, sur la définition de la guerre et de ses buts, sur la façon d'obtenir des résultats réels, sur l'estimation COMPLETE de ce que sont les gains et dépenses d'une telle guerre -encore une fois pas qu'en fric) C'est quand même une déformation qui sévit en occident que d'avoir complètement compartimenté la réflexion en petites cases "militaire", "politique" et autres, alors qu'il s'agit d'une seule et même chose. Les Russes sont nettement plus malins là-dessus, y compris leurs militaires qui ne pensent pas du tout les conflits de la même façon.
  19. Ou plus prosaïquement mener des opérations qui coûtent à tous égards (politiquement surtout) pour ne rien obtenir ni en gains directs (contrats, influence, situation stratégique, marge de manoeuvre) ni en indirects (positions gagnée/améliorée dans une zone donnée, zone changée de façon plus conforme à nos vues/intérêts, adversaires/concurrents dans une position corollairement moins bonne pour eux....). C'est pas parce qu'une action ne se voit pas (militaire surtout) qu'on ne fait rien sur la scène internationale: les vrais points sont marqués en coulisses, les vrais mouvements sont souvent juste des menaces de le faire, parce que c'est une scène où tous les acteurs anticipent autant qu'ils le peuvent et réagissent en fonction des anticipations, non des mouvements effectifs (tout le monde essaie de jouer avec le plus de coups d'avance possible).... Quand ça en arrive à taper effectivement, c'est que tous les autres modes d'action ont été épuisés, la guerre étant le dernier parce que justement elle n'est pas le plus rentable et n'offre pas de grandes certitudes même au plus fort (et encore, certains comme les ricains ont la masse critique suffisante pour faire des conneries et quand même en tirer avantage; France et Gibi n'ont pas ce luxe).
  20. Et aucun pays n'a "d'espions": il a des "agents" ou des "officiers" de renseignement.... Les espions, c'est les méchants, ceux qui viennent regarder chez nous :lol:. La "réflexion" est faite par des gens qui ont les cartes en main pour peser l'ensemble des pour et des contre, et au final calculer les bénéfices et les coûts réels dans toutes les "monnaies": argent proprement dit, contrats/argent dans le court et moyen terme, emmerdements politiques et pays opérant rétribution à un degré ou à un autre, niveau de sécurité/stabilité obtenu dans une zone donnée, ouvertures réelles créées, "capital politique" (services et soutiens demandés et dus....), immobilisation de moyens à un endroit pour une période donnée, opportunités manquées, espoirs de réussite pondérés par la réalité et non les fantasmes et le bougisme à tout prix (ça s'appelle l'analyse).... Critiquer en invoquant l'immobilisme, c'est 99% du temps des gens qui ne prennent quasiment aucune de ces données en compte et qui veulent voir des trucs "se passer" en pensant que c'est mieux par essence et que les diplomates et décideurs sont un tas de snobs inutiles avec en permanence une main sur les baloches; ça rassure peut-être de se dire ça, ça fait très Tom Clancy, mais c'est pas comme ça que marche le monde et certainement pas comme ça qu'opèrent les pays qui marquent des points en net à l'international. Faut prendre des vraies données en compte, pas des fantasmes gratuits. Et surtout pas du sentimentalisme avec des idées de liens "indélébiles". Sauf si tu sais pas qui est l'autre, ce qu'il va faire.... C'est pire qu'inutile. La guerre, c'est obtenir des résultats, sinon c'est juste aller taper: ça fait peut-être fantasmer le geek ou pleurer dans les chaumières, mais si ça n'est pas un panel de moyens exactement dimensionnés et sélectionnés pour obtenir un résultat ciblé, c'est pas la guerre, juste de la débilité contre-productive, du gaspillage de ressources et des opportunités comme du temps perdu. Plus l'adversaire est faible, plus c'est ailleurs que se passe la réalité de la guerre, parce qu'on peut très bien perdre face à un faible, malgré une absolue et écrasante domination sur le terrain des opérations. Faut pas penser qu'il y a les diplomates d'un côté qui "font leur truc" dans leur coin, les "businessmen" qui feraient le leur, et les militaires enfin qui taperaient dans leur coin. Ca marche peut-être dans Tom Clancy, mais mais Tom Clancy a dit beaucoup de conneries juste pour vendre des descriptions de matos hi tech mis à l'oeuvre. Là, c'est le monde réel, et c'est pas en utilisant de formules simples et rentre-dedans ou des métaphores façons "coup de pied dans la fourmilière" que ça changera la réalité, même si ça en rassure certain. George W Bush a fait ça pendant 2 mandats et ça a pas vraiment été une réussite: des "coups de pied dans la fourmilière", des "think outside the box", de la critique facile et gratuite pour tout ce qui veut réfléchir 2 secondes.... Ca donne peut-être l'impression d'être un "homme d'action" :P en l'écoutant, et de pouvoir mépriser gratuitement ceux qui disent que les choses marchent pas comme ça, mais ça ne change pas la complexité des problèmes et la vacuité des efforts et réponses soi-disant simples et qui foutent en fait plus la merde. De la merde dans laquelle on peut se plonger pour longtemps et surtout de la merde qui colle longtemps à la semelle. Comme précisé plusieurs fois (et direct à côté de ce que tu cites), le coût financier direct, la dépense militaire proprement dite pour les opérations, N'EST RIEN DU TOUT! C'est pas ça qui coûte cher dans l'opération! C'est ce qu'on a cramé comme capital politique, ce que ça nous coûtera en emmerdements, rétorsions (en plus du niveau "normal" des coups de putes entre Etats), contrats non signés ou délayés, opportunités manquées, immobilisation (contrairement aux ricains, quand on est là, on peut pas être ailleurs), gaspillage de ressources militaires (pas à mesurer en coûts absolus mais en coût d'opportunité) de mois en mois voire plus (combien de temps déjà combien encore, faudra t-il des troupes après pour pacifier?).... C'est pas parce que c'est pas si facilement mesurable que c'est pas autrement et foutrement réel! Mais évidemment, on peut choisir de ne regarder que le coût finencier des opérations, voir un contrat pétrolier à la fin et dire "regarder, c'est tout bénef, c'est grandiose".... Et passer complètement à côté de la plaque de la réalité des dépenses et coûts en tous genres. C'est juste se mettre la tête dans le sable, ou plutôt regarder avec des oeillères si épaisses que c'est à se demander si c'est pas un bandeau.
  21. Si et seulement si ça rapporte quelque chose (non cette expression ne veut pas dire seulement du fric/des contrats): un CNT qui gagne en disant merde à l'occident au final, en se déchirant et entraînant une guerre civile, une séparation du pays dans un intérêt et selon une configuration contraire aux intérêts français, une orientation du "nouveau" pays contre les intérêts français malgré des apparences de blabla plein de gratitude émouvante et de parades militaires creuses.... C'est pas des configurations de victoire, et ça devrait inciter ceux qui critiquent sans arrêt l'Etat et ceux qui essaient de mettre des choses en perspective, et en même temps disent sans arrêt "il faut agir" sans se poser de questions, ça devrait les inciter précisément à s'arracher un peu le bulbe de temps en temps pour comprendre que ces choses là doivent être un peu réfléchies, mesurées et contrôlées, surtout pour des pays comme la France et l'Angleterre qui ont des ressources et moyens limités et ne peuvent donc les gaspiller sur des coups garantis d'avance comme foireux C'est fait, ça prouve qu'il faut réfléchir et ne pas manquer d'un minimum nécessaire d'imagination pour projeter l'immensité des scénaris qui peuvent se jouer à partir d'une situation à tort présentée comme "simple et carré", ce qui ne marche que pour ceux qui gobent les conneries du journal télé. Mais bon, s'il y en qui une parade militaire au-dessus de Tripoli suffit pour appeler ce genre de trucs une "victoire", tant mieux, ils auront sans doute leur hochet ;) :lol:. Mais vu qu'on est dans un monde égoïste et qu'il faut avant tout essayer de jouer pour son équipe (laquelle a 65 millions de membres qui sont la priorité de l'action de l'Etat), si on fait un truc à l'extérieur, il faut que ça nous serve réellement. Ne serait-ce qu'un minimum "just for the cost of doing business". Parce que les aventures extérieures inutiles, la France en a déjà plein son passif, et de toute façon, des comme celles là nous créent plein d'inimitiés et de problèmes de court, moyen et long terme (et nous coûtent juste pour être réalisées.... Et le fric n'est que la plus petite des dépenses); donc faudrait un peu équilibrer, et pas avec des supposés avantages intangibles sur une hypothétique "démocratie libyenne stable, pro-occidentale, francophile et prospère" qui n'est pas vraiment à l'ordre du jour.
  22. Tsahal tue des baleines à bosses? Les salauds! Et Kenny, ils lui font quoi?
  23. Surtout que: - armée de conscription = la ressource en sous-offs et spécialistes, qui plus est bons, est très comptée - drainer les meilleurs se fait là aussi dans un contexte où la conscription est un bordel sans nom avec des effectifs qui passent une bonne part de leur service en congé, où il ne faut pas trop taper dans le réservoir des actifs à haut profil, où les passes-droits sont nombreux et où la motivation n'est pas grandiose - constituer des unités spéciales, même en nombre et dans chaque spécialité/arme, c'est aussi se condamner à n'avoir pas le volume critique nécessaire même localement en concentrant les ressources ainsi et en limitant de ce fait celles attribuées au reste de l'active et encore bien plus à celles de la réserve (plus vraiment de rappels suffisants, pas de formation continue/adaptation....) Bref, la doctrine made in Rumsfeld avec adaptation locale.
  24. Ca c'est raisonner comme si le matériau humain était indifférencié, ce qui n'est pas le cas. Quand tu fais venir les meilleurs et les plus ambitieux, la qualité, même à instruction égale (et ça c'est discutable), est incomparable. Ensuite faut voir en plus la façon dont fonctionnent les unités formées, avec des bigots bas de plafond comme cadres: ça crée pas le même genre de cohésion, de coordination. Enfin y'a la motivation, le "caractère moyen" des recrues en somme (outre un niveau physique général quelques crans plus bas): qu'on me fasse pas croire que les générations d'urbains tertiarisés et "embourgeoisés", ayant grandi dans un pays somme toute sanctuarisé (pas vraiment la même mentalité d'urgence) sont comparables à celles des recrues d'il y a une quarantaine d'années. C'est pas des classes de 4 mois qui changeront ça. Pas vraiment au même niveau (même en écartant "l'idéologie" dominante des groupes comparés): même si beaucoup d'entre eux sont issus de milieux agricoles, c'est pas vraiment, là non plus, le même genre que les kibboutz historiques. Israël, et surtout son armée de terre puisqu'il s'agit de la branche où l'état de la société et des individus a nécessairement l'impact le plus direct sur l'efficacité globale, a subi en accéléré la même évolution que les pays occidentaux/développés (particulièrement ceux "sanctuarisés" par l'arme nucléaire -la leur ou l'américaine- et par l'éloignement d'une menace massive sur le pays même), avec en plus ses problèmes propres, notamment ceux d'organisation et de systèmes de décision en haut de l'organigramme.
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