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Tancrède

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Tout ce qui a été posté par Tancrède

  1. En même temps, faire venir une foule de locaux pour faire de la figuration aux enterrements, surtout quand ils se comportent comme des connards, le padre a pas tort. Pour le foulard, c'est compréhensible pour déambuler dans les rues, mais pour ce qui est des bases, quid du dressing code?
  2. Le savoir grec "passé" par Byzance? Il était dans l'empire byzantin, grec de culture et qui n'a jamais connu de rupture brutale comme l'empire romain d'occident (et encore celle-ci ne fut pas incomplète: le savoir n'a pas "disparu".... C'est juste sa répartition à grande échelle qui s'est trouvée limitée, mouvement déjà sensible dans le dernier siècle de Rome). C'est pas une "thèse", c'est un fait. Que la Sicile des Rois normands ait aussi joué un rôle de centre de savoir, réflexion et traduction est aussi un fait, quoiqu'il faille souligner que la longue présence byzantine sur l'île (et dans le sud de l'Italie) ait quand même été pour beaucoup dans ce fait. De même, la bibliothèque du Mont St Michel (comme celle de tous les monastères ayant quelque importance) n'a pas été constituée à partir de rien; les moines, surtout appartenant à de grands ordres monastiques, ça se ballade, ça alimente leurs étagères.... Gougenheim n'a jamais prétendu ou déduit que le Mont St Michel était un centre majeur de traduction, juste que des travaux y ont été réalisés, comme dans des centaines de monastères en occident. Impossibilité de correspondance? C'est un terme très catégorique.
  3. L'auteur est un historien professionnel qui a fait un boulot de très bonne facture et sans extrapolation, et c'est là qu'est l'os côté bien pensants protestataires: il est douteux que beaucoup d'entre eux aient d'ailleurs lu le bouquin. Il étudie quelque chose qui n'a rien de très nouveau ni inconnu, et ce sont des documents attestés et authentiques, qui décrivent un phénomène connu et généralisé en Europe au moins à partir des grands ordres monastiques, à savoir qu'entre les moines et centres de savoirs d'occident et les moines orthodoxes et érudits de l'empire byzantin existait une sorte de "république des lettres" qui a été la matrice de la préservation et de la rediffusion large du savoir antique en occident, et ce non à partir de la Renaissance, mais de ce qui a été appelé la "1ère Renaissance" à savoir la période des XIIème-XIIIème siècle (et encore, l'appellation fait omission de la "renaissance carolingienne"). Lui-même ne tire pas de telles conclusions quasi "géopolitiques", mais ne s'attache qu'à étudier la correspondance particulière entre le scriptorium du Mt St Michel et divers centres byzantins. Rien de gigantesque, mais apparemment, les thèses officielles ont toujours ceci de particulier qu'elle refuse la moindre remise en question, sur les grandes choses comme sur les détails infimes (Galilée a bien du se rétracter pour que le dogme de l'Eglise puisse perdurer quelques décennies de plus). C'est d'autant plus frappant que les comités et courants qui dominent moins la recherche que la "scène" historique française sont avant tout faits de divers degrés de gauchismes en tous genres, issus de chapelles avec des agendas politiques et idéologiques chargés. Si ce n'était pas le cas, que Gougenheim dise des conneries ou non, ils le laisseraient dire et au pire, certains contre-argumenteraient, mais en aucun cas il n'y aurait eu une telle levée de boucliers avec anathèmes proférés comme s'il y avait blasphème ou crime de lèse-majesté. Parce qu'il faudra quand même se rendre compte que le trip de "l'Islam a transmis le savoir antique à l'Europe" ne pèse pas un pet de lapin, tout connement parce que personne n'a jamais été capable de trouver des courroies de transmission, des correspondances importantes, des échanges.... Et que le mythe tout aussi politiquement correct d'Al Andalus, sorte de paradis de la tolérance, concourt de ce trip "Histoire façon United Colors of Benetton": les fameux Avicennes et Averroes sont des exceptions, pas la règle, et ils ont pas vraiment été en odeur de sainteté sous le califat de Cordoue ou les taïfas d'Espagne qui, question "âge d'or intellectuel" sont à sérieusement remettre en question. Il n'y avait pas de communication de ce type entre occident et Orient islamique, et apparemment, beaucoup refusent que ce fait soit admis. En revanche, il y avait un Empire romain qui n'avait rien perdu et qui, malgré des difficultés nombreuses, n'a jamais rompu aucun contact avec l'occident chrétien: l'empire d'orient lui a été le lieu de préservation du savoir antique à grande échelle. Mais un autre dogme est sérieusement mis à mal aussi par ces faits: celui d'un "Moyen Age" terrible, ignorant et sombre parce que faits par les aristos et ecclésiastiques obscurantistes et élitistes qui privent le bon peuple de tout. Seulement, les 3 "Renaissances" et les travaux de générations de médiévistes sérieux ont quand même démontré que l'occident n'avait pas oublié les fameux savoirs dans tous les domaines, et que des lieux de préservation existaient et continuaient à réfléchir sans qu'il y ait jamais eu d'interruption. Le Moyen Age, terme abusif pour décrire 1000 ans d'histoire, n'a pas été ce retour à l'âge de pierre et de superstition que beaucoup veulent en faire encore aujourd'hui.
  4. Paris lâche Ben Ali parce qu'il ne représente plus rien et que ses successeurs, même trempés jusqu'au cou avec lui, obéiront à une loi essentielle de la politique: tout foutre sur le dos du prédécesseur et le noircir le plus possible pour s'en démarquer, que le public soit dupe ou non, rendant de ce fait le dit personnage infréquentable. La France est pragmatique et lâche donc qui ne pèse plus rien et pourrait poser problème par sa seule présence. Rien de nouveau: quand celui qui est au pouvoir pète, c'est toujours quelqu'un d'autre qui pue, mais quand il doit en partir, toute les odeurs lui revient dessus, même -et surtout- celles dont il n'est pas l'auteur. Mais le trip serait de savoir quelles forces organisées animent tout ou partie de ces mouvements de contestation: où en sont les Islamistes dans ce tintouin? Financés comme ils le sont, travaillant la base, ils ne sont pas des forces neutres dans l'histoire, et il est à craindre qu'ils exploitent la situation présente. Ben Ali ou pas, la politique économique ne changera guère en Tunisie car les grandes données sont là et les horizons sont bouchés pour une bonne partie de la jeunesse qui peut de ce fait verser en partie dans les discours extrêmistes. Pareil pour le Maroc qui a cependant l'avantage de la figure monarchique qui offre un cran de stabilité en plus, en dernière instance. Dictateur ou juste enfoiré autoritaire, Ben Ali était peut-être la solution la moins pire, et c'est pas une émotion populaire, aussi justifiée soit-elle, qui changera les grandes données qui posent problème: Ben Ali avait besoin d'un développement économique pour rester en place, et il a été insuffisant. Pourquoi cela changerait-il avec des successeurs qui auront sans doute moins d'autorité et donc de latitude d'action que lui? A l'inverse, le bordel et la stagnation économique et sociale, même pour une partie seulement de la population (pas besoin de majorité), suffit aux forces comme les mouvements islamistes.
  5. C'est pas ça, et c'est même l'inverse: le texte de Gougenheim n'a rien d'un travail peu approfondi, c'est un travail de fourmi sur un truc hyper précis. Le trip est que lui n'a étudié que des correspondances entre les bibliothécaires du Mt St michel et des érudits de Constantinople, et il n'en a pas tiré de conclusions générales. Et la polémique, ce en quoi des historiens comme Heers ont lancé un avertissement, c'est contre ce à quoi ont réagi les petits milieux de pseudo-historiens qui "donnent le ton". Peu d'entre eux ont lu le bouquin, mais ils ont tous décrété que Gougenheim attaquait superficiellement le dogme actuel de transmission des connaissances antiques à l'Europe via l'Islam (une thèse pourtant sans grand fondement). Le travail de Gougenheim n'est ni superficiel ni ne vise un pareil sujet. il s'attache juste à décrire une petite courroie de transmission intellectuelle entre Byzantins et moines d'occident; une seule et toute petite correspondance sur laquelle il fait tout un bouquin résultant d'années de recherche. En temps normal, le genre de travail historique que personne ne lit et qui ne choque personne. Mais là, un petit point de détail comme ça grippe le rouage totalitaire du décret des chapelles bien pensantes selon lequel l'Islam aurait transmis les connaissances romaines et grecques à l'Europe totalement ignarde après des siècles "d'âges sombres" (un autre mythe à déboulonner sur le "Moyen Age"). Donc ce que Heers et d'autres ont dit, c'est juste qu'il ne fallait pas surinterpréter (ce que les bien pensants ont fait) le travail de Gougenheim qui était un sujet ultra précis. Mais quand un détail remet en question le dogme.... Les historiens de comités fonctionnent encore bien comme des staliniens.
  6. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Quel genre de coups de pieds? En combat "sans règles" (self defense, close combat et assimilé), j'ai toujours vu les coups de pieds comme plus handicapants, en tout cas les coups de pieds allant plus haut que la cuisse (le pang dans les parties, célèbre et émouvant exemple de communalité culturelle des arts martiaux du monde entier :lol:, ne se case pas facilement). De même, en général (et uniquement pour le combat à mains nues), j'ai jamais été sidéré par une plus grande lenteur des plus grand gabarits (passé le débutant qui a beaucoup de kilos à perdre :lol:): au contraire, les bien musclés (pas les mecs qui passent 90% de leur temps libre à pousser de la fonte) sont quasi toujours parmi les plus rapides (même vu un très rondouillard bouger à toute berzingue :lol:). Et évidemment, y'a toujours cette connerie d'allonge, même si je vois plus souvent les choses se faire à distance de coudes-genoux que de poings-pieds (et là, la puissance pour pousser a quand même aussi son mot à dire). Dur de convaincre celles et ceux qui sont persuadés qu'il y a une sorte d'équilibre cosmique et que plus grand et puissant = plus lent et maladroit, redonnant un avantage aux petits/moyens qui savent en profiter. Oui, y'a de ça: le type d'escrime aussi joue. Les Romains ont tailladé les intestincts des Celtes et Germains pendant des siècles, pendant que ceux-ci s'échinaient à vouloir balancer de grands coups de hachoirs avec leurs spathas. Mais l'épée n'était pas généralisée chez eux (truc cher, pour les nobles, leurs entourages, et les ambacts professionnels). En revanche, sur la période tardive, et c'est par là que je cherche, j'ai les cheveux qui se hérissent à la lecture de certains historiens qui utilisent comme un argument militaire le fait (entre autres arguments) de la taille moyenne des "barbares" surtout germaniques pour décréter une supériorité native et quasi indépassable pour les Romains. Ca et quelques autres trucs un peu spécieux ou superficiels, mine de rien, c'est considéré comme des "arguments" dans des publications.
  7. Oui et non: ce n'est pas une affaire de principe (remettre les mythes en cause ou non), mais de "dosage" et d'approche. Les tenants ultras des mythes en dépit du bon sens existent aussi, et sont aussi dangereux. L'Histoire de France est aussi une concurrence de mythes souvent antagonistes, voire totalement incompatibles, et la révolution, par exemple, en a amené de nouveaux écrasant ceux de l'Ancien Régime. Le nationalisme des XIXème-XXème siècle a eu plusieurs écoles concurrentes, et tout le monde, toutes les tendances, veulent souvent imposer leurs mythes aux dépends des autres, comme une religion monothéiste n'admet pas la concurrence. Donc le point n'est pas qu'il y ait des mythes concurrents, mais le degré d'importance qui leur est accordé et le fait que certaines écoles tendent souvent à s'affirmer en écrasant les autres pour imposer une lecture unique. Dans l'étude historique, au final, c'est souvent plus une question de périodes: l'école des annales est arrivé en réaction à l'histoire bataille et à la discipline perçue uniquement comme enchaînement de dates, de règnes, de guerres et de décisions politiques, pour donner des lectures de plus long terme fondées sur des approches économiques, sociales, culturelles, sociétales, urbanistes, agricoles, mais aussi (les "purs" des annales n'aiment pas ceux-là) anthropologiques, culturelles, mythografiques, religieuses.... En ce sens, ce fut une des grandes révolutions de la science historique, et le renouveau des approches sur les questions militaires et guerrières lui doit énormément (Keegan et son approche réellement innovante en est un grand exemple). Mais comme toute école, elle évolue, s'affirme et commence à prendre toutes les places, à imposer un diktat sur ce qui est valable ou non, et à caricaturer de plus en plus ses visions tout en réduisant ses champs d'expertise et ses approches; en quelque sorte, la "politique" interne prend le dessus sur la science. Et puis il faut l'avouer, les manuels scolaires revus et corrigés à la sauce annales tendance comités de réddaction communistes des années 70... Ben ils sot chiants. L'histoire bataille avait ses bons côtés, du moins quand elle était bien écrite. Le mouvement est toujours lent, mais au final, de nouveaux modernes déboulonneront les anciens, et une nouvelle "école" dominante s'affirmera. La lecture de l'histoire aura toujours forcément un prisme déformant selon l'historien. le tout est de faire prévaloir l'ouverture, le débat, la critique, et pour les réellement bons, l'autocritique. Mais l'Histoire comme science, ce sont aussi des carrières, des places, des comités, des budgets, des positions, des ambitions, des prétentions, et aussi un certain pouvoir (rédaction des manuels et formation des esprits, action politique, participation au débat public, publications ayant le tampon "lu et approuvé par les gens sérieux qui ont toujours raison"); tout cela attire des ambitions personnelles, mais aussi des visées idéologiques, voire politiques parfois.
  8. Pour l'instant rien ne l'indique: ceux qui le font sont encore des OVNIS qui ne sont pas financés par l'université, ou très peu. Mais l'évolution majeure est que de plus en plus de chercheurs français ont réussi à passer au travers des mailles du filet des parcours de carrière régis par les comités de mentalité encore très communiste/marxiste. C'est loin d'être encore la révolution des modernes contre les anciens, surtout que la vague du politiquement correct tendance marxisme calme/tiers-mondisme/"la France c'est mal"/mondialiste règne absolument.... Mais y'a du progrès. Et des historiens français bossant à l'étranger (c'est là où vont les bons) concourent de cet effort.
  9. Tancrède

    Arts martiaux militaires

    Petit remontage pour quelques questions à l'éminente cantonnade: - dans mon cours de Krav maga, le prof, après pas mal de temps en mixte, s'est mis à séparer hommes et femmes en cours distincts. Lui me dit que c'est à la fois à la demande des donzelles et en raison du besoin accru d'une spécificité de l'approche de l'enseignement (mouvements....), cette évolution ayant aussi pour corollaire que leur prof à plein temps est LA seule prof féminine du club. Généralement j'étais plutôt d'avis que les clubs séparant les sexes étaient des clubs de charlots (pour la self defense et toute discipline à visée pratique), et qu'il s'agissait surtout d'un truc pour faire "produit d'appel" pour la clientèle féminine, soit quelque chose d'avant tout commercial se fondant sur une certaine notion de confort au détriment de la pratique. Mais ce club a commencé en mixte et duré en mixte, et les clientes sont plutôt fidèles et de longue durée. Le truc est qu'évidemment, je suis pas une nana et le coup des "mouvements spécifiques", de la différence moyenne importante de gabarits.... Me semble durs à évaluer dans la réalité de leur urgence. Ayant à conseiller 2 amies sur le fait de commencer ou non cette discipline, là je sais plus quoi dire. Que vous en semble - un semi HS, là, mais y'a pas d'autre fil pour voir ça: dans la suite d'interrogation déjà en cours, mais aussi dans une perspective d'analyse historique, je suis en train d'essayer de voir/évaluer l'importance du gabarit dans le combat armé (armes blanches) ou à mains nues comme avantage réel ou non. Le but est de voir si c'est réellement un grand avantage, et si oui dans quelle mesure. A titre historique, ça me sert pour un petit travail concurrentiel en cours sur l'empire romain tardif, afin de voir s'il est possible de démonter certaines positions d'historiens qui recommencent à balancer des histoires de races et autres, ou plus largement à faire reposer leurs analyses militaires sur un nombre très réduit de facteurs pour expliquer la force ou la faiblesse de telle ou telle armée de l'époque. Pour le temps présent, et de façon plus anecdotique, c'est une question que je me pose (pour le combat à mains nues évidemment) dans le cadre d'une réflexion sur la GRH et le recrutement des armées. Des connaissances, des idées, des expériences sur cette notion du gabarit et son importance?
  10. Il faut quand même savoir 2 choses avant d'imaginer ce genre d'événement: - le domaine militaire et guerrier a été extrêmement négligé en France à partir de la 2ème moitié du XIXème siècle (seule la scène de réflexion proprement militaire, à but opérationnel, avait encore des études historiques sérieuses, mais du coup mises à part), se trouvait de toute façon reléguée aux seuls passionnés (le nationalisme promulgant des vues simplistes, catégoriques et absolutistes dans les esprits: il faut des certitudes), s'est vue écartée complètement des champs de recherche universitaires avec l'arrivée de l'école des annales dans les années 20-30 (initialement une réaction au côté caricatural et réducteur de "l'histoire bataille"), et carrément ostracisée après 45, par les secondes et troisième générations de profs d'histoire, le communisme idéologique ambiant dans la recherche universitaire.... - que des approches relativement non chauvines et des remises en cause de nombreuses sources puissent être réalisées est un fait TRES récent. Keegan est un bon indicateur pour montrer à quel point les historiens aujourd'hui dans leur cinquantaine-soixantaine (généralement la gamme d'âge où ils peuvent être vus comme des sommités) et plus sont encore dans des générations imprégnées de manuels scolaires très nationalistes qui formatent les esprits très tôt et très fort. Ca n'empêche pas la remise en question, mais c'est assez révélateur. La remise sur le tapis des récits tout faits est longue. - l'aspect plus précisément militaire, au sens des combats, techniques.... Bref, le "warfare", cet aspect des choses est quasiment inexistant en France et l'a toujours été, et ce n'est pas un domaine très ancien en terre anglo-saxonne - pour ce qui est du Moyen Age, c'est pas le plus étudié, surtout dans ses aspects guerriers, par rapport à la Renaissance, à l'histoire antique, moderne ou contemporaine. Antiquité tardive, Haut et bas Moyen Age sont pas les secteurs les plus alimentés pour le domaine guerrier, lui-même pas le plus prioritaire. Mais c'est au sein de l'université anglaise que beaucoup de choses et de débats se font: d'abord parce qu'il y a un intérêt pour ces domaines, donc des financements, mais aussi parce que l'idéologie y a moins sévi. D'autre part, de nouvelles disciplines et techniques récentes ont permis de faire avancer beaucoup de choses dans ce domaine, notamment la multiplication des groupes de reenactors passionnés dont le travail a permis de mettre à bas beaucoup de mythes, de soulever des hypothèses, de mettre en application des idées, de voir ce qui est possible ou pas.... Et ca a eu un impact fort sur les aspects plus larges des conflits. Mais surtout, des domaines comme l'archéologie aérienne, le chiffrage économétrique, les progrès dans l'étude de l'histoire des sols, et les progrès des découvertes archéologiques en général (en qualité et en quantité, de même, chose plus ponctuelle, que l'ouverture de l'université russe sur ces champs de recherches suite à la chute du Mur)..... Tout cet ensemble a relancé beaucoup de réflexion. Ainsi, sur la Guerre de Cent Ans, il y a eu récemment polémique dans l'Université anglaise, autour de la désormais notable historienne Anne Curry, qui avait carrément déboulonné le mythe anglais d'Azincourt en parvenant à très sérieusement réévaluer les effectifs, surtout français, mais aussi anglais: si il peut être exagéré de penser comme elle que l'équivalence numérique a eu lieu, en revanche, plus beaucoup d'historiens sérieux vont au-delà d'un rapport de 1 àà 1,5, ou de 1 contre 2 pour les plus extrêmes, là où, il y a encore 20 ans, beaucoup de grands noms pouvaient encore cautionner en toute conscience des chiffres de 6000 anglais contre plus de 20 000 Français.
  11. Le problème est que, surtout à ces époques, il est difficile de réellement mesurer les effectifs d'une expédition: les rôles d'équipages, listes d'enrôlement terrestres.... Te donneront les effectifs SOLDES approximatifs, mais nombre de personnes sont des employés personnels de tel ou tel, ou d'une organisation, des volontaires venant à leurs frais (peu fréquent: c'est le cas souvent d'aristos, les aventureros), d'autres sont des suiveurs.... 20 000h, peut-être est-ce juste l'effectif de marins et soldats dûment enrôlés (les forces proprement dites)... Mais y'a quand même toujours un problème pour savoir qui est effectivement compté, qui doit être compté (les domestiques, considérés comme des êtres de seconde zone jusqu'à la Révolution et même après), pour savoir avec quelle rigueur les comptes sont faits et tenus.... Si un minimum de fiabilité est sans doute possible pour les navires de combat proprement dits, la flotte de transport sera forcément un vaste bordel. Cependant faut quand même noter que rien que la flotte de combat comporte une vingtaine de galions de grand gabarit (tendant vers les 1000 tonnes, avec un minimum en Espagne autour de 700), des galéasses très abondantes en effectifs (surtout la chiourme), des caraques et des galères. A côté des petites unités (chébecs, patasses, zabras, pinasses....), ces machins là portent du monde, et doivent embarquer des soldats. Au total, un minimum de 6-7000 marins et un maxi de 9-10 000 n'a rien de choquant, avec beaucoup d'incertitude pour la flotte de transport. Les effectifs de troupes terrestres embarquées pour l'expédition sont aussi une variable selon les sources, mais celles-ci indiquent jusqu'à 18 000 soldats embarqués, et le plus bas chiffre tourne autour de 14 000. Même a minima et avec les pertes en cours de route, l'armada devait bien avoir encore une bonne dizaine de milliers de soldats à débarquer, soit plus que de quoi constituer une tête de pont, et la fourchette basse de l'armée de Farnese, soit autour d'une quinzaine de milliers minimum (et bien aguerris), donnait ainsi un second échelon redoutable.
  12. Les forces de Farnese sont estimées autour de 15 à 25 000h, la fourchette étant large en raison surtout de l'état de santé d'une partie de l'effectif, pas mort ou déserteur, mais indisponible pour fait de maladie (les marais non drainés de cette côte). Donc s'ils étaient comptés, l'effectif devrait doubler. Pour l'armada elle-même, 30 000 n'a rien d'ahurissant étant donné tout ce que la flotte devait transporter: des troupes terrestres, un cortège de suiveurs d'armées, religieux en tête (et leurs aides divers), mais aussi les effectifs d'intendance (surtout pour le débarquement: conducteurs de chariots, palefreniers, maréchaux ferrants....), les domestiques de toute l'aristocratie qui généralement refusait de s'en passer.... Et des équipages surnuméraires pour tenir la longueur de la campagne.
  13. Les navires anglais étaient plus petits et plus courts sur pattes que les Espagnols, et nombre de leurs navires qualifiés de "navires de ligne", sont en fait des navires de commerce hybrides (un cran plus loin que les navires de commerce simplement armés) comme le Golden Hind de Drake. Les Galions espagnols sont moins agiles, mais ils portent nettement plus de canons, sont beaucoup plus résistants (trademark de la construction espagnole pendant toute la période de la marine à voile), et sont plus "blindés". A noter que parmi les très faibles pertes espagnoles au combat, 2 sont à attribuer à une collision :P. Mais il faut surtout se garder des absolus dans cette opération: - les canons anglais portaient plus loin, mais ce n'est pas encore le temps des cadences de batteries.... Et leurs navires de guerre emportent peu de canons par rapport aux galions espagnols, et souvent de calibres bien moindres - la formation défensive espagnole devant Gravelines a bien été en partie dispersée, mais sans réelles pertes, et en aucun cas pour longtemps - la coordination avec Farnese était impossible en timing exact, mais ce n'était pas non plus une affaire de mois, ou même de semaines: quelques jours, une semaine tout au plus. Il voulait cette opération et n'a pas traîné les pieds, et son armée attendait depuis un bail. Les moyens manquaient pour TOUT faire d'un seul coup? Et alors? Etablir une tête de pont n'avait rien de sorcier, et la Manche est rapide à traverser pour organiser une noria de quelques allers-retours, surtout que Farnese avait pour sa part autour de 20 000h (moins que prévu) qui s'ajoutaient aux effectifs d'infanterie de l'armada (au moins encore 4000h valides, sans doute plus) et aux éventuels soulèvements catholiques potentiels en Angleterre (et au moins, il est toujours possible de compter sur l'Ecosse pour se ruer contre les Rosbifs :lol:). Mais surtout, en face, la levée hâtive d'Elizabeth Ière n'avait rassemblé que 4000h pour la défense de Londres.... Et il n'y avait aucune armée permanente, ni aucune formation adaptée aux évolutions militaires continentales
  14. Erreur de génération: Philippe II est le premier Habsbourg réellement espagnol. C'est son père, Charles Quint, qui fut en quelque sorte le dernier héritier des Ducs de Bourgogne, et qui a grandi aux Pays Bas espagnols. Le contingent espagnol en France est réduit, à ce moment (un appoint à la garnison de Paris), l'effort espagnol étant surtout dans un soutien formel et le versement de subsides au chef de la Ligue, le Duc de Mayenne. L'envoi de troupes viendra avec l'entrée formelle en guerre quelques années plus tard, et la tentative d'invasion de 1594-1595, battue en brèche par Henri IV. La Belgique est tout ce ui reste des Pays Bas espagnols, et les revers ne sont pas si nombreux, malgré l'action de Maurice de Nassau: en face de lui se trouve Alexandre Farnèse, pas vraiment un glandu.... Et le front est suffisamment stabilisé pour que l'essentiel des troupes de Farnèse, et c'est tout le but de l'opération de 1588, soit concentrée pour débarquer en Angleterre, ce qu'elles auraient fait si le commandement de l'armada avait été un tant soit peu compétent, et si Philippe II n'avait pas voulu commander depuis l'Escurial. Y'avait quand même de forts effectifs d'infanterie embarqués à bord de la flotte, et surtout la flotte de débarquement construite par Farnèse pour ajouter les troupes des Pays Bas: l'invasion était de fait voulue (par Farnèse aussi dont c'était initialement l'idée), et la volonté de "reconversion" était bien réelle chez un mystique comme Philippe II, comme peuvent en témoigner les importants effectifs de missionnaires, pour l'essentiel jésuites, embarqués sur les navires (où la place est comptée et chère). Le détrônement d'Elizabeth Ière était moins forcément évident comme objectif (les rois hésitent à remettre en cause une légitimité.... La leur fonctionne selon les mêmes principes). Mais au besoin, y'avait toujours d'autres candidats, en l'occurrence le prétendant Stuart, catholique roi d'Ecosse, qui deviendra roi à la suite de la mort d'Elizabeth. Dans les lignes de succession, y'a TOUJOURS un cousin direct ou au Xème degré :lol:. C'est plutôt la foirade (pas la fausse "victoire" anglaise) qui tient du miracle: l'Angleterre n'avait réellement aucun moyen de s'opposer à l'opération, avec une flotte trop petite et en grande partie faite de navires de commerce armés, et une armée de terre peu nombreuse et faite de conscrits et yeomen peu entraînés (et en plus à l'organisation et à l'armement antédiluviens, l'Angleterre ayant été à l'écart des évolutions militaires du siècle). . Même sans le corps de débarquement de Farnèse, au moins pendant un temps (il avait une flotte de débarquement, qui pouvait opérer, même à effectif réduit), l'armada pouvait débarquer de quoi créer une solide tête de pont, et la défendre indéfiniment à moins que l'Angleterre passe en mode "guerre totale" et consacre l'essentiel de ses moyens à réduire cette tête de pont. Qu'une opération unique, éclair et massive ait été impossible, ça n'enlève rien au fait qu'un chef compétent aurait pu étaler dans le temps une invasion aux premières étapes plus prudentes et méthodiques, ce que d'ailleurs recommandaient àa la fois les conseillers de Medina Sidonia.... Et Farnèse lui-même qui ne demandait qu'un peu de temps. C'est quand même la leçon de l'opération: les combats tant vantés par les Anglais, leurs fameuses poudres qui portaient plus loin que les canons espagnols, la très "médiatique" attaque de brûlots devant Gravelines.... N'ont fait aucun dégât significatif à la flotte espagnole qui gardait toute sa puissance stratégique. Par ailleurs, l'Angleterre n'avait pas les moyens de maintenir un effort de guerre, comme le prouveront les lendemains de la tentative espagnole, avec des équipages et troupes démobilisés sans paie. Elizabeth Ière avait une réputation de radinerie extrême.... Justifiée par l'état de ses finances. En ce sens, la "contre armada" fut en grande partie une affaire privée sur commande/autorisation de la couronne, et son financement royal fut un effort ponctuel non reproductible. Faut quand même pas minorer non plus l'opération espagnole: un front parmi d'autres, oui, mais pas un front mineur. C'est un investissement colossal, et une perte sèche de moyens financiers et de ressources militaires (plus les marins et les soldats qualifiés que les navires, assez vite reconstruits). Même à cette époque de la puissance espagnole, il faut rappeler que la totalité des recettes de la couronne est équivalente, grosso modo, à celles des recettes de la couronne française (pré-guerre de religion: évidemment, quand y'a bordel, plus rien ne rentre) qui compense en démographie et économie agrarienne et artisanale ce que la couronne espagnole a via son empire (les problèmes économiques de l'Espagne ont commencé à naître: coût de l'effort de guerre permanent, surtout aux Pays Bas et en Italie, démographie saignée par les guerres et surtout l'émigration vers le Nouveau Monde, surtout des plus dynamiques, champs laissés en friche, céréales remplacées par des pâtures, corruption endémique et très impactante, endettement qui anéantit même la fortune des Sugger, financiers et fidèles soutiens des habsbourgs....). Les 7 "tercios Viejos" de l'orbat espagnol, à eux seuls (ce sont eux qui font la réputation de l'infanterie espagnole, comme seules troupes réellement permanentes) bouffent les 2/3 du budget de l'armée de terre en temps de paix (relative). Inhérent à toute campagne maritime de l'époque: il faudra attendre plus d'un siècle et demie encore avant que l'emport de fruits et légumes frais soit déterminé comme remède contre la maladie qui fait toujours plus de 90% du total de ces victimes, le scorbut. C'était un terrien, un homme sans esprit d'initiative, un attentiste, écrasé par l'énormité de sa tâche, et surtout, sa seule "qualité" était d'obéir aveuglément aux commandements de Philippe II, envoyés par de longues corresondances très lentes depuis Madrid. Pas besoin de lui dorer la pilule :lol:. Il semble qu'il était plutôt dans un dispositif d'attente depuis 1587; la conquête de l'Angleterre était une idée qui à la base émanait de son clan, de son ambition personnelle, et qui a été reprise, différemment, par Philippe II. Son armée est restée l'arme au pied jusqu'en septembre où la fin des derniers espoirs concernant l'armada lui ont fait changer complètement ses plans. L'offensive majeure qu'il préparait dans les années 1587-1588, c'était l'opération en Angleterre ;).
  15. Ca a un sens (même si l'attaque brusquée et massive n'est pas dans leur mentalité de joueurs de go), étant donné qu'ils sont la puissance dont l'ascension, par elle-même, nécessitera, voire imposera, un changement important de certains équilibres (flux de matières premières et de marchandises, sphères d'influence....). En tant que "stratégiquement agressé" et sur une pente de déclin relatif, les USA sont l'autre facteur majeur d'instabilité potentielle. Mais bon, personne ira envahir les Chinois: z'avez vu comme c'est trop pollué chez eux? Faudrait vacciner massivement les pioupious contre.... Genre tout et sans doute plus. Et acheter des tenues NBC faites pour vivre et combattre en permanence dedans.... Personne investira pour ça. Trop cher :lol:.
  16. Est-ce un problème: - de mauvaise volonté (des apprenants, des enseignants, des 2)? - de méthode, cours, technique, contenu? - plus prosaïquement, de manque totale de pratique "vivante" en dehors des cours "formels"? Un truc à noter quand même: même si le français n'est plus ce qu'il a été, c'est pas juste un patois local parlé uniquement dans son petit carré de boue. Les occasions de le lire, le parler, l'écouter et d'y être confronté sont plus nombreuses, et pas qu'un peu Et à quoi ne pas "leur" donner tort? Aux arguments dont Leterme s'est fait l'écho euphémisant, d'une "infériorité culturelle" (vu que l'argument de la race peut pas prendre dans ce pays), d'une flemme native et inhérente à la nature profonde des Wallons? Vu de France (j'entends bien vu d'ici, à vous qui êtes dans la baignoire -ou plutôt beignoire ;)- belge), les mouvements flamingants et assimilés, c'est un peu ça le fond de leur discours, avec un peu trop de références faussement innocentes genre "personne ne juge personne, on veut juste chacun chez soi" (mais répété 1000 fois dans un discours).
  17. Heureusement que je masque nettement mieux ma triple identité sur ce forum :O 8)! Vous n'êtes pas près de relier les pseudos Zamo.... et Rolan.... à mon adresse IP :P :lol:.
  18. Mais c'est fou ce que la quantité de champignons potentielle reste un stabilisateur et un garde-fou pour les Gengis Khan-wannabees :lol:! Si tout le monde avait la bombe, il n'y aurait que la paix universelle: celle des voisins qui se haïssent mais ne peuvent pas taper, ou celle des cimetières .
  19. D'après ce que j'avais compris, les fonds publics et montants issus des divers systèmes de redistribution et transfert que les Flamands refusaient de plus en plus aux Wallons, toutes ces sources de fric n'étaient pas supprimées.... Juste réaiguillées :lol:. Que voir sinon que ceux qui, pendant une période de temps plus ou moins brève, ont du fric, s'attribuent beaucoup de vertus (raciales, culturelles ou "morales") expliquant soi-disant ce fric, et au besoin disent que ceux qui en ont moins sont des glandus (tant qu'à faire, ça flatte l'ego)..... Donc les Flamands devaient être des glandus pendant les XIXème et XXème siècles ? Les Allemands en ce moment ne font rien d'autre, vantant leurs efforts et leur vertu budgétaire alors même que leur obsession de la monnaie sacrifie tout investissement en Allemagne au profit de la rente des générations de baby boomers (il est vrai très nombreuses); mais noircir les "économies club med" que par ailleurs l'Allemagne avait voulu dans l'euro à un certain moment (quitte à se présenter comme le gentil naïf abusé après coup :P), ça aide dans le discours officiel pour faire passer les restrictions auprès des pans de population qui en prennent plein la gueule pour pas un rond (jeunes, länders de l'est, personnes peu qualifiées). Question aux Belges: à quoi ressemblent les grands profils de militants autonomistes/indépendantistes flamands? Quelle est la sociologie moyenne du militant (pas du simple votant) un tant soit peu actif (panneaux, gueulantes, emmerdeur de mairie, colleurs d'affiches....)?
  20. Quand ils auront plus de gamins, qu'ils seront tous vieux et que leurs terres seront sous l'eau :lol:?
  21. Quand un Anglais te balance Crécy-Poitiers-Azincourt, tu lui réponds Patay-Formigny-Castillon, avec en complément le rappel qu'ils ont été complètement virés du continent... Ca remet les patates au fond du sac :lol:.
  22. La grande question est donc de savoir quelle sera la réaction de la population d'Abidjan, ou de certaines parties d'entre elles, quand (ou si) les casques bleus répliqueront. Blé Goudé et les autres mouvements pro-Gbagbo n'attendent que l'occasion pour matraquer dans les médias que les onusiens ont sauvagement tiré dans la foule :P.... mais qu'en sera t-il de la réaction populaire?
  23. Surtout que les Anglais ont tendance à oublier leurs occupations, même s'il est vrai qu'elles sont anciennes: occupation danoise et norvégienne, mais surtout occupation française/normande/angevine qui fit de l'île une colonie de seigneurs féodaux français qui n'y ont pas beaucoup habité ou même résidé avant d'être complètement chassés du continent.... Et ces seigneurs se sont bien foutus de parler anglais avant le XVème siècle. Pour faire un test, faut demander à un Anglais quelle était la capitale anglaise entre les XIème et XIIIème siècles: quand tu leur réponds "Rouen", ils apprécient peu :lol:. Pour la 2ème GM, il a depuis quelques temps beaucoup d'historiens britanniques qui reviennent sur les certitudes acquises et osent faire un peu trembler la statue du commandeur de Churchill et son choix de l'allégeance aux USA (quoique lui se faisait des illusions)
  24. :lol:T'es vache: ils ont écrasé l'Irak de Saddam, 2 fois, même. Evidemment, y'a eu des complications après le 2ème coup. Et ils ont gagné la Guerre Froide :lol:: ils y tiennent beaucoup à celle-là :lol:! Et faut pas oublier la Grenade et Panama: victoires totales! C'était un peu caricaturé, plutôt pour dire que chez keegan, le soldat britannique est supérieur à tout autre presque "par essence": la métaphore raciale aurait aussi pu être religieuse tant il semble partir du postulat que c'est comme ça.... En ignorant souvent les débâcles, les erreurs, les conneries, les défaites, la nullité dans tel ou tel cas.... Parce que ça l'arrange bien ou qu'il a vraiment trop lu de littérature type "Waterloo Industry". Encore un qui doit rester convaincu que Dunkerque est une victoire et que l'Angleterre est un "vrai vainqueur" (au sens stratégique profond) de la 2ème GM qui aurait tenu que la Manche soit là ou non . Et son idolâtrie pour les officiers britanniques (pas forcément la plus justifiée :lol:) a quelque chose de maladif.
  25. Keegan est extrêmement chauvin et même s'il a beaucoup apporté par son approche novatrice de la guerre comme fait civilisationnel et le combat "à l'échelle du combattant", pour le reste, il parle souvent de périodes qu'il connaît mal et voit son jugement très faussé par un peu trop de littérature jingoistique faisant de l'Anglais moyen le guerrier ultime génétiquement supérieur à tout autre.... Au point parfois de quelques ridicules.
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