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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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La politique de la canonnière version nucléaire? Les "verrous psychologiques et démocratique" sont plus puissants, et surtout plus concrètement justifiés que ça: la démagogie d'élites démocratico-médiatiques ne trouverait pas de parade bien-pensantes à ça, et là, une irruption des relations internationales et militaires sur le champ de l'opinion publique nationale, avec traduction en intentions de vote, se produirait. Mais surtout, un Etat qui jouerait à ça aurait à subir des répercussions importantes dans le jeu des relations internationales, et en clair, de pures rétorsions, avant tout d'ostracisation politique, mais aussi de pures actions contre son commerce, du boycott officiel et estampillé d'Etats trop heureux de pouvoir le faire librement, à des mesures plus "structurelles", une réorganisation des "coalitions" et groupes d'Etats. Dire qu'un Etat est "pestiféré" sur la scène internationale, voire qu'il perd son "prestige", ce ne sont pas des formules abstraites et littéraires, mais bien des choses ayant une traduction aussi concrète que douloureuse.
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Je m'aperçois que le sujet n'est que partiellement une uchronie en ce qu'on s'enferre dans la description -certes nécessaire- du sujet nucléaire comme neutralisateur de la posibilité de "grande guerre" entre Etats puissants pris dans le jeu de la dissuasion, par eux-mêmes ou par alliés interposés. Mais il s'agit bel et bien d'une uchronie, partant simplement de ce système pour envisager un avenir aux formes qu'empruntera la guerre, aux lieux où elle se cantonnera, mais aussi à la façon dont elle reviendra dans les "grands pays"; uchronie parce qu'on ne peut que spéculer à partir de la vision incomplète que nous avons du présent et du futur proche, ce qui nous amène à bâtir un scénario d'évolution qui nous semble probable. Personnellement, j'imagine le fil de ce futur comme suit: nous pouvons assimiler le monde développé à une sorte d'imperium où la donne est une relative stabilité et un développement accessible au plus grand nombre. Cet imperium n'est pas un nouvel empire unique, mais, du moins pour le monde occidental, une donne générale réalisée sous l'hégémonie américaine qui est une nouvelle forme d'empire. Le stade de puissance auquel cette zone est arrivé trouve sa pierre d'angle dans la dissuasion nucléaire qui rend la guerre inter-étatique potentiellement trop coûteuse dans quasiment tous les scénaris possibles. Mais la conflictualité demeure, et l'espace mondial où existent les crises potentielles et les conflits pouvant s'étendre ne se réduit pas, même s'il change. C'est pointer en fait l'autre pierre d'angle de cet imperium, à savoir l'Etat; et l'Etat est, sinon en crise, du moins en voie d'affaiblissement relatif comme principe, et d'affaiblissement absolu (ou de peine à émerger/se maintenir) dans bien des endroits. Les Etats "solides", ceux appartenant à cet "imperium" et les autres (Chine en tête, Russie, Inde, Brésil....) ont un intérêt fondamental à la stabilité, nécessaire pour leurs approvsionnements, leur commerce et la sécruité de leurs frontières, et quoique soient les équilibres -forcément de plus en plus injustes- entre eux pour ce qui est d'une certaine donne géopolitique, économique.... Leur concurrence est tenue dans ses débordements potentiels par le risque nucléaire; le système issu de 45 peut être moins justifié, il ne peut y avoir d'acteur cherchant à remettre réellement en cause profondément la donne actuelle en raison de ce risque, beaucoup trop grand (à moins d'une rupture technologique suffisante pour cela). Ce qui laisse une partie du monde avec des perspectives de développement et de stabilisation limitées, principalement en raison du renchériment des ressources, de l'évolution climatique (désertification en tête), de l'amoindrissement des surfaces cultivables, de la polarisation des richesses, de moins en moins au profit d'un certain nombre de pays mais de plus en plus au profit d'une frange plus ou moins large de la population d'un grand nombre de pays. Et aussi de l'affaiblissement de l'Etat, relativisé par d'autres types d'entités: multinationales et logique de marché, organisations maffieuses et/ou potentats régionaux divers.... Qui acquièrent des moyens aujourd'huyi macro-économiquement significatifs, dans bien des cas assez de capacité de violence pour rogner les prérogatives régaliennes localement, nuisent aux flux commerciaux et à leur coût (menace sur la sécurité, trafics, contrefaçons.... Toutes choses ayant un impact sur la courbe des prix des produitstransportés).... Et cette partie non stabilisée du monde implique un risque de remise au goût du jour d'une sorte de "théorie des dominos": l'instabilité est contagieuse, via les risques de migrations sauvages et massives, via l'impact sur le commerce et l'exploitation des ressources. Une zone en crise ne produit plus (ou au black, via des cricuits frauduleux: loin de ne concerner que la drogue ou les diamants, ce commerce implique aussi des ressorces majeures pour l'industrie), une zone à risque de crise produit moins et voit les anticipatons des acteurs de marché s'affoler, une zone dont les voisins sont en crise idem. Ajoutez les problèmes internes aux pays développés: vieillissement, mais surtout affaiblissement du sens collectif, polarisation des richesses et entropie des régimes et structures, voie même "crise de l'Etat". Un "monde des crises" qui s'étend ou ne se réduit pas assez, c'est concrètement, de concert avec un vieillissement global des populations mais une croissance continue pour encore un moment, avec la raréfaction relative des ressources (renchériment, concurrence accrue) et une instabilité sociale grandissante même dans les pays développés et émergents eu égard aux inégalités de déceloppement, c'est de facto un marché global malthusien, où les besoins globaux, solvables et non solvables, explosent par rapport à une production dont la croissance s'oriente plus sectoriellement et/ou sur des parts du marché solvable plus rentables. Conséquence: les zones de crises éclatées ou latentes ont un impact diret sur les marchés des pays plus développés, et sur leurs flux commerciaux, renforçant les logiques à l'oeuvre en interne dans ces Etats accroissant les écarts et déséquilibres. Non seulement il y a concurrence accrue sur les ressources, mais il y en a une plus rude encore sur les débouchés (plus d'acteurs dans l'offre, débouchés constants ou en trop faible croissance, avec plafonnement en raison du nombre d'Etats à risque). Reféodalisation du monde (locale/ethnique/culturelle, religieuse/idéologique/politique, sociale), mais surtout maintien d'une zone de crise en cours ou potentielle importante, moindre stabilité des Etats censément stables, émergents ou développés (en tout cas mpoindre cohésion, moindre sens du collectif)..... Dans ce contexte, le risque sur les grands Etats vient principalement de ces menaces multiples et "mineures" (chacune en soi) sur leur commerce et leurs flux, de la constance du "monde des crises" qui limite les débouchés et renchérit les approvisionnements, toutes choses ayant un effet direct aggravant leurs propres lignes de fracture internes. La menace inter-étatique de grande ampleur, dans un tel contexte, semble peu au goût du jour, étant donnée la "permanence nucléaire". Mais l'affaiblissement, voire la division, ou pire encore l'effondrement de grands Etats sous le poids de leurs problèmes (vieillissement, inégalités, tensions socio-économique, entropie des régimes politiques, disparition du sens collectif, poids des dépenses, commerce rogné par les trafics, la concurrence accrue et le renchériment des produits....) pourraient changer cette permanence bien plus qu'un possible "saut" technologique ou une potentielle "banalisation" de la perception du risque nucléaire (qui rendrait moins timide à l'égard de l'emploi de la bombe). Résultat: la réduction de cette partie "en crise" (en cours ou potentielle) du monde est un impératif, tant pour les effets immédiats et directs de ces crises que pour baisser beaucoup de coûts (dans une mesure relative) et accroître la "surface commerciale" du monde. Et ces crises ne se réduisent pas avec des outils militaires de "grande guerre" et encore moins au nucléaire; plus encore, elles ne se gèrent pas contre des Etats ou des appareils militaires très développés et centralisés, fixes et localisables. Pire encore, ce sont les crises qui doivent être combattues, pas seulement des organisations combattantes: il faut un résultat politique à la fin, pas juste un bodycount et un vaste bordel installé dans une zone encore instable pour des décennies (parce que concrètement, l'intérêt des nations intervenantes est de rendre la zone traitée à nouveau "utile" au sens le plus froid et amoral, et ce le plus vite possible). On est loin de l'idéal naïf de la "gendarmerie du monde" et de l'idéologie des sacs de riz à amener en casque bleu: pourtant la réalité du business emprunte à ces formes, et c'est à cela que la capacité militaire des pays pouvant agir devrait être consacrée. Empêcher un pays de "nuire" (au commerce, à ses voisins, voire plus loin si affinités avec des missiles) est un leurre en terme d'objectifs de guerre utile: quasiment aucun ne répond à ce schéma, et les vrais intérêts sont ailleurs. Arroser un pays emmerdant de missiles de croisière ne le calmera pas, n'empêchera pas son potentiel de nuisance de s'exprimer par d'autres moyens que des missiles ou des outils et unités militaires classiques, ne rétablira pas de stabilité régionale et surtout ne remettra pas ce pays et ces voisins au plus vite, même partiellement, dans le "circuit" des échanges normalisé, et encore moins de façon optimale (avec un marché stabilisé, un Etat relativement stable/efficace et soutenu, bref, des perspectives). C'est con à dire, mais les pays développés doivent apprendre à faire la guerre (donc bâtir leur outil et leur action GUERRIERE plus encore que militaire) pour renforcer l'Etat partout où c'est possible, et bien autrement que le peu qui est fait maintenant.
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L'Airpower, perspective historique
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Tancrède dans Histoire militaire
Pour prendre le sujet un peu autrement et jouer un peu l'avocat du "diable", il est possible de s'interroger sur la nature des pertes infligées par une aviation de bombardement face à un outil militaire/combattant, nature qui implique "l'identité" des dégâts (unités, centres, moyens....), mais aussi le moment où ils sont détruits, donc la pertinence et l'opportunité de cette action à un instant T d'une action et non l'action en elle-même dans l'absolu des dégâts infligés dans une bataille/guerre. C'est en fait mesurer l'effet de disruption que peut infliger l'arme (mais aussi dire intrinsèquement que cet effet ne vaut rien sans les forces au sol pour qui l'effet est créé et qui vont le transformer en résultat), l'impact qu'un niveau donné de pertes sur plusieurs types de forces à tel endroit à tel moment (voire dans un ordre donné) va avoir, potentiellement supérieur à la réalité du dommage dans l'absolu (pas seulement par une question de perception, mais par la création concrète d'un vide là où il devrait y avoir quelque chose, ou a moins d'un délai, d'un problème....). Mais admettre ça, c'est aussi se focaliser sur un type de guerre précis; parce qu'un tel impact n'a une vraie valeur ajoutée que face à une organisation très développée et poussée, et non face à une structure souple et décentrée, qui correspond plus à des forces techniquement peu avancées (mais pas forcément technologiquement) et peu structurées en terme d'organisation. A moins de pouvoir à la fois assurer quantité et qualité de la destruction (l'artillerie pouvant conjointement augmenter l'aspect quantitatif), et en plus dans des fenêtres de temps réduites et très choisies (donc de petits créneaux où la probabilité de réussite optimale est encore plus rédite), c'est inaccessible, donc plus un idéal théorique. Et face à des guérillas/guerres asymétriques, il n'ya qu'un niveau de pertes infligées minime en quantité, que l'effet disruptif sur l'organisation, très "multicentres", ne compense pas (pas plus que la temporalité. Avec en plus l'accroissement des coûts des armes et vecteurs qui fait douter de la rentabilité tactique et opérationnelle de l'arme pour ces conflits. Elle est utilisée parce que de toute façon, y'a peu de monde à envoyer et c'est l'un des seuls multiplicateurs de force dispo (avec l'artillerie pour faire baisser le coût moyen global des appuis). Sinon un petit essai de vocabulaire: - l'aviation est indispensable pour ne pas perdre - l'aviation est très utile pour faire mal vite et parfois bien, à l'occasion beaucoup :lol:où et quand il le faut Mais ces 2 constats qui peuvent être un consensus minimal permettent aux fanatiques de l'arme de dire que si elle est indispensable pour ne pas perdre, elle est donc ZE arme absolue pour gagner. Mais la différence n'est pas que de sémantique, et la nuance couvre un énorme espace.... Celui qu'occupent les troupes au sol :lol: -
[Union Européenne] nos projets, son futur
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Marechal_UE dans Politique etrangère / Relations internationales
Ca remet directement en cause les gouvernements et leur légitimité, indiquant le degré de déconnexion entre les populations et les dirigeants un peu trop pressés de sauter dans le bain avec les milieux financiers. Qu'il faille rembourser est une chose, mais c'est la prise de décision originelle qui est questionnable, et celle-ci est liée à l'imbrication de l'Etat et des banques, et aux trop grandes facilités accordées à ces dernières (dans quelles conditions, quel "deal"?). -
budget Les budgets militaires en Europe vont-ils souffrir de la crise ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de S-37 Berkut dans Economie et défense
A noter que le dispositif US est certes limité à 3 brigades fixes, mais aussi une tournante, pour disposer d'un effectif de combat permanent d'une division. Par ailleurs, ce dispositif est aussi complété par des structures plus vastes permettant une remontée en puissance: matériel prépositionné, mais aussi et surtout unités et structures d'appui et soutien dimensionnantes pour pouvoir opérer à niveau corps d'armée, voire armée, sans trop de délais. -
Côte d'Ivoire
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Et bien malin qui prétend connaître à ce jour, et dans ce bordel, l'état de l'opinion ivoirienne, ou des opinions ivoiriennes: y'a un sondage d'opinion qui a été réalisé? Le problème de Lugan, déjà évoqué, est que son ethnodifférentialisme (qui, surtout passé un certain degré, EST une forme de déterminisme) est souvent celui d'un intello intemporel avec une seule grille de lecture, et que si son approche avait été réellement pertinente, non seulement la Côte d'Ivoire aurait du faire une scission définitive il y a plusieurs années, mais encore aurait-elle du le faire en plus d'entités que le nord "rebelle" et le sud "ivoiro-ivoirien", selon les strates horizontales (par rapport à la côte) de la division ethnique et tribale. Ca n'a pas été le cas, et il est au contraire loisible de voir un fait national, certes loin d'être complet et absolu, continuer à demeurer plus puissamment désormais que le fait tribal/ethnique, et ce alors même qu'il y a une absence d'Etat et de gouvernance sensible depuis une décennie. Faut-il que la "nation ivoirienne" ait une réalité pour que ce fait demeure, sans soutien. -
Côte d'Ivoire
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Ce que personne ne dit à voix haute et tout le monde pense tout bas: laisser s'établir une ligne de démarcation de facto (un no man's land plus ou moins large, plutôt) consacrant une situation figée et une scission "onusiennement provisoire", avec pour corollaire éventuel une force d'interposition casquebleutée où il serait politiquement utile que des soldats de la Ligue Arabe se trouvent, voire même qu'ils y soient EN TANT que soldats de la ligue arabe (casques verts :lol:?), ce qui constituerait le pivot de ce qui a manqué dans cette crise, à savoir une force conjointe des pays de cette zone qui permet d'éviter certaines situations tout en évitant le recours aux occidentaux. Mais Merchet, aussi juste sonne t-il fréquemment, a la critiquette facile: toute opération, toute guerre, est un merdier sur l'essentiel de sa durée, avec peu de clarté quand à son issue. Faut-il pour autant ne rien faire au nom de toutes les critiques -légitimes- qu'il est possible de faire sur la dite opération? A ce compte, c'est ne pas avoir de politique étrangère en disant que l'armée est toujours gardée "pour une vraie occasion" :P: réelle évaluation des intérêts et besoins, ou politique de l'autruche? -
Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Selon le cycle des 4 mois, c'estautour de ça pour l'AdT, à quelques cuilles de chameau près; avec le passage à 6 mois, ça permet de respirer un peu sur le plan comptable (un peu plus de 6000h en théorie, sans doute plus en pratique compte tenu de certaines spécialisations, ce qui fera peser plus lourd l'engagement sur certaines unités), mais quel va être l'impact de ce passage sur les cycles de repos, alerte et entraînement? Et sur la fidélisation, déjà bien peu optimale (pas compter sur des augmentations de solde pour compenser)? En théorie y'a de la marge, et en apparence même beaucoup, avec en plus le passage à 6 mois: passer à un déploiement de 9000h en OPEX à tout moment est censé laisser de quoi faire.... Et pourtant :P.... -
budget Les budgets militaires en Europe vont-ils souffrir de la crise ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de S-37 Berkut dans Economie et défense
En termes de vitesse, de coordination et de précision? La guerre en Géorgie a pas montré une capacité russe élevée dans ces domaines; et encore ils n'étaient là que face à un adversaire peu rôdé et qui n'a pas imposé beaucoup de réactivité. Oui, ben ça c'est pas nouveau: les Européens préfèrent la tutelle du cousin de l'autre côté de la mare que celle du voisin. Et tant qu'à faire, ça fait faire des économies et ça libère du pognon pour le reste. La seule chose qu'il y a à faire, c'est garder un minimum de forces qui sont faites pour être une variable d'ajustement afin de négocier en permanence l'avantage marginal de son soutien aux USA dans une opération donnée. Moins il y a de forces dispo dans un pays et plus les USA sont englués dans un merdier outre-mer, plus le simple bataillon se "vend" cher :lol:. Le problème d'une présence ricaine n'est pas forcément un vrai problème: crois-tu que les logiques qui conduisent à ces positionnements seraient si différentes si les USA décidaient de se barrer unilatéralement et de fermer la boutique OTAN? Que tout d'un coup l'Europe s'unirait dans un grand élan de fièvre européiste? Niet! Les comportements et intérêts individuels l'emporteraient sans doute de beaucoup, et la méfiance à l'égard des "grands" pays à ambition géopolitique fleurirait. Les pro-européens le nient, mais c'est le calcul britannique et allemand (surtout avec l'évolution actuelle de l'Allemagne), entre autre. -
budget Les budgets militaires en Europe vont-ils souffrir de la crise ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de S-37 Berkut dans Economie et défense
2 bataillons interarmes totalement intégrés ;) (les seules BCT où les unités de génie soient organiques aux bataillons et non dans le "special troops battalion"). A noter que la division américaine est à 4 Brigade Combat Teams et qu'il y a, aussi de mémoire, 10 EM de brigades "projetables" qui existent, avec tous leurs moyens d'appui et de soutien propres (des brigades intégrées aussi), plus 3 ou 4 EM de corps d'armée mobiles (les commandements d'armée sont fixes il me semble) en plus de celui, fixe, de Corée. De plus, les USA gardent un certain nombre d'unités non endivisionnées, voire non passées au format BCT (ils gardent un régiment interarme blindé il me semble). Et aujourd'hui, Allemagne, Italie et Angleterre ne gardent qu'une "vraie" division lourde organique (avec un EM permanent dédié, des moyens propres), et encore les Anglais sont en train de la dégager au profit de leurs nouvelles brigades-réservoirs (5 au lieu de 6 après les coupes), avec 1 seul EM plug and play pour ce genre d'échelon. Par rapport aux Russes d'aujourd'hui? C'est quand même le jour et la nuit en terme de préparation, de dotations, de disponibilité, de planification.... Arrête de vouloir voir l'ombre de Jukhov derrière chaque galon russe :lol:: c'est plus l'armée rouge de 45. Même s'il n'y a pas de grand génie manoeuvrier en occident, les moyens de commandement, coordination et planification, ne serait-ce qu'au niveau technique et à celui du rôdage de l'outil, sont loin devant ceux des russes, surtout à une échelle de combat aussi vaste qu'un affrontement en europe orientale (calculer la puissance de calcul disponible n'est certes pas un facteur unilatéralement décisif, mais dans le contexte des systèmes de combat moderne, ça compte quand même). Pour gérer des opérations impliquant de grands effectifs avec un tempo rapide, l'OTAN est quand même nettement mieux équipé. L'avantage américain pour ce qui est des "grands systèmes" est aujourd'hui sans équivalent. Il peut quand même être question de comparer les "boucles OODA", la précision, la rapidité et la coordination des feux, les moyens d'acquisition d'objectifs.... Tous domaines où l'OTAN n'a pas vraiment de rival pour l'instant dans un contexte symétrique. -
budget Les budgets militaires en Europe vont-ils souffrir de la crise ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de S-37 Berkut dans Economie et défense
L'US Army va être contractée? Et d'autant? A noter en termes de corps de bataille que si les appuis US sont conséquents, les russes prévoient aussi de l'être. Mais il faut quand même remarquer: - que les unités russes seront désormais principalement basées dans des commandements régionaux, ce qui, compte tenu des distances, représente un calcul au plus juste - une telle répartition empêche de facto de mobiliser des moyens si importants que ça pour un affrontement européen: tu laisserais ton dos nu avec la Chine toute frétillante? Et le front centre-Asie? Il a besoin d'effectifs permanents de patrouille et d'infanterie légère - la répartition géographique est aussi, de facto, une répartition organique en armées séparées, avec dimensionnement des soutiens et des systèmes et capacités de commandement. Pas si simple de basculer des unités - la Russie aura encore de graves problèmes pour l'élément humain, en quantité et en qualité, qui ne semblent pas en voie de résorbtion. De fait, il faut aussi noter que la capacité de commandement et d'organisation/planification rapide est largement plus du côté ricain et otanien: les systèmes de commandement et de décision, l'organisation logistique.... Penchent nettement sur des grandes unités et des fronts nettement plus performants côté occidental (contrairement au what if de 45). -
Côte d'Ivoire
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Non, la mention de ces biscuits au nom vraiment très tarte m'a simplement fait marrer.... Et j'essaie d'en faire un gimmick pour ce topic et tout ce qui concerne Gbagbo :lol:! Donc à environs 50Kcal le pépito, il en faut 140 pour prendre un kilo.... Au vu du gabarit de Blé Goudé, il s'en tirera pas à moins de 7000 pépitos pour ressembler à Goering: allez hop, le Tribunal de La Haye condamne le sieur Blé Goudé à bouffer 7000 pépitos en 7 jours pour acquérir sa nouvelle forme, après quoi seulement il sera autorisé à se pendre dans une cellule gracieusement fournie par le tribunal. A noter que la fourniture d'un uniforme blanc (ridicule) de Feldmarschall d'opérette lui sera facturée pour le respect des formes. -
Côte d'Ivoire
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Alors avant le grand final, il va lui falloir bouffer beaucoup de pépitos pour ressembler à l'autre :O :-[. -
Côte d'Ivoire
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Tous les délires youtubes qui ont été pondus sur ce passage version redoublée :lol:! Sur des séries télés, des films, Harry Potter :lol:.... Ca mériterait que quelqu'un en fasse un sur le sujet Côte d'Ivoire: Dodolphe commentant le dernier carré de Gbagbo :lol:! -
Côte d'Ivoire
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Pour la peine, il aura pas ses pépitos :lol:! -
Côte d'Ivoire
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
En l'occurrence, l'ethno-différencialisme déterministe de Lugan joue contre lui, en ce que le cas Ivoirien, s'il n'est PAS POUR AUTANT représentatif de l'ensemble de l'Afrique subsaharienne ou même juste de l'Afrique de l'ouest, a bien démontré justement qu'il existait un fait national qui n'était plus si artificiel que ça et qui avait sérieusement affaibli la puissance des groupes traditionnels, principalement ethniques et claniques, dans le pays. Ca ne veut pas dire qu'ils ont disparu ni que, dans certains cas, quelques-unes de ces entités sont même encore puissantes en termes politiques (ce qui inclue de la capacité de mobilisation pour actions violentes). Mais il existe désormais une conscience à l'échelle du pays, qui tend à l'emporter pour ce qui est du choix de la coexistence. -
Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Georges Bush était au départ une joint venture entre les amis faucons de son père (et de sa famille, à fond dans l'oil business et les "réseaux" des services secrets, de la défense et surtout de l'establishment WASP texan et de l'Ivy league), les néo-cons par amitiés (surtout via Karl Rove), et plus encore les religieux depuis son trip born again qui lui a permis de faire la différence en interne du GOP via leur apport. Ils sont encore trop bordéliques pour avoir la moindre cohérence: à ce stade, il ne s'agit surtout que de contestation fiscale mêlée à un sentiment anti-élitiste, anti-washingtonien, et de colère en général, avec quelques relents "identitaires". Ils sont toujours issus de cette tendance: c'est pourquoi ils ne pèsent pas grand-chose électoralement et sont surtout un lobby interne au GOP, rassemblant des "hommes d'influence" issus de think taks, lobbies, conseils d'administrations fondations diverses, administrations fédérales.... Purement un truc du sommet. Obama, lui, a d'autres chats à fouetter que la politique extérieure (hors avec la Chine, où c'est quasiment du concubinage) et cherche juste à faire présidentiel et à rogner des voix de "crédibilité", ce qui place effectivement H Clinton comme un des secrétaires d'Etat les plus puissants qui aient jamais été depuis un bail. -
budget Les budgets militaires en Europe vont-ils souffrir de la crise ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de S-37 Berkut dans Economie et défense
Tel n'était pas l'objet: l'étude en question pointait que les grands groupes en général, et au travers de 2 en particulier, très différents en besoins et nature, développaient les mêmes défauts que les administrations et gouvernements, très loin du mythe "privé=efficace" et "public=nul", pointant plutôt des logiques liées à la taille d'une organisation (pas que administration et entreprises, mais aussi assoces, ONG....), à son éparpillement, ses métiers, la temporalité dans laquelle elle vit.... L'exemple de GE était très amusant étant donné que c'est vraiment LA grande boîte qui avait pris la super réputation d'efficacité en interne avec le passage de Jack Welch. Et c'est ça le vrai trip: une question d'échelle, et précisément, une boîte comme GE n'a pas grand-chose à voir avec une PME, mais en revanche quasiment que des similitudes, en définitive, dans le fonctionnement, avec un Etat et une administration. Donc la PME n'a rien à voir là-dedans et ça n'a rien à voir avec ni le sujet ni ce que je disais (qui se rattachait déjà au sujet par le bout des doigts :lol:). L'échelle de "transit", sinon, c'était plutôt la centaine de personnes, si l'entreprise était sur un seul site, au passage. Mais ça varie selon les métiers, la nature des employés.... Quoiqu'il en soit, en dehors de mon étonnement façon "jusqu'où iront-ils" :lol: avec l'emploi permanent de cet argument du "plus petit, plus expéditionnaire, plus équipé, plus capable" (y'a bien un moment où cet argument sonnera un peu "usé" même face à l'ignorance absolue des personnels politiques, à leur désintérêt, et à l'absence d'affinités du public avec le sujet.... Quand le défilé du 14 juillet rassemblera l'intégralité de l'armée :lol:?), le fait est que la Hollande va soit passer, côté "boots on the ground" (ce que les USA veulent le plus), à 2 brigades, soit sérieusement rogner les capacités d'un effectif de combat constant, soit encore commencer à envisager de mutualiser l'opérationnel de façon permanente, avec d'autres pays. Il avait récemment été question d'intégrer les armées de terre belge et hollandaise avec un "tronc commun" de gestion, administration, planification, formation et soutien non projetable.... Même si la Belgique est sans gouvernement capable de prendre des décisions majeures, cela risque de revenir sur le tapis. Ou alors les yeux bataves se tourneront vers le corps germanique :lol:. -
budget Les budgets militaires en Europe vont-ils souffrir de la crise ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de S-37 Berkut dans Economie et défense
L'intégralité d'un personnel: l'axiome est peut-être un peu caricatural, sans doute l'est-il :lol:, mais c'est bien l'ordre d'idée (une sorte de proverbe pour entrepreneur, quoi :lol:). A petite échelle (la PME un peu conséquente), les phénomènes parasitaires sont encore minimes, généralement peu impactants, mais passé un certain stade, ils ne vont que croissant et leur impact est mesurable sur le fonctionnement et les résultats. -
Parce que ce n'était pas à cette époque une boîte de Pandore (c'est réellement le nucléaire qui a changé ça), et que l'efficacité opérationnelle de ces armes, dans les quantités disponibles qui plus est, n'étaient pas jugées de nature à changer la face du conflit, surtout à l'échelle des armées en conflit (voir le faible effet, au final, des gaz pendant la 1ère GM). Seulement, et c'est un des points soulevés: - à quoi sert d'incapaciter, en termes de projection (la sienne) un adversaire étatique puisqu'il ne peut atteindre la France? - la capacité de nuisance aux flux commerciaux et à la stabilité des Etats, qu'elle soit ou non le fait d'un Etat (tout ou partie), repose plus sur des moyens non conventionnels/asymétriques, par nature moins perméables à la puissance aérienne La question n'est pas de la réduire à néant, mais de sérieusement relativiser sa capacité sur les menaces quantitativement dangereuses pour le présent et l'horizon visible; cette manière de brandir la puissance aérienne "classique" est un sérieux handicap à la réflexion. N'oublie pas que ces armes ciblent avant tout les centres, donc il ne suffit pas de calculer les dommages dans l'absolu face aux statistiques globales d'un pays, mais bien de voir l'impact de la perte d'une capitale, des grands centres économiques et industriels, des principales bases militaires. Ensuite, il ne suffit pas non plus de dire dans l'abstrait que les grands ne feront rien "tant que l'enjeu ne le justifie pas", mais de se rendre compte que quasiment AUCUN enjeu, sinon la survie pure et simple, ne le justifiera. A moins, et c'est là l'exception, que le mode de réflexion, la culture, le niveau d'acceptation/détachement vis-à-vis des pertes ne change sérieusement: évolution culturelle oy dictateur taré/monstre cynique à la tête d'un Etat.
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budget Les budgets militaires en Europe vont-ils souffrir de la crise ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de S-37 Berkut dans Economie et défense
Pas une extension: la même chose, et c'est un phénomène qui commence à être analysé aussi bien en science des organisations qu'en sociologie et économie (des économétriciens cherchent un moyen de quantifier la chose). Plus une organisation humaine grandit, plus elle devient "politique" tant par la nature de son fonctionnement interne que par le jeu de ses acteurs, intérêts (plus variés, plus vastes) et de leur perception (plus difficile à juger, plus sujette à interprétation et partis pris): tout devient compliqué, pas facilement jaugeable en termes quantifiables, peu contrôlable, sujet à divergences, objet de querelles et compétitions internes à niveau hiérarchique donné.... A l'arrivée, et de par la nature des organismes privés, tu retrouves EXACTEMENT les mêmes comportements qu'en politique, des organisations et fonctionnements aussi peu rationnels (une étude amusante a été réalisée sur AXA et General Electric pour évaluer l'éloignement de la réalité de ce type de structure par rapport à la théorie idéologique du "privé = efficace" en prenant en exemple la boîte financière maousse et ZE boîte réputée pour sa grande époque de management super-efficace :P.... Les résultats sont assez loin de l'image): des structures féodales et doublons en pagaille que personne ne remet en cause, des répartitions des groupes de revenus déconnectés des tailles de structures, du travail accompli et de l'efficacité rendue, des modes de progression interne et de recrutement peu pertinents, voire handicapants, les idéologies ou mode en vogue (du "recentrage sur le coeur de métier" jusqu'au-delà de l'absurde à l'outsourcing à tout crin, en passant par les DRH pléthoriques passant la moitié de leur temps à justifier leur activité et leurs effectifs, les délocalisations comme principe, la répartition des grands postes selon des logiques de pouvoir parfois radicalement contre-productives....), avec une fameuse "sanction du marché" qui ne vient pas très souvent pour les grandes structures, sinon même jamais (combien de temps General Motors a merdé avant d'en prendre finalement plein la face? Certains analystes disent plus de 30 ans). Et la logique financière qui a radicalement changé l'organisation du pouvoir et la vision entrepreneuriale en réduisant un horizon de direction de société cotée à 5-6 ans a encore plus accru ces logiques (avec affirmation d'une caste d'intermédiaire quand il est question de stakeholders et shareholders: les représentants d'actionnaires, afficionados de Conseil d'Administration, intermédiaires financiers, hedgefunders.... Tous ne visant de fait qu'un horizon de fric à court terme): pourquoi réformer, pourquoi optimiser lourdement quand ce qui compte pour la plupart des acteurs qui comptent est un horizon de retour sur investissement à 3, 4 ou 5 ans, tout comme des politiques ne visent que leur réélection immédiate? Un axiome que tu retrouves chez les "praticiens" (autrement dit les entrepreneurs) aussi bien que chez certains observateurs de la chose est que dès lors qu'un dirigeant de boîte ne peut plus connaître de visu, voire nommer, tous ceux qui bossent pour lui (les "avoir sous la main" en somme), ce processus est déjà engagé. Et c'est là-dessus que certains basent leur "vision" des armées futures.... -
budget Les budgets militaires en Europe vont-ils souffrir de la crise ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de S-37 Berkut dans Economie et défense
C'est hallucinant! Malgré le format extrêmement réduit et compact auquel en sont arrivés la plupart des armées occidentales, enfin surtout européennes, les politiques utilisent encore le thème de la réduction pour des motifs d'efficacité, de l'armée plus souple, plus petite, plus réactive, plus capable.... A la fin y'aura quoi? Une section de combat, 2 pilotes et 1 marin? Ils seront super qualifiés, c'est sûr :P. -
Non, j'avais bien lu, et la réponse est la même: la particularité du nucléaire, du moins dans une partie des Etats nucléaire, est d'être aussi bien un principe qu'une arme, ce qui fait qu'un Etat risquant ce genre de coup -à faible probabilité de réussite compte tenu des systèmes de détection et de tout ce qui fait qu'une opération "à taille humaine" est hasardeuse- aura tendance à ne le faire que si la probabilité de faire péter le truc où il faut est de 100% (ce qui est impossible). A moins évidemment de le tenter en temps de paix, mais là ça induit toute une autre gamme de problèmes, le fonctionnement des relations internationales étant ce qu'il est. Et de plus, il faut être sûr de vraiment décapiter complètement l'adversaire avec un blast, sans possibilité de rémission pour un moment: beaucoup d'incertitudes. Quand à l'usage tactique sur le champ de bataille, c'est un débat sans fin entre experts depuis toujours et qui renverrra aux différences de conception d'emploi entre USA et URSS. Les vecteurs nucléaires restent le premier danger dans ce domaine.... S'ils ne l'étaient pas, les Etats n'investiraient pas autant de fric pour les développer et essayer de les contrer ;). 100% de probas d'interption? Douteux, surtout eu égards aux problèmes de coordination des systèmes, et de toute façon de la capacité des moyens en oeuvre. Et 100% de CERTITUDE d'interception de la part des décideurs, donc ceux qui prennent la responsabilité de risquer le conflit avec grand boum? Ca n'existera jamais. C'est pas qu'une question de couille, ou même de conscience, parce que c'est là vraiment le domaine où "il suffit d'une fois et d'une seule".
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Frappes sur la Libye, le sujet officiel!
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Fenrir dans Politique etrangère / Relations internationales
Et les défections de "généraux", qu'apportent-elles? Selon toute vraisemblance, le poste de général est confié comme une baronnie à un toutou obéissant et/ou à un notable de tribu/clan, trop important pour être ignoré et d'ordinaire rallié, tout comme il y a d'autres postes et bénéfices dans l'organisation du business pétrolier, de l'administration locale ou nationale, dans les entreprises étatiques.... L'Etat libyen est juste une organisation de la répartition de la rente pétrolière entre tribus, clans et régions et Khadaff l'a modelé selon les besoins de sécurité de son régime et le "deal" fondamental de répartition entre les tribus qui soutiennent/soutenaient l'Etat tel qu'il était. Ca veut pas dire que ces généraux sont des fantoches ou des abrutis, juste qu'il s'agit de fidèles (plus ou moins) récompensés pour leurs services et les groupes qu'ils représentent, et/ou de notables concourant du deal qui faisait la stabilité de l'Etat libyen; des politiques, pas des militaires, et pas des stratèges (s'ils l'avaient été, Khadaf les aurait fait couiquer, même en l'absence de compétences "techniques" strictement militaires). Même les écoles de formation sont des baronnies confiées comme des prébendes et toutes dédiées au grand patron de la révolution: de là à les appeler "écoles militaires" :P. Pourquoi sinon les unités présidentielles auraient-elles eu besoin d'être elles entraînées par des experts étrangers qui jamais n'ont été voir les unités régulières ou les cursus de "formation" de leurs cadres de tous niveaux? D'un autre côté, c'est aussi ce qui fait que l'essentiel des forces de Khadaffi est tout aussi incompétente militairement (et nettement moins motivé) que les insurgés: il n'a qu'un fer de lance qui puisse être qualifié d'unités militaires, et ce fer de lance est numériquement réduit (peut-être une dizaine de milliers d'hommes, ou jusqu'à 12 000 au DEBUT du conflit) et a subi l'attrition des combats (humaine et matérielle) depuis le début, sans capacité de renouvellement au niveau qualité. Le reste, ce sont des miliciens et des "réguliers" tout aussi peu formés qu'en face, peu ou pas encadrés (et capables de fonctionner avec le dit encadrement) et coordonnés, mal équipés.... C'est donc quand même pas dit que Khadaffi ait les moyens d'acculer les insurgés à la frontière égyptienne non plus. Surtout en plus qu'il faut raisonner à l'échelle du théâtre d'opération: le territoire n'est pas neutre, et chacun des deux camps n'a que peu de "centres" logistiques alors que les distances sont énormes, et les points d'accrochage peu nombreux (liés aux routes). Chacun des 2 est dans une logique de moyens contraints par une "projection" de puissance :Pdepuis ces centres, très éloignés, et sur des axes qui sont dangereux et de vrais goulets d'étranglement à faible capacité en termes de flux et de possibilités tactiques. D'où le fait que les combats ne concerne pas beaucoup de monde (en plus du fait qu'il y a des villes à tenir). -
Ca ne change rien: l'important est la proportion! La clientèle du voisin était cruciale pour le commerce des 2 pays aux époques mentionnées: il s'agit d'investissement, d'échanges, d'implantations d'entreprises, de participations financières et industrielles, de flux de marchandises dont dépendent l'organisation d'une partie du trafic, donc des routes, réseaux ferrés.... Mais aussi les calculs économiques de nombre d'entreprises (les revendeurs, mais surtout les industriels faisant venir des produits semi-finis et matières premières).... Bref, l'activité économique des 2 pays en dépend en partie, et surtout à court terme, où la disruption brutale de ces flux impacte durement le PIB. En quoi ce serait différent du cas USA-Chine? Pas au niveau des montants évoqués; s'il y a différence, il faut la voir en pourcentage de l'activité, en taux d'interpénétration des économies, et niveau d'interdépendance. Mais de toute façon, l'hypothèse d'une guerre implique une disruption brutale avec un lourd impact dans un premier temps, avant que les Etats réorganisent l'activité. Mais une guerre implique en l'occurrence aussi que les USA ne verseraient plus rien aux Chinois, que leur balance des paiements s'en tirerait mieux (arrêt brutal des importations chinoises, pas d'intérêts à payer....) même si l'économie devrait trouver rapidement des moyens de compenser l'arrêt des importations de produits finis et semi-finis liés à l'industrie et aux commerces importants où les USA n'ont plus de productions (même si pour l'essentiel, il s'agit de biens de consommation non vitaux supprimables en cas de guerre). Pour ce qui est du financement de leur budget, les USA passeraient soit à des méthodes plus dirigistes du secteur financier pour faire des emprunts forcés auprès de leurs épargnants, soit à un appel au soutien de leurs alliés/obligés, et y'a des chances que s'ils y vont contre la Chine, l'Europe au moins soit pas mal contrainte de franchir le pas aussi, au moins dans la posture sinon la participation directe aux combats, ce qui veut dire aussi arrêt brutal de la consommation de produits chinois par l'Europe et arrêt des flux financiers. Le déséquilibre dans les balance des paiements est tel que dans un premier temps, la Chine serait nettement plus impactée par ce blocage que les Européens et Américains, ce qui est d'ailleurs la raison de l'improbabilité "en vrai" d'un tel scénario de guerre: les Chinois le savent, et outre leur intérêt concret, leur mode de pensée stratégique (contournement, refus jusqu'à la dernière instance du frontal) leur ferait éviter ce genre de cas de figure à tout prix.