Shorr kan Posté(e) jeudi à 09:00 Share Posté(e) jeudi à 09:00 (modifié) Il y a 9 heures, g4lly a dit : ERO s'en prend aux natives ... https://www.aol.com/news/indigenous-actor-says-ice-agents-232309715.html L'actrice amérindienne Elaine Miles, surtout connue pour ses rôles dans Northern Exposure et dans Smoke Signals, affirme avoir été récemment détenue par des agents de l'ICE, qui lui auraient dit que sa carte d'identité tribale , délivrée en Oregon, était « fausse ». Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Miles a affirmé qu'elle se rendait à un arrêt de bus près du centre commercial Redmond Bear Creek Village, dans l'État de Washington, pour aller chez Target, lorsque quatre hommes masqués portant des gilets portant l'inscription ICE sont sortis de deux SUV noirs banalisés et lui ont demandé sa pièce d'identité , rapporte le Seattle Times. Elle a présenté sa carte d'identité des Tribus Confédérées de la réserve indienne d'Umatilla en Oregon, qu'un agent aurait qualifiée de « fausse ». « N’importe qui peut y arriver », a déclaré un autre agent, selon Miles. Miles a poursuivi en expliquant que les hommes, qu'elle craignait même être des chasseurs de primes, ont refusé de donner leurs noms ou leurs numéros de matricule pendant qu'ils la détenaient. L'actrice autochtone Elaine Miles affirme que quatre agents de l'ICE l'ont récemment interpellée à un arrêt de bus à Redmond (Getty Images). Lorsqu'ils ont jugé sa carte d'identité tribale illégitime, elle leur a montré le numéro du bureau d'inscription imprimé au verso et leur a demandé d'appeler. Ils ne l'ont pas fait. Lorsqu'elle a tenté d'appeler elle-même, les agents ont essayé, sans succès, de lui prendre son téléphone. À ce moment-là, un cinquième agent siffla depuis l'un des SUV, et le groupe retourna brusquement à ses véhicules et s'éloigna. Le journal The Independent a contacté l'ICE pour obtenir des commentaires. Le 4 novembre, KING 5 a rapporté que l'ICE avait récemment procédé à des arrestations à Redmond et à Issaquah. Le directeur régional de l'agence a fixé un nouvel objectif de 30 arrestations quotidiennes dans l'Oregon, l'État de Washington et l'Alaska, soit le double de l'objectif de 2024, selon le média. Le message de Miles a coïncidé avec des arrestations effectuées par l'ICE à Bear Creek Village. Ces incidents ont incité le conseil municipal à voter l'arrêt des caméras de lecture de plaques d'immatriculation de Flock Safety, par crainte qu'elles ne soient utilisées à l'avenir pour le contrôle de l'immigration. Cependant, selon le Seattle Times, rien ne prouve qu'elles aient été utilisées lors de ces arrestations. Miles a indiqué que cet incident n'était pas un cas isolé au sein de sa famille. Son fils et son oncle, a-t-elle précisé, avaient déjà été détenus par des agents de l'ICE qui avaient également mis en doute la validité de leurs cartes d'identité tribales avant de finalement les relâcher. Selon la Commission intertribale de la pêche du fleuve Columbia, la CTUIR regroupe trois nations tribales : les Umatilla, les Cayuse et les Walla Walla. Ensemble, elles forment un gouvernement tribal unifié qui préserve et protège leur souveraineté culturelle et politique commune. En 1855, ces trois tribus signèrent un traité avec les États-Unis, cédant environ 6,4 millions d'acres de leurs terres ancestrales dans ce qui est aujourd'hui le nord-est de l'Oregon et le sud-est de l'État de Washington. Aujourd'hui, la CTUIR compte plusieurs milliers de citoyens inscrits, et des documents récents estiment son nombre de membres à environ 3 100 personnes. Près de la moitié de ces membres vivent dans ou à proximité de la réserve indienne d'Umatilla. La réserve abrite non seulement des citoyens de la CTUIR, mais aussi d'autres autochtones de différentes tribus, ainsi que des résidents non autochtones. Qu'ils rentrent chez eux !......mais attend, chez eux c'est .......Rhoooo ...... Modifié jeudi à 09:02 par Shorr kan 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
rendbo Posté(e) jeudi à 14:49 Share Posté(e) jeudi à 14:49 Je ne pige pas trop le déploiement d'agents d'ICE en Italie pour les JO d'hiver. Quelqu'un aurait il mieux compris que moi ? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
FATac Posté(e) jeudi à 15:24 Share Posté(e) jeudi à 15:24 il y a 35 minutes, rendbo a dit : Je ne pige pas trop le déploiement d'agents d'ICE en Italie pour les JO d'hiver. Quelqu'un aurait il mieux compris que moi ? https://www.20minutes.fr/monde/italie/4198253-20260127-jo-hiver-2026-viennent-faire-policiers-americains-ice-sites-olympiques Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Arland Posté(e) jeudi à 15:43 Share Posté(e) jeudi à 15:43 Il y a 6 heures, Shorr kan a dit : Qu'ils rentrent chez eux !......mais attend, chez eux c'est .......Rhoooo ...... C'est plutôt l'inverse qui pourrait se produire, les amérindiens qui demandent aux W.A.S.P. de rentrer chez eux vu l'affront. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Arland Posté(e) jeudi à 15:51 Share Posté(e) jeudi à 15:51 il y a 56 minutes, rendbo a dit : Je ne pige pas trop le déploiement d'agents d'ICE en Italie pour les JO d'hiver. Quelqu'un aurait il mieux compris que moi ? Pour faire simple, la branche HSI gère la criminalité transnationale au sein de l'ICE et vont probablement aider les FdO italiennes à identifier des individus pouvant poser problème pour les JO, ce n'est pas la branche ERO qui fait tant parler d'elle ces derniers temps. 2 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akilius G. Posté(e) jeudi à 22:06 Share Posté(e) jeudi à 22:06 après les patriots, forte hausse (et durable) de la production de missiles THAAD https://www.armyrecognition.com/news/army-news/2026/u-s-approves-quadrupled-thaad-interceptor-production-to-counter-rising-missile-threats La société américaine Lockheed Martin a signé un accord-cadre historique avec le Département de la Guerre des États-Unis (DoW) visant à augmenter la production d’intercepteurs Terminal High Altitude Area Defense (THAAD) de 96 à 400 unités par an. Cette montée en puissance industrielle décisive répond aux menaces avancées de missiles et signale un virage du Pentagone vers une production stratégique de défense soutenue à fort volume. Le calendrier de production élargi de l’intercepteur THAAD, qui devrait se dérouler au cours des sept prochaines années, reflète la demande opérationnelle croissante des commandements de combat américains et des nations alliées pour des capacités de défense antimissile de haut niveau. L’accord-cadre, qui fait partie d’une stratégie plus large de la Déclaration de Guerre visant à renforcer la résilience de la base industrielle américaine des munitions, est structuré pour permettre des accords de contrats accélérés alignés sur les crédits du Congrès à partir de l’exercice 2026. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) vendredi à 08:14 Share Posté(e) vendredi à 08:14 Le 28/01/2026 à 20:04, Akhilleus a dit : Pour revenir sur l'ICE, une séquence qui m'a fait halluciné (une de plus direz vous) Les gars poursuivent un clampin jusque dans un consulat (Ecuador, Salvador, je ne sais plus) Le vice consul les bloque à la porte et se fait menacer d'être embarqué (alors qu'il est dans le bâtiment, genre à l'intérieur) Alors là, on est même plus sur un défaut d'entrainement, voire même plus sur un défaut de culture bien crasseux. Tous les flics du monde (oui, oui même ceux de bonnes grosses dictatures) savent qu'une représentation diplomatique est hors limite. Que ce n'est plus le sol national. A l'échange, j'en suis clairement à questionner les RoE et latitude donnée par la hiérarchie. On dirait qu'on a filé des badges à des agents en leur disant : badge, arme, voilà, vous êtes maintenant la loi, vous faites ce que vous voulez Les mecs, on dirait les pires version de certains militaires africains : un BDU, une kalash (ici un AR15) et je suis le roi avec droit de vie et de mort sur la populace Du coup ça rejoins un peu ce que dit @Shorr kan au dessus Ben c'est ce que démontre ce que l'on sait du recrutement et de la formation oui. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) vendredi à 08:16 Share Posté(e) vendredi à 08:16 Il y a 17 heures, rendbo a dit : Je ne pige pas trop le déploiement d'agents d'ICE en Italie pour les JO d'hiver. Quelqu'un aurait il mieux compris que moi ? Je pense aux échanges que l'on voit parfois dans les aéroports où les gares. J'ai déjà été contrôlé par un détachement mixte de policiers roumains et français en France. Je sais que ça se fait, pour des choses comme des accès à des fichiers d'une nation participante, genre agent de liaison, traducteur sur le terrain etc. 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) vendredi à 14:41 Share Posté(e) vendredi à 14:41 Arrestation de journaliste se trouvant du mauvais côté des manifestations : https://www.lefigaro.fr/international/etats-unis-l-ancien-presentateur-de-cnn-don-lemon-arrete-20260130 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
rendbo Posté(e) vendredi à 14:50 Share Posté(e) vendredi à 14:50 il y a 4 minutes, herciv a dit : Les responsables de l’administration Trump ont rapidement condamné la manifestation et accusé les manifestants d’intimider les fidèles chrétiens. https://www.lefigaro.fr/international/etats-unis-l-ancien-presentateur-de-cnn-don-lemon-arrete-20260130 Tous les fidèles et prêtres chrétiens ne se montrent pas aussi "intimidés" que les chouquette de l'article, et d'ailleurs les idées et méthodes d'ICE font aussi réagir dans "l'autre" sens (j'aime particulièrement ce que dit le prêtre) : https://www.youtube.com/shorts/-NSGJ_3Mm9Q 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) samedi à 09:01 Share Posté(e) samedi à 09:01 https://www.bbc.com/news/articles/ce8rk33dpvmo "US government partially shuts down despite last minute funding deal" Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Akilius G. Posté(e) samedi à 15:39 Share Posté(e) samedi à 15:39 la dsca donne son accord à plusieurs contrats d'exportation (commentaires sur opex360) - notamment vers israel : cela fait probablement suite à une feu vert budgétaire israélien sur le budget 2026 celle-ci a autorisé la vente potentielle de 30 AH-64E à Israël pour un montant estimé à 3,8 milliards de dollars. .. cette dernière a également approuvé la vente potentielle à Israël d’hélicoptères utilitaires légers AW119Kx pour 150 millions de dollars, de groupes motopropulseurs APC-MT883 destinés aux blindés de transport de troupes Namer pour 740 millions de dollars et de 3 250 véhicules tactiques légers [JLTV] pour 1,98 milliard de dollars. - une vente de missile patriot pac3-mse pour 9 Md$ https://www.dsca.mil/Press-Media/Major-Arms-Sales/Article-Display/Article/4394629/kingdom-of-saudi-arabia-patriot-advanced-capability-3-missile-segment-enhanceme le prix unitaire est très très élevé : plus de 12 M$, alors que l'on évoque plus souvent un prix entre 3 et 4 M$ je ne sais pas quoi penser de tout ceci : s'agit-il de clauses secrêtes? d'une intense pression politique américaine sur les prix? Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. ARMEN56 Posté(e) hier à 07:40 C’est un message populaire. Share Posté(e) hier à 07:40 Le 29/01/2026 à 10:00, Shorr kan a dit : Qu'ils rentrent chez eux !......mais attend, chez eux c'est .......Rhoooo ...... Révélation 7 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) hier à 08:17 Share Posté(e) hier à 08:17 Disons que quand on voit que l'accent suffit, on peut se poser la question de Melania... Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. olivier lsb Posté(e) hier à 10:22 C’est un message populaire. Share Posté(e) hier à 10:22 Parce qu'on risque d'en reparler dans les mois qui viennent, quelques rappels historiques à contre-courant d'une idée reçue, sur le déploiement des militaires dans des opérations de maintien de l'ordre sur le sol américain. Par Olivier Burtin, maître de conférences en civilisation des Etats-Unis à l’université de Picardie-Jules-Verne. https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/31/olivier-burtin-historien-s-il-venait-a-employer-l-armee-contre-des-manifestants-trump-renouerait-avec-une-tradition-bien-etablie-aux-etats-unis_6664906_3232.html Citation Olivier Burtin, historien : « S’il venait à employer l’armée contre des manifestants, Trump renouerait avec une tradition bien établie aux Etats-Unis » Tribune Olivier Burtin Historien Face aux tensions que suscite sa présidence, Donald Trump continue d’envisager de déployer l’armée pour restaurer l’ordre. Une idée répandue veut que cela reviendrait à enfreindre une norme démocratique bien installée aux Etats-Unis. Dans une tribune au « Monde », l’américaniste démontre qu’il n’en est rien. Publié hier à 15h00 Temps de Lecture 3 min. Après la mort par balle d’Alex Pretti, soit d’un deuxième citoyen américain à Minneapolis aux mains de la police de l’immigration (ICE), Trump a déclaré, le 27 janvier, qu’il allait « un peu désamorcer la situation ». Il n’a toutefois pas formellement retiré sa menace d’invoquer l’Insurrection Act, une loi de 1807 qui lui permettrait de déployer l’armée sur le territoire américain à des fins de maintien de l’ordre. Une telle perspective est souvent décrite par les critiques de Trump comme la violation d’une énième norme démocratique ancestrale et presque sacrée : le non-emploi de l’armée dans les affaires intérieures, présenté comme une « valeur américaine fondamentale ». Cette croyance rassure. Elle suggère qu’il existerait, au cœur de la culture politique du pays, une ligne rouge que le pouvoir n’oserait pas franchir. L’histoire raconte autre chose. S’il venait à employer l’armée contre des manifestants, Trump renouerait avec une tradition bien établie aux Etats-Unis. L’idée d’une retenue militaire naturelle est en grande partie un produit de la fin du XIXe siècle. Elle s’impose dans les années 1880, au moment même où le gouvernement fédéral renonce à protéger activement les Noirs dans le Sud. Au cours de la décennie précédente, au contraire, Washington avait déployé l’armée et même suspendu localement l’habeas corpus pour démanteler le Ku Klux Klan et réprimer les campagnes de terreur destinées à empêcher les anciens esclaves de voter. Plusieurs lois autorisèrent explicitement le président à utiliser la force militaire contre ce terrorisme intérieur. L’armée, imparfaitement mais réellement, fut alors un instrument de protection des droits. Un principe démocratique intemporel C’est précisément contre cet usage que se construit ensuite la doctrine de la retenue. Le Posse Comitatus Act de 1878, qui interdit en principe l’emploi de l’armée fédérale sur le sol américain, est souvent présenté comme l’expression d’un principe démocratique intemporel. Il naît cependant dans un contexte politique bien précis : le retrait partiel des troupes fédérales du Sud et la fin de la Reconstruction. La limitation du rôle de l’armée tient moins à une méfiance abstraite envers la force qu’à la volonté de laisser les élites blanches sudistes reprendre le contrôle sans ingérence fédérale en faveur des droits des Noirs. Surtout, même à l’époque où cette « tradition » se consolide, elle n’empêche nullement l’usage répété de l’armée contre d’autres catégories de la population, notamment les ouvriers. En 1877, le président Rutherford B. Hayes (1822-1893) envoie l’armée pour écraser une grève ferroviaire générale. En 1894, lors de la grève Pullman, le président Grover Cleveland (1837-1908) mobilise les troupes fédérales contre les cheminots en lutte ; il y a des morts, et le grand leader syndical Eugene Debs (1855-1926) finit en prison. Dans les bassins miniers de l’Ouest et des Appalaches, l’intervention militaire accompagne régulièrement la répression des grèves, jusqu’à la bataille de Blair Mountain, en 1921, où l’armée fédérale met fin à une insurrection armée de mineurs. Même les anciens combattants ne sont pas à l’abri. En 1932, la Bonus Army – des vétérans de la première guerre mondiale venus réclamer le versement anticipé d’une prime promise – est expulsée de Washington par l’armée à grand renfort de tanks et de gaz lacrymogènes. Les camps sont incendiés. Là encore, la force militaire est utilisée contre des citoyens mobilisés pour faire valoir des droits économiques. La logique change L’armée fédérale est de nouveau déployée massivement sur le sol américain pendant le mouvement des droits civiques, cette fois pour remplir un rôle similaire à celui qu’elle occupait durant la Reconstruction. En 1957, le président Dwight Eisenhower (1890-1969) envoie la 101e division aéroportée à Little Rock pour faire respecter la déségrégation scolaire face à la résistance des autorités locales de l’Arkansas. En 1962, plus de 30 000 membres des troupes fédérales sont mobilisés pour permettre l’inscription d’étudiants noirs à l’université du Mississippi, malgré les violences ségrégationnistes. Mais, à mesure que les luttes pour les droits civiques se transforment en soulèvements urbains contre la ségrégation, la pauvreté et les violences policières, la logique change. En 1967 à Detroit, puis en 1968 à Washington, Chicago ou Baltimore après l’assassinat de Martin Luther King, des dizaines de milliers de soldats sont déployés pour réprimer des émeutes dans des quartiers noirs. L’armée réapparaît alors non plus comme garante de droits, mais comme instrument de restauration de l’ordre. Ce schéma se prolonge bien au-delà des années 1960 : en 1992, après l’acquittement des policiers ayant passé à tabac Rodney King, le président George H. W. Bush envoie troupes fédérales et marines à Los Angeles. La réponse militaire à une explosion de colère urbaine rappelle que le recours à la force armée dans les crises intérieures n’a jamais disparu du répertoire de l’Etat américain. Cette histoire complique fortement le récit d’une Amérique naturellement réticente à employer la force armée sur son propre sol. Le droit encadre ce recours en le présentant comme exceptionnel et temporaire, mais il a été utilisé si souvent au cours de l’histoire du pays que l’on peut se demander si ce n’est pas, au fond, cet usage intérieur de l’outil militaire qui constitue la véritable tradition – même si celle-ci est bien moins rassurante que le mythe d’une supposée « bonne nature » de la culture américaine. Olivier Burtin est maître de conférences en civilisation des Etats-Unis à l’université de Picardie-Jules-Verne. Il est l’auteur d’une histoire du fascisme américain, à paraître chez Payot à l’automne. 7 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Manuel77 Posté(e) hier à 10:35 Share Posté(e) hier à 10:35 il y a 12 minutes, olivier lsb a dit : Parce qu'on risque d'en reparler dans les mois qui viennent, quelques rappels historiques à contre-courant d'une idée reçue, sur le déploiement des militaires dans des opérations de maintien de l'ordre sur le sol américain. Par Olivier Burtin, maître de conférences en civilisation des Etats-Unis à l’université de Picardie-Jules-Verne. Honnêtement, étant donné que l'ICE est manifestement un groupe d'hommes armés mal formés et indisciplinés, je me demande depuis une semaine si Trump ne ferait pas mieux de faire appel à l'armée s'il veut capturer les immigrants sans susciter trop de controverse. Au moins, celle-ci dispose d'une structure hiérarchique établie, d'une discipline et d'une plus grande sympathie de la part de la population locale. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Polybe Posté(e) hier à 10:42 Share Posté(e) hier à 10:42 il y a 6 minutes, Manuel77 a dit : Honnêtement, étant donné que l'ICE est manifestement un groupe d'hommes armés mal formés et indisciplinés, je me demande depuis une semaine si Trump ne ferait pas mieux de faire appel à l'armée s'il veut capturer les immigrants sans susciter trop de controverse. Au moins, celle-ci dispose d'une structure hiérarchique établie, d'une discipline et d'une plus grande sympathie de la part de la population locale. Symboliquement, c'est plus voyant, en pratique probablement moins malléable à faire n'importe quoi avec la culture du choc. Pour ce dernier point, on l'a vu avec les quelques déploiements de garde nationale. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. Hibernatus Posté(e) hier à 12:42 C’est un message populaire. Share Posté(e) hier à 12:42 Décidément, Paul Krugman est toujours bien en harmonie avec @herciv: https://paulkrugman.substack.com/p/the-lowdown-on-debasement La vérité sur la dépréciation Dans quelle mesure la confiance des investisseurs dans l'Amérique a-t-elle été ébranlée ? Paul Krugman 30 janvier 2026 Je n'ai jamais considéré le prix de l'or comme un indicateur économique important. Après tout, l'or n'est pas de l'argent, c'est-à-dire qu'il n'est ni un moyen d'échange pouvant être utilisé pour effectuer des achats, ni une unité de compte dans laquelle les prix sont cotés. Il reste simplement dans des coffres-forts. Et je me suis moqué des commentateurs de droite qui s'affolaient à propos de la hausse du prix de l'or pendant les années Obama, affirmant que cette hausse était le signe avant-coureur d'une inflation galopante et d'une chute du dollar. Ce n'était pas le cas. Pourtant, l'or reste un actif important. Aux prix actuels, la valeur des réserves mondiales d'or hors sol s'élève à environ 36 000 milliards de dollars, soit plus d'une douzaine de fois la valeur combinée de toutes les cryptomonnaies. Et les prix de l'or ont connu une hausse remarquable depuis que Donald Trump a repris le pouvoir : Les personnes qui ont vu la fin du monde dans la hausse du prix de l'or sous Obama ont-elles quelque chose à dire sur la hausse bien plus importante sous Trump ? Eh bien, si elles étaient objectives, elles auraient beaucoup à dire. Car la récente flambée du prix de l'or n'est pas seulement bien plus importante que celle de 2009 à 2012. Elle reflète surtout les craintes concernant l'avenir économique des États-Unis, craintes qui n'étaient pas présentes lors de la hausse sous Obama. Sous Obama, la hausse du prix de l'or était principalement due aux taux d'intérêt extrêmement bas, qui rendaient la spéculation sur l'or attractive. Il s'agissait d'une dynamique complètement différente de celle que nous observons actuellement. Les taux d'intérêt ne sont actuellement pas suffisamment bas pour rendre l'or attractif pour la spéculation, et les taux à long terme ont en fait légèrement augmenté. La flambée des cours de l'or que nous observons actuellement est la conséquence de ce que les financiers appellent le « debasement trade » (commerce de dépréciation). Si l'effet du debasement trade se manifeste de manière spectaculaire dans la forte hausse des cours de l'or et de l'argent, il est également visible dans la baisse de la valeur du dollar et dans la hausse des taux d'intérêt à long terme. Pour comprendre ce que signifie le terme « dépréciation commerciale », nous devons d'abord comprendre ce que signifie « dépréciation » dans ce contexte. La dépréciation désigne ici le désengagement des investisseurs des actifs financiers américains par crainte d'une érosion future de la valeur de ces actifs. Elle pourrait être causée par la crainte d'une flambée de l'inflation, alors que Trump fait pression sur la Fed pour qu'elle mette en marche la planche à billets. Elle pourrait être causée par la crainte d'une crise budgétaire, alors qu'il réduit les impôts des riches et distribue des « chèques Trump » pour tenter de regagner des électeurs. Elle pourrait également être causée par la crainte d'une expropriation des investisseurs étrangers dans les actifs américains. Une telle expropriation n'est pas une préoccupation farfelue : en 2025, les responsables de Trump ont lancé l'idée de convertir de force les avoirs en bons du Trésor à court terme en prêts à long terme. Et le principal architecte de ce projet n'était autre que Stephen Miran, que Trump a nommé au Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale. Personne, y compris moi-même, ne sait si l'une de ces possibilités déstabilisantes se concrétisera. Mais dans le passé, lorsque la politique et les décideurs politiques étaient sensés et que l'État de droit prévalait, les investisseurs pouvaient exclure la possibilité que la politique américaine devienne totalement irresponsable, et c'est ce qu'ils faisaient. Aujourd'hui, nous avons une administration qui a déchiré sans scrupule trois générations d'accords commerciaux solennels, qui a menacé de s'emparer du territoire d'alliés, et bien plus encore. Qui peut affirmer que Trump ne déclarera pas un jour la « libération » de la dette américaine ? Ce n'est peut-être pas l'issue la plus probable, mais elle n'est plus inconcevable. Ainsi, le commerce de la dépréciation, qu'il s'agisse des métaux précieux, du dollar ou des bons du Trésor à long terme, est essentiellement la réponse des marchés à la possibilité croissante d'une politique américaine déraisonnable. Je tiens à ne pas exagérer la situation. La hausse explosive du prix de l'or est spectaculaire, mais elle a peu de conséquences économiques directes. La valeur du dollar est beaucoup plus importante, mais si elle a fortement baissé sous Trump, cette baisse ne fait en partie que renverser la hausse enregistrée après les élections de 2024, lorsque les investisseurs croyaient à tort que les politiques de Trump allaient stimuler le dollar. Néanmoins, le dollar est aujourd'hui nettement plus faible qu'il ne l'était au cours des deux dernières années de l'administration Biden. Quant aux taux d'intérêt à long terme, ils sont aujourd'hui à peu près les mêmes qu'au moment de l'entrée en fonction de Donald Trump, même s'il convient de noter que les baisses de taux opérées par la Réserve fédérale en 2025, qui auraient normalement dû entraîner une baisse des taux à long terme, n'ont pas eu cet effet. Plus révélateur encore que les niveaux absolus du dollar et des taux d'intérêt est la manière dont ils réagissent aujourd'hui à l'évolution de la situation. Avant la réélection de Trump, les investisseurs considéraient les investissements américains en général, et la dette publique américaine en particulier, comme des valeurs refuges. Chaque fois qu'une mauvaise nouvelle était annoncée, les investisseurs se ruaient sur les actifs libellés en dollars, ce qui faisait grimper le dollar et baisser les taux d'intérêt américains, même lorsque la mauvaise nouvelle venait des États-Unis, comme ce fut le cas lors de la crise financière de 2008. Cela ne s'est pas produit du tout sous Trump. Par exemple, le dollar a chuté et les taux d'intérêt américains ont augmenté après que Trump a imposé ses droits de douane massifs à l'occasion du Jour de la libération, ce qui indique que les marchés ne considéraient pas du tout les États-Unis comme un investissement sûr par rapport à d'autres pays. Mais les actions ne sont-elles pas en hausse sous Trump ? Oui, mais elles sont en hausse presque partout, et moins aux États-Unis que sur les autres grands marchés : Il s'agit d'indices boursiers mesurés en monnaie locale. Le dollar ayant baissé par rapport à la plupart des autres devises, les marchés étrangers ont largement surpassé les États-Unis en termes de dollars. En bref, le commerce de dépréciation indique que les marchés financiers perdent confiance dans les États-Unis. Il ne s'agit pas d'une panique généralisée, du moins pas encore, mais plutôt d'une érosion progressive. Et cela ne signifie pas pour autant une crise imminente. En particulier, les craintes de dépréciation devraient s'aggraver considérablement pour détrôner le dollar de son rôle de monnaie mondiale par excellence, un sujet sur lequel j'écrirai ce week-end. Mais le commerce de dépréciation nuira aux États-Unis, par exemple en augmentant le coût du refinancement de la dette américaine. Et il faut le replacer dans le contexte d'autres formes d'érosion, alors que le monde signe des accords commerciaux sans les États-Unis, que la prééminence scientifique américaine est minée par les coupes budgétaires et l'idéologie anti-science, etc. Les partisans de Trump, de plus en plus rares, pensent peut-être qu'il est en train de rendre à l'Amérique sa grandeur. Mais les libéraux ne sont pas les seuls à se rendre compte qu'il fait exactement le contraire. Les investisseurs internationaux parviennent à la même conclusion. 2 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) hier à 12:50 Share Posté(e) hier à 12:50 https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/02/01/a-minneapolis-les-etats-unis-sont-confrontes-a-un-engrenage-institutionnel-comparable-a-celui-de-l-affaire-dreyfus_6664943_3232.html « A Minneapolis, les Etats-Unis sont confrontés à un engrenage institutionnel comparable à celui de l’affaire Dreyfus » Quand l’Etat pour se protéger refuse d’admettre ses erreurs, les démocraties peuvent basculer. Ou encore comparable à la condamnation à mort de John Brown, clairement coupable, mais considéré comme un martyr par l'opinion abolitionniste. Victor Hugo, depuis son exil à Guernesey, tentera d’obtenir sa grâce : https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Brown#Regards_sur_son_action_et_son_procès « […] Au point de vue politique, le meurtre de Brown serait une faute irréparable. Il ferait à l’Union une fissure latente qui finirait par la disloquer. Il serait possible que le supplice de Brown consolidât l’esclavage en Virginie, mais il est certain qu’il ébranlerait toute la démocratie américaine. Vous sauvez votre honte, mais vous tuez votre gloire. Au point de vue moral, il semble qu'une partie de la lumière humaine s’éclipserait, que la notion même du juste et de l’injuste s’obscurcirait, le jour où l’on verrait se consommer l’assassinat de la Délivrance par la Liberté. […] Oui, que l'Amérique le sache et y songe, il y a quelque chose de plus effrayant que Caïn tuant Abel, c’est Washington tuant Spartacus. » — Victor Hugo, Hauteville-House, 2 décembre 1859 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) hier à 12:53 Share Posté(e) hier à 12:53 (modifié) il y a 10 minutes, Hibernatus a dit : "Euros per dollar" (en haut) ou "Dollars per euro" (en bas), il faut choisir. Modifié hier à 12:53 par Wallaby 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Hibernatus Posté(e) hier à 13:01 Share Posté(e) hier à 13:01 il y a 6 minutes, Wallaby a dit : "Euros per dollar" (en haut) ou "Dollars per euro" (en bas), il faut choisir. En effet, Paul Krugman est peut-être allé un peu vite dans son légendage ! Je n'avais pas fait attention en copiant l'image, merci ! Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) hier à 13:02 Share Posté(e) hier à 13:02 (modifié) il y a 24 minutes, Hibernatus a dit : La vérité sur la dépréciation Dans quelle mesure la confiance des investisseurs dans l'Amérique a-t-elle été ébranlée ? Paul Krugman 30 janvier 2026 L'or est redevenu un actif parce que les investisseurs, essentiellement institutionnels, ont compris que les règles financières basées sur l'hégémonie du dollar avaient du plomb dans l'aile. Le truc c'est que c'était anticipable parce que la capacité globale de couverture de la dette US montrait des signes de fatigue et surtout que les américains eux-mêmes montraient des signes de fatigues à assumer leur part du contrat qui avait permis au dollar de prendre sa place hégémonique. Krugman le voit maintenant. Il aurait dû le voir il y a 4 ou 5 ans. Modifié hier à 13:06 par herciv Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Hibernatus Posté(e) hier à 13:08 Share Posté(e) hier à 13:08 il y a 2 minutes, herciv a dit : Krugman le voit maintenant. Il aurait dû le voir il y a 4 ou 5 ans. Verre à moitié vide ou à moitié plein? L'important est qu'il le voit maintenant. Par ailleurs, Krugman a certes des défauts et il est incontestablement engagé, mais il fait partie d'une catégorie d'économistes aussi rare que précieuse, comme il a eu souvent l'occasion de le montrer dans le passé : ceux qui admettent leurs erreurs. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) hier à 13:15 Share Posté(e) hier à 13:15 il y a 6 minutes, Hibernatus a dit : mais il fait partie d'une catégorie d'économistes aussi rare que précieuse, comme il a eu souvent l'occasion de le montrer dans le passé : ceux qui admettent leurs erreurs. je suis d'accord que c'est suffisamment rare pour être signalé. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) hier à 13:31 Share Posté(e) hier à 13:31 (modifié) Je mets çà ici parce que c'est valable partout. La question posée dans le titre est intéressante mais malheureusement l'analyse est faussée parce qu'elle isole le problème à Trump et sous entend donc que quand Trump ne sera plus de ce monde tout redeviendra normal. C'est bien évidemment sous-estimer les séquelles à l'international de son passage et surtout les causes de son accession au pouvoir. https://www.thestar.com/opinion/contributors/how-canada-should-operate-in-a-taco-world/article_b0bf1758-dee5-4224-b716-c2f683c4b097.html Opinion | Comment le Canada devrait fonctionner dans un monde TACO 1er février 2026 En politique, on peut rarement se fier aux absolus, surtout aux maximes forgées par les traders de Wall Street. Mais celle-ci n'est pas dénuée de fondement. Après une analyse approfondie , Bloomberg Economics a récemment démontré que le président américain Donald Trump ne met à exécution ses menaces de droits de douane que dans un quart des cas. Donc. Disons que c'est presque toujours un lâche. Sans surprise, nous avons assisté à une correction des marchés. Les déclarations belliqueuses étaient déjà intégrées aux cours. Contrairement à l'année dernière à la même époque, les propos extravagants de Trump n'ont plus le même pouvoir de faire chuter les marchés ou de plonger les États dans la panique. La crise de colère de Trump contre le Canada le week-end dernier, lors de son discours sur Truth Social, en est un parfait exemple. Il a menacé d'imposer un droit de douane de 100 % sur les produits canadiens importés aux États-Unis si le Canada « conclut un accord avec la Chine ». Crise nationale ? Conférence de presse d’urgence ? Loin de là. Le Premier ministre Mark Carney a à peine daigné prêter attention à la menace. Au lieu de cela, le ministre canadien du Commerce international, Dominic LeBlanc, a calmement publié une déclaration, œuvré discrètement en coulisses pour clarifier qu’aucun accord de libre-échange avec la Chine n’était en préparation, et, presque comme par magie, la menace s’est dissipée. Dans les jours qui suivirent, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dont la présence médiatique est comparable à celle d'une statue de cire du musée Madame Tussauds, a tenu des propos similaires, avertissant Carney de ne pas « provoquer » avec Trump. Mais ce genre de comportement est désormais la norme. La question qui se pose alors est la suivante : comment le Canada évolue-t-il dans un monde où règne l’entente tacite entre le Canada et l’Australie ? Et surtout, comment pouvons-nous tirer parti de ce que nous savons de Trump dans le cadre des prochaines négociations de l’ACEUM ? Répondre à ces questions exige une précision. Le point crucial concernant TACO n'est pas que Trump n'aille jamais au bout de ses promesses. Il n'a pas renoncé à sa stratégie d'expulsions massives. Il n'a pas renoncé aux droits de douane sur l'acier et l'aluminium canadiens, ni au raid contre le Venezuela. Le fait est qu'au moins la moitié de ce qu'il dit n'est que pur spectacle, sans aucune retenue. Et c'est voulu. Il instrumentalise ce spectacle comme stratégie de négociation. Comme l'explique Andrew Chang de CBC , cela commence par une menace maximaliste – comme des droits de douane de 100 % – puis il laisse la menace couver pour se créer un levier de négociation. Il retire ensuite la menace tarifaire – par des reports ou des réductions. La voie à suivre repose donc (pour reprendre une expression du brillant discours du Premier ministre à Davos) sur notre capacité à « nommer la réalité ». Surtout une réalité éminemment prévisible. Il ne s'agit pas de savoir si Trump menacera de dénoncer l'ACEUM pour faire pression dans les semaines et les mois à venir, mais quand . Et ce problème ne concerne pas seulement le Premier ministre. Chaque premier ministre, chaque dirigeant syndical, chaque PDG doit s'y préparer. Si la prochaine menace déclenche une panique générale, nous en souffrirons tous. Cela va arriver. Nous n'aimerons peut-être pas cela, mais c'est la réalité. Réagir de manière excessive aux provocations de Trump, notamment dans les médias et les commentaires politiques, ne fait qu'amplifier son influence perçue. Le rôle du Canada n'est pas de les faire taire, mais de veiller à ce qu'elles ne dictent plus notre comportement. Dans le tumulte et le chaos quotidiens de l'administration Trump, rares sont les moments qui méritent des félicitations. Nous vivons, à tous égards, une période grave. Mais si l'on ne reconnaît pas les progrès accomplis, on risque d'oublier ce qui a fonctionné. Il y a peut-être eu quelques réactions prévisibles dans les médias, mais le Canada, en tant que pays, n'a pas surréagi à ces dernières menaces. Voilà un point à souligner et à célébrer. Plus important encore, cela offre un modèle pour la suite. Les négociations à venir sur l'ACEUM s'annoncent longues et ardues. Trump aura beau se comporter en tyran, le Canada a démontré que lorsqu'on accueille ses menaces sans céder à la panique, il recule souvent. Si cela fait de lui une poule mouillée, c'est seulement parce que nous avons appris à ne pas fuir. Modifié hier à 13:32 par herciv 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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