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Tout ce qui a été posté par Tancrède
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La diminution du facteur poids/encombrement est un plus, mais ce peut être aussi un désavantage, à terme: caler le troufion, c'est pas seulement une histoire de total calorique (d'ailleurs c'est pas mentionné?) ou "d'ergonomie" de la bouffe (sandwiches et autres).... Il faut de la consistance et savoir de quoi c'est fait, surtout si c'est fait pour faire tenir un bon moment: de la bouffe rapide, déjà "pré-mâchée" (sandwich pain de mie ou baguette genre viennois....), ça s'assimile plus vite, ça se mâche moins, ça se digère rapidement, et vu qu'il y a des chances qu'ils forcent sur les sucres rapides, les lipides et les féculents, en forçant sur les arômes via des additifs et des surdoses de sucre et sel (pour des générations habituées à la junk food), au final, le pioupiou a plus vite re-faim. Pas de mystère en nutrition: si ça prend moins de place et de poids à apport énergétique égal, c'est qu'il s'agit de trucs plus surchargés en lipides et sucres rapides, bien caloriques dans l'absolu, mais moins rassasiants passé 1h ou 2. Si à l'arrivée, la pratique montre qu'ils en emportent plus, des rations comme ça, le coup de l'encombrement ne marche plus. Sans compter les impacts sur le poids, vu que les problèmes de surpoids semblent ravager les armées occidentales.... Une ration réalisée sous le budget prévu en temps d'austérité côté financement des armées a des chances de passer par des ingrédients cheap, et des surdosages de trucs qui font du volume mais n'apportent rien.
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Pour utiliser autrement l'analogie: le problème n'a pas été les arbalétriers en soi, mais le fait que le commandement de l'époque ne sache pas se servir d'eux et encore moins les utiliser dans un dispositif "interarme" qui aurait pu être tout à fait efficace et suffisant face aux Anglais qui eux avaient su utiliser le leur ;).
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Uniquement des pioupious là pour 5 ans et juste des très jeunes sans en plus aucun espoir de faire carrière? Résultat de merde garanti: une armée de fonds de paniers avec des consoles nintendo au poignet :P. Peut-être parce qu'eux ont déjà testé les systèmes complets et, après quelques retours d'expérience qui chez eux ont pu passer au travers du filtre de la volonté "d'en haut", et souligner que ces "systèmes complets" n'étaient peut-être ni aussi géniaux ni aussi utiles que ça, en tout cas pas en l'état.
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Oui, si et seulement si: - les militaires ont assez de budgets pour un entraînement permanent AVEC le bousin: c'est pas qu'ils soient incapables de maîtriser théoriquement, mais entre ça et ce que permet une pratique quotidienne, y'a plusieurs monde - les upgrades et autres traitements d'obsolescences, adaptations aux RETEX.... Sont budgétées et faites régulièrement - la maintenance est assurée (et les remplacements), et au rythme nécessaire, donc suivant un entraînement permanent (qui use et casse) - la V2 vient vraiment, et pas au prochain siècle Qu'il ait fallu se lancer et faire un banc d'essai, oui, mais pourquoi l'avoir fait à cette échelle pour un truc aussi mal connu? Pourquoi ne pas avoir fait PLUSIEURS projets concurrents (1 cheap, 1 ambitieux....), produits à l'échelon d'un battlegroup complet et analysés en pratique séparément?
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14 juillet 2011 ,défilé "entente cordiale" ?
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Gibbs le Cajun dans Evénements
Si ça se fait, alors que ce soit dans le cadre du récent accord bilatéral: une unité brit vient montrer ses boutons et guêtres sur les Champs, et en retour, une unité française va faire le plastron devant Buckingham Palace.... Leur connerie de bonnets à poils (qu'ils ne méritent pas) contre nos casques à plumeaux tombants :lol:! Et on compte homme pour homme, sinon nada :P! Pour une unité d'Ecossais, faut se grouiller: au rythme où ça va, y'en aura bientôt plus (des unités, pas des Ecossais). -
Ce qui est quelque peu contradictoire avec la réduction assez massive du format de l'armée de terre, non? Ou la faculté de conserver l'arme de service ne concernera à l'avenir que la portion réduite de citoyens qui servent?
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A peu près aux dernières nouvelles. Ceci dit: - FELIN est un ensemble, mais ce sont aussi des composantes, les communications en premier lieu: la compatibilité entre des unités d'infanterie équipées différemment n'est-elle pas possible, de ce fait, a minima? - Comme quoi, il faut un grand programme d'armement très cher pour que les pioupious puissent obtenir de nouveaux treillis et petits matériels :lol:! Bon plan, maintenant ils savent comment faire pour obtenir le renouvellement ;). Le point de la compatibilité au niveau des coms n'est pas, semble t-il, insurmontable: c'est à peu près, avec les fringues et le petit matos, tout ce que les Alpins en ont gardé. Résultat, à l'avenir y'aura les "néo-grenadiers" :lol: en FELIN tout équipé, faits pour aller en VCI, et sans doute limités au combat urbain et aux engagements "lourds" mécanisés si jamais y'en a, et une majorité de l'infanterie qui restera "légère", avec éventuellement des groupes ou sections d'appui équipés FELIN, ou de quoi en équiper intégralement une portion en réserve. Le vrai changement de ces bousins, c'est si les USA arrivent à mettre au point leurs conneries d'exosquelettes: là pourra s'installer un nouveau profil de fantassin "lourd" à côté des standards.
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Juste un petit truc en passant: rejouer la guerre de 1866 change énormément les facteurs et décisions stratégiques et opératifs du conflit, même si les facteurs tactiques ne changent guère. Par exemple: - les cadences de feu de l'infanterie prussienne sont toujours les plus élevées via l'usage du Dreyse; en théorie 6 à 7 coups par minutes contre 3 à 4 en face (dans les 2 cas, pour les unités les plus entraînées), tempérés par le très rapide encrassage de l'arme, sa portée d'1/3 moins grande, son imprécision eu égard aux difficultés de tirer à l'épaule. Avec cependant l'avantage pour l'usage en tirailleur/infanterie légère de pouvoir facilement tirer allongé - la tactique de charge à la baïonnette de l'infanterie autrichienne favorise le kill ratio prussien, si et seulement si l'armée autrichienne est en posture offensive; en combat de position/défense, son allonge relativise un peu sa cadence de feu faiblarde - l'optique de combats franco-prussiens implique sans doute le moins grand différentiel: cadence côté prussien (avec ses bémols), entraînement et professionalisme côté active française - plus généralement, les décisions stratégiques autrichiennes sont les plus susceptibles d'être différentes de celles "historiques": la présence de la France dans le conflit donne plus de marge à Vienne qui peut se permettre une défensive mieux préparée avec de meilleures options, étant donné que les Prussiens n'auront pas tant de possibilités de concentrations avec réserve, et seront de façon certaine forcés de rechercher le contact décisif à tout prix, là où le commandement autrichien pourra temporiser et laisser l'avance ennemie se fatiguer un peu, quitte à sacrifier du terrain - malgré la possibilité de mobiliser 250 000h sur chaque front, la position prussienne à l'ouest n'est pas confortable en ce que la mobilisation ne peut y être faite en une masse de manoeuvre, eu égard à l'éclatement territorial avec des adversaires sur le chemin. les territoires rhénans sont ainsi très vulnérables avec des forces limitées et exposées (sans compter une forte part de troupes "neuves") n'ayant pas de possibilités de recevoir de soutien rapidement, et pouvant être au mieux fixées, au pire anéanties par la masse de manoeuvre française qui elle garde en plus assez de marge pour expédier une force de soutien au Hanovre. L'effort principal prussien à l'ouest (130 000h) sera donc vraisemblablement utilisé plus prudemment étant donné que c'est un pistolet à un coup
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Emeutes et évolutions dans le monde Arabe
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
Bouef! Des doutes sur les possibilités de conciliation avec le phénomène majoritaire de la part de mouvements religieux, sans compter que la scission communistes-"socialismes" (et plus souvent social démocratie) s'est accompagnée aussi de divergences plus profondes que la seule méthode d'arrivée au pouvoir. Les mouvements islamistes non terrristes et qui entrent en politique gardent quand même un agenda clair, et surtout la volonté de "ré-islamiser" leur société en profondeur (selon leurs préceptes particuliers), ce qui passe par autre chose que grapiller les quelques réformes qu'ils peuvent obtenir dans un jeu parlementaire. Il y a un agenda de long terme qui n'est pas limité par l'aspect ponctuel d'une idéologie comme le marxisme, nettement plus faiblarde dans la durée. -
Je parlais surtout en terme d'emport à chaque départ de mission, voire de tri du barda dans le véhicule d'infanterie même: le troufion emportera au final ce qu'il veut au départ de sa base, le client export viendra pas vérifier :lol:.
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Surtout dans une armée où les dépenses courantes et les consommables sont considérées comme des cibles de réduction, sous l'étiquette d'une "bonne gestion" :P. Tu crois qu'ils vont pas prendre juste ce qui les arrange, selon la mission? Les tests dans la BIM montrent que les pioupious se sont pas emmerdés avec tout le barda....
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what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
Certes, mais d'un autre côté, vu l'époque, si les Gibis ou les Ricains avaient envie de regarder l'Alaska de plus près, automatiquement, les caribous deviendraient hautement stratégiques et justifieraient l'installation permanente d'unités militaires et surtout, méthode favorite de l'ancienne Russie en Sibérie, de colonies pénitentiaires, certaines étant des camps de prisonniers, mais la plupart étant de la déportation sans peine de prison proprement dite, mais une sorte de colonisation/migration forcée avec financement public. Ces populations forment des milices avec un encadrement limité de régiments réguliers (pas forcément les plus fameux). Ajoute quelques bandes de cosaques pour patrouiller/nomadiser sur les frontières, et t'auras une Alaska sans Sarah Palin et assimilés :lol:! Cependant, faut pas mésestimer l'importance qu'un territoire, même vide, peut avoir dès lors qu'il peut servir de pion sur l'échiquier général des puissances: en l'occurrence, il introduit la Russie dans le jeu américain qui, dans cette uchronie, devient un jeu continental d'équilibre fragile des puissances en place. Si la Russie veut absolument vendre le territoire, l'Angleterre peut être acheteuse, sinon, en cas de tension, ça sert à la faire bisquer en faisant remuer des troupes et en lâchant la bride aux cosaques qui ont du mal avec le tracé des frontières :lol:. A l'inverse, en cas d'action concertée contre les USA, c'est une base pour une action sur l'ouest du continent, où, dans le nord, la densité humaine et celle de troupes est réduite, pour ne pas dire inexistante, laissant libre cours à des forces russes qui n'ont pas besoin d'être maousses pour prendre des gages et menacer la Californie, et donnant aux Rosbifs la possibilité de concentrer plus leurs troupes sur l'est. Mais bon, l'Alaska n'est pas vraiment le fond de l'affaire :lol:. Le trip est que quelque soit le scénario, et là l'auteur a raison, aucune victoire du Sud ne peut être définitive, et la conflictualité peut s'installer durablement en Amérique du Nord, voire devenir un vrai jeu continental analogue à celui d'Europe, et en concert avec lui. Impact majeur: disperser l'attention et les moyens britanniques ou forcer les mêmes Brits à renforcer leur investissement militaire pour assumer les 2 théâtres maritimement et à terre. Autre impact: croissance économique plus limitée de 2 Amériques amenées à jouer leur propre concurrence stratégique. L'Amérique du Sud respire sans doute un peu mieux de cette moindre attention. Emergence aussi d'un "pôle" naval opposé à celui de la Gibi, avec des USA essayant de récupérer la maîtrise de leurs eaux, et une Allemagne émergente qui, quelle qu'en soit la forme, arrivera aussi à ce stade. La France et la Gibi peuvent ainsi être amenées à devoir être plus proches en permanence. -
Emeutes et évolutions dans le monde Arabe
Tancrède a répondu à un(e) sujet de alexandreVBCI dans Politique etrangère / Relations internationales
C'est quand même effarant de considérer que des partis islamistes revendiqués comme tels seraient tout d'un coup assimilés à une sorte de démocratie chrétienne sous prétexte qu'ils ont choisi de ne pas utiliser la violence terroriste pour parvenir aux mêmes fins: en Turquie comme en Egypte, ces partis islamistes "respectables" sont juste non directement violents, mais leur programme est le même, shariah et tout le bastringue. En Turquie, la laïcité a un problème: la seule force organisée de grande ampleur qui est capable de la défendre, c'est au final l'armée, avec l'ensemble de mouvances nationalistes-kémalistes qui tournent autour et lui sont affiliées à divers degrés. C'est pas les étudiants bobos de la rive occidentale d'Istambul, internationaux, occidentalisés et propres sur eux qui sont les seuls interviewés quand vient l'heure de parler de l'intégration de la Turquie à l'Europe, qui vont pouvoir faire grand-chose. Faudrait quand même se rendre compte d'un truc: comme le communisme en son temps, l'islamisme a ses réformistes et ses agités révolutionnaires violents, mais leurs objectifs sont les mêmes. -
Ceux qui "oeuvrent" à l'ancienne :lol:, c'est un peu trop: recycler ses propres excréments en faisant son tas de fumier (pour le chauffage, le terrau, limiter les eaux usées) via des chiottes manuels, c'est pousser le vice (et évidemment, en ville, c'est compliqué.... Et assez asocial :lol:). Merde! des bagnoles qui ne repartent pas chez le constructeur? Comme jusqu'aux années 60? Des lecteurs DVD-Blue Ray qui durent? Des ordis portables qui peuvent être boostés plutôt que changés? Des imprimantes qui recoûtent plus cher que leurs cartouches :lol:? Non mais tu déconnes, sale gauchiste ;) :lol:! Une chose est sûre, cependant, une économie de ce type serait plus chère en terme de niveau de vie (tout achat doit être plus pensé, surtout les biens durables).... Surtout pendant la période de transition.
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Là c'est pour en réduire la charge, autant dire une dévaluation de fait, et pas petite vu les montants; ça s'est fait à d'autres époques, mais c'est le coup de tonnerre pour les petits épargnants, un phénomène qui a connu de récents développements aux USA dont une part significative de la population s'est remise à croire à l'épagne individuelle plutôt qu'au "tout crédit".... Un coup à encourager la Tea Party et affiliés. Faire ça, c'est flinguer la confiance déjà fragile, ce qu'il reste de consommation (Chine pas contente), et surtout trucider ce qu'il reste de crédibilité à la signature US.
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what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
J'entends bien les points, c'est juste que les enchaînements semblent manquer de certaines logiques pour faire retomber un peu artificiellement le what if de l'auteur dans un schéma se rapprochant de l'historique (avec la grande patate: pourquoi une guerre en 1914? Pas avant, pas après?). Les systèmes de décision de chaque pays et les systèmes de rapprochement diplomatique, quel qu'en soit le degré, impliquent des mécanismes moins déterministes et catégoriques que ça. Si une histoire différente se passe aux USA, cela implique des choix et évolutions différents en Europe, même en l'absence d'implication directe. Il est douteux que le processus d'unification allemande, dans ces condititons différentes, suive le même chemin, étant donné l'extrême délicatesse et la somme de hasards qui l'ont fait, loin d'un quelconque déterminisme écrit dans les astres qui le ferait prendre comme une donnée constante. En l'occurrence, les événements initiaux de la décennie 1860 semblent un peu trop compartimentés (surtout géographiquement) pour faire la timeline que l'auteur veut, plus qu'une timeline suivant une logique globale. Et l'achat de Cuba par la Confédération semble un peu sorti de nulle part: au nom de quoi l'Espagne la vendrait-elle? La Russie qui garde l'Alaska devient de facto un acteur américain, puisqu'il y a des chances que le Gold Rush du Klondike se passe chez elle et draine un flot conséquent de migrants, et incite du coup la Russie à militariser une zone de cet intérêt, ce qui la place à la fois sur les frontières de l'Angleterre, sans qu'il y ait extension du "grand jeu" vu la taille des espaces, leur hostilité et la faiblesse des populations concernées, mais la met aussi au centre de visées possibles, surtout d'USA en manque de cash. Des USA forcés de se militariser auraient de fait moins de croissance, surtout en raison du besoin d'un double effort naval et terrestre, et devraient faire face à des questions constitutionnelles sur le budget national qui impliqueraient une toute autre évolution politique: taxation, hauteur du budget, possibilités d'endettement.... Toutes choses qui n'ont pas eu à être des constantes dans les USA historiques, la guerre de sécession ayant impliqué des mesures exceptionnelles déjà peu consensuelles sur le moment, et non prorogées. L'expédition du Mexique aurait-elle eu lieu pour la France dans ces conditions là? Le besoin d'avoir une puissance solide pour équilibrer les USA serait autrement mieux comblé par une Confédération du Sud que par un Mexique en manque de développement et profondément divisé. Vu le niveau des échanges commerciaux, la Prusse aurait déjà dit son mot pendant la guerre de sécession en cas de participation, même diplomatique seulement, des franco-britanniques. Enfin un tel engagement côté britannique la rend garante de l'équilibre américain aussi bien que de l'équilibre européen: la somme Canada+ Confédération contre les USA, avec le Mexique comme inconnue, constitue un jeu délicat. Le Mexique peut en effet jouer la bascule entre les 2 pôles, si tant est qu'il trouve une stabilité politique, mais si certains milieux républicains peuvent avoir un tropisme relatif à l'égard des USA, la Confédération est un voisin moins dangereux, peuplé et expansionniste, plus proche culturellement, avec en plus la tutelle franco-britannique qui est plus dangereuse via la menace navale, et qui force au partenariat via l'état des finances de l'Etat. A cet égard aussi, donc, la logique veut que l'expédition du Mexique n'ait pas été faite par la France qui a trouvé un meilleur contrepoids aux USA dans la Confédération, ce qui était l'objectif de Napoléon bien plus que recouvrer des créances plus utiles comme outil de négociation (la France étant loin d'avoir d'énormes créances sur le Mexique: elle est loin derrière l'Angleterre et l'Espagne). C'est pas vraiment du HS: selon toute vraisemblance, une victoire, surtout rapide, de la Confédération, implique forcément une autre guerre, le différentiel de potentiel et de mentalité entre les 2 entités impliquant forcément un conflit ultérieur, et la division du continent nord américain impliquant l'apparition d'un jeu diplomatique et d'un équilibre de puissance où les Européens, Britanniques en tête, ne peuvent pas ne pas être impliqués. Le messianisme de l'Union (la manifest destiny....), la force du courant fédéral, sont un déterminisme trop puissant, même si le mouvement vers l'ouest peut absorber leurs énergies pendant un moment. Et la fragilité, tant géographique que démographique et économique du Sud (relative: c'est un Etat prospère, mais le Nord est beaucoup plus peuplé et prospère), l'amènera forcément à la fois à un militarisme plus élevé que celui de son voisin et à des liens constants avec France et Gibi, le plaçant dans leur orbite. C'est typiquement le genre de structure politique où une conscription universelle permanente peut naître, comme dans la Prusse historique, plus petite que ses voisins. -
what if : la GB et/ou la France s'engagent aux cotés des confédérés en 1861-62
Tancrède a répondu à un(e) sujet de Akhilleus dans Uchronies
Sans remettre forcément en question le travail de l'auteur, un engagement direct franco-britannique dans la Guerre de Sécession, et les conséquences qui s'ensuivent, peuvent quand même faire différer fortement l'Histoire qui s'ensuit de la timeline "normale", et là il semble quand même que ce fil historique essaie de faire recoller la timeline alternative à l'historique. Déjà, une France et une Gibi allant au carton dans la Guerre de Sécession en retiennent les leçons directement (inutilité de la cavalerie, absurdité des packs d'infanterie, émergence de la mitrailleuse comme arme d'appui mobile de l'infanterie -et non comme pièce d'artillerie-, usage du chemin de fer et de la planification, importance des effectifs conscrits....), mais aussi conservent un "buffer" à l'encontre d'une Allemagne impériale émergente, à savoir l'Autriche, dont la Prusse doit se débarrasser AVANT d'aller au carton contre la France. C'est pas que ça ne se fasse pas, mais: - la France a ainsi une marge de temps pour s'adapter (avec un tout autre sentiment d'urgence), et voit venir la chose si un rapprochement prusso-américain se fait - elle peut aller appuyer l'Autriche en 1866 face à la Prusse (et hop le what if 1866 :lol:) - un intérêt conjoint franco-britannique est de renforcer la nouvelle confédération issue d'une guerre de sécession terminée par un statu quo divisant les USA. La Gibi, particulièrement, veillerait à ce que la marine nord américaine ne puisse se développer au-delà de sa portée, alors même que le PIB américain commence à dépasser le sien, ce qui implique la possibilité de guerres préventives et la menace sourde d'un blocus à l'encontre de l'Union qui doit rester une possibilité De fait, la Gibi se retrouve à devoir pratiquer l'équilibre continental en Europe ET en Amérique du Nord, avec toutes les chances que la nouvelle Confédération devienne un Etat assez militarisé pour compenser sa démographie plus faible: le Canada se retrouve aussi plus militarisé qu'historiquement, et les 2 Amériques peuvent se retrouver à se faire la concurrence pour les vagues d'immigration. De même sur la carte est-il très étrange de voir Belgique, Hollande et Québec :Odu côté allemand, une Italie neutre.... -
A la lumière de cet article posté par Serge, est-il possible aux ricains de dire de FELIN "been there, done that"? A ceci près qu'il y a peu de possibilités en France d'entendre jamais (sauf quand on en sera au FELIN 3.0) des critiques à l'encontre du super-génial-projet-national?
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Pour certaines régions fraçaises, c'est moins problématique quand: - il y a une histoire commune longue - il y a continuité/immédiateté territoriale - il y a d'importantes proximités culturelles/ethniques/religieuses, en partie instituées par la longue histoire commune, en partie intrinsèques Et dans le cas des DOM-TOM, quand ces points ne sont pas entièrement ou pas assez vérifiés, il y a aussi connement le fait qu'ils ne pèsent au final pas lourd dans le total du PIB. C'est une autre paire de manche quand tu parles d'un empire colonial à "assimiler" qui pèse 10 fois le territoire national, qui n'est pas en continuité territoriale, culturelle, ethnique.... Et dont LES populations représentent plus que celle de la métropole. Avec en plus le fait que les investissements que la métropole devraient y consentir seraient sans doute loin d'être suffisants (la France de 45 manque un tantinet de cash) et trucideraient la reprise économique, condamnant d'autant les investissements ultérieurs à faire, tant en France qu'en Afrique. Les 30 glorieuses n'ont pu être faites que via la concentration d'une bonne part des investissements en France, le Plan Marshall et la relève amenée par la CECA.
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Ca c'est faux justement: la reconstruction était pour l'essentiel achevée dès le début des années 50, et il n'y avait eu besoin d'aucun apport migratoire pour ce faire, la population nationale suffisant amplement (la reconstruction s'est même faite avant les vagues espagnoles et portugaises, qui sont venues avant les migrations maghrébines et africaines). Il est à noter que le manque de réformes internes à l'empire correspond aussi au manque de numéraire dans les caisses de l'Etat dans l'immédiat d'après-guerre: reconstruction plus guerre d'Indochine plus premiers investissements de la Guerre Froide plus tenir la monnaie tant bien que mal = peu de kopecks dispos, et des arbitrages durs. A noter aussi que, comme déjà calculé une trentaine d'années auparavant par Jean Monnet, les colonies sont un gouffre à pognon qui rapportent peu et coûtent beaucoup au PIB de la métropole. Ce qu'elles rapportent représente une petite partie de l'investissement et du coût de fonctionnement nécessaire, et ne va pas dans les caisses de l'Etat mais dans celle des quelques grands intérêts qui y ont leurs activités. Seul le Maroc, avec ses phosphates, est une colonie (protectorat en fait) qui a un bilan global positif. L'Algérie aussi, mais elle est alors considérée comme territoire métropolitain, et la découverte des gisements pétroliers n'arrive que bien plus tard, pendant la guerre. Le pétrole du Golfe de Guinée et du Gabon n'arrive aussi que bien plus tard.
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Diplomacy n'est pas le meilleur exemple pour simuler les impératifs qui gouvernent le comportement des nations de ce temps, même plus souvent malgré la volonté de leurs dirigeants qu'en accord avec elle :lol:.... Mais s'il est fun pour faire des what ifs :lol:: en fait, dans Diplomacy, il est quasiment impossible de maintenir la moindre entente un peu fiable avec un Etat voisin plus de quelques tours, sauf élément extérieur peu propre au jeu (entente frauduleuse préalable, affection ne supportant même pas une bisbille dans un jeu -si, si, ça c'est vu :lol:-, coup de pute concerté....). L'entente franco-britannique survit rarement à quelques tours de jeu (une fois que la Gibi a fait ses tentatives initiales en Scandinavie, la Belgique est proche, l'Espagne et le Portugal salement atteignables, et la France est si occupée à l'est que ce serait dommage de se faire chier à aller tout de suite emmerder la Russie :lol:). Bon, les 2 empires centraux réclament les meilleurs joueurs, ça c'est un fait :lol:. Dans le scénario 1866 et après, en supposant une guerre remportée par l'Autriche et la France, mais pas de façon trop décisive: - les armées prussiennes ne sont pas écrasées et retraitent, et les menaces d'intervention extérieure russe, de même que le taux de pertes et des débuts d'instabilité interne en Autriche (drainage de trop de mobilisés, ordre menacé) incitent tous les camps à négocier. La France par manque de réserves et crainte de vulnérabilité, au moins le temps que d'autres troupes soient correctement formées et équipées, la Prusse par menace directe, affaiblissement à un taux non prévu et crainte des Russes, l'Autriche par le taux de pertes et les fragilités - Bismarck est viré, donc son équilibrisme (système des 3 empereurs et autres) ne verra pas le jour, tenant trop à sa personne. - le taux de pertes important révélant leur absolue vulnérabilité incite les Etats allemands du Sud à joindre l'Autriche sur un mode confédéral dans l'absolu, mais fédéral sur le plan militaire, et à orienter leur développement économique (avant tout le rail) vers l'Autriche et la France, ce qui changera quelque peu la carte géo-économique et démographique de l'Europe centrale avec le temps, rendant Vienne plus centrale - les Etats allemands protestants du nord, Hanovre et Oldenburg en tête, sont vraisemblablement happés par la Prusse, pas forcément par conquête via l'appui français pendant la guerre, mais plus sûrement par évolution économique et concessions politiques de la Prusse, leur situation étant intenable stratégiquement à moins d'une intervention britannique. Or l'Angleterre peut craindre "l'axe Paris Vienne" autant qu'elle craint une Russie avançant vers l'ouest ou une Prusse trop dominante. Elle cherchera donc à équilibrer les nouvelles entités, accomodement auquel pourrait se résoudre l'Autriche malgré sa vocation de "protectrice des libertés allemandes", étatn donné le déroulement de la guerre, la menace ottomane toujours présente et la Russie qui lui souffle dans le cou. le "Reich" qui en résulte assure sa continuité territoriale, donc stratégique, et offre à l'Angleterre sa "garantie" contre la France et ses visées en Belgique, et contre la Russie. A noter qu'il existe à Londre un tropisme naturel envers la Prusse qui, même s'il ne contrebalance pas le pragmatisme envers une puissance trop grande, tempère cependant cette vision purement analytique, de même que la défiance traditionnelle à l'égard des Français joue un peu en sens inverse Mais à quoi ressemlerait la guerre de 1866 avant cela? Ce ne serait pas la "guerre de 7 semaines" qui a eu lieu, mais elle serait sans doute nettement plus sanglante encore. De même, dans ce "post-1866" alternatif, l'Etat le plus fragile d'Europe.... C'est la France; bien qu'ayant une plus grande sécurité extérieure, et une puissance relative plus grande vu le meilleur équilibre, c'est du coup toujours le même Second Empire, avec sa fragilité qui, à moins de sérieuses réformes, a du mal à concilier les 2 "camps", conservateurs/monarchistes/catholiques et républicains/libéraux, avec un mouvement ouvrier qui se renforce. Pour ce dernier cas, le Reich connaît les mêmes difficultés, n'ayant pas un Bismarck pour couper l'herbe sous le pied des syndicats "rouges" en installant le système social allemand, chose qu'il a soutenue seul à bout de bras contre le kayser et la majorité politique, favorisant l'essor de ce qui deviendra la social-démocratie allemande.
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En 1866, ils sont encore aux obus fusants avec 3 réglages de temps pour l'explosion, comme d'ailleurs tout le monde à ce moment, les obus percutants n'arrivant que juste après, et en premier chez les Prussiens (mais eux, c'est juste après 1866 que cette artillerie est arrivée) . L'artillerie française a récemment été réformée, étant la première à avoir mis en batterie à grande échelle des canons rayés (système dit de La hitte) en 1858 (les Anglais le font à petite échelle en 1859). A ce moment, en 1866, l'artillerie prussienne est sans doute la plus en retard des 3 belligérants principaux.
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Attention, je ne mets pas ces bémols sur l'armée égyptienne pour le principe général que c'est un régime autoritaire, mais dans l'examen général (ne connaissant pas les équilibres et données exactes) des caractéristiques de ce régime qui en font ou non une "institution" solide. Le régime nazi était nettement plus jeune et plus idéologique, reposant sur des piliers solides qu'étaient, outre son fonctionnement et son appareil répressif, des succès économiques et sociaux, et sur un élan encore jeune, de même que sur la personnalité même du leader. Qui dit que, s'il n'y avait pas eu la guerre, il aurait encore été solide 10 ou 15 ans plus tard, capable d'un effort concerté, même si Hitler le dirigeait encore? La guerre, accélérateur de processus entropiques, a montré son extrême division progressive, sa féodalisation.... Pour l'URSS, des facteurs similaires existaient, compensés par la mentalité du réglage des affaires en famille entre les leaders de factions, et par la lourdeur et l'inertie du système lui-même. Mais dès l'époque Brejnev, un vieillissement de la direction, une moindre autorité de la tête dirigeante (par rapport à Staline, c'était déjà nettement plus "collégial").... Montraient des signes de craquellements ici et là, peut-être déterminants en cas de conflit prolongé qui aurait vu la direction se déchirer (ou non). Le nationalisme russe dans les années 70-80 aurait-il été suffisant pour relancer une union sacrée en cas de guerre, surtout au sein du Politburo? Peut-être, sans doute même, mais ce n'aurait pas été grâce au système politique en place, et l'immensité russe leur aurait donné le temps de régler les éventuels différents et de réagir (hors nucléarisation), mais ce facteur là n'existe pas en Egypte. Mais même en cas de guerre l'un des grands adversaires de l'armée rouge était son administration et tout le système logistique et économique derrière, lent, lourd, peu efficace, gaspilleur.... L'Egypte possède peu de ses attributs là: le régime est en place depuis les années 50, il est vieilli, corrompu et subit l'entropie de toutes les formes d'organisation, entropie plus rapide dans les systèmes qui se remettent peu en question et n'ont pas de réels contrepouvoirs. Ce n'est donc pas le principe du régime qui est en soi facteur potentiel d'inefficacité, mais plus son état. La longue absence, en plus d'une menace urgente (même si Israël est vue comme la première, depuis Camp David, ce n'est plus un couteau sous la gorge) accroît les facteurs entropiques de ce type de régimes qui subissent très mal l'épreuve du temps. De fait, l'armée égyptienne actuelle n'est certainement pas, sur le plan des organisations et des hommes, celle de 1973 qui, malgré ses défauts, avait subi une épuration "dépolitisante" massive, et se trouvait animée d'une autre volonté, d'un autre nationalisme, d'un autre niveau d'union. Bof, faut pas exagéer: la plus efficace de son époque sans doute, de tous les temps, y'a bien d'autres candidats :lol:. Israêl d'ailleurs pourrait en être un :lol:!
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Sur l'armée égyptienne, l'investissement américain (investissement à tous les sens du terme, pas que financier: diplomatique, politique, économique.... L'Egypte est une "base" pour les ricains) est complet et a inclus de la formation militaire à tous les échelons, tant via des partenariats et échanges que par de la tutelle par des conseillers (militaires) et consultants (contractors), ainsi que par des exercices communs qui sont parmi les plus coûteux de ceux qu'organise l'armée US. Evidemment, cet investissement ne concerne pas nécessairement la plus grande partie des forces (aucune certitude). Le facteur difficile à évaluer côté égyptien, c'est le statut de facto (pas de jure) de quasi "parti unique" qu'est l'armée dans la structure du pouvoir du pays, qui entraîne des phénomènes contradictoires mais globalement néfastes à l'efficacité militaire: - drainage des meilleurs et des plus ambitieux vers l'armée, condition de la réussite - corruption - attribution des hauts postes selon des normes et découpages politiques, reflétant les factions de pouvoir au sein de l'armée qui est ainsi "clanique" - plus une armée est politisée, plus l'échelon auquel les postes commencent à devenir "politiques" est bas; dans le cas égyptien, il est à craindre que même un simple lieutenant colonel n'obtienne pas une affectation sans une majorité de facteurs relationnels/politiques et bien peu pour sa compétence - occupation majoritairement politique des hauts cadres des armées, dont l'affectation leur sert plus de levier d'action au sein du régime qu'à un vrai travail militaire (dans quelle mesure? Dur à dire) - le versant positif de ce dernier point est que la dite fonction peut être bien affectée à des subalternes compétents; mais cela compense t-il le fait, dès lors qu'autorité et compétence n'appartiennent pas à la même personne? - direction politique et direction militaire sont une seule et même chose, ce qui est bon si le niveau de division interne (politique/factionnel) n'est pas trop élevé, mais catastrophique en cas de division accrue. L'actuelle position de Mubarak évoque des divsiions profondes qui peuvent n'être pas que des querelles de personnes et d'ambitions Evidemment, qui sait à quoi pourrait ressembler l'armée en cas de changement de nature du pouvoir, ni quelles seraient ses possibilités en terme de guerre conventionnelle dès lors que le soutien et le financement US disparaissent. Mais en face, les ISraéliens ont-ils la part si dure que ça, en cas de retour des tensions côté Sinaï? L'armée de l'air israélienne reste le facteur décisif, et côté armée de terre, les unités blindées israéliennes sont à des années-lumières de leurs homologues, même si la guerre de mouvement n'a pas du être au chapitre des révisions récemment. Le dispositif israélien mettrait combien de temps à être renforcé de ce côté? En tout cas moins de temps que les Egyptiens ne mettraient pour installer un dispositif convenant à une attaque de grande échelle, surtout dans le domaine antiaérien. Je me représente mal ce à quoi pourrait ressembler la défense israélienne dans ce front si étroit, avec les moyens actuels.
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Qu'entends-tu par la fin du blocus de Gaza par l'Egypte? Que l'Egypte investisse la ville et en fasse une sorte de protectorat? Ou qu'ils ouvrent tout connement la frontière de façon unilatérale pour laisser filer les marchandises et les personnes? Dans les 2 cas, ISraël répondrait au mieux par la fermeture totale et hermétique de Gaza, et au pire de façon plus brutale, ne pouvant accepter la situation et n'ayant que des réponses sans nuance. US ou égyptienne ? Egyptienne je pense, d'après le thème. Il faut noter cependant que l'aide US est déjà en augmentation et prévue à la hausse dans un avenir proche, et la situation en Egypte et ailleurs doit booster le lobbying à Washington. Mais en cas de changement de gouvernement au Caire qui ne soit pas simplement un changement de leader avec conservation à l'identique du système, la reconversion des dits 2 milliards, c'est quand même un apport net important qui veut dire du temps et de la ressource en termes de planification côté israélien. Si la main d'oeuvre est israélienne, ils ont quand même un volant pouvant être recruté à plein temps qu'une petite partie de ces 2 milliards peuvent plus que largement couvrir, de même qu'une éventuelle amélioration des infrastructures d'entraînement. Pour un rééquipement en grand des unités de réservistes encore sur vieux matos (Merkava I et II, M-60, M-113 au profit de MkIII et IV et de Namer, rien que pour les blindés), ça c'est sans doute autre chose et de l'ordre de l'inatteignable sans ponctionner gravement l'économie, et sans doute inutile vu le faible niveau de la menace conventionnelle et les priorités claires accordées à l'aviation. En revanche, le renforcement d'une infanterie plus ou moins blindée et surtout équipée et optimisée pour la contre-insurrection, surtout urbaine, avec tout l'environnement qui va avec, semble à portée des capacités d'investissement. De même, une Egypte hostile, c'est beaucoup de gaz et un peu de pétrole qui ne coule pas vers Israël, accroissant sa dépendance à l'égard du transport maritime, déjà quasi totale, donc un développement fort des capacités de stockage. Bien sûr, l'évaluation de la menace classique, surtout côté égyptien, implique de connaître la valeur actuelle de l'armée égyptienne.... Quelqu'un connaît?