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AIR-DEFENSE.NET

Patrick

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Tout ce qui a été posté par Patrick

  1. Patrick

    Eurofighter

    Parce que les anglais peuvent leur dire d'aller se faire voir vu que ce sont eux les tauliers sur le coup. Nouveau radar mais aussi nouvelle GE, quelques évolutions dans les missiles... Oui il manquera encore des choses essentielles comme un pod situé à un endroit cohérent et de plus gros bidons de carburant, mais l'avion pourrait regagner en pertinence en accentuant ses points forts. On verra bien. Je ne l'enterre pas, tout comme je n'enterre pas le Gripen E. Les USA ne seraient plus le protecteur des saouds et se désengageraient de la région? Tu es vraiment sûr? Regarde ce qui est tombé avant-hier: https://aviationweek.com/defense-space/budget-policy-operations/us-deploying-f-35s-watch-over-middle-east-waterways#:~:text=A U.S. Air Force F,Persian Gulf in December 2019.&text=The Pentagon is sending F,more destabilizing activity by Iran. Des F-16 des A-10 et des F-35 "au moyen-orient". Bien sûr c'est probablement plus au Qatar et aux EAU qu'on les trouvera, mais ils vont de facto protéger également l'AS.
  2. Patrick

    L'Inde

    Le DRDO c'est l'équivalent indien de la DGA. Est-ce que la DGA est en mesure d'être actionnaire? Non.
  3. Pour la petite histoire, les poilus français DÉTESTAIENT cette chanson.
  4. Patrick

    [Rafale]

    Belle trouvaille! J'étais passé à côté dans la vidéo au moment de sa sortie!
  5. Patrick

    Eurofighter

    Parce que ça les forcerait surtout à racheter des avions, vu que les T1 ne peuvent pas vraiment être modernisés en l'état et que la seule raison pour laquelle les autrichiens conservent ces T1 actuellement et ne s'en sont pas débarrassés c'est à cause d'un biais des coûts irrécupérables qui rendrait la douloureuse encore plus éprouvante s'il fallait les remplacer. En clair, pour leur force aérienne, c'est ça ou rien du tout. Il n'y a pas d'argent. De plus s'ils devaient changer d'avion, et quoique certains aient pu penser que le Gripen ait ses chances, je pense qu'ils iraient voir du côté du F-35 comme leurs voisins, plutôt que du côté d'un quelconque autre appareil. F-35 qui pourraient être achetés fly away pour pas trop cher, et qui, en volant assez peu, éviteraient bien des problèmes, et ne leur coûteraient pas aussi cher en maintenance que leurs T1 à 74000€ l'heure de vol, tout en leur ouvrant bien des portes diplomatiquement parlant. Même pour une toute petite vente les USA ne diraient pas non. Le seul écueil serait probablement la crainte autrichienne de voir l'OTAN mettre ses pattes dans ses plans d'équipements. Mais ce n'est pas une fatalité quand on est une petite nation entourée de pays déjà équipés ou en passe de l'être avec des F-35 (Italie, Pologne, Suisse, Allemagne, Tchéquie...) Donc je pense que le Rafale est à oublier pour l'Autriche.
  6. Patrick

    Eurofighter

    À mon avis les allemands changeront d'avis très rapidement si le SCAF se casse la figure, afin notamment de négocier leur entrée dans le Tempest - GCAP. Mais ça n'améliorera pas leurs chances d'en faire partie ni celles de l'Eurofighter pour autant. Le point fort de la tranche 4 ce seront clairement les nouveaux AESA avec une partie (ECRS mk2) GaN ou toute l'antenne (ECRS mk1) en GaN. Si celle-ci est assez performante et que le repositionneur est vraiment une bonne idée, alors ça peut marcher sur certains clients. Mais ceux-ci voudront idéalement mettre à jour leurs flottes existantes (comme pour les F-15 saoudiens) et ça ne sera pas le même prix. Les saouds modernisent en effet leurs F-15S en SR et ont acheté 84 F-15SA sous le mandat de Trump. Donc par corollaire le remplaçant des Tornados semble déjà tout trouvé. Pour les 72 Eurofighter je ne suis pas certain que les saouds suivent le mouvement sauf à vouloir s'équiper d'une version aussi voire plus moderne que le petit voisin qatari. Or ce dernier a aussi des Rafale, et en a même plus que d'Eurofighters... Donc s'il y a une recherche d'homothétie, il faudrait que les saouds acquièrent aussi des Rafale, et ça n'en prend pas trop le chemin malgré une délégation saoudienne "impressionnée" au Bourget. On se souvient encore du Mirage 4000.
  7. C'est un vrai sujet les départs et la transmission des compétences. À mon avis Pic', il court plus vite que toi. Non plus sérieusement je pense que ça concerne surtout RH ce genre de choix, et qu'ils sauront ajuster les choses pour éviter de se retrouver dans la même situation qu'en 1995.
  8. Patrick

    L'Inde

    Vu le forcing que font LM en Inde je pense que tu te trompes. À mon avis va arriver le moment où l'IAF ne pourra plus attendre et achètera tout ce qu'il y a sur le marché pour pouvoir faire le nombre.
  9. Patrick

    L'Inde

    Possible, je ne les connais pas tous. Bref Dassault doivent justement être en train de brainstormer tout ça à l'heure où on écrit ces lignes. On va bien voir.
  10. Patrick

    L'Inde

    Non non non, ça ne marche pas comme ça. Relis-moi. Le MMRCA2.0 a beau être dans les choux, il n'est pas annulé. Les partenariats industriels entre les participants (Original Equipment Manufacturers, ou OEM) et leur partenaire privé indien, qu'ils doivent avoir d'après les clauses initiales de la compétition, tiennent donc toujours. Du moins en théorie. Or tu ne peux pas décréter que Dassault seront désormais partenaires de Tata qui sont déjà partenaires de Lockheed Martin. Tu ne peux pas non plus demander à Lockheed Martin d'abandonner Tata et vice-versa. En quel honneur le feraient-ils? De quel droit Dassault ou je ne sais qui d'autre l'imposeraient-ils? Et j'ajoute même que cette situation est destinée à durer dans le temps vu la longueur que prend le processus MMRCA2.0. Paradoxalement cela renforce donc les alliances en question puisque personne n'a intérêt à se désolidariser de son partenaire en cours de route, ce que Dassault sont pourtant en train de faire! Et c'est potentiellement dangereux. Cependant, la situation actuelle entre Dassault et Reliance Anil Dhirubhai Ambani Group (RADAG) vient de l'incapacité d'Anil Ambani à honorer ses investissements parce qu'il n'a plus une thune! Ce n'est pas ce que je dis. Tata n'ont rien à se reprocher en l'état. Je dis que les "journalistes" qui racontent que Dassault vont se mettre en relation avec Tata sont de gros menteurs ou de sacrés ahuris qui n'ont rien compris au schmilblick. Et vu d'où viennent ces "informations" ce n'est pas très étonnant, IDRW étant une énorme boite à fake news qui passe son temps à balancer des trucs venus de l'espace ; et pour méta-défense tout le monde sait à quoi s'en tenir. La seule chose tangible qu'on ait désormais à se mettre sous la dent, c'est le fait que Dassault souhaite reprendre la totalité de la JV avec RADAG, connue sous le nom de DRAL, afin de pouvoir légalement mener à bien les travaux qui s'imposent pour faire des installations de la Joint Venture situées Nagpur Mihan le centre industriel quelles devraient être. C'est essentiel notamment pour permettre à Dassault de réaliser ses offsets, et pour les investissements futurs également. La question à 20 milliards d'€ c'est de savoir si Dassault peut être son propre partenaire en Inde et malgré tout concourir au MMRCA2.0 en étant dans les clous, ou bien s'il lui faudra impérativement un allié industriel sur place. C'est là que ça va coincer. Or il n'y a pas beaucoup de monde qui ait les épaules pour devenir ce partenaire industriel en Inde, ou qui ne présente pas un risque avéré. Quelques exemples (liste non exhaustive): https://tradebrains.in/top-conglomerates-india/ 1. Reliance Industries Ltd. Partenaire original de Dassault dans le premier MMRCA. RIL avait créé RATL destinée à devenir la partie indienne d'une JV avec Dassault, puis a revendu RATL à RADAG une fois que les négos avec HAL ont échoué. C'est comme ça que Dassault se sont retrouvés avec Anil Ambani. Il n'est pas certain que RIL veuille participer au MMRCA2.0. Ils n'en ont de toutes façons pas besoin. 2. Tata Group Partenaires comme on l'a vu de Lockheed Martin sur le MMRCA 2.0 3. Aditya Birla Group Pas d'infos sur leur présence dans le MMRCA 2.0 mais ils font surtout de l'industrie primaire même s'ils sont présents dans la défense. Exemple: https://www.adityabirla.com/french/businesses/companies/hindalco-almex-aerospace-fre. À surveiller? 4. Mahindra Group Partenaires de Boeing sur le MMRCA 2.0 5. Bajaj Group Apparemment absolument pas présents dans le secteur de la défense. Grosse inconnue pour moi. 6. Adani Group Partenaires de SAAB dans le MMRCA 2.0. Mais Gautam Adani, le patron, a eu de gros soucis dernièrement avec le scandale Hindenburg de survalorisation de ses actifs: https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/scandale-adani-tout-comprendre-sur-laffaire-qui-ebranle-le-capitalisme-indien-1903655 7. L & T Group Larsen & Toubro sont partenaires de MBDA France sur le missile MMP qu'ils veulent adapter au marché indien, et viennent de signer un partenariat avec Navantia pour le programme P75i: https://www.zonebourse.com/cours/action/LARSEN-TOUBRO-LIMITED-6491923/actualite/Larsen-Toubro-Limited-et-Navantia-signent-un-accord-de-cooperation-pour-le-programme-de-sous-marin-44315220/ ...Sauf que c'était 4 jours avant la visite de Modi en France qui confirme les discussions avancées avec Naval Group sur la fourniture de 3 nouveaux Scorpène qui risquent fortement d'enterrer ledit P75i... Bref, à part ça ils sont quand même crédibles comme partenaire éventuel de Dassault parce qu'ils sont présents dans la défense et qu'ils ont au moins une porte d'entrée via MBDA même si c'est très mince. Donc voilà, il n'y a pas grand monde de disponible parmi les très gros groupes industriels indiens pour prendre la relève de RADAG. Certes il y a Reliance Industries Limited (RIL) qui a au moins le chic d'avoir beaucoup de cash disponible. Mukesh Ambani, grand frère ennemi d'Anil, étant quand même l'homme le plus riche d'Inde, en plus d'avoir été le premier partenaire indien de Dassault entre 2011 et 2014 dans le cadre du premier MMRCA puis de la négociation en tant que "L1 bidder" entre Dassault et HAL, négociation qui a échoué et abouti comme dit plus haut, à la vente de RATL à RADAG en 2014 (c'est comme ça que Dassault s'est retrouvé embarqué avec Anil Ambani) puisque ça n'intéressait plus RIL sachant qu'il n'y avait plus de contrat! S'en est suivie la vente de gré à gré de 36 Rafale en 2016 après l'élection de Modi. Mais depuis, RIL ne s'est apparemment pas manifesté pour revenir sur le marché du MMRCA 2.0 en tant que partenaire d'un industriel étranger. Soit ça ne les intéresse plus, soit il y a des frictions politiques. Et puis vu l'historique avec Dassault qui a été victime de manipulations et même d'accusations de corruption utilisant notamment les déclarations d'un "middleman" prétendant bosser pour RIL et pouvant "faciliter le contrat" en échange d'argent... ce que les chimpanzés de mediapart n'ont même pas été capables de vérifier tout en confondant au passage les deux entreprises des frères ennemis, RIL et RADAG... Bon, disons que Dassault a déjà donné et que ce genre de mic-mac sont à fuir comme la peste. Mais pour quelqu'un d'autre, ce serait un allié de choix, très puissant et bien connecté. Conclusion: il est bien plus probable de voir Dassault essayer de faire cavalier seul plutôt que de risquer de s'adosser à un industriel indien local, même si c'est un grand groupe. Mais c'est TRÈS risqué. Ça va en effet poser d'énormes contraintes pour sa participation au MMRCA 2.0, sauf si Dassault démontrent leur capacité à devenir une vraie force industrielle en Inde avec davantage de retours industriels pour les locaux. Ce qui peut aider Dassault, paradoxalement, ce sont les bonnes relations de Safran avec HAL et le GTRE, et de Thalès, via Thalès Reliance Defense Systems (autre JV dans laquelle est présent Anil Ambani, également à Nagpur) avec d'autres partenaires industriels plus petits. De même, il est possible que le MMRCA 2.0 soit définitivement annulé en faveur d'autres achats de Rafale de gré à gré comme ça risque d'être le cas pour les 26 de l'IN même si les discussions ne font que commencer. Même si idéalement il vaudrait mieux une grosse commande groupée pour produire des avions en Inde sur la durée. Ce qui ouvrirait un marché potentiellement immense à l'avion. Ainsi, la meilleure option de Dassault est sans doute à mon avis de s'appuyer sur le réseau déjà créé avec ces petits industriels contactés pour remplir les offsets à partir de 2016, et recréer de toutes pièces un GIE Rafale indien sous sa direction et responsabilité, sans être lié à un gros industriel indien, et en s'appuyant sur ses relations avec des acteurs publics autant que privés. Cela lui permettra d'offrir un environnement cohérent et familier aux indiens, de mettre des entreprises souvent trop dispersées en ordre de marche, et de plus ou moins rabibocher les secteurs publics et privé, même si ça voudrait sans doute dire que HAL récupérerait un peu de workshare sur la cellule de l'avion comme ils l'ont obtenu sur le moteur. C'est en effet bien plus dur de gérer toute une famille de sous-traitants locaux au cas par cas que de confier cette tâche à un partenaire unique. Mais d'un autre côté, il est alors plus simple de se séparer des gens qui ne font pas l'affaire ou de les aider individuellement à franchir un cap en termes de compétences. Voilà j'arrête avec ma prose parce qu'après-tout, comme on parle de l'Inde, même l'improbable peut arriver. Mais bon, mes élucubrations valent bien celles de Méta-défense, et en plus les miennes sont gratuites en plus d'être un minimum renseignées...
  11. Oui. Aura. Un jour. Dans plusieurs années. Et non pas: Parce que concrètement à l'heure actuelle il n'y a selon ton tableau que 12 Rafale de plus qui aient été assemblés en France. Même si cela va vite changer.
  12. Patrick

    [Rafale]

    Ce qu'il y a d'étonnant avec les anglais, c'est comme on peut trouver chez eux les pires trolls à la mauvaise foi chevillée au corps, et les meilleurs des gentlemen dotés d'un fair play proprement désarmant...
  13. Celle où il confirme les 1000 embauches dans le cadre du plan "piloter notre avenir"?
  14. Patrick

    L'Inde

    Meta-défense qui cite IDRW, c'est une mise en abîme de la stupidité. TATA sont comme il le dit, partenaires de Lockheed Martin pour pousser le F-16, pardon, F-21, dans le cadre du MMRCA 2.0. Boeing sont alliés avec Mahindra. SAAB avec Adani. Un avion déjà rejeté à la suite de la compétition Single Engine au profit du Tejas. Pour Airbus je ne sais pas. Enfin bon. Le point-clé c'est que les industriels privés indiens n'ont pas le droit d'avoir plusieurs partenaires étrangers (OEM) différents. Logique hein... Vous pensez vraiment que les OEM vont balancer tous leurs secrets à des gens qui bossent pour la concurrence? C'est tout l'intérêt d'avoir demandé aux compétiteurs de se rapprocher d'un industriel privé en particulier. Pour Dassault c'était Reliance. Cela étant, ce qui semblait fou c'était d'envisager que l'OEM puisse réclamer avoir la majorité des parts dans les JV lancées avec son partenaire indien. C'est ce que réclamait le boss de SAAB il y a 3 ans. Je pensais cela impossible, mais apparemment certains petits malins sont parvenus à obtenir cela! Raison pour laquelle Dassault demande désormais la réciprocité afin de sortir par le haut du bordel avec Anil Ambani qui n'a même pas assez de pognon pour faire bâtir une voie de circulation en ciment reliant le hangar d'assemblage de Nagpur au Taxiway de l'aéroport, pognon que Dassault n'a pas non plus le droit de mettre sur la table, légalement parlant! Et ça fait 2 ans que dure cette plaisanterie. Bref, TATA sont avec LM, merci au revoir.
  15. Dans ces cas-là il faut faire comme l'ont fait BFM TV et d'autres, admettre s'être trompés.
  16. Patrick

    [Rafale Marine]

    Sauf qu'ils ont surtout fait énormément de dégâts. Je ne trouve donc pas ça délicieux. On est HS cela dit... Alors franchement, les réjouissances...
  17. Patrick

    [Rafale Marine]

    Manque de pot la LPM a enterré cette option.
  18. Patrick

    [Rafale]

    Oui enfin tu sais, depuis la collision en vol de Vautour Bravo lors du meeting de l'air de Cognac en 2022, qui aurait pu TRÈS mal se terminer, l'idée n'a probablement plus la cote. https://www.sudouest.fr/charente/cognac/deux-rafale-se-heurtent-en-vol-lors-du-meeting-de-l-air-de-cognac-11029225.php https://french-airshow-tv.jimdofree.com/airshows/2022/ba-709-cognac/
  19. Ça je suis d'accord. Mais la première assertion m'intrigue vu qu'il parlait au passé, j'essayais de comprendre.
  20. Patrick

    L'Inde

    Héhéhé! Je l'avais parié. Et idem je me disais bien que c'était lié à l'expansion du site industriel de Nagpur où tout est bloqué depuis presque 2 ans désormais comme en attestent les images satellite. C'était juste improbable que Dassault abandonne tout ce qui a été créé dans un endroit aussi stratégique que Nagpur au centre de l'Inde.
  21. Patrick

    Marine indienne

    Développer et certifier une version spécifique pour 4 appareils? De plus, "les indiens"? QUELS indiens? Quelle entreprise? D'après les rumeurs DRAL est en tain de crever parce qu'Anil Ambani ne peut pas soutenir l'investissement dans le site de Nagpur, dans un contexte où Dassault ne peut pas avancer plus de 50% de l'argent. Alors certes la compétence a toujours été chez Dassault qui forme les gens de DRAL, mais sans infrastructures ou bien en devant déplacer des personnels à l'autre bout du pays, comment faire? Or on découvre à l'instant, comme je l'avais pressenti, que Dassault souhaite racheter le foncier et les bâtiments en même temps qu'il quitte la Joint Venture! Dans un tel contexte, Dassault ne recherchait donc PAS un autre partenaire industriel indien. Il DEVIENDRAIT son propre partenaire indien, en ayant les mains libres pour faire comme il veut. Parce que s'il fallait confier à une boite locale, à grands coups de ToT, le soin de concevoir une version spécifique du Rafale, même si ça ne revenait qu'à assembler une partie avant de B et une partie arrière de M, il faudrait un minimum de compétence pour ça. Qui pourrait donc être intéressé qui ne soit pas déjà engagé avec un autre industriel étranger dans le cadre du MMRCA2? Tout le monde a déjà les pieds et les poings liés même si la compétition est au point mort! Les groupes Tata, Adani (qui n'ont rien à voir avec Ambani), etc etc. Malheureusement, la seule voie d'issue est donc de créer un "Dassault India" de toutes pièces, à la manière de Dassault Falcon Jet Corp (https://www.dassault.fr/filiales/dassault-aviation/dassault-falcon-jet) qui se trouve être la branche Amérique de Dassault dédiée à l'aménagement intérieur, à la vente et au support pour les marchés de la zone Amérique. C'est le chemin qui était pris avec DRAL mais ça n'a pas marché faute d'investissement et pour cette foutue clause des "50%" qui a déjà failli empêcher Safran de remplir leurs offsets. Bien que je me demande si ce n'était pas non plus une manœuvre des indiens en ce sens afin d'imposer leurs conditions dans la foulée. Les indiens accepteront-ils une telle solution? De voir Dassault s'implanter par lui-même en Inde? Rien n'est moins sûr s'ils veulent développer leur indépendance stratégique qui est la partie sous-jacente du "make in India" qui ne consiste pas simplement à attirer la partie manufacturière mais aussi à gratter des compétences. Sauf que même s'il y a un turnover important en Inde, quand on entre chez Dassault c'est généralement pour y rester. De plus la partie RH de Dassault sait probablement très bien quels genre de profils ils recherchent, ce qui limitera fortement les départs de gens formés et compétents que l'entreprise aura besoin de conserver à tout prix dans les premières années le temps de constituer des équipes solides. Idem on palabre autour de l'AMCA, mais c'est supposé être un produit HAL... Je crois savoir que chez Dassault on aime pas trop les mariages forcés surtout avec une moitié qui a déjà essayé de vous poignarder pendant les préparations du mariage... Donc pas de solution de ce côté à mon avis. Dassault doit avoir les mains libres pour réaliser ce qu'ils veulent faire en Inde. Notamment s'ils veulent s'affirmer en tant que partenaire industriel. Ils n'ont pas vocation à servir de prête-nom à un industriel indien qui ne soit pas au niveau dans leur domaine. Cela étant vu que les indiens veulent un sistership au Vikrant et que le PANG aura besoin de nouveaux Rafale de toutes façons, mais aussi qu'il est probable que de nouveaux achats G2G surviennent en Inde*, qu'on en soit à considérer qu'il y aurait d'ores et déjà un marché captif pour le Rafale en Inde, mais aussi un besoin de biplaces navals pour les deux pays, et que l'assemblage puisse être en partie au moins délocalisé en Inde, n'a sans doute pas grand-chose de déconnant. Après-tout, DRAL était supposé assembler 11 Falcon 2000 Albatross sur les 12, même si les derniers chiffres sortis disaient plutôt 9 sur 12. Et ça ne choquait personne. *: les chiffres évoluant de 57 (hypothèse basse IAF pour le MMRCA) à 114 (hypothèse haute) en passant par 90 (hypothèse d'un marché G2G avec production locale pour retomber sur un chiffre de 126 Rafale.
  22. J'en suis tellement sûr que si j'avais un substitut aussi ou moins cher, aussi ou plus simple à produire en quantités suffisantes, aussi ou plus performant, aussi ou moins polluant, je serais occupé à devenir le nouveau Elon Musk de l'agriculture au lieu d'être en train de poster sur air defense... Spoiler: c'est toujours de la merde.
  23. Comme d'autres avant eux. Des girouettes.
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