Wallaby Posté(e) jeudi à 12:53 Share Posté(e) jeudi à 12:53 (modifié) La politique tarifaire de Trump viole le traité de l'Atlantique nord : https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_l'Atlantique_nord#Article_1 ...s'abstenir dans leurs relations internationales de recourir à la menace https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_l'Atlantique_nord#Article_2 ...d'éliminer toute opposition ["conflict" en anglais] dans leurs politiques économiques internationales et encourageront la collaboration économique Modifié il y a 21 heures par Wallaby 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
C’est un message populaire. herciv Posté(e) vendredi à 16:02 C’est un message populaire. Share Posté(e) vendredi à 16:02 La politique des droits de douanes de Trump illégale : https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-cour-supreme-americaine-juge-illegale-une-grande-partie-des-droits-de-douane-de-donald-trump-20260220 La Cour suprême américaine juge illégale une grande partie des droits de douane de Donald Trump Par Wladimir Garcin-Berson et Pierre-Yves Dugua Cette décision, attendue depuis plusieurs semaines, est un camouflet pour l’administration américaine, qui défend pied à pied sa politique en matière commerciale. La décision était attendue depuis des semaines. Ce vendredi, la Cour suprême des États-Unis s’est enfin prononcée sur les droits de douane annoncés par Donald Trump en avril 2025. Une grande partie est illégale, a-t-elle jugé, dans une décision adoptée à 6 voix contre 3, qui fait figure de camouflet pour l’administration américaine. Peu après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump s’était appuyé sur la loi IEEPA («International emergency economic powers act») pour imposer des droits de douane au reste du monde. Une grande première, alors que ce texte est normalement utilisé pour «enquêter, bloquer pendant la durée de l’enquête, réglementer, ordonner et contraindre [...] toute acquisition, détention, [...] importation ou exportation de biens [...] ou toute transaction impliquant des biens dans lesquels un pays étranger ou un ressortissant de ce pays a un intérêt». Toute la question, pour la Cour suprême, était donc de déterminer si ce texte pouvait être employé de la sorte par le président américain. Or, selon la décision rendue vendredi à une majorité de six juges contre trois, le président américain ne pouvait pas justifier ces droits de douane par la nécessité d’urgence économique. La Maison Blanche «interprète l’IEEPA comme donnant au président le pouvoir d’imposer unilatéralement des droits de douane illimités et de les modifier à sa guise. Cette interprétation constituerait une expansion majeure de l’autorité du président en matière de politique tarifaire», justifient les robes noires. Une décision au retentissement mondial Contrairement aux espoirs formulés maintes fois par la Maison blanche, la juridiction ultime confirme les jugements de première et seconde instances. Elle représente aussi la première décision bloquant irrévocablement une initiative controversée du président américain. D’autres, en matière de prérogatives du président et sur des questions de libertés publiques, pourraient intervenir dans les prochaines semaines. Cette annonce concerne les droits de douane présentés comme «réciproques» par Donald Trump, mais pas ceux appliqués à des secteurs d’activités particuliers, comme l’automobile ou l’acier et l’aluminium. Ceci posé, reste désormais à voir si les importateurs pourraient obtenir des remboursements des surtaxes - de plus de 175 milliards de dollars, selon une estimation de Penn-Wharton Budget Model - de la part de l’État fédéral américain, à la suite de cette annulation. Les pays qui ont négocié, sous la menace de droits de douane punitifs allant jusqu’à 50%, vont maintenant examiner si les «deals» signés avec Donald Trump en vue de limiter les dégâts, en valaient la peine. Les sociétés étrangères et leurs importateurs américains qui ont dû payer ces droits s’interrogent en outre sur le temps qu’il faudra pour qu’ils soient remboursés. Une décision au retentissement mondial Jamais décision de la Cour suprême n’avait été aussi attendue par le monde des affaires, y compris à l’étranger. Jamais décision de la Cour suprême n’aura été aussi urgente. L’annonce des juges aura des répercussions politiques importantes aux États-Unis, le commerce international étant l’un des sujets majeurs de l’administration Trump. À quelques mois des élections de mi-mandat, prévues en fin d’année, il s’agit d’un lourd revers pour le président américain, qui espérait tirer d’importants bénéfices, financiers comme politiques, de ses choix dans ce domaine, lui permettant de se poser en chantre de «l’Amérique d’abord» face à ses soutiens. Les conséquences seront aussi mondiales, les droits de douane étant l’une des armes majeures dégainées par Donald Trump pour faire plier d’autres nations, de la Chine à l’Union européenne. Les entreprises commerçant avec l’Amérique, quant à elles, peuvent pousser un soupir de soulagement. Les premiers effets de cette décision se sont d’ailleurs immédiatement fait sentir : à Wall Street, le Nasdaq, le S&P500 et le Dow Jones étaient tous dans le vert, de même que les places européennes. À Paris, le CAC 40 a même dépassé, pour la première fois, le seuil symbolique des 8500 points. Donald Trump, de son côté, n’a pas encore réagi. 1 4 4 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) vendredi à 16:33 Share Posté(e) vendredi à 16:33 La décision de la Cour suprême n’affaiblit pas le dollar directement. Elle affaiblit ce qui faisait la force politique du dollar : la capacité américaine à transformer sa monnaie en arme discrétionnaire immédiate. C’est cela qui accélère la bascule dollar =>euro. 1) Le privilège du dollar n’est pas monétaire, il est politico-juridique Le dollar repose sur trois piliers : profondeur financière (Treasuries) inertie historique capacité coercitive de l’État américain Le point 3 est le plus sous-estimé. Jusqu’ici, les acteurs internationaux savaient que si Washington décidait de punir, il pouvait le faire vite, sans vote, sans négociation, sans prévisibilité. Les droits de douane « réciproques » faisaient partie de ce paquet coercitif. La Cour suprême vient de dire : ce levier est hors jeu. 2) Ce que perd le dollar : la crédibilité du “on peut vous frapper quand on veut” Pour une monnaie internationale, la question clé n’est pas : « Est-elle stable ? » Mais « Puis-je être puni arbitrairement si je l’utilise ? » Avant la décision facturer en dollars = accepter un risque politique non borné. Après la décision ce risque devient juridiquement encadré, donc anticipable, donc assurable, donc arbitrable. C’est un changement qualitatif. 3) Pourquoi cela favorise mécaniquement l’euro A. L’euro est une monnaie sans bras armé unilatéral C’était vu comme une faiblesse. Cela devient un avantage. L’euro ne peut pas être utilisé pour des sanctions instantanées, ne dépend pas d’un président, évolue dans un cadre lent, procédural, multilatéral. Dans un monde instable, cela devient une monnaie de refuge institutionnel. B. Les acteurs mondiaux raisonnent en risque de régime, pas en rendement Banques centrales, fonds souverains, grandes entreprises se posent désormais la question : « Où est le risque que les règles changent du jour au lendemain ? » La réponse devient de plus en plus souvent aux États-Unis. Et de moins en moins en zone euro. La décision de la Cour suprême confirme cette perception: même à Washington, on admet que le pouvoir exécutif est devenu trop imprévisible. 4) Le lien direct avec la décision de la BCE sur les lignes repo mondiales les deux décisions se répondent. D’un côté (USA) retrait d’un levier de coercition, imprévisibilité juridique exposée, affaiblissement du dollar comme arme. De l’autre (zone euro) BCE qui dit « Nous garantissons l’accès à la liquidité en euros, même en crise. » création d’un équivalent fonctionnel du FIMA américain, offre de sécurité monétaire sans chantage politique. Le contraste est saisissant. 5) Mécanisme précis de bascule (pas idéologique) Voici comment ça se traduit concrètement : Plus d’acteurs acceptent d’être facturés en euros Plus d’acteurs émettent de la dette en euros Plus les banques centrales détiennent d’actifs en euros Plus la liquidité euro augmente Plus le marché devient profond Plus l’euro devient une vraie monnaie de réserve C’est cumulatif, pas spectaculaire. Mais irréversible une fois enclenché. 6) Pourquoi Trump accélère malgré lui cette bascule Ironie stratégique : Trump voulait : restaurer la souveraineté américaine, renforcer le dollar par la contrainte. Il obtient : une décision judiciaire qui désarme partiellement l’exécutif, une incitation mondiale à diversifier hors dollar, une Europe qui commence à structurer une alternative crédible. Trump devient un facteur de dédollarisation institutionnelle, malgré lui. 7) Ce que ça change pour l’Europe (si elle est intelligente) La bascule dollar => euro n’est pas automatique. Elle exige que l’Europe facture l’énergie en euros (clé absolue), développe un marché obligataire commun profond, assume la BCE comme prêteur mondial en dernier ressort, sécurise ses infrastructures critiques (données, énergie, défense). Conclusion nette La Cour suprême n’a pas affaibli l’Amérique. Elle a retiré au dollar une partie de son caractère arbitraire. Or, dans un monde de finitude, la monnaie qui gagne n’est pas la plus forte, mais la plus prévisible. Et pour la première fois depuis longtemps, l’euro commence à remplir cette définition mieux que le dollar. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) vendredi à 16:55 Share Posté(e) vendredi à 16:55 (modifié) Le 19/02/2026 à 13:53, Wallaby a dit : La politique tarifaire de Trump viole le traité de l'Atlantique nord : https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_l'Atlantique_nord#Article_1 ...s'abstenir dans leurs relations internationales de recourir à la menace https://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_de_l'Atlantique_nord#Article_2 ...d'éliminer toute opposition dans leurs politiques économiques internationales et encourageront la collaboration économique 1) Article 1 : la notion de « menace » n’est pas limitée au militaire Texte clé (Article 1) Les parties s’engagent à régler leurs différends par des moyens pacifiques et à s’abstenir, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force. Point juridique Depuis les années 1990, la doctrine internationale (ONU, OMC, jurisprudence arbitrale) reconnaît que la coercition économique ciblée et unilatérale peut constituer une forme de menace internationale, surtout lorsqu’elle vise à forcer un changement de comportement politique. Or les droits de douane « réciproques » de Trump sont unilatéraux, conditionnés politiquement, et explicitement conçus comme un instrument de pression. Ce n’est pas du commerce, c’est un outil de contrainte. Sans être une « force armée », cela viole l’esprit de l’article 1, qui vise précisément à empêcher ce type d’escalade coercitive entre alliés. 2) Article 2 : la violation est encore plus nette Texte clé (Article 2) Les parties s’efforceront d’éliminer toute opposition dans leurs politiques économiques internationales, et d’encourager la collaboration économique. Ici, il n’y a quasiment pas débat. La politique tarifaire de Trump crée délibérément des oppositions économiques, fragmente les chaînes de valeur alliées, utilise le commerce comme levier de domination intra-alliance. C’est l’inverse exact de l’obligation positive de l’article 2. Historiquement, cet article était le socle du Plan Marshall, de l’intégration industrielle transatlantique, de la standardisation OTAN. Trump fait le contraire, il désintègre l’économie de l’alliance. 3) Pourquoi ce point devient stratégique en 2026 Pendant longtemps, personne n’osait formuler cela pour trois raisons : dépendance sécuritaire européenne, domination du dollar, absence d’alternative crédible. Mais aujourd’hui : la Cour suprême limite les leviers coercitifs de Trump, la BCE internationalise l’euro, l’Europe commence à structurer sa propre autonomie. Le tabou juridique tombe. 4) Ce que cela permet politiquement (sans sortir de l’OTAN) L’intérêt du raisonnement n’est pas de dire « Les États-Unis violent le traité, donc on sort ». Mais de permettre à l’Europe de dire « Nous restons dans l’OTAN, mais la solidarité doit être réciproque ». Concrètement, cela justifie : une autonomie économique européenne, une facturation en euros de l’énergie et de la défense, un pilier européen de l’OTAN plus affirmé, et une diversification stratégique hors dépendance américaine. Tout sans rompre juridiquement le traité. 5) Pourquoi Trump fragilise l’OTAN sans le vouloir Trump raisonne en bilatéral coercitif. Or l’OTAN est multilatérale, fondée sur la confiance, et sur l’interdépendance économique. Quand un allié menace économiquement, sanctionne commercialement, et instrumentalise sa monnaie, il vide de sens la clause de solidarité. Ce n’est pas une sortie de l’OTAN, c’est une érosion interne de sa légitimité. 6) Le point clé que l’Europe n’ose pas encore dire (mais pense) Si les États-Unis utilisent le dollar, le commerce, l’accès au marché, comme des armes, alors l’Europe est rationnellement obligée de : construire des contre-mesures, sécuriser ses chaînes, protéger sa monnaie, et maîtriser son énergie. Ce n’est pas de l’anti-américanisme. C’est de la conformité au Traité. Conclusion nette la politique tarifaire de Trump contredit l’article 2 du Traité de l’Atlantique Nord, et viole l’esprit de l’article 1 en introduisant la menace économique comme instrument politique intra-alliance. Ce constat légitime l’autonomie stratégique européenne, accélère la bascule dollar => euro, et rend indispensable un pilier européen fort au sein de l’OTAN. Modifié vendredi à 16:56 par Picdelamirand-oil 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) vendredi à 17:30 Share Posté(e) vendredi à 17:30 (modifié) il y a une heure, Picdelamirand-oil a dit : assume la BCE comme prêteur mondial en dernier ressort c'est acquis depuis la semaine dernière. Modifié vendredi à 17:40 par herciv 3 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) vendredi à 17:54 Share Posté(e) vendredi à 17:54 Citation La Cour suprême a rejeté sans équivoque les droits de douane mais elle ne s'est en revanche pas prononcée sur la manière dont les remboursements devront être gérés. « La Cour ne se prononce pas aujourd'hui sur la question de savoir si, et dans l'affirmative, comment le gouvernement devrait procéder pour restituer les milliards de dollars qu'il a perçus auprès des importateurs », souligne le juge Brett Kavanaugh, qui s'est opposé à la décision majoritaire. « Ce processus risque d'être « chaotique », comme cela a été reconnu lors des plaidoiries », a-t-il mis en garde. 1) Ce que la Cour fait… et surtout ce qu’elle ne fait pas La Cour suprême annule la base légale des droits de douane « réciproques » mais laisse entier le problème financier Les prélèvements étaient illégaux, mais nous ne disons pas comment rendre l’argent. C’est un vide juridique volontaire. 2) Pourquoi Kavanaugh parle de “chaos” Le chaos n’est pas rhétorique. Il est technique, financier et monétaire. a) Montant et granularité ~75 milliards de dollars collectés, des millions d’importateurs, des chaînes complexes (importateur => distributeur => client final) Qui rembourse qui ? l’État ? les douanes ? les entreprises ? avec intérêts ? rétroactivement ? Aucune réponse juridique simple. b) Problème comptable et budgétaire fédéral Ces droits ont été comptabilisés comme recettes budgétaires, ont réduit artificiellement le déficit, ont parfois été affectés à des dépenses déjà engagées. Rembourser signifie, creuser le déficit, ou lever d’autres impôts, ou émettre plus de dette. Dans un contexte de taux élevés, crédibilité monétaire fragilisée, polarisation politique extrême. 3) Le vrai sujet : crédibilité juridique du dollar C’est là que tout bascule. Le message envoyé au monde est le suivant : L’exécutif américain peut prélever massivement, puis une juridiction peut dire a posteriori : “c’était illégal”, sans garantie claire de restitution. Pour un investisseur étranger, une banque centrale ou un État le risque juridique devient réel, même sans sanction politique explicite. C’est exactement ce que redoutent les banques centrales émergentes, les fonds souverains, les acteurs du commerce mondial. 4) Pourquoi cela accélère la bascule dollar => euro Pas par idéologie. Par gestion du risque. a) Le dollar n’est plus “neutre juridiquement” arbitraire exécutif possible correction judiciaire tardive incertitude sur la restitution Le dollar reste dominant, mais sa prime de confiance baisse. b) L’euro fait exactement l’inverse en ce moment BCE = prêteur de dernier ressort mondial en euros, cadre juridique stable, règles connues à l’avance, pas d’exécutif pouvant décider seul d’un choc tarifaire global Résultat : L’euro devient la monnaie de prévisibilité, pas forcément de puissance brute. 5) Pourquoi ce flou est pire que la défaite juridique de Trump Paradoxalement perdre clairement = on tourne la page, flou prolongé = incertitude durable. Kavanaugh le sait très bien. Il dit en substance : Vous avez cassé l’arme tarifaire, mais vous laissez un champ de mines financier derrière vous. 6) Lecture géopolitique froide Cette décision désarme Trump juridiquement, affaiblit la crédibilité coercitive américaine, renforce les arguments européens sans confrontation directe. L’Europe peut dire, sans attaquer frontalement : “Nous devons sécuriser nos flux, car même le cadre juridique américain est devenu instable.” 7) Conclusion nette Ce flou sur les remboursements est un risque budgétaire américain, un signal négatif pour les détenteurs d’actifs en dollars,n accélérateur silencieux de diversification monétaire Il ne provoque pas une fuite brutale du dollar. Il provoque un glissement lent mais rationnel vers l’euro, l’or, les actifs hors juridiction américaine. Et c’est précisément ce type de glissement que Todd appelait une défaite non spectaculaire… mais structurelle. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
loki Posté(e) vendredi à 18:33 Share Posté(e) vendredi à 18:33 https://www.bfmtv.com/economie/international/infographies-malgre-les-droits-de-douane-de-donald-trump-le-deficit-commercial-des-etats-unis-n-a-quasiment-pas-baisse-en-2025_AV-202602190579.html Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) vendredi à 18:52 Share Posté(e) vendredi à 18:52 (modifié) La réaction de Trump tout en finesse comme d'ab...(en fait la séparation des pouvoir en prend encore un coup). Je ne sais pas à quoi il pense quand il envisage des mesures de rétorsion encore plus forte. Mais son aveuglement est total. https://www.dailymail.co.uk/news/article-15578367/Trump-attack-Supreme-Court-tariff-loss-Disgrace.html Révélation Trump launches extraordinary attack on the Supreme Court after tariff loss: 'Disgrace to our nation' Published: 18:27 GMT, 20 February 2026 | Updated: 18:42 GMT, 20 February 2026 Donald Trump came out guns blazing against his conservative majority Supreme Court on Friday for striking down most of his tariffs. He slammed the highest US court as a 'disgrace to our nation' in an emergency press conference called on Friday and alleged justices on the panel are being 'swayed by foreign interests.' In his seething condemnation, Trump said that conservative justices are 'not loyal' like those appointed by Democrat presidents. Trump threatened using 'powerful alternatives' to his tariffs as a way to ensure the US 'takes in more money' from foreign countries. 'We have alternatives,' he insisted. 'Great alternatives – could be more money, we'll take in more money, and we'll be a lot stronger for it.' Three conservative justices joined all three liberals on the panel to rule against Trump on Friday, handing down a 6-3 decision that rebuked one of the president's biggest economic proposals of his second term. Despite the Court's rightward lean, two justices that Trump appointed – Neil Gorsuch and Amy Coney Barrett – ruled against him. Meanwhile, Justice Brett Kavanaugh, the third Trump appointee, penned the dissent. 'The Supreme Court's ruling on tariffs is deeply disappointing and I'm ashamed of certain members of the Court. Absolutely ashamed for not having the courage to do what's right for our country,' the president said in the press briefing room. 'It's my opinion that the court has been swayed by foreign interests and a political movement that is far smaller than people would ever think,' he added. The president was meeting with members of the National Governors Association on Friday when the ruling came down. Modifié vendredi à 18:53 par herciv 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) vendredi à 19:25 Share Posté(e) vendredi à 19:25 il y a 31 minutes, herciv a dit : La réaction de Trump tout en finesse comme d'ab...(en fait la séparation des pouvoir en prend encore un coup). Je ne sais pas à quoi il pense quand il envisage des mesures de rétorsion encore plus forte. Mais son aveuglement est total. https://www.dailymail.co.uk/news/article-15578367/Trump-attack-Supreme-Court-tariff-loss-Disgrace.html Masquer le contenu Trump launches extraordinary attack on the Supreme Court after tariff loss: 'Disgrace to our nation' Published: 18:27 GMT, 20 February 2026 | Updated: 18:42 GMT, 20 February 2026 Donald Trump came out guns blazing against his conservative majority Supreme Court on Friday for striking down most of his tariffs. He slammed the highest US court as a 'disgrace to our nation' in an emergency press conference called on Friday and alleged justices on the panel are being 'swayed by foreign interests.' In his seething condemnation, Trump said that conservative justices are 'not loyal' like those appointed by Democrat presidents. Trump threatened using 'powerful alternatives' to his tariffs as a way to ensure the US 'takes in more money' from foreign countries. 'We have alternatives,' he insisted. 'Great alternatives – could be more money, we'll take in more money, and we'll be a lot stronger for it.' Three conservative justices joined all three liberals on the panel to rule against Trump on Friday, handing down a 6-3 decision that rebuked one of the president's biggest economic proposals of his second term. Despite the Court's rightward lean, two justices that Trump appointed – Neil Gorsuch and Amy Coney Barrett – ruled against him. Meanwhile, Justice Brett Kavanaugh, the third Trump appointee, penned the dissent. 'The Supreme Court's ruling on tariffs is deeply disappointing and I'm ashamed of certain members of the Court. Absolutely ashamed for not having the courage to do what's right for our country,' the president said in the press briefing room. 'It's my opinion that the court has been swayed by foreign interests and a political movement that is far smaller than people would ever think,' he added. The president was meeting with members of the National Governors Association on Friday when the ruling came down. Sur le fil du Figaro : Citation 19:39 Trump dit qu’il va imposer vendredi un nouveau droit de douane «mondial» de 10% Selon Donald Trump, la décision de la Cour suprême le rend «plus puissant». Il a également annoncé qu’il allait imposer dès ce vendredi un nouveau droit de douane «mondial» de 10%. «Aujourd’hui, je signerai un décret imposant un droit de douane mondial de 10% en vertu de l’article 122, en plus des droits de douane habituels déjà en vigueur», a déclaré Donald Trump. Il a également indiqué que tous les droits de douane relatifs à la sécurité nationale prévus par l’article 301 restaient en vigueur et que plusieurs enquêtes seraient lancées. Et il se trouve encore des gens pour dire que c'est un gentil démocrate dans l'âme. 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
pascal Posté(e) vendredi à 21:04 Share Posté(e) vendredi à 21:04 Il y a 1 heure, Ciders a dit : des gens pour dire que c'est un gentil démocrate dans l'âme On en trouvent bien qui affirment qu'Hitler était communiste ...partant de là. 1 1 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Boule75 Posté(e) vendredi à 21:54 Share Posté(e) vendredi à 21:54 Il y a 5 heures, herciv a dit : La politique des droits de douanes de Trump illégale : https://www.lefigaro.fr/conjoncture/la-cour-supreme-americaine-juge-illegale-une-grande-partie-des-droits-de-douane-de-donald-trump-20260220 La Cour suprême américaine juge illégale une grande partie des droits de douane de Donald Trump Par Wladimir Garcin-Berson et Pierre-Yves Dugua Cette décision, attendue depuis plusieurs semaines, est un camouflet pour l’administration américaine, qui défend pied à pied sa politique en matière commerciale. La décision était attendue depuis des semaines. Ce vendredi, la Cour suprême des États-Unis s’est enfin prononcée sur les droits de douane annoncés par Donald Trump en avril 2025. Une grande partie est illégale, a-t-elle jugé, dans une décision adoptée à 6 voix contre 3, qui fait figure de camouflet pour l’administration américaine. Peu après son retour à la Maison Blanche, Donald Trump s’était appuyé sur la loi IEEPA («International emergency economic powers act») pour imposer des droits de douane au reste du monde. Une grande première, alors que ce texte est normalement utilisé pour «enquêter, bloquer pendant la durée de l’enquête, réglementer, ordonner et contraindre [...] toute acquisition, détention, [...] importation ou exportation de biens [...] ou toute transaction impliquant des biens dans lesquels un pays étranger ou un ressortissant de ce pays a un intérêt». Toute la question, pour la Cour suprême, était donc de déterminer si ce texte pouvait être employé de la sorte par le président américain. Or, selon la décision rendue vendredi à une majorité de six juges contre trois, le président américain ne pouvait pas justifier ces droits de douane par la nécessité d’urgence économique. La Maison Blanche «interprète l’IEEPA comme donnant au président le pouvoir d’imposer unilatéralement des droits de douane illimités et de les modifier à sa guise. Cette interprétation constituerait une expansion majeure de l’autorité du président en matière de politique tarifaire», justifient les robes noires. Une décision au retentissement mondial Contrairement aux espoirs formulés maintes fois par la Maison blanche, la juridiction ultime confirme les jugements de première et seconde instances. Elle représente aussi la première décision bloquant irrévocablement une initiative controversée du président américain. D’autres, en matière de prérogatives du président et sur des questions de libertés publiques, pourraient intervenir dans les prochaines semaines. Cette annonce concerne les droits de douane présentés comme «réciproques» par Donald Trump, mais pas ceux appliqués à des secteurs d’activités particuliers, comme l’automobile ou l’acier et l’aluminium. Ceci posé, reste désormais à voir si les importateurs pourraient obtenir des remboursements des surtaxes - de plus de 175 milliards de dollars, selon une estimation de Penn-Wharton Budget Model - de la part de l’État fédéral américain, à la suite de cette annulation. Les pays qui ont négocié, sous la menace de droits de douane punitifs allant jusqu’à 50%, vont maintenant examiner si les «deals» signés avec Donald Trump en vue de limiter les dégâts, en valaient la peine. Les sociétés étrangères et leurs importateurs américains qui ont dû payer ces droits s’interrogent en outre sur le temps qu’il faudra pour qu’ils soient remboursés. Une décision au retentissement mondial Jamais décision de la Cour suprême n’avait été aussi attendue par le monde des affaires, y compris à l’étranger. Jamais décision de la Cour suprême n’aura été aussi urgente. L’annonce des juges aura des répercussions politiques importantes aux États-Unis, le commerce international étant l’un des sujets majeurs de l’administration Trump. À quelques mois des élections de mi-mandat, prévues en fin d’année, il s’agit d’un lourd revers pour le président américain, qui espérait tirer d’importants bénéfices, financiers comme politiques, de ses choix dans ce domaine, lui permettant de se poser en chantre de «l’Amérique d’abord» face à ses soutiens. Les conséquences seront aussi mondiales, les droits de douane étant l’une des armes majeures dégainées par Donald Trump pour faire plier d’autres nations, de la Chine à l’Union européenne. Les entreprises commerçant avec l’Amérique, quant à elles, peuvent pousser un soupir de soulagement. Les premiers effets de cette décision se sont d’ailleurs immédiatement fait sentir : à Wall Street, le Nasdaq, le S&P500 et le Dow Jones étaient tous dans le vert, de même que les places européennes. À Paris, le CAC 40 a même dépassé, pour la première fois, le seuil symbolique des 8500 points. Donald Trump, de son côté, n’a pas encore réagi. Celle-ci est une Grosse baffe. Il y a 3 heures, Picdelamirand-oil a dit : 1) Ce que la Cour fait… et surtout ce qu’elle ne fait pas La Cour suprême annule la base légale des droits de douane « réciproques » mais laisse entier le problème financier Les prélèvements étaient illégaux, mais nous ne disons pas comment rendre l’argent. C’est un vide juridique volontaire. 2) Pourquoi Kavanaugh parle de “chaos” Le chaos n’est pas rhétorique. Il est technique, financier et monétaire. a) Montant et granularité ~75 milliards de dollars collectés, des millions d’importateurs, des chaînes complexes (importateur => distributeur => client final) Qui rembourse qui ? l’État ? les douanes ? les entreprises ? avec intérêts ? rétroactivement ? Aucune réponse juridique simple. b) Problème comptable et budgétaire fédéral Ces droits ont été comptabilisés comme recettes budgétaires, ont réduit artificiellement le déficit, ont parfois été affectés à des dépenses déjà engagées. Rembourser signifie, creuser le déficit, ou lever d’autres impôts, ou émettre plus de dette. Dans un contexte de taux élevés, crédibilité monétaire fragilisée, polarisation politique extrême. 3) Le vrai sujet : crédibilité juridique du dollar C’est là que tout bascule. Le message envoyé au monde est le suivant : L’exécutif américain peut prélever massivement, puis une juridiction peut dire a posteriori : “c’était illégal”, sans garantie claire de restitution. Pour un investisseur étranger, une banque centrale ou un État le risque juridique devient réel, même sans sanction politique explicite. C’est exactement ce que redoutent les banques centrales émergentes, les fonds souverains, les acteurs du commerce mondial. 4) Pourquoi cela accélère la bascule dollar => euro Pas par idéologie. Par gestion du risque. a) Le dollar n’est plus “neutre juridiquement” arbitraire exécutif possible correction judiciaire tardive incertitude sur la restitution Le dollar reste dominant, mais sa prime de confiance baisse. b) L’euro fait exactement l’inverse en ce moment BCE = prêteur de dernier ressort mondial en euros, cadre juridique stable, règles connues à l’avance, pas d’exécutif pouvant décider seul d’un choc tarifaire global Résultat : L’euro devient la monnaie de prévisibilité, pas forcément de puissance brute. 5) Pourquoi ce flou est pire que la défaite juridique de Trump Paradoxalement perdre clairement = on tourne la page, flou prolongé = incertitude durable. Kavanaugh le sait très bien. Il dit en substance : Vous avez cassé l’arme tarifaire, mais vous laissez un champ de mines financier derrière vous. 6) Lecture géopolitique froide Cette décision désarme Trump juridiquement, affaiblit la crédibilité coercitive américaine, renforce les arguments européens sans confrontation directe. L’Europe peut dire, sans attaquer frontalement : “Nous devons sécuriser nos flux, car même le cadre juridique américain est devenu instable.” 7) Conclusion nette Ce flou sur les remboursements est un risque budgétaire américain, un signal négatif pour les détenteurs d’actifs en dollars,n accélérateur silencieux de diversification monétaire Il ne provoque pas une fuite brutale du dollar. Il provoque un glissement lent mais rationnel vers l’euro, l’or, les actifs hors juridiction américaine. Et c’est précisément ce type de glissement que Todd appelait une défaite non spectaculaire… mais structurelle. Ca, à mon avis, c'est de la spéculation : les droits de douane ont déjà été payés, et ça restera comme ça. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
ksimodo Posté(e) vendredi à 22:16 Share Posté(e) vendredi à 22:16 Il y a 4 heures, herciv a dit : c'est acquis depuis la semaine dernière. En "Finance" mondialisé, ce qui est acquis "depuis une semaine" peut bien s'effondrer la semaine suivante ou le lendemain ou dans 1 mois, et c'est même souvent comme celà que ça se passe. Entre temps, si tu fais qq mouvements A/R ( avec frais forcément ) alors tu continues à entretenir l'écosystème dont tu sembles trés friand, dont le dernier maillon est la presse que tu as en lecture a priori prioritaire. Dans le même temps, ce qu'il advient du porteur lui même ( son portefeuille ) c'est nettement plus aléatoire. L'écosystème est par nature parasite ou saprophyte, aux dépends du croyant de base ( à moins que tu sois partie prenante dans l'écosystème, soit toi même un apôtre ). Pour une lecture plus géo po à long terme et non financiarisée à trés court terme, il faut.........du long terme et du recul, par simple définition. Le Fig' et les Echos sont par ailleurs remplis de "pépites" qui finissent au Bodacc 3 ans plus tard ( à la rubrique nécrologique pour être plus clair ). 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) vendredi à 22:54 Share Posté(e) vendredi à 22:54 Il y a 4 heures, herciv a dit : La réaction de Trump tout en finesse comme d'ab...(en fait la séparation des pouvoir en prend encore un coup). Je ne sais pas à quoi il pense quand il envisage des mesures de rétorsion encore plus forte. Mais son aveuglement est total. https://www.dailymail.co.uk/news/article-15578367/Trump-attack-Supreme-Court-tariff-loss-Disgrace.html Révéler le contenu masqué Trump launches extraordinary attack on the Supreme Court after tariff loss: 'Disgrace to our nation' Published: 18:27 GMT, 20 February 2026 | Updated: 18:42 GMT, 20 February 2026 Donald Trump came out guns blazing against his conservative majority Supreme Court on Friday for striking down most of his tariffs. He slammed the highest US court as a 'disgrace to our nation' in an emergency press conference called on Friday and alleged justices on the panel are being 'swayed by foreign interests.' In his seething condemnation, Trump said that conservative justices are 'not loyal' like those appointed by Democrat presidents. Trump threatened using 'powerful alternatives' to his tariffs as a way to ensure the US 'takes in more money' from foreign countries. 'We have alternatives,' he insisted. 'Great alternatives – could be more money, we'll take in more money, and we'll be a lot stronger for it.' Three conservative justices joined all three liberals on the panel to rule against Trump on Friday, handing down a 6-3 decision that rebuked one of the president's biggest economic proposals of his second term. Despite the Court's rightward lean, two justices that Trump appointed – Neil Gorsuch and Amy Coney Barrett – ruled against him. Meanwhile, Justice Brett Kavanaugh, the third Trump appointee, penned the dissent. 'The Supreme Court's ruling on tariffs is deeply disappointing and I'm ashamed of certain members of the Court. Absolutely ashamed for not having the courage to do what's right for our country,' the president said in the press briefing room. 'It's my opinion that the court has been swayed by foreign interests and a political movement that is far smaller than people would ever think,' he added. The president was meeting with members of the National Governors Association on Friday when the ruling came down. 1) Ce que fait réellement Trump avec l’article 122 L’article 122 du Trade Act of 1974 n’est pas un joker. Il autorise des mesures temporaires, limitées, et correctives en cas de déséquilibre brutal de la balance des paiements. Contraintes clés (souvent oubliées) : durée maximale 150 jours, objectif explicite : corriger un choc, pas restructurer le commerce mondial, obligation implicite de proportionnalité. Trump ne rétablit pas un pouvoir perdu , il change de fondation légale, mais vers une base plus étroite, plus fragile, plus contestable. 2) Pourquoi dire « je suis plus puissant » est un aveu de faiblesse Un président vraiment puissant impose des normes, structure des chaînes de valeur, attire l’épargne, crée une monnaie-refuge. Un président qui saute d’un article juridique à l’autre, annonce des droits « mondiaux » sans différenciation, agit par décret d’urgence permanent, signale exactement l’inverse : l’incapacité à gouverner par le droit ordinaire. C’est un symptôme classique de fin d’empire juridique. 3) Effet immédiat : destruction de la prévisibilité du dollar Le dollar repose sur 3 piliers : profondeur des marchés, sécurité juridique, neutralité politique relative. Cette séquence détruit le pilier n°2. Car désormais : aucun acteur ne sait quel fondement juridique sera utilisé demain, aucun importateur ne peut tarifer le risque réglementaire, aucune banque centrale ne peut considérer le dollar comme règle stable. Résultat mécanique : hausse de la prime de risque dollar, arbitrage vers d’autres devises de réserve, diversification accélérée (euro, or, actifs réels). 4) Pourquoi cela accélère objectivement la bascule dollar => euro La différence clé entre Fed et BCE apparaît maintenant en pleine lumière : États-Unis pouvoir commercial politisé, droit instrumentalisé, tarifs comme arme, incertitude juridique chronique. Zone euro (avec BCE) décisions lentes, mais prévisibles, instruments monétaires institutionnalisés (repo BCE mondial), absence de tariffs unilatéraux globaux, montée en gamme réglementaire (euro numérique, UMC). Dans un monde volatil, la stabilité l’emporte sur l’agressivité. C’est exactement ce que Lagarde anticipe depuis 2 ans, et ce que Trump confirme malgré lui. 5) L’effet pervers majeur : les alliés se couvrent contre les USA Quelque chose de fondamental avec l’OTAN. Même sans débat juridique formel les droits de douane globaux sont perçus comme menace économique, donc comme pression politique, donc comme instrument de coercition entre alliés. Conséquence silencieuse mais massive : les alliés ne rompent pas, mais réduisent leur exposition. C’est exactement ce que font : le Canada (Eutelsat vs Starlink), l’Inde (Rafale, moteurs, IA, terres rares), l’Europe (euro, data centers, dette commune), même certains acteurs asiatiques alliés. 6) Le point clé que beaucoup ratent Trump pense « Je taxe donc je domine » Les acteurs rationnels pensent « Il taxe donc je m’éloigne » La domination monétaire ne se maintient pas par la force, elle se maintient par la désirabilité systémique. Et chaque tarif global : rend le dollar moins désirable, rend l’euro comparativement plus neutre, rend l’or plus attractif, accélère les architectures alternatives (paiements, cloud, satellites, énergie). 7) En une phrase (mais une vraie) En cherchant à contourner la Cour suprême par l’article 122, Trump ne restaure pas la puissance américaine : il démontre que la puissance juridique, monétaire et commerciale des États-Unis est désormais fragmentée, improvisée et perçue comme risquée, ce qui pousse rationnellement le monde à se couvrir ailleurs, notamment en euros. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) samedi à 08:25 Share Posté(e) samedi à 08:25 Il y a 10 heures, Boule75 a dit : Ca, à mon avis, c'est de la spéculation : les droits de douane ont déjà été payés, et ça restera comme ça. J'ai entendu ce matin la répartition suivante : 20% payé par le client US en augmentation lente mais continue depuis un an, 20% par les exportateurs vers les US, 60 % par les importateurs. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) samedi à 08:37 Share Posté(e) samedi à 08:37 Il y a 10 heures, ksimodo a dit : En "Finance" mondialisé, ce qui est acquis "depuis une semaine" peut bien s'effondrer la semaine suivante ou le lendemain ou dans 1 mois, et c'est même souvent comme celà que ça se passe. En finance mondialisée tout investisseur a besoin de diversifier ses positions. Il lui faut du stable et il lui faut de l'instable. Les US ont décidé de devenir instable parce qu'il ont mis à leur tête un abruti incapable de comprendre les bases de la finance et de la géopolitique. Tant pis pour eux. Ils ont perdu leur statut de pôle de stabilité. Les investisseurs trouveront des positions stables ailleurs. Et tiens dis donc il y a l'euro qui brusquement a décidé de reprendre sa structuration malgré les vents nationalistes contraires. SI la France décide de mettre un gars tout aussi abruti que Trump à sa tête en 2027 il relèguera la France en seconde division alors qu'on lui aura confié un pays sur le point de prendre le leadership de l'Europe. 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Soho Posté(e) samedi à 10:51 Share Posté(e) samedi à 10:51 Il y a 2 heures, herciv a dit : il relèguera la France en seconde division alors qu'on lui aura confié un pays sur le point de prendre le leadership de l'Europe. En quoi la France spécifiquement prendrait le leadership en Europe ? 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Boule75 Posté(e) samedi à 10:57 Share Posté(e) samedi à 10:57 (modifié) Il y a 3 heures, herciv a dit : J'ai entendu ce matin la répartition suivante : 20% payé par le client US en augmentation lente mais continue depuis un an, 20% par les exportateurs vers les US, 60 % par les importateurs. Hum... Je crois que tu confonds deux choses : qui paye pratiquement les taxes ? C'est la personne morale (ou physique dans le cas d'un particulier) qui importe qui paye, toujours. qui supporte le coût supplémentaire des taxes ? Est-ce l'exportateur qui fait un effort sur le prix au moment du franchissement de la douane, un importateur/distributeur local qui rogne sur sa marge en vendant un produit importé, ou le client qui voit le prix augmenter ? Sur le deuxième sujet, la FED de New-York vient de publier une étude sans appel : https://www.reuters.com/world/us/ny-fed-report-says-americans-pay-almost-all-trumps-tariffs-2026-02-12/ 90% des surcoûts douaniers ont été absorbés par les entreprises et particuliers US ; les entreprises étrangères vendant aux USA n'ont pas rogné sur leurs marges pour compenser les droits de douane. Il y a 3 heures, herciv a dit : En finance mondialisée tout investisseur a besoin de diversifier ses positions. Il lui faut du stable et il lui faut de l'instable. Les US ont décidé de devenir instable parce qu'il ont mis à leur tête un abruti incapable de comprendre les bases de la finance et de la géopolitique. Tant pis pour eux. Ils ont perdu leur statut de pôle de stabilité. Les investisseurs trouveront des positions stables ailleurs. Et tiens dis donc il y a l'euro qui brusquement a décidé de reprendre sa structuration malgré les vents nationalistes contraires. SI la France décide de mettre un gars tout aussi abruti que Trump à sa tête en 2027 il relèguera la France en seconde division alors qu'on lui aura confié un pays sur le point de prendre le leadership de l'Europe. D'où les efforts explicites du gouvernement US pour promouvoir toutes les droites européennes souverainistes, à grands coups de dénigrement de l'UE, de l'Europe, des "centristes" , etc... et, mis à part pour Orban en Hongrie et Meloni en Italie, les efforts actuels de ces patriotes-internationalistes pour que ça ne se voie pas trop, vu la popularité du Donald par ici. Orban, qui ne serait pas en bonne posture chez lui si l'on en croit les sondages répétés, vient d'ailleurs de franchir des paliers qui, à ma connaissance, ne l'avaient pas étés jusqu'à présent : carrément désigner l'UE comme ennemi. https://edition.cnn.com/2026/02/14/europe/viktor-orban-eu-hungary-election-intl Modifié samedi à 12:17 par Boule75 2 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Wallaby Posté(e) samedi à 11:00 Share Posté(e) samedi à 11:00 https://www.theguardian.com/us-news/2026/feb/21/karen-newton-valid-visa-detained-ice Une touriste britannique munie d'un visa valide détenue par l'ICE pendant six semaines Alors pourquoi l'ICE l'a-t-elle détenue et gardée enfermée pendant si longtemps ? Une réponse possible a commencé à émerger au cours des semaines où elle a été incarcérée. Au fur et à mesure que Karen apprenait à connaître les gardiens du centre de traitement de l'ICE du nord-ouest où elle était détenue, elle entendait sans cesse la même chose de leur part : les agents de l'ICE reçoivent une prime chaque fois qu'ils détiennent quelqu'un. 2 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) samedi à 11:01 Share Posté(e) samedi à 11:01 (modifié) il y a 26 minutes, Soho a dit : En quoi la France spécifiquement prendrait le leadership en Europe ? Parce qu'on aura la population active la plus nombreuse, parce qu'on maitrise la principale source d'énergie industrielle bon marché, parce que nos dirigeant ne se sont pas trompé dans leur analyse stratégique, parce qu'on a pas peur de distribuer des baffes s'il le faut et parce que nos partenaires sont de plus en plus en phases avec notre vision stratégique et géopolitique. Je parle d'une tendance pas encore d'un fait. Mais cette tendance est inéluctable. Modifié samedi à 11:17 par herciv 3 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Desty-N Posté(e) samedi à 11:42 Share Posté(e) samedi à 11:42 il y a 26 minutes, herciv a dit : nos partenaires sont de plus en plus en phases avec notre vision stratégique et géopolitique. Je dirais plutôt que notre vision stratégique et géopolitique s’avère la plus pertinente actuellement et que nos partenaires s’affaibliront d’autant plus qu’il rechigneront à l’accepter (ex : l’Allemagne et le SCAF). Mais autrement, je suis plutôt d’accord . Sinon, Trump en a profité pour critiquer les juges et veut tout de même imposer une taxe de 10% Citation (…) Dénonçant une décision "profondément décevante" et "ridicule", le président américain a promis de recourir à d'autres "options très puissantes" (…) "Aujourd'hui, je vais signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10% en vertu de la section 122 [du Trade Act], en plus de nos droits de douane habituels déjà appliqués", a-t-il déclaré. Cette surtaxe s'appliquera pendant une période d'environ cinq mois, a-t-il précisé. L'article 122 autorise le président des Etats-Unis à imposer à des pays jusqu'à 15% de droits de douane, pour une période limitée à 150 jours, lorsque la balance des paiements américaine affiche des déficits "importants et sérieux". Elle n'impose pas d'enquête préalable et n'impose aucune autre limite de procédure. (…) https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites-amp/trump-annonce-une-taxe-de-10-pour-remplacer-ses-droits-de-douane-reciproques-73314617abc9df6180d5b231c69670c1 Au delà de 5 mois, il faut un vote du Congrès. Si les gens de leurs circonscriptions continuent à se plaindre de l’inflation, je doute que les élus fassent preuve de beaucoup d’enthousiasme sur le sujet. Surtout avec les mid term qui se rapprochent. 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
herciv Posté(e) samedi à 11:48 Share Posté(e) samedi à 11:48 il y a 7 minutes, Desty-N a dit : Je dirais plutôt que notre vision stratégique et géopolitique s’avère la plus pertinente actuellement et que nos partenaires s’affaibliront d’autant plus qu’il rechigneront à l’accepter (ex : l’Allemagne et le SCAF Oui plutôt d'accord Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Hypsen Posté(e) samedi à 13:13 Share Posté(e) samedi à 13:13 Il y a 2 heures, herciv a dit : Parce qu'on aura la population active la plus nombreuse, parce qu'on maitrise la principale source d'énergie industrielle bon marché, parce que nos dirigeant ne se sont pas trompé dans leur analyse stratégique, parce qu'on a pas peur de distribuer des baffes s'il le faut et parce que nos partenaires sont de plus en plus en phases avec notre vision stratégique et géopolitique. Je parle d'une tendance pas encore d'un fait. Mais cette tendance est inéluctable. C'est beau, le rêve de la Grande France... 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Desty-N Posté(e) samedi à 14:18 Share Posté(e) samedi à 14:18 il y a 51 minutes, Hypsen a dit : C'est beau, le rêve de la Grande France... Quels point soulevés par @herciv te semblent fallacieux ? Pour la population active, l’énergie ainsi que la pertinence de la vision stratégique et géopolitique, je ne vois pas grand chose à redire. Bien sûr notre pays ne manque pas de faiblesses (tout comme ses voisins…) et elles pourraient très bien le faire trébucher, mais ça m’intéresserait de savoir à quoi tu penses exactement ? Pour ne pas être totalement HS, le moral des consommateurs américains remonte un peu, mais reste très moyen : https://investir.lesechos.fr/marches-indices/economie-politique/usa-amelioration-moins-forte-que-prevu-du-moral-des-menages-en-fevrier-2217192 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Ciders Posté(e) samedi à 16:29 Share Posté(e) samedi à 16:29 Le roi est nu. https://www.lefigaro.fr/conjoncture/droits-de-douane-donald-trump-releve-la-surtaxe-mondiale-de-10-a-15-20260221 Et vu ce qu'a pu brailler Vance hier, il n'est pas dit que les autres soient plus habillés que lui côté MAGA/opportunistes républicains. Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
Picdelamirand-oil Posté(e) samedi à 17:16 Share Posté(e) samedi à 17:16 Le déclin américain ne se manifeste pas d’abord par une perte de puissance brute. Les États-Unis restent la première puissance militaire, technologique et financière du monde. Le déclin se situe ailleurs : dans la désagrégation de la cohérence interne qui faisait de cette puissance un système stable, prévisible et attractif. Autrement dit, ce n’est pas la force qui manque, c’est la capacité à l’organiser durablement. Le premier marqueur est institutionnel. Les États-Unis sont entrés dans une phase où les décisions stratégiques majeures — commerce, alliances, sécurité, monnaie — peuvent être réversibles à chaque alternance politique, parfois même d’une semaine à l’autre. Une grande puissance peut se permettre des erreurs ; elle ne peut pas se permettre l’imprévisibilité chronique. Or le monde commence à intégrer l’idée que la parole américaine n’est plus un engagement long, mais une option politique contingente. C’est une rupture historique. Le deuxième marqueur est économique et industriel. L’Amérique a longtemps compensé la désindustrialisation par trois leviers : le dollar, l’innovation, et la captation des chaînes de valeur mondiales. Aujourd’hui, ces trois leviers sont sous tension simultanément. Le dollar reste dominant, mais il est de plus en plus perçu comme une arme, ce qui pousse même des alliés à chercher des échappatoires. L’innovation reste réelle, mais elle se concentre sur quelques pôles numériques, tandis que les infrastructures physiques — énergie, transport, industrie lourde — se dégradent. Quant aux chaînes de valeur, elles se fragmentent sous l’effet même de la politique américaine. Le troisième marqueur est stratégique. Les États-Unis ont construit leur hégémonie sur un principe simple : garantir la sécurité globale en échange d’un ordre économique favorable. Ce pacte est en train d’être rompu unilatéralement. Lorsqu’une puissance conditionne explicitement la protection de ses alliés à des contreparties économiques ou politiques immédiates, elle cesse d’être un stabilisateur et devient un acteur transactionnel parmi d’autres. À court terme, cela peut rapporter. À moyen terme, cela pousse les alliés à diversifier, autonomiser, se détacher. Le paradoxe est cruel : plus Washington brandit la menace du retrait, plus il accélère la perte d’influence qu’il prétend combattre. Le quatrième marqueur est militaire, et il est moins favorable qu’il n’y paraît. La supériorité technologique américaine repose sur des systèmes extrêmement complexes, coûteux, longs à produire, et dépendants de chaînes industrielles fragiles. La guerre en Ukraine a montré que la masse industrielle, la capacité à produire vite, réparer, adapter, compte autant que la sophistication. Or les États-Unis excellent dans la conception, beaucoup moins dans la soutenabilité industrielle en conflit long. C’est un signal faible, mais très sérieux. Enfin, le marqueur le plus profond est culturel et politique. Une grande puissance décline quand elle ne croit plus à son propre projet collectif. La polarisation extrême, la délégitimation mutuelle des camps, la transformation de la politique en spectacle permanent, minent la capacité à penser le long terme. Le fait que des décisions structurantes puissent être prises sur un mode quasi performatif n’est pas une anecdote : c’est le symptôme d’un système arrivé à épuisement narratif. Ce déclin n’implique pas un effondrement. Il implique une érosion. Les États-Unis ne “tombent” pas ; ils deviennent un acteur puissant mais de plus en plus isolé, redouté mais moins respecté, central mais moins structurant. C’est la différence entre une hégémonie et une simple domination. Et c’est là que le lien avec nos discussions précédentes est direct. Le monde qui émerge n’est pas post-américain, il est post-américano-centré. La connectivité (Starlink), la puissance militaire (OTAN), le commerce (dollar) restent américains, mais ils ne sont plus perçus comme des biens communs. Ils deviennent des leviers conditionnels. Or dans un monde de finitude, personne n’accepte durablement de dépendre d’un levier que l’autre peut actionner arbitrairement. C’est précisément ce qui oblige l’Europe — lentement, douloureusement — à se poser les bonnes questions : énergie, défense, industrie, dette productive. Non pas par anti-américanisme, mais par réalisme stratégique. 1 1 1 Lien vers le commentaire Partager sur d’autres sites More sharing options...
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