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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
Y'en avait pas vraiment des masses, ils sont apparus tard (les Brits auraient pu agir librement avant), et leurs limitations en termes de rayon d'action fait quoi? Les Brits n'auraient pu pénétrer les estuaires? Ca va, la RN aurait pu supporter ça :lol:. Sûr que le Nord aurait eu moins de masses d'immigrants à balancer direct au front sitôt arrivés.... Avec une pression accrue pour l'enrôlement sur la population existante, donc plus de problèmes sociaux et de troubles violents (comme la grande émeute de NY dépeinte dans Gangs of NY), augmentés par les problèmes économiques causés par le blocus. Mais les forceurs de blocus, c'est du pittoresque et du détail quantitativement: épique, mais anecdotique. -
La tutelle habsbourgeoise n'était pas dure, les monarques populaires et tous cousins, les élites plutôt tradi, les germanophones très bien placés dans l'Empire.... Et surtout ils étaient radicalement anti-prussiens, et encore plus avec le catholicisme comme socle. Même si les Habsbourgs avaient été maladroits, tout indique que le Prussien suscitait bien plus de ressentiment, voire de mépris. Un pangermanisme prussien affirmé aurait au contraire eu toutes les chances de resserrer les liens avec les Habsbourgs qui était loin d'être aussi fragile que les manuels le présentent souvent, surtout avec la direction plus collégiale de l'après-réforme qui a vu l'arrivée de la double couronne. Les années 1890 sont celles de l'affaiblissement des agitations nationalistes, Tchèques en tête. Mais la question n'est pas d'une Prusse/Allemagne du Nord affaiblie; juste moins forte ET avec un Empire austro-hongrois plus conséquent, soit un équilibre d'une autre nature. Et dans cet équilibre, toujours militairement à l'avantage de la Prusse/Reich du nord, Russie et France peuvent peser autrement. Autre point, Guillaume Ier n'a été couronné Kayser qu'à contrecoeur: il tenait plus à la couronne de Prusse. Traditionnaliste et non pangermaniste, il aurait sans doute respecté l'état de fait d'une Allemagne du Sud intégrée à la légitimité habsbourgeoise, tout comme la Russie aurait tempéré les calculs de Bismarck. Guillaume II kayser d'un tel Reich aurait pu lui verser dans le pangermanisme qui l'a animé, mais pas forcément en se tournant vers le sud: un nord moins agricole, plus industriel et commercial aurait encore plus orienté sa passion pour la marine et la volonté de développement outre-mer.... Avec pour effet corollaire, comme dans l'Histoire, d'alarmer les Brits ne souhaitant pas voir émerger une puissance maritime conséquente. Au final, ce scénario ne concerne réellement qu'une variation sur l'orientation d'Etats allemands du Sud (sans doute guère plus de 10 à 15 millions d'habitants en cumulé) qui étaient acquis à "l'idée allemande" mais pas au pangermanisme et certainement pas à une Prusse qu'ils détestaient dans leur très grande majorité. Historiquement, il s'en est fallu de 3 microcouilles de chameaux pour qu'ils ne rejoignent pas le Reich, même contraints et forcés et impliqués dans la guerre franco prussienne contre leur gré (ils souhaitaient voir l'Autriche intervenir avec la France pour s'en dégager). Une Autriche-Hongrie avec cette "masse" allemande en plus eut été sans doute plus solide encore. Mais le point est que l'Europe centrale aurait été divisée entre 2 puissances moins déséquilibrées, toutes deux frontalières directes de la France ET de la Russie. Un jeu à 4 qui change tout.
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what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
Oui, mais la Gibi importe du coton du sud pour le transformer, donc le revendre ailleurs avec nettement plus de marge: c'est un des moteurs de son industrie textile. Et le litige avec le Nord est son refus du libre-échange: son protectionnisme, juste avant la guerre, n'a fait que grimper, ce qui motivait les anti-Union en Angleterre. Si le scénario part du principe que les pro-guerres ont eu un peu plus d'écoute et les anti un peu moins, le schéma fonctionne. Côté français, le problème du blocus est le même pour les industries textiles coupées de leurs appros et les exportations vers le nord handicapées par le protectionisme. Plutôt l'impression que l'histoire de la dette mexicaine était le prétexte pour l'action, pas la raison: la créance de la France était nettement plus petite que celle de la Gibi ou de l'Espagne.... Et ces 2 dernières se sont barrées vite, alors que la première y est allée franco, et pas à l'économie, ce qui donne plutôt l'impression que le motif géopolitique primait tout, à savoir créer un Etat-client suffisamment solide pour tempérer les ardeurs américaines. Et dans cette optique, le Sud semble un meilleur candidat que le Mexique. Pour le versant opérationnel sûr: La Gibi est en mode guerre navale dure et trucide le commerce du Nord, anéantissant sa petite flotte de guerre pas vraiment au niveau technique. Le Warrior aura au moins servi une fois :lol:! Un minimum de 50 000 soldats pros (locaux et métropolitains) sont postés à la frontière, soutenus par une mobilisation partielle des milices territoriales fournissant un contingent de 20 à 30 000h sans effort lourd, avec de la réserve derrière. La France? Mexique ou Sud? Difficile de voir Napoléon III essayer de mener les 2 de front. -
Emeutes et évolutions dans le monde Arabe
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Ouais, et surtout parce que ça arrange bien l'AKP, le versant nationalistes-républicains-armée étant la seule faction organisée ayant une taille et une structure suffisante pour peser par rapport au parti islamiste "gentil" :P.... Faut quand même revenir sur terre et voir qu'il n'y a que comme ça que fonctionnent les rapports de pouvoir au sein d'un régime, même démocratique. -
Le problème est qu'une réserve massive, ça coûte, ça mobilise des ressources, et plus elle est à la ramasse sur le plan opérationnel, plus les politiques peuvent trouver logique de s'en passer, partiellement ou entièrement, et ce surtout si la conscription est de plus en plus mal vécue. La conscription universelle, surtout une de 2 à 3 ans voire plus, est un effort "anormal" demandé à une population. A moins d'avoir une menace immédiate et massive, réellement le couteau sous la gorge (ce qui a un peu disparu, sauf la menace iranienne qui ne passe pas par des colonnes blindées), le sentiment de nécessité peut rapidement disparaître, et ce d'autant plus que l'évolution socio-culturelle (individualisme, "occidentalisation", consumérisme...) a un effet généralement drastique sur l'esprit de défense.
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Pourquoi la Suède? Pression de qui? Elle est tranquille dans sa péninsule, avec les Norvégiens à gérer.
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what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
De facto, les conséquences sont stratégiques, réellement majeures: la stratégie dite "du serpent" (étouffer le commerce du Sud) est écrasée, le commerce du nord atteint (son cabotage surtout).... Mais surtout, il s'agit réellement d'une entrée en guerre pleine et entière côté britannique. De ce fait, le Nord ne peut que calculer avec le fait d'avoir un front nord qu'ils ne peuvent ignorer, ni vider de troupes, ce à quoi les Brits sont aussi forcés de répondre, même si aucun franchissement de frontière autre que de petits coups de main n'a lieu. Mais des ressources importantes sont mobilisées, qui ne vont pas au front contre le Sud. Côté effectif, il est douteux que les Brits puissent envoyer de métropole même 50 000 pros; 30 à 40 000 semblent un maximum, qui s'ajoutent évidemment aux milices locales et aux quelques formations professionnelles canadiennes. Même reconstituée, l'armée impériale n'est pas énorme. En 1861, l'expédition du Mexique n'est pas encore lancée .... Une France et une Gibi plus décidées ne laisseraient-elles pas tomber le Mexique au profit d'une opération à visées analogues, mais plus sérieuse, avec le Sud des USA? Créer une puissance capable de tempérer le Nord? Les Gibi sont après tout aussi de l'expédition mexicaine au début. Avec les Espagnols, qui ont aussi eu leur part dans l'attitude européenne envers les Confédérés. Ces 3 puissances ne verraient-elles pas dans la guerre de sécession une meilleure occasion? Dès lors qu'on part du principe que Gibi et France sont plus décidées, je vois mal le calcul mexicain peser d'un lourd poids et les 2 puissances, en l'occurrence surtout la France, disperser leurs moyens sur 2 théâtres. Un arbitrage semblerait logique. Moins pour les troupes envoyées proprement dites que pour le financement et le soutien plus sérieux du sud, comme un investissement qu'on veut voir réussir. Surtout que dès lors qu'il s'agit d'une déclaration de guerre en bonne et due forme, pour le blocus agressif des Brits, il devient là question de voir son camp gagner, ou en tout cas l'autre ne pas avoir trop de marge. Donc un soutien important à un Sud en grave déficit démographique et industriel par rapport à son adversaire. Ils ont quand même reconnu la Confédération comme un Etat légitime.... Ca laisse des options. -
L'optique de la "Grande Allemagne", c'est-à-dire une Allemagne habsbourgeoise, c'est justement une Allemagne non définie strictement par le sang et la langue, donc une Allemagne réellement "impériale" qui intègre aussi de vastes populations non allemandes (Hongrois, Tchèques, Slovaques, Polonais, Ruthènes, Italiens, Slaves du Sud....). Soit l'Empire Austro-Hongrois tel qu'il était, auquel se seraient ajoutés les Etats allemands méridionaux, soit sur le plan strictement géopolitique, une Allemagne prussienne moins démographiquement puissante et un renforcement net et important des Habsbourgs qui deviendraient voisins de la France sur le Rhin, la Prusse ayant juste la partie entre Palatinat et Belgique. Cet empire habsbourg là serait plus puissant, avec une dimension allemande (plus "stable" dans la géopolitique interne) plus importante (et le sud de l'Allemagne est alors en plein boom démographique et économique) qui lui offrirait aussi une occasion de se réformer plus en profondeur. En 1900, l'empire pesait autour de 50 millions d'habitants; cet empire là en ferait sans doute plutôt 60, avec corollairement un Reich protestant plus réduit autour de 50 millions d'habitants. Plus moderne, plus dynamique, plus organisé et intégré, plus homogène, mais moins absolument dominant. Avec en outre l'impact sur la géopolitique européenne: un autre équilibre pourrait alors exister sur une rivalité plus ou moins grande entre les 2 (avec avantage net de la puissance côté prussien), tempéré par la France et la Russie, avec l'Angleterre en garde-fou.
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Toujours des histoires de recrutement, de composition des forces armées :lol:..... Mais sous un angle moins théorique et plus fondé sur des exemples particuliers. Le point ici est d'évoquer des histoires et événements, des unités voire des armées, composés d'éléments pas vraiment considérés en temps ordinaires ou selon les logiques traditionnelles, mais qui ont développé une efficacité rééelle, voire à l'occasion exceptionnelle, que ce fait soit ponctuel (unités improvisées, voire levées spontanées), ou structurel. Ainsi, à la va vite, cela peut concerner: - la longue histoire et tradition des bataillons de marche bricolés au dernier moment en raclant les cuistots, les mécanos, les nettoyeurs de chiottes.... - les levées locales qui ont formé des unités solides, voire parfois élitaires (un exemple "haut du spectre" avec l'hidalguia espagnole, à l'origine des premiers tercios, qui vient à la base de pégus et locaux combattant à mi-temps et levés à contrecoeur par l'aristocratie espagnole incapable de fournir des effectifs) - des unités spécifiques comme les Amazones du Dahomey, le Bataillon Sacré de Thèbes (formé de couples homos :lol:), les milices communales flamandes ou paysannes suisses (évolution de milices citadines post-romaines, dont les italiennes furent les dernières efficaces, mais qui ont changé radicalement certaines idées reçues) - des armées entières constituées en douce, voire pendant une occupation, et qui se sont révélées d'un coup (la Haganah en est un exemple récent) Bref, des forces armées qui ont parfois recruté le fond du panier, parfois utilisé des ressources humaines considérées comme non pertinentes militairement, et qui ont marché, qu'elle soient devenues un système institutionnel ou n'aient eu qu'un "moment" d'efficacité. Je suis encore en train d'étudier le bataillon sacré de Thèbes sur lequel courrent beaucoup d'infos contradictoires. Mais il s'agit bien d'une unité qui, à la base, n'était faite que de conscrits à temps très partiel, comme partout en Grèce, et qui en quelques mois s'est transformé en un groupe terriblement efficace au point d'être l'unité de tête qui enfonça l'élite de la phalange spartiate à Leuctres (avec un rapport de 1 contre 2 en faveur des Spartiates): le coup de l'ordre oblique n'explique pas tout. Les Amazones du Dahomey sont un autre exemple des "incongruités" de l'Histoire de la Guerre; beaucoup de rumeurs sensationalistes ont aussi couru sur elles, oubliant facilement le reste de l'armée du roi du Dahomey, plus "tradi", sans doute parce que médiatiquement sans intérêt. Il n'en reste pas moins qu'il s'agissait d'une unité de 4000 femmes environs, sélectionnées, recrutées très jeunes et entraînées inlassablement (y compris avec des formateurs mercenaires occidentaux), eles formaient un corps à la culture puissante, au statut très à part. Réparties en 4 "spécialités" (fusilières pour l'appui, faucheuses à machettes pour le contact, porteuses de sagaies pour le flanquement, chasseresses pour la reco et le harcèlement) formant les unités opérationnelles, elles ont révélé une efficacité impressionnante compte tenu d'un armement peu moderne au global, et une combativité étonnante.
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C'est justement la question: la guerre classique semble un spectre improbable, vu que la Syrie n'a pas l'air de pouvoir redevenir une vraie menace, et que l'Egypte (dont l'armée va plutôt pas mal) n'est pas forcément si près que ça de voir des excités barbus et verts lancer la conquête du monde omnidirectionnelle. Et l'Iran est un adversaire potentiel à coups de missiles, pas de troupes. Qui plus est, l'aviation est le premier outil de la guerre classique israélienne, désormais. Reste le spectre contre-insurrectionnel/contre-guérilla, et une version assez spécifique car les adversaires restent les mêmes, soit 2 mouvements terroristes organisés et structurés, de taille significative, très financés et disposant d'un arsenal moderne et varié. Soit le seul endroit au monde où l'idée d'une "techno-guérilla" puisse avoir un semblant de réalité. Mais contre cette menace, Tsahal n'a pas besoin d'un grand format, et n'a certainement pas besoin d'une vaste réserve. Ce format maximum reste une arme de dissuasion, un spectre fondamental de la menace qu'Israël peut représenter si quelqu'un vient lui chercher des poux dans la kipa (c'est plutôt chez les papillotes-borsalino qu'il faut les chercher :lol:). Mais là, c'est une forme de guerre qui requiert un niveau d'expertise et de maîtrise toujours plus grand, d'intégration interarme et de modernisation toujours plus poussés (donc du professionalisme et/ou du service long requis en plus grande proportion), et la réserve pourrait apparaître comme un gadget de plus en plus inutile à mesure que les coûts grimpent, que la chapelle/lobby aviation marque son territoire (de même que le "tout antimissile"), que l'absence de menace classique dure.... Et vu le niveau d'entraînement de la réserve, c'est comme voir le chien avoir la bave aux lèvres: une occasion tentante de dire qu'il a la rage et qu'il pue.
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Non mais ce sont les 2 dangers auxquels l'armée de terre israélienne doit faire face: 2 savoirs-faires et logiques différentes. On voit tous les problèmes que des armées professionnelles ont pour essayer de garder la possibilité de faire correctement les 2 (sachant quand même que elles doivent le faire dans des circonstances plus dures et complexes: en projection lointaine, avec des adversaires différents et peu d'effectifs).... Tu crois franchement que les conscrits peuvent être bien formés pour ces 2 optiques? De fait, y'en a un qui est défini comme priorité, et l'autre qui passe au second plan.
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Dans le registre des What ifs, celui-là est maousse et stratégique, mais offre le cadre de réflexion aux guerres qui auraient pu être et ne pas être (telle est la.... Oups!). C'est un truc qui me tarabuste bien depuis que j'ai pas mal étudié l'histoire de l'unification allemande, et surtout la timeline très fragile qui l'a faite. Le postulat de base est que l'unification allemande progressive se fait bien, mais pas complètement, ou plutôt qu'elle se fait avec 2 pôles. Ce scénario suppose en fait que l'Autriche se démerde un peu mieux et surtout reçoit un soutien plus actif et réaliste de la France, avec une Angleterre étudiant mieux ses données démographiques et économiques pour appliquer sa politique d'équilibre européen, toutes choses qui ne sont pas passées loin de se produire: - il y avait en Angleterre une partie de la classe politique qui redoutait l'unification allemande comme menace importante eu égard au différentiel de population et de puissance économique par rapport à une France un peu larguée et à une Autriche à la ramasse - Napoléon III n'était pas si obnubilé que ça par le principe des nations qu'il ne sentait pas et le danger d'une "Petite Allemagne" (la mal nommée parce que en fait la plus puissante) sous direction prussienne, et qu'il ne sentait pas non plus l'ambiguité intrinsèque d'avoir une telle construction avec les catholiques allemands mis à la périphérie, avec leur centre viennois carrément en dehors - dans les Etats allemands catholiques, mais aussi dans les Etats allemands protestants rhénans et du sud, le soi-disant engouement pangermanique pour la Prusse souvent décrit dans les manuels était en fait réel uniquement dans de petites minorités d'élites des grands centres urbains. Une bonne partie de la bourgeoisie, les populations ouvrières et surtout la paysannerie et le monde rural, élites en têtes, étaient anti-prussiens, souvent au dernier degré. Si l'unité allemande est une idée qui a une large audience dans les Allemagnes, la question de la "Petite Allemagne" sous égide prussienne n'est clairement pas dans les préférences de beaucoup de monde, les Habsbourgs semblant les patrons naturels de l'idée allemande, dans l'optique d'une "Grande Allemagne". - La Russie, à l'époque préoccupation principale de Bismarck et pilier de l'ordre européen, avec la force monolithique qu'elle dégage (au moins en apparence), n'a pas grande envie d'avoir un seul grand voisin à l'ouest. - Enfin le Danemark, partie prenante au débat, peut jouer les puissances d'appoint Le scénario est donc que le Zollverein, soit les Etats d'Allemagne du Nord, procèdent à leur unification progressive et réalisent l'intégration au sein d'un Reich allemand protestant, mais trouvent une opposition plus unifiée des Etats méridionaux et rhénans, soutenus conjointement par la France et l'Autriche réconciliées malgré l'histoire italienne (ce qui n'est pas passé loin d'arriver). La Grande Bretagne, sans intervenir, adopte une attitude plus clairement ancrée de soutien à cette opposition, et la Russie fait moins dans l'ambiguité et dit franchement que la volonté des Etats opposants, qui reconnaissent le patronnage de Vienne, doit être respectée. Bismarck a la volonté forte de venger la reculade d'Olmütz face à l'Autriche, mais face à une oppistion sérieuse, ce ne sont que des mots. Il refuse l'idée de 2 Allemagnes au profit de l'unitarisme prussien, mais là encore, si Vienne a du soutien, ce ne sont que des mots et des grands fantasmes. Résultat des courses, le Reich allemand se contente d'être protestant et nordiste, et n'avale pas le Bade, le Wurtemberg, la Bavière, la Hesse, le Palatinat ne rejoignent pas le Reich, et il est à douter que la Saxe en ait grande envie (elle y a été contrainte, historiquement). Une forme d'intégration en ensemble unifié au moins pour la question militaire, se fait jour afin de concourir du plus "confédéral" Empire Austro-Hongrois: quel que soit le statut, le mouvement tend vers une intégration économique (réseau ferré....) et militaire/diplomatique (un genre de grand protectorat). De fait, un tel scénario implique quoi selon vous? Possibilité d'une guerre centrée sur l'affrontement Autriche-Prusse, avec divers degrés d'implication des autres pays? Mais surtout, quelle histoire vient après ça?
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Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
C'est toute la question: en cas d'implication directe de la France et du RU, y'aurait-il pu y avoir une stratégie unifiée? Déjà un truc: si la France y était allée, ça veut dire qu'elle serait pas allée au Mexique (la guerre de Sécession commençant avant l'affaire mexicaine), ce qui lui aurait laissé de la marge de manoeuvre. Mais sa capacité de projection maximale aurait difficilement dépassé les 100 000h, et même plutôt 75 000 avec pour optique de maintenir durablement cet effectif. Tout comme les Britanniques n'auraient pu envoyer sans doute pas plus de 50 000h de leur armée pro, auxquels se seraient ajoutés les troupes locales, certaines pros mais pour l'essentiel issues de milices (ce qui ne les déparerait pas de leurs adversaires). Quelque chose de pas négligeable, même si loin des masses à l'oeuvre; mais la vraie question eut été de savoir si ces effectifs somme toute modestes eussent pu leur permettre de peser de suffisamment de poids dans les décisions d'EM. Sans doute quand même, vu que l'optique d'une telle implication aurait impliqué un effort logistique et financier très important pour soutenir le Sud, et avant tout équiper ses troupes. Mais bon, faudrait qu'Akhilleus donne un cadre au What if ;): des conditions, des circonstances, bref des règles pour pouvoir jouer :lol:!!!!! On sait même pas sur quoi délirer: - implication de la Gibi: si oui, jusqu'à quel point? A partir de quand? - implication de la France: à quel niveau? A partir de quand? La France a aligné sa diplomatie sur l'idée de partenariat avec la Gibi, donc l'attitude des 2 est conditionnée par Londres s'il est question que les affaires deviennent très sérieuses. La Gibi a des intérêts conflictuels dans l'histoire: dépendante comme la France du coton du Sud pour alimenter son industrie (mais des approvisionnements altenatifs, même si de qualité moindre, sont possibles, et y recourir est ce qui est arrivé), la Gibi a un grand besoin du débouché commercial du nord, aussi taxé soit-il (mais la hausse des tarifs pourraient être un motif de guerre). Outre le domaine économique, il y a la question vraie et entière de la montée en puissance américaine, mal vue par Londres qui voudrait un contrepoids à cette puissance, même si elle n'est encore qu'économique. Mais la question là est le timing avant tout, et le degré d'implication. -
Ca c'est pas les priorités: c'est l'ensemble du spectre à couvrir. Et la priorité du moment, c'est la guerre urbaine/contre-insurrectionnelle (la défense antimissile, ça passe pas trop par les conscrits :lol:). Avec une armée conscrite, c'est que forcément l'optique "conflit classique" en pâtit. Et encore, ça c'est pour l'active. Mon questionnement principal portait sur la valeur des réserves: 1 mois de rappel annuel, c'est comme les Suisses grande époque: ça permet de maintenir des unités qui peuvent assez rapidement remonter en puissance, mais pour une tâche et une seule. Parce qu'en l'état de l'armée de terre israélienne, la tendance a été à la contraction, à l'alourdissement des unités, à leur complexification (interarmisation....) allant de pair avec leur autonomisation, à la technologisation (battlenet, drones....), toutes choses demandant une formation plus longue, mais surtout une pratique plus longue. Comment la réserve, qui forme quand même la plus grande partie de l'effectif maximal, peut-elle être tenue au goût du jour à un niveau satisfaisant? La spécialisation sur une seule tâche est la seule solution, et encore.... C'est quelque chose qui se voit dans d'autres armées: un décalage de plus en plus grand entre les exigences du métier et les divers types de troupes (exemple caricatural avec la question des futurs ex-régiments de réserve SAS).
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what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
De fait, l'obsession pour l'ordre serré, le conservatisme absolu des généraux US (pire encore que celui des Européens: ils sont obsédés par l'imagerie napoléonienne), l'absence de réflexion et de recul face aux implications des armements modernes (fusil rayé à haute cadence en tête), la recherche monomaniaque de la bataille pour la bataille (encore plus au Sud qu'au Nord).... Tout concourt à imposer cette attrition brutale et ces concentrations absurdes qui impliquent par elles-mêmes encore plus de morts que les batailles (maladies, insalubrité, infections) alors que le théâtre d'opération est gigantesque et les objectifs stratégiques nombreux. La faible formation de troupes essentiellement faites de conscrits rapidement entraînés contraint aussi à cette attitude, même si elle eut pu être employée autrement. -
août 1945 ,une guerre entre les soviétiques et les USA ,sa aurait donné quoi ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
Je crois plus volontiers à la pertinence, à grande comme à petite échelle, d'avoir le plus possible d'unités "pensantes", sans pour autant négliger le fait que plus il y en a, plus la logistique est lourde (chaque entité doit en avoir une en propre, et celle de l'échelon supérieur doit entretenir plus d'axes) et plus la coordination est difficile. De plus, chaque grande unité est plus fragile (surtout vu la doctrine soviétique) quand les pertes surviennent. Et en mai 45, beaucoup sont atteintes. -
Ben faut quand même voir un truc: une armée de conscription, même avec 3 ans d'active, ça ne peut être (bien) formé qu'à une seule tâche dominante, pas à 2 et certainement pas à aucune forme de polyvalence. Même si la conscription permet d'avoir accès à un vivier de qualité, ce n'est pas celui-ci qui dicte la qualité générale quand la mobilisation d'une classe d'âge est totale. C'est sans doute aussi pourquoi l'armée de l'air a autant de poids et de priorité comme arme: c'est sur elle que repose la crédibilité de Tsahal pour contrer une menace classique/symétrique/étatique (l'aviation comme meilleure arme antichar). Mais si l'armée de terre est amenée à s'orienter surtout vers la menace contre-insurrectionnelle/asymétrique (mais conçue en haute intensité), une partie significative de sa doctrine devra disparaître, au moins pour une bonne partie des unités.
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what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
Au total, faut rappeler quelques réalités: - Nord = 22,5 millions d'habitants (2,1 millions mobilisés sur toute la guerre) - Sud = 9 millions d'habitants (880 000 mobilisés sur toute la guerre, soit une proportion TRES élevée de la population masculine en âge de se battre; entre les 2/3 et les 3/4, dans une pyramide des âges très jeune, ce qui veut dire qu'outre solliciter fortement cette population, ils ont du racler les fonds de tiroirs question qualité) Ce à quoi il faut ajouter le fort différentiel de potentiel industriel et de réserves financières (bien que l'activité bancaire du Sud soit loin d'être négligeable, eu égard aux vastes réserves accumulées, au commerce maritime et aux business qui vont avec; par ailleurs, le Sud est libre-échangiste, le Nord industriel fortement protectionniste), et le taux de couverture par réseau ferré, bien plus dense au nord. Evidemment, placer les brits et Français dans ce business veut dire que le Nord est menacé via le Canada, soit obligé de diviser son effort de guerre. La simple présence de forces britanniques conséquentes sur la frontière, assortie de raids ponctuels et de mouvements menaçants en cas d'entrée officielle en guerre, suffirait à divertir une bonne partie des forces de l'Union, peut-être suffisamment pour enlever à celle-ci les avantages stratégiques dont elle bénéficie et qui lui ont permis de mener plusieurs fronts majeurs simultanés, là où les Confédérés ne pouvaient que jouer la concentration et opérer avec un seul front principal. Vu le différentiel de qualité côté officiers, et surtout Etats-Majors, la balance eut été sérieusement modifiée. Mais pour cela, les forces britanniques eussent dues être importantes: une armée de manoeuvre de 80 000h au moins, avec une réserve/un deuxième échelon équivalent, même si la moitié aurait du être composé de milices. Après, c'est aussi une question de moment: les chiffres n'ont pas à être si élevés pour ce qui concerne les premières années, mais à partir de 1863, le Nord monte en puissance de façon massive et avec pour la première fois un début d'organisation et de coordination. Des Brits entrés en guerre devraient donc être capables de pouvoir défendre leur territoire canadien. Quelques détails aussi sur la nature et l'origine des pertes militaires, pour dimensionner et mieux penser certaines choses: - 360 000 soldats de l'Union et 260 000 Confédérés ont été tués par la guerre - des 2 côtés, les 2/3 de ces pertes sont dues aux maladies (insalubrité et densité d'occupation des camps, contamination de l'eau, faiblesse des moyens de lutte), et dans une seconde mesure aux infections suite aux blessures (manque d'eau, pas d'antiseptiques, chirurgiens pas assez nombreux et capables....): sur ce plan, cette guerre est la dernière des guerres anciennes, pas la première "moderne". - le canon ne cause que 5% des pertes au combat: le fusil à répétition est la première cause de pertes, suivi de très loin par l'arme blanche (baillonnette et sabre, plus quelques lances dans certaines unités de cavalerie). La mitrailleuse n'a joué qu'un rôle anecdotique De ce point de vue, la capacité à faire la guerre repose sur la capacité à produire fusils et munitions, canons et obus, mais surtout à s'organiser en grand pour opérer rotations et relèves, gérer les blessés, ventiler et bien gérer les camps et l'organisation humaine.... Toutes choses que les Britanniques font incomparablement mieux que les Américains, comme l'a montré leur gestion de la Guerre de crimée sur les plans du domaine sanitaire et de la planification. Eux auraient eu une bien meilleure gestion du capital humain, donnant à une armée de 100 000h un bien meilleur "rendement" en terme de présence, de blessés guéris et retournant au combat.... Il ne faut pas sous-estimer l'extrême nullité, pour ne pas dire l'inexistence, de capacités de commandement, de planification, de coordination et d'organisation du côté de l'Union au début de la Guerre... Et ça a duré: ils n'ont pu arriver à un vrai travail d'EM qu'à partir de 1863-1864. Les Européens, même s'ils ne sont pas au niveau du grand EM prussien, sont à des années-lumières des Ricains pour ce qui concerne le fait de faire la guerre en grand et de la penser dans le temps et l'espace (la guerre dans l'absolu comme les opérations en général et les batailles en particulier). C'est une chose à ne pas sous-estimer, car elle est l'une des grandes raisons pour lesquelles la guerre de Sécession a duré aussi longtemps. Enfin, dernière famille de questionnements: l'aspect géopolitique. Une implication directe de la Gibi, voire de la France, aurait-elle entraîné une autre posture de la Prusse et une sollicitation de celle-ci par l'Union? Dans ce cadre d'événements, que serait-il advenu de l'expédition du mexique? Règlement anticipé? Renforcement du contingent pour opérer aussi aux USA? Un 2ème Corps Expéditionnaire? Abandon pur et simple au profit d'un théâtre américain plus prioritaire et conforme aux vues de Napoléon III qui n'a opéré au MExique que pour créer une alternative solide sur le flanc sud des USA? -
août 1945 ,une guerre entre les soviétiques et les USA ,sa aurait donné quoi ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Uchronies
D'autant qu'il faut aussi relativiser par le fait que le terme "armée" ne recouvre vraiment pas la même chose côté US et côté soviets: les Soviets ont plus de grandes unités de manoeuvres, soit d'éléments "pensants", mais en terme d'effectifs, le différentiel est quelque peu compensé. -
Question aux connaisseurs de Tsahal, ou plutôt ensemble de questions sur un même thème. L'évolution récente de l'armée de terre israélienne a porté sur le fait d'adapter concrètement et rapidement les grandes unités opérationnelles aux réalités du conflit de type haute intensité/contre-insurrectionnel, principalement via les multiples RETEX et expérimentations, tout en gardant le format général et la doctrine fondamentale d'une armée très blindée/méca, faite pour une mission principale de défense contre une invasion classique contre 2 à 3 adversaires étatiques, ce qui reste le format maximal. De fait, l'AdT israélienne est organisée en 3 fronts et une réserve, adaptés à cette double mission qui reflète l'adaptation aux tâches du jour (la contre-insurrection dans la "banlieue proche") d'une force mécanisée classique. Aucune renonciation à ce contrat opérationnel de base fait pour la guerre blindée et le mouvement, comme l'évolution de l'aviation d'appui le montre bien. La logique israélienne de préserver au maximum la vie des combattants, en nombre très compté, accompagne bien la dite double mission, imposant des véhicules de transport d'infanterie très blindé et pas vraiment de VCI. L'adaptation au combat urbain/contre-insurrectionnel se voit fortement au niveau des unités élémentaires, de plus en plus entraînées en ce sens et faites pour un combat très décentré. Leurs appuis organiques sont maximisés: - véhicules lourds de génie d'assaut très répartis - multiplication des capteurs, et avant tout les drones de petite taille - alourdissement général des véhicules avec effort sur leur survivabilité générale, leur confort et leurs systèmes d'armes - renforcement important de la puissance de feu de chaque compagnie de combat et bataillon - généralisation des snipers lourds au niveau bataillonnaire Distribuer la puissance et autonomiser est la marque d'une armée ayant à opérer quotidiennement, mais les questions viennent là. L'entraînement qu'implique ces évolutions doit être plus lourd, plus spécifique dans certains cas. Est-ce encore compatible avec le système de conscription tel qu'il est? L'armée d'active, avec 3 ans de présence pour les unités combattantes, ne devra t-elle pas accroître sa proportion de cadres permanents? Mais surtout, la réserve est-elle réellement compatible avec une telle évolution? Le point de la réserve semble crucial: la mobilisation israélienne est-elle fondamentalement aussi potentiellement efficace avec le niveau de technicité montant? Beaucoup de choses diverses, voire opposées, sont dites sur le niveau des unités de réserve: les 4 mois de formation de base seraient un peu limites, le suivi/update de l'entraînement limité.... Et le coût des armement augmentant en flèche, il est loisible de se demander si Tsahal ne va pas commencer à envisager d'avoir une partie des unités complètement pros. Mais que vaut réellement cette réserve? Est-elle apte à autre chose que le schéma maximal de défense contre une invasion classique?
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what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
Le déséquilibre technologique n'a pas été un problème: il n'était pas assez prononcé pour peser, et les officiers des 2 camps venaient tous du même moule, ayant reçu le savoir-faire et le savoir-commander pour le même type de guerre et d'unités. Les unités elles-mêmes n'ont pas connu une évolution énorme. Le vrai différentiel était de production et de troupes, tout connement en quantité, et pour compenser ça, les livraisons d'armes par des pays européens eussent du être massives, et si aucune troupe n'avait été envoyée, c'est du fric en quantités tout aussi énormes qui aurait du être envoyé, pour pouvoir recruter plus et solliciter plus de recrues, les entraîner, les mettre en campagne et les y maintenir. La victoire du Sud eut-elle été possible? Quelle victoire en ce cas? L'indépendance d'une confédération des Etats du Sud, aussitôt soutenue par les puissances européennes s'en posant comme garantes? Dans tous les cas du what if encore nébuleux, une chose est sûre; un engagement européen pouvant peser sur l'issue du conflit, soit par intervention directe soit par soutien logistique et financier massif, aurait causé une rupture nette entre le Nord et l'Europe occidentale, avec pour conséquence un rapprochement avec la Prusse dans son mouvement d'unification allemande. Bismarck n'aurait pas loupé une occasion pareille dans les années 1860, surtout si la France comptait s'engager directement dans la Guerre de Sécession avec son armée expéditionnaire, lui laissant les coudées franches en Allemagne, ou au contraire paralysant l'action de la France en devenant très menaçant. -
Ils ont quand même du poids dans la nature des économies (souvent très mal faites), les choix proposés au politique: dire ce que ceux-ci veulent entendre fait partie du plan de carrière de généraux par nature choisis pour leur à-plat-ventrisme, un mal endémique depuis les débuts de la République.
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what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
Seulement les Brits ou la France aussi? En fait ma question a son importance en ce que ce conflit est quand même rapidement une proto-guerre totale, un conflit de masse: y peser ne passe donc pas par un engagement marginal (surtout vu le déséquilibre des forces nord-sud). Sans une implication réellement forte, les puissances européennes ne changent rien, et leur participation réduite est vite passée par pertes et profits après la victoire du nord, par pragmatisme et intérêt. Du coup, il s'agit, pour le what if, de prendre la seule autre possibilité: une implication tranchée ayant pour but de donner une chance réelle et forte au Sud de l'emporter, sans doute afin de diviser la puissance américaine montante. -
what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
Justement, il est le motif du conflit, le plus important, même si pas de la façon évidente: c'est de facto le motif principal de la guerre parce que, en raison de la volonté abolitionniste au nord (tant par l'importance des mouvements politiques et religieux qui font leur lobbying que par des groupements d'intérêts), la question est de facto devenue un blocage politique constant au Congrès qui divise profondément la scène politique et le pays, empêchant le gouvernement d'agir. La raison du conflit est l'opposition de principe confédération-fédération et la vision législative et idéologique qui va avec, mais cette opposition n'est née que d'une et d'une seule chose, la question de l'esclavage. Et elle s'est cristallisée dessus en plus comme cause et motivation "visible". Donc l'esclavage est bien la source quasi unique du conflit. Pas forcément: il s'agit de questions de principes (ne pas se faire dicter sa loi par les fédéralistes et considérer avant tout que son pays, c'est son Etat), de culture, de conception de soi, de traditionalisme.... La main d'oeuvre cheap ne l'est pas tant que ça: un "cheptel" d'esclaves est un actif, et un actif qui s'entretient (logement, nourriture, éducation minimale, surtout morale et religieuse....), se renouvèle en interne (vu que la traite n'existe plus).... Toutes choses qui coûtent cher. Les industriels du nord, absolument pas philantropes, préfèrent sous-payer des ouvriers (migrants embauchés à la journée pour la plupart) dont ils ne s'occupent pas par ailleurs: les coûts fixes sont très inférieurs, et c'est pas plus humain question conditions de vie et de travail. -
what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
Première remarque avant réflexion plus approfondie: tout dépend du degré d'implication (intervention directe ou non....) et plus encore de l'importance de l'implication: pas la même chose, en cas d'implication directe, si la Gibi envoie un bataillon symbolique (même comme participation de principe, c'est plus susceptible de négo avec le Nord) ou un contingent de 100 000h ou plus, assorti d'une intervention navale opérant un blocus total ou partiel sur le commerce du nord. Y'a le principe, et y'a l'importance de laquelle l'intervention pèse sur le conflit, et les 2 influent différemment sur l'évolution et la gestion du conflit, et sur les négos après coup. Un petit effort, Akhi: donne un cadre hypothétique tranché à ton what if ;).... je délirerais dessus :lol:.